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Les PME qui grandissent

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Qui sont-elles ? Pourquoi sont-elles si performantes ?

Les PME

qui grandissent

kPMg S.A.

(2)

Les PME sont des entreprises “décidément pas comme les autres”.

Observer, comprendre, anticiper et enfin aider les PME est au cœur des métiers de KPMG.

C’est dans cet esprit que KPMG, leader auprès des PME avec 20% de part de marché, réalise régulièrement des études pour interpréter les évolutions de marché de ces entreprises.

Beaucoup d’attentes s’expriment envers les PME, car elles sont le tremplin de notre économie et le principal vivier de nos emplois.

Sont-elles armées pour tenir ce rôle prééminent ?

Après avoir publié une première étude en 2007 sur les caractéristiques propres aux entreprises familiales, qui se distinguent par leurs performances et leur mode de management, nous avons décidé de publier en 2008 une seconde étude sur les PME qui grandissent, ces entreprises qui surperforment, avec une croissance quatre fois supérieure à la croissance moyenne dans leur secteur d’activité sur cinq ans.

10% des PME françaises sont des PME qui grandissent, elles représentent donc une part non négligeable de notre tissu de PME en France.

Quelles sont-elles ? Quel est le profil de ces chefs d’entreprises qui grandissent ? Quelles stratégies appliquent-ils ?

Nous avons cherché à comprendre ce qui les différencie des autres entreprises.

Nous confirmons à travers cette étude qu’il n’y a pas de modèle unique de croissance pour les PME, mais plusieurs chemins selon la stratégie des dirigeants et l’histoire des entreprises.

Jacky Lintignat

Directeur général KPMG S.A.

Édito

(3)

Méthodologie p. 4

Les PME qui grandissent, de véritables locomotives de l’économie nationale p. 6

Les PME qui grandissent ne constituent pas un modèle unique ! p. 12

Des dirigeants au profil homogène p. 15

Deux leviers communs : l’internationalisation et un endettement fort p. 17

Deux facteurs constants : l’innovation et l’organisation des process p. 20

L’ouverture du capital : une opportunité encore peu répandue p. 22

La globalisation des marchés entraîne des mouvements de concentration p. 23

Conclusion p. 24

KPMG en un regard p. 27

Sommaire

KPMG tient à remercier l’ensemble du comité de pilotage de cette étude et tout particulièrement Henry Savajol, Directeur des études Oséo et

Daniel Darmon, Directeur délégué au développement de l’entreprise à la CCIP, qui ont participé activement à la réalisation de cette étude.

Remerciements

(4)

Une approche quantitative

En utilisant la méthodologie de segmentation des entreprises du bulletin N°165 de la Banque de France et en s’appuyant sur leurs données couvrant cinq années de 2001 à 2006, KPMG a analysé 1 831 entreprises qui grandissent :

• Les PME indépendantes : C.A. inférieur à 50 M€,

effectif inférieur à 250 personnes et total du bilan inférieur à 43 M€.

• Les PME de petits groupes : C.A. inférieur à 50 M€,

maximum 5 filiales et effectifs cumulés inférieurs à 500 personnes.

• Les PME de grands groupes : C.A. inférieur à 300 M€.

Méthodologie

Évolution entre 1997 et 2006 du poids des catégories d’entreprises suivant quatre critères (en %)

Nombre Total du bilan Dettes financières Dettes bancaires

1997 2006 1997 2006 1997 2006 1997 2006

Microentreprises 23,7 21,5 1,4 0,9 1,4 0,9 2,2 2,1

Micro indépendantes 21,6 16,1 1,3 0,6 1,2 0,6 2,0 1,5

Micro d’un petit groupe 1,7 4,2 0,1 0,2 0,1 0,2 0,2 0,4

Micro d’un grand groupe 0,4 1,2 0,0 0,1 0,0 0,1 0,0 0,1

Petites et moyennes

entreprises 70,0 66,4 22,2 13,9 19,0 10,1 32,7 24,6

PME indépendantes 55,4 34,0 14,0 4,2 12,1 3,0 21,7 8,7

PME d’un petit groupe 11,0 20,8 5,4 5,1 4,5 3,6 7,9 9,1

PME d’un grand groupe 3,6 11,7 2,9 4,7 2,4 3,5 3,2 6,7

Grandes entreprises 3,4 3,6 56,2 49,8 50,9 39,1 44,3 40,4

GE indépendantes 1,4 0,3 10,1 1,4 9,0 1,2 11,5 1,6

GE d’un petit groupe 0,2 0,2 1,0 0,5 1,0 0,5 1,6 0,8

GE d’un grand groupe 1,8 3,1 45,1 47,9 40,9 37,4 31,2 37,9

Total hors holding 97,1 91,5 79,8 64,6 71,3 50,1 79,2 67,1

Holdings 2,9 8,5 20,2 35,4 28,7 49,9 20,8 32,9

Total 100 100 100 100 100 100 100 100

Nombres et montants en

milliards d’euros 146 337 173 105 1 737 3 665 411 892 160 234

Tableau extrait du bulletin N°165 de la Banque de France, page 32.

Champ : entreprises de plus de 0,75 million d’euros de C.A. ou 0,38 million d’euros d’endettement bancaire.

Les 1 831 PME qui grandissent

1 133 466

232

PME indépendantes

C.A. < 50 M - effectif < 250 personnes - bilan < 43 M PME de petits groupes

C.A. < 50 M - effectif < 500 personnes - 5 filiales maximum PME de grands groupes

C.A. < 300 M

Une approche qualitative

Les consultants de KPMG ont mené 200 entretiens approfondis avec les dirigeants des PME qui grandissent pour mieux comprendre leur état d’esprit, leurs priorités, leur stratégie et leur vision de l’avenir.

Ces entretiens se sont déroulés entre avril et juillet 2008.

L’étude cherche à mieux comprendre les modes de fonctionnement de ces dirigeants et leur profil :

• Quels liens entre leur vie, leur histoire et celle de l’entreprise ?

• Quel mode de fonctionnement humain, financier et capitalistique ?

• Quel modèle et quelle stratégie ?

Qui sont les PME qui grandissent ?

L’augmentation du nombre de PME se poursuit dans le paysage français.

Selon l’Observatoire des PME d’Oséo, elles étaient

2 284 000 en 2000 et 2 650 000 en 2006, soit 16%

d’augmentation en six ans.

• Les entreprises retenues pour l’étude ont un chiffre d’affaires compris en 10 et 300 millions d’euros et ont connu une croissance 4 fois supérieure à la croissance moyenne dans leur secteur d’activité sur cinq ans.

• Ces entreprises représentent aujourd’hui 10% des entreprises de l’économie française, elles ont et vont avoir à l’avenir une influence non négligeable sur la création de richesse et la création d’emplois en France.

(5)

Les PME qui grandissent, de véritables locomotives de l’économie nationale

Des entreprises qui ont une croissance exceptionnelle...

Avec un chiffre d’affaires en augmentation de 153% entre 2001 et 2006, ces PME ont un rythme remarquable de croissance.

Ce chiffre est impressionnant, si on le compare par exemple à la croissance de l’économie française sur la même période qui a été d’environ 9%.

(Source : INSEE)

Ainsi, ces “locomotives”

économiques ont eu une vitesse de développement seize fois supérieure à celle de la richesse nationale.

“ J’ai appris en marchant à bâtir mon entreprise qui a doublé de taille tous les deux ans. Il nous faut rester compétitifs sur le plan créatif, mais aussi sur le plan de la gestion car sans cela il n’y a pas de croissance.”

Jean C. • DG d’une entreprise de jeux vidéos • Région de Nantes

Un rythme exceptionnel de croissance Évolution du C.A. (base 100)

Évolution du C.A. en KE C.A. moyen (millions d’E)

... très supérieure à celle des entreprises cotées

2001 2002 2003 2004 2005 2006 croissance

PME qui grandissent 10 122 12 914 15 275 18 221 21 360 25 599 + 153%

CAC 40 24 079 630 24 073 847 22 737 886 23 381 530 25 825 850 28 923 948 + 20%

SBF 250 6 474 818 6 542 291 6 300 897 6 314 703 6 882 748 7 648 372 + 18%

0 50 100 150 200 250 300

2001 2002 2003 2004 2005 2006

“ Réaliser une forte croissance dans un secteur très traditionnel, c’est le pari qu’on a fait. Je suis fière de notre réussite, car nous apportons la preuve que ça peut marcher dans tous les secteurs.”

Florence M. • Dirigeante d’une entreprise de construction de cheminées • Région de Blois

PME qui grandissent

Base 100 = C.A. moyen 2001 CAC 40

SBF 250 Une comparaison avec

les entreprises cotées vient encore souligner leur vitalité exceptionnelle dans un contexte de croissance générale modérée.

Ces PME ont progressé huit fois plus que les grandes entreprises de référence de notre pays.

Les courbes des entreprises du CAC 40 et du SBF 250 sont des moyennes. Il existe au sein même de ces entreprises des différences de croissance très fortes.

Ainsi, certaines d’entre elles peuvent être considérées

elles aussi comme des entreprises qui grandissent.

Cette moyenne masque cependant des disparités

importantes au sein des PME qui grandissent. Les types de performance peuvent être très différents. On peut ainsi observer un écart type très fort, lié à des taux de croissance allant du simple au double.

SBF 250 : analyse des entreprises ayant publié leurs comptes sur la période 2001-2006

(6)

Une croissance supérieure à celle des PME familiales...

... et encore plus marquée chez les indépendants

Une croissance pérenne

• Une croissance durable

• Une croissance liée à l’histoire

Leurs performances remarquables les distinguent des autres PME, notamment des PME familiales étudiées en 2007, qui ont elles aussi une croissance supérieure

aux entreprises du CAC 40 et du SBF 250.

Néanmoins, les entreprises familiales sont fortement représentées dans les entreprises qui grandissent.

Cette donnée nous conduit à l’idée qu’il n’y a pas de “modèle” mais bien des stratégies, des moteurs et des leviers de croissance dont certaines PME familiales se sont emparées pour obtenir une forte croissance.

Parmi les trois sous-groupes que forment les PME qui grandissent, ce sont les indépendantes qui se distinguent avec la meilleure performance : une croissance record de plus de + 162% sur la durée de l’étude.

Si les PME qui grandissent de grands groupes et de petits groupes obtiennent une croissance moins rapide, elle est tout de même très soutenue avec + 115% et + 131% respectivement sur cette même période.

Observées sur la période de 2001 à 2006, les PME qui grandissent installent au fil des années leur croissance.

Si l’année 2003 est l’année où toutes les entreprises ont enregistré le moins de croissance avec même une décroissance pour les entreprises du CAC 40 et du SBF 250, les PME qui grandissent maintiennent leur rythme de progression.

À titre de comparaison, selon notre étude réalisée en 2007, les PME familiales ont connu une vraie stagnation dans la période 2001-2003 et sont en décélération depuis 2004.

62,5% des PME qui grandissent se sont développées de façon régulière selon une stratégie prédéfinie.

Pour 29,2% d’entre elles, la croissance a été réalisée au coup par coup, suivant les aléas de l’histoire de l’entreprise (succession, changement de direction...).

Enfin, 8,3% de ces entreprises retrouvent une croissance après quelques années de difficultés allant jusqu’au dépôt de bilan, croissance qu’elles retrouvent grâce à la pugnacité de leur dirigeant.

Dans la grande majorité des entretiens, les dirigeants nous ont fait part de caps de développement de leur entreprise. Les entreprises qui grandissent ont toutes, à un moment de leur histoire, dû prendre, à différents niveaux, des virages qui n’impliquaient pas forcément de grandes ruptures mais apparaissaient comme indispensables : se recentrer sur son cœur de métier, se positionner sur un nouveau marché, changer de système d’information, s’internationaliser...

Évolution du C.A. (base 100)

0 50 100 150 200 250 300

2001 2002 2003 2004 2005 2006

PME qui grandissent Base 100 = C.A. moyen 2001

PME familiales

2001 2002 2003 2004 2005 2006 croissance

PME qui grandissent 10 122 12 914 15 275 18 221 21 360 25 599 + 153%

PME familiales 14 331 14 544 14 858 16 004 17 120 18 038 + 26%

“ L’entreprise que j’ai rachetée avait une image nationale mais était moribonde. J’ai développé une expertise nouvelle et, en cinq ans, j’ai multiplié mes résultats par 50.”

Francis P. • Dirigeant d’une entreprise d’imprimerie • Région parisienne

“ Ce marché était en plein expansion : j’y suis allé, j’ai travaillé, j’ai grandi et je continue l’aventure avec une diversification de mon activité prévue à deux ans.”

Pierre M. • DG d’une entreprise de téléphonie • Région Poitou-Charentes

Évolution du C.A. en KE

(7)

Cette dynamique de croissance rime avec l’amélioration régulière des résultats financiers...

... et permet un grand optimisme des dirigeants

Les entreprises sont simultanément capables de conquérir des

nouveaux marchés et de dégager des profits en augmentation.

Durant toute la période observée, les résultats financiers de ces entreprises ont été en progression.

Si nous observons la courbe de la rentabilité, la croissance des résultats nets des PME qui grandissent est de + 544%.

Profitabilité supérieure à la moyenne des PME.

De plus, parmi nos PME qui grandissent, ce sont celles

qui ont moins de quinze ans qui ont la plus grande augmentation de leur profitabilité.

La confiance dans l’avenir des dirigeants de ces PME qui grandissent est solide : 42,6% d’entre eux prévoient une hausse de leur croissance dans les trois ans à venir et 17,8% envisagent même une forte hausse.

Aujourd’hui, alors que la tonalité générale est à la prudence face à la crise économique, l’état d’esprit des dirigeants des PME qui grandissent est à la poursuite de leur performance.

Leur vision est très optimiste avec un taux de confiance dans l’avenir très fort. Elle révèle des dirigeants “qui y croient” et qui souhaitent poursuivre leur croissance, ne se laissant pas emporter par un pessimisme ambiant dans une conjoncture moins favorable.

Rentabilité des PME qui grandissent

0 250 500 750 1 000 1 250 1 500

2001 Milliers d'%

2002 2003 2004 2005 2006

+ 544%

Résultat d’exploitation moyen Résultat net moyen

“ La croissance n’empêche pas la génération de revenus.

Cela confirme la cohérence de notre stratégie entre

nos investissements et notre portefeuille actuel de produits et de services.”

Elise C. • DG d’une entreprise de biens d’équipements • Région de Lille

“ C’est plus fort que moi, je ne peux pas m’empêcher d’avoir envie de faire des affaires.

Un train lancé à vive allure ne s’arrête pas net. Les modèles de nos précédentes croissances nous amènent en permanence à développer nos activités.”

Daniel G. • Président d’une entreprise de produits électroniques • Nancy

Tous les secteurs d’activité ont vu leur profitabilité augmenter fortement, mais la rentabilité financière la plus élevée est incontestablement dans les secteurs du service aux entreprises, du service

aux particuliers et dans l’immobilier avec des taux de 36%, 20,2% et 19,6%, respectivement, entre 2001 et 2006.

Dès le début de leur croissance, les entreprises qui grandissent ont su structurer leur organisation.

Ceci leur a permis de maintenir un niveau élevé de retour sur investissement. Cette capacité financière leur permet de continuer à assurer le financement de leur croissance. Les entreprises qui grandissent sont saines et elles sont intrinsèquement bien organisées.

La deuxième partie de l’année 2008 voit un contexte économique et social qui pèse sur le moral des dirigeants d’entreprise. L’indice de vitalité de l’ensemble des PME est moins bon qu’au début de l’année.

Cependant, la perception de l’efficacité des mesures d’aides gouvernementales semble bonne.

La situation économique dégradée dans laquelle évoluent les entreprises depuis l’automne 2008 aura

des conséquences non négligeables sur celles qui grandissent. La mobilisation de l’ensemble des acteurs privés et publics devra constituer un appui important auprès des dirigeants pour qu’ils conservent leur optimisme et leur confiance dans une période de ralentissement et de resserrement du crédit.

Il est nécessaire de préserver l’état d’esprit volontairement conquérant des dirigeants pour leur permettre

de poursuivre leur croissance exceptionnelle. N’oublions pas non plus que les crises présentent des opportunités d’augmentation de la croissance, gageons que nos dirigeants d’entreprises qui grandissent sauront les saisir et que leurs partenaires financiers accepteront de les accompagner.

forte hausse hausse stable baisse nsp 60,4%

Prévision de croissance des dirigieants

(8)

Les PME qui grandissent

ne constituent pas un modèle unique !

Elles opèrent partout et dans tous les secteurs

Elles ont en moyenne la trentaine mais avec des disparités fortes

Il n’y a pas, à proprement parler, de domaines d’activité spécifiquement porteurs de croissance, la répartition sectorielle des entreprises étudiées est identique à celle de toutes les PME.

Cette distribution régulière dans tous les types de petites et moyennes entreprises, quelle qu’en soit la taille ou la structure, nous indique que ce sont plutôt leurs dirigeants ou leurs modes de développement qui sont les clés de leurs performances.

On remarque par ailleurs que 36,6% des PME qui grandissent ont été transmises au moins une fois pendant leur histoire, alors que les PME familiales l’ont été pour 45% d’entre elles (étude 2007).

Les entreprises qui grandissent cassent tous nos présupposés. Elles ne sont ni jeunes, ni vieilles, elles sont mûres et ont déjà vécu une histoire qui les a le plus souvent renforcées dans leur stratégie et leur conquête. Elles sont ancrées dans le paysage économique français tant par leur âge, que par les secteurs qu’elles occupent. Leur ancienneté ne détermine en rien le niveau de leur croissance.

Les PME qui grandissent ont souvent eu au cours de leur histoire, plusieurs dirigeants à leur tête.

Ceux-ci évoquent d’ailleurs souvent dans leurs préoccupations, la transmission de l’entreprise ou l’ouverture de celle-ci à des capitaux extérieurs pour la pérennité de l’activité pour laquelle ils se sont largement investis.

Plus jeunes que les entreprises familiales dont l’âge moyen est de 47 ans, ces PME ont en moyenne vingtneuf ans.

Néanmoins, une part importante d’entre elles avaient moins de quinze ans en 2006 (46%) et sont particulièrement dynamiques : ce sont celles qui enregistrent les meilleures croissances.

Mais il y a aussi 11% de “vétérans” de la croissance, des entreprises dont l’origine remonte à près d’un siècle !

0% 5% 10% 15% 20% 25%

Agriculture et alimentation Biens de consommation Automobile Biens d’équipement Biens intermédiaires Énergie Construction Commerce Transports Immobilier Services aux entreprises Services aux particuliers Éducation, santé, social

Représentativité des secteurs

“ Il est primordial de maintenir la culture de l’entreprise, malgré le développement de la croissance et

l’externalisation des équipes.

Tous les salariés vivent une aventure. La cohésion des équipes, qui est fondamentale, garantit la suite de notre croissance.”

Olivier B. • Dirigeant d’une entreprise de peinture • Région de Bordeaux

Avant 1900

1900 à 1920

1921 à 1950 1951 à 1970

1971 à 1990

1991 à 2000

Après 2000

0% 10% 20% 30% 40% 50%

Date de création des PME

PME qui grandissent PME familiales

Le tissu entrepreneurial français compte aujourd’hui 3 millions d’entreprises et le nombre de créations d’entreprise est de 330 000 par an.

Ce nombre n’a pas varié depuis dix ans, ainsi nous pouvons dire que ces entreprises se renouvellent en moyenne tous les neuf ans et demi. Les entreprises qui grandissent savent croître et donc perdurer.

(9)

Des dirigeants de tous âges et de tous niveaux de formation

Contrairement à un préétabli erroné, les dirigeants des PME qui grandissent ont, en effet, une cinquantaine d’années en moyenne, comme les dirigeants des PME familiales.

Ils sont, pour la moitié d’entre eux, à ce poste depuis plus de neuf ans et 54% ont pris les rênes de l’entreprise à sa création.

L’âge du “capitaine” n’est donc pas un facteur d’érosion de la croissance. Les dirigeants rencontrés tout au long de cette étude nous témoignent de leur capacité à “voir autrement”.

Ils ne sont pas enfermés dans des

problématiques internes, mais ils se confrontent aux marchés. Être leader n’est pas une chance, c’est la pertinence de leur modèle. Identifier les opportunités est une démarche commune à de nombreuses PME mais analyser les

opportunités en les abordant de façon plus large qu’une pure évidence de retombées

commerciales à venir est une vraie philosophie d’action. Nos dirigeants d’entreprise qui grandissent ont une philosophie

d’entrepreunariat contraire à des actions à courte vue, ils insèrent leurs démarches dans une perspective de développement organisée.

Plus de 75 ans 60 à 75 ans

50 à 59 ans

40 à 49 ans 30 à 39 ans

Moins de 30 ans

0% 10% 20% 30% 40% 50%

Âge du dirigeant

PME qui grandissent PME familiales

Les entrepreneurs qui gagnent ont des formations très différentes et se définissent eux-mêmes comme des “professionnels en formation permanente.”

62,5% des chefs d’entreprise interrogés ont une formation bac + 4 ou plus, et 13,5% d’entre eux sont autodidactes. Ils ont le plus souvent déjà exercé une fonction de direction, même brièvement.

“ La création de l’entreprise m’a semblé naturelle, sans en réaliser l’ampleur !

La constance est capitale, sans une forte détermination je ne sais pas si je serais allé au bout de l’aventure .”

Mathieu L. • DG d’une entreprise de portes • Clermont-Ferrand

Des dirigeants au profil homogène

• Le goût du risque

• Une attitude volontariste

Prendre des risques et saisir des opportunités sont les leitmotivs qui animent nos dirigeants, 80,5% l’ont fait dans le passé et 74,5% l’envisagent comme nécessaire pour l’avenir de leur entreprise.

La volonté qui accompagne la prise de risque est un élément moteur de nos dirigeants et une des clés de leur performance : ils sont plus de 60% à être dans une stratégie de conquête. Ils sont optimistes sur les perspectives de croissance future car, pour eux, “la croissance entraîne la croissance”. Plus de 66% d’entre eux planifient une hausse de leur chiffre d’affaires dans les trois ans à venir. Ils sont, néanmoins, conscients de la difficulté de développer une activité dans un environnement très concurrentiel et identifient les principaux risques qui, selon eux, viennent de la conjoncture et de la concurrence directe.

“ Dépoussiérer, moderniser, tirer les acteurs vers le haut, bousculer l’organisation et, avec le succès, faire adhérer.

Plus une équipe est impliquée, plus elle performe, et plus une entreprise performe, plus les acteurs de ce succès sont stimulés.”

Jean-Pierre A. • Président d’une enseigne commerciale • Région d’Aix-en-Provence

“ Celui qui a peur de prendre des risques va reculer.

Mais nous ne sommes pas dans le pari : la prise de risque est mesurée rapidement pour lancer l’action.”

Grégoire P. • PDG d’une entreprise de packaging • Région de Mulhouse Considérez-vous “aimer prendre des risques” ?

Des attitudes conquérantes qui portent vers la performance

Hier Aujourd’hui Demain

Oui 80,70% 78,70% 74,60%

Non 15,20% 16,20% 16,20%

Non réponse 4,10% 5,10% 9,10%

• L’âge moyen du dirigeant est de cinquante ans

• Des parcours de formation hétérogènes

(10)

Ces entrepreneurs partagent leur envie de réussir et la vie de l’entreprise avec leurs équipes et considèrent cette forme de management de façon très professionnelle.

Ainsi, 79% d’entre eux s’appuient sur des proches collaborateurs, sur un comité de direction ou sur un conseil de surveillance pour les choix stratégiques et les prises de risques. De plus, 75% d’entre eux déclarent s’appuyer aussi sur des conseils extérieurs.

Un management professionnel et ouvert Une focalisation sur la croissance

Une gouvernance partagée avec l’encadrement

L’expertise métier, la qualité des produits, l’innovation, les services rendus aux clients sont, pour nos dirigeants, des éléments déterminants dans leur réussite et pour la pérennité de celle-ci. Une moitié d’entre eux ajoute d’ailleurs avoir minimisé l’encadrement et s’être attachée à la sélection de cadres “élites” pour favoriser la sur-performance dans leur secteur d’activité.

Près de 79% de ces entreprises se positionnent dans le secteur du B to B.

• Une croissance forte sur les marchés étrangers

C’est un élément primordial pour enclencher une dynamique de croissance de manière pérenne. Mesure des risques et politique volontariste sont les deux clés de leur stratégie, 62% des dirigeants interrogés qui ont suivi avec constance cette double ligne de conduite ont ainsi enregistré une croissance régulière.

“ Un client satisfait, c’est la plus belle réussite et la plus belle publicité. On ne laisse jamais rien au hasard et on cherche à perfectionner en permanence.”

Anne J. • Directrice d’une entreprise de services à domicile • Tours

“ Nous devons conserver notre état d’esprit pour maintenir notre performance. Rien n’est jamais acquis, surtout dans notre secteur.

Nous restons totalement concentrés sur nos développements.”

Albert Q. • Dirigeant d’une société de transport • Région de Périgueux

Deux leviers communs :

l’internationalisation et un endettement fort

L ’international : une voie de développement recherchée

Face à la mondialisation et aux changements des systèmes économiques, les entreprises s’ouvrent à de nouveaux champs d’action. Les PME qui grandissent suivent le courant et se tournent, de plus en plus, vers l’international : 44% d’entre elles étaient exportatrices en 2001, elles sont 55% en 2006.

Parmi celles qui exportent aujourd’hui, le chiffre d’affaires à l’international représente 37% de leur activité, tous secteurs d’activité confondus.

Les PME qui grandissent ont augmenté leur taux d’exportation de 18,6% à 20,3% au cours des cinq dernières années, taux qui doit être mis en parallèle avec le taux de croissance exceptionnel qu’elles ont enregistré sur la même période (153%). Les PME familiales (étude 2007), quant à elles, n’ont pas dépassé le seuil de 15%, soit 25% de moins.

2001 2002 2003 2004 2005 2006 Évolution

PME qui grandissent (échantillon KPMG) 18,8% 19,3% 18,3% 19,7% 19,4% 20,3% +1,5%

PME familiales (étude 2007) 14,6% 14,1% 13,7% 14,0% 14,1% 14,4% stable

Chiffre d’affaires Export en % du C.A.

Chiffre d’affaires Export en % du C.A.

2001 2002 2003 2004 2005 2006

0%

5%

10%

15%

20%

25%

PME qui grandissent PME familiales (étude 2007) Pour nos dirigeants d’entreprises qui grandissent,

le développement à l’international est une course par étapes. Dans un premier temps, il leur faut les ressources nécessaires pour s’ouvrir à ce marché.

Dans un deuxième temps, ils s’entourent de cadres spécialistes de l’exportation.

Puis vient l’internationalisation en elle-même qui peut aller jusqu’à l’implantation multisite.

(11)

Un endettement élevé

Les dirigeants de PME qui grandissent identifient l’internationalisation comme un facteur clé de réussite.

64% d’entre eux lui accordent une place prépondérante.

Pour 75% d’entre eux, cela se traduit, sur les cinq années à venir, par une volonté d’investissement dans la démarche commerciale, dans les études de marché et dans une croissance externe.

Pour financer leur croissance rapide, les PME qui grandissent doivent beaucoup investir pour la production, l’expansion à l’international, les systèmes d’information, l’innovation…

Des investissements importants et successifs que nos dirigeants de PME qui grandissent assurent essentiellement par l’endettement.

Leur ratio d’endettement par rapport aux capitaux propres (Gearing) est élevé. Il ressort à 61% en 2006, près du double de celui de l’ensemble des entreprises familiales. Il est donc proche de celui des entreprises du CAC 40 et du SBF 250 et bien supérieur à celui des PME familiales.

Les dirigeants n’envisagent pas de baisser le taux de leur Gearing dans les trois ans à venir, 52% d’entre eux souhaitent le maintenir stable et 20% comptent même l’augmenter.

Les entreprises avec les plus fortes croissances sont celles qui ont le taux de Gearing le plus élevé.

Si les PME familiales cherchent le désendettement, les entreprises gagnantes s’endettent pour optimiser le financement de leur croissance. La crise financière de l’automne 2008 fragilise néanmoins cette stratégie.

Le durcissement des conditions de crédit complique le financement des investissements et peut contraindre ces entreprises dynamiques à ralentir leur rythme.

Force est de constater que les plus fortes croissances sont obtenues par des entreprises internationalisées.

Certaines ont quelques atouts. En effet, les PME filiales de grands groupes sont plus dynamiques à l’exportation, tendance que l’on peut probablement expliquer par les infrastructures internationales

disponibles dans leurs groupes, et sur lesquelles elles peuvent s’appuyer.

Toujours focalisés sur la croissance et les opportunités à saisir, les dirigeants considèrent l’internationalisation comme un développement utile à leur conquête de marchés.

Interrogés sur les conséquences directes de leur volonté de conquête à

l’international, ils sont pour plus de 63%

conscients qu’elle nécessite une vraie démarche commerciale impliquant ainsi des embauches de spécialistes des marchés étrangers dans les cinq ans à venir.

“ Il faut que je sois dans trois pays dans les cinq prochaines années.

L’international va accroître mes débouchés et dynamiser mon entreprise.”

Frédéric M. • DG d’une entreprise de logiciels • Grenoble

“ Pour grandir, je dois pouvoir bénéficier de capitaux suffisants et d’un accès rapide au crédit.”

Daniel B. • Président d’une entreprise de carrosserie • Région lyonnaise

“ J’ai pris des risques pour me développer, mon banquier m’a suivi. Aujourd’hui, il n’est pas déçu et on va continuer.”

Bernard C. • Président d’une entreprise de maisons en bois • Région de Troyes

Évolution du ratio C.A. Export / C.A. Évolution du Gearing

0%

5%

10%

15%

20%

25%

30%

2001 2002 2003 2004 2005 2006

2001 2002 2003 2004 2005 2006

20%

40%

60%

80%

100%

120%

PME qui grandissent indépendantes

CAC 40

PME qui grandissent petits groupes PME qui grandissent

PME qui grandissent grands groupes < 300 ME

PME familiales

• Des investissements pour accélérer l’internationalisation

• Un Gearing aussi élevé que les sociétés cotées

• Une réelle confiance en leur croissance

• Une vraie corrélation entre endettement et taux de croissance

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Deux facteurs constants :

l’innovation et l’organisation des process

L ’innovation : toujours et encore

Les PME qui grandissent nous confirment que le développement des PME passe aussi par une impulsion de recherche et d’innovation.

71% des dirigeants considèrent l’innovation et la Recherche & Développement comme une stratégie clé du développement de leur entreprise et ils sont plus de 70% à traduire cette priorité en prévisions d’investissements dans les cinq prochaines années.

“ Pour me positionner sur des marchés moins

concurrentiels, je développe une culture de l’innovation et cela m’ouvre à de nouvelles perspectives.”

Xavier L. • Dirigeant d’une entreprise dans l’énergie • Région de Bordeaux

Phénomène plus récent, les entreprises rencontrées ont une vision élargie de l’innovation qui couvre l’ensemble des offres et des services.

Au-delà de l’innovation technologique de mieux en mieux maîtrisée, et centrée sur le produit et le process, les entreprises qui performent ont parfaitement intégré la nécessité d’étendre l’innovation aux activités du management, du marketing et du développement commercial.

L’innovation est pour eux la solution la plus naturelle dans leur modèle de développement.

Elle permet de capter de la valeur ajoutée, de se différencier par rapport aux challengers et ainsi de mieux fidéliser les clients et en conquérir d’autres, d’avancer plus vite dans le pilotage de leur développement et par voie de conséquence de pérenniser l’entreprise.

L’innovation devient pour ces dirigeants un état d’esprit, une véritable culture présente à tous les niveaux de l’entreprise dans les processus décisionnels et opérationnels.

Il s’agit désormais d’explorer l’environnement interne et externe de l’entreprise autrement.

Innover, c’est s’inscrire dans une stratégie claire, avec un management fortement impliqué, une maîtrise opportune du processus qui dépasse la simple logique organisationnelle, c’est un mode de pensée partagé dans l’entreprise pour réussir.

L’innovation dans les process industriels ou les services apportés sont des facteurs de croissance économique.

Une organisation des ressources et des process comme préalable

Face à leur croissance rapide, nos dirigeants sont confrontés le plus souvent à des problèmes liés aux hommes.

Les adaptations dans les méthodes de travail, les modifications d’organisation et les recrutements sont des enjeux cruciaux, ainsi ils accordent aux Ressources Humaines une place incontournable à 93%.

Pour résoudre et s’adapter, il n’y a pas de solutions efficaces, à leurs yeux, sans management, sans communication et sans process de recrutement ou formation.

Consolider et développer leurs systèmes d’information, pour permettre de conserver leur avantage concurrentiel et accentuer leur position.

La réactivité, l’extension, la qualité, le professionnalisme entraînent un développement incontournable des systèmes d’information.

Leur mise en place et leur développement conditionnent aussi l’avenir, les managers en ont pris conscience et les intègrent très massivement dans leurs prévisions d’investissements (87%).

“ Modernisation et restructuration : on pousse les murs avec une vision long terme. Les RH doivent suivre car il nous faut trouver des personnes suffisamment expertes et formées pour assimiler un marché très réactif ”

Thierry V. • PDG d’une entreprise de l’immobilier • Région Centre

“ Les gagnants seront ceux qui organisent la manière dont les informations circulent dans l’entreprise.”

Ronan M. • Président d’une entreprise de spiritueux • Région Poitou-Charentes

• Les ressources humaines : une des clés de la croissance

• Les systèmes d’information : sécuriser les indicateurs de pilotage

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L’ouverture du capital :

une opportunité encore peu répandue La globalisation des marchés entraîne des mouvements de concentration

Peu de dirigeants ont ouvert leur capital...

... mais l’ouverture du capital permet une meilleure rentabilité

La grande majorité des PME indépendantes qui grandissent n’ont pas de participation extérieure dans leur capital. Elles sont 72% à être indépendantes à 100% de leur capital. Elles sont aussi les plus réticentes à l’ouverture de leurs capitaux. Leurs dirigeants nourrissent à l’égard des investisseurs une méfiance voire un rejet, probablement dû à une méconnaissance réciproque.

À l’inverse, la minorité ayant fait le choix de faire entrer des partenaires extérieurs en est très majoritairement satisfaite. Elle a vu, dans cet apport financier, une occasion de développer le capital, d’investir pour conquérir de nouveaux marchés et de développer une nouvelle activité.

Ainsi, 50% de ces entreprises “ouvertes” ont pu trouver des ressources et des moyens complémentaires pour soutenir leur croissance.

Et surtout nous avons pu constater avec cette étude, que les entreprises qui avaient ouvert leur capital à des investisseurs, bénéficiaient d’une amélioration significative de leur résultat financier.

Leur marge nette est de 6% en 2006, soit un résultat 1,84 fois supérieur à celui des PME indépendantes.

L’ouverture du capital est créatrice de rentabilité nette !

moins importante 49,3%

identique 37,3%

plus importante 6,0%

ne sait pas 7,4%

Votre croissance sans cet investisseur aurait-elle été :

“ Après huit ans d’existence, trouver un investisseur permettrait à mon entreprise de continuer à avoir une croissance durable.”

Emmanuel M. • DG d’une entreprise de transport • Région de Toulouse

Ce mouvement généré par un désir de croissance mais aussi par une nécessité économique est très significatif.

Ainsi, alors qu’on comptait 80% de PME indépendantes en 1997, elles ne représentent en 2006 plus que 50%

des PME qui grandissent.

Poursuivant cette logique, la concentration est une réponse adaptée à la globalisation des marchés.

Les PME qui grandissent sont nombreuses à suivre cette voie pour atteindre la taille critique qui les rend visible sur les nouveaux marchés européens ou mondiaux.

“ Nous sommes condamnés à atteindre une taille critique sur nos marchés, à donner une dimension supérieure à notre entreprise.”

Didier P. • PDG d’une entreprise de matériel médical • Région de Nice.

La pérennisation de leur croissance étant leur moteur, nos dirigeants sont à la recherche permanente de solutions et de développements leur permettant “de conserver l’avantage”.

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Conclusion

Quelques clés de succès...

Aujourd’hui, plus que jamais, alors que notre économie est fragilisée, il faut que les PME puissent continuer de grandir et de gagner ; il faut leur donner le potentiel pour être les leaders de demain.

Nous avons, tout au long de cette étude, pu constater que les PME qui grandissent, au-delà de leur diversité, ont des points de convergence et de nombreux atouts, qui excluent la moindre frilosité. Dans ce contexte, s’ajoutent des transitions que nous ne devons pas sous-estimer. Les pays européens, et au premier rang d’entre eux la France, vont notamment aborder dans les prochaines années deux passages : un changement de génération de nos dirigeants et des concentrations pour s’adapter à la mondialisation.

En étudiant ces entreprises qui grandissent, une part non négligeable de notre économie et surtout de notre croissance, nous nous sommes intéressés aux fondamentaux de ces modèles pour déceler les pistes qui permettront à ces entreprises de maintenir leurs performances. Il semble essentiel dans un contexte international de plus en plus concurrentiel, d’identifier et d’accelérer les clés pour les aider à rester en forte croissance et à gagner, ou à maintenir leur place de leader dans leur secteur.

L’importance du financement

Les PME qui grandissent réalisent leurs performances grâce à leur comportement de stratège et de conquête dans leur secteur, mais aussi par leur capacité d’investissement.

Elles ont un besoin impérieux de trésorerie pour continuer leur croissance et investir.

Face à cette nécessité, les dirigeants des PME qui grandissent doivent veiller à raisonner en cash flow et non seulement en résultat comptable. La capacité de mobiliser des ressources financières rapidement est une des clés de la réactivité. La notion, chère aux financiers, de rentabilité de l’investissement devient fondamentale et doit être une priorité pour les dirigeants. Elle met en effet en exergue le cash comme une ressource rare qu’il convient de ne mobiliser qu’à bon escient... C’est à cette condition qu’ils créeront de la valeur et assureront une gestion gagnante de leur entreprise.

Une communication plus efficace pour sécuriser leur structure financière

Pour maintenir leur développement, donc la présence de trésorerie indispensable à leur croissance, les PME qui grandissent ont en permanence besoin d’avoir accès à des financements. Il est donc primordial que leurs dirigeants adoptent une position de transparence vis-à-vis de leurs financeurs en améliorant la fiabilité de leur communication fincancière.

Ainsi, les dirigeants doivent organiser des reporting financiers réguliers, des analyses et projection de leur situation pour contrôler leur stratégie de développement et faciliter leur accès à l’emprunt. L’écoute et les soutiens

opérationnels n’en seront que plus directs et plus accessibles.

Cette évolution est d’autant plus nécessaire dans la période de difficultés économiques et financières que nous allons traverser. Une maîtrise parfaite de leurs besoins et de leurs capacités va favoriser leur communication et donc aider à l’obtention de financements qui leur sont directement dédiés, en particulier via des organismes comme Oséo.

Un développement à l’international qui doit être soutenu

L’international, comme on peut le voir dans notre étude, est une voie toute tracée pour croître encore plus vite.

Mais, cette voie d’expansion implique de vrais mutations, changements et investissements devant lesquels les PME sont souvent désemparées.

Des solutions ou initiatives doivent être prises pour accompagner les PME qui grandissent à s’élargir à l’international. Si la promotion de la création d’entreprise et les mesures d’accompagnement associées ont été une réussite, certaines voix se font entendre aujourd’hui pour proposer un système de motivation pour les PME qui développent leurs activités au-delà de nos frontières. Celui-ci pourrait, par exemple, se mettre en place autour d’un appel à projets annuel, qui permettrait à certaines PME de bénéficier d’un dispositif d’accompagnement pour accélérer leur développement à l’international.

Vers une ouverture maîtrisée du capital

Les PME qui grandissent sont encore très frileuses devant l’ouverture de leur capital alors que celle-ci, et l’étude le montre, favorise la croissance et l’amélioration de la rentabilité.

Les dirigeants doivent combattre leurs réticences et surtout prendre conscience que cette ouverture du capital est quelque fois indispensable à leur financement de projets et à la vie et au développement de leur entreprise.

De nombreuses solutions existent pour cette ouverture du capital comme les réseaux, les business angels, des fonds d’investissement… Pour ce faire, nos dirigeants doivent aller vers ceux qui peuvent les informer, les conseiller et leur donner les meilleures solutions pour aller dans cette voie.

À contrario, les organismes spécialisés dans le capital développement doivent mieux apprendre à identifier ces entreprises qui grandissent et leurs besoins car ce ne sont pas toutes des start-up ou des entreprises technologiques.

Vers des perspectives reconnues

Les PME qui grandissent sont de véritables sources de création de valeur et des viviers d’emplois.

Pour optimiser leur développement, mais aussi pour faciliter leurs investissements humains, elles doivent faire appel aux compétences du tissu local et régional. En particulier, les perspectives des dirigeants de ces entreprises doivent aujourd’hui être intégrées dans les politiques de développement régionales et dans les évolutions des pôles de compétitivité. Ceci implique à la fois un engagement des partenaires locaux et une adhésion des dirigeants d’entreprise concernés.

La richesse des PME qui grandissent dans l’économie régionale doit en effet aujourd’hui être considérée par les instances publiques comme l’un des piliers du développement économique de la France.

Ce dernier est un acteur majeur du secteur des PME, en apportant par exemple l’accès au crédit

par garantie. Il existe également des initiatives publiques récentes de soutien aux PME telles que les prêts du plan européen et aides directes des autorités.

Toutes ces mesures ne peuvent qu’aider les PME qui grandissent à sécuriser leur structure financière.

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KPMG en un regard

Du local à l’international, KPMG met à votre disposition un ensemble de compétences pluridisciplinaires en France et dans 145 pays dans le monde.

KPMG est le premier cabinet français d’audit, d’expertise comptable et de conseil (*)

KPMG compte plus de 70 000 clients en France parmi lesquels :

• 200 sociétés cotées ou faisant appel à l’épargne publique

• 20% des PME de plus de 50 salariés

• 6 300 associations et entités du Secteur non marchand

• 5 000 références dans les collectivités publiques

• 47 000 petites entreprises et professions libérales

KPMG International

• Nombre de pays : 145

• Effectif : 123 400

• Chiffre d’affaires : 19,8 milliards de dollars KPMG S.A. en France

• Nombre de villes : 194

• Effectif : 7 000

• Chiffre d’affaires consolidé : 790 millions d’euros*

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Notes

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kpmg.fr

Contact KPMG S.A.

Immeuble Le Palatin 3 cours du Triangle

92939 Paris La Défense Cedex Tél. : +33 (0)1 55 68 86 66 Fax : +33 (0)1 55 68 86 60

Les informations contenues dans ce document sont d’ordre général et ne sont pas destinées à traiter les particularités d’une personne ou d’une entité. Bien que nous fassions tout notre possible pour fournir des informations exactes et appropriées, nous ne pouvons garantir que ces informations seront toujours exactes à une date ultérieure. Elles ne peuvent ni ne doivent servir de support à des décisions sans validation par les professionnels ad hoc. KPMG Entreprises est un département de KPMG S.A., société anonyme d’expertise comptable et de commissariat aux comptes à directoire et conseil de surveillance au capital social de 5 497 100 euros. 775 726 417 RCS Nanterre. Siège social : Immeuble Le Palatin, 3, cours du Triangle, 92939 Paris La Défense Cedex. KPMG International est une coopérative de droit suisse. Les membres du réseau KPMG de cabinets indépendants sont adhérents de KPMG International. KPMG International ne propose pas de services aux clients.

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Référence : PME-GA - Code : 1599

Réalisation : Direction Communication Corporate

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