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Confinement : impact limité, sauf exceptions Confinement : impact limité, sauf exceptions

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Academic year: 2022

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NOVEMBRE 2020 N°11

AUVERGNE- RHÔNE-ALPES

Confinement : impact limité, sauf exceptions Confinement : impact limité, sauf exceptions

Le second confinement impacte moins les marchés agricoles que celui du printemps, à certaines exceptions près. Le cours des céréales et oléagineux est au plus haut depuis 2012. Le beaujolais nouveau ne s’est pas fêté à la hauteur des années précédentes.

Le confinement impacte également les volailles festives et le cours des jeunes bovins. La noix AOP de Grenoble continue de subir la concurrence chilienne et californienne. Les cours du porc se sont dégradés en novembre.

SYNTHÈSE DU MOIS

Météo – Soleil, douceur et sécheresse pour un mois de novembre (page 3)

Le mois de novembre est particulièrement doux, sec et ensoleillé, avec une température moyenne 2°C au-dessus des normales, une pluviométrie déficitaire de 65 % et un ensoleillement excédentaire de 42 %.

Contexte national, international

- L’année 2020 pourrait être la plus chaude année en France depuis les enregistrements météorologiques, avec 1,5 à 1,6 °C au-dessus des normales, devant 2018 puis 2014, 2003, 2019, 2011, 2017, 2006 (source : Météo France).

- Les normales météo correspondent à la moyenne 1981-2010. A partir de 2021, la moyenne retenue sera 1991-2020.

Grandes cultures et fourrages – Bilan de la pousse de l’herbe déficitaire en 2020 (pages 4 et 5)

La douceur du mois est favorable aux cultures d’hiver mais aussi aux ravageurs. Les dernières récoltes s’achèvent dans de bonnes conditions. Les cours des céréales et des oléagineux sont au plus haut depuis 2012, du fait d’une forte demande mondiale et d’une récolte décevante dans l’hémisphère nord. Les volumes du commerce mondial pourraient marquer un nouveau record car de nombreux pays réalisent des stocks de sécurité pour faire face à la crise sanitaire mondiale.

Après un printemps satisfaisant, les prairies ont très peu poussé en été. La pousse 2020 est déficitaire de 10 à 44 % selon les départements.

Contexte national, international

- Maïs grain : le rendement national du maïs est estimé à 81 q/ha cette année, soit le plus bas rendement depuis 2005. Il est impacté par la sécheresse dans le tiers nord-est de la France. La production 2020 est en hausse de 6 % sur un an grâce à l’augmentation des surfaces. La production ukrainienne très limitée (22,5 Mt en 2020 contre 29 en 2019) profite au maïs français sur les marchés européens et les prix sont en nette hausse, tirés également par la demande chinoise.

- Le maïs semence ukrainien peut désormais être importé dans l’Union européenne, ce qui inquiète la profession.

- L’exportation de semences françaises sur la campagne 2019/2020 représente un chiffre d’affaires de 1,9 Md€. Ce chiffre record maintient la France en position de leader dans l’exportation de semences et plants. La filière emploie 15 000 salariés.

Viticulture – Conjoncture viticole morose et confinée (page 6)

Les volumes de transactions de beaujolais nouveau sont confirmés en baisse de 15 % et les prix de 4 %, principalement sous l’effet de la fermeture de la RHD, du confinement et de l’annulation des salons vinicoles. Les exportations de beaujolais sont quasiment identiques à octobre 2019 car les opérateurs ont pu anticiper les difficultés commerciales de novembre. Ce n’est pas le cas des vins de la vallée du Rhône, qui accusent une baisse des exportations de 4 % en volume et 7 % en valeur.

Contexte national, international

- Face à de bonnes vendanges européennes cette année, l’interprofession craint un effet de stockage excessif du vin du fait de la

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agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|NOVEMBRE 2020 N°11 2

Fruits & légumes - Peu d’impact du confinement sur les marchés (page 8)

Après un sursaut d’achat de fruits au début du confinement, les volumes de transactions sont redevenus plutôt calmes.

Les récoltes de poire et pomme sont terminées. La noix de Grenoble s’exporte peu cette année, du fait notamment de la concurrence californienne. Les cours de la noix sont identiques à 2019 et 17 % inférieurs à la moyenne quinquennale. Cette crise conjoncturelle, conjuguée aux accidents climatiques en 2019, sont susceptibles d’avoir des conséquences durables sur la filière. L’absence de RHD, une bonne production et une consommation morose font baisser les prix des salades.

Contexte national, international

- Exceptés la noix, le chou-fleur et les salades, les cours des principaux fruits et légumes en France se maintiennent à des niveaux corrects, voire nettement supérieurs à la moyenne quinquennale.

- Après un important développement en Asie et aux Etats-Unis, une des plus grandes fermes urbaines d’Europe est inaugurée au Danemark (7 000 m², 14 niveaux sur 10 m de hauteur, production de 1 000 t de légumes et herbes aromatiques par an, sans pesticide, avec une électricité verte et une complète maîtrise de l’eau). En France, la plus grande ferme urbaine (dite également «verticale») voit le jour à Château-Thierry, développée sur 5 000 m² et 12 à 15 niveaux. Elle est destinée à produire, là aussi, des légumes et des aromates dans un environnement entièrement maîtrisé.

- L’Union européenne vient d’imposer 4 Md$ de taxes supplémentaires sur des produits nord-américains, d’une part pour répliquer aux taxes américaines d’octobre 2019 et d’autre part du fait de l’absence d’amélioration dans le conflit Airbus / Boeing. Les producteurs américains de pamplemousse et de patate douce sont très inquiets.

Lait – Conjoncture maîtrisée malgré le confinement, excepté en AOP (page 10)

Les marchés laitiers ne semblent pas trop affectés par ce second confinement, excepté pour les fromages AOP. Le prix moyen du lait de vache est en hausse dans toutes les catégories en octobre, excepté le lait savoyard (qui bénéficie de prix en hausse depuis 18 mois). Le cheptel laitier poursuit sa décroissance en région (- 2 % en un an) autant qu’en France. Seul le cheptel savoyard est globalement stable depuis 2016.

Contexte national, international

- Après avoir perdu 2 % par an autour de 2010 puis s’être stabilisé, le cheptel laitier européen perd en moyenne 1 % par an depuis 2016 (source : Eurostat / UE à 27 hors Royaume-Uni). Allemagne et France (les 2 plus gros cheptels) perdent environ 2 % par an depuis 3 ans tandis que l’Irlande affiche une croissance de 2 à 5 % par an. Parmi les autres pays dont le cheptel est important, les évolutions sont relativement stables. L’UE à 27 compte 20,8 millions de vaches laitières en 2019.

Bovins - Situation critique en bovins maigres (page 12)

Comme le mois dernier, les volumes de broutards exportés restent très corrects mais les cours continuent de fléchir, sous l’influence des cotations des jeunes bovins mâles. Ces dernières ne remontent pas, ni à Modène en Italie, ni dans le bassin centre-est en France. Les vaches et les veaux de boucherie bénéficient d’une conjoncture plus favorable.

Contexte national, international

- La fermeture de la RHD en novembre dans plusieurs pays européens relance l’engorgement des marchés en viande issue de jeunes bovins mâles et limite la remontée saisonnière des prix (notamment les cotations de Modène, qui font référence). Par ailleurs, le déséquilibre carcasse (haché / pièces à griller) accentue la perte de valeur des jeunes bovins. Ces difficultés se répercutent sur les prix des bovins maigres, qui poursuivent leur baisse en novembre.

Porcins, volailles, ovins - Le prix du porc perd 4 % dans quasiment toute l’Europe (page 14)

Les abattages d’octobre sont moroses. Les cours du porc charcutier dans le bassin sud-est perdent 4 % en un mois, à l’identique de l’ensemble des marchés européens. L’importation d’agneaux britanniques est en hausse tandis que la demande diminue, de manière saisonnière mais également du fait du confinement. Malgré tout, l’offre est limitée et les cours se maintiennent.

Contexte national, international

- Volailles : les abattages de poulet et dinde sont dynamiques depuis plusieurs mois, à l’inverse des pintades, canards et oies dont les volumes ont particulièrement diminué par rapport aux précédentes années. La crise sanitaire d’influenza aviaire et le second confinement va probablement aggraver cette situation.

- Marchés du porc en Europe : face à l’impossibilité pour l’Allemagne d’exporter en Asie, la viande allemande sature l’Europe et les prix baissent encore. Le cours du porc a perdu en novembre 8 cts en Allemagne, 15 cts en France, 13 cts en Espagne, 20 cts en Italie et 13 cts au Danemark. Du fait du coronavirus, plusieurs abattoirs danois n’exportent plus (temporairement) vers la Chine et se rabattent, comme l’Allemagne, sur les marchés européens. Par ailleurs, la Chine exerce une pression importante sur les prix du porc européen, dans le but de diminuer ses propres cours, encore élevés (équivalents à 3,80 €/kg). Sans régionalisation des exportations, aucun espoir d’embellie ne semble permis pour les prochains mois.

Zoom du mois - Evolution de l’utilisation du territoire dans la région (page 16)

L’occupation du territoire régional est abordé sur les 20 dernières années. L’évolution des principaux postes agricoles, forestiers et urbains sont présentés.

David Drosne

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Bilan de novembre 2020

+ 2,0 °C - 64,6 % + 42,4 %

(écart par rapport à la normale)

Soleil, douceur et sécheresse pour un mois de novembre Soleil, douceur et sécheresse pour un mois de novembre

MÉTÉO

La pluviométrie baisse pour tous l e s d é p a r t e m e n t s . U n d é fi c i t particulièrement marqué dans l’Ain, l’Isère, le Rhône, la Savoie et la Haute-Savoie. Les pluies tombées sur ces secteurs sont entre 6 à 8 fois moins importantes qu’en octobre.

Ainsi dans le Rhône, 18,2 mm seulement de précipitations sont relevées à la station de Lyon-Bron contre 128 mm le mois dernier. Ces quantités particulièrement faibles à cette époque de l’année placent la région dans une situation nettement déficitaire par rapport à 2019 à la même période. De plus, il est observé un ensoleillement supérieur à la moyenne sur l’ensemble des départements. Ce temps calme a c c o m p a g n é d e t e m p é r a t u r e s plutôt douces se prolonge jusqu’à la mi-novembre. D’aileurs, la première quinzaine s’illustre par une douceur récurrente sur la région et s’évère être la plus douce en France depuis 1947.

A partir du 20, la situation évolue avec des températures qui baissent + xx %

Météorologie de novembre 2020

Hte-Savoie - Annecy-Meythet 38,5 mm

116,8 mm 7,6 °C

5,9 °C 8,2 °C

6,6 °C

Ain - Ambérieu-en-Bugey 33,1 mm

107,6 mm 9,6 °C

7,5 °C 18,2 mm 81,9 mm

Loire - Saint-Etienne 8,8 °C 7,1 °C 9,4 mm 63,1 mm

Allier - Vichy-Charmeil 9,5 °C 7,0 °C 12,8 mm 63,3 mm

Puy-de-Dôme - Clermont-Ferrand 10,0 °C 7,3 °C 6,2 mm

39,5 mm

9,4 °C 6.3 °C 49,4 mm 108,7 mm

Cantal - Aurillac

Haute-Loire - Le Puy-Loudes 7,0 °C 4,5 °C 17,7 mm

54,7 mm

Ardèche - Aubenas 10,4 °C 8,7 °C 79,4 mm 119,8 mm

Savoie - Chambéry-Voglans 31,1 mm

105,0 mm 7,7 °C 6,3 °C

Isère - Grenoble-Saint-Geoirs 24,7 mm

87,7 mm 8,2 °C

6,5 °C

Drôme - Montélimar 50,7 mm

100,5 mm 10,8 °C

9,1 °C

Rhône - Lyon-Bron

précipitations (en mm)

« Novembre chaud au début, froid à la fin »

et retombent dans les normales de saison. Des gelées matinales sont observées en Haute-Loire, dans le Cantal, en Savoie et Haute-Savoie mais sont encore rares sur les autres départements. Les températures se rapprochent des 10 °C, voire les Source : Météo France

Source : Météo France

Ecart de la pluviométrie et des températures 2019/2020 par rapport aux

normales saisonnières

nov. déc. janv. fév. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov.

2019 Ecart pluviométrie (mm) Ecart température (°C) 2020

mm °C 6

4 2 0 - 2 - 4 - 6 90

70 50 30 10 - 10 - 30 - 50 - 70 - 90

dépassent en Ardèche avec 10,4 °C relevés à la station d’Aubenas et frôlent même les 11 °C à Montélimar dans la Drôme.

Caroline Arnal Philippe Ceyssat

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agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|NOVEMBRE 2020 N°11 4

Les cours des céréales et oléagineux au plus haut depuis 8 ans Les cours des céréales et oléagineux au plus haut depuis 8 ans

GRANDES CULTURES

Les deux premières décades de n o v e m b r e , d o u c e s e t s è c h e s , permettent aux agriculteurs d’achever les semis de céréales à paille. Alors que les tous premiers semis sont en cours de tallage, les implantations de fin octobre atteignent 2 à 3 feuilles.

Quelques semis tardifs ont des levées irrégulières faute d’humidité suffisante. La douceur remarquable permet une activité prolongée des insectes vecteurs de virose (pucerons et cicadelles). Echaudés par les dégâts de l’an dernier, de nombreux traitements sont opérés.

Les désherbages ont également bien avancé malgré les sols très secs.

Les dernières récoltes des maïs s’achèvent rapidement avec les b o n n e s c o n d i t i o n s d e d é b u t novembre. Les taux d’humidité restent faibles et les rendements sont très hétérogènes. La sole non irriguée est fortement pénalisée.

Les agriculteurs profitent des conditions sèches et douces pour bien avancer les labours en vue des cultures de printemps.

Les prix des céréales continuent de progresser jusqu’à atteindre des niveaux inédits depuis la campagne 2 0 1 2 / 2 0 1 3 . L a f o r t e d e m a n d e mondiale conjuguée à des récoltes décevantes dans l’hémisphère nord conduisent à cette hausse conséquente. Depuis la crise liée à la Covid 19, la demande augmente dans de nombreux pays afin de consolider leurs stocks de sécurité alimentaire. Toutefois, en fin de mois, les bonnes perspectives de récolte dans l’hémisphère sud stoppent cette progression.

La douceur de novembre est très favorable aux levées tardives de

Prix moyen mensuel des céréales

(€/t et %) novembre

2020 novembre 2020 /

octobre 2020 novembre 2020 / novembre 2019

Blé tendre rendu Rouen 207 + 2,5 % + 18,9 %

Maïs grain rendu Bordeaux 190 + 7,3 % + 20,4 %

Source : FranceAgriMer, La Dépêche Source : FranceAgriMer, La Dépêche

Cotation du blé et du maïs grain

juil.17 janv.18 juil.18 janv.19 juil.19 janv.20 juil. 20

colzas. Avec l’absence de gelée, ils atteignent le stade 6 feuilles en fin de mois et laissent l’espoir de passer l’hiver correctement. Cette douceur est également favorable aux ravageurs dont l’activité se prolonge.

Les premières estimations de surfaces implantées cet automne conduisent à une baisse de la sole de près de 3 % par rapport à l’année dernière.

Les cours des oléagineux sont en hausse importante sous l’effet d’une forte demande et d’une production décevante. Les prix du tournesol n’ont jamais atteint ce niveau depuis 8 ans.

C’est maintenant la future récolte de soja sud-américaine qui influencera les cours des prochains mois.

Philippe Ceyssat Jean-Marc Aubert

Cotation du colza et du tournesol

Source : FranceAgriMer, La Dépêche

€/t

juil.17 janv.18 juil.18 janv.19 juil.19 janv.20 juil. 20

450

400

350

300

250

Blé rendu Rouen

Maïs grain rendu Bordeaux

€/t

Colza rendu Rouen

Tournesol rendu Bordeaux 240

220 200 180 160 140 120

(€/t et %) novembre

2020 novembre 2020 /

octobre 2020 novembre 2020 / novembre 2019

Colza rendu Rouen 414 + 6,3 % + 6,1 %

Tournesol rendu Saint-Nazaire 409 + 12,0 % + 36,9 %

Prix moyen mensuel des oléagineux

Source : FranceAgriMer, La Dépêche

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Bilan de la pousse de l’herbe déficitaire en 2020 Bilan de la pousse de l’herbe déficitaire en 2020

FOURRAGES

Malgré des conditions favorables aux prairies et au maintien des animaux au pré en novembre, la pousse de l’herbe été/automne est très pénalisée par la sècheresse estivale qui s’est poursuivie jusqu’au 20 septembre. Sur cette période, les pertes fourragères varient entre 37 et 84 % suivant les départements. Malgré un printemps globalement proche des normales, ce déficit estival conduit à une année déficitaire (de - 10 à - 44 % suivant les départements).

Philippe Ceyssat Fabrice Clairet

printemps été/automne année

Ain - 3 % - 71 % - 30 %

Allier - 2 % - 84 % - 31%

Ardèche - 10 % - 67 % - 28 %

Cantal + 9 % - 54 % - 10 %

Drôme + 3 % - 78 % - 25 %

Isère + 5 % - 42 % - 13 %

Loire - 13 % - 84 % - 39 %

Haute-Loire = - 40 % - 15 %

Puy-de-Dôme + 4 % - 47 % - 15 %

Rhône - 25 % - 78 % - 44 %

Savoie + 9 % - 37 % - 14 %

Haute-Savoie + 5 % - 46 % - 18 %

Source : Agreste par rapport aux rendements de référence

Pousse de l’herbe par département

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agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|NOVEMBRE 2020 N°11 6

Conjoncture viticole morose et confinée Conjoncture viticole morose et confinée

VITICULTURE

« Face à des années très chaudes et sèches telles que celles que nous venons de vivre, l’irrigation sera bientôt expérimentée en beaujolais », annonce la profession. Elle est toutefois réglementée en AOP et doit faire l’objet d’une demande préalable accompagnée d’une étude probante.

L’automne représente près de la moitié du chiffre d’affaires du beaujolais et beaujolais villages, principalement grâce aux primeurs.

Le lancement du beaujolais nouveau s’effectue dans un contexte inédit, entre taxes américaines, annulation des salons vinicoles, fermeture des bars et restaurants et confinement de la population. Les transactions vrac et négoces de beaujolais nouveau accusent 15 % de baisse cette année et leur prix moyen est 4 % en-dessous de 2019. Les premiers prix de beaujolais rouge, village rouge et crus sont également en baisse de 4 à 21 % selon les appellations.

Les transactions de côtes-du-rhône commencent la campagne 2020- 2021 avec de faibles volumes et des prix plutôt en hausse en appellation régionale rouge mais en baisse pour les rosés et les blancs. Les premiers volumes de crus septentrionaux et de grignan-les-adhémar sont plutôt faibles également. Ces volumes t i m i d e s p o u r l e m o m e n t s o n t probablement la conséquence d’une conjoncture viticole bien morose.

Prix moyen du beaujolais nouveau (transactions vrac)

Source : Inter Beaujolais

Nota : la faible récolte de beaujolais en 2012 induit une hausse de 38 % du prix du beaujolais nouveau cette année-là.

Transactions de vins du beaujolais - Millésime 2020 - Vente en vrac et au

négoce

(hl, €/hl et %)

cumul campagne 2020-2021 situation fin novembre

2020

évolution / campagne précédente

volume cours volume cours

beaujolais génériques 125 863 190,33 -2 % -7 %

dont villages rouge nouveau 41 426 196,74 -22 % -4 %

rouge nouveau 60 337 195,53 -11 % -4 %

villages rouge 13 609 154,84 ns -21 %

rouge 2 347 184,74 ns -16 %

beaujolais crus 25 208 275 ns ns

dont brouilly 4 238 241 ns -4 %

morgon 6 834 283 ns -7 %

moulin à Vent 2 622 341 ns -7 %

Total millésime 151 071 204 + 15 % =

Source : Inter Beaujolais ns : non significatif

Transactions de vins des côtes-du-rhône - Millésime 2019 - Vente en vrac

et au négoce

(hl, €/hl et %)

cumul campagne 2019-2020 situation fin novembre

2020

évolution / campagne précédente

volume cours volume cours

côtes-du-rhône régional 22 723 160,30 -47 % 0 %

dont rouge 9 549 163,90 -70 % + 6 %

rosé 5 777 148,82 + 40 % -11 %

blanc 7 397 164,64 + 14 % -9 %

côtes-du-rhône village avec NG* rouge 1 398 207,36 + 92 % -3 %

côtes-du-rhône village sans NG* rouge ns ns ns ns

grignan-les-adhémar rc** 240 ns ns ns

côtes-du-rhône

crus septentrionaux 50 ns ns ns

crozes-hermitage rc** ns ns ns ns

saint-joseph rc** ns ns ns ns

Source : Inter Rhône *NG : nom géographique

**rc : rouge conventionnel

ns : non significatif ; moins de 3 contrats enregistrés

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Les exportations de beaujolais en octobre sont sensiblement identiques à 2019 (+ 2,5 % en volume). La profession indique qu’en effet, les opérateurs ont eu tendance à anticiper les difficultés commerciales de novembre. Toutefois, ce bon volume d’export en octobre est à relativiser car la récolte 2019 avait été faible (649 000 hl pour le département du Rhône, soit 20 % de moins que la moyenne 2014-2018, quand la récolte 2020 est estimée à 694 000 hl, soit 7 % de plus qu’en 2019). Ramené à la moyenne quinquennale 2015-2019, les exportations de beaujolais sont en baisse de 9 % en volume et de 5 % en valeur.

Les exportations de vins de la vallée du Rhône fléchissent plus que le beaujolais (- 4 % en volume et - 7 % en valeur par rapport à octobre 2019).

Ramené à octobre 2018, la baisse des exportations est de 6 % en volume et de12 % en valeur. Toutefois, les exportations d’octobre 2020 sont quasiment identiques à la moyenne quinquennale des mois d’octobre 2015-2019.

Parmi les 6 principaux clients à l’export des vins de la vallée du Rhône, la perte de chiffre d’affaires en octobre, par rapport à octobre 2019, est la plus forte à destination de l’Allemagne, de la Chine et du Canada (respectivement - 37, - 33 et - 15 % en valeur). L’exportation vers le Royaume-Uni et les Etats-Unis (les 2 plus gros clients) diminue respectivement de 9 et 6 %.

David Drosne Eric Minet

Exportation de vins de beaujolais

Source : DGDDI

Exportation de vins de la vallée du Rhône

Source : DGDDI

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agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|NOVEMBRE 2020 N°11 8

Peu d’impact du confinement sur les marchés Peu d’impact du confinement sur les marchés

FRUITS - LÉGUMES

La châtaigne cantalienne De 10 0 0 0 ha au 19ème siècle, l e s s u r f a c e s s o n t p a s s é e s à 6 800 ha dans les années 1920 et à 10 ha désormais. Via un plan de développement cofinancé par la région et la communauté de communes de la Châtaigneraie Cantalienne, et en partenariat avec la Chambre d’agriculture du Cantal, ces acteurs souhaitent redonner Fruits

Une demande accrue est constatée au début de la nouvelle période de confinement. Cependant, les volumes vendus se sont rapidement réduits et le marché est redevenu calme. Les cours n’ont pas été impactés par les nouvelles mesures sanitaires.

La récolte en pomme est terminée pour l’ensemble des variétés. La production est inférieure de 12 % à 2019 et de 11 % rapportée à la moyenne quinquennale. La baisse des volumes touche principalement la golden. Les cours sont très fermes, supérieurs de 6 % à octobre et de 23 % à ceux de 2019.

En poire, la collecte est terminée pour l’ensemble des variétés. La production (18 385 tonnes) est proche de la moyenne quinquennale. La commercialisation est constante et les cours affichent une belle fermeté.

Le marché de la noix est peu animé, voire insuffisant à l’exportation.

La concurrence des autres pays producteurs (notamment la noix californienne) est bien présente.

Les professionnels espèrent que la réouverture des commerces non essentiels apporte une nouvelle dynamique de fréquentation dans les GMS et les marchés de plein air. Les cours sont bien inférieurs à la moyenne quinquennale au stade expédition (- 17 %) mais se maintiennent au stade détail. Cette tendance baissière devient répétitive et met progressivement en péril la filière régionale de la noix AOP de Grenoble.

De toutes petites ventes sont réalisées en châtaigne. L’absence de gros calibres et l’offre variétale de plus en plus restreinte sont un frein notable pour le maintien de

toutes les lignes commerciales. La variété Bouche rouge est dominante.

Les petits calibres, dont les ventes sont habituellement destinées aux « grilleurs » sont du fait du confinement, redirigés vers l’industrie.

La fin de saison est toute proche. Les cours restent cependant fermes.

La campagne du kiwi français est lancée. La production régionale estimée (4 700 tonnes) est inférieure

à la moyenne quinquennale (5 000 tonnes). Elle est impactée par la baisse des surfaces. De nombreux vergers sont endommagés par le gel du printemps dernier et des épisodes de grêle cet été. La bactériose se développe rapidement et des dégâts de campagnols sur les racines sont également constatés. Le marché se met progressivement en place et reste correct pour cette période.

Source : FranceAgriMer/RNM

Prix des fruits - stade expédition

(€/kg et cts) novembre

2020

évolution novembre 2020/

octobre 2020

évolution novembre 2020/

novembre 2019 Pomme Gala Rhône-Alpes - cat 1

170-220 g - plateau 1 rg - le kg 1,05 +6 + 20

Poire Doyenne du comice France cat 1

75-80 mm - plateau 1 rg - le kg 1,65 + 5 - 10

Noix variétés diverses AOP Grenoble sèche Rhône-Alpes- cat 1 + 32 mm-

sac de 5 kg - le kg 3,30 - -

Châtaigne G1 - 45 - Rhône-Alpes - le kg 3,63 + 15 + 21 Kiwi Hayward Rhône-Alpes - cat 1

85-95 g - le kg 2,25 - -

Kiwi - production et rendement

Source : Agreste

production (t) rendement (t/ha)

2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

vie à la châtaigne du Cantal. La première étape est la plantation et la rénovation des vergers à hauteur d’une centaine d’hectares sur trois ans (soit l’équivalent de 7 000 arbres).

En parallèle, une nouvelle filière économique va se structurer autour de trois axes : production, mise en marché et transformation.

Sources : Agreste et Chambre d’agriculture du Cantal

(9)

La consommation est également i m p a c t é e . L ’ i n t é r ê t d e s consommateurs est important en produits connotés «santé» tels que le kiwi et l’orange, même constat sur les produits « conservables » (pomme de terre, carotte, pomme, poire…) également plébiscités.

Légumes

Le temps particulièrement doux pour cette saison n’a pas contribué à la consommation des légumes d’hiver.

En laitue, les volumes régionaux progressent avec un temps favorable à la pousse. La production du bassin sud-est est également bien présente car le marché à l’exportation est fortement concurrentiel avec la présence de salades italiennes notamment. Malheureusement, la demande régionale ralentit et l’absence de débouchés dans la restauration conduit à des prix anormalement bas.

En épinard, l’offre est de qualité et la production sous serres s’élargit.

Elle rentre en concurrence avec la production du Midi. Cependant, les cours sont très fermes, supérieurs de 38 % à ceux de novembre 2019.

En poireau, malgré des températures plus froides en fin de mois, la demande reste bien trop timide. Ce manque de dynamisme du marché pèse sur les cours qui se tassent encore un peu plus (- 20 % par rapport à octobre).

Jean-Marc Aubert

Prix des légumes - stade expédition

(€ et cts) novembre

2020

évolution novembre 2020/

octobre 2020

évolution novembre 2020/

novembre 2019 Laitue batavia blonde Rhône-Alpes -

cat 1 - colis de 12 - la pièce 0,56 + 2 - 2

Epinard Rhône-Alpes - cat. 1 - le kg 2,06 + 6 + 57

Poireau colis 10 kg - le kg 0,89 - 15 - 8

Source : FranceAgriMer/RNM

1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 semaines

1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 semaines

1 3 5 7 9 39 41 43 45 47 49 51

semaines

1,4 1,2 1,0 0,8

€/pièce

€/kg

€/kg

LAITUE BATAVIA France - la pièce

POIREAU France - le kg

NOIX AOP Grenoble - le kg

Prix des fruits et légumes au stade détail GMS

2018 2019 2020 moyenne quinquennale

2018 2019 2020 moyenne quinquennale 2018/2019 2019/2020 2020/2021 moyenne quinquennale

2018/2019 2019/2020 2020/2021 moyenne quinquennale

Source : FranceAgriMer/RNM

Source : FranceAgriMer/RNM

Source : FranceAgriMer/RNM 4,0

3,0 2,0 1,0

7,5 7,0 6,5 6,0 5,5 5,0

38 40 42 44 46 48 50 52 2 4 6

semaines 9,0

8,5 8,0 7,5 7,0 6,5 6,0

€/kg

CHÂTAIGNE France - le kg

(10)

agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|NOVEMBRE 2020 N°11 10

Conjoncture maîtrisée malgré le confinement, excepté en AOP Conjoncture maîtrisée malgré le confinement, excepté en AOP

LAIT

Lait de vache

Le second confinement ne semble pas trop affecter la conjoncture laitière même si les fermetures des stations de skis et de la RHD commencent à impacter les fromages AOP et inquiètent les producteurs.

La production régionale fléchit l é g è r e m e n t e n o c t o b r e e t s e rapproche des volumes de 2018.

Le prix moyen régional du lait non bio (hors départements savoyards) est en hausse de 1,6 % sur un mois mais c’est la hausse du lait bio (+ 4,4

%) qui tire le prix de l’ensemble des laits de vache. Les hausses nationales sont plus homogènes (+ 2,7 % en bio et + 2,2 % en non bio sur un mois).

Les prix du lait savoyard bénéficient d’une hausse qui se maintient depuis le printemps 2019.

Les volumes de lait savoyard livrés sont relativement stables depuis 5 ans, évoluant de moins de 11 % (en variation interannuelle par trimestre).

La décapitalisation laitière de la région en 2020 est de 2 % sur un an, sensiblement identique aux années précédentes et à la tendance nationale. Le cheptel laitier savoyard n e d i m i n u e q u e d e 0 , 6 % s u r l’ensemble des 3 dernières années.

En Europe, le cheptel laitier perd environ 1 % par an depuis 2016.

Livraisons de lait de vache

(millions de litres et %) octobre

2020 oct. 2020/

oct. 2019 cumul 2020 2020/2019 Auvergne-Rhône-Alpes tous laits 190 - 1,2 % 2 063 + 1,5 % Auvergne-Rhône-Alpes lait bio hors Savoie 12 + 9,2 % 130 + 13,4 % Auvergne-Rhône-Alpes lait non bio hors

Savoie 150 - 2,6 % 1 628 + 0,7 %

Auvergne-Rhône-Alpes lait savoyard 28 + 2,3 % 305 + 1,0 %

France tous laits 1 896 - 0,8 % 20 015 + 0,7 %

France bio 87 + 11,0 % 914 + 12,5 %

France non bio 1 808 - 1,3 % 19 100 + 0,2 %

Union européenne à 27 sept. 2020

ND sept. 20 / 19

ND janv. à sept. 20

ND janv. à sept.

Sources : Enquête mensuelle SSP-FranceAgriMer extraction du 04/12/2020 - EurostatND

Source : Enquête mensuelle SSP-FranceAgriMer - extraction du 04/12/2020

Source : Enquête mensuelle laitière

Prix des laits de vache en valeur réelle en région

€/1 000 litres

600

550

500

450trim. 1 trim. 2 trim. 3 trim. 4

€/1 000 litres

Source : Enquête mensuelle SSP-FranceAgriMer - extraction du 04/12/2020, Eurostat

Source : Enquête mensuelle SSP-FranceAgriMer - extraction du 04/12/2020

Prix des laits de vache en valeur réelle en région, France et Europe

Livraison mensuelle de lait en région

janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

620

520

420

320

420 400

380 360 340 320

€/1 000 litres

240

190

140

millions de litres

janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

(11)

Lait de chèvre

La remontée annoncée de la collecte régionale se confirme en octobre grâce au démarrage des lactations des élevages en système dessaisonné.

Les livraisons remontent de 11,6 % en un mois. Selon les résultats du contrôle laitier en 2019, 30 % des mises bas interviennent d’août à octobre dans le territoire rhônalpin qui concentre 80 % de la production régionale, pour un quart des chèvres f r a n ç a i s e s d e s s a i s o n n é e s . L a production de lait dessaisonné est favorisée en région par les grilles de prix incitatives des laiteries qui permettent de mieux valoriser le lait qu’en système saisonné et par un accompagnement des éleveurs par les organismes techniques, centres d’inséminations et contrôles laitiers.

La collecte cumulée régionale sur dix mois est excédentaire de 5,1 % par rapport à celle de l’an passé.

La tendance nationale est similaire (+ 4,2 %).

S e l o n l ’ e n q u ê t e m e n s u e l l e FranceAgriMer, les fabrications c u m u l é e s 2 0 2 0 s u r 9 m o i s d e fromages pur chèvre progressent globalement de 1,3 % par rapport à celles de l’an passé : hausse des fromages à la pièce (+5,7 % dont + 4,1 % en bûchettes), recul de 16,5 % des fromages à la coupe. Sur les 9 premiers mois de l’année, les importations sont en repli de 26 % sur un an ainsi que les exportations de fromages de chèvre (- 9,8 %).

Le prix moyen du lait régional bondit 18,5 % en octobre. Avec 883 €/1 000 litres, il est supérieur de 5,1 % sur un an. La situation est similaire au niveau national avec un prix qui bondit de 12,6 % par rapport à septembre pour 879 €/1 000 litres, en hausse de 6,4 % sur un an. La demande continue des industriels, pour assurer

Livraisons mensuelles de lait de chèvre

(hectolitres et %) octobre

2020 oct. 2020/

oct. 2019 cumul 2020 2020/2019

Auvergne-Rhône-Alpes 28 934 + 2,6 % 324 462 + 5,1 %

France 389 059 - 0,6 % 4 390 117 + 4,2 %

Source : Enquête mensuelle SSP-FranceAgriMer - extraction du 04/12/2020

Prix moyen du lait de chèvre

(€/1 000 litres et %) octobre

2020 oct. 2020/

sept. 2020 oct. 2020/

oct. 2019

Auvergne-Rhône-Alpes 883 + 18,5 % + 5,1 %

France 879 + 12,6 % + 6,4 %

Source : Enquête mensuelle SSP-FranceAgriMer - extraction du 04/12/2020

janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

44 000 39 000 34 000 29 000 24 000 19 000

Source : Enquête mensuelle SSP-FranceAgriMer - extraction du 04/12/2020

Livraison de lait de chèvre

hl

2019 2020

2018

un approvisionnement régulier et répondre à la consommation active contribue à la bonne valorisation du produit.

Fabrice Clairet

janv. avr. juil. oct. janv. avr. juil. oct. janv. avr. juil. oct.

2018 2019 2020

107 105 103 101 99 97

Sources : Insee, Institut de l’élevage

Evolution des indices* nationaux pour le lait et le fromage de chèvre

base 100 en 2015

* IPVI : Indice de prix de production de l’industrie française pour le marché français IPPAP : Indice mensuel des prix agricoles à la production

IPAMPA : Indice des prix d’achat des moyens de production agricole

(12)

agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|NOVEMBRE 2020 N°11 12

Situation critique en bovins maigres Situation critique en bovins maigres

BOVINS

Bovins maigres

Les exportations régionales restent d’un bon niveau en octobre, même si elles fléchissent un peu (- 2 % par rapport à 2019). A l’identique des mois précédents, ces envois semblent correspondre à une demande des ateliers d’engraissement italiens mais les cours des broutards continuent de chuter (excepté les femelles charolaises). Un fort rattrapage à la baisse des salers est constaté, leur faisant perdre 7 % en un mois.

Alors que le charolais U 400 kg s’était stabilisé le mois dernier, il perd finalement 5 cts en novembre.

Une lueur d’espoir était espérée le mois dernier avec la hausse du jeune bovin à la bourse de Modène.

Du fait du second confinement en Europe et de la fermeture de la RHD, cette hausse saisonnière tarde à être constatée et impacte indirectement le cours des broutards.

(têtes et %) octobre

2020 octobre 2020/

octobre 2019 2020 2020/2019

Auvergne-Rhône-Alpes 34 316 - 2,1 % 265 612 - 0,5 %

France 104 598 - 7,5 % 916 991 - 2,9 %

janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

33 000

28 000

23 000

18 000

Source : Agreste/BDNI - extraction du 08/12/2020

Source : Agreste/BDNI - extraction du 08/12/2020

Exportations mensuelles de bovins maigres

Exportations de bovins maigres

2020

janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

2,80 2,70 2,60 2,50 2,40 2,30 2,20

Commission de cotation de Clermont-Ferrand (Agreste/FranceAgriMer)

Commission de cotation de Dijon (Agreste/FranceAgriMer)

Cotation du mâle croisé U 400 kg

Cotation du mâle charolais U 400 kg

€/kg vif

€/kg vif

2020

2020 2018

2018 2019

2019 2018

2019 tête

Commissions de cotation de Clermont-Ferrand, Dijon et Limoges (Agreste/FranceAgriMer)

(€/kg vif et %) novembre

2020 novembre 2020/

octobre 2020 novembre 2020/

novembre 2019

Mâle croisé U 400 kg 2,24 - 3,3 % - 9,5 %

Femelle croisée R 270 kg 2,23 - 0,7 % 4,7 %

Mâle aubrac U 400 kg 2,34 - 2,9 % - 5,1 %

Mâle salers R 350 kg 1,90 - 7,0 % - 7,9 %

Mâle charolais U 400 kg 2,34 - 1,9 % - 7,0 %

Femelle charolaise U 270 kg 2,60 + 0,9 % 1,5 %

Mâle limousin U 350 kg 2,47 - 0,3 % - 5,8 %

Cotation départ ferme des bovins maigres

Un surstock de broutards est-il constaté en ferme dans la région ? (pouvant laisser à penser à une inadéquation entre la production française de broutards et les besoins des ateliers d’engraissement italiens)

0,13

0,08

0,03

Source : BDNI

janv. mars mai juil. sept. nov.

2,90 2,80 2,70 2,60 2,50 2,40 2,30

nombre de broutards mâles 8-12 mois présents en ferme par vache allaitante

La courbe ci-dessus ne semble montrer aucun surstock flagrant en 2020. De manière plus précise, 2020 est 1 % en dessous de 2019, lui-même 5 % au-dessus de 2018 (moyenne arithmétique des 12 mois).

(13)

Bovins de boucherie

A p r è s u n m o i s d e s e p t e m b r e dynamique, les abattages d’octobre retrouvent des volumes similaires à 2018 et se situent 4 % en dessous de 2019. Par rapport aux mois précédents, les jeunes bovins mâles voient leurs volumes abattus diminuer également, mais le cumul sur les 10 premiers mois de l’année est encore 5 % supérieur à 2019.

Même si les cours de la majorité des viandes bovines diminuent en novembre (excepté les veaux), ils se situent encore au-dessus des valeurs du même mois 2019. Seuls les jeunes bovins se maintiennent 7 % en-dessous de l’an dernier, conséquence de la crise sanitaire, de la fermeture de la RHD, du déséquilibre carcasse avec une forte consommation de haché et de la baisse des exportations qui impacte surtout les jeunes bovins.

Les achats par les ménages de viande bovine fraîche sur les 10 premiers mois de l’année sont 2,5 % supérieurs à 2019, ceux du haché frais sont à + 10 % et ceux du haché surgelé à + 19 %. Cette forte consommation des ménages est due à la fermeture de la RHD en 2020, qui distribue majoritairement de la viande bovine étrangère, et explique des volumes d’abattage en hausse par rapport à 2019.

Source : FranceAgriMer

Cotations des bovins finis entrée abattoir - bassin centre-est

(€/kg carcasse et %) novembre

2020 novembre 2020/

octobre 2020 novembre 2020/

novembre 2019

Vaches viande R 4,06 - 0,3 % + 11,7 %

Vaches mixte O 3,06 - 2,9 % + 2,1 %

Vaches lait O 2,91 - 2,9 % + 7,5 %

Génisses viande U 4,65 + 0,5 % + 4,3 %

Jeunes bovins viande U 3,72 - 0,1 % - 7,0 %

Veaux de boucherie rosé clair R 6,42 + 4,6 % + 2,5 %

janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

Source : FranceAgriMer

Cotation de la vache viande R entrée abattoir- bassin centre-est

janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

Cotation du jeune bovin U entrée abattoir - bassin centre-est

Cotation du veau rosé clair R entrée abattoir - bassin centre-est

4,10 4,00

3,90

3,80

3,70

2019

2019 2018

2018

Source : FranceAgriMer

Production de viande bovine en Auvergne-Rhône-Alpes

(tonnes éq-carcasses et %) octobre

2020 oct. 2020/

oct 2019 2020 2020/2019

Vaches 8 099 - 5,7 % 75 475 + 1,0 %

Génisses 3 711 - 7,6 % 36 845 + 2,6 %

Bovins mâles 2 978 3,4 % 29 858 + 4,9 %

Veaux de boucherie 1 976 - 1,2 % 18 531 + 1,0 %

Total viande bovine 16 764 - 4,1 % 160 709 + 2,0 %

Source : Agreste/BDNI

2020

2018 2019

€/kg de carcasse

€/kg de carcasse

2020

€/kg de carcasse 4,10

4,00 3,90 3,80 3,70 3,60 3,50

2020

6,60 6,40 6,20 6,00 5,80

Cotation du jeune bovin U à Modène : la cotation avait repris 4 cts entre le début et la fin du mois d’octobre, laissant à penser que la remontée saisonnière des cours débutait.

Malheureusement, la seconde vague de covid-19 semble perturber le marché du jeune bovin dont la cotation à Modène stagne à 4,30 €/ kg carcasse durant tout le mois de novembre, soit 1 % de moins qu’en 2018 et 6 % de moins qu’en 2019.

En France, le cours du jeune bovin U du bassin centre-est suit la même tendance, avec un prix identique à octobre, 4 % en dessous de 2018 et 7 %

(14)

agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|NOVEMBRE 2020 N°11 14

Le prix du porc perd 4 % dans quasiment toute l’Europe Le prix du porc perd 4 % dans quasiment toute l’Europe

PORCINS - OVINS - VOLAILLES

Porcins

En octobre, les abattages régionaux de porcs reculent de 5 % sur un an.

Le cumul annuel reste légèrement supérieur à celui de 2019. Au niveau national, les abattages d’octobre se replient de 6 % sur un an. Le tonnage cumulé sur 10 mois est proche de celui de l’an passé (- 0,3 %) malgré la crise sanitaire.

Après avoir résisté un moment, le prix du porc charcutier subit une nette correction en novembre aussi bien au niveau national qu’européen sous l’effet conjugué de la Covid- 19 et de la peste porcine africaine (PPA) en Allemagne. Avec 1,54 €/kg en novembre, la cotation du porc charcutier bassin Grand Sud-Est perd 3,8 % en un mois et s’apprécie bien en dessous de son niveau de 2019 (- 19,6 %). Le cours décroche à partir de la seconde semaine de novembre pour terminer en dernière semaine du mois avec 10 centimes de moins que le cours stable de septembre-octobre.

Le reconfinement affecte les volumes commercialisés par la perte des débouchés de la RHD probablement non compensée entièrement par les achats de ménages.

Le marché intra-communautaire e s t d é s t a b i l i s é p a r l ’ a ffl u x d e viande allemande pour cause de PPA et danoise dont les volumes de 2 abattoirs sont détournés du marché chinois suite à la Covid-19.

L’accroissement de la concurrence entre états membres fait chuter les cours sur les places européennes.

L’Espagne dont la production est dynamique, bénéficie de débouchés asiatiques tout en concédant une baisse de prix pour rester compétitif.

Cette conjoncture fait le jeu de la Chine qui a toujours de forts besoins : elle fait pression sur les prix, met en concurrence les pays exportateurs avec les USA qui proposent des

Abattages de porcs charcutiers

(tonne équivalent-

carcasse et %) octobre 2020 octobre. 2020/

octobre 2019 2020 2020/2019

Porcs charcutiers 10 890 - 5,0 % 108 044 + 1,3 %

Source : Agreste

Source : FranceAgriMer

Cotation du porc charcutier - bassin Grand Sud-Est

(€/kg et %) novembre 2020 novembre 2020/

octobre 2020 novembre 2020/

novembre 2019

Porcs charcutiers 1,54 - 3,8 % - 19,6 %

2018 2019

janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

Sources : Agreste-FranceAgriMer

Cotation du porc charcutier entrée abattoir classe S - bassin Grand Sud-Est

€/kg de carcasse 2,00

1,90 1,80 1,70 1,60 1,50 1,40 1,30

2020

Abattages régionaux d’agneaux

(tonne équivalent-

carcasse et %) octobre 2020 octobre. 2020/

octobre 2019 2020 2020/2019

Agneaux 325 - 0,4 % 3 709 + 8,3 %

Source : Agreste

Cotations des agneaux couverts classe R 16-19 kg - moyenne des régions

(€/kg et %) novembre 2020 novembre 2020/

octobre 2020 novembre 2020/

novembre 2019

Agneaux couverts classe R 7,29 + 1,1 % + 9,1 %

Source : FranceAgriMer

viandes compétitives (Sources : FranceAgriMer - le Marché du Porc Breton).

S e l o n F r a n c e A g r i M e r , l a consommation des ménages à domicile de porc frais progresse de 4,7 % en octobre sur un an. Les exportations sont quasi stables sur 9 mois mais en forte hausse vers la Chine (+ 33 %) et les importations e u r o p é e n n e s e n p r o v e n a n c e principalement d’Espagne reculent de 6 %.

Ovins

Les abattages régionaux d’agneaux d’octobre sont stables par rapport à ceux de la même période 2019 dans un contexte d’augmentation des importations d’agneaux britanniques et de ralentissement du marché intérieur. Le cumul annuel 2020 reste excédentaire de 8,3 % comparé à celui de 2019.

En novembre, le cours de l’agneau p r o g r e s s e e n c o r e m a i s p l u s

(15)

lentement malgré une demande en repli probablement due en partie au second confinement. Le maintien de cours élevés s’explique par une offre limitée tant intérieure qu’au niveau des importations. Avec 7,29 €/ kg de carcasse en novembre, le prix progresse de 1,1 % en un mois et situe 9,1 % au-dessus de 2019. La cotation ovine dépasse de 9 % la moyenne 2015-2019.

Volailles

Les abattages régionaux de poulets et pintades reculent en octobre sur un an. En cumul annuel, les abattages de poulets progressent de 6,4 % comparés à ceux de 2019 grâce à une consommation soutenue. Toutefois, les volumes de pintades sont en fort repli de 17,1 % pour cette filière mise à mal par la fermeture de la RHD au printemps et à l’automne.

La cotation des poulets sur le marché de gros de Rungis est stable en novembre comparée au mois dernier mais en recul sur un an sauf en dinde filet.

Dans le contexte de reconfinement et de menace de la grippe aviaire dans les élevages, la filière volailles s’inquiète pour la commercialisation des volailles festives (chapons, dindes de Noël, pintades, canards, pigeons et cailles, foie gras...) lors des fêtes de fin d’année. Les marchés de canards, pintades, caille et pigeons sont de nouveau pénalisés par la fermeture des restaurants lors du second confinement, principal débouché de ces volailles.

Depuis la détection du virus influenza aviaire hautement pathogène H5N8 le 23 octobre aux Pays-Bas, de nombreux foyers se sont déclarés en Europe ces dernières semaines dans la faune sauvage ou dans des élevages. La France a enregistré

Abattages régionaux de volailles et lapins

(tonne équivalent-carcasse et %) octobre 2020 oct. 2020/

oct. 2019 2020 2020/2019

Total volailles 5 837 - 19,5 % 61 719 - 10,4 %

dont poulets et coquelets 5 445 - 4,6 % 57 694 + 6,4 %

dindes* 109 - 90,7 % 1 163 - 89,6 %

pintades 153 - 28,9 % 1 791 - 17,1 %

Lapins 18 - 0,3 % 186 =

Source : Agreste

Cotation Rungis - découpe

(€/kg et %) novembre

2020 nov. 2020/

oct. 2020 nov. 2020/

nov. 2019

Poulet PAC* standard 2,20 = - 4,3 %

Poulet PAC* label 4,00 = - 2,4 %

Dinde filet 5,40 = + 1,9 %

Source : FranceAgriMer * prêt à cuire

Cotation nationale du lapin vif

(€/kg et %) novembre

2020 nov. 2020/

oct. 2020 nov. 2020/

nov. 2019 Lapin vif hors réforme départ

élevage 2,16 + 1,3 % + 3,7 %

Source : FranceAgriMer

(*) rappel : la chute régionale d’abattage est liée à la fermeture d’un établissement

la faune sauvage (Morbihan) et un premier cas confirmé le 8 décembre dans un élevage des Landes. Des mesures de biosécurité sont mises en place pour éviter sa propagation sur le territoire national.

S u r l e m a r c h é d e s œ u f s d e consommation, la demande se ressaisit en novembre. Elle se traduit par une hausse des besoins des centres de conditionnement pour répondre à une consommation traditionnellement active en décembre pour les fêtes. Au marché de gros de

progressent par rapport à la dernière semaine d’octobre même si le cours moyen mensuel recule de 5,7 % . Lapins

Les abattages régionaux cumulés de lapins depuis janvier sont identiques à ceux de l’an passé.

La cotation du lapin continue de progresser en novembre avec la période froide propice à sa consommation. Avec 2,16 €/kg en novembre, le cours national du lapin départ élevage gagne 1,3 % en un mois. La cotation est en hausse de

janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

Source : FranceAgriMer

Cotations des agneaux couverts classe R 16-19 kg - entrée abattoir

€/kg de carcasse 7,40

7,20 7,00 6,80 6,60 6,40 6,20 6,00 5,80 5,60

2020

2019

2018

(16)

agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|NOVEMBRE 2020 N°11 16

Evolution de l’utilisation du territoire dans la région Evolution de l’utilisation du territoire dans la région

ZOOM

L’occupation du territoire régional est abordée sur les 20 dernières années.

L’évolution des principaux postes agricoles, forestiers et urbains est présentée. Elle peut être lue dans le cadre de l’objectif gouvernemental

«zéro artificialisation nette» mais aussi pour alimenter la réflexion sur la consommation locale et le plan national protéines.

L’analyse est basée sur les données Agreste / SAA (statistiques agricoles annuelles). La construction de la SAA utilise plusieurs sources :

- des sources historiques (Corine Land Cover, Teruti, inventaire forestier national, surfaces déclarées à la PAC, recensement agricole, etc).

- des sources plus récentes (Oscom, Cesbio, enquêtes spécifiques).

Certains postes sont précis (céréales, surfaces toujours en herbe par exemple) tandis que d’autres le sont moins (sols artificialisés, landes par exemple).

La région est plus verte (importante part de prairies permanentes) et moins céréalière que la France.

L ’ a r b o r i c u l t u r e e t l e s p l a n t e s aromatiques et médicinales (PPAM) sont plus développées, contrairement à la vigne, le maraîchage, les pommes de terre et autres cultures industrielles notamment.

Utilisation du territoire en 5 postes en 2019

Répartition régionale de la surface agricole utile en 2019

Répartition nationale de la surface agricole utile en 2019

Le profil global de la région et de la France entière sont très similaires. La part plus importante des rochers et glaciers s’explique par la présence des Alpes.

Source : Agreste / SAA

Source : Agreste / SAA

Source : Agreste / SAA

Région France

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www.agreste.agriculture.gouv.fr

Les surfaces régionales de forêts sont globalement stables depuis 20 ans, de même que les landes. L’urbanisation importante des années 2000 puis moindre dans les années 2010 s’est faite au détriment quasi exclusif des terres agricoles. La population régionale a augmenté de 15 % en 20 ans tandis que les sols artificialisés ont augmenté d’environ 16 %. En moyenne régionale, les zones urbaines ne se sont donc pas densifiées mais une étude IDDRI/Science Po A. COLSAET 2019 montre que les très grosses agglomérations tendent à se densifier tandis que la majorité des centres urbains plus petits poursuivent leur étalement.

Alors que les surfaces toujours en herbe ont diminué de 11 % jusqu’en 2015 et reprennent 5 % depuis, probablement sous l’effet du verdissement de la PAC de 2014, les surfaces régionales de fourrages annuels et autres prairies temporaires et artificielles gagnent 12 % en 20 ans. Les céréales oscillent autour de l’équilibre mais les protéagineux (principalement pour l’alimentation animale) ont chuté dans les années 2000 et peinent désormais à se développer.

L’engouement pour les parfums naturels, les huiles essentielles et la phytothérapie stimulent les surfaces de plantes à parfum et médicinales (PPAM) depuis 2015 malgré la concurrence bulgare. Les légumes secs et frais retrouvent leurs surfaces de 2000 après une diminution de 25 % autour de 2012.

Sous l’effet de plusieurs facteurs (notamment concurrence étrangère, climat, ravageurs), l’arboriculture perd 35 % de surface en 20 ans. De même, la vigne (surfaces totales vin et raisin, en production ou non) diminue régulièrement depuis 2000.

Evolution comparée de l’utilisation du territoire régional en 5 postes

Evolution comparée des cultures et prairies régionales depuis 2000

Evolution comparée d’autres productions végétales régionales depuis

2000

Source : Agreste / SAA

Source : Agreste / SAA moyenne triennale glissante

Source : Agreste / SAA moyenne triennale glissante

David Drosne

Base 100 en 2000 Base 100 en 2000

Base 100 en 2000

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