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Submitted on 31 May 2020
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Pathogenèse des encéphalopathies spongiformes transmissibles : apports du modèle ovin
Francois Schelcher, Olivier Andréoletti, Guillaume Tabouret, Caroline Lacroux, Gilles Foucras, Francis Eychenne, Patricia Berthon, Pierre Sarradin,
Frédéric Lantier, Jean Michel Elsen
To cite this version:
Francois Schelcher, Olivier Andréoletti, Guillaume Tabouret, Caroline Lacroux, Gilles Foucras, et al..
Pathogenèse des encéphalopathies spongiformes transmissibles : apports du modèle ovin. Productions
animales, Institut National de la Recherche Agronomique, 2004, 17, pp.23-30. �hal-02669994�
Introduction
Les Encéphalopathies Spongiformes Transmissibles (EST) regroupent des mala- dies d’évolution chronique, à longue durée d’incubation, caractérisées par des lésions neurodégénératives et par l’accumulation
d’une protéine anormale, la PrPsc, isoforme d’une protéine normale, non pathogène, la PrPc. La PrPsc peut être considérée comme le seul marqueur moléculaire spécifique des EST (Mc Kinley et al 1983) et dans l’hypothè- se « protein only » de Prusiner, comme l’agent causal de ces maladies (Prusiner 1982).
Toutefois, certaines observations rapportent l’existence d’une infectiosité en l’absence de PrPsc détectable (Somerville et al 1996, Lasmézas et al 1997).
La tremblante ovine fut la première des EST naturelles décrites sur le plan clinique (Comber 1772), lésionnel (Besnoit et Morel 1898) et pour laquelle le caractère transmis- sible par inoculation fut démontré en condi- tions expérimentales (Cuillé et Chelle 1936).
Dans les conditions naturelles, l’agent de la tremblante se transmet assez facilement d’un individu à l’autre. La transmission maternelle et la contamination horizontale semblent jouer un grand rôle, sans qu’il soit possible de les hiérarchiser. Dans ce domaine, les connaissances restent encore imprécises (Hoinville 1996, Detwiler et Baylis 2003).
La diversité des souches de tremblante repose sur différents arguments. Lors d’ino- culation d’homogénats d’encéphale à diverses lignées murines, les durées d’incubation et les profils lésionnels conduisent à distinguer dif- férents groupes d’isolats (Bruce et al 1994, Bruce et al 2002). La thermostabilité (Dickinson et Taylor 1978), les caractéris- tiques biochimiques de la protéine prion pathogène (PrPsc) (Kuczius et Groschup 1999) et sa répartition dans l’encéphale des P. BERTHON , P. SARRADIN ,
F. LANTIER
3, J.M. ELSEN
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UMR INRA - ENVT Interactions Hôte - Agents Pathogènes, 23 Chemin des Capelles, F-31076 Toulouse Cedex 03
2
INRA, Domaine de Langlade, Pompertuzat, F-31450 Montgiscard
3
INRA, Station de Pathologie Infectieuse et Immunologie, F-37380 Nouzilly
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