TRAITE A LA MACHINE DES BREBIS.
CONSÉQUENCES DE LA SUPPRESSION DE L’ÉGOUTTAGE MANUEL EN FONCTION
DES CARACTÉRISTIQUES DE TRAITE
G. RICORDEAU
J.
LABUSSIÈREStation centrale de
Génétique
animale,et Laboratoire de
Physiologie de
la LactationCerztre national de Recherches
zootechniques,
78 -Jouy-en-Josas
Institut national de la Recherche
agronamique
SOMMAIRE
Cette étude a pour but d’estimer les variations de
production
consécutives à lasuppression
del’égouttage
manuel (traite de finition effectuée à la main après enlèvement desgobelets),
en fonctiondes
quantités
de lait obtenues au cours des différentesphases
de traite.Deux essais ont été réalisés : l’un en ferme sur 202 brebis Lacaune
(dont
ioitémoins)
traites après 38jours
d’allaitement ; l’autre en station sur 38 Préal_5es du Sud et 5t croisées traitesdepuis
la mise bas.
La
suppression
del’égouttage
manuel a été effectuéependant
20jours,
àpartir
du 2emois delactation. Elle entraîne une perte de 118 ml
(r6
p. ioo)supérieure
au volume del’égouttage
obtenudans le lot témoin (93 ml).
Nous avons montré que la chute globale de production
dépend
de façonsignificative
du volumeinitial
d’égouttage,
mêmeaprès
correction de l’influence du niveau deproduction (r
=0 , 34 ).
En revanche, la différence entre lesquantités
de lait obtenues à la machine avant etaprès suppression
de
l’égouttage
varie en sens inverse du volumed’égouttage
et semble plus faible pour les brebis cédant la plus grande partie de leur lait au cours des 30premières
secondes de traite.INTRODUCTION
La traite à la machine des brebis
comprend
habituellementplusieurs opérations.
Un
premier
trayeur pose lesgobelets
sanspréparation
de lamamelle, puis, lorsque
le débit du lait diminue ou a
cessé,
il effectuel’égouttage-machine
en massant laglande
et enlève lesgobelets. Quelques
minutesaprès,
un deuxième trayeur effectuela traite de finition à la main en soubattant
plus
ou moinsénergiquement :
c’estl’égouttage
manuel ou « repasse n. Cette dernièreopération
nécessite de bonstrayeurs
et réduit considérablement le nombre de brebis traites par ouvrier et par
heure ;
ii iest donc souhaitable de chercher à la
supprimer.
Dans une étudeprécédente (Rzcox-
VEAU, MARTINET et DkNA:nux,
19 6 3 )
nous avons mesuré defaçon globale
la chutede
production
consécutive à lasuppression
del’égouttage. L’objet
de cette étudeest d’estimer de
façon plus précise
lesconséquences
de cettesuppression, compte
tenu des différences individuelles dans le niveau de
production,
laquantité d’égouttage
manuel et la vitesse de traite.MATÉRIEL
ETTECHNIQUES
Deux essais ont été réalisés, l’un dans une ferme de la
région
deRoquefort,
l’autre au domainede Brouessy. Dans les deux cas, on a utilisé le
protocole
suivant :période
r : rojours
avec contrôle de la traite-machine et del’égouttage
manuel.période
z : zo jours sans égouttage manuel.période
g : 10jours
avec rétablissement del’égouttage
manuel.la
période
4(fin
de la lactation avec égouttage) concerneuniquement
l’essai en ferme surbrebis Lacaune.
r. Dans l’essai en feyme, on utilise 202antenaises et adultes de race Lacaune. L’allaitement dure
3
8
jours
en moyenne. Lapériode
i commence 7joursaprès
la mise à la traite, soit le ¢5ejour
de lac-tation. L’égouttage manuel est
supprimé
sur 101 brebis(lot expérimental)
les autres constituant le témoin. Les contrôlesvolumétriques
deproduction
sont effectués sur les 2 traitesquotidiennes,
tous les deux
jours pendant
lespériodes
1, 2et 3, tous les moisaprès
le 85ejour
de lactation.Ce troupeau est soumis à la traite
mécanique
pour lapremière
fois dans une installation de type« Casse » suivant la
technique préconisée
par Bose( 19 6 2 ).
2
. L’essai en station porte sur deux années. En 1963, on utilise 89brebis en 2e lactation dont
3
8 de race
P y éalpes
du Sud et 51 F, issues du croisement Frison XPréalpes.
Ces brebis sont traitesdepuis
la mise bas. Lapériode
i commence le 5oejour de lactation. Le contrôle laitiervolizmétrique
est effectué
quotidiennement
sur les 2traites,pendant
toute la lactation. Lacinétique
de la descente de lait est contrôlée sur unepériode
de 2jours(soit
4traitesconsécutives)
il la fin de lapériode
1(
59
et 6oejour
delactation)
et de lapériode
2( 79
et 80ejour
de lactation) : les mesures sont effectuéestoutes les 15 secondes suivant une
technique
décrite antérieurement(RicoRVEAU,
MARTINET, DE NAMUR, 1963).
En 1964, l’essai est répété sur 40 brebis croisées. Les enregistrements de descente du lait sont effectués
uniquement
à la fin de lapériode
2 avec un suiveur de niveau(L ASU SS I F RE
et MARTINET,19
6 4
),
permettant de mesurer les volumes de lait toutes les 4secondes.En
19 6 3
et19 6 4 ,
iln’y
a pas eu de lot témoin dans l’essai en station.;.
D/finitions.
M :
quantité
de lait obtenue à la machine, ycompris l’égouttage-machine.
E :
quantité
de lait obtenue àl’égouttage
manuel.T : volume total de la traite.
E
°% :
volume de l’égouttage manuel en p. 100du volume de lait obtenu à la machine.Les indices
correspondent
aux 3premières périodes
de contrôles.Di ! différence entre les
quantités
totales de lait obtenues entre lespériodes
i et 2, soit Tl - M z . d
i = différence entre les
quantités
de lait-machine obtenues entre lespériodes
i et 2, soit. M; — M,.
I5
i
corrigée
= différence entre laquantité
totale moyenne despériodes
i et et laquantité
obtenue en
période
2, soit[moyenne
T, et T3-M,].
La vitesse de traite
(%
3os)
est définie par laquantité
de lait obtenue au cours des 30 pre- mières secondes de traite en p. 100 de laquantité
obtenue à la traite-machine proprement dite(c’est-à-dire
noncompris
le lait del’égouttage-machine
obtenuaprès
intervention dutrayeur).
4
.
Caraciérisliqiies
de la mar/zinc à traire.Dans les 2 essais, on utilise une machine .BIfa-LaB<,d : Vide de 3., cm de mercure, vitesse de
pul-
sation de 180/mn, rapport !!z. i .
RÉSULTATS
I. -
Comparaison
entre lesPériodes
1 et 2. Essai evt
ferme (1 / acaune).
- Pendant les 10
jours
de lapériode
i, le volume moyen del’égouttage
est de97 ml
( 1 ),
soit 14,3 p. 100 du volume de lait trait à la machine. Lafigure
i donneune idée de la variabilité observée entre animaux dans un
troupeau
ordinaire :2
0 à 280
ml,
3 à 52 p. 100.- Pendant la
période
2, lacomparaison
entre le lot témoin et le loteYpéri
mental
(tabl.
i,fig. 2 ), indique
que l’absenced’égouttage
entraîne uneperte jour.
nalière de 118 ml
( 107
ml les iopremiers jours
et r3o ml les 10jours suivants) qui
( 1
) Dans le lot témoin, le classement des brebis en 2 groupes (l’un dont le niveau d’égouttage en période l
est supérieur à go ml par jour, l’autre dont le niveau est inférieur à go ml) montre que le volume
d’égouttage
reste constant pour les brebis à faible niveau (68, 69, 65et 64ml au cours des périodes 1, 2, g et 4) mais diminue
pour les brebis à haut niveau (respectivement : z28, 11 104, 83 ml).
représente
16 p. 100 de laproduction
totale du lot témoin. Cetteperte
estsupérieure
de 25 ml au volume
d’égouttage,
obtenu dans le lot témoin.- I,ors de la 3e
période, après
rétablissement del’égouttage manuel,
la diffé-rence de
production
n’estplus
que de6 5
ml delait ;
elle devientpratiquement négli- geable
i moisaprès
rétablissement del’égouttage
manuel(période
4, tabl. i etfig. 2 ).
. Essai en station
(Préalpes
etcroisées).
Entre les
périodes
i et 2, la chute deproduction
est de y2 ml de lait pour lesPréalpes
et de 23o ml pour les croisées. En l’absence detémoin,
on doit tenircompte
de la décroissance deproduction
laitière en fonction du stade de lactation( 7
p. 100en moyenne par
semaine ;
RicoxD!nu et DENAMUR,19 6 2 ). Après correction,
cetteperte représente respectivement 8 4
et 94ml de lait parjour,
soit 14et I p. 100de laproduction théorique
que l’onpouvait espérer
au cours de lapériode
2(tabl. 1 ).
II. -
Influence
du niveau deproduction
obtenu à la machine et àl’égouttage
manuelLa chute de
production
laitièreenregistrée
entre lespériodes
i et 2 varie defaçon importante
d’une brebis à l’autre. Pour essayerd’expliquer
ces variationsindividuelles,
nous avons effectué uneanalyse statistique portant
sur 2 différences.i. La différence Di
exprime
la chute totale deproduction
entre lespériodes
i et 2. Elle est en corrélation
positive
avec le volumed’égouttage E l
et avec le niveaude
production T, (tabl. 2 ),
mais larégression
totale oupartielle
de Di surE,
est infé-rieure à l’unité
(b
=0 ,8 5 ).
Aussi nepeut-on espérer
réduire defaçon
sensible lachute de
production
consécutive à lasuppression
del’égouttage
en éliminant les brebis cédant habituellementbeaucoup
de lait lors de cetégouttage.
Aucontraire,
le niveau de
production
obtenu sanségouttage
enpériode
2(c’est-à-dire 1VI,,)
est indé-pendant
du volume initiald’égouttage
etdépend
étroitement de laquantité
totaleet de la
quantité
de lait-machine obtenue enpériode
i(tabl. 2 ).
2
. La variable
T,
étant la somme de>~1
et deM l ,
il est assez difficile deséparer
l’influence
respective
de ces 2 facteurs. Pour traduire la variation deproduction
consécutive à la
suppression
del’égouttage,
nousprendrons
donc commeparamètre
la différence rl2 =
M l - M 2 .
. Essai enferme.
L’analyse
de la variance des di(lot
témoin avec lotexpérimental)
révèle uneinfluence
significative
du niveau delait-machine,
mais pas du niveaud’égouttage (tabl. 3 ). Cependant,
les résultats moyens du tableau q. a semblentindiquer
que l’influence du niveaud’égouttage pourrait
ne pas être la même pour le lotexpérimental
et pour le lot témoin : l’effet lot est d’ailleurs
significatif.
*
Essai en station.
L’analyse
de la variance des di(tabl. 3 )
faitapparaître
une influencesignificative
du niveau de lait-machine et du niveau
d’égouttage. Cependant,
si di varie dans le même sens queM,
di diminuelorsque
Eaugmente.
Celasignifie
que, pour un même niveau deproduction,
les brebis donnant habituellementbeaucoup
de lait àl’égout- tage perdent
moins de lait à la machinelorsqu’on supprime
la finition à la main(tabl. 4).
Ce résultat s’observe dans les 2
essais,
sauf pour le lot témoinLacaune,
cequi
semble traduire l’existence d’un
phénomène
decompensation.
Onpeut également
constater la similitude des
réponses
entre les Lacaune deRoquefort
et lesPréalpes
de
Brouessy (tabl. 4 a).
La différence di estplus
élevée pour les croisées Frison xPréalpes,
mais cela tient au niveau deproduction.
III. -
Ca y acté y istiques
de traiteIl est intéressant de savoir si les brebis
qui s’adaptent
bien à lasuppression
del’égouttage
manuel sont cellesqui
se laissent bien traire à la machine.L’aptitude
àla traite est un critère
qui
n’est pas encore défini avecprécision
mais les études récentes sur lacinétique
de la descente du lait ontpermis
dedistinguer
2catégories
de brebis : celles
qui
donnent leur lait en i fois(brebis
à Ipic)
et cellesqui
le donnenten 2 fc is
(brebis
à 2pics).
Pour traduire cesdifférences,
nous avonscalculé,
pourchaque brebis,
laproportion
de lait obtenue au cours des 30premières
secondes de traite en fonction de laquantité
obtenue à la traite-machineproprement
dite.D’après
les observations de LABUSSIÈREet MARTINET
(rg6 4 ),
onpeut
considérer que le lait des 30 secondesreprésente approximativement
le lait citernal. Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau 5 : la différence di estplus
faible pour les brebisqui
cèdentla
plus grande partie
de leur lait en début de traite. Ce résultat a été confirméen
rg6q
sur les brebis contrôlées avec le suiveur de niveau : dîest en moyenne de 60 ml pour les brebis classées à ipic
et de 195 ml pour les brebis classées à 2pics.
En
fait,
lestableaux 4
b et 5expriment
la mêmechose, puisque
les brebisqui
cèdent
rapidement
leur lait sontprobablement
des brebis à ipic
et que ces dernières ont uneproduction plus
faible mais un volumed’égouttage plus important (L AB us- siÈRE, zg6 7 ).
En
19 6 3 ,
la descente de lait avait étérépétée
à 20jours d’intervalle,
en fin depériode
i et depériode
2. lasuppression
del’égouttage
n’apratiquement
pas modifié l’écoulement dulait,
mais cela demande à être vérifié par unetechnique plus
fineque celle utilisée à
l’époque.
IV. -
Ré!étabilité
etdifférences
entre béliersPour les 4o brebis
croisées,
contrôlées 2 années de suite dans les mêmes condi-tions,
le coefficient de corrélation entre années de la variable di estsignificatif
maisfaible
(r
=0 , 39 ). L’analyse
de la variance des di révèle une différencesignificative
entre béliers
malgré
lepetit
nombre d’observations( 7 pères
et8 9 produits).
La chutede
production
consécutive à lasuppression
del’égouttage
est donc un caractèreassez peu
répétable
mais certainement héritable.DISCUSSION
r. Chez les
Bovins, la suppression
del’égouttage
manuel entraîne une chute deproduction
relativement faiblelorsque
le volume del’égouttage
est lui-même peu élevé : 2à 3 p. 100deperte
en moyenne pour WILSONet CANNON(ig 34 ), WOOD W ARD,
H O
’F
ISet GRAVES
(ig 3 6),
pour un volumed’égouttage
d’environ 5 p. 100 ; 3 à 12p. ioo de perte pour B_!m,!!! et c!l.( 1953 )
pour un volumed’égouttage
de io p. 100. ESKEDAL(1 051
) puis
HAXSEX( 19 6 3 )
ontégalement
obtenu de très bons résultats au Dane- mark enremplaçant
la finition à la main par une finition à la machine.D’après
desobservations effectuées sur
génisses,
CI,OUGH( 19 6 4 )
constate que laperte
de pro- duction consécutive à lasuppression
del’égouttage-machine
n’est passupérieure
àla
quantité
de lait laissé dans lamamelle,
c’est-à-dire 27o g de lait parjour
et par traite. Plus récemment GOFFet SCHMIDT( 19 6 7 )
ont même montré que lasuppression
de
l’égouttage-machine
sur des vaches de racesAy y shi y e, Jersiaise
ou Brune desAlpes
n’avait aucune influence
significative
sur le niveau deproduction
moyen(rg,og
contreig,i3
kg
de lait parjour),
les différences individuelles étant en moyenneplus
faiblespour les animaux à haut niveau de
production.
2
. Dans cette étude consacrée aux brebis
laitières,
l’absenced’égouttage
manuelse traduit par une réduction de
production
de 16 p. 100. L’essain’ayant
duré que20
jours,
onpeut
évidemment se demanderquelle
aurait été la réduction deproduc-
tion s’il avait été
poursuivi pendant
toute lapériode
de traite.Cependant,
tantaprès
la
suppression
del’égouttage (début
depériode 2 ) qu’après
lareprise
de cetégouttage (début période 3 ),
laphase d’adaptation
des brebis n’a pas duréplus
de 5jours (fig. 2 ).
Dans uneexpérience portant
sur toute lapériode
detraite,
RicoxD!.!u, MARTINET et DE!AMUR( 19 6 3 )
avaient obtenu uneperte
moyennejournalière
de155
ml à peu
près
constante, soit au total 23 p. 100du témoin. En19 6 7 ,
Bosc, FLA-MANT et RiCORDEAU
enregistrent
uneperte
dem,8
p. 100(à
durée de traiteégale)
chez les Lacaitiie
adultes,
de6,8
p. 100 pour lesagnelles
Lacaune et seulement de3,7 p. 100pour les brebis Saydes.
Dans toutes ces études et pour toutes les brebis adultes
Préalpes
ou Lacaune,la chute de
production
consécutive à lasuppression
del’égouttage
manuel estsupé-
rieure au volume
d’égouttage
observé dans les lots témoins. Elle estlégèrement plus importante
pour les brebis à haut niveaud’égouttage
maisplus
faiblequ’on
ne pou-vait
l’espérer
du fait que,pendant
lapériode expérimentale,
ces brebis ont tendanceà mieux céder leur lait à la machine que les brebis à bas niveau
d’égouttage.
La
perte
deproduction
est en moyenneplus importante
pour les brebis à haut niveau deproduction,
mais on sait par ailleurs(RiCORD E AU
et DENAMUR,19 6 2 )
que larégression
deproduction
laitière avec le stade de lactation est en corrélationposi-
tive avec le niveau de
production.
Si l’on tientcompte
de cetterégression,
en calcu-lant la différence entre la
production
totale moyenne despériodes
i et 3 et celle de lapériode
2(D; corrigée,
tabl.2 ),
on constate que l’effet du niveau deproduction
n’est
plus significatif.
3
. En fin de
compte,
le volumed’égouttage
est intéressant à contrôler pour obtenir une estimation correcte desperformances
laitières réellement obtenues dans les conditions habituelles de traite, mais il semble inutile de le retenir comme critère de sélection. Si l’on veut améliorer le niveau deproduction
et réduirel’importance
relative du volume de lait obtenu à
l’égouttage manuel,
il faut sélectionner les ani-maux sur les
performances qu’ils
manifestent lors de la traite à la machine.4
.
I)ans l’immédiat,
on nepeut supprimer l’égouttage
manuelqui représente
une
part importante
de latraite,
mais onpeut
leremplacer
par une deuxième pose desgobelets puisque
cette solution donne des résultats aussi bons avec les brebis(Bosc,
FLAMANT etRicoRD!nu, 19 6 7 ) qu’avec
les bovins laitiers(P OLITIEK
et Roo!!,i
9
62).
Onpeut
aussi chercher à améliorer sérieusement lapréparation
de la mamelleavant la traite
(comme
dansl’espèce bovine)
etenvisager
des croisements avec desraces faciles à traire
(la
race Sarde parexemple)
pour obtenir des animauxcapables
de donner tout leur lait à la machine.
Reçu pour
publication
en mars 1968.REMERCIEMENTS
L’essai en ferme a été subventionné par un fonds de concours Mouton (F. N.
0.).
La réalisationpratique
des contrôles est due à M. CASTANIER du G. R. C. E. T. A., !, MM. ÉTIENNEet CARPENTIERtechniciens I. N. R. A. et à M. PEYRAUD,
stagiaire
I. T. P. A. Nous remercions toutspécialement
M. DELMAS du G. R. C. E. T. A. du sud de
l’Aveyron qui
a assuré la mise enplace
de l’essai et sabonne réalisation.
L’essai en station a été réalisé avec la collaboration
technique
de MM. PETREQuIN et MIRMA&dquo;&dquo;SUMMARY
MACHINE MILKING OF THE EWE. CONSEQUENCES OF THE SUPPRESSION OF HAND STRIPPING DEPENDING UPON MILKING CHARACTERISTICS
The current study was undertaken to estimate the variations in milk yield induced
by
thesuppression
of handstripping, depending
upon the amounts of milk obtainedduring
the various stages ofmilking.
Twoexperiments
were made : one in a farm on 202 Lacaune ewes(with
101control)
milked after a 38day suckling period ;
one in a research centre on 38Prdalpes
du Sudand !i crossbred ewes milked since lambing. From the 5oth
day
of lactation onwards three periodswere considered :
period
i : (todays) :
machinemilking
-k handstripping ; period
2( 20 days) :
ma-chine
milking
withoutstripping ; period
3( 10 days) :
machinemilking
+ handstripping again.
In the farm
experiment,
thesuppression
of handstripping
induces a i r8 ml daily loss( 1 6 percent) superior
to the volume( 93
ml) handstripped
in the control ewes(table
i,fig.
i and2 ).
The total difference in milk yield between
periods
i and 2 (total D, or D,adjusted
for the level ofproduction)
is in apositive
correlation(r
= 0.3o and o 34, table2 )
with the volume ofstripping
obtained in
period
i. On the contrary, the deviation between milkquantities
obtained before and after suppression ofstripping
(d,)significantly
varies(tables
3and 4) in inverse ratio to the volume ofstripping
and seems lower with ewes giving the greater part of their milk for the first 30 seconds ofmilking (table
5).From a genetic
viewpoint,
to improve theproduction
level and reduce thecomparative
amountof
hand-stripped
milk, the ewes must not be selected on the criterion of totalmilking performances,
but on the amount of milk obtained
by
machinemilking exclusively.
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