Le Pe
o]til
40 millions de Tziganes dans le M0ttlDE L a m o i t i é s o i t 2 0 m i l l i o n s e n IN D E
S u r l e s 2 0 millions d i s p e r s é s d a n s l e monde h o r s d e l' l n d e 15 millions environ sont des B0MS
En cette année l98l
peu le voile
Les LOVARAS ont longtemps séjournÉ en Hongrie.
0n retrouve dans leur langue des mots des pays dans lesquels ils ont vécu très longtemps.
C'est donc de cette tribu R0M que nous parlons dans ce numéro.
Les autres vous seront présentés dans les prochains VtI ff LUUttÈRt.
LA tAilcuE E l l e s ' a p p e l l e ' 1 e
r o m a n è s " . E l l e a p o u r b a s e l e s a n s c r i t d e l ' l n d e , m a i s comporle beaucoup de mots empruntés aux Pays par lesquels ils sont passés.
P a r e x e m p l e l e s m o t s s e te r m i n a n t e n " A V " s o n t d ' o r i g i n e i n d i e n n e : M A N G A V : j e d e m a n d e , P I A V : j e b o i s , D A V : j e d o n n e . K E R A V : j e fa i s , elc.
M o t s d ' o r i g i n e r o u m a i n e : é V 0 R B A : l a p a r o l e , o F l N 0 : l e fi l l e u l . é V A - DRA, le sceau. etc.
M o t s d ' o r i g i n e g r e c q u e : R A M 0 V : j ' é c r i s , o F 0 R 0 : l a v i l l e , e t c . En plus de leur langue maternelle, les R0MS parlent la langue du Pays dans leouel ils vivent.
t E S C O U T U M E S
ll y en a qui sont orientales. 0n les trouve encore aujourd'hui en Inde.
D'autres sont similaires à celles des juifs dont parle l'Ancien Testament.
LA REt_tGloil
En France plusieurs sont orthodoxes, quelques-uns venus de Yougoslavie sont musulmans, la plupart sont catholiques. Parmi eux il y a eu tout d'abord la conversion des LOVARAS, puis des KALDERASCH et des CH0URARAS, qui sont venus à la F0l ÉVANGÉLIOUE depuis une ving- taine d'années.
Le réveil s'étend maintenant dans divers Pays, notamment en Suède, Allemagne, ltalie, Argentine, Etats-Unis, et dans des Pays de l'Est. 0n compte parmi eux seulement une quarantaine de prédicateurs et quel- ques 2.000 convertis alors que le nombre est estimé à l 5 millions dans le monde. C'est le plus vaste champ missionnaire à atteindre et le plus difficile en cette fin des temps. Nous souhaitons que ce numéro de VIE ET LUMIÈRE vous persuade de l'urgence qu'il y a à nous donner la main d'as- sociation pour gagner ces âmes à Christ avant qu'il ne soit tr0p tard.
Photo couverture
Le prédicateur CARLOS dit "Boutchou"
nnus vnus présenternns les 4 groupes qui sont l'objet de notre action nissionnaire : LES ROMS - LES MAN-OUCHES - LOS GITANOS - LES VOYAGEURS
Ce numéro est spécialement consacré aux Æoms.
LES TZIGANES ROMS
Levons un
t,tTIilÉRÆRE
Avec leurs bæufs, leurs chèvres, leurs dromadaires, hurs ânes. leurs cha- riots, leurs tentes, leur literie rudimentaire, leurs ustensiles de cuisine, leurs femmes drapées dans de longues robes colorées, leurs enfants sui- vant pieds nus sur les routes poudreuses, à travers plaines, déserts, val- lées et montagnes, ils ont voyagé durant 500 ans pour arriver d'étape en étape aux portes de l'Europe. Ce long itinéraire aprÈs leur départ de l'lnde vers le X'siècle a été retracé dans un précédent numéro de VIE ET LUMIÈFE par René Zanellato et résunÉ dans le Documenr "l-E RÉVEIL TZIGANE."
t E S Ï R I B U S
Après leur arrivée en Europe les Tziganes se sont divisés en divers gr0u pes.
Les GITANOS sont ceux qui sont allés s'installer en Espagne. Les MAN- 0UCHES ont fait une longue halte en Allemagne avant de se répandre en France, en Belgique, en Hollande, en ltalie, en Autriche, en Angletene, en Finlande, aux Etats-Unis...
Les R0MS comprennent à la fois :
Les KALDERASCH - les TCHOURARAS et les LOVARAS.
Après un long temps d'esclavage en Roumanie, les Kaldérash sont pas- sés en Russie avant de se disoerser dans le monde entier
Une interview avec Zanellato René
Êrnr MrsstontrAtnE
PARMI tES TZIGAIIIES
Tâche très diflicile et passionnante
Vous étes allé en Grèce à diyerses reprises comme mis- sionnaire. Que signifie pour vous être missionnaire ? Un missionnaire n'esl pas un aventurier, mais un servi- teur de Dieu. ll est appelé à une tâche particulière, celle de propager le message de I'Evangile. Ses motivations doivenl être centrées sur un amour profond pour les âmes ignorant la Parole de Dieu, le salut en Jésus- Christ. Le missionnaire doil avoir la ferme conviction d'être appelé de Dieu et travailler en accord avec SA volonlé pour demeurer dans SON plan.
Le missionnaire est chargé d'une mission bien spécifi- que. ll est souvent un "pionnier" qui déf riche le terrain ou rien n'a encore été entrepris pour y fonder une æuvre,
Qu'est-ce qui vous pousse à aller si loin alors que, auprès de chez vous, ily atant àf aire et de nombreux tzi- ganes à évangéliser ?
Je suis convaincu que lorsqu'on Épond à un appel de Dieu précis les distances ne comptent pas. Si Dieu m'avait appelé tout près de chez moi, en France, ma réponse aurait été aussi affirmative. Mais le grand nom- bre de prédicateurs travaillanl en France m'a poussé à répondre à cet appel particulier pour aller plus loin là où le manque d'ouvriers se fait sentir.
Etre missionnaire parmi le peuple Tzigane en terre loin- taine n'est pas si facile. Pouvez-vous me dire quels sonf les difficultés ef /es problèmes particuliers auxquels vous êfes aff rontés dès le départ ?
ll est vraiqu'il ya des dillicultésde divers ordres. Parlons de la disponibilité du prédicateur. S'il n'est pas prêt à laire des sacrifices, il vaut mieux pour lui ne pas s'enga- ger, car il se découragera très vite et ira au devant de grandes désillusions. Un des facteurs importants pour parvenir à une grande liberté el à l'harmonie dans le tra- vail, c'est la participalion de son foyer à cette vie mis- sionnaire, notamment la compréhension de son épouse.
Je connais de nombreux frères dévoués, pleins de zèle, pÉts à répondre à I'appel de Dieu, et pourtant ils sont handicapés par une épouse qui n'est pas prête au sacri- lice. lls sont donc liés par des attaches familiales qui les tiendront dans I'incapacité de s'engager dans I'euvre missionnaire. ll est important que I'engagement soit par- tagé par tous les membres de la famille, pour éviter les difficultés sur le champ missionnaire, ce qui serait une entrave à I'avancement de l'æuvre de Dieu.
Béni soit le Seigneur pour ces épouses de serviteurs de Dieu qui partagent la vocation de leur mari !
Un des premiers obstacles que I'on rencontre en arrivant dans le pays, c'est celui de la langue. La confiance el I'approche des tziganes à évangéliser sera plus lacile si I'on parle la même langue. Les ROMS en Grèce parlent le
"ROMANES", langue quelque peu dilférente de celle parlée par les Tziganes d'Europe occidentale. Les Tzi- ganes ont emprunté environ 300/o des mots du vocabu- laire turc et grec (selon les groupes), pour eeux qui ont
Zanellato René - Lazaros
séjourné dans ces pays, tout cela demande une étude et une adaptation parliculière. Une véritable acrobatie...
ll faudra donc apprendre les mots nouveaux, les expres- sions et constructions de phrases diverses, s'adapter à I'accent, etc. En Grèce par exemple on trouve deux grands groupes bien distincts, les orlhodoxes el les XolaraÏs (tziganes de conlession musulmane). Cette séparation en deux groupes augmente les dilficultés.
Ces deux groupes se divisent eux-mêmes en sous- grouPes l
o Djambazis o V l a x o Filipitzia o Kalpaza'ir o Ornaouloura, etc.
(Leurs caractérisliques ont fait I'objet d'une étude dans une revue précédente.)
Les coutumes et habitudes sont aussi très importantes à connaitre, à comprendre, pour ne pas laire d'erreurs, ce qui entraînerait la perte de conf iance des Tziganes. Tout cela demande un certain temps d'adaptation, quelque- fois plusieurs mois el un lravail de palience. Aujourd'hui, je maitrise la langue, mais cela m'a demandé beaucoup d'efforl et du temps.
Comment faites-vous pour contacter les Tziganes dans un pays étranger quand vous arrivez pour la première fois ? Comment êtes-vous accueilli par eux ?
Quand je me suis rendu la première fois en Grèce avec deux f rères Tziganes en Christ, c'était un voyage d'infor- mation pour considérer comment et où commencer le travail. Nous devions connaître quels étaient les diffé- renls groupes de Roms ou Man-ouches que nous allions rencontrer. Ce lut donc un voyage de 15 jours.
Après ce voyage d'étude, nous y sommes retournés à deux lamilles : le Frère Félix et moi pour y séjourner plu- sieurs mois. Nous avons alors visité plusieurs villages et campements pour trouver un terrain favorable et pro- pice à poser les bases de notre mission. Pourchercher la direction et la volonté de Dieu la prière est indispensa- ble.
En général les Tziganes nous accueillent favorablement et avec curiosité. Les premières discussions tournent le
Notre Centre de Diffusion de Littérature
tient à votre disposition son catalogue gratuit. Vous pouvez com- m a n d e r d e s l i v r e s b i b l i q u e s é d i l i a n t s . R e m i s e s p é c i a l e a u x é g l i s e s et aux serviteurs de Dieu. Nous recommadons aux charismatiques le livre du pasteur LE C0SSEC : "LE D0N DU SAINT-ESPRIT ET LES D0NS SPIRITUELS." Prix 10 frs * 3 frs oort; et le BLOC C0RRES- P 0 N D A N C E a v e c v e r s e l s b i b l i q u e s . 1 2 i r s T r a n c o .
C . C . P . V I E E T L U M I È R E I 2 8 6 6 5 U L A S O U R C E 4 5
plus souvent autour du tsavail, des coutumes, de la lamille, la vle en Flance, etc. lls ne peuvent accepter ou comprendre que I'on lasse plusieurs millierS de kilomè- tres sans avoirun intér€t, sans poursuivre un but lucratif, seulement pour leur parler de Jésus el du salut de leurs âmes.
ll laut toujours faire son possible et saisir les occasions pour amener la conversation sur la Parole de Dieu. Au début, il s'agit plutôt de rassemblements de petits groupes où, face à la Bible, un dialogue s'établit en toute liberté sous forme de contacts bénis pouvant durer plu- sieurs heures, plutôt que des réunions comme nous avons I'habitude de voir en France. Dans ces regroupe- ments les auditeurs changent quelquefois plusieurs fois dans la même soirée.
Je me suis surpris à rester plusieurs jours, voire même plusieurs semaines sans prêcher, mais tout simplement Bible en main, dialoguer avec 3 roms ou plus, parlois trente. Ensuite viennent les Éunions proprement dites avec chants et cantiques qu'ils écoutent avec étonne- ment, contraslant avec leur musique qui est un mélange de loklore turc et grec très bruyante et mêlée de sons discordants vous brisant les tympans.
En ce qui concerne la prédication proprement dite que ce soit en plein air ou dens une maison les messages doi- vent être courts, dans un langage simple el compréhen- sible pour ces hommes rudes ignorant tout de la Parole de Dieu. ll faut laire preuve de beaucoup de patience et surtout compter sur I'intervention du Saint-Esprit qui peut ouvrir I'inlelligence et faire saisir le message prê- ché. ll esl important, dès le départ, d'amener ces hommes à considérer avec grand respect I'Evangile et à prendre conscience de la présence du Seigneur. N'a-t-il pas dit : "Là où deux ou trois sont Éunis en Mon NOM je suis au milieu d'eux".
Faut-il beaucoup de temps et de patience pour voir les premiers fruits de ce travail de pionnier ?
Dans I'enthousiasme du début on aurait tendance à pen- ser que tout est déjà gagné. Nous en avons fait I'expé- rience... Lors de notre premier séjour, nous avions contacté un quartier de Tziganes VLAX (monlreurs d'ours d'origine romaine) où nous avions des réunions.
Plusieurs guérisons s'étaient accomplies, notamment un homme aveugle avait été guéri ainsi qu'un jeune homme paralysé qui avait recouvert I'usage des jambes.
Nous avions alors un auditoire de 50 à 80 personnes très attentives ayant un grand inlérêt pour la Parole de Dieu.
Nous étions fort encouragés. Mais pur la pression des
prêtres orthodoxes la police intervint et tout les Tzi- ganes prirent peur, délaissèrent les réunions nous fuyant par crainte de représailles.
Après six ans de travail en Grèce, l'æuvre dans ce village n'a erp jusqu'à ce jour aucun résultat et pas un tzigane ne s'est converti. Nousavons été très découragé, mais nous espérons que par la grâce de Dieu le Seigneur étendra Sa main sur ce groupe et que la semence déposée dans leur cæur portera son fruit.
En d'autres villages, il lallut atlendre quatre longues années de travail ingrat et difficile pendant lesquelles aucun résultat apparent n'était visible, et après ce têmps de patience les premiers fruits se montrèrent et Ies pre- miers baptêmes par immersion eurent lieu.
Rencontrez-vous partois de l'opposition à I'Evangile ? ll y a tout d'abord I'opposition des Tziganes qui sont contre I'Evangile mais c'est rare. Les autorités politiques de la Grèce ne sont pas hostiles comme dans les pays de I'Est où Ia liberté religieuse n'est pas respectée. Par contre, nous rencontrons I'opposition des responsables religieux comme ce fut le cas en Espagne durant de nombreuses années où plusieurs prédicateurs tziganes lurent jetés en prison. 1
Les Tziganes de Grèce de religion orthodoxe pratiquent certaines coutumes et exigences religieuses et sont lrès superstitieux. lls vivent pour la plupart d'entre-eux dans une ignorance complète de I'Ecriture Sainte et de la volonté de Dieu. lls ne sont en relation avec les prêtres que pour les baptêmes, mariages, et enterrements. Le reste de leur vie se passe dans le désordre et le péché, résultat de leur ignorance de I'Evangile.
Lorsque dans une certaine ville nous avons commencé nolre action et qu'un Ésultat eut lieu parmi lesTziganes, les Popes (prêtres) s'intéressèrent alors à eux, alors qu'ils ne leur avaient manifesté que du mépris depuis de nombreuse années.
Nous avions fait plusieurs baptêmes et, le lendemain, à la pointe du iour, les baptisés furent interpellés - sur la pression des popes - et conduits au poste de police. Une heure après le frère Tchiket et moi furent convoqués pour plusieurs interrogatoires et après l'intervention de notre collaborateur Grec Stéfanos nous fûmes relâchés, non sans menaces... ll est difficile de donner plus de détails, ce qui risquerait de nuire à l'æuvre grecque.
Ensuite, les responsables Orthodoxes usèrent, auprès des Tziganes, craintifs pour la plupart, de chantage, les menaçant de les chasser de leurs maisons et de leur supprimer I'aide sociale indispensable. ll faut dire que
Roms de Grèce devant leur tente
la majorité de ces gens vlvent dans une grande pauvreté.
lls furent maudits, parjurés. Les chefs religieux ortho- doxes me calomniéænt avec un haut parleur sur la place centrale du quartier tzigane, divisant ainsi le peuple en soulevant les opposants et les rebelles à I'Evangile conlre moi. Une nuit, à 2 heures du matin, une dizaine d'hommes criant et vociférant, armés de bâtons et de pierres vinrent nous menacer de briser ma caravane pour y mettre le feu. Ils voulaient, sur la pression des prê- tres, m'expulser de force.
Ma compagne et moi, nous nous sommes mis en prière et le Seigneur nous a gardés. Les cris et les menaces durèrent près d'une heure, mais pas un homme appro- cha. lls étaient arrêtés sur place à une dizaine de mètres de nous. Oui, "l'ange de I'Eternel campe autour de ceux qui le craignent et il les arrache du danger..."
ll y a deux ans, nous avions, avec le frère Rom Lazaros - aujourd'hui prédicateur - préparé un local pour en faire notre église. C'était une belle salle de 70 m2, les lrères I'avaient remise en état el nous I'avions lorÉe avec un bail de 2 ans et payé par ayance la location. La veille de I'inauguration de notre première réunion, nous tûmes interdit de I'utiliser sur I'intervention et l'influence des prêtres, et le bail lut annulé. Quel découragement ! Mais notre Seigneur demeure souverain...
J'ai eu beaucoup de peine en voyant, par exemple, un frère baptisé, qui, devant les menaces des popes, renonça publiquement à sa foi en l'évangile intégral et accepta de passer par une cérémonie de "débaptisa- tion". Le lait est là et cela nous brise le cæur. Depuis, cet homme nous fuit, il nous considère comme des enne- mis.
Je ne voudrais pas parler que des difficultés, mais ilest important de dire quelles sont toutes nos expériences bonnes ou pénibles et ne pas nous contenterde donner seulement dcs comptes-rendus de bénédictions.
L'æuvre de Dieu en cette ville a beaucoup souffert. On ne peut dans le délail décrire toutes les luttes de ce petit troupeau. Le Seigneur garde ceux qui demeurent en SA main, fidèles malgré tout. J'ai souvent pensé ces der- nières années, dans les moments dilficiles, au Psaume 126 v 5 : "ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chanls d'allégresse".
Celte moisson nous I'attendons avec espérance. Nous sommes toutefois conscients de notre impuissance et comptons plus que jamais sur la grâce de Dieu et sur l'æuvre toute puissante du Saint-Esprit.
Pour ma part, je demeure lerme dans la vision que le Sei- gneur m'a donnée et a mise sur mon cæur. Je suis convaincu que l'æuvre de Grèce est une porte qui s'en- trouve vers I'Orientet, si Dieu le permet, elle peut devenir un tremplin pour évangéliser des centaines de milliers de Tziganes musulmans de Turquie, de Syrie, de l'lran, d'lrak, etc. Hélas l'évolution politique de certains pays d'Orient ne permettra plus aux missionnaires d'y aller.
Ce qui nous encourage c'est la conversion de Tziganes musulmans de Grèce. lls ont leur parenté en Turquie et dans leur lulur ils pourront aller vers eux leur annoncer l'Evangile au-delà du Bosphore. Nous comptons sur I'in- tervention de Dieu pour qu'éclate parmi ces Roms un réveil semblable à celui que viennent de connaitre les Gitans d'Espagne, malgÉ I'opposition de I'adversaire.
Efes-vous soutenu financièrement pour accomplir ce travail de pionnier ?
Les prédicateurs de notre mission tzigane ne sont pas soutenus financièrement en France. lls doivent faire
face aux besoins de Ieur famille par une activité profes- sionnelle et exercent leur ministère en plus de leurs occupations.
Seuls, ceux qui sont envoyés dans les pays étrangers perçqivenl pour vivre dans ces pays un soutien finan- cier. Cela leur permet de subvenir partiellement aux lrais de leur famille et de leurs divers déplacements. Cette aide financière provient des olf randes et des dons trans- m i s à l a M i s s i o n V I E E T L U M I È R E p a r d e s T z i g a n e s e t des non-Tziganes engagés avec nous dans l'évangélisa- tion du peuple ROM dans le monde.
Rentré en France, je retrouve mon activité profession- nelle de commerçanl forain, en exerçant aussi mon ministère au sein de divers groupes et des églises locales Tziganes.
Comment se poursuit le travail et à qui en sont conf iées /es responsabilités ?
Aujourd'hui, en Grèce, l'æuvre esl placée sous la res- ponsabililé du lrère Stélanos et du f rère Tzigane Lazaros qui assument les réunions avec lidélité et beaucoup de consécration; ils sont également assistés par le frère Savas. Je demeure en contact constant avec ces frères et, chaque année, je suis présent sur le terrain en Grèce pour I'enseignement, I'exhortation de même gue pour étendre à d'autres villes le travaild'évangélisation, parmi d'autres groupes de ROMS. L'espoir de cette (Euvre en Grèce est dans la f ormation d'hommes, tel le prédicateur Lazaros, pour devenir des colonnes spirituelles. Dans cette attente, je me sens toujours responsable de contri- buer à I'affermissement et à la progression de cette mis- sion Tzigane grecque.
Quelle est votre plus g rande satisf action dans ce service pour Dieu ?
La plus grande est celle de se savoir dans le plan de Dieu p o u r le s a l u t d u p e u p l e T z i g a n e e t d e v o i r d e s h o m m e s e t des lemmes accepter Jésus-Ch rist comme leur Sauveur, changer de vie, recevoir le baptême dans le Saint-Esprit et devenir à leur tour propagateurs de I'Evangile. Tout cela fait oublier les souffrances et les épreuves endurées pendant les années passées.
Je souhaite que vous tous, lrères et amis, vous ayez après lêcture de ces reflexions, une plus large vision de l'æuvre entreprise et un plus grand désir de vous asso- cier à cette grande moisson des âmes Tziganes.
R o m s d e R o u m a n i e
tES PRÉDICATEURS ROMS ONT PRIS CONSCIENCE DE TEURS RESPONSABITITES
DEMETEB Bobert dit "I0ULqU", aujourd'hui âgé de 48 ans et père de 6 enfants s'est converti en
| 963. ll est le pasteur responsable de I'Eglise des Bons située à lV0lSY-LE SEC, 67. rue Anatole-France, dans la banlieue de PABIS.
Cette égtise conpte environ 200 nenbres, 7 pasteurs reconnus et 3 candidats au ninistère.
Depuis Janvier | 979 un conseil de direction spi- rituelle chargé de pronouvoir I'action d'évangé- lisation des B0MS dans le nonde a été clnstitué. Loulou qui en assurc la présidence a tracé les lignes de cette acti0n nissionnaire.
a Tout comme le peuple juif, notre peuple R0M est réparti dans le monde entier, dans presque chaque Pays, même dans les pays lointains comme l'Australie, l'Argentine, les Etats-Unis, l'Afrique du Sud, etc. Partout dans ces Pays nous avons la même langue. C'est un grand avantage pour apporter la Parole de 0ieu à notre peuple . o Dans ces derniers temos Dieu a suscité des prédicateurs roms. 0uand les R0MS écoutent l'Evangile prêché dans leur langue, ils sont tou- chés en leurs cceurs et ils se rendent compte que D i e u n e le s a p a s . o u b l i é s e t b e a u c o u p s e s o n t convertis à Christ parce qu'ils ont réalisé que Dieu les aimait aussi et voulait les sauver.
o 0uand j'étais aux Etats-Unis, à New-York, il y avait environ 40 personnes qui assistaient à une réunion dans une maison de roms. J'y annonçais l'Evangile. 0uand la réunion fut terminée, un h o m m e e s t v e n u v e r s m o i e t m ' a d i t : " T u e s comme Moise, tu es venu apporter la délivrance au peuple rom". ll a réalisé que lùi et tout son peuple rom étaient perdus et que Dieu leur envoyait quelqu'un pour leur annoncer comment être sauvé.
r
à l'égard de leur peuple
a Pour mieux atteindre notre peuple dans le monde nous avons créé un conseil soirituel de 3 frères. Ce conseil représente à la fois les roms qui se sont sédentarisés et qui habitent dans des maisons et les roms qui voyagent encore en caravane s.
o D i e u a p e r m i s q u e d e s é g l i s e s d e R O M S sédentarisés s'ouvrent en France, en Belgique, en Suède, aux U.S.A., en Argentine. Ce sont en général des roms du groupe Kaldérasch. ll y a aussi des églises mouvantes. Elles voyagent sous la conduite de plusieurs prédicateurs roms e n F r a n c e , e n B e l g i q u e , e n lt a l i e , e n A l l e m a g n e . Ces roms s'appellent des Lovaras ou des Tchou- ra ras.
DEMETER RobeTt
o P o u r m a n i f e s t e r I ' u n i t é s o i r i t u e l l e d e to u s l e s convertis au Seigneur nous organisons des m is- sions en langue romanès et des rencontres des prédicateurs des divers Pays.
o Notre but est de sauver notre neuole dans tous les Pays où ils sont. Nous devons pour cela surmonter bien des difficultés surtout à cause des grandes distances et des moyens restreints dont nous disposons à ce jour. C'est aussi pour- quoi nous vous demandons de nous soutenir avec persévérance dans la prière afin de mener victorieusemqnt ce combat jusqu'au retour du S e i g n e u r .
ITALIE Lors d'un service de baptêmes près de Turin. Plus de 100 Roms se sont convertis ces deux dernières années et ont reçu le baptême dans l'Esprit. 3 jeunes hommes se sont levés pour être prédicateurs.
Les 3 membres du Conseil dê Coordinalion l\y'ondiale: g à dr. Kralovitch Berto, Demeler Robert, Atanasio Fardi.
Berto est un serviteu r de Dieu très estimé parmi son peuple Rom. | | est Tchou rara et voyage constamment avec un groupe de caravanes. Parfois il va en mission dans les Pays Etrangers.
BELGIQUE Tantôt à Bruxelles, tantôt à Anvers, les Roms se regroupent en une communauté vivante. Debout à droite, le p r é d i c a t e u r Y o j o m e m b r e d u c o n s e i l d e d i r e c t i o n d e l a M i s s i o n E v a n g é l i q u e T z i g a n e B e l g e .
Roms suédois avec Fardi (4" rang g. à dr.)
ATANASIO FARDI est ëvangéliste. Le Seigneur a accompagnéson ntessage pur tle nombreuses guërisons eu ('ours de ses missions d'ëvangélisation qu'il a_/aites en Belgi- clue, en Suède, en Norvège, en ltalie, en France.
Depuis quelques années il t'ollabore avec I'Eglise FILADELFIA de Sro<'kholnt.
Il a I'avantage de parler le Romanès, le Français, l'ltalien et le Suédoi-s.
Il a bien voulu nous.f aire part de quelques uns des résultats tle s<tn ninistère.
Guérisons miraculeuses Depuis que je prêche je suis allé dans dive-rs Pays vers mon peuple ROM. En S U EDE j'ai prié pour un enfant qui avait une grosseur au genou et qui boitait. Aus- sitôt après I'imposition des mains et la prière, la grosseur disparut et I'enfant se mit à marcher normalement. J'ai prié pour 3 enfants de la même famille. Ils étaient presque aveugles. Après la prière et I'imposition des mains au nom du Sei- gneur, ils ont fiil bien voir et ils ont pu être admis à l'école. Une femme qui avait des crises d'épilepsie 2 ou 3 fois par jour depuis 6 ans a été guérie à I'imposition des mains. Aujourd'hui elle témoigne à tous.
J'ai prié pour un homme q ui avait un bras atrophié. Le Seigneur I'a guéri et le bras s'est rallongé et s'est mis à bouger comme I'autre. Ce sont là quelques miracles parmi bien d'autres que j'ai vus s'accom- plir en divers pays parmi les roms et les gadgés.
Les réunions
Au début, quand j'arrive dans un pays, je vais de maison en maison faire de petits contacts, témoigner et prier pour les malades. Ensuite je rassemble les roms dans une maison et je commence les réu- n i o n s . E n s u i t e q u a n d l e s r o m s v i e n n e n t nombreux je cherche un local avec le concours des chrétiens gadgés de la ville
RÉTAMEUR il devient
ÉvaxcÉusrn
où vivent les Roms et j'y commence une mission pendant plusieurs sorrs.
Un beau résultat
En Suède. après plusieurs années d'ef- forts d'érangélisation j'ai eu la joie de loir plusieurs jeunes hommes se conver- tir et il y a actuellement parmi eux 8 can- didats au ministère. Je les ai instruits dans la Parole de Dieu et en plus ils sui- vent les cours bibliques donnés dans le cadre de l'Eglise Filadelfia de Stockholm.
Objectifs
Maintenant je désire atteindre avec l'Evangile mes frères Roms dans le m o n d e e n t i e r e t , e n 1 9 8 l , j e p e n s e f a i r e des missions d'évangélisation en Argen- tine, en Suède, en ltalie, en France, en Belgique, en Hollande, et Dieu voulant en d'autres Pal's. Je compte aussi aller faire des réunions chez les roms en Rou- manie et je me recommande à vos prières.
Nos c0ruvENTtoNs 1981
1 . R e n c o n t r e d e s p r é d i c a t e u r s l e 1 " f é v r i e r à ENNORDRES. OUVERTURE DE L'ÉCOLE B I B L I O U E .
2. 14-f6 avril, retraite spirituelle pour t0us l e s p r é i l i c a t e u r s à E N N 0 R D R E S . 3 . P r e m i è r e c o n v e n t i 0 n N A ï l 0 N A L E à E N N 0 R D R E S à P â q u e s 1 8 - 1 9 - 2 0 a v r i l 4. CONVENTION EUROPÉENNE en HOL- L A N D E à P e n t e c ô t e . 4 - 8 ju i n
5 . M i s s i o n d e s R 0 M S d ' E U R 0 P E e n l a n g u e R o m a n è s . 6 - 9 a o û t
6. CONVENTION M(]NDIALE DE TOUS LES TZIGANES DE TOUTES LES TRIBUS. (Les autorités espagnoles ayant refusé l'autori- s a t i 0 n d e la fa i r e e n E S P A G N E , l e li e u e t la d a t e s e r o n t a n n o n c é s d a n s l e p r o c h a i n b u l - letin. )
Rencontre des prédicateurs Roms à Paris - Décembre 1980
r
,,TU
SERAS VOYAGEUR POUR TON DIEU"
Cette parole fut adressée prophéti- quement à Slevo DEMETER lorsd'un culte évangélique à Lyon, alors qu'il venait tout juste de se convertir
OEMETER STEVO est l'un des roms âgés à l'égard duquel les roms ont beaucoup de res- pect. ll a 68 ans et prêche l'Evangile depuis plus de 15 ans parmi son peuple. lTlous lui auons demandé de nous rappeler quelques-uns de ses souvenirs.
LA MORT ÉTNIT OIruS LA MARMITE Mon père m'a raconté comment ses I frères, sa sæur et ses parents avaient quitté la France pour les Pays de I'Est il y a bien des années.
Après avoir dépensé presque toute leur fortune en voyage ils anivèrent en Roumanie. Là, un jour, par économie, ma grand-mère préparait dans une grande marmite le repas pour toute la famille, car il restait peu d'argent.
La marmite était placée sur le feu de la forge. lly avait autour de cette petite forge qui servait au travail du rétamage, tous les produits et tout le matériel que l'on utilisait pour ce travail.
Tous attendaient impatiemment que ce soii prêt pour manger. Ma grand-mère voulut prendre du sel pour assaisonner la nouniture. Elle prit par erreur du sel amoniaque qui est très toxique.
Tout le monde était réuni autour de la table et ma grand-mère remplissait les assiettes et les remettait à tout le monde et tous étaient heu- reux de pouvoir enfin manger. 0uand ils goûtè- rent la soupe ce fut une déception tenible. Mon I
grand-père dit "0u'esÎ-ce c'est" Cela a un goÛt d e p r o d u i t c h i m i q u e ! " l l l u i d e m a n d a o ù e l l e avait prit cela et ma grand-mère lui montra le récipient où elle l'avait pris et ils se rendirent compte de l'erreur. Comme tout le monde avait faim et qu'il n'y avait pas beauioup d'argent, mon grand-père alla chercher un gros pain noir, comme on en vend dans ces Pavs, et un morceau de lard, et tout le m0nde était heureux de man- ger malgré tout.
Mon père nous racontait cela quand nous étions dans l'abondance.
TRAVAIT ET VOYAGE EN RUSSIE Mon grand-père m'a raconté comment il vivait et t r a v a i l l a i t e n R U S S I E : " 0 n a l l a i t v o i r l e c o m m a n - dant des casernes militaires pour demander du travail. 0n nous confiait des marmites énormes dans lesquelles on faisait la soupe pour les sol- dats. Elles étaient en cuivre, et avaient une caoacité de contenance de 500 litres. Elles étaient très lourdes.
Nous habitions souvent sous des tentes malgré les grands froids. Pour réparer les marmites, il fallait d'abord les transporter. Pour cela on pre- nait des perches. 0n y attachait une marmite et 0n se mettait à un ou deux à chaque bout.0n mettait la perche sur l'épaule et on amenait ainsi la marmite près de la tente. 0n cherchait ensuite un endroit un peu tranquille et on déblayait la neige et on réparait les marmites. 0n utilisait le même mode de transport pour les ramener à la caserne.
En Russie les R0MS étaient habitués au grand froid et il y avait une coutume en ce Pays le jour de Pâques : les jeunes hommes, c0urageux allaient vers une rivière glacée, cassaient la glace pour faire un grand trou et s'y plonger.
Mon oncle plongeait comme d'autres !eunes r0ms et, sorti de l'eau glacée, i I prenait avec eux un verre de vodka, heureux de démontrer ainsi qu'ils étaient des hommes courageux.
0n circulait librement en Russie. mais il anivait souvent qu'en traversant un village des villa- geois ameutaient tous les habitants et ils venaient attaquer tous les roms qui étaient en groupe, à mains nues ou avec des fourches et des pelles. Le plus souvent les roms étaient vain- queurs. Ouelques fois le chef des roms proposait une espèce de combat entre le villageois le plus fort et un des roms. Cela se déroulait de cette façon :
0n se mettait I'un en face de l'autre et on jetait une pièce de monnaie en l'air pour voir qui frap- perait le premier. Si celui-ci frappait et si l'autre n'était pas assommé, ce dernier frappait à son tour mais aucun ne devait esquisser les coups et
il était très rare que le gadgeo résistait aux coups que le rom donnait. Cela évitait qu'il y ait u n e b a g a n e g é n é r a l e . A p r è s l a b a t a i l l e , l e s d e u x hommes se senaient la main, buvaient un verre de vodka et se quittaient amis.
Au cours de nos voyages en Russie nous rencon- trions des roms de notre groupe, mais en prin- cipe,. dès que l'hiver anivait tous les roms se retrouvaient à Moscou principalement. Par contre il y avait énormément des R0MS d'un groupe différent que n0us dénommions les P0LATCHA (ce qui veut dire Polonais). lls exer- çaient comme métiers : marchands de chevaux, négociants, mais la plupart d'entre eux travail- laient dans les cabarets comme musiciens, chanteurs. danseurs exceptionnels. lls don- naient quelques fois des représentations à la C o u r l m o é r i a l e .
Nous avions d'excellentes relations avec eux et i l y a v a i t d e n o m b r e u x m a r i a g e s e n t r e l e s d e u x gr0upes.
Mon père, à l'âge de 7 ans à quitté la Russie.
Mon grand-pàre y est resté 40 ans. ll naquit en H on grie.
MA DÉCOUVERTE DE tA BIBLE E n 1 9 6 1 , a u r e t o u r d ' u n v o y a g e e n I T A L I E i e m'étais anêté à Lvon avec toute ma famille avant de regagner PARIS. Là j'ai rencontré mon cousin Badia qui avait déjà entendu la Parole de D i e u d e p u i s u n a n e n v i r o n .
J'avais été mis au courant de sa conversion mais j e n ' a v a i s p a s p r i s d e c o n t a c t a v e c l u i - m ê m e . Pour moi il avait adhéré à une secte ou à une association bizarre. ll m'a expliqué ce qu'était la P a r o l e d e D i e u . l l m ' a p a r l é d e l a B i b l e d o n t j'avais entendu parler et que je voulais voir. Je n'avais jamais pu en trouver une et je pensais que seulement les ecclésiastiques pouvaient en obtenir. ll m'a fait lire quelques chapitres qui m'ont vraiment bouleversé et depuis ce temps je m e s u i s e n g a g é a v e c l e S e i g n e u r .
E t j e s u i s a l l é t é m o i g n e r à m o n p e u p l e e n d i v e r s P a y s : P o l o g n e , Y o u g o s l a v i e , R o u m a n i e , B u l g a - rie, Tchécoslovaquie, ltalie, Portugal, Espagne, U . S . A . , C a n a d a , M e x i q u e , A l l e m a g n e , B e l g i q u e . Je suis resté un an aux Etats-Unis avec toute ma f amille et olusieurs roms se s0nt convertis. Iun deux est.devenu prédicateur et il est le pasteur d ' u n e é g l i s e t z i g a n e d e 3 0 0 m e m b r e s à L o s A n g e l e s .
N O S P R O B L È M E S - N O T R E E S P O I B Le peuple rom est un peuple croyant, mais non instruil dans la Parole de Dieu ni dans la religion.
La plupart des roms sont catholiques ou ortho- doxes ou musulmans. Comme ils ont voyagé
L'Evangile de MATTHIEU et l'Evangile de JEAN traduils par nos prédicateurs ROMS sont actuellement imprimés et diflusés en langue ROMANES. Nous devons aussi mettre sur CASSETTES tout le NOUVEAU-TESTAMENT en langue Romanès. Pour tout don dans ce but, préciser : "pour diffusion de I'Evangile en langue Romanès." Merci.
dans beaucoup de Pays, i's ont alouté à ces reli- gions beaucoup de coutumes et des pratiques qui sont la pluprt du temps contre la Parole de Dieu. Cela constilue un grand obstacle à leur évangél is ati on.
ll y en a qui pratiquent la "bonne aventure".
Dans ce groupe les hommes ne travaillent pas.
lls vivent du produit de la "bonne aventure" que font leurs épouses. Malgré cela n0us voyons que l e S e i g n e u r t r a v a i l l e p a r m i e u x . A v u e s h u m a i n e s je ne croyais pas que les Roms accepteraient J é s u s - C h r i s t d a n s l e u r v i e . N o u s a v o n s e u l a lo i e d e c o n s t a t e r q u e lo r s q u e n o u s e n s e i g n o n s l a P a r o l e d e D i e u a v e c p e r s é v é r a n c e c o m m e l a B i b l e l ' e n s e i g n e , i l s e p r o d u i t t o u j o u r s d e s m i r a - cles et des conversions.
Le prédicateur BABA et son camarade étudient leur B IB L E . O u i . la P a r o l e d e D i e u e s t d e v e n u e l e o u id e s o i r i - t u e l d e s R O M S
Notre grand problème c'est celui de pouvoir res- ter longtemps dans les Pays où vivent les R0MS q u e n o u s v o u l o n s a m e n e r à C h r i s t . C e l a e n g a g e énormément de dépenses et notre petite c0m- munauté des roms évangéliques de Noisy-le-Sec n'a pas toujours la possibilité de soutenir toutg.
une famille pendant longtemps dans les Pays étrangers, malgré les grands sacrifices finan- ciers qu'elle fait dans ce but.
lllotre espoir pour l'avenir est dans la formâtion des jeunes prédicateurs qui répondent à l'appel du Ghrist. lls ont plus de facilités que nous qui sommes déjà âgés. Lorsqu'ils seront bien ins- truits dans la Parole de Dieu ils pourront à leur tour former d'autres jeunes serviteurs pour diri- ger leur peuple Bom dans les voies de Dieu.
Nous vous les recommandons tout particulière- ment à vos prières.
LA LECTURE DE LA BIBLE CHANGE NOS VIES
DEMETER NONO, agé de 60 ans, prédicateur Rom, est depuis plusieurs années engagé au service du Seigneur. Il nous résume son expérience,
A [ é g l a * R o m d e L o s A n g e l è s d e g . à d r S a b a s N é n é . S a v k a , r o m a m é r i c a l n p a s t e u r d e l ' é g l i s e , e t N o n o
En 1961, je suis allé à Lyon pour y ren- contrer STEVO dont j'avais entendu dire qu'il s'était converti. J'y suis allé avec LEON. Il nous a parlé de la Bible.
mais je ne I'ai pas pris au sérieux à ce moment-là.
De retour chez moi, à Paris. j'ai com- mencé à mon tour à lire la Bible pour voir si tout ce qu'on disait était vrai.
C'est alors que le Saint-Esprit s'est mis à agir sur celui qui lisait la Bible aussi bien que sur ceux qui l'écoutaient. Cela se passait dans ma maison. Il n'y avait pas à cette époque de prédicateurs parml nous.
Quelques temps après il y a eu des réu- nions chez mon oncle. C'étaient des oré- d i c a t e u r s g a d g é s e t m a n - o u c h e s q u i annonçaient I'Evangile. Nous allions de maison en maison chez tous les mem- bres de la famille pour parler de nos expériences. On sentait que quelque chose de nouveau se passait en nous. ll se produisait un changement intérieur.
J'ai alors changé de travail etje me suis mis à faire les cuivres. Enfaisant cela, je gagnais moins d'argent qu'avant, mais je vivais mieux avec moins d'argent, j'étais en paix carje ne faisais plus le tra-
v a i l q u i t r o u b l a i t m a c o n s c i e n c e . Après le travail de la journée, nous avons depuis le début du réveil consacré notre temps à servir le Seigneur et à faire des réunions le soir et le dimanche.
Depuis j'ai voyagé en divers Pays pour annoncer I'Evangile à mes frères Roms.
La première fois je suis allé en mission en Hollande. Là j'avais prié pour une dame âgée et elle se mit aussitôt à crier.
J'ai eu peur et le pasteur qui était près de
m o i l u i a d e m a n d é c e q u i s e p a s s a i t . E l l e d i t q u ' e l l e a v a i t u n æ i l q u i n e v o y a i t p a s du tout et qu'après I'imposition des mains au nom du Seigneur, elle a recou- vré la vue de cet æil. C'est pourquoi elle a c r i é d e s u r p r i s e e t d e jo i e .
Ensuite je suis allé en mission à San Francisco aux U.S.A. durant 3 mois.
puis en Grèce, en Yougoslavie, en ltalie, en Allemagne, en Belgique, en Espagne parmi les roms de Barcelone...
Je suis disponible pouraller là où le Sei- gneur voudra.
ÉcntvAtN
MATE7 MAX\M7FF est prédicateur de la Mission Evangélique depuis
| 964.
En tant qu'écrivain, il a pubtié 4 ronans traduits en diverses langues, 3 livres photographiques sur les tziganes dont 2 en couleurs, un livre pour enfants en langue allenande
It a trattuit des portions d'Evangite en langue tzigane pour une Société Biblique. ll travaille actuellenent à la traduction de l'Ancien Testanent ll a participé avant sa conversion à la réalisation de plusieurs filns' ll est nenbre des Etudes Tziganes.
Dans notre Mission il renplit la fonction de trésorier'adioint aux côtés de Jacques Sannier et il est trésorier'adninistrateur de la 'BADl0"
TZIGANE".
Aujourd'hui âgé de 64 ans il raconte quelques-uns de ses souvenirs et no'us fait part de sa renclntre avec les Tziganes Egyptiens dont l'un deux suit ses études de ?octeur à Paris.
DE LA RUSSIE A PABIS M o n o è r e e s t n é e n B u s s i e l e l " J u i n 1 8 9 0 .
0uand il voyageait il avait sur lui un passeport sur lequel était marqué :
" G R É G O | R E M A X I M 0 F F a c c o m p a g n é d e 2 0 0 p e r s o n n e s " . 0 n le s u r n o m - mait L0LlA. Avec ce passeport il a voyagé dans divers Pays En Russie il est allé iusqu'en Sibérie à VLADIV0ST0K.
ll avait mis 1 I mois en chariot tiré par des chevaux pour y arriver et 2 ans pour en revenir. ll m'avait dit qu'il avait vu au cours de ce voyage une montagne si grande qu'il lui fallut 6 mois pour la traverser' Ma famille est-de VLADIKOKAS du CAUCASE. Mon père est du groupe Kaldérach qu'on appelle "chaudronniers". L'hiver il avait un groupe de danseurs et de chanteurs dans les cabarets et parfois il faisait des repré- sentations de Cirque. Comme il était très fort il avait au programme un numéro de lutteur inthulé : "avec qui voulez-vous lutter ?" ll se battait oarfois avec le chef du village où il passait et lamais un russe avait réussi à le faire tomber.
Mon père m'avait beaucoup parlé de son grand-père mort en 1910 à l'âge de 98 ans. Ce qu'il m'a raconté m'a permis d'apprendre beaucoup d e i h o s e s s u r l e s r o m s d e R u s s i e , d e B o u m a n i e e t d e H o n g r i e C o m m e l e s Roms étaient esclaves pendant 200 ans dans les Pays Balkaniques, le grand-père et les siens se sauvèrent et furent mis hors la loi vers 1 860 iis atteignirent la Russie et c'est à cette époque qu'ils purent avoir des papiers officiels qu'il n'avaient jamais eu auparavant.
C o m m e l e g r a n d - p è r e é t a i t f o r t e t g r a n d : 2 , 1 0 m e t 1 6 0 k g i l p r i t l e n o m qui correspond à "maximum" et il se fit appeler "MAXIM0FF"' Mon oère est mort à Paris en 1 931 à l'âge de 41 ans' ll avait épousé une man-buche française avec laquelle il eut 5 enfants dont le suis I'ainé Je suis né à Barcelone en EsPagne.
LES BAGGARA OU TZIGANES D'ÉGYPTE
Si les Tziganes ne sont pas vraiment originaires de l'Êgypte, il y a un peu d u N i l q u i c o u l e d a n s l e u r s a n g !
0n ne peut visiter l'Egypte sans ignorer les Tziganes, car ils sont un peu partoui. lls travaillent les métiers habituels : Vanniers, circassiens, bâte- ieurs, diseuses de bonne aventure (avec des coquillages), petits métiers divers.
D e u x t r i b u s s e d i s t i n g u e n t ' s o i t d a n s l ' h a b i l l e m e n t , s o i t dans les coutumes, soit dans la religion. Les Halibi (ou Alibi), sont ori- g i n a i r e s d e l a L y b i e . l l s s o n t M u s u l m a n s , f a r o u c h e s l l m p o s s i b l e d e ies approcher. Les hommes veillent jalousement sur les femmes lls m'ont empêché de les filmer et de les photographier' Chaque fois que
. 1 0
L *
'ï.'1.{fBl\ratéo Maximoff et le Trésoriel Jacques Sannier
j'ai essayé de leur parler de Notre Seigneur Jésus-Christ, ils m'ont répondu par des textes du Coran.
Les Raggara sont de religion Copte. lls sont plus abordables lls connais- sent la Bible. Au total il y a six millions de Coptes en Egypte (Egyptiens et Raggara), sur une population d'environ quarante millions d'habitants' Pour les trouver nous sommes allés les chercher là où ils sont dans le sud de I'Egypte. La ville de Luxor est à sept cents kilomètres du Caire Elle est considérée comme le centre de5,'Raggara. De cette ville nous avons pns un taxi pour parcourir environ trente kilomètres, puis un flacre durant dix kilomèties, pour arriver dans la ville de Saragas (15.000 habitants)' L'électricité existe dans cette ville depuis seulement dix-huit mois' ll y a dans cette ville environ mille Raggara sédentaires, principalement de la famille Hadel (Adel). I ls ont un atelier pour fabriquer des objets de souve- nirs en argile. Les femmes tissent des tapis, uniquement avec des des- sins à motifs tziganes : roulottes, chevaux et femmes aux iupes larges et colorées. Une ieune fille met environ I 5 lours pour fabriquer un tapis de 60 x 40. Elles travaillent de dix heures du matin à huit heures du soir' Ce t a p i s e s t v e n d u a u p r i x d e 3 0 l i v r e s é g y p t i e n n e s ( 1 5 0 F ) '
L e s R a g g a r a d e S a r a g a s s o n t 1 r è s r é c e p t i f s à I ' E v a n g i l e . l l y a u n e é g l i s e copte dans le village. Nous y avons vu autant d'enfants égyptiens que d'enfants raggara.
Après avoir passé une iournée avec eux, le chef de la communauté Rag- gàrr m'a dit : "Si tu reviens ici, reste quelques iours avec nous et moi, le premier, je demanderai le baptême, et probablement beaucoup d'autres àuæ toi. Nous serons même d'accord pour construire une nouvelle é g l i s e . "
"La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson (Matthieu 9:37-38)
M a t é o M A X I M 0 F F
LES ICONES OU JÉSUS-CHRIST
Un changement d'orientation de la foi
Alors que le réveil commençait dans le groupe des ROMS-LOVARAS par la conversion de YAYAL et de sa femme PAPIIIA, puis des familles COLOMBAR et DEMESTRE, I'Esprit de Dieu se mit à se mouvoir dans le groupe des ROMS- KALDERASH. La sæur SlDl NECHOUNOFF qui était de confession ORTHODOXE RUSSE nous raconte les circons- tances étonnantes qui ont jalonné sa propre conversion.
E n 1 9 5 8 n o u s d e v i o n s p a r t i r a v e c n o t r e fa m i l l e p o u r l e B R E S I L v o i r m a s c e u r q u i h a b i t a i t l à - b a s .
Avant le départ, ma mère me f it une fête. A ce festin je bus du cognac avec mes sæurs et mes copines. Ensuite je fis mes b a g a g e s . J e m e d i s a i s :
- " J e vais prendre a v e c m o i m e s ic ô n e s e t l e s m e t t r e d a n s m e s b a g a g e s p o u r le s a v o i r a v e c m o i s u r l e b a t e a u . " L ' a l c o o l m ' a v a i t é t o u r d i e e t à c a u s e d e c e l a j ' o u b l i a i d e p r e n d r e l e s i c ô n e s q u i étaient s u r l e m u r .
A u m o m e n t d e n o t r e a r r i v é e a u p o r t , i l y a v a i t u n v e n t v i o l e n t e t u n e fo r t e t e m p ê t e . C e l a m e fa i s a i t p e u r d e p a r t i r d a n s le b a t e a u s u r u n e m e r a u s s i a g i t é e . M a i s d a n s m o n c c e u r j e m e s e n t a i s c e p e n d a n t r a s s u r é e c a r j' é t a i s c o n v a i n c u e a v o i r m is m e s ic ô n e s d a n s m e s b a g a g e s . J e m e d i s a i s :
- " U n e fois sur le bateau j e v a i s le s sortirdes b a g a g e s e t j e v a i s le s p r i e r p o u r q u ' e l l e s n o u s p r o t è g e n t . "
Lorsque le bateau quitta le port et que nous étions en pleine mer, j'ai ouvert mes valises pour prendre mes icônes. Ne les voyant pas je me su is rappelée que je les avais laissées su r le m u r . A l o r s l a p e u r s ' e s t e m p a r é e d e m o i . J e c r o y a i s q u e j' a l - l a i s m o u r i r . J ' a v a i s a v e c m o i m e s e n f a n t s e n b a s â g e . J e m e s u i s e n f e r m é e d a n s m a c a b i n e e t je m ' a t t e n d a i a u m a l h e u r n'ayant pas mes icônes pou r me protéger. Je ne connaissais p a s e n c e te m p s - l à l e S e i g n e u r c o m m e j e le c o n n a i s a u j o u r - d ' h u i . J e l e c r o y a i s t o u j o u r s m o r t c o m m e o n l e r e p r é s e n t e s u r la c r o i x . J f n e s a v a i s p a s q u ' i l é t a i t v i v a n t . P e n d a n t d e u x jours je suis restée dans la cabine prétextant un mal de tête.
L e tr o i s i è m e j o u r j' a i p r i s la décision d e s o r t i r e t d ' a l l e r s u r l e p o n t d u b a t e a u p o u r r e s p i r e r I ' a i r d u l a r g e . E n m o n t a n t l e s e s c a l i e r s j ' a i s e n t i un vent fort venir sur moi aussitôt j ' a i p e n s é a u S e i g n e u r . U n e fo r c e m e p o u s s a i t à l e p r i e r , m a i s j e n e l e v o u l a i s p a s c a r j' a v a i s t o u j o u r s e u I ' h a b i t u d e d e p r i e r l e s ic ô n e s . P u i s p e u à p e u j' a i p e n s é q u ' i l y a v a i t q u e l q u e c h o s e d e p l u s g r a n d q u e le s ic ô n e s .
J e m e d i s a i s :
- " C ' e s t D i e u q u i a f a i t l a m e r , l e c i e l . " J e s e n t a i s c o m m e u n b o u r d o n n e m e n t d a n s m e s o r e i l l e s e t i l m e v e n a i t e n m o i la c o n v i c t i o n q u e le S e i g n e u r m e p a r l a i t . A c e m o m e n t - l à u n e f o r c e d i v i n e m e s a i s i t . M e s b r a s s e le v è r e n t p o u r p r i e r D i e u . J e t o m b a i à g e n o u x . l l n ' y a v a i t p e r s o n n e s u r le p o n t à c e t e n d r o i t e t j e m e m i s à p r i e r le S e i g n e u r . A u s s i t ô t t o u t e s l e s craintes disparurent. Ma vie était transformée.
Au retour du Brésil je retrouvai mes icônes. Comme j'en a v a i s l ' h a b i t u d e j ' a l l u m a i u n e b o u g i e d e v a n t e l l e s , m a i s c e l a m e g ê n a . J e c o m p r i s q u ' i l y a v a i t u n e a u t r e l u m i è r e b i e n p l u s b e l l e , c e l l e d u S e i g n e u r .
H u i t m o i s p l u s t a r d n o u s p a r t i o n s e n A m é r i q u e . L à le s R o m s vivaient dans le péché. Je fis attention de ne pas boire avec les femmes. Je veillai pour ne pas fajre de péché afin d'être a g r é a b l e à D i e u .
Q u a n d o n r e v i n t e n F R A N C E , à M o n t r e u i l p r è s d e P a r i s , m o n m a r i a c h e t a u n j o u r n a l , e t i l y l u t l ' a n n o n c e d ' u n e c o n v e n t i o n a v e c 5 . 0 0 0 g i t a n s à D r a v e i l d a n s la b a n l i e u e d e P a r i s . l l m e d i t :
- " R e g a r d e , c ' e s t t o n D i e u " e t n o u s d é c i d â m e s d ' a l l e r v o i r cette convention. Des femmes Man-ouches nous accueilli- r e n t . J e l e u r d e m a n d a i :
- "Qu'y-a-t-il i c i ? " E l l e s m ' e x p l i q u è r e n t q u e la fo i e n Jésus
a v a i t c h a n g é l e u r s v i e s , q u e l e S e i g n e u r é t a i t v i v a n t e t q u e n o u s n ' a v i o n s p l u s b e s o i n d e s i c ô n e s .
P e n d a n t c e t t e c o n v e n t i o n , n o u s a v o n s a s s i s t é a u x r é u n i o n s e t l e d i m a n c h e je m e s u i s f a i t e b a p t i s e r p o u r o b é i r a u S e i - g n e u r . C ' é t a i t e n 1 9 6 1 .
A u s s i t ô t a p r è s m o n c æ u r b r û la i t d u d é s i r d e f a i r e c o n n a î t r e à t o u s l e s R O M S q u e J é s u s é t a i t v i v a n t . P e n d a n t t r o i s m o i s d e s R o m s s o n t v e n u s c h e z m o i e t je l e u r p a r l a i s d u S e i g n e u r . E n s u i t e le s h o m m e s o n t c o m m e n c é à f a i r e d e s r é u n i o n s . M o n m a r i B a d i a e t m o i a v o n s v e n d u n o t r e m a i s o n e t n o u s s o m m e s p a r t i s s u r l e s r o u t e s e n c a r a v a n e p o u r t é m o i g n e r a u x a u t r e s R o m s . M e s s æ u r s q u i s ' é t a i e n t m o q u é e s d e m o i s e s o n t c o n v e r t i e s l o r s d e l a c o n v e n t i o n d e L i l l e à l a q u e l l e n o u s le s a v i o n s i n v i t é e s e n 1 9 6 1 . D e u x R O M S d e P a r i s , K o l i a e t Y a n k o s o n t a u s s i v e n u s à c e t t e c o n v e n t i o n , a v e c n o u s . ll s s ' y s o n t f a i t s b a p t i s e r . A v e c l ' a i d e d e D i e u , n o u s a v o n s t é m o i g n é a u x " T c h o u r a r a s " . O n a v a i t t o u t d ' a b o r d p e u r d ' e u x , m a i s i l s s e d o n n è r e n t a u S e i g n e u r p e n d a n t l e C o n v e n t i o n . l l s ' a g i t d e P a p a i l l e e t d e B e r t o .
O n p r i a i t c h a q u e j o u r p o u r r e n c o n t r e r S t é v o , c a r o n s e d i s a i t :
- "Si seulement S t é v o q u i e s t p l u s c u l t i v é v e n a i t a u S e i - g n e u r , i l e n t r a î n e r a i t l e s a u t r e s " . E t u n s o i r , q u e n o u s é t i o n s d a n s u n t e r r a i n d e c a m p i n g à L y o n , n o u s a v o n s v u a r r i v e r t r o i s v o i t u r e s . C ' é t a i t S t é v o a v e c s a fa m i l l e q u i v e n a i t p a s s e r l a n u i t d a n s c e t e r r a i n , i g n o r a n t q u e n o u s é t i o n s l à . N o u s a v o n s f a i t u n r e p a s e n s e m b l e e t n o u s lu i a v o n s p a r l é d e l a P a r o l e d e D i e u . L u i a u s s i f u t c o n v a i n c u p a r la P a r o l e d e D i e u e t q u e l q u e s m o i s a p r è s , i l s e f i t b a p t i s e r l u i e t t o u t e s a f a m i l l e .
Plus tard tous nos parents qui étaient à Paris se convertirent à l e u r to u r .
N o s t r o i s e n f a n t s o n t g r a n d i d a n s la c o n n a i s s a n c e d e l a P a r o l e d e D i e u . L ' u n d ' e u x , K o l i a , a v a i t s i x a n s q u a n o n o u s n o u s s o m m e s c o n v e r t i s . T o u t p e t i t il s ' a g e n o u i l l a i t p r è s d e m o i , fa c e à I ' i c ô n e p r è s d e la q u e l l e b r û l a i t u n e p e t i t e l a m p e . D e p u i s , i l a a p p r i s à c o n n a î t r e l a B i b l e e t je s u i s h e u r e u s e d e l e s a v o i r e n g a g é à p r ê c h e r l ' é v a n g i l e à n o t r e p e u p l e , R o m . J e r e m e r c i e D i e u d e t o u t m o n c æ u r d ' a v o i r u n f i l s o u i e s t s e r v i t e u r d e D i e u .
A l a C o n v e n t i o n d e L i l l e e n 1 9 6 1
1 1
D'Ulrl
CAMP D'INTEBNEMENT A L A
PRÉDrcATToN DE L'ÉvANct[E
A S O N P E U P L E
Le long et tumultueux cheminement d'un petit Bom,
DEMESTBE AnIoine, surnonmé GE0BGI
L e p a s t e u r H e i n z e m a r m ( l u n e t t e s ) . P r é s i d e n t d e l a l \ , 4 i s s i o n E v a n g é l i q u e T z i g a n e d ' A l l e m a g n e , a c c o m p a g n e d e s R o m s d ' A l l e m a g n e . 2 ' g . à d r . D e m e s t r e A n t o i n e
prëdicateur tle la Mission Tzigane depuis 1973, te /rère Anroine DEM ESTRE, annon('e I'Evangile aux ROMS vivant en Alle- magne. Il se tonsatre à son ministère avet' beautt.tup de uturage, de persévérance et de sacrific'e, tout enexerç'anl son commerce poir subvenir aux besoins cle sa .l'antille. Il a gagné p lusieurs RO M S au Seigneur. Il y a at'tueller4ent en Allemagne une centaine de '/amittes
tte ROM S, jes lovaras, des kaltlérash et des roms ienus de Pologne. 40 environ sont baptiséaet il y a parmi eux trois candi- dats au ministère.
Je suis né durant la dernière guerre en l94l dans un camp, à LINAS en Seine-et-Oise, près de PARIS.
Mes parents furent arrêtés en 1939 par les gendarmes français et mis dans un camp. Ils sont restés 5 ans ainsi enfermés, trans- portés de camp en camp sous I'occupation ailemande.
J'y suis resté avec eux jusqu'en 1945. ll yavait àlafoisdes Tzi- ganes man-ouches et roms, avec nous.
Mon grand-père vécut en Hongrie et en Yougoslavie. Avec toute sa famille il passa par I'Espagne avant de venir en France. Il voyageait d'abord sous des tentes, puis en caravanes tirées par des chevaux.
Mon père entendit parler de I'Evangile à Lille par le pasteur Pira en 1957. A cette époque j'appris par mon père la Bonne Nouvelle du Salut en Jésus-Christ, mais je ne voulais pas sui- vre 1e seigneur.
Je voyais sous mes yeux des miracles, mais cela ne me touchait pas et je m'imaginais que les gens étaient achetés pour raconter leur guérison.
C'est en 1962 que j'assistai à la convention Tzigane de Lille.
Là, je vis un paralysé se mettre à marcher et un aveugle voir c l a i r . M a l g r é c e l a je n e c r o y a i s p a s e n c o r e .
Je suis alors parti en Allemagne, seul. Je menais un vie de débauché, me saoûlant parfois. Mais, étant sans nouvelles de
mes parents,je retournai à Lille pour essayer de les revoir. J'y rencontrai BERTO et PAPAILLE, deux ROMS que je connaissais très bien. Ils étaient complètement changés. Sur- tout Papaille qui était un grand buveur, et il ne se saoûlait plus. Je me demandais :
"Qui a pu faire cela ?"
Je les ai observés et, un jour, ils ont fait une réunion. J'ai écouté Papaille parler du Seigneur et j'ai compris que quelque chose de formidable s'était passé. Pendant l5 jours je suis allé aux réunions qui ont suivi dans un camping de 5 mètres où I'on s'entassait l5 à 20 personnes.
Puis. un jour, je dis au Seigneur; Si c'est la vérité comme ces roms le disent. tu peux le faire aussi pour moi. A cet instant, j'ai senti comme un feu qui descendait sur moi et je suis tombé à g e n o u x e n d i s a n t : " c ' e s t r r a i S e i g n e u r q u e tu e s d e l e u r c ô t é et pas de mon côté". Depuis ce moment-là j'ai compris que J é s u s e s t v i v a n t e t q u e je p o u v a i s m e c o n f i e r e n l u i . U n p o i d s s ' e s t e n l e v é d e m o i e t j ' a i d o n n é a u s s i t ô t m o n c c e u r a u S e i - gneur.
Toute ma vie en a été changée. Je n'ai plus fait les mauvaises choses que je faisais auparavant : je ne fume plus. je ne me saoûle plus. Autrefois je voulais être chanteur. La chanson c'était ma vie et j'ai chantéà Radio-Luxembourg. Maintenant quand je chante, c'est pour le Seigneur.
ARGENTINE. Oans une maison de Roms. Debout à droite, le pasteur LAURIOL fondateur de I'ceuvre missionnaire parmt les roms en ce Pays. A droite son épouse (lunettes) avec les sceurs ROMS ("romnia" en langue romanès).
Nous avions le joie d'accueillir M. et Mme Lauriol et leurs enfants à la convention nationale à Torpes en 1980. Ils étaient aussi accompagnés d un frère Argentin venu jouer de la belle musique avec sa harpe. La cassette de cette musique et des cantiques peut être obtenue en écrivant directement à M. Lauriol. 8 bis, rue St-Gilles - 30 NIMES, au prix de 40 frs.
LA CONVENTION DE
BORDEAUX.LAC
Septembre | 980
avec la présence du Président
de l'Assemblée Nationale
N o t r e c o n v e n t i o n v i e n t d e s e t e r m i n e r e t D o u r n o u s c ' e s t l ' h e u r e d e s b i l a n s . L e s i t e , le s p a r k i n g s d e l a F o i r e , g r a - c i e u s e m e n t p r ê t é s p a r la V i l l e d e B o r - d e a u x s e p r ê t a i e n t a d m i r a b l e m e n t à I ' o r g a n i s a t i o n t e c h n i q u e d ' u n r a s s e m - b l e m e n t : I ' e a u , l e r a m a s s a g e d e s o r d u r e s m é n a g è r e s , l e s p a r k i n g s v i s i - t e u r s , I ' a l i g n e m e n t d e s c a r a v a n e s , I ' i m - p l a n t a t i o n d u c h a o i t e a u e t c . C e s c o m m o d i t é s n o u s p e r m i r e n t d e f a i r e face à tous les problèmes pratiques a v e c le c o n c o u r s a i m a b l e d e l a M a i r i e - D E S A I N E S D É C I S I O N S
Les f rères prédicateurs présentsétaient t o u s u n a n i m e s " N o u s v o u l o n s u n r a s - s e m b l e m e n t b é n i " e t p o u r c e l a il f u t in s - t i t u é u n e c h a î n e d e p r i è r e s s o u s u n e t e n t e a n n e x e . T o u s l e s m a t i n s , r é u n i o n s d e p r é d i c a t e u r s , é t u d e s b i b l i q u e s e t o r i è r e s . M o n i e n t s b é n i s d e c o m m u n i o n . U N E S O I R É E I N O U B L I A B L E
L e v e n d r e d i s o i r , n o u s re c e v i o n s M o n - s i e u r C H A B A N - D E L M A S e n s a o u a l i t é d e D é p u t é - M a i r e d e B o r d e a u x . A p r è s d e n o m b r e u x c h a n t s e t t é m o i g n a g e s , M o n s i e u r l e D é p u t é - M a i r e e x p r i m a s i m - o l e m e n t s o n é m o t i o n d e s e t r o u v e r
p a r m i l e s t z i g a n e s é v a n g é l i q u e s . D e v a n t I ' a c c u e i l c h a l e u r e u x e t l e té m o i - g n a g e d e f o i d u p e u p l e tz i g a n e u n e bible lui fut oflerte, précieux cadeau pour cette personnalité aux lourdes responsabilités. Le président de la Mis- s i o n , D j i m m y M E Y E R c o n c l u t p a r u n e p r é d i c a t i o n a y a n t p o u r th è m e " J ' a i u n e P a r o l e d e D i e u p o u r t o i " . M e s s a g e d ' a c - t u a l i t é o u i f u t é c o u t é t r è s a t t e n t i v e m e n t o a r to u s .
L e d i m a n c h e , j o u r n é e d e c l ô t u r e . A p r è s u n c u l t e b é n i l e m a t i n , l' a p r è s m i d i s'acheva par un service de baptêmes.
U n e c i n q u a n t a i n e d ' a d u l t e s c o n f e s s è - r e n t l e u r f o i e n d e s c e n d a n t d a n s le s eaux du baptême, devant Dieu et devani l e s h o m m e s .
L a té l é v i s i o n , l e s j o u r n a u x , l a r a d i o , t r è s o b l e c t i v e m e n t , p r i r e n t u n e la r g e p a r t à I ' i n f o r m a t i o n , c e q u i n o u s v a l u t d e s s o i - r é e s , s o u s le g r a n d c h a p i t e a u , a v e c u n a u d i t o i r e d e p l u s d e 5 . 0 0 0 p e r s o n n e s .
C O N C L U S I O N
N o u s a v o n s c o n s t a t é u n e a m b i a n c e s p i - r i t u e l l e p o s i t i v e . L ' o r d r e e t l a d i s c i p l i n e r é g n è r e n t . L a c o l l a b o r a t r o n d e s E g l i s e s t z i g a n e s l o c a l e s , l e d é v o u e m e n t d e s p r é d i c a t e u r s e t d e s d i a c r e s e t l a l a r g e p a r t i c i p a t i o n d e s r e s p o n s a b l e s d e l a M a i r i e d e B o r d e a u x , à q u i n o u s a d r e s - s o n s n o s p l u s v i f s r e m e r c i e m e n t s , c o n t r i b u è r e n t à l a r é a l i s a t i o n d ' u n e Convention bénie qui restera marquée dans le cæur des Bordelais et des tzi- g a n e s . N o u s e n r e n d o n s G r â c e à D i e u .
R e n é Z A N E L L A T O
le N,4aire, M. Chaban-Delmas s'adressant aux Tziganes sous le chapiteau ]u:
Photo S.O. La Ctoix
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r
P r o g r a m m a t i o n e n c o m p a g n i e d e J e a n D a n i e l
La Radio-Tzigane est une aventure de foi. Pourquoi avez-vous lancé ces émissions alors que les gadgés en ont déjà plusieurs ?
Aventure est en effet le mot qui convient, car depuis le départ notre æuvre d'évangélisation par la Radio est une véritable aventure de foi.
Nous sommes partis le portefeuille vide mais le cæur gonflé d'espoir et convaincus que Dieu nous appelait à ce travail.
ll y avait effectivement beaucoup d'émissions religieuses parmi les gad- gés, seulement aucune d'el les n'avait ce caractère propre aux Tziganes.
Notre émission a comme éventail à la fois LES GITANS et LES GADGES.
En lançant RADI0-TZIGANE j'ai voulu éviter t0ut sectarisme et tout
"racisme" soirituel. Ouand on me disait: "votre émissi0n touche olus de gadgés que de gitans", ie répondais : "0uand les gens n0us entendent sur les ondes. beaucoup sont bouleversés et ce sont 0our moi des âmes qui se donnent au Seigneur." 0u'elles soient tziganes ou pas, je me réjouis des délivrances et des conversions des âmes. RADI()-ïZIGANE ne vise pas une seule catégorie de personnes, mais elle est ouverte à tous.
Nous avons un message à donner, une foi vivante à communiquer.
Les Tziganes sont constamment en voyage et ce ne doit pas être si facile de rassembler les chorales, les chanteurs et les musiciens au studio ? Je dois rendre un hommage aux chanteurs, chanteuses et musiciens qui plusieurs fois par mois se dérangent pour venir enregistrer au studio.
Tous voyagent dans des régions différentes, d'où la difficulté de lesréu- nir. ll font preuve d'une consécration profonde, totale, servant le Sei- gneur bénévolement. lls paient eux-mêmes leurs frais de déplacement et pourvoient aux besoins de leurs familles. Ouand ils consacrent la journée pour venir au studio chanter, témoigner, jouer de la musique, ils ne peu- vent ce jour-là exercer leur commerce et c'est un manque à gagner. Le sachant, je pense que vous ne manquerez pas de prier pour eux encore davantage.
RADIO-TZIGANE est une excellente émission évangélique, tel est le témoignage que nous avons recueilli ! [a simplicité et la foi qui se dégagent des chants et des messages en est la raison. Comment faites- v0us pour garder ce caractère si naturel de la foi évangélique ? Je me suis efforcé de garder la simplicité qui est l'une des marques de I'authenticité du message et de la foi vécue des prédicateurs tziganes.
Les prédicateurs gitans ne sont pas des intellectuels et ne cherchent pas
C h a q u e S a m e d i 2 0 H 1 5 Sur les ondes de Monle-Carlo / 205 m écoutez "Au Rendez-vous des Tziganes"
d e m i e r S a m e d i d u m o i s - e n la n g u e R o m a n è s
Une Interview
avec WELTY Charles dit ,TARZAN',
responsable des émissions de R A D I O - T Z I G A N E
Reinhardt Antoine - Tarzan - Zanellato n"nélg 0". r"rbres du comité de la Radio
à l'être. Ce sont des hommes de Dieu qui s'expriment avecle langage qui leur est propre. Leur témoignage est réaliste, naturel, vécu. lls n'hésitent pas à dire : i'étais ivrogne, voleur, baganeur, etc... et le Christ m'a libéré.
lls n'ont pas honte de dire ce qu'ils étaient car ils sont fiers de ce qu'ils sont devenus par Jésus-Christ En fait, ils parlent davantage avec leur c æ u r q u ' a v e c l e u r l a n g u e -
Ouand aux musiciens ils jouent sans partition musicale. lls font vibrer leurs guitares et leurs violons avec leur âmes. Les chanteurs et chan- teuses ne sont pas des artistes d'opéra. lls chantent avec conviction et foi.
Financièrement ce doit être un problème puisque cette entreprise n'a le soutien assuré d'aucune église. Itle croyez-vous pas que vous devriez engager dæ chrétiens à prendre une part financière régulière men- suelle pour vous permettre de maintenir à I'avenir ces émissions si riches en foi et en spiritualité ?
Vous touchez ici la corde sensible du oroblème. Une æuvre de cette envergure ne marche pas sans finance. Depuis près de 3 ans noustenons par miracle. Notre budget annuel dépasse I 20.000 Nfrs. C'est là un bien lourd fardeau. La Mission Tzigane en raison de ses nombreuses activités missionnaires tant en France qu'à l'étranger ne peut en prendre entière- ment la charge.
L'équipe Radio-Tzigane et moi-même nous sommes tous des bénévoles.
Ceci complique et alourdi considérablement notre tâche, mais nous le faisons avec joie. ll nous manque le matériel nécessaire: magnétophone, duplicateur cassettes, Ronéo etc. Ces appareils d'une valeur de 30.000 Nfrs nous permettraient d'enregistrer chanteurs, prédicateurs et musi- ciens sans qu'ils aient à se déranger en studio. Si seulement quelques chrétiens d'églises tziganes ou non-tziganes s'unissaient d'une façon régulière pour n0us aider, nous pounions réaliser ce projet et nous pour.
rions même ajouter à notre programme une deuxième émission hebdo- madaire et gagnel encore plus d'âmes à Christ. Nous aurions ainsi de 8 à 1 0 é m i s s i o n s p a r m o i s e t c e s e r a i t f o r m i d a b l e . D o u b l e r l e b u d g e t ? u n e galeure ! Le Maître n'est-il pas à la porte ? Alors cela n'est pas impossi- ble si nous faisons le maximum pendant qu'il en est encore temps. Si vous désirez vous joindre à nous dans cet effort d'évangélisation par LA RAD|0, écrivez-nous à cette adresse :
BADI0-TZIGANE. Centre National Evangélique Tzigane. 18380 Elllll0RDRES. Et soutenez-nous en envoyant vos oflrandes à ce compte spécialeilent ouvbrt pour nos émissions RADIO avec I'accord de la Direction de la Mission Tzigane de France :
C.C.P. VIE ET LUMIEBE 655 28 S. LA SOURCE 45 1 4