MINISTERE
DEL'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
UNIVÉRSrrE
DESSCIENCES
ET DE LATECHNOLOGIE p·ORAN
MEMOIRE
DE
IIII(,I1r
ENE LEe T RON I QUE
OPTION I Caract'riaation dei Compolantl et Diapositif "" SeMiconducteurs
Présent.é par
MOUFEK Abdczrrahmancz
.
.
EFFET DE LA FREQUýNCE DES CHAMPS ELECTRIQUES OSCILLANTS SUR LA
TENSION DE RUPTURE ··PAR AVALANCHE
DES DIODES A SEMICONDUCTEURS
Soutenu te
O.Yllnt. le Jut"y: PrtSaident : Mt- BENlOHRA Motaed. lue
Exaýnateur. I ý MITRA Yed.Profeeaeur(JNElEC)
NO d'ordre 23/84
MINISTERE
DEL'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
UNIVERSITE
DESSCIENCES
ET DE LATECHNOLOGIE
D'ORANMEMOIRE
DE
MftC.ISTER
ENE L E C T RON I QUE
OPTION : Caractérisation des Composants et Dispositifs à Semiconducteurs
Prflsrznlé par
MOUFEK
Abdrzrrahmancz
EFFET DE LA FREQUENCE DES CHAMPS ELECTRIQUES OSCILLANTS SUR LA
TENSION DE RUPTURE PAR AVALANCHE
DES DIODES A SEMICONDUCTElJRS
Soutenu le 11 Novembre 1984
Devant le Jury : Prýsident Examinateurs
Mr BENZOHRA 11ohamed, r·1ai tre de Conference (USTO)
MM OCTAl, Maitre de Conference (USTO) STARKOUS, Professeur (USTO)
MITRA Ved, Professeur (INELEC)
I
"
,
"
A la m'.oire de HAlIl Abdelkader,dit KHALLOUS
,F
-,
i
5 '_ ]"" <
"
Il
oil:. ".
;-ý.
A toua "" 8 "" 18
III
***PREAMBUlE***
*********
l'étude que nous prýsentons ici s'est déroulée au centre de maintenance et de calibration de l'Institut Nstional
d'Electricité
etd'Electronique
(INElEC), à Boumerdès.Je dois pour cela exprimer toute ma gratitude à Monsieur BENAZZOUZ
Abderrahmane,
Directeur Général de l'INElEC pour tout le support matériel et financier accordé et qui a permis de mener à terme ces travaux de recherche ".Ma profonde
reconnaissance
va à Messieurs BENZOHRA etVED MITRA,
respectivement
Vice Recteur et Maitre de Con- férence àl'Unlversité
des Sciences et de la TechnoAogie d'Oran (USTO) et Professeýr à l'INELEC pour m'avoir pro- digué conseils etencouragements
et accepté de superviser ces travaux. Que Monsieur MITRA soit assuré Ge mes senti- ments les plus respectueux pour sadisponibilité
de tout moment et toutel'assistance
moralý Que ;'ai trouvée en lui dans les moments difficiles. Je suis trèsreconnaissant
à Monsieur BENZOHRA d'avoir bien voulu accepterla prési- dence de mon Jury et tous les autres
examinateurs
pour leur aimableparticipation
à ce jury.Que tous les
responsables
et cadres del'Entreprise
Nationale des IndustriesElectroniques
(ENIE) soient re- merciés pour toute l'aide reçue durant la période de stage passée au sein du DepartementSemiconducteurs.
Mes
remerciements
s'adressent à Messieurs ANCER, CHANANE, DAHIMENE, DOUMI et MEZHOUD pour leur aide dans les domaines de laprogrammation
et des calculs informati- ques, des circuits électriaues et desmathématiaue3.
Que Mesdames BELKHIR et HALTER soient remerciées pour le grand soin aoporté à la
dactylographie
de cemémoire.
les figures et schémas ayant été réalisés à l'Insti- tut National des Industries Légères (INIL), je suis rede- vable à Monsieur AIT-AMAR, son Directeur des Etudes, pour la promptitude et la qualité du travail effectué.
CHA PIT R E II:
JONCTIONS
p-n:TECHNOLOGIE
ETTHEORIE.
45 6
***************
EFFECTUE.
IV
*** SOM M A IRE ***
Introduction
2.0 2.1
-ýýýýý;:-:::=::::-:-:ýý----
T REI--- INTRODUCTION
ETPRESENTATION
DUTRAVAIL
1geea)
Introduction
h)
Alliage
c)
Diffusion
d)
Implantation Ionique
6 7 9 13
2.J
a) b) c)
Modèles
etHypothèses
de baseRappels Théoriques
Diodes
PIN15 15 15
21
CHA PIT R E III :
PHENOMENES
DERUPTURE
PAREFFET
J.O 3.1
3.2
---ý- D'AVALANCHE
DANS LESSEHI- CONDUCTEURS.
Introduction
ýýýeý!ý!ýý_ýýý_ýýý!ýýýýý:!ýýý=_=ýýý!ý_ý_ý!!_!ýýýý ýý!ýeý_ý!!ý!ý!9ýý=·
ýýý!ý!ýýýý_ý!_ýýe!ýýý_ý!ýý_!ý!_!!ý!ýýýýýýý!ýý!·
a ) Ins tab iIité therniique b)
Effet
Tunnelc)
Multiplication
pareffet d'avalanche
24 25
26 2B 2B 29 11
v
3.3 ".
!ýý!!!ý!ýý_e!!_!ýe!ýý.
32a)
Coefficients d'Ionisation
32b)
Equation d'Ioniaation
'5c)
Condition
deMultiplication
par effetd'avalanche
38d) facteur de
Multiplication
403.4
!!ýý!ýý_ýý_Eýeýýýý_e!ý_ýffýý_ýý!ý!!!ý£ý!_ý!ýý
!!!_jýýýý!ýýý_e:ý.
42a) Effet de la
Concentration
desImpuretés
42b) Effet de
l'Energie
de la bandeInterdite
43c) Effet de la
Température
45d) Effet de la
Courbure
deJonction
47e) Effet de
l'Orientation
du cristal 47f) Effet des défauts
cristallographiques
47 CHA PIT R E IV EffET---
DE LAfREQUENCE
SUR LA TENSIONDE
---
RUPTURE DANS LESSEMICONDUCTEURS.
49a) Courant de
Déplacement
51b)
Hystérésis Diélectrique
53c)
Dissipation d'Energie
dans les milieuxDiélectriques
55d}
Radialion d'Energie
554.2
ýý!!ýý!_ýýýýý!9ýý_ýý_!ýý!!ýý_ýý_!!_ý!ý9ý!ýýý_ýý ýý!ýe_ý!ý:ýý!9ýý_ýee!!9ýý_ýýý_!!_ýýý!!ýý_ýý
c) Libre
parcours
Moyen del'Electron
soumisà de forts champs
Electriques Oscillants.
60 d) Tension de Rupture enfonction
de lafréquence
du champElectrique Appliqué.
6056
56 57 49 51
a)
Concepts Préliminaires
b)
Application
del'Equation
deTownsend Introduction
Notions
--- Complémentaires Importantes
4.0 4.1
VI
76
66
67 68
a) Mesure de
Dopage
68b)
Mesure
de laTension
deRupture
72c)
Détermination
del'Epaisseur
de la Zone deTransition
(Zone de Charged'Espace)
73d)
Détermination
de laSurface
deJonction
76a)
Spécifications
desAppareils Utilisýs
i6 b)Spécifications
desDispositifs Utilisés
78c)
Schémas
deMesures Expérimentales
81Introduction.
5.1 5.0.
5.2
CHA PIT REV:
TECHNIQUES
DE MESURES.5.3
Discussion.
89a)
Fiabilité
desmesures
b)
Précision
desmesures
89 90
CHA PIT R E VI :
RESULTATS EXPERIMENTAUX
ETINTERPRETATION
91CHA PIT R EVIl
TENSION ---
DERUPTURE
ENFONCTION
DElA
FREQUENCE
DANS lE CAS DESJONCTIONS ---
-
7.1 7.2 7.3 7.4A N N E X E I
A N N E X E I I
Introduction
115Modèle théorique
115Comparaison
avec lesrésultats expérimentaux
120Conclýsion
126CONDITION
DERUPTURE
PAR EFFETD'AVALANCHE
129PROGRAMMES INFORMATIQUES UTILISES
POURL'ETABLISSEMENT
DESCOURBES THEORIQUES
133ANN E X E III :-LISTE DES SYMBOLES UTILISES
-CONSTANTES PHYSIQUES,NOMBRES FONDAMENTAUX ET
IMPORTANTES PROPRIETES DES SEMICONDUCTEURS. 136
BIB l lOG RAP HIE 142
ý**************************** """"""** =
" "
=
*
* i
!
CHAPITRE Ii
*
*
: :
: INTRODUCTION ET PRESENTATION :
* " * *
* *
" "
* *
I
DU TRAVAIL EFFECTUE
.... ********************************* ..
I
1
2
CHA PIT REI
l'effet de la fréquence du champ électrique appliqué sur la tension de rupture des dispocitifs à
semiconducteurs
a étý étudié initialement par SCHIff etCHOHA(46,47).les
ýtudes CGr- respondantes ontparticulièrement
concerné le domaine des hautes fréquences.les résultats montrent que la tension de ruptureaugmente
continuellement
avec la fréquence de la tension appliquéeà travers les dispositifs en question.
D'autres trývaux(26)ont été menés par la suite et ont en outre inclus le domaine des basses fréquences.Il a été observé que la courbe donnant la tension de rupture en fonction de la
fréquence présente un minimum à une certaine valeur de la fréquenct.
Ces travýux ont inclus un modèle théorique pour expliquer
les variations de la tension de rupture en fonction de la fréquence, modèle qui considère l'effel d'hystérésis diélectrique sur le
libre parcours moyen de l'électron soumis à des champs électriques oscillants.II est à signaler toutefois que le modèle théorique qui a servi de base à l'explication et à
l'interprétation
des résultats ýi-dessus mentionnés a éte obtenu dans le cas idéal deý diodes PIN pour lesquelles la zone intrinsèque est supposéecomplètement dépouývue d'impuretés.Ce modèle n'a pu donner une explication satisfaisante des écarts observés entre théorie et
expýrience,particulièrement
aux basses fréquences.En
conséquence,l'obJýt
assigné à nos travaux comporte deuxvol.ta:
3
-Výrifier
la ý8liditý desrýsultats
obtenus par laréalisation d'expýriences
sur un nombreimportant
de diodes àjonctions
p-r..-Proposer
un modèlethéorique
qui puisse tenir compte de laprésence
d'iýpuretés
dans la zone detransition
desjonctions
p-n, ce qui devrait nousrapprocher
un peu plus de la réalité.A cet effet, nous
commencerons
par rappeler lespropriétés essentielles
desjonctions p-nCchapitre
II).Nousexposerons
ensui- tel'ensemble
desrésultats
obtenus et connus à ce jourconcernant
les
phénomènes
de rupture dans lessemiconducteurs(chapitreIII).
le chapitre IV,plus
spécifique
à nostraýaux,détaillera
le modèlethéorique
existant qui servira de base auxinterprétations
desrésultats expérimentaux
qui serontprésentés
dans le chapitre VI.le chapitre V se propose de donner toutes les
informations
con- cernant lessppareils
demesure,les
schémas et laprocédure
de mesure utjlisée sinsi que lesspécifications techniques
desdispositifs
testés.Nous
proposerons
dans le chýritre VII un modèlethéorique
qui tient compte de la présence
d'impuretés
dans la zone de trar.-sition,comme mentionné précédemment,dans
le cas dejonctions
à profil de
distribution
desimpuretés
abrupt.Nous
conclurons
enfin par Iscomparaison
de ce modèle avec leardsultats eýpérimentaux
obtenus ainsi qu'aýec le modèle présentd dans le chapitre IV.Mots clés Jonctions P-N
Phénoménes de rupture Effet de la fréquence
*************************************************
* *
* *
4
* *
* *
*ý***********************************************
TEe
HNOL
a G I E ETTHE
aRIE
*
*
*
*
*
*
*
*
*
* II
T R E
CHA P I
**
**
*
**
**
*
TECHNOLOGIE
ETTHEORIE
---
CHA PIT
R E II5
Une diode à jonction est un disposit.if que l'on oýlient lorsque l'on met en contact un semiconducteur de tyre p avec un semiconducteur de type n.
Dès que les deux types de semiconducteur sont réunýs, les trous diffusent de la région p à la région n et Ipa électrons de la région n à la réQion p.
Cette même barrière de potentiel provoque
J 'ar'r-arition de courants de drift d'électrons et. de trous derý une direction opposée à leurs courants de diffusion.
Ce processus de diffusion faisant appara!tre
des jons accepteurs et donneurs immobiles des deux cýtés de la ýýnction, donne naissance à une barrière de potentiel à travprs la jonction.
En l'absence de polarisation (pas de tension pýttrieure appliquée à travers la jonction), le courant tDl;1 et les courants individuels de trous et d'électrons
sor't nuls. la barrière de potentiel et sa distribution,
1 ·ýp&isseur de 10 zone de charge d'espace, la capacité dp lý jonction, etc """ , sont les paramètres qui déter- ýinert les propriétés d'une jonction p-n, soumise ý ure týrý_on appliquée extérieure et qui peuvent influer sur le phýnomène de rupture (claquage) des dispositifs à
f· t, m .i r0 nduc t eurs "
---
2.1 :
TECHNOLOGIE
DEfABRICATION
Tous ces paramètres peuvent Atre obtenus
directement ou
indirectement
de la théorie des ýonctions p-n développéeprincipalement
parShockleý43,44
etd'autres
8uteurs(1,2,3,1ýfOýýs
le présent chapiýre, nous nous proposons de faire le rappel théorique des propriétés des jonctions p-n. Comme ces propriétés df- pendent de la géométrie des dispositifs en question, des profils de dopage, qui eux-m@mes dépendent destechnologies
de fabrication utilisées(2,ý7)nous com- mencerons par rappeler certains éléments importantsconcernant les processus de fabrication des jonction p-n.
-.
-,a)
Introduction
6
Ceci est réalisé
initialement
durant le prOCeSSIJS de croissance des cristaux et enfin durant la fabricationdes dispositifs désirés.
Le dopage d'un matériau
semiconducteur
(dont l'objectif est d'obtenir unsemiconducteur
de type p ou de type n) est un processus fondamental dans la technologie de fabrication des dispositifs à'semiconducteurs.
Le dopage consiste eý
Ïrintroduction
d'impuretés données (Phosphore, Bore, Arsenic, Antimoine, etc """ ) dans unsemiconducteur
pur ou intrinsèque (Silicium, Germanium, etc """ )7
Trois importantes méthodes sont gýnéralement utilisées dans la fabrication des dispositifs à semi-
conducteurý1ýe sont : ý
- Fabrication par alliage
- Diffusion sur couche épitaxiale Implantation ionique
le matériau de départ est généralement du silicium ou du germanium de type p ou n, sous forme d'un barreau cylindri- que de 5 à 7.5 cm de diamètre. Ce cylindre est ensuite
découpé en plaquettes de 100 à 400 microns d'épaisseur (substrats). Chaque plaquette peLt servir à fabriquer dp 1000 à 20.000 diodes.
Considérons maintenant chacune des trois méthodes de fabrication précédemment mentionnées.
une petite boule d'aliminium ou d'indium est placé sur un substrat de silicium de type n ayant l'orien- tation (111) . Le sytème Si-Al est alors porté à une témpp- rature légèrement supérieure à la température cu t e ct i que Cil système (580°C) jusqu'à ce qu'il y ait fusion de la rortioï Al-Si sur le substrat. La température est ensuite dýrýýuýý
e t la par tie dum éIa n g e fan duc omm e n c e à ses 0 J l .ý -' f:i er. L r,
obtient une portion Si-Al
recristallisée,
saturée d'iýru' e- tés a ccep tri ces ayan t la même arie ntat i are l j S ta 110 q Î .-j r hit' j(que le silicium, et formant ainsi une r é qi o r p+ f o r '.l/l,f-". ý
dopée sur le substrat de type n.
la partie supérieure d'alumjnium solidp est DOUVtýt L':lýý-
sée comme contact ohmique pour ]a zone ".
Quant au contact ohmique sur la zonp
l',
il ýýL obtený par l'évaporation d'une couche constituéý Q'ýn mélange ýL-Sb ou Au-As qui formera à environ lýOOOr uný ré qi o n n forlernent dopée (n+ ) aur le substrat. Cette n,(tnc.de est f lLus.t re epar la figure·2-1.
8
n
Al'liquidp.
Al de
j rJU rý' 2 - , : r ri h r i r fi t i 0 ri par a IIi age
)
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---
""\", '\
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r-
9
c) Qi!fýs!oý
le processus de diffusion (développé en 1956) permet un contrale plus précis du profil d'i.puretés et de la géométrie de la jonction. les deux importantes méthodes de fsbrication de jonction p-n diffusées sont:
- la diffusion mesa
- la diffusion sur couche épitaxiale ( ou dif- fusion planar).
i) Di!fýsioý ýeýa_
Dans ce cas, des impuretés de type p (Bore) sont diffusées directement sur le substrat de type n.
Après diffusion, certaines parties de la surface sont protégées (par des contacts métalliques par exemple) et le reste est enle- vé par action d'un acide (fig.2-2).
ii) Di!fýsioý Elýnýr_
Un nouveau degré de contrOle de la géométrie latérale des jonctions diffusées est obtenu par utilisation d'une couche isolante qui empýche la majorité des impuretés
(donnatrices
ouacceptrices)
de diffuser à travers elle.Une fine couche de dioxide de Silicium (Si02) est obtenue par croissance sur un substrat de Silicium de type n et ce, en faisant passer un courant de vapeur chaude sur le substrat.
A l'aide des techniques
lithographiques (photolitographie,
rayons X ou U.V, oulithographie
par faisceaud'électrons),
des parties de la couche dioxide sont enlevées et laissent ainsi apparaitre des ouvertures appelées "fenýtres".
les impuretés (Bore par exemple) sont diffusées uniquement
à travers les parties exposées de la surface. Une jonction p-n se forme ýans la même fenêtre ouverte dans la couche de Si02"
10
"
n n
ý (ý I I I I I f __!,_-.
n p
rigure
2-2:Jonction
obtenuý pardiffusion
rreS8Diffusion
ýi dl" type n
11
Con tac t ý)
r,
n+
FormatitJn d'une fenêtre dans l'oýlde
r---
:..1
E=---
ý-- ý--- - --
n
n+
n
n+
DIffusion
r
n
n+
Diffusion d'impuretés (Bore par exemple)
f) (> ý) '; ý , t I '.' II I ur,ý
ýOUlýý dp Sit sur
1ý I ·.)ul't;e épiýa).ialf>
Un .. jnnc ! l'ý' ....\IýnRr"
P'1t ný; ..eýup
r---
ýr---
ý---- ---ý
COI,. ýe f' p l ý. a x J .1I e
de type 1"1
+
n (&ubsrat)
Figure 2 - , : .1,..,nl t: ion nIsner
obtenue
pe r di ffus i ('n couchp épllAxlaleI
...
I I
d
n
r. p
J
12
f
figure 2-4:Rayon de courbure dens 1""
jonýtj8ns diffusées
Ce processus, illustré par la figure 2-3 est appelé processus nlanar et, est devenu l'une des méthodes de fabrication de dispositifs à semiconducteurs les plus utilisées. Cette technique, combinant diffusion, épitaxie,
masquage par oxide, etc """ permet une meilleure précision dans le contrOle des dimensions et formes des électrodes et des réqions diffusées.
lorsqu'une jonction p-n est obtenue par diffu- sion planar dans le volume d'un semiconducteur, les impuretés diffusent non seulement dans le volume du semiconducteur,
mais aussi latéralement (fig. 2-4). la jonction consiste donc en une région plane avec des bords approximativement cylin- driques. En outre, si le masque de diffusion contient des coins abrupts, la jonction aura une allure sphérique près de ces coins.
Ces régions cylindriques et sph.ériques Exercent une influence profonde sur la jonction, particulièrement en ce qui concerne le processus de multiplication par
aval anehe(1,37)
"
Dans cette méthode, une couche épitaxiale faib!ement dopée (donc à forte résistivité) est obtenue par croissance et est supportée par un substrat fortement dopé (donc à faible
résistivité) assurant ainsi la résistance mécanique et les propriétés électriques désirées.
ohr:'iýýes Contacts
n
n+
n
____
n+
---
J
n
n+
13
n
figure 2-ý:lmplantelion ionique Déposition d'une
couchp de 5i02
ý---ý-
ý.ý---
ý
---
fi
n+
F"ormetif)n de la
.I·-.nctiof"l
l'implantation ionique provoque des dommages au rése8u
cristallin. Ceux-ci peuvent @tre 5upprimés par la rýc:Jite è environ 700°C ou moins.
d) !m£lýnlaliýn_Iýniqýe
Cette méthode illustrée par la rig 2-5, donne
le contrOle le plus précic des profils d'impuretés et peut
@tre réalisée à température aýbiante(1,20) "
14
L'implantation
ionique consiste à introduire dcý particules atomiquesénergétiques
chargées dan3 un substrat, dans le but de modifier ses propriétésélectriquea,
métallur- giques, ou chimiques.Les énergies typiques des ions projectiles varient de 10 à
11 16
400 KeV et les doses d'ions envoyés de 10 à 10 i'ns!cý.
Les principaux avantages de cette méthode sont ý
_ C'est un processus qui peut @tre réalisé à uas- se
température,
comparé à la diffusion qui agéréralement
lieýà 11000C environ.
_ Les jonctions implantées peuvent @tre pý . faite ment alignées sur les bords du masque.
On obtient un contrÔle précis de la dose totale, de la pro- fondeur de jonction et de
l'uniformité
de la surface de la jonction.1S
2.2 :
fROP!IETES_DES_JONCTION
2-ýa) Moýèleý
ýt_hYP£týèýeý
ýe_býsýDans la
pratique,
la plupart des profilsd'impuretýs
peuvent êtreapproximés
par deux cas limites(fig 2-6-a et 2-6-b) :
- la
jonction
à profil abrupte(jonction abrupte)
- la
jonction
à profillinéaire (jonction
lIné- aire).l'approximation
abrupte est un modèlesatisfai-
sant pour lesjonctions
alliées, lesjonctions diftusées
à faibleprofondeur
dediffusion,
et lesjonctions obtenues
parimplantation ionique. L'approximation linéaire
est val-- ble dans le cas desjonctions diffusées
enprofondeur.
b) ýa£Pýlý
!h!o£iguýs_
i)
ýoýc!i£ný ýb£u£týs_
Lorsque :la
concentration d'impuretés
dans unsemiconducteur
change de manière brutale, d'une valeur NA(concentration d'impuretés acceptrices1
à une valeur ND(concentration d'impuretés donnatrices),
on obtient unejonction abrupte.
A
l'équilibre thermique
(pas de tensionextérieure appliquée),
la
distribution
desimpuretés,
du champélectrique
et la va- riation dupotentiel électrique
sontreprésentées
par la fig. 2-7.ii)
Jonct10ns linéaires
Une
jonction linéaire
est unejonct.on
jont le profil de dopage estreprésenté
par unedistribution
de laconcentration
desimpuretés
de la formeNO - NA = ax
oý a est le
gradient
deconcentration
desimpuretés, constAnt
pour unejonction
donnée.A
l'équilibre thermique,
le profil de dopage, ladistribution
du champ et dupotentiel électriques
sontreprésentés
par la figure 2-8.CIX, N " N
A 0
1£
»
firjure 2-6-8: l' ,-,pproximation abrupte
C>
--ýX
f i nu r e '·'7-0: 'anr'T'oximati!'n llr>é,dre
17
NO
-x 0
eee
xn xeee 888
8ô8
Aa)Distribution
de lacharge d'eapace
-xp
t( x)
hachurtSe=po-
tentiel
dedi'fuýion
b)Diatribution
du champ'lectrique
(x)
-xp
e)Veriation
dupotentiel électrique
figure 2-7:La jonction abrupte
àl'dquilibre thermique
x
18
+W/2
Surface hachur'e =
potentiel
dediffusion
E;(x)
-W/2
b)Distribution
du champélectrique a)Distribulioa
de Ja charqe d'espacec)Variation
dupotentiel ýlectrique
Figure 2-8: la jonction linéaire à
l'équilibre
thermique
19
1ii)
R'sultats théoriguea
La
th'orie
desjonctions
p-npermet
ded'ter.ineý leurs
plusimportsntes propriýtés.les tableaux
11-1 et 11-2ci-après résument
lesrésultats théoriques obtenus
dana le cas desapproximations abrupte
etlinéaire.
TABLEAU
11-1Propriétés
deajonctions abruptes
PROPRIETE EXPRESSION
1°)Ças
del'équilibre
ther-mique(pas
detension
ext'rieure appligu'e) -Concentration
des im-puret's N(x)=NO
et
pour
O<x<xn
(2-1)(2-2)
-ChaMp éleetrique
x
t(x)=tm(1-
---)pourO<x<xn
(2-3)W
et
x
t(x)=tm(1+
-)W
qNOxn
ou tm=- --
pourO>x>-x
(2-4)P
qNAx
--P
(2-5)\
(2-8)
(2-9)
£ a . x2
V(x)=-tm(x- ---)pour 0<x<xn(2-6)
2W x2
V(x)=_t
(x+---)pour 0>x.-x(ý-7)
m 2W p
kT NANO 1
It
IVb,=--·Log
ý 2 =-- wn 2 m 0
q i
2£ Vbi 1/2
w =( 8 )
o qND
et
-Epai
""sur ds 1. zone detr.n.ition
-Potentiel
dsdiffusion -Potentiel 'leetrique
.
f"
....ý>.:
-ý
-'ý ''11,.,-.:.., ..
. ;
ý'-'.ý. ,J
.. ;"-
2·)ýas
d. non'quilibr.
ýteneion .ppligu'e
non _ulle)-Potentiel
totalýChamp 'lectrique maximum
-Epaisseur
de la zone detranaition
-Capacité
detranaition
20
VT:
71tml
W:Vbi!Va (2-10.)(+ dans le caB
d'une polsrisstion inverae
et - dans le caed'un.
polarisation directe)
V
.tant
latension extérieure
aýpliqut§et m:(ýN V )1/2 (2-10b)
£ B T
S
2£ V
W:( s T)1/2 (2-11)
qNO
£s
q£sNO
1/2C:-;-:ý)
(2-12)2VT
* * * * * * * * * * *
PROPRIETE
TABLEAU
11-2Propriétés
desjonctions linéaires
EXPRESSION
1D)Cas de l't§quilibretherlligue
-Distribution
desimpuretés N{x):NO-NA:ax
pour (2-13)-Pot.ntiel 'lectrique
-Potentiel
dediffusion
-Epaisseur
de la zan. d.transition
pour -W/2 <x <+N/2
où a est le
grddient
deconcen- tration
et Westl'épaisseur
de la zone detransition
t( x ) : t.n
(
1- (ý ) 2) ( 2-1 4 )oc. t
:-(qa/B
c )W2 (2-15)m 5
3
V(x)=_£ (x- 4x +
-!..)
\2-16)"'hl 3W2 )
qsW3
Vbl.':
---2-=
ýE; IW (2-17)12£s 3 nf"o ou
encore
(2-18)
ou encore
(2-20)
)
21 20)Ca8 de non
équilibre
-Potentiel
total-Epaisaeur
de la zone detransition
-Cspscité
detransition
-Champélectrique
maximumc)
- - -
Diodes--
PIN(2-21)
(2-22)
(ý-2J)
(2-24)
Une diode PIN est une jonction qui comportf entre les régiDns p et n une tranche de matériau
£emiconducteur intrinsèque
dite zoneintrinsèque
(figure 2-9).p
Figure
2-9:Diode
PINla
distribution
desimpuretés,
la densité de charge d'espace ainsi que lavariation
du champélectrique
sontreprésentées
par la figure 2-10.le champ
électrique
reste constant en toutpoint de la zone
intrinsèque
(zone i). la capacité par unité de surface de la jonction est encore dans ce cas :C = £ /W
s (2.24)
oý West
l'épaisseur
de la zone intrisèque.Elle resteconstantý
quelle que soit la tensionextérieure apppliquée.
la tension totale Vr aux bornes de la diode PlI, est
Remarque:
On doit s'(jttendre à Cf' que la capacit.é par unittcle sur fa cE' res tee 0 n5 ta fl te, lor sq ut: La ten s ion i river se a u gmE'() r ý..
Ceci est confirmé par les mesures
exrýrimentýleE.
j "
i\ - Ni)
.
ý W ...
I I
I I
I )C
'I
,
Distribution
de.impuret'.
ai
ýp (x)
22
o
tex)
... --
'b) ·Oen.it. de
charge d'eapace
x _
o
x
c)
Distribution
du chemp'lectrique
fiqure 2-10
..,.
.. )
I I 1-
1-
--,11Va
o
oý ýý
-100V -50V
rigurfý
2-l1:Variation
de lacapacité
enfonction
de£ension appliquée
dans une diode PINý.
.
)I I
L-
---,11Va
-5DV D
oý
._ ..-1aDV
rigurý'
2-11:Variation
de lac8pacitý
enfonction
de lensionoppli1uýe
dans une diode PIN.
.l ,
*****************************************************************
·*ý**************************************************************
*..
*
*
*
*
*
*
*
*
*
-it
*
* III
SEM leo
N 0 UeTE
U R ýDANS LES
CHA PIT
R ED'A V A
LAN CHE
---
P
HEN
0MEN
E S DE R U P TURE
PAR E F F E T--._--- --- ---
**
**
**
**
*
*
"
**
*
8
r HAP I T R E III
PH[ýN£S
DERUPTURE
PAR ErrETD'AVALANCHE
-ý---
DANS
LESSEMICONDUCTEURS.
-._---
ý :
Introduction
le sch'..
ci-dessous (fig.}-1) .ontre
lacaract'ristique i"verse
d'unejonction
p-n.D
i ________________________________________
ý---ý
A ýv,.. a
ýi_:;ur'! '-1:
Lorsque
latension inverse appliquée
à lajonction
est aug-.. nt'e. le
courant inverse aug.ente (région
DA de la car&:-t'ristiqueJ
etatteint
assezrapide.ent
savaleur
desatura-
tion(r'giGn
AB). Si cettetension continue d'être
&u 'ýentée, lecourant trayersant
la diodeaug.ente
de.anière
epprýciable(r'gio"
BC) et peutdevenir
tr-ès i.:'lportant pour les f8rtestensions inverse. appliqu'es (r'gion
CD).26
3.1
Er£Pýiýtýs_dýs_f£rýs_champý ýlýc!rýqýeý
dans lessemiconducteurs.
( 3 " 2)
( 3 " 1 ý
allons rappeler le: mé- Dans ce
chapitre,
nousq T'1.
II =-
m
La vitesse des porteurs de charges aux faibles champs
électriques
(vitesse de Drift Vd) est propor-tionnelle
au champélectrique
appliqué et est donnée par la(2 )
relation :
où ý est une
constante
deproportionnalité indépendante
du champélectrique
qui s'écrit:canismes de rupture
mentionnés
en général et lamultiplicýtion
par effet
d'avalanche
enparticulier.
Le
mécanisme
qui a lieu àl'intérieur
de la jonc- tion durant la rupture, dépend de 10 nature de la jonction et del'intensité
du champélectrique
qUI y règne. Enconséquence,
les
propriétés
du champélectrique
dans lessemiconducteurý
serontbrièvement
étudiées avantd'aborder
lesdifférents
w.é- canismes de rupture.On dit alors qu'il y a rupture
(ouclaquagý
dE la jonction (1,18). IlY a trois
mécanismes
de rupture: l'insta- bilitéthermique,
l'effet tunnel et lamultiplication
par ef- fetd'avalanche.
L'un de cesmécanismes
(ou leurcombinaison)
peut être la cause de rupture dusemiconducteur
enquestion.
où q est la charge du ýorteur
considéré,
ýi le temps moyen séparant deux
collisions
(pris par rappurtà la
population
totale desporteurs)
et m la masse
effective
de ce même porteur.Toutefois,
quand le champélectrique
devient assez intense, desnon-linéarités
apparaissent
dans lamobilité,
quientrainent
unesaturation
de la vitesse des porteurs de charge (5,25).1/. -J ý=2.·, .. 1' CRI
ICA)
2B
-
l'instabilité
thermique- l'effet tunnel
- la
multiplicýtion
par effet d'avalanche1 :_lu l'J-
a) !nýtýbilit! !hýrýiguý
Dès que llé! ten s ion i nver se a ppli q ué e à une j 0 r.L --
tion, devient a s s e z forte, la température de la jonction +u qme n '.«
à cause de la dissipation de la chaleur importante qui alleu, HIJ niveau de la jonction.
Cet
accroissement
de latempérature,
a pour effet d'augmenter le courant électrique jusqu'à une valeur nettement supérieure à cellecorrespondant
à une faible tension appliqué, , comme l'indique la figure 3.3.Quand un fort champ électrique est appliqu(
à une jonction p-n, il y a rupture de la jonction due à la con- duction d'un courant très important la traversant. Comme men- tionné
précédemment,
il existe trois mécanisme derupture(1,5):
10-10
o
10 20 30 40V (Vol ta )
8
ý i gure J- 5: Déprndunce en t emp é r 'f t u r e de!
ýýractýriýtiques inverses d'uný diode n p au hillLlum(d'aýrýý G0Ptzberqer et al).
29
b) Effet tunnel
Pour une barrière d'énergie carrée un i di mer«
( 3.4)
("7 3)
l'onde associée à l'électron.
où
Quand KW» 1,1a relation (3.3) devient:
Tt=16E(E -E) e-2kW/E2
o 0
la probabilitý de transmission étant finie, des électrons de la bande de Valence peuvent être excités et passer dans la bande de conduction par effet tunnel.(2,5)
sionnelle de hauteur Ea et d'épaisseur W, la probabilité de transmission quantique d'un électron ayant une énergie E est donnée par la relation (1) :
T
=[+
Eý Sinh2(kW)J_1t
r
( 4(E-E )E ýo
k=(2m(EoïE) )1/2
est le vecteur d'onde det
La tension inverse appliquée provoque donc une augmentation sensible du courant par accroissement de tempý- rature. Ceci peut cauýer la rupture de la jonction, d'où ln
dénomination d'instûtdlité thermique, différente de la ITtultipll cation par avalanche et de l'effet tunnel, comme nous allons le voir.
\ 3 .6) En utilisant
l'approximation
WK.B (Wentzel- Kramer:Brillouin), nous obtenons l'expression suivante, pour la proba- bilité de transmission
xz
Tt =e
-
21'
k (x )Idx- 1
oD K(x) est le vecteur d'onde de la charge ýlectriqueýéle trons ou trous)dans la barrière et -x1et x2 sont les limites de la b8Irière.
30
où E est la bande
interdite
dusemiconducteur
(5i par exer.ple).9
Il a été montré que la rupture des
jonctions
p-n (5iliciu.1 ouGermanium)
dont lýstersions
de rupture sontinférieures
à4 Eg/q est dOe à l'effet tunnel.
Au delà de 6Eg/q, la rupture est causée par l'effet
d'avalanche.
(3-7)
la rupture est (effet tunnel
j. -,
Figure 3-4
T _ -4'1!it(E ) 3/2/3qF,;ý
t-e
gPour des
tensions comprises
entre 4 et 6Eg!q,hé ' ( 1 )
causée par un mélange des deux p nomenes et effet
d'avalanche).
Les
prob8bijjtýs
detransmission
étantfortement dépendanteý
de
l'épaisseur
dý la barrière, l'effet tunnel n'eat doýc si-gnificatif
que '2ns lessemiconducteurs
trèsfortement
dopés da ns 1esquelsIp schamp s électriques sont intense set 1es zones detransition étroites.
Pour une
barrière
depotentiel triangulaire
re-présentée
par la figure 0.4), laprobabilité
detransmisslon
s'écrit:
Cor.centrill. r,
(
- .J ,
" CIT. ,
,'">
. v'' I
"
Champs
électriques critiques
pour les phénomè.,c;s drupture par effet
d'avalanche (multiplication
de EErteurs parionisation
par impact) et par effetZener
(transitions directes
de la bande de valanceà la bande de
conduction
par effettunnel).
105ý ý
1014 1016 1018 101 9
31
rig",re
ý-s
Comme il a été dit
précédemment,
lorsque le champélectrique
est assez intense, des pairesd'électrons-
troua peuvent êtregénérées
parionisation
par impact(fig. 3.6) par les
porteurs
de charges(électrons-trous)
dana lesjonctions
p-npolarisées
eninverse(S,6).
(5)
la figure 3-5 montre que l'effet tunnel eat
prédominant
pOlir les champs
critiques supérieurs
à environ 106Y/cm.l'effet
d'avalanche
estprédominant
pour des champsinférieurs
à
106Y/cm.
.'.-ý . ý "'-_ -
électron
cr" par ýlisionx
x
par Impact (ou par Choc)
X2
Illustration
duProcessus d'Ionisation
" .' ." ý'. .
'2
t.(fvrt champ
'lectriqueý 'lectron
initial apràscollision
ý
rou cré' par
OlliSiOý
lectron initial vent
collision
"
..,--- zone de
transition
-X1
Figure 3-6 région d.
type p
a)
£oýf!i£iýn1s_dýiýnisýtion
Considérons
unélectron
sedéplaçant
dans la zone detransition
d'unejonction
p-npolarisée
en inverse "Les trois
porteurs
de charge(l'électron
initial,l'électron
et le trou créés parionisation
par impact)subissent
à leur tourd'autres collisions
avec le réseau cri-stallin,
ce qui s pourconséquence
unemultiplication soudaine
desporteurs
de chsrge.Ce
processus
est appelémultiplication
par effetd'avalanche,
et peut avoir lieu dans les
jonctions
p-n, dans le cas oùl'épais-
seur W de la zone detransition
estsupérieure
au libreparcours
moyen desporteurs
de charge de telle sorte qu'un nombreimportant
de paires
d'électrons-trous
peuvent êtregénérées
parionisation
par choc et doncpermettre
unaccroissement illimité (physiquement
trèsimportant)
du courant inversetraversant
lajonction.
( 3. C )
'..
.".
Cet électron voyagp en ntLYl.lt'iP 'me distance (son lib r e parcours moyen) ava nt (ý, intereg i r avec un atome du ré- seau, et donc de perdre (céder) de l'énergie.
l'énergie
6E acquise par cet électron de la partdu champ
électrique
entre deuxcollisions successives
estÀ
Ô E= q
Jý
dxo
Si cette énergie est suffisante, la
probabilité
pour quel'électron
crée une paireélectron-trou
est finie.Si
l'énergie
ts Ed' un é Lect r o n estsuffisamment importante,
il peut alors générer un certain nombre de pairesélectron-trou
par unité de distancetraversée
uans la jonction p_n(1).cý
nombre est &ppelé p8rdýfinition coefficient
ou taux d'ioni-!!tiEn des
électrons
et estreprésenté
par ý.De la même manière, on définit le
coefficient
(pu týux)d ' ion isat ion des t r0 ux ( l')op ) ca nime étan tIe noHlb red epa ire s
électron-trou
crées par un troL par unité de distancetraverspe
dans la zone detransition
d'une jonction p-n.Du fait
qu'électrons
et trousacquièrent
del'énergie
plusrapidemenl
quand le champélectrique
est intense, a etn
ýý
dépendent fortement
du champélectrique.
Une
expression
physique pour lescoefficients d'ionisa-
( 1 )
tian est donnée par :
(3,.9)
.,
où El est
l'énergie d'ionisation
de seuil à fort chýmp ýlec- trique et ý KT' f, p et C I sont des champs de seuil de s por- teurs pour vaincre les effets dedécélération
dOs aux dis- persionýthermiques,
par ph onans optiques et parionisation
r e s p e c t.ive ml'nt.
L'énergie d'ionisation
de sýuil (El) est définie comme ýtantl 'é nerg .i t' ni ini IDu m q u tun r'ü rt c ur dt, cha rÇ;c inc ide n t (élee tron out r0 u ) d0 i t pOD S éder pou r c rée r U Ile pLý ire {I e ctron -t r0 u ýbý pour initier le
procesRus d'avalanche).Er
est égale à 3.6 eV pour lesélectrons
el à 5 eV pour les trous dans leSilicium.
J4
(3.10r.) (3.10b) (3.10a)
b(V/cm)
J.26X106 1.28X106
TROUSa(cm-1)
1.75X106:; 2.25X107
(l( ý) = a e- b / f
ELECTRONS
J
a(cm-1)
!.
b(V/cm) Il"
,,
1.55X107 1.56X106
et ý>(ý p " t kT ) 1/2
Ob a et b aont des
constantes données
par letableau
ci-dessousý35)
On peut noter que les
coefficients d'ionisation
sont une fonc- tiondécroissante
de latempérature
pour un champélectrique
donné.L'expérience montre
que a«() , pour leSilicium
et leGermanium
est donné par larelation(33,35)
Ge
Si
Dana un do ""ine
limit'
deschampa 'lectriquea, l"qu.tion
(J.,) aer'duit
à :t
"
I
NB : Ces
valeurs
de a et b ont étécalculées
psrMiller
pour leGermanium
et Lee et Al pour leSilicium.
la
courbe
(3.7)ci-après montre
lesvariations expérimentales
du
coefficient d'ionisstion
pour lesélectrons
et les trous dana Ieailicium
"..-.
,toý'," >'
."'. '.