Bulletin n°4 du 23 avril 2019 HORTICULTURE / PEPINIERE
LEGENDE DES TABLEAUX
Ravageurs
et maladies Intensité des attaques Très faible à nulle Faible Moyenne Elevée
Auxiliaires Stades observés Adulte : A Larve : L Nymphe : N Œuf : O
Intensité des observations Absence Présences ponctuelles Présences généralisées PT = Pleine terre / CT ext = conteneurs extérieur / CT ab = conteneurs sous abris
Photos Isabelle VANDERNOOT Chambre d’Agriculture-Conseil Horticole IDF sauf mention spécifique
Animatrice : Isabelle VANDERNOOT Chambre Agriculture Île de France
SITUATION GENERALE
Observations basées sur 0 visite terrain conseiller, 10 en pleine terre et 9 retours en hors sol.
Climatologie : 1ère quinzaine d’avril également ensoleillée, chaude et sèche avec des nuits fraiches. Quelques dégâts dus au gel sur jeunes pousses notamment sur Fraxinus, Tilia. Les floraisons se poursuivent dans le temps et les feuilles ne sont pas encore toutes développées. Le climat est très sec pour la saison.
A surveiller notamment
Les présences de ravageurs progressent, notamment les pucerons pour lesquelles les conditions sont favorables. Cependant les populations d’auxiliaires progressent également, aussi il est important d’observer les évolutions concomitantes avant toute intervention.
Ravageurs : Augmentation des populations de pucerons (abris et extérieur). Otiorhynques au stade larvaire et 1ères nymphoses dans différentes cultures notamment de 18 mois - 2 ans. Surveiller les pucerons notamment sous abris.
Maladies : Avec le temps sec, les maladies de printemps sont rares.
AUXILIAIRES
Le climat très doux favorise la présence et le développement des auxiliaires, notamment de coccinelles adultes et de parasitoïdes sur les 1ères colonies de pucerons.
Auxiliaires 7/3 21/3 4/4 18/4 2/5 16/5 30/5 13/6 27/6 11/7
25/07 8/8 22/8 5/9 19/9 3/10 17/10
Commentaires BSV
n°
Coccinelles A A A A Présences d’adultes en PT, CT ext et CT ab
dans quasiment toutes les entreprises.
Syrphes O L A OL A A Faible présence d’adultes de Syrphes
observés en PT.
Chrysopes A A
Parasitoïdes
Momies pucerons
CT ab
PT CT ab
Momies de pucerons signalées dans quelques entreprises en PT, CT ab.
Psylle Elaeagnus Tamarixia Cécidomyies
prédatrices L
Anthocorides Punaise prédatrice Zicrona Cantharides Acariens prédateurs
Mésanges A A A A Mésanges actives en extérieur, PT et CT
RAVAGEURS
INSECTES PIQUEURS SUCEURS Acariens / Phytoptes
RAVAGEURS 8/3 22/3 5/4 194 2/5 17/5 31/5 14/6 28/6 12/7 26/7 9/8 23/8 6/9 20/9 4/10
18/10
Commentaires BSV
n°
Aca- riens
PT CT ext
CT ab Lavatera
Phytopte /Erinose
Faible développement d’érinoses en PT sur
Pyrus 4
Phytoptes et Erinoses Cultures sensibles
Principalement sur Pyrus et Prunus Symptômes et dégâts
Galles blanche-rosées, puis brunes, en face inférieure et/ou supérieure des feuilles Conditions favorables au développement / période de présence
Le phytopte est un micro-acarien (env. 0.2mm) responsable de l’érinose. Présent sur poirier sous forme libre (Epitremerus pyri) ou cécidogène (Phytoptus pyri), il est responsable du gaufrage des feuilles et de développement de galles aux couleurs variées.
Particulièrement actif au printemps, le phytopte est favorisé par une faible hygrométrie et des températures douces.
Lutte biologique - Biocontrôle
Produit à base de Soufre
Galles sur feuilles
Aleurodes
Aleurodes 1
Cicadelles / Aphrophores
Cica- delle
PT Rosier
4 CT ext
CT ab Rosmarinus (rampant)
Aphro- phores
PT Rosier
4 CT ext
CT ab Cytisus, Spiraea
Cicadelles et Aphrophores Cicadelles
Cultures sensibles
Plantes aromatiques : Lavandula, Salvia, Rosmarinus, Mentha…
Rhododendron
mais aussi Carpinus, Quercus…
Symptômes et dégâts
Ponctuations blanches caractéristiques en face supérieure des feuilles, développement de fumagine sur le miellat.
L’adulte de ce ravageur est difficile à observer car assez vif, il se cache sous les feuilles ou saute dès qu’on l’approche. On détecte les cicadelles par frappage ou observation prolongée. Elles se caractérisent par des ailes en toit et une tête carénée ; elles ressemblent à une « petite » cigale. Jaunâtre clair, parfois bicolore (vert strié d’orange, noir et rouge), 3 à 5 mm de long (jusqu’à 8-9mm sur Rhododendron), pattes postérieures adaptées au saut et ornées de 2 rangées de fines épines.
Larves : se déplacent de travers en face inférieure des feuilles. Sur aromatiques ressemblent aux adultes mais en plus petit, blanchâtre ou vert jaunâtre.
Conditions favorables au développement / période de présence
Temps chaud et sec
Ponte d’août à octobre Lutte biologique - Biocontrôle
Attention cet insecte piqueur suceur est vecteur de virus et bactéries. Il est notamment le vecteur potentiel de Xylella fastidiosa.
Suivre les évolutions de populations avec des plaques engluées rouge-orangées placées à 20 cm au-dessus des cultures
Préférer les cultures d’aromatiques en extérieurs
Pas de nécessité d’intervention chimique sauf en cas de forte attaque
Sur aromatiques, cicadelle et piqûres sur feuilles
Sur chêne vert
Sur Rhododendron
Aphrophore – Cicadelle écumeuse (Philaenus spumarius) Cultures sensibles
Vivaces : Aster, Campanula, Chrysanthemum, Phlox…
Lavandula, Spiraea, rosier, Cytisus, Salix…
Symptômes et dégâts
Les larves des aphrophores sont peu mobiles et protégées des prédateurs dans une mousse écumeuse caractéristique appelée « crachat de coucou ».
L’insecte se nourri en suçant la sève de la plante ; s’il est présent en grand nombre il en altère la croissance.
Conditions favorables au développement / période de latence
Temps chaud et sec
Ponte d’aout à octobre Lutte biologique - Biocontrôle
Efficacité très réduite des traitements sur larves d’Aphrophores.
Pas de nécessite d’intervention sauf en cas de forte prolifération, c'est surtout une question d'esthétique par rapport à la bave écumeuse.
Crachats de coucou
Larve sous l’écume
Cochenilles
Coche- nilles
PT
1
CT ext Araucaria
CT ab Syringa, Phormium (3 entreprises)
Psylles
Elaeag nus
CT ext
CT ab Présence sous abris en augmentation (3 1
entreprises) Eucaly
ptus
CT ext 1ères observations de psylles sur Eucalyptus
sous abris et sur Buxus en extérieur. 4 CT ab
Pyrus 4
Buxus 4
Psylles Eucalyptus, Buxus, Pyrus
1ères observations de psylles sur Eucalyptus sous abris et sur Buxus en extérieur. Surveiller les Psylles sur Pyrus ; les 1ères observations ont eu lieu en arboriculture fruitière et les conditions climatiques sont favorables.
Sortir impérativement les Elaeagnus des abris afin de limiter le développement des Psylles, qui y est exponentiel actuellement.
Psylle du poirier (Cacopsyla pyri) Cultures sensibles
Pyrus Symptômes et dégâts
Adulte de 2.2 à 3.2mm avec des ailes translucides disposées en toit (petite cigale qui se déplace en sautant). Les femelles hivernantes pondent à la base des bourgeons à fleurs au printemps, dès que les températures maximales dépassent 10°C au moins 2 jours consécutifs (jusqu’à 400 œufs).
Les larves issues de ces œufs se développent ensuite dans les bourgeons puis les bouquets floraux. Elles mesurent de 0.4mm – jeunes, elles sont jaunes et globuleuses – à 1.7mm – au dernier stade, elles sont mobiles, aplaties et brunes. Le développement larvaire se fait entre 20 à 40j.
Les larves, par leurs piqûres, prélèvent une quantité importante de sève et rejettent du miellat sur lequel se développe de la fumagine ce qui entraine des brûlures de feuilles et de fruits, des chutes prématurées des feuilles et des mauvais aoutements des rameaux.
L’adulte des générations estivales est plus petit et plus clair ; il peut pondre jusqu’à 1000 œufs. 4 générations/an.
Le psylle peut également transmettre une maladie à mycoplasme : le Pear Decline qui entraine un dépérissement lent des sujets atteints. C’est une maladie de quarantaine avec déclaration et destruction obligatoire ! Plusieurs foyers détectés dans la région depuis 2 ans.
Lutte biologique - Biocontrôle
Favoriser les auxiliaires : punaises prédatrices de la famille des Anthocoridea - genre Orius ; acarien prédateur Trombiidae.
kaolin (talc) : barrière physique permettant de limiter les pontes de psylles
savon potassique
Traitement à base d’huile (huile d’orange douce, huile de colza)
Le risque est en augmentation d’autant plus que les maximales de températures dépassent les 15°C. A surveiller, notamment dans les zones à forte pression l’an dernier.
Larves
Adultes
Anthocorides adultes
Trombiidae (FREDON IDF)
Psylles de l’Eucalyptus Cultures sensibles
Eucalyptus Symptômes et dégâts
Sur jeunes pousses présence d’adultes aux ailes translucides, corps jaune, tête foncée
Tâches liégeuses dues aux piqures de l’épiderme des feuilles et développement de fumagine
Conditions favorables au développement / période de présence
Le psylle de l’Eucalyptus se rencontre sous abris et en extérieur.
Présence toute la saison : attention sous abris en hiver ! Lutte biologique - Biocontrôle
Il existe un auxiliaire naturel présent dans le sud-ouest (endémique d’Australie).
Favoriser les auxiliaires : punaises prédatrices de la famille des Anthocoridea - genre Orius ; acarien prédateur Trombiidae.
kaolin (talc) : barrière physique permettant de limiter les pontes de psylles
savon potassique
Traitement à base d’huile (huile d’orange douce, huile de colza) Psylles du Buis (Psylla buxi)
Cultures sensibles
Buxus Symptômes et dégâts
Sur jeunes pousses de Buis présence de larves couvertes d’un exsudat cireux, blancs filamenteux qui piquent les jeunes pousses et sucent la sève
Les feuilles sont déformées en cuillères.
Puis forte présence de miellat et de fumagine sur les pousses.
Les œufs sont pondus sous les écailles des bourgeons.
L’insecte adulte apparaît au mois de juin.
Conditions favorables au développement / période de présence
Le psylle de l’Eucalyptus se rencontre au printemps.
Lutte biologique - Biocontrôle
Favoriser les auxiliaires : punaises prédatrices de la famille des Anthocoridea - genre Orius ; acarien prédateur Trombiidae.
kaolin (talc) : barrière physique permettant de limiter les pontes de psylles
savon potassique
Traitement à base d’huile (huile d’orange douce, huile de colza)
Jeunes larves de Psylles sur buis
Pucerons
Puce- rons
PT Rosier, Prunus, Betula (vert), Philadelphus
CT ext Ribes, Photinia
CT ab
Arbutus, Elaeagnus, Photinia, Hypericum, Hibiscus, menthe, rosier, Symphoricarpos, Spiraea. Populations en augmentation.
Pucerons lanigères
Les populations de pucerons sont en augmentation et sont donc à surveiller, notamment sous abris. Cependant les auxiliaires aussi progressent aussi observer bien vos cultures avant de prendre la moindre décision d’intervention.
COLEOPTERES PHYTOPHAGES
Chrysomèles et
Galéruques Criocères du Lys Présence de Criocères du Lys sous abris dans
une entreprise, en baisse.
Otio rhyn ques
PT Syringa, Osmanthus
CT ext L L L Heuchera, V tinus, Pinus 2
CT ab L L L L N 1ères observations de nymphes sous abris
Aster, Heuchera, Lavatera
LEPIDOPTERES - CHENILLES PHYTOPHAGES
RAVAGEURS
8/3 22/3 5/4 194 2/5 17/5 31/5 14/6 28/6 12/7 26/7 9/8 23/8 6/9 20/9 4/10 18/10
Commentaires BSV
n°
Che- nilles
PT L PT : hôtes variés dont Philadelphus,
CT ext CT ab Hypo- nomeu te
PT
4 CT ext
CT ab L Euonymus japonicus
Pyrale du Buis L L L L Présence de chenilles en PT 4
Bombyx cul brun L 1ère observation de chenilles en PT sur
Crataegus, Prunus. 4
Orgie antique Processionnaire
du chêne Sur Quercus en PT et en CT ext
larves
adultes
Processionnaire du pin
L L Pinus nigra 'Austriaca' et ‘Corsica’, Cedrus
deodara en PT et gros CT ext. Nids vides. Les chenilles sont actuellement en nyphose dans le sol.
2
Tordeuse de l’œillet
1ers piégeages de Tordeuses suite à la pose des phéromones.
Chenilles signalées sous abris sur Chrysanthème.
Tordeuse des pousses du pin Mineuse du
Marronnier
Grand hyponomeute du fusain (Yponomeuta cognatella) Cultures sensibles
Tous les fusains, et notamment : Euonymus japonicus, Euonymus europeus…
Symptômes /dégâts
Chenilles jaunes-crème avec une ligne de points noirs sur chaque côté et la tête noire, grégaires et voraces pouvant rapidement défolier totalement les fusains.
Fileuses, ces chenilles tissent des nids de fils de soie qu’elles agrandissent sur les pousses consommées
Résultat : des rameaux défeuillés totalement entoilés Conditions favorables au développement / période de présence
Les œufs sont pondus en fin d'été sur les rameaux. Ils éclosent avant l'hiver, mais les jeunes chenilles hivernent à l'abri des ooplaques pour ne sortir qu'au printemps.
Au début du printemps, les chenilles sont très petites et protégées dans un nid de soies et de feuilles repliées. Elles débutent leur alimentation à l'abri de toiles collectives tissées et agrandies sur les pousses consommées.
En juillet naissent les premiers papillons (famille des teignes), blanc avec des points noirs (environ 10mm).
Les papillons nocturnes s'accouplent et pondent leurs ooplaques au début du mois d'août.
Prophylaxie
En cas de faible attaque le mieux est de tailler les branches atteintes et bruler les nids.
Pose de nichoirs à mésanges Lutte biologique - Biocontrôle
Lutte biologique à base de Bacillus thuringiensis (bactérie entomopathogène)
Les chenilles d’hyponomeute du fusain sont petites actuellement et protégées dans un nid de soies et feuilles repliées. Bien observer vos plantes pour agir avant que les nids ne prennent de l’ampleur !
Jeunes chenilles
Cocon bien développé
Nymphose
Adulte Pyrale du Buis (Cydalima perspectalis)
Cultures sensibles
Buxus Symptômes et dégâts
La pyrale du buis se développe par foyer. Les chenilles sont très difficiles à voir au début du printemps car cachées dans des cocons et à l'intérieur des arbustes.
On peut détecter leur présence grâce aux feuilles décapées et tiges grignotées ainsi qu’aux fils de soies blancs et la forte présence de déjections verts foncé.
Défoliation et dessèchement des buis en quelques jours : il faut scruter attentivement le feuillage.
Dégats sur feuillage
Description
Chenilles (5mm à 4cm) à tête noire luisante, corps vert clair avec des lignes rayures blanches et jaunes et des points noirs cerclés de blanc, poils gris clair drus. Elles se rencontrent en colonies et peuvent défolier les buis en quelques jours (décapent les feuilles et grignotent les tiges).
Les chrysalides jaunes brunissent en vieillissant. Elles pendent au feuillage et sont entourées de soies blanches lâches.
Le papillon nocturne, 35-40mm d’envergure, a des ailes blanches avec une marge marron violacée et des irisations dorées et violacées. Il pont des œufs ronds, aplatis, jaune translucide, groupés en ooplaques en face inférieure des feuilles. Un papillon peut pondre plusieurs centaines d'œufs.
Ce papillon peut également exister sous une forme moins courante, entièrement brune margée de blanc avec des reflets violets.
Ce ravageur peut réaliser 3 cycles sur la même année -mars, juillet et septembre- et peut passer plusieurs années en diapause prolongée, protégé dans sa chrysalide.
Prophylaxie
Captures par phéromones sexuelles avec l’installation de pièges de mai à novembre.
Attention à la qualité de la phéromone choisie – à combiner à un piège entonnoir de petite taille.
Pose de nichoirs à mésanges Lutte biologique - Biocontrôle
Lutte biologique à base de Bacillus thuringiensis (bactérie entomopathogène)
Lâchers de trichogrammes
Reprise d’activité des chenilles de Pyrale sur buis. Inspecter très régulièrement l’intérieur des buis en recherchant des feuilles nouvellement décapées et des déjections.
Chenille et ses fils soyeux
Papillon de Pyrale du Buis
Bombyx cul-brun (Euproctis chrysorrhoea) Cultures sensibles
Souvent sur Malus, Crataegus,… en pleine terre mais également en conteneurs Description
Les papillons de couleur blanche volent en juin-juillet ; ils portent à l’extrémité de leur abdomen une touffe de soies brun-roux (d’où le nom de cul brun).
Les pontes, recouvertes des poils bruns de l’extrémité de l’abdomen de la femelle, sont déposées en été sous les feuilles.
Elles donnent naissance au 1er stade larvaire en environ 3 semaines.
Les chenilles sont grégaires. Elles se développent tout l’automne de façon discrète, décapant les feuilles qu’elles recouvrent d’un léger tissage soyeux.
A cette période, les chenilles construisent leur nid d’hiver en rassemblant les feuilles terminales des branches par des tissages.
Après l’arrêt de leur alimentation, les nids d’hiver -soyeux de couleur brun-gris à l’extrémité des branches - abritent plusieurs centaines de chenilles au 3ème stade larvaire pendant la diapause hivernale.
Au moment du débourrement des arbres (mars-avril de l’année suivante), les chenilles (3-4cm) reprennent leur activité et leur développement larvaire (4ème et 5ème stades) en consommant activement le feuillage de l’année. Elles ont alors leur livrée caractéristique : fortement velues, de couleur brune avec deux lignes latérales blanches et une discrète bande médiane rouge ornée de deux « verrues » orangées.
Au terme de leur développement en mai-juin, les chenilles se transforment en chrysalides dans un cocon rudimentaire constitué de quelques feuilles agglomérées dans le houppier.
Symptômes et dégâts
Présence de nids soyeux en extrémité de branches renfermant des chenilles grégaires, velues brunes avec deux lignes latérales blanches et une bande médiane orangée.
Prophylaxie
Réaliser au plus tôt la destruction mécanique des nids observés. Le port d’une combinaison intégrale (lunettes, masques, pantalons et manches longues) s’avère indispensable pour limiter les risques d’urtication.
Pose de nichoirs à mésanges Lutte biologique - Biocontrôle
Lutte biologique à base de Bacillus thuringiensis (bactérie entomopathogène)
Jeunes chenilles à l’automne
Chenilles grégaires au printemps
Adulte
La Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie, l’IFPC et l’EPLA d’Alençon-Sées ont créé une fiche technique sur « Les mésanges, oiseaux insectivores pour lutter contre les chenilles ». http://www.chambre-agriculture- normandie.fr/fileadmin/user_upload/National/FAL_commun/publications/Normandie/svpc-mesange.pdf
AUTRES RAVAGEURS
RAVAGEURS
8/3 22/3 5/4 194 2/5 17/5 31/5 14/6 28/6 12/7 26/7 9/8 23/8 6/9 20/9 4/10 18/10
Commentaires BSV
n°
Mollus ques
PT CT ext
CT ab Hosta Actinidia
Plathelminthes Signalisation dans 1 entreprise en CT ext et
CT ab 2
Campagnols Signalisation en PT (Malus).
Lapins/Lièvres Sangliers / Cervidés PT Lapin et Cervidés. Présences notables dans 3
entreprises. Arbustes, Malus.
CT ext
CT ab
MALADIES
FEUILLES – POUSSES
MALADIES
8/3 22/3 5/4 194 2/5 17/5 31/5 14/6 28/6 12/7 26/7 9/8 23/8 6/9 20/9 4/10 18/10 Commentaires BSV n°
Botrytis
Pourriture grise V tinus 1
Cloque pêcher
PT
4 CT ext
CT ab
Entomosporiose Photinia
Maladies taches noires PT Ro Rosiers tiges
CT ext CT ab
Mildiou Ro
Moniliose Sur fleurs d’abricotiers en PT
Oïdium
PT Malus ‘Coccinella’
4 CT ext
CT ab Aquilegia, rosiers
Oïdium perfo-
rant Laurier
PT CT ext
Rouille PT CT ext
CT ab Lavatera
Septo- riose
PT
1 CT ext
CT ab Tave-
lure CT ext CT ab
BOIS – BRANCHES
Chalarose Frêne Chancre
Cloque du pêcher Cultures sensibles
Pêcher Symptômes et dégâts
Crispation et déformation des limbes des feuilles qui se recroquevillent du côté inférieur et deviennent cassants.
Epaississement et décoloration des parties atteintes cloquées qui se teintent en jaune, rouge ou brun.
Dessèchement et chute précoce des feuilles.
Généralement une 2nd feuillaison saine prend le relais mais ces attaques très marquées ne permettent pas la vente de produit sain au printemps.
Conditions favorables au développement / période de présence
Un temps froid et humide pendant le développement des feuilles s'avère favorable à la prolifération du champignon qui se conserve dans les écailles des bourgeons durant l'hiver.
Faible végétation
Plantation en lieu humide
Hiver doux et froid favorisant la conservation des spores
Printemps frais et humide favorisant la germination des spores (T° germination 7- 18°C / croissance optimum 20°C / arrêt des contaminations et du développement du champignon T°>26°C)
Prophylaxie
Préférer des variétés moins sensibles dans la mesure du possible
Pêchers : ‘Redhaven’, ‘Grosse mignonne’, ‘Reine des vergers’
Nectarine : ‘Nectarose’, ‘Nectared’, ‘Fantasia’
Eviter de planter les pêchers et abricotiers en zone humide
Eliminer les feuilles atteintes Lutte biologique - Biocontrôle
Produit base de Cuivre
Cloques sur jeunes pousses de pêcher et sur écusson
Oïdium
Cultures sensibles
Nombreuses plantes sensibles dont Amelanchier, Malus, Crateagus, Spiraea, Viburnum, rosiers ...
Symptômes et dégâts
Sur feuilles apparition de taches blanchâtres duveteuses et diffuses (mycélium), accompagnées quelquefois de déformations.
Conditions favorables au développement / période de présence
Les jeunes feuilles sont particulièrement sensibles à la maladie aussi chaque période de pousse est une période à risque.
Ce champignon prolifère par temps relativement sec (pas d’eau liquide sur le feuillage), MAIS sous réserve d'un taux d'humidité de 70 à 80%. La température optimale de développement est de 20°C. Les écarts de température jour/nuit et les brouillards matinaux constituent des facteurs favorisant.
Conservation hivernale sur les feuilles, les rameaux ou à l’intérieur des écailles des bourgeons (mycélium), ou sous forme d’organes de résistance (périthèces) sur les végétaux.
Prophylaxie
Aérer les cultures afin de limiter les écarts de températures jour/nuit.
Assurer un bon distançage pour permettre la circulation d’air
Si possible préférer les variétés résistantes (ADR pour les rosiers) Lutte biologique - Biocontrôle
Traitement à base d’huile d’orange douce
Amelanchier
Pyrus
Photinia
Les abeilles butinent, protégeons les !
L’arrêté du 28 novembre 2003 prévoit que, pour protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs, les traitements réalisés au moyen d’insecticides et d’acaricides sont interdits durant la période de floraison et pendant la période de production d’exsudats sur toutes les cultures visitées par ces insectes.
Par dérogation certains produits sont autorisés durant ces périodes si l’étiquetage porte une des mentions suivantes :
• emploi autorisé en floraison,
• emploi autorisé au cours des périodes de production d’exsudats,
• emploi autorisé durant la floraison et au cours des périodes de production d’exsudats, Dans les 3 cas, l’application doit se faire en dehors de la présence d’abeilles.
Il est préférable de traiter à la tombée de la nuit puisque la plupart des butineuses ont quitté les parcelles et en raison du délai suffisant entre l’application du produit et le butinage des abeilles le lendemain matin, au contraire d’une application réalisée le matin.
Ci-joint la note BSV : « Les abeilles, des alliés pour nous cultures : protégeons-les ! ».
******************
Action pilotée par le Ministère chargé de l'agriculture, avec l’appui financier de l’Agence française pour la biodiversité, par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto.
• Observations : Chambre d'Agriculture de Région Ile-de-France, les horticulteurs et les pépiniéristes du réseau épidémio-surveillance d'Ile-de-France.
• Rédaction : Chambre d'Agriculture de Région Ile-de-France : Isabelle CADIOU pour l'horticulture et Isabelle VANDERNOOT pour la pépinière.
Comité de relecture: DRIAAF – SRAL, FREDON Ile de France
• Pour recevoir le Bulletin de Santé du Végétal par courrier électronique, vous pouvez en faire la demande par courrier électronique à l'adresse suivante [email protected] en précisant le(s) bulletin(s) que vous désirez recevoir: grandes cultures – pomme de terre – légumes industriels, arboriculture, maraîchage, pépinière – horticulture, zones non agricoles.
Le Bulletin de Santé du Végétal est édité sous la responsabilité de la Chambre d’agriculture de Région Ile-de-France sur la base d’observations réalisées par le réseau. Il est produit à partir d’observations ponctuelles. S’il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut être transposée telle quelle à la parcelle. La Chambre d’agriculture de Région Ile-de-France dégage toute responsabilité quant aux décisions prises par les agriculteurs pour la protection de leurs cultures. Tout document utilisant les données contenues dans le Bulletin de Santé du Végétal Ile-de-France doit en mentionner la source en précisant le numéro et la date de parution du Bulletin de Santé du Végétal.