INSTITUTION ADOUR (40)
ETUDE PREALABLE A
L’ACTUALISATION DU PGE ADOUR AMONT
L’Adour à la prise du canal de l’Ailhet
RAPPORT
Juin 2005
Sommaire I
SOMMAIRE
PREAMBULE : PROBLEMATIQUE ET METHODOLOGIE ...3
1. Problématique ...5
2. Bref rappel méthodologique de calcul des deficits...6
CHAPITRE 1 : MODELISATION DU SYSTEME DES RESSOURCES EN EAU...7
1. Présentation du logiciel LAGON...9
2. Modélisation du réseau hydrographique...13
2.1. Découpage du bassin versant en bassins versants élémentaires...13
2.2. Constitution du réseau hydrographique de base dit naturel...13
3. Modélisation du système de gestion ...17
3.1. Les principaux canaux de dérivation de l’Adour ...17
3.2. Les principaux barrages réels...18
3.3. 3 barrages fictifs...18
3.4. Alimentation depuis des systèmes externes...18
3.4.1. La réalimentation des Lées par le barrage du Gabas ...18
3.4.2. La réalimentation du Bouès par le barrage de Serre Rustaing ...18
4. Modélisation du système climatique et d’irrigation ...21
5. Modélisation du système de perturbation (ou d’influence)...25
5.1. Fonctions de transfert ...25
5.2. Fonctions de répartition ...26
CHAPITRE 2 : LES BESOINS EN EAU...27
1. Débits consignes...30
2. Eau potable ...31
2.1. Prélèvements pour l’eau potable ...31
2.2. Rejets ...31
3. Prélèvements agricoles ...32
3.1. Les données de superficies irriguées ...32
3.1.1. Les sources ...32
3.1.2. Les données ...32
3.2. Le calcul des besoins unitaires...33
3.2.1. Principe...33
3.2.2. Hypothèses...33
3.2.3. Résultats...34
3.3. Le calcul des prélèvements agricoles...35
3.3.1. Méthode...35
3.3.2. Chronique des prélèvements agricoles réels ...35
3.3.3. Chronique des prélèvements agricoles théoriques ...36
4. Synthèse par sous-bassin...37
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
II Sommaire
CHAPITRE 3 : ETUDE DES APPORTS NATURELS...39
1. Données disponibles ...42
2. Méthodologie de reconstitution...43
2.1. Examen des chroniques de débit naturel disponibles ...43
2.2. Choix des méthodes de reconstitution...43
2.2.1. Modèles pluie-débit...43
2.2.2. Corrections de bassin versant ...46
CHAPITRE 4 : BILANS BESOINS-RESSOURCES – CALCUL DES DEFICITS ...49
1. Présentation des méthodes de calcul...51
1.1. Calcul de bilan en système non géré...51
1.2. Calcul de bilan en système géré...52
2. Hypothèses de calcul ...53
2.1. Hypothèse sur les superficies irriguées, prélèvements AEP et rejets ...53
2.2. Hypothèses de comportement et de quota d’irrigation ...53
2.3. Hypothèse sur les ouvrages non gérés ...54
2.4. Coefficient d’efficience de gestion (kp)...54
2.5. Débits consignes...54
2.6. Période de calcul des déficits ...55
2.7. Synthèse ...55
3. Calculs des déficits absolus ...56
3.1. Calcul préalable : bilan à Estirac en système géré...56
3.1.1. Schématisation du système considéré ...56
3.1.2. Comparaison des chroniques de déficit obtenues ...57
3.2. Calculs de déficit à Aire ...58
3.2.1. Méthodologie de calcul des valeurs statistiques des déficits ...58
3.2.2. Pour mémoire : En système non géré ...59
3.2.3. En système géré...59
3.2.4. Les résultats à retenir ...67
4. Calculs des déficits résiduels...68
4.1. Ressources existantes...68
4.2. Déficits résiduels...69
4.2.1. Scénario de base (simulation 3, déficit n°2203) pour un quota de 2000 m3/ha...70
4.2.2. Variante (simulation 4, déficit n°2233) pour un quota de 1800 m3/ha ...71
CHAPITRE 5 : ANALYSE SOMMAIRE DES SOLUTIONS ...73
1. Les economies d’eau...75
2. Le renforcement des ressources en eau ...76
CONCLUSION ET COMMENTAIRES ...79
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
Sommaire III
Liste des Abréviations Utilisées
BIEF : Un des objets de LAGON. Il correspond à un tronçon de cours d’eau constitué d’un ou plusieurs BVE successifs ;
BUT : Besoin Unitaire Théorique annuel (mm/ha/an). Il désigne la quantité d’eau annuelle à apporter à la plante par unité de surface pour une croissance optimale ;
BV : Bassin Versant hydrologique ;
BVE : Bassin Versant élémentaire, l’objet de base de LAGON pour modéliser le réseau hydrographique ;
DCR : Débit de Crise. Valeur réglementaire exprimée dans le SDAGE ;
DEF : Déficit , calculé comme la différence entre les besoins et les ressources sur un bassin, et pour une période donnée (calcul au pas de temps journalier) ;
DOE : Débit Objectif d’Etiage. Valeur réglementaire exprimée dans le SDAGE ;
DSG : Débit seuil de gestion, exprimé au niveau d’un point de consigne, et utilisé dans la gestion des ouvrages de réalimentation
ETAC : Ensemble Tactique. C’est un des objets de LAGON. Il correspond à un axe hydraulique constitué d’un ou plusieurs BIEF successifs ;
ETP : Evapotranspiration potentielle des plantes ;
INF : Elle désigne une influence ou une perturbation sur les débits de cours d’eau, équivalente de débit ;
kc : Coefficient cultural, intervenant dans le calcul des BUT ; kp : Coefficient traduisant les performances de la gestion ;
LAGON : Logiciel informatique pour l’étude des bilans besoins-ressources en eau ; QMJ : Débit journalier mesuré ;
QNJ : Débit naturel journalier ;
Qobj : Débit objectif au niveau d’un point de consigne ; RA : Région agricole ;
RFU :
Réserve en eau Facilement Utilisable (mm). Elle correspond à la quantité d'eau du sol en dessous de laquelle une plante flétrit. Les doses d'irrigation sont en général calculées à partir de la RFU et on irrigue dès que celle-ci est épuisée.
RU : Réserve Utile du sol (mm). Elle correspond à la capacité de rétention du sol (le volume d'eau que le sol est susceptible d'absorber) ;
SDGE
1994 : Schéma Directeur de Gestion des Etiages du bassin de l’Adour : Etude réalisée en 1994 par le groupement CACG, CARA et CEMAGREF pour le compte de l’Institution Adour SI : Surface irriguée (ha) ;
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
Résumé 1
RESUME
La connaissance de l’état des déficits du bassin de l’Adour est une préoccupation principale des différents acteurs de la gestion de l’eau sur ce bassin, notamment suite aux crises d’étiage sévères connues ces dernières années.
Cette préoccupation s’est traduite par la réalisation de plusieurs études et notamment, en 1994, le schéma directeur de gestion des étiages du bassin de l’Adour et, en 1999, le Plan de Gestion des Etiages (PGE) sur l’Adour amont. Plus récemment (2002), une étude a été réalisée pour améliorer la connaissance des déficits et proposer des solutions pour améliorer la situation sur le Haut Adour. Elle se limitait au bassin de l’Adour situé en amont d’Estirac.
L’étude faisant l’objet du présent rapport a été initiée en 2004. Son objectif était d’actualiser les bilans sur le bassin de l’Adour en amont de Aire-sur-Adour et donc en particulier sur la partie non traitée dans l’étude de 2002, comprise entre Estirac et Aire-sur-Adour.
La méthodologie de calcul des déficits consiste à effectuer des bilans besoins-ressources à l’aide du logiciel LAGON. Les différentes étapes préalables au calcul des déficits proprement dits sont la modélisation du système des ressources en eau, l’évaluation des besoins en eau et l’étude des apports naturels (reconstitution des débits naturels).
Le parti pris a été d’effectuer une modélisation fine du système, de manière à pourvoir prendre en compte sa complexité et notamment les différents barrages de réalimentation, les canaux de dérivation, les points de consigne intermédiaires,…
Les besoins en eau pris en compte correspondent aux prélèvements actuels pour l’eau potable et l’irrigation ainsi qu’aux débits à maintenir dans les rivières (traduisant des besoins de salubrité, débits biologiques,…) exprimés au travers des débits consignes réglementaires en vigueur.
Une nouvelle estimation des débits naturels a été menée à l’aide de modèles pluie-débit et en utilisant les reconstitutions de débits naturels existantes comme base de calage ou pour contrôler la cohérence des nouvelles chroniques.
Pour résumer les résultats, les bilans besoins-ressources menés dans le cadre de la présente étude font apparaître des déficits résiduels de 17 Mm3 sur le bassin de l’Adour en amont de Aire-sur-Adour, en supposant qu’un accord de déstockage de Gréziolles à hauteur de 2 Mm3 ait été négocié. La répartition au sein du bassin est la suivante :
3 Mm3 pour chacun des deux axes Arros et Louet,
5 Mm3 pour l’Adour en amont d’Estirac (y compris l’Alaric et l’Echez),
6 Mm3 pour l’Adour entre Estirac et Aire (dont 4 en amont de Cahuzac et 2 en aval).
Il s’agit de valeurs calculées pour la fréquence décennale, sachant que les déficits décennaux estimés à partir des chroniques obtenues avec LAGON correspondent à un taux de défaillance quinquennal en avenir incertain.
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
Résumé 2
Les hypothèses de calcul sont primordiales et il faut donc bien garder à l’esprit sur quelles bases ces valeurs de déficit ont été obtenues. Ainsi, les principales hypothèses à retenir sont les suivantes :
- Période de calcul des déficits : du 01/06 au 31/10 de chaque année, d’après les données hydrologique et climatologique de la période 1969-2003 ;
- Quota d’irrigation de 2 000 m3/ha sur tout le bassin (NB : un quota de 1800 m3/ha a été examiné en variante) ;
- Coefficient d’efficience de gestion = 1.2 (hypothèse optimiste) ;
- Gestion optimisée des canaux de dérivation (il s’agit également d’une hypothèse optimiste par rapport à la gestion actuelle ; dans cette hypothèse, les débits dérivés sont calculés en fonction d’une consigne de restitution, nulle dans la plupart des cas).
Une analyse sommaire des solutions de renforcement a été effectuée. La compensation des déficits pourrait s’effectuer par la mobilisation de nouvelles ressources implantées dans les bassins de l’Adour en amont d’Estirac (les principales possibilités se situant dans le bassin de l’Echez), de l’Alaric et du Louet.
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
Préambule : Problématique et méthodologie 3
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
PREAMBULE : PROBLEMATIQUE ET METHODOLOGIE
Préambule : Problématique et méthodologie 5
1. PROBLEMATIQUE
La connaissance de l’état des déficits du bassin de l’Adour est une préoccupation principale des différents acteurs de la gestion de l’eau sur ce bassin, notamment suite aux crises d’étiage sévères connues ces dernières années.
Cette préoccupation s’est traduite par la réalisation de plusieurs études :
• 1994 : Schéma directeur de gestion des étiages du bassin de l’Adour, qui constitue un premier bilan basé sur des données de 1992 et réalisé par un groupement constitué du CEMAGREF, de la CARA et de la CACG, à la demande de l’Institution Adour ;
• 1999 : Plan de Gestion des Etiages (PGE) sur l’Adour amont. Ce plan a été élaboré conformément à la mesure C5 du SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) Adour-Garonne, approuvé par le préfet coordonnateur de bassin le 6 Août 1996 et qui a fixé les grandes orientations en matière de gestion équilibrée de la ressource en eau sur l’ensemble du bassin.
• Le PGE a fait apparaître un déficit de 45 Mm3 (dont 15 en amont de Estirac ; une partie de ce déficit de 45 Mm3 a depuis été compensée par la création du réservoir du Gabas, à hauteur de 20 Mm3) et de fait, la nécessité d’améliorer la gestion des ressources et des prélèvements.
Par la suite, deux études ont été réalisées pour améliorer la connaissance des déficits et proposer des solutions pour améliorer la situation :
• 2002 : Etude préliminaire à la réactualisation du Plan de Gestion des Etiages de l’Adour en amont d’Aire sur Adour. Cette étude a été menée dans le cadre d’une collaboration entre la DDAF65 et la CACG, par Paul Cancel, élève-ingénieur stagiaire de l’ENGEES. Elle se limite au bassin de l’Adour situé en amont d’Estirac.
• 2004-2005 : l’étude faisant l’objet du présent rapport est mise en œuvre. Elle vise à actualiser les bilans sur le bassin de l’Adour en amont de Aire-sur-Adour et donc en particulier sur la partie non traitée dans l’étude de 2002, comprise entre Estirac et Aire-sur-Adour.
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
6 Préambule : Problématique et méthodologie
2. BREF RAPPEL METHODOLOGIQUE DE CALCUL DES DEFICITS
Les déficits se calculent comme la somme des déficits journaliers sur une période donnée (ici la période retenue est du 01/06 au 31/10 de chaque année). Le déficit journalier correspond, pour un débit objectif, à la différence des besoins moins les ressources, lorsque celles-ci sont inférieures aux besoins :
[ Qobj k QNJ INF ]
Max J
Def ( ) = 0 ; ×
p− −
Où Def(J) est le déficit journalier,
Qobj est le débit objectif au niveau du point de bilan considéré Kp est un coefficient traduisant les performances de la gestion QNJ est le débit naturel journalier
INF est la somme algébrique des influences journalières (prélèvements, rejets, lâchers de barrage) où les prélèvements sont négatifs et les rejets positifs
Ces calculs nécessitent donc une bonne connaissance des besoins et des ressources avec en particulier :
• Pour les ressources : il s’agit d’évaluer les ressources naturelles du bassin. La démarche consiste à reconstituer les débits naturels en différents points du bassin. Cette étape peut-être réalisée à partir des débits mesurés et par reconstitution de la demande en eau et des réalimentations. Cette approche a été menée ici sur quelques années uniquement et complétée pour les autres années par l’application d’un modèle pluie-débit.
• Pour les besoins : il s’agit de faire un inventaire complet des besoins en eau : pour l’agriculture (la demande s’exprime en superficie irriguée, ce qui nécessite un calcul des besoins en eau par hectare irrigué), pour l’eau potable (prélèvements et rejets), la salubrité (ce besoin s’exprime au travers d’objectifs de débit à garantir en différents points du bassin),…
Ces calculs ont été menés à l’aide du logiciel LAGON développé par la CACG, dont une nouvelle version a récemment été mise au point et qui permet notamment de mieux prendre en compte les complexités du système de gestion et d’intégrer les différents barrages, dérivations, vannes, points de consigne,…
Nous présentons donc dans ce rapport la modélisation du système des ressources en eau, une synthèse des données recueillies (besoins), la méthode et les résultats de la reconstitution des débits naturels, et enfin les résultats du bilan besoins-ressources.
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
Chapitre 1 : Modélisation du système des ressources en eau 7
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
CHAPITRE 1 :
MODELISATION DU SYSTEME DES RESSOURCES EN EAU
Chapitre 1 : Modélisation du système des ressources en eau 9
1. PRESENTATION DU LOGICIEL LAGON
Le logiciel LAGON est utilisé pour les calculs des bilans besoins-ressources, calculs intermédiaires (besoins unitaires des cultures, prélèvements agricoles, débits naturels,…) et calculs des déficits volumiques en eau de surface. Il est conçu spécialement pour des systèmes de ressources en eau gérés.
Ces derniers sont essentiellement composés de ressources en eau de surface, véhiculées dans les cours d’eau et/ou stockées dans des réservoirs. Ils concernent également les ressources souterraines dont les perturbations génèrent des influences décalées sur les régimes hydrauliques de surface.
Le calcul repose sur une structure bien définie du système des ressources en eau considéré et une connaissance importante des besoins et des ressources en eau. Il faut donc commencer par mener une analyse physique du problème à étudier et modéliser le système, à savoir :
• Modélisation du réseau hydrographique de l’Adour en amont de Aire ;
• Modélisation du système de gestion ;
• Modélisation du système climatique et d’irrigation ;
• Modélisation du système de perturbation (ou influence) ;
Les paragraphes ci-après détaillent chaque étape. Le schéma fourni en Planche 1 permet de visualiser les choix de modélisation effectués et indique les principaux objets utilisés dans LAGON.
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
10 Chapitre 1 : Modélisation du système des ressources en eau
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
Schématisation du système Adour en amont de Aire sur Adour
Planche 126Adour 01CBARCEL 02CLAPAL 01CLAPAL
25Adour
24Adour 07Lees
06Lees 23Adour
05Lees 22Adour
04Lees 21Adour
13Arros 12Arros 11Arros
02Lees-G 05Larcis 20Adour 10Arros
03Gabass 09Arros 08Arros
02CRISCL 19Adour
01LeesGa 01Saget
03Lisau 01CRISCL 02Mourou 02Las 02Barne
03Lees 01Bergon
18Adour
03PLees 01Las 01Barne
04Larcis 01Mourou
02Lees 07Arros
17Adour 03Cassag
01Gabass 01Lisau 03Larcis 06Louet 02Cassag
01Cassag 16Adour
05Louet 02CALARI 06Arros
01PLees 03Boscq
15Adour 01CLALAR
01Lees 01Larcis 01CALARI
02Boscq
14Adour 05Arros Boues
01Boscq 06Esteou
02Laysa 02CMAUBO 04Alaric
04Louet
13Adour
01CMAUBO 04Arros
12Adour 05Esteou
03Louet 08Echez 11Adour
01Laysa
Barrage du Gabas 05CLUZER 07Echez 10Adour
03Arros
04CLUZER 02CDIBES
01Lis 03Alaric
03CLUZER 01CDIBES
01Luzert
01Louet 02CLUZER 06Echez 09Adour
03GELINE 01CFLORE 02Alaric 03Esteou
01CLUZER 02CANDRE
02GELINE 05Echez 08Adour
01CAILHE
Ouvrage géré 01GELINE 01CANDRE 03Ousse
La couleur est celle de l'ensemble tactique auquel il appartient 04Echez 07Adour 02Esteou
02Ousse 02GELINE
Ouvrage géré équipé d'une station de mesures 03Echez 02Gespe 06Adour 01Ousse
Dans ce cas, la station n'est pas déclarée dans LAGON 01Esteou
La couleur est celle de l'ensemble tactique auquel il appartient 01Souy 02Echez 01Alaric 02Arros
01Gespe 05Adour
Ouvrage non géré 03ArDarr
01Arros 04Adour
Pour mémoire : Station de mesures non déclarée dans LAGON 01Echez 02Oussou
03Adour 00Arros
Station de mesures déclarée dans LAGON
La couleur est celle de l'ensemble tactique auquel elle appartient 01Oussou
02Adour Station de mesures ET point de consigne
La couleur du nom correspond à la couleur de l'ensemble tactique 02Adoles
STF indique qu'il s'agit d'une station fictive 01Adour
01ArDarr Point de bilan
Lac Lac fictif
01Adoles 02Louet
02Larcis 02Lisau
02ArDarr 02Gabass
02PLees
ADTARBES
CAHUZAC
ESTIRAC
P-ALARIC BORDERES
R-GESPE R-LUZERT
SOMBRUN
VILLEFRA MAZERES
MOULEDOUS VILLECOMTAL
JUILLAC IZOTGES
ANGOS RABASTENS PAL2 (P-CASSAG)
P-RISCLE R-RISCLE
AIRT
BERNEDE
P-LAPAL1
B-LACBLE
ADASTE LOUEY
P-Cassagnac
P-GESPE
B-ARRLAC R-ESTEOU
P-SOMBRUN P-VIELAD (ESTIRACv1)
B-LOUET
P-Dibesb
JUJT BERNEDE
R-DIBESB P-Estéous STF R-EstéAd
R-SOMBRUN (ESTIRACv2)
P-BA (P-BASALA) P-CasLas P-CasBar
R-CASPLA R-CASBAR TASQUE
R-ALARIC R-CasMou1
R-LeesLe B-GABSOT
R-LeesGa
GARLIN (à créer) LEESG aval
(Acréer)
STF R-VielAd S-LAPAL2 STF amont Lées
MAUBECHE
ARROSTOT
PCAS (P-CASSAG)
P-AYETHO R-AYETHO
P-FLOREN P-Dibesb
STF R-Floren
P-ANDRES
R-ANDRES P-LUZERT
PBA1 (P-BASALA)
P-ALARIC
R-CasMou1
P-BARCEL R-BARCEL
R-lapal1
B-BF13Ad B-BF18Ad
B-BF24Ad
STF R-Lapal2
B-Bassil Cadillon
+ Castillon STF Larcis aval
B-Cadill STF B-Cadill
LEMBEYE
B-PEYREL
JUJT BF24Ad
BF18Ad
BF13Ad
STF R-BOUES R-BOUES
IZOTGES
Chapitre 1 : Modélisation du système des ressources en eau 13
2. MODELISATION DU RESEAU HYDROGRAPHIQUE
La modélisation du réseau hydrographique est l’étape de base de toute la modélisation d’un système de ressources en eau. Il s’agit de décrire le réseau dans son état naturel ou pseudo-naturel au travers d’un découpage du bassin versant en mailles surfaciques élémentaires.
Pour le modèle Adour, le parti pris a été d’effectuer un découpage très fin afin de pouvoir modéliser le système aussi fidèlement que possible et d’intégrer notamment les canaux de dérivation et barrages principaux.
2.1. Découpage du bassin versant en bassins versants élémentaires
Les mailles surfaciques élémentaires sont les BVE (bassin versant élémentaire). Le découpage doit être tel qu’il permette de reconstituer informatiquement l’architecture du réseau hydrographique naturel par l’établissement des liens entre les BVE. Il doit également prendre en compte les aménagements futurs (ex : barrage en projet) ce qui évitera d’apporter des modifications du découpage lors des simulations.
Le bassin versant de l’Adour en amont de Aire a été découpé en 149 BVE qui sont présentés dans le tableau joint en annexe et sur la carte jointe en Planche 2, avec les surfaces des bassin versants correspondantes.
NB : aux 141 BVE réels ont été ajoutés 7 BVE fictifs (astuces de modélisation pour insérer des barrages fictifs –cf §3.3- et pour représenter des consignes « pied de barrage ») et un BVE de système externe (Bouès).
2.2. Constitution du réseau hydrographique de base dit naturel
La constitution du réseau hydrographique de base (dit naturel ou pseudo-naturel) se fait par l’établissement des liens entre les BVE. Le réseau ainsi construit doit, pour l’essentiel, rester conforme au réseau naturel, mais également permettre de répondre aux études des scénarios d’élaboration des bilans besoins-ressources.
Le réseau hydrographique constitué est illustré sur la Planche 1 par les attachements des BVE.
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
14 Chapitre 1 : Modélisation du système des ressources en eau
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
Chapitre 1 : Modélisation du système des ressources en eau 17
3. MODELISATION DU SYSTEME DE GESTION
Le système de gestion comprend des composants édifiés ou élaborés par le gestionnaire pour la surveillance ou manipulation des ressources en eau. Il s’agit des objets suivants :
Pour tout système de ressource en eau (géré ou non)
• Ouvrage non géré (prise ou vanne) ;
• Station de mesure ;
• Point de bilan ;
Pour les systèmes de ressource en eau gérés
• Ouvrage géré (prise ou vanne) ;
• Lac ;
• Bief ;
• Ensemble tactique (ETAC) ;
Les station de mesure, point de bilan, ouvrage géré, ouvrage non géré, lac sont des objets ponctuels.
Les bief et ensemble tactique sont des objets structurels.
Une explicitation des objets est fournie en annexe. Les objets pris en compte dans le modèle Adour sont indiqués sur le schéma de la Planche 1 (indication des bve, ensembles tactiques, stations de mesures, lacs, ouvrages gérés et non gérés) et sont listés dans les tableaux fournis en annexe (listes complètes de tous les objets).
Cette modélisation fine permet de rendre compte de la complexité du fonctionnement du système. En particulier, nous pourrons retenir que les objets entrés dans le modèle permettent d’intégrer les différents éléments décrits dans les paragraphes suivants. Un schéma fonctionnel est fourni en Planche 3.
3.1. Les principaux canaux de dérivation de l’Adour
• le système de canaux Alaric / Cassagnac avec en aval le canal du moulin des rouges, le Las, le Barne
• le canal de la Gespe reliant l’Adour à l’Echez et le canal de Luzerte sur l’Echez
• les petits canaux de rive droite entre Tarbes et Estirac : Ailhet, Florence-Bazillac, Dibes- Beyren
• les canaux de Sombrun et Adour Vielle
• sur la partie Gersoise, les canaux de Lapalud Jarras (avec prise en compte de la prise sur l’Arros et du pompage dans l’Adour), de Barcelonne et de Riscle.
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
18 Chapitre 1 : Modélisation du système des ressources en eau
L’alimentation des canaux est modélisée par un ouvrage géré, avec des chroniques de débit au niveau de la prise calculées par Lagon en fonction d’un débit consigne au niveau de la restitution. On considère donc que la gestion des canaux est optimisée, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle, mais qui est un objectif à atteindre.
3.2. Les principaux barrages réels
Les barrages suivants ont été modélisés : le Lac Bleu, le barrage de l’Arret Darré, le barrage du Louet et les barrages du bassin des Lées : Bassillon, Lembeye, Cadillon, Castillon, Peyrelongue, Gabassot.
Pour le bassin des Lées, nous avons pris le parti de prendre en compte tous les barrages, ce qui nous permet d’éviter les confusions au moment du bilan au sujet des prélèvements à considérer ou non.
3.3. 3 barrages fictifs
Ils sont dénommés BF13Ad, BF18Ad et BF24Ad pour « Barrage Fictif » suivi du nom tronqué du bve réalimenté (13Adour, 18Adour et 24Adour). L’intégration de ces barrages fictifs permet de tester l’impact de l’application de consignes intermédiaires à Cahuzac et « amont Lées » et de « localiser » le déficit qui en découle.
Ainsi, par exemple, avec une consigne de 3.3 m3/s à Estirac, on peut examiner le déficit engendré sur le tronçon Estirac-Cahuzac pour un certain débit consigne à Cahuzac. Ceci est rendu possible par l’introduction du BF13Ad : on respecte la contrainte de Lagon : 1 point de consigne – 1 barrage. Le déficit ainsi calculé pourrait être comblé par un barrage situé en un point quelconque du bassin dès lors qu’il est en amont d’Estirac.
3.4. Alimentation depuis des systèmes externes
3.4.1. La réalimentation des Lées par le barrage du Gabas
Elle est modélisée par deux ouvrages gérés alimentant respectivement le Lées de Garlin et le Lées de Lembeye. Ces ouvrages prélèvent dans un système externe au bassin de l’Adour en amont de Aire.
3.4.2. La réalimentation du Bouès par le barrage de Serre Rustaing
Elle est également modélisée par un ouvrage géré qui prélève dans un système externe (ici le système Neste).
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
Chapitre 1 : Modélisation du système des ressources en eau 19
Planche 3 – Schéma fonctionnel
Bouès
Légende
Point de consigne Vanne
Barrage AIRE SUR ADOUR
AMONT LEES
CAHUZAC
Lées et affluents ADOUR AlaricEchez Arros
Cassagnac
Louet
LOUET
ARRET DARRE
Estéous
GABAS + Gabassot + Peyrel +...
LAC BLEU
Lapalud Jarras
ESTIRAC Bernède
Arrostot
Rabastens
Bordères Sombrun
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
20 Chapitre 1 : Modélisation du système des ressources en eau
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
Chapitre 1 : Modélisation du système des ressources en eau 21
4. MODELISATION DU SYSTEME CLIMATIQUE ET D’IRRIGATION
Les principaux objets utilisés pour modéliser le système climatique et d’irrigation sont les régions agricoles (RA) dont chacune est un ensemble de BVE. Elles jouent un rôle intermédiaire entre les ressources en eau et les objets de consommation d’eau (ex : les différents prélèvements). Chaque région agricole doit disposer de caractéristiques agro-climatiques propres (RU, RFU, ETP, pluviométrie) et un assolement homogène ou assez homogène. Ces caractéristiques servent de base dans LAGON pour le calcul des besoins unitaires des cultures.
Le bassin de l’Adour en amont de Aire a été découpé en 6 régions agricoles (voir la délimitation de ces régions sur la carte de la Planche 4).
Leurs caractéristiques sont fournies dans le tableau ci-après.
Tableau 1- Caractéristiques des régions agricoles
Nom 8 100ADOUR 105ECHEZ 106ARROS 104ADOUR 107ADOUR 108ADOUR
Région agricole
Intitulé Adour et Alaric en amont de Tarbes
Echez en amont de
Bordères Arros - Estéous
Adour et Echez de Tarbes à confl Estéous ; Laysa
Alaric en aval de Tarbes
Adour de confl Echez à Aire Répartition des
postes pluviométriques
80%Ossun 20%Maubourguet
55%Ossun 45%Maubourguet
50%Maubourguet 40%Ossun 10%Maumusson
30%Ossun 70%Maubouguet
10%Ossun 90%Maubourguet
50%Maumusson 25%Aire 25%Ossun
Répartition des ETP
95%Ossun 5%Maubourguet
92%Ossun 8%Maubourguet
70%Ossun 30%Maubourguet
60%Ossun 40%Maubourguet
60%Ossun 40%Maubourguet
30%Ossun 30%Maubourguet 40%MontdeMarsan
RFU moyenne 60 mm 100 mm 70 mm 75 mm 75 mm 60 mm
Assolement 55%Maïs 45%Prairie 85%Maïs 15%Prairie 90%Maïs 5%Soja
5%prairie 85%Maïs 15%Prairie 85%Maïs 15%Prairie
80%Maïs 10%Maïsdoux
5%Soja 5%Haricotvert
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
22 Chapitre 1 : Modélisation du système des ressources en eau
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
24 Chapitre 1 : Modélisation du système des ressources en eau
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
Chapitre 1 : Modélisation du système des ressources en eau 25
5. MODELISATION DU SYSTEME DE PERTURBATION (OU D’INFLUENCE)
Le système de perturbation (ou d’influence) est un acteur principal du système de ressources en eau.
Il comprend toutes les perturbations directes ou indirectes sur les ressources en eau de surface (ex : prélèvements, rejets) et les fonctions descriptives (ex : fonction de transfert, fonction de répartition) si nécessaires.
LAGON considère les prélèvements dans les nappes comme des prélèvements indirects. Il utilise des fonctions de transfert pour évaluer leur influence équivalente sur les débits des cours d’eau. Par ailleurs, il emploie des fonctions de répartition pour décrire la répartition mensuelle au cours de l’année des prélèvements AEP, des prélèvements divers et des rejets.
Les hypothèses retenues pour les prélèvements proprement dits (superficies irriguées pour les prélèvements agricoles, débits prélevés pour l’eau potable,…) sont fournies plus loin. Nous ne présentons ici que les fonctions.
5.1. Fonctions de transfert
Pour le modèle Adour, nous avons pris en compte une fonction de transfert globale traduisant l’influence des prélèvements en nappesur les écoulements en rivière. Cette même fonction de transfert sera appliquée dans le cadre des bilans à tous les prélèvements en nappe, sans distinction selon l’éloignement à la rivière : elle est considérée comme une moyenne de l’influence des forages sur le bassin1.
C’est une fonction de transfert de deuxième ordre avec retard. L’influence maximale s’observe 90 jours après le démarrage du prélèvement et dure pendant 90 jours après l’arrêt du pompage.
La courbe correspondante est donnée ci-après, e(t) étant le pompage en nappe (entrée) et s(t+r) étant le pompage équivalent en rivière dans la rivière (sortie).
1 Nous n’avons donc pas considéré plusieurs fonctions de transfert, qui correspondraient chacune à une nappe différente, mais bien une fonction équivalente globale. Pour les prélèvements en nappe nous n’avons donc pas fait de distinction selon la nappe dans laquelle s’effectue le prélèvement.
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
26 Chapitre 1 : Modélisation du système des ressources en eau
Fonction de transfert du 2ème ordre avec retard
0 20 40 60 80 100 120
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps en jour
Débit en l/s
e(t) s(t+r)
Notons que cette fonction de transfert est plus pénalisante que celles retenues dans les études précédentes (SDGE 1994 et Etude Haut Adour 2002).
5.2. Fonctions de répartition
Pour les prélèvements AEP, nous avons considéré les prélèvements constants tout au long de l’année. Tous les rejets identifiés étant ceux correspondant aux prélèvements AEP (on considère qu’ils représentent 80% des prélèvements), ils sont aussi supposés constants tout au long de l’année.
La fonction de répartition pour les prélèvements AEP et les rejets est donc composée de coefficients 1 pour chaque mois.
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
Chapitre 2 : Les besoins en eau 27
CHAPITRE 2 : LES BESOINS EN EAU
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
Chapitre 2 : Les besoins en eau 29
Les besoins en eau peuvent prendre plusieurs formes : débits consignes (déterminés sur la base de contraintes de salubrité, débits biologiques,…), demande en eau (prélèvements pour l’eau potable, l’irrigation, l’industrie,…).
Les débits consignes n’ont pas été calculés dans le cadre de la présente étude. Les valeurs retenues sont, dans certains cas, les contraintes réglementaires (débits objectifs d’étiage) et, dans d’autres, les résultats d’études antérieures. Elles sont présentées dans le premier paragraphe de ce chapitre. Dans quelques cas seulement (contraintes intermédiaires), elles correspondent à des résultats de simulation et sont alors présentées dans le chapitre « calcul des déficits ».
La demande en eau a été examinée à partir de données recueillies concernant les prélèvements pour l’eau potable et les superficies irriguées. Pour estimer les prélèvements agricoles à partir des superficies irriguées, il est nécessaire d’effectuer un calcul des besoins en eau des cultures. Les données de base, ainsi que le calcul de ces besoins, sont exposés dans ce chapitre.
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
30 Chapitre 2 : Les besoins en eau
1. DEBITS CONSIGNES
Les valeurs de débits présentées ici sont les contraintes réglementaires (DOE, DCR pour les points nodaux du SDAGE) ou alors les débits consignes en vigueur pour la gestion des barrages (d’après les plans d’exploitation de ceux-ci). Nous y avons ajouté le débit souhaitable en sortie de l’Alaric (restitution Estéous dans l’Adour + restitution de l’Alaric dans le canal de Cassagnac), qui avait été estimé à 300 l/s au total au moment des études pour le projet de réservoir de l’Ousse.
Une partie de ces débits peut être considérée comme objectif à atteindre et sera prise en compte comme débits consignes dans nos calculs de bilan.
Ils sont rassemblés dans le tableau suivant :
Tableau 2 - Débits consignes
Débits consignes Type de point de consigne Point de consigne
Type Valeur Source
DOE 3.3 m3/s Estirac
DCR 1.0 m3/s
DOE 5.8 m3/s Points nodaux du SDAGE
Aire-sur-Adour
DCR 0.7 m3/s
SDAGE Adour-Garonne
Point de consigne pour la gestion du
barrage de l'Arret Darré Arrostot DSG 1.0 m3/s D'après plan d'exploitation du réservoir de l'Arret Darré
DSG1 0.5 m3/s D'après plan d'exploitation du réservoir du Gabas, consigne valable si débit à Aire > 4.05 m3/s
Point de consigne pour la réalimentation des Lées par le
barrage du Gabas
Bernède
DSG2 1.35 m3/s D'après plan d'exploitation du réservoir du Gabas, consigne valable si débit à Aire < 2.7 m3/s
Point de consigne pour la réalimentation de l'Estéous par le
barrage de l'Arret Darré
Rabastens DSG 0.035 m3/s D'après plan d'exploitation du réservoir de l'Arret Darré
Point de consigne pour la gestion du
barrage du Louet Sombrun DSG 0.4 m3/s D'après plan d'exploitation du réservoir du Louet Restitution de l'Estéous dans l'Adour R-EstéAd pas d'objectif
réglementaire 0.15 m3/s Restitution du canal de l'Alaric dans
le canal de Cassagnac Pal2 pas d'objectif
réglementaire 0.15 m3/s
D'après "dossier d'intérêt général et d'utilité publique pour la création d'un réservoir de renforcement dans le Haut bassin
de l'Adour (sous-bassin de l'Alaric)", CACG, Août 1997, l'Objectif de salubrité était évalué à 300 l/s au total à l'aval
du système Alaric-Estéous DSG "été"
(Juin - Septembre)
0.2 m3/s Point de consigne en aval du Bouès,
réalimenté par un système extérieur (système Neste)
R-Bouès (Beaumarché)
DSG "hors été"
(Octobre - Mai) 0.3 m3/s
PGE Neste et rivières de Gascogne
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
Chapitre 2 : Les besoins en eau 31
2. EAU POTABLE
2.1. Prélèvements pour l’eau potable
Les besoins pour l’alimentation en eau potable ont été évalués à partir de plusieurs sources :
• en amont d’Estirac : éléments rassemblés lors de l’étude Haut Adour de Paul Cancel en 2002.
Ces données étaient issues de l’Atlas de l’eau des Hautes-Pyrénées et correspondent à des données DDASS de 2000. Les pompages d’eau potable fonctionnant toute l’année, un équilibre nappe/rivière s’établit qui fait qu’il n’y a aucune fonction de transfert à leur appliquer.
Ces prélèvements situés en amont d’Estirac ont tous été considérés comme des prélèvements directs en rivière, dans l’étude de 2002 mais aussi dans la présente étude puisque nous avons repris les fichiers tels quels.
• en aval d’Estirac :
o Département des Hautes Pyrénées : d’après les données de production du SIAEP de Rivière-Basse (données 2001), nous avons estimé à 15 l/s les prélèvements en nappe en aval d’Estirac ;
o Département du Gers : informations obtenues à partir de l’Atlas de l’eau du Gers, disponible sur le site internet de la préfecture du Gers (cartographie datée de novembre 2000).
Dans le Gers, l’eau potable provient en grande partie du système Neste (71% du nombre d’habitants). 12% proviendraient de l’Adour (Adour + Arros + nappe alluviale de l’Adour), avec la répartition suivante :
- 6% : nappe alluviale de l’Adour, - 5% : Arros,
- 1% : dérivation de l’Adour.
Nous avons estimé les prélèvements correspondants à partir de la population départementale (recensement 1999) et des consommations par habitant du SIAEP de Rivière-Basse et on obtient :
- 63 l/s prélevés en moyenne dans la nappe alluviale de l’Adour, - 53 l/s dans l’ Arros,
- 11 l/s dans les dérivations de l’Adour.
Pour ces prélèvements nous avons conservé la différence entre prélèvements en nappe et prélèvements en rivière, sachant que, appliquée à un prélèvement de longue durée, la fonction de transfert conduit à l’équivalent d’un prélèvement en rivière.
2.2. Rejets
Une part importante des volumes prélevés pour l’AEP retourne après utilisation à la rivière.
On considère que les rejets représentent 80% des débits prélevés.
L’influence prise en compte dans les bilans LAGON est la différence Prélèvements – Rejets.
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
32 Chapitre 2 : Les besoins en eau
3. PRELEVEMENTS AGRICOLES
3.1. Les données de superficies irriguées
Les données concernant les superficies irriguées ont été recueillies auprès des services de la Police de l’eau des départements 32, 64, 65 et 40 et confrontées aux informations disponibles à la CACG (conventions de restitution notamment, celles-ci sont parfois redondantes mais viennent quelquefois compléter les données police de l’eau).
Nous avons cherché avant toute chose à connaître avec une bonne précision les superficies irriguées actuelles (autorisations 2004). Dans d’autres études (y compris l’étude haut Adour 2002), pour la reconstitution des débits naturels, nous avons rassemblé également les informations disponibles concernant l’évolution des superficies irriguées. Ici, comme nous le verrons plus loin, la reconstitution des débits naturels a été menée à partir de modèles pluie-débit. Il n’est pas nécessaire pour cela de connaître l’évolution des prélèvements, hormis pour les quelques années qui servent au calage du modèle.
3.1.1. Les sources
Tableau 3 - données sources des autorisations de prélèvements 2004 pour l’agriculture
Zone Source ARROS65 CACG ARROS32 CACG ADOUR32 DDAF32 SIVOM DE PLAISANCE
(Canal de Cassagnac) DDAF32 / CACG
LEES DDAF64 LOUET64 CACG LOUET65 CACG
Département 65 DDAF65
ESTEOUS AMONT CACG
Département 40 DDAF40
3.1.2. Les données
Le modèle LAGON nécessite de connaître les prélèvements par BVE et par type de ressource et d’irrigation. L’affectation des superficies irriguées aux BVE a été réalisée sous Système d’Information Géographique grâce aux coordonnées Lambert des points de prélèvements (information désormais disponible pour les départements concernés).
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
Chapitre 2 : Les besoins en eau 33
Pour chaque BVE, les surfaces irriguées ont été classées :
• selon le type de ressource :
- prélèvement direct en rivière - prélèvement en nappe
• selon le type d’irrigation :
- irrigation par aspersion - irrigation par submersion
Les valeurs prises en compte sont récapitulées par sous-ensemble un peu plus loin dans ce rapport.
Elles correspondent aux autorisations 2004 sauf sur le bassin des Lées où ont été ajoutés les résultats d’enquête 2002 pour les surfaces irriguées futures à partir du Gabas.
3.2. Le calcul des besoins unitaires
3.2.1. Principe
Les besoins unitaires théoriques représentent la quantité d’eau qu’il faudrait apporter à la plante en plus des apports naturels (pluie) pour arriver à une production maximale de matière sèche. Ils ne représentent pas forcément ce que l’agriculteur consomme, puisque l’apport d’eau par irrigation dépend de contraintes matérielles, législatives (restrictions, tours d’eau), de la conduite technique des apports d’eau (prévision des besoins en avenir incertain et ajustement des doses pouvant conduire à des apports insuffisants ou excessifs) et des conditions économiques.
Le besoin unitaire théorique se calcule d’après la formule de Penman au pas de temps décadaire : BUT = kc ETP – Pluie – RFU
où :
- l’ETP de Penman est une donnée météorologique standard d’évaporation … qui, multipliée par le coefficient cultural kc, permet d’obtenir l’évapotranspiration correspondant à l’assolement du bassin considéré,
- la pluie doit être représentative de la pluviométrie du bassin considéré,
- la RU correspond à la réserve utilisable en eau du sol par la plante. On distingue la RFU (Réserve Facilement Utilisable) que l’on estime à environ 2/3 de la RU.
3.2.2. Hypothèses
Les calculs de BUT s’effectuent pour chacune des régions agricoles, celles-ci étant définies comme homogènes pour les paramètres intervenant dans le calcul des besoins unitaires.
Les hypothèses d’assolement, de météorologie (postes ETP et postes pluviométriques pris en compte et avec quels coefficients), de pédologie (réserve utile des sols) ont donc été données au chapitre 2 (§4) dans le tableau détaillant la composition des régions agricoles.
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
34 Chapitre 2 : Les besoins en eau
Les coefficients culturaux permettent de faire le lien entre une ETP « standard » et l’évapotranspiration d’un certain type de plante. Les valeurs retenues sont les mêmes que celles de l’étude de 2002 pour le maïs et la prairie (seules cultures prises en compte dans la partie du bassin située en amont d’Estirac), complétées de valeurs estimées1 pour le soja, le maïs doux et le haricot vert. Les valeurs retenues sont fournies en annexe.
3.2.3. Résultats
Les calculs ont été effectués au pas de temps décadaire et l’on dispose donc d’une chronique de BUT décadaires sur la période 1969-2003.
Les résultats sont présentés, pour chaque région agricole, sous forme de chroniques des besoins unitaires théoriques annuels, fournies en annexe. Les valeurs de synthèse à retenir sont les suivantes (valeurs moyennes et valeurs statistiques obtenues par ajustement d’une loi de Gauss) :
Tableau 4 – Besoins unitaires théoriques : résultats synthétiques
Valeurs statistiques des BUT en m3/an
100ADOUR 104ADOUR 105ECHEZ 106ARROS 107ADOUR 108ADOUR
MOYENNE 1 318 1 236 895 1 177 1 294 1 230
Ecart-Type 778 698 675 681 693 656 Quantiles obtenus par ajustement d'une loi de Gauss
T=10ans 2 315 2 129 1759 2 049 2 181 2 069
T=5ans 1 972 1 822 1462 1 749 1 876 1 780
T=2ans 1 318 1 236 895 1 177 1 294 1 230
Les besoins varient peu d’une région agricole à l’autre. La valeur moyenne sur la chronique est voisine de 1200 m3/ha. Elle est plus faible pour la région agricole 105ECHEZ, et ceci s’explique par le fait que la RU considérée est la plus forte. A l’inverse, pour la région 100ADOUR, c’est la faiblesse de la RU qui conduit à de forts besoins unitaires qui atteignent 2300 m3/ha pour la fréquence décennale.
Notons que, pour l’Adour en amont d’Estirac (100ADOUR, 105ECHEZ, 104ADOUR, 107ADOUR), les hypothèses retenues étant les mêmes que celles de l’étude de 2002, les valeurs obtenues sont très voisines. La prise en compte de l’année 2003 conduit à des valeurs statistiques un peu plus fortes.
1 Valeurs usuelles utilisées par la CACG dans le cas du soja ; pour le haricot vert d’après les valeurs transmises par la Chambre d’Agriculture 33 ; et pour le maïs doux, à dire d’experts CACG
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
Chapitre 2 : Les besoins en eau 35
3.3. Le calcul des prélèvements agricoles
3.3.1. Méthode
a - Prélèvements unitaires
En multipliant les besoins unitaires théoriques par un coefficient comportemental qui tient compte de la conduite technique des apports d’eau et des conditions économiques1 et par un changement d’unités, on obtient les prélèvements unitaires agricoles (en l/s/ha).
b - Reconstitution des prélèvements
Les prélèvements par BVE se déduisent des prélèvements unitaires en multipliant par les surfaces irriguées équivalentes du BVE :
• un hectare irrigué par aspersion à partir d’une rivière correspond à un hectare équivalent,
• un hectare irrigué par submersion correspond à 2,5 hectares équivalents pour tenir compte de la surconsommation due à cette pratique,
• l’influence d’un hectare irrigué à partir de la nappe est calculée au travers de la fonction de transfert présentée au chapitre 2.
3.3.2. Chronique des prélèvements agricoles réels
On pourrait déduire du calcul des prélèvements unitaires les chroniques de prélèvements passés sur la période 1969-2003 à condition de connaître l’évolution des superficies irriguées entre 1969 et 2003.
Cette reconstitution est nécessaire si l’on souhaite estimer les débits naturels par la méthode
« classique » LAGON (QNJ = QMJ + INF).
Bien que des chroniques de débits naturels soient déjà disponibles en certains points du bassin de l’Adour, nous avons pris le parti de refaire des reconstitutions. Nous avons choisi d’utiliser cette fois-ci des modèles pluie-débit (voir plus loin dans ce rapport la justification de ce choix). Or cette méthode ne nécessite pas de connaître les prélèvements passés sur toute la durée de la chronique, mais sur quelques années et pour quelques stations uniquement qui permettront le calage des modèles. Les stations choisies sont ici celles de Tarbes, Bordères et Estirac pour les années 1998 à 2003 inclues.
Comme dans l’étude de 2002, le coefficient comportemental a été pris égal à 1 pour ces années récentes2.
Les prélèvements agricoles réels ont été reconstitués pour les bassins versants situés en amont de ces 3 stations et pour la période 1998-2003.
1 L’apport d’eau pouvant être, pour ces raisons, différent du BUT.
2 Dans l’étude de 2002, il a été pris égal à 1 à partir de 1986, pour tenir compte du fait que les agriculteurs sont alors suffisamment équipés pour pratiquer une irrigation optimale, tout en étant limités par les restrictions (coefficient plafonné à 1)
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
36 Chapitre 2 : Les besoins en eau
3.3.3. Chronique des prélèvements agricoles théoriques
Les prélèvements agricoles théoriques sont calculés en multipliant les prélèvement unitaires par une superficie irriguée (la même pour toute la chronique 1969-2003) correspondant à un niveau de prélèvement que l’on souhaite tester pour le calcul des déficits.
Dans cette étude le calcul a été effectué avec la superficie irriguée de l’année 2004 (voir tableau de synthèse des valeurs prises en compte au §4).
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
Chapitre 2 : Les besoins en eau 37
4. SYNTHESE PAR SOUS-BASSIN
Dans les tableaux suivants, nous avons récapitulé les prélèvements et rejets pris en compte dans nos calculs pour le scénario de base. Le découpage adopté, en bve, étant très fin, nous avons opté pour une récapitulation par sous-bassin ADO (il s’agit du découpage du Schéma Directeur de 1994) et par région agricole.
Tableau 5 - Synthèse par sous-bassin des
prélèvements et rejets pris en compte Prélèvements en rivière Prélèvements en nappe
Code sous- bassin (SDGE
94)
Description
Irrigation par aspersion (en
ha)
Irrigation par submersion
(en ha)
AEP (en l/s) Rejets (en l/s)
Irrigation par aspersion (en
ha)
AEP (en l/s)
ADO 0 Adour amont Asté + Echez amont Louey 58 12 55 60 16 0
ADO 1 Adour de Asté à Tarbes et Echez de Louey à
Bordères 385 191 194 102 407 0
ADO 2 Adour de Tarbes à Estirac et Echez aval
Bordères 2529 786 203 259 5958 0
ADO 3 Adour de Estirac à Cahuzac 2962 333 0 12 1521 15
ADO 4 Arros 9041 0 64 51 78 0
ADO 5 Adour de Cahuzac à Aire 3466 0 0 50 748 63
ALAR Alaric + Estéous 3765 337 35 4 2478 0
LEES Lées 6042 0 0 0 0 0
TOTAL 28248 1657 551 538 11206 78
Tableau 6 - Synthèse par région agricole des
prélèvements et rejets pris en compte Prélèvements en rivière Prélèvements en nappe
Région Agricole
Irrigation par aspersion (en
ha)
Irrigation par submersion
(en ha)
AEP (en l/s) Rejets (en l/s)
Irrigation par aspersion (en
ha)
AEP (en l/s)
100ADOUR 451 349 235 67 53 0
104ADOUR 2598 1050 197 249 6775 0
105ECHEZ 411 101 20 105 565 0
106ARROS 10080 0 64 51 78 0
107ADOUR 2469 92 35 4 2463 0
108ADOUR 12239 65 0 62 1271 78
TOTAL 28248 1657 551 538 11206 78
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005
38 Chapitre 2 : Les besoins en eau
Rappel : Les valeurs de superficie irriguée correspondent aux autorisations 2004 sauf sur le bassin des Lées où sont pris également en compte les résultats d’enquête 2002 pour les surfaces irriguées futures à partir du Gabas.
Nous verrons plus loin que notre scénario de base pour le calcul des déficits correspond à ces valeurs de prélèvements et rejets.
Ainsi ce scénario prend en compte environ 41 000 ha irrigués au total en amont de Aire sur Adour, dont près d’¼ sur le bassin de l’Arros, ¼ sur l’Adour et l’Echez entre Bordères-Tarbes et Estirac, et près d’⅓ sur l’Adour en aval du confluent Arros.
Après les premières simulations, 600 ha supplémentaires nous ont été signalés pour l’ASA de Lapalud Jarras (région agricole 108ADOUR ou sous-bassin ADO5). Ces hectares ne sont pas pris en compte dans les tableaux récapitulatifs (Tableau 5 et Tableau 6) qui correspondent au scénario
« 2004 » de base.
NB : Pour le bassin du Bouès, une superficie irriguée de 2500 ha par aspersion, à partir de pompages en rivière, à été prise en compte. Cette superficie n’est pas comptabilisée dans les tableaux récapitulatifs car le Bouès est considéré comme un système externe mais elle a été intégrée au modèle pour boucler le bilan sur ce bassin.
Juin 2005 Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont CACG
Chapitre 3 : Etude des apports naturels 39
CHAPITRE 3 : ETUDE DES APPORTS NATURELS
CACG Etude préliminaire à l’actualisation du PGE Adour amont Juin 2005