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Calcul sur ordinateur du profil vrai des raies de Raman par une méthode de régression non linéaire

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Academic year: 2022

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(1)

HAL Id: jpa-00243954

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00243954

Submitted on 1 Jan 1976

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Calcul sur ordinateur du profil vrai des raies de Raman par une méthode de régression non linéaire

J. Cordonnier, Roland Martin, R. Romanetti

To cite this version:

J. Cordonnier, Roland Martin, R. Romanetti. Calcul sur ordinateur du profil vrai des raies de Raman par une méthode de régression non linéaire. Revue de Physique Appliquee, 1976, 11 (1), pp.133-137.

�10.1051/rphysap:01976001101013300�. �jpa-00243954�

(2)

CALCUL SUR ORDINATEUR DU PROFIL VRAI

DES RAIES DE RAMAN

PAR UNE MÉTHODE DE RÉGRESSION NON LINÉAIRE

J. CORDONNIER

(*),

R. MARTIN

(*)

et R. ROMANETTI

(**) (Reçu

le 7 avril

1975, accepté

le 16

juillet 1975)

Résumé. 2014 Nous suivons une nouvelle voie pour le calcul du

profil

des raies de Raman

dépouillées

de la distorsion due au montage

expérimental.

Nous effectuons le

produit

de

convolution d’un modèle

analytique

représentant la raie pure par la fonction

d’appareil.

Le traite-

ment du modèle

global

résultant à l’aide d’un

algorithme

de

régression

non linéaire permet

l’optimalisation

des valeurs des

paramètres

du modèle

analytique.

La méthode est

appliquée

à la raie 03BD1 de

KNO3 liquide (400 °C) puis

solide

(320 °C).

Abstract. 2014 A new

approach

is followed to compute the true

profiles

of Raman

lines,

without

the

distorting

effect of the apparatus. We first compute the convolution

product

of the

analytical model, representing

the true

profile,

with the apparatus function. The parameters of the model are then

optimised

with use of a non linear

regression algorithm.

The method is

applied

to the 03BD1 Raman line of molten

(400 °C)

and solid

(320 °C)

KNO3.

Classification Physics Abstracts

1.180

1. Position du

problème.

- L’étude par des moyens

spectroscopiques

de la structure des sels en fusion

nécessite l’utilisation de

paramètres (hauteur,

demi-

largeur

à

mi-hauteur, position

du

sommet...)

résultant

directement de

l’enregistrement

des raies caractéris-

tiques,

raies de Raman dans notre cas.

Les valeurs

significatives

de ces

paramètres

corres-

pondent

à des

profils

de raies

théoriques

différents des

profils expérimentaux qui

sont le résultat de l’étalement

en

fréquence

de la raie incidente et des déformations

apportées

par les

étages

successifs de

l’appareillage.

Le

problème

est donc de reconstituer ces

profils

vrais

connaissant les

images

déformées de la raie excitatrice et des raies de Raman considérées.

Plus

généralement

le

problème qui

se pose est de

connaître l’information

réelle,

débarrassée des défor- mations dues aux

appareils permettant

l’observation du

phénomène.

Les auteurs

qui

se sont

penchés

sur cette

question (Buke [1],

Parette

[2],

Pourcin

[3])

ont

généralement

utilisé une méthode de

régression

non linéaire pour

déterminer les

profils corrigés

des raies observées. C’est cette démarche que nous avons suivie.

2. Produit de convolution. Fonction

d’appareil. -

La raie Laser que nous utilisons est la meilleure réalisa-

tion

expérimentale

de raie

monochromatique.

La fonc-

tion

d’appareil F(03C3)

est la

réponse globale

de

l’expé-

rience à une telle raie

monochromatique (0’ repère

en

nombre d’onde).

Soit

E(a)

la distribution vraie

(ou

non

déformée)

de la raie de Raman étudiée.

Chaque composante monochromatique E(6)

du de

la radiation est modulée par la fonction F et

donne,

en un

point

a’ du domaine

spectral,

une contribu-

tion

F(6’ - 0’) .E( 0’)

du.

Prenant en considération les effets de toutes les

composantes

de E nous obtenons une

amplitude

obser-

vée au

point

u’

égale

à

La fonction P

représentant

la raie observée est donc

égale

au

produit

de convolution de

E par

F

3. Notre méthode de traitement. - Les fonctions P et F mises sous forme de tables

numériques (données expérimentales),

le

problème

est de trouver

E profil

vrai

de la raie. Nous n’avons pas

employé

une méthode

directe

(déconvolution)

mais décrit la raie vraie par un, modèle

analytique.

Les valeurs des

paramètres

de E

choisies

arbitrairement,

nous effectuons le

produit

de

convolution E * F et obtenons un modèle

global

de la

raie de Raman. Ce modèle est ensuite

comparé

à la raie

expérimentale

P en l’introduisant dans un

algorithme

de

régression

non linéaire afin

d’optimaliser,

au sens

des moindres

carrés,

les valeurs les

plus probables des’

paramètres

inconnus.

10

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/rphysap:01976001101013300

(3)

134

La démarche utilisée

comporte

les

avantages

sui-

vants :

- La difficulté

théorique

de la déconvolution est

contournée ;

- La méthode va

plus

loin que la

simple

déconvo-

lution car elle fournit les valeurs des

paramètres

de la raie pure, et,

accessoirement,

son

profil ;

- Les valeurs des

paramètres

sont obtenues avec un

intervalle de confiance calculé à

partir

de la

dispersion

des

points expérimentaux

par

rapport

à la courbe reconstituée. Pour obtenir cet intervalle de

confiance,

il

est nécessaire de

procéder

en une seule

étape.

La décon-

volution

seule,

par son

lissage, perd

cette information

statistique.

Notre méthode nécessite l’utilisation d’un

algorithme

de

régression

non

linéaire,

outil que

possèdent

la

plu- part

des centres de

calcul ; l’algorithme

que nous utili-

sons a été modifié pour donner un maximum d’infor- mations

statistiques

et de sécurité dans la convergence des itérations.

4.

Régression

non linéaire. - 4.1 RAPPEL DES

MÉTHODES DE RÉGRESSION NON LINÉAIRE PONDÉRÉE. - Si l’on veut

ajuster

un modèle

à n valeurs

expérimentales

yi, y2, ..., yn, un critère souvent

employé

est celui des moindres

carrés, qui

consiste à trouver les valeurs

bi, b2,

...,

bp

des para-

mètres fi qui

minimisent la fonction ..

roi étant un facteur de

pondération

que l’on

applique

si

les erreurs ne sont pas constantes. On

peut

démontrer

qu’il

faut le

prendre

inversement

proportionnel

au carré

de l’erreur.

Nous utiliserons souvent les notations matricielles

en

prenant

pour les vecteurs les mêmes

lettres,

mais sans indice.

Pour minimiser S nous allons suivre un

procédé

itératif

et,

à

chaque

pas, à

partir

d’une solution appro- chée b =

(bl, b2,

...,

b.)

nous ferons subir aux para- mètres un accroissement 8 =

(ôi, ..., bp).

Nous déve-

lopperons

g,

gradient de S,

autour de b et chercherons les solutions 5

qui

annulent g.

En

appelant

J une matrice n x p telle que

Jij

=

ofdobj

et 6) une matrice

diagonale n

x n,

avec Wii = cri

Développons f au voisinage

de

b,

au 1 er ordre

que l’on

remplace dans g (en

faisant

l’approximation

J

constante au

voisinage

de

b)

La valeur de b

qui

annule le

gradient

est :

En notant

et

4.2 AUTRES MÉTHODES POSSIBLES. - Une méthode bien connue est celle de la

plus grande pente

descen-

dante, opposée

au

gradient,

et donnée par la direction :

Mais elle a de nombreux

inconvénients,

en

particulier

une convergence très lente et une

grande

sensibilité aux échelles sur les

paramètres.

Si l’on note D une matrice

diagonale

p x p telle que

ses éléments

diagonaux

soient ceux de

r,

on

peut

définir

une direction

que nous avons utilisée et

qui

est une

approximation

de

la méthode de Newton et intermédiaire entre Newton et

gradient ;

comme la

première

elle est insensible aux

changements

d’échelles sur les b.

4.3 MÉTHODE DE RÉGRESSION UTILISÉE. -

Compte

tenu du fait que la méthode de Newton converge mal si le

développement

donné n’est pas

valable,

en

parti-

culier

lorsqu’on

est loin de la

solution,

nous avons mis

au

point

un

algorithme qui

utilise la direction de

Marquardt-Fletcher [5, 6].

Cette direction est intermé-

diaire entre celle de Newton et celle de la

diagonale :

À est le coefficient que nous

modulons,

tout au

long

des

itérations,

suivant la validité du

développement de f en

série de

Taylor, À

faible donnant la direction de Newton et Â

grand correspondant

à la méthode de la

diagonale.

K est un coefficient

ajustable

1

qui

sert à

empêcher

une éventuelle tendance à la

divergence.

4.4 CALCUL DES DÉRIVÉES. - Le programme que

nous avons réalisé

[7]

est

général

et demande à l’utili-

sateur

uniquement

un sous-programme décrivant le

modèle f

La matrice J des dérivées est calculée par la relation

simple :

dans

laquelle ebj

est

préalablement

calculé de

façon

à faire un

compromis

entre l’erreur due à

l’approxima-

(4)

TABLEAU

N. B. Un

seul profil

vrai a été tracé

(trait pointillé)

pour ne pas

surcharger les figures.

Les raies

expérimentales

sont

indiquées

par des

croix,

les

profils

reconstitués

après

résolution de

l’équation

P = E * F sont en trait

plein.

tion du 1 er ordre et celle due à l’erreur de

précision

de

l’ordinateur.

En

effet,

une diminution de

Ab, qui

fait tendre

Af/Ab

vers sa limite

al7ab,

entraîne une

perte

de

préci-

sion sur la somme b +

Ab,

Ob devenant peu

significatif

par

rapport

à b.

Nous avons la

possibilité

d’entrer les dérivées

analy- tiquement

dans notre programme mais nous avons

seulement utilisé ce calcul

approché,

du fait de sa

réussite.

5.

Application

à la raie vi de Raman du nitrate de

potassium.

- Nous avons

appliqué

cette méthode au

nitrate de

potassium

fondu à 400 °C

puis

refroidi à

320,OC pour obtenir la raie vi de Raman dans le

liquide

et dans le solide. La forme

analytique

choisie

pour le

profil

vrai est une courbe de

Gauchy (Bol-

deskul et

coll.) [4].

avec p2

demi-largeur

à

mi-hauteur,

p3

position

du

sommet de la raie.

Le maximum est donné par

P1/nP2, l’équation

inté-

grale

à vérifier étant P = E * F + p4, avec P4 para- mètre

permettant d’ajuster

la

ligne

de base de la courbe.

X est mesuré en

cm-1 (nombre d’onde),

le pas étant de

0,2 cm-1

pour les

profils enregistrés

P et F.

a) Raie V1

de Raman dans

KN03

solidifié à 320 °C.

La

qualité

de cette raie s’est bien

prêtée

à une

première étude ;

la

figure

1

reproduit

la raie

expérimentale,

le

profil

P reconstitué à l’aide de

[1 ]

et le

profil

vrai obtenu

après optimisation

des

paramètres.

La valeur

0,69

±

0,07 cm-1

trouvée pour p2

permet

de vérifier

l’hypothèse

suivant

laquelle

la raie de Raman

vraie a sensiblement pour

largeur

à mi-hauteur la diffé-

rence (3,16 - 2,5)

=

0,66 cm-1

des valeurs de ce même

paramètre

pour les

profils expérimentaux respectifs

de

la raie de Raman et de la raie excitatrice.

b)

Raie vi de Raman dans

KN03 liquide

à 400 OC.

L’étalement en

fréquence plus important

de cette raie et

l’imprécision

sur la

position

de son sommet montrent l’intérêt de la méthode

qui

a

permis

d’obtenir la valeur

des

paramètres

avec une excellente

précision (voir Tableau).

La valeur de p2 est encore voisine de la différence

(7,3 - 2,5)

=

4,8 cm -1

des

demi-largeurs

à mi-hauteur des raies de Raman et excitatrice

expérimentales (Fig. 2).

c)

Raie vi de Raman

incomplète

dans

KN03 liquide

et solidifié. Le

problème

de

l’exploitation

des

raies

incomplètes

fournies par des

manipulations

de

qualité

médiocre

(sommet masqué

par des fluctuations par

exemple)

a pu être résolu par cette méthode. Pour tester la validité des résultats obtenus nous avons fran- chement

tronqué

les raies

précédentes (suppression

de

20

points

sur les 200 de définition de la

raie)

et

comparé

avec les valeurs

correspondant

aux raies

complètes (voir Tableau).

Il se confirme que l’information est partout

répartie

dans une raie et que les courbes

incomplètes

sont fina-

lement

exploitables,

bien que les résultats soient un peu moins

bons,

la méthode ne

pouvant

évidemment pas

suppléer

à la

perte

d’information

(Fig. 3, 4).

Ceci est

particulièrement

intéressant pour les mani-

pulations

réalisées à haute

température,

le sel

proche

de

la

décomposition

donnant souvent des raies dont la

position

du sommet est très floue.

6. Conclusion. - La méthode de

régression

non

linéaire

pondérée exposée représente

un

progrès

de

fond dans l’évolution de notre

travail ;

au niveau des résultats

thermodynamiques

relatifs aux sels

fondus,

les valeurs obtenues pour les

paramètres

sont bien

meilleures dans tous les cas

(élimination

des déforma- tions dues à

l’appareillage).

De

plus

la

possibilité

offerte

d’exploiter

des résultats

qui jusqu’à présent

ne

pouvaient

l’être de

façon

satisfaisante évitera désormais la

répétition

de

manipulations

coûteuses.

(5)

136

FIG. 1, 2, 3, 4. - Profils expérimentaux et reconstitués des raies Raman de KN03 solide et liquide.

(6)

Bibliographie

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