R EVUE DE STATISTIQUE APPLIQUÉE
R. H ENON
Gestion des stocks
Revue de statistique appliquée, tome 3, n
o2 (1955), p. 35-47
<
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GESTION DES STOCKS (I)
par
R. HENON
L’étude
qui
va suivrepeut
être considérée comme un exempleparticulièrement simple
de recherche opérationnelle.Elle a été commencée avant guerre, à l’occasion d’un elfort de réorganisation entre-
pris
dans une imprimerie crui, tout en disposant de stocks importants de papier se trouvait souvent en déf aillance pour répondre à la demande.Le
problème posé
était le suivant : a) comment déterminer l’imnortance d’une com- mande de renouvellement; b) A auel mament de-vait-on renouveler le stock, compte tenu du délai deréapprovisionnement
et du risque de déf aillance exposé.L’étude met en oeuvre : 1 ~ ) la connaissance des données numériques aui résultent des statistiques de
l’entreprise
(écoulement, pri,7: de revient...); 2o) la création de deux modèles successi f s : l’un arithmétique Qui résulte de l’application de l’intérêt simple, l’autre, pro- babiliste (loi de Poisson). qui décritl’écoulement
aléatoire du stock.La connaissance du jeu, expliqué par chaque modèle, permet de donner les consignes de décisions dans tous les cas.
De
plus,
le modèle d’écoulement d’un stock n ~nermis de, ~réciser la valeur attendue d’un « stock-mort » et d’utiliser celte notion à l’organisation d’un réseau de distribution.La méthode indiquée est très générale pour les aovlications courantes, mais il peut exister de nombreuses situations particutière~ aut exigent l’em~nlci d’autres modèles (par exemple :
dépôts
de munitions dans les opérations militaires, lâchage desbarrages de
centrales
hydro-électriques,
cas du vendeur de journatir, etc...). Ces situations ont fait l’objet de recherches trèsapprofondies
(voirbibliographie
(2).La
ge etion de 9 stocke de marchandise e faitappel
à trois sorte e de décisions- deux décisions
tactiques :
Fixer
l’importance
du lot de renouvellement;Fixer
l’époque
àlaquelle
il faudra lancer l’ordre deréapprovision-
nement.
- une décision
stratégique :
Comment
répartir
les stocks dans un réseau de distribution?Nous allons nous
efforcer,
comme dans unjeu,
d’établir desrègles
dedécisions.
Auparavant, précisons
leshypothèses
de base : les stocks considérés sontreprésentés
par des marchandises(matières premières
d’une usine - essencechez le
pompiste -
marchandises d’unmagasin
devente).
Les sorties sont aléa-toires
et les entrées s’effectuent parlots,
ils’agit
de commander dans lesmeilleures
conditions deprix,
leplus
tardpossible,
en évitanttoutefois
de courirun
risque
dedéfaillance, qui
seraitinacceptable, risque
dont lagravité dépend
dela nature des marchandises
(sérums,
parexemple).
(1) Exposé
fait par M. R. HE NON au Séminaire de Recherche Opérationnelle.1. - DESCRIPTION DU
MODÈLE
Dans les conditions les
plus simples
d’un "univers certain" l’évolution d’un stockpeut
etrereprésenté
par uneligne
en dents de scie(fig. 1)
dont l’ordonnéemaximum est mesurée par L : dimension du lot de renouvellement.
Fig. 1
Le
point marqué So
est le stock àpartir duquel
il faudra lancer l’ordre deréapprovisionnement,
ordrequi
ne sera satisfaitqu’au
bout d’un délai que nousappellerons
A.On a
supposé
deplus
que l’écoulement de marchandises est une fonction linéaire dutemps.
En
pratique,
ces conditions ne sont pasremplies,
on se trouve dans un"univers
aléatoire"
et l’évolution du stock s’effectue suivant uneligne
aléatoireindiquée
surlaifigure (2)
auiappelle
les remarques suivantes :Fig.2
a -
L’espérance mathématique
de l’écoulement est bien rarement linéaire. Il y a des variationstemporelles, périodiques
ou non. Dans ce casl’analyse
sta-tistique
des sortiescumulées,
sur unepériode
assezlongue, permet
de tracerune courbe moyenne Y = f
(T) (fig.3)
et de trouver une échelle detemps
fictiveT’, qui
rendra linéaire l’écoulement dustock,
en fonction de cette nouvelle variable.On dit que l’échelle T’ est l’échelle fonctionnelle de la variable naturelle T
(on
ladésigne généralement
parJJT]).
Ongradue
l’échelle de T’ sur unsupport parallèle
aux ordonnées en écrivant la valeur de T devant la cote
correspondante
de lafonction Y.
Fig. 3
Si nous nous
reportons
à lapremière figure,
il faudra considérer l’axe detemps gradué,
nonplus
suivant la variablenaturelle,
mais suivant satransformée T’ et,
si le 0représente
un nombre dejours
constant, l’intervalle 6 sur ce gra-phique
seravariable,
ildépendra
des saisons.b - En nous
reportant
à lafigure 2,
il est clairqu’à partir
deSo (date
del’ordre de
lancement),
le processus d’écoulement étantaléatoire,
onpeut
tracer deux frontières d’alluresparaboliques
telles que dans95%
des cas laligne
d’écoulement soitcomprise
à l’intérieur de ces frontières. C’est ainsiqu’à
l’ins-tant de l’entrée en
magasin
du lot L il reste encore un stock mortSm qui
est unegrandeur
aléatoire. La défaillance survientquand
lepoint
finalSm
touche l’axe destemps
avant la date d’entrée enmagasin
du lot. Larègle
dujeu
se réduiradonc à se fixer un
risque
de défaillancepuis
à rechercher le niveau du stockSo
que nous
appellerons
stock de sécurité etqui agira
à la manière d’unsignal
d’alarme.
Ces
hypothèses générales
étantadmises, précisons
le modèle dans les situa-tions
qui
vont suivre.2. - DIMENSION
ÉCONOMIQUE
DU LOT Lla. -
NotationsCommençons
par fixer les notations desparamètres :
p - Prix d’achat de l’unité
X - Prix de vente de l’unité
r - Prix de revient q - Débit annuel
6 - Durée d’écoulement ou durée du
cycle
L
= q8- le
lot de renouvellementi -
Loyer d’argent (taux d’escompte
à intérêtsimple) (l)
0 -
Taux demajoration des
matièresen magasin,
ilcomprend :
i, lapri-
me d’assurance
incendie,
lapart
des locaux affectés aumagasinage,
1la détérioration des
produits.
Ap
il -p endésignant
parAP
P le taux de marque(1)
Plus exactement ce taux devrait être i’ : prix de revient moyen du loyer d’argent -.1 ca- pital investi dans l’entreprise. En effet, il faut considérer ici, le coût moyen par rapport au développement des capitaux investis et non par rapport au temps. C’est pour la même raison que le coût moyen des locaux intervient ou non pas celui du mètre carré "en plus".b. - Taux de rentabilité
L’écoulement étant
linéaire,
tout se passe(fig.4)
à intérêtsimple
comme siFig. 4
le lot acheté à
l’époque 0
était vendu entotalité
àl’époque 8.
A cet instant : Z
Vente = JtL
P R du stock vendu = p L
( 1
+j3-~)
Différence =
pL
P(-~-- P 2013~) (
P(~
Z~(, (Bénéfice brut),
La valeur actuelle à
l’époque
zéro est obtenue enescomptant
le bénéfice brutau taux i pour la
durée
cequ’on
obtient enmultipliant
le résultatprécédent
par
(1 - if) :
Valeur actuelle du bénéfice brut
Soit par franc affecté à la
gestion
du stock :. 1 -~ - .. r ... -r - . ~
Le taux
d’accroissement
du bénéfice par franc investi et paran
sera obtenuen divisant par la durée du
cycle
0. C’est ce taux que nousappelons taux
de ren- tabilité K .Il est bien évident
qu’en présence
d’unchoix,
latactique
de l’acheteur s de maximiser la valeur des K.c. -Comparaison
des offresFaisant
apparaître
le lot L :K
dépend
des deux variables : pprix
offert par le vendeur pour la dimension L et L dimension dulot,
les autresparamètres
étant fixés.Par
exemple :
0 = 0, 5(6 mois) i=5%
(3=10%
Ap- 10%
PK=-~-~--0,025l -0,05
K =
14,75% (au
lieu de20%
si l’on ne tient pascompte
desparamètres
i etj3 )
Dans bien des cas, il y a
avantage
àtracer l’abaque :
l’abaque
seprésente
sous la forme de laf ig . 5 .
On l’utilité enpositionnant
le.offres aux le
graphique,
larègle
de décision est de choisir lepoint le plus
haut.Cet
abaque
nous a révélé souvent des différences considérables dans le cas ou lesprix
sont fixés autoritairement, sansrecherche opérationnelle préalable (1).
Fig. 5
Onpeut envisager
encore d’autres circonstances où n constant, pdépend
de Ld’une manière
prévisible
:fabrications ensérie, transports,
auto,péniches.
Onpeut-
aussi faire intervenir n-variable par l’intermédiaire de l’élasticité de la demande
(1)
Si l’on peut prévoir pour la durée ducycle à
venir un débit q’ différent du débit moyen q(période
de morte saison parexemple)
il y aura évidemmentavantage à
utiliser q’ ou la valeur 8’corre spondante
en
prenant
pour échelles fonctionnelles ;en ordonnées
[KJ
en «.bsciases
[el
d. - Détermination de
l’importance
d’une sérieIci,
onremplace
1t par r, leprix
de revient de sortie demagasin.
Le béné-fice b par
cycle
est nul par définition.On se propose de minimiser r connaissant la fonction de coût :
où x est la dimension de la
série, prise
ici pour variable.On a, à
l’époque 8 ’
2 ’qui peut s’exprimer
en fonction de x =q6
parLe PR est minimum pour dr = o
d’où la valeur L de x, solution du
problème :
Fig.6
Ici
l’optimum
est obtenu sur labase deiléconomicit6;
il seraitplus compliqué
de l’obtenir sur la base d’une rentabilité maximum et ce raffinement ne modifierait que
légèrement
les résultatsnumériques.
Sur la
figure 6,
la formuleprécédente
a étéreprésentée
sous formed’abaque.
Il sert à déterminer
l’importance
des commandesd’imprimés
pour un économat :en abscisses
figurent
lesquantités
annuellesd’exemplaires consommés,
en or-données,
lesquantités
L. à commander. Lesparallèles obliques
donnent les ni- veauxdurapport b
aquicaractérisent chaque
modèle. Lerapport b est
a lerapport
des frais fixes aux frais
proportionnels
existant dans lacomposition
du coûtglobal.
3.. STOCK DE
SÉCURITÉ
a. -
Modèle assimilé A
une loide
PoissonDans
l’hypothèse
ou un stock s’écoule par unités de vente bien définies : caisse parexemple,
et ou les durées d’observation sont courtes, la loi des pro- babilités de sorties est une loi de Poisson.Les
quantités
sortiess’expriment
parexemple
par une suite : ot 1 ,oc 2
OL ncomme s’il
s’agissait
du résultat d’unjeu
à n coups(ou
njours).
En
désignant
par À la moyenneattendue,
on a :Fig. 7
Au bout de n
jours,
l’évolution du ieu serareprésentée
sur(fig.7)
par uneligne
en escalier allant de A enB,
cetteligne
nemonte jamais,
Elle estcomprise
dans le
quadrillage
à n colonnes et Ylignes
ou Y = (Xt +x~ +,... ~+0(~ .
Laprobabilité
deparcourir
le cheminindiqué
est :et la
probabilité
d’arriver en B parn’importe quel
chemin est :la sommation étant étendue à toutes les valeurs
possibles
des oc conservant cons-tante leur somme Y.
Or - d’où
Prob
....
C’est encore une loi de Poisson :
:’
’
- de moyenne
égale
à n À- de variance
égale
à n Xb. -
Tirage
engrappes
En
réalité,
les marchandises enmagasin
sortent leplus
souvent en"grappes"
de
y
unités - parexemple,
unpompiste
débite l’essence parmultiple
du litre - et la moyenne n’estplus
À par coup, maisY 7~ -(pour simplifier, y représente
lenombre moyen de
graine
pargrappe).
Quant à la variance des
grains
elle devienty 11 ou y (y~-)’
Ici la moyenne estmultipliée
pary
et il faut considérer une loi à deuxparamètres :
moyenne etécart-type.
c. -
Approximations numériques
Si le modèle doit nécessairement satisfaire à un processus d’addition de va- riables aléatoires toutes
positives
onpeut
dans lesapproximations numériques adopter
une loi normale dès que la moyenne(n7~~
est assezgrande
et il suffira de- faire une estimation de deuxparamètres à partir
desstatistiques
d’écoulement.d. Stock de
sécurité
Cette
approximation
admise, nous aurons les estimations : Sorties attendues : nX--~--- ~-~-F c art-type
avec la variable normée : t
Les limites de confiance pour la valeur t du
paramètre
de la loi normale sontau bout du n-ième
"coup".
Y limite
En fonction de la donnée n c’est une
parabole (fig.8).
Fig. 8
Si OB
(intersection) =0,
délai deréapprovisionnement,
la valeur50
définit lestock de sécurité et
répond
aux conditionsposées. Laprobabilité
d’être en-dessousdu
point
B est(f ig . 9 ) .
Fig. 9 Prob
--"""
c’est le
risque
de défaillance que nousacceptons.
Pour t =1, 96,
cerisque
est de2,5%.
La valeur deSa
est alors pour n= à :
Le choix du
risque dépend
de lagravité
de ladéfaillance, gravité
enargent
ou
gravité
sur leplan
humain(produits pharmaceutiques) (*)
e. - Stock mort
"
A
l’époque B,
il reste en moyennequelque
chose enstock,
ce solde est très voisin de la valeur moyenne Cqui
se trouve sur la droite AC des sorties atten- dues. C’est le stock mort ouespérance mathématique
de l’écoulement au bout dutemps A ,
sa valeur est :le calcul du
prix
de revient devra tenircompte
de ce fait.Exemple
q = 100 tonnes par an d’une sorte de
papier
en bobinese = 5 tonnes pour une
période
annuelle~ = 0,16
année(2 mois) -
durée deréapprovisionnement
surengagementfer-
me du fournisseur t = 2
On a
Ecart-type
Stock mort
Débit
attendu - à q = 0 ,16
q = 16 tonnesStock de sécurité ’ 16 + 4 = 20 tonnes
(soit
unemajoration
de 25%
du débitcalculé).
- -
(1)
Une meilleure approximationnumérique est obtenue en’utilisant la loi logarithme-normaleLa courbe représentative serait comprise entre les lignes d’ailleurs paraboliques qui ont été tracées. Remarquer de plus qu’elle réalise comme la loi de Poisson l’addition de variables toutes
positives, c’est-à-dire qu’il n’y a que des sorties.
f. -
Risque optimum
admissible pour unmagasin
de venteOn
peut définir un risque optimum
en considérant les recettes et lesdépenses.
En d’autres termes il faut trouver une valeur du
paramètre
tqui
assure un béné-fice maximum.
Si l’on considère toutes le s ventes
possibles
Y(en quantités)
réalisables aubout du
temps A,
celles-cipeuvent
être classées par ordre décroissant(Fibro- gramme)
et lafréquence
des unités Ysupposées rangées
matériellement et mesu-rées par la fonction cumulée de droite à
gauche
F(Y) (de
la loi de densité f(y)
loiqui
n’est pas nécessairementgaussienne :
Fig. 10
Mais, ces ventes ne
pouvant dépasser
le stock initial S, les ventes lesplus
fortes sont
tronquées
et le volume des ventes a pour moyenne :cette moyenne
incomplète
estplus
faible que la moyenneglobale (f ig - 11)
Fig. Il
D’autre
part,
le stock mort a pour valeur moyenne :il est clair que
l’optimum
est atteintquand
le coûtmarginal
estégal
à la recettemarginale.
Calculons donc ces valeurs ’La recette
marginale
auvoisinage
de S est, enquantités :
Le bénéfice par
cycle
de durée 9 estAp dY,
J et, le bénéfice annuelD’autre
part,
l’accroissement du stock est :Son coût
marginal
est obtenu en tenantcompte
des frais demagasinage pp
parunité immobilisée. Ce coût est alors
p
p dSm
et,l’optimum
est atteintquand :
soit en fonction de S :
d’où la relation cherchée :
(risque
dedéfaillance).
Exemple
on a
ce
qui correspond
à t = 2 par uneapproximation gaussie.nne.
REMARQUE
L’intervention de la durée du
cycle 8
montre que si l’on voulait raffiner l’étudeanalytique
del’optimum
il faudrait lier leproblème
du lot à celui durisque,
il y adépendance
entre ces deux modèles.4..
RÉPARTITION
DES STOCKS DANS UNRÉSEAU
DE DISTRIBUTIONLa notion du stock mort trouve une
application
trèssimple
dans lacomparai-
son des réseaux de distribution..
En
effet,
considérons le modèle(fig. 12)
où la distribution sur le territoire est assurée directement entre l’usine et les détaillants.Tous les délais de
réapprovisionnements
sontégaux
â 0. Deplus,
en suppo- sant les débits de venteségaux,
tous les stocks morts ont la même valeur : t s~
et la
charge
de ces stocks dans le réseau de distribution est : N ts~à
endési-gnant
par N le nombre de détaillants.On se demande s’il y a
intérêt,
dans une aireréduite,
à installer ungrossiste
ou centre livreur de manière à
régulariser
les stocks et l’on se propose de quan- tifier le résultat d’un tel choix.Fig. 12 Fig. 13
Pour
cela,
en nousreportant
au modèle de lafig.13
nous voyons clairement que le débit du centre livreur sera devenu Nfois plus grand
que celui dudétaillant;
par contre, son stock mort sera devenu t s
B/NÀ.
Si l’on suppose que les délais de livraison du centre au détaillant se font dans l’unité detemps,
le stock mort dechaque
détaillant est réduit à t s(puisque A
=1).
Il en résulte que le stock mortglobal
dans ce deuxièmetype
de ré seau est :Le
gain
obtenupeut
être mesuré par lerapport
des stocks morts dans lespar
exemple,
siA = 36
jours
N = 100 détaillants
soit une diminution de
près
detrois-quarts.
Dans
chaque
casparticulier
on tiendracompte
despossibilités
detransport :
avions et camions oupéniche
s ; de sprix
obtenus pour de squantité s plus importan-
tes, etc... et lacomparaison
ne se feraplus
enquantités
mais en coûts.Si nos conclusions d’ordre
pratique
sont d’un intérêtévident,
le lecteur nouspardonnera d’y apporter
une conclusion d’ordrephilosophique :
Nous pensons que dans ces sortes de
recherches, l’opé ration
mentale laplus difficile,
parce que laplus
inhabituelle pour notre formationintellectuelle,
est de traduire un ensemble concret etcomplexe
en un modèle abstrait et aussisimple
que
possible.
Laquantification
ne devientplus qu’un problème
secondairequi
relève destechniques
del’analyse mathématique
ou del’emploi
de machines élec-troniques
asservies aux données du modèle.deux cas
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