HAL Id: tel-00337181
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l’interaction fluide-structure des assemblages
combustibles dans un coeur de réacteur à eau
pressurisée : simulation et expérimentation
Guillaume Ricciardi
To cite this version:
Guillaume Ricciardi. Une approche milieu poreux pour la modélisation de l’interaction fluide-structure
des assemblages combustibles dans un coeur de réacteur à eau pressurisée : simulation et
expérimen-tation. Sciences de la Terre. Université de Provence - Aix-Marseille I, 2008. Français. �tel-00337181�
THESE
pour obtenirle grade de
DOCTEUR DE L'UNIVERSITE AIX-MARSEILLE I
Dis ipline : MECANIQUE
Option : ENERGIE
présentée etsoutenue publiquement
par
Guillaume RICCIARDI
le 10O tobre 2008
UNE APPROCHE MILIEU POREUX POUR LA MODELISATION
DE L'INTERACTION FLUIDE-STRUCTURE DES
ASSEMBLAGES COMBUSTIBLES DANS UN COEUR DE
REACTEUR A EAU PRESSURISEE : SIMULATION ET
EXPERIMENTATION
JURY
M. Emmanuel DE LANGRE Président
M. Mi hel J. PETTIGREW Rapporteur
M. Alain COMBESCURE Rapporteur
M. Sergio BELLIZZI Dire teur
M. Bruno COCHELIN Co-dire teur
M. Uwe EHRENSTEIN Examinateur
M. Bruno COLLARD Invité
I Introdu tion générale 7
II Synthèse bibliographique 9
II.1 Introdu tion . . . 11
II.2 Des riptiond'un oeur de réa teur REP . . . 11
II.2.1 Des riptiond'un assemblage ombustible . . . 11
II.2.2 Comportement d'un assemblage ombustible . . . 12
II.3 Modélisationdu oeur . . . 12
II.3.1 Modélisationdes assemblages ombustibles . . . 12
II.3.2 Modélisationdes a tionsdu uidesur lastru ture . . . 13
II.3.3 Modèle ouplé uide-stru ture . . . 13
II.4 Milieuxporeux . . . 13
II.4.1 Equations globales . . . 13
II.4.2 Modèles empiriques . . . 14
II.4.3 Modèles de turbulen ema ros opiques . . . 15
II.4.4 Modèle de Biot . . . 15
II.5 Intera tion uide stru ture . . . 15
II.5.1 Cylindre soumisà un é oulementvisqueux in ompressible. . . 15
II.5.2 Réseau de tubes soumisà un é oulementtransverse . . . 17
II.6 Modélisationde laturbulen e. . . 18
II.6.1 Large Eddy S ale . . . 18
II.6.2 Reynolds AveragedNavierStokes . . . 19
II.6.3 Compléments sur les modèles . . . 20
II.7 Méthodes de résolution numérique . . . 21
II.7.1 Dis rétisation spatiale . . . 21
II.7.2 Dis rétisation temporelledes équationsuides . . . 22
II.7.3 Dis rétisation temporelledes équationsstru tures. . . 22
II.7.4 Gestiondes onditions limitesse déformant, formulationALE . . . 23
II.8 Con lusion du hapitre . . . 23
IIIModélisation 25 III.1 Introdu tion . . . 27
III.2 Méthode . . . 28
III.3 Preliminaire: for es agissantsur un tube . . . 28
III.3.1 Modèle de Païdoussis . . . 28
III.4 Equations du modèle poreux . . . 30
III.4.1 Hypothèses . . . 30
III.4.2 Modélisationdu uide équivalent . . . 30
III.4.3 Modèle de stru ture équivalente . . . 35
III.4.4 Modèle ouplé. . . 42
III.4.5 Conditions limites . . . 44
III.4.6 Dis ussion sur lemodèle ouplé . . . 45
III.4.7 Formulation variationnelle . . . 46
III.5 Modèle numérique. . . 47
III.5.1 Dis rétisation spatiale . . . 47
III.5.2 Dis rétisation temporelle . . . 55
III.5.3 Mise en oeuvre . . . 56
III.5.4 Etude paramètrique . . . 56
III.6 Con lusion du hapitre . . . 62
IVValidation expérimentale sur essais antérieurs 63 IV.1 Introdu tion . . . 65
IV.2 DispositifexperimentalECHASSE. . . 65
IV.2.1 Conditions limites . . . 65
IV.2.2 Identi ation des onstantes . . . 66
IV.2.3 Comparaison expérien e théorie . . . 68
IV.3 DispositifexperimentalCADIX . . . 73
IV.3.1 Modèle de la for ede ouplage . . . 75
IV.3.2 Conditions limites . . . 76
IV.3.3 Identi ation des onstantes . . . 76
IV.3.4 Comparaison expérien e théorie . . . 77
IV.3.5 Comparaison modèle linéaireet non linéaire . . . 82
IV.4 Con lusion du hapitre . . . 83
V Réalisation des essais COUPLAGE et validation 85 V.1 Introdu tion . . . 87
V.2 Dispositifexpérimental. . . 87
V.3 Observations expérimentales . . . 90
V.4 Validation. . . 93
V.4.1 Conditions limites . . . 94
V.4.2 Identi ation des onstantes . . . 94
V.4.3 Comparaison expérien e/simulation . . . 96
V.5 Con lusion du hapitre . . . 102
VIAnalyse par Dé omposition sur Modes Propres 103 VI.1 Introdu tion . . . 105
VI.2 Dé ompositionsur Modes Propres . . . 105
VI.3 Analyse des résultatsnumériques . . . 106
VI.3.1 Essais ECHASSE . . . 106
VI.3.2 Essais CADIX. . . 111
VI.4 Rédu tion de modèle . . . 117
VI.4.2 Résultats . . . 119
VI.5 Con lusion . . . 123
VIICon lusion générale 125 Table des gures 127 Liste des tableaux 138 Bibliographie 141 A Matri es élémentaires relatives au modèle numérique 151 A.1 Matri esélémentaires stru utre. . . 151
A.2 Matri esélémentaires uide . . . 153
B Comparaison expérien e simulation du dispositif ECHASSE 155 B.1 Essai en air . . . 155
B.2 Essai en eau . . . 156
C Comparaison expérien e simulation du dispositif CADIX 165 C.1 Essai en air . . . 165
C.2 Essai en eau ave onnement à
2 mm
. . . 169C.3 Essai en eau ave onnement à
1.5 mm
. . . 175C.4 Maximum des for e d'impa t . . . 179
D COUPLAGE 183 D.1 Résultatsdes essais COUPLAGE . . . 183
D.2 Simulationsdes essais COUPLAGE . . . 188
D.2.1 Simulation3D. . . 188
D.2.2 Simulation3D ave raideuret masse ajoutée modiée . . . 191
D.2.3 Simulation2D. . . 193
D.2.4 Simulation2D ave raideuret masse ajoutée modiée . . . 195
E Rédu tion du modèle par analyse POD 197 E.1 Détaildes matri es . . . 197
Remer iements
Jetiensàremer ierdansunpremiertemps,lesmembresdujury,sansquiau unesoutenan e
n'estpossible.Mer iàmessieursPettigrew etCombes ure,pourlesrapports, onstru tifsqu'ils
ont fournis, ayant ainsi permis d'améliorer le présent mémoire. Mer i au Président du jury,
monsieur de Langre,pour avoirsoutenu e travailde thèse, toutaulong de es trois années, et
ainsi ontribuer à améliorer le modèle. Enn, mer i à messieurs Mureithi et Ehrenstein, pour
les questions pertinentes soulevées lorsde la soutenan e.
Dans un deuxième temps, je tiens à remer ier mes " hefs", qui ont su me laisser libre et
me re adrer aux moments opportuns. Mer i Bruno (Co helin), pour ton aide pré ieuse, et la
pertinen e de ton savoir de numéritien. Mer i Bruno (Collard), pour ton impli ation dans e
travail,et ton expertise du domaine nu léaire.Mer i Sergio, pour es nombreuses dis ussions,
etpourtarigueur.Vous êteslapreuvevivante,quel'onpeutalliertravails ientiquedequalité
et bonne humeur. J'aivraiment eu beau oup de plaisirà partager es trois années ave vous,
et je pense que vous me manquerez. Ce sont des personnes omme vous qui donne envie aux
jeunes her heurs de ontinuer dans ette voielà.
Jevoudraisensuiteremer iermeslaboratoiresd'a ueil.Mer iauLMA,ettoutlesgensquiy
travaillent,ouquiyonttravaillé,Alex,Maxime,Pierre,Cédri ,Ni o,Stéphane,Aurelie,Manu,
Pierre-Olvier, Philipe, Dominique, Manu, Marie, Mi helle, Alain, Murielle, Romain, Bastien,
mer i à tous pour es bons moments passé autour d'un afé. Mer i au LHC, Jean-Fran ois,
Jean-Pierre, Yves, Joelle, Serge,Olivier, Philipe,Eri , Fran is,Tony, Fabienne, Vallery.
Ilest de outume deremer ier ses amisetsafamille,pouravoirsupporter lethésarddurant
es trois longuesannées, n'ayant pas lesentimentsd'avoirété insupportable,je n'en ferairien.
Je remer ierai plutt ma famille et mes amis, d'avoir été là le jour de ma soutenan e, pour
partager e moment important dans la vie d'un her heur. Je remer ie aussi, eux qui n'était
pas làet qui leregrette, ou du moins qui onteu une pensée pour moi e jour là.
Enn je remer ie ma mère, pour ses rele tures, et sans qui, e mémoire n'aurait pas de
Introdu tion générale
La sûretédes entralesnu léaires, etplus parti ulièrementdu oeur, est une préo upation
majeuredesindustriels.Notreétudeportesurlerisquesismique.Lorsd'unséismelesstru tures
internes du oeur viennent s'entre hoquer. Un oeur est onstitué de rayons ombustibles
d'environ
1 cm
de diamètre pour4 m
delong, oùsontlogéesdes pastillesd'uraniumenri hi, esrayonssont regroupés parpaquets de
17
par17
àl'aide de grilles, lespaquetsainsiformés sontappelésassemblages ombustibles,onen ompteenviron
150
dansun oeur.L'énergie aloriquedégagée par la réa tion de ssion est ré upérée par un é oulement de
5 m/s
d'eau pressurisée,150 Bar
à300
o
C
.Le oeurest onsidéréfon tionneltantquelesgrillesrestentinta tes,les ho s
provoquésparunséismepeuvententraînerleambagedesgrilles.Dansunetellesituation,deux
rayonspeuventveniren onta t,lepoint haudenrésultantpeutprovoquerlafontedelagaine
et libérer de l'uraniumdans le ir uitprimaire. Ainsiles ingénieurs, ont besoin d'outils d'aide
audimensionnement,pourpouvoirestimerlesfor esd'impa tentre lesgrilles,lorsd'unséisme.
Une modélisation ne à l'aide de odes industriels prenant en ompte tout les rayons
(environ
50 000
), les liaisons grilles- rayons, le uide et le ouplage uide-stru ture, donneraitlieuàun nombre de degrés de libertébien trop élevé auxregardsdes puissan es informatiques
disponibles.Lesingénieursontdon besoindemodèlesdu oeursimpliés.Nousproposonsdans
e mémoire un modèle basé sur une appro he milieu poreux, elle- i nous permet de dégager
deséquationsglobalessimpliantlagéométrieduproblèmeetréduisantlenombrededegrésde
liberténé essaires.L'originalitédutravailproposé,résidedanslefaitqueleuideetlastru ture
sontmodélisés,eneetleséquationsdeladynamiquedel'unetdel'autresontmoyennéssurun
volumede ontrleséparément, ilenrésulteun système d'équationsrégissantle omportement
d'un uide équivalent et d'une stru ture équivalente o upant tout le domaine. Le ouplage
entre le uide et lastru ture équivalents, se traduitpar une for evolumique dontl'expression
est établie à partir de modèles empiriques des eorts s'exerç ant sur un rayon soumis à un
é oulement axial. Enn, haque assemblage ombustible équivalent est assimilé à une poutre,
dontlaloide omportementvis oélatiquenon linéairetient omptedes phénomènesde onta t
etde fri tiondes liaisons grilles- rayons.
Le mémoire est organisé de la façon suivante. Le premier Chapitre est onsa ré à l'étude
bibliographique, on y retrouve la des ription du oeur, les diérents modèles d'assemblages
ombustibles, et l'ensemble des domaines utilisés dans lemodèle proposé dans e mémoire.Le
se ondChapitredéveloppelemodèleanalytiquedansunpremiertempsetlemodèlenumérique
asso ié dans un se ond. Une validation à partir de séries d'essais réalisés antérieurement, est
soumis à un é oulement, tandis queles essais CADIX, présentent une ligne de six assemblages
ombustibles en eau stagnante, posés sur une table vibrante pouvant simuler les eet d'un
séisme. Le quatrième Chapitre est onsa ré à la réalisation des essais COUPLAGE à partir
desque ls une troisième validation du modèle est proposée, le dispositif COUPLAGE présente
un réseaude trois par trois assemblages ombustibles, onpeut alorsobserverle ouplage entre
lignes d'assemblages.Enn,ledernierChapitre propose uneanalysedes résultatsnumériquesà
l'aide d'une Dé omposition sur modes Propres Orthogonaux, une rédu tion de modèle sur es
Synthèse bibliographique
Ce hapitre est onsa ré à la synthèsebibliographique
uti-lisée dans e mémoire. Il n'a pas pour but de faire un état de
l'art exhaustif de haque domaine, il illustre plutt
l'interdis- iplinarité de notre étude. En eet de nombreuxthèmes sont
abordés, et quelquefois juste eeurés, la modélisation d'un
oeur de réa teur induit des problèmes de onta ts, de
tur-bulen e, d'intera tion uide-stru ture. Cha un de es thèmes
est abordé, on ajoute à es thématiques le as des milieux
po-reux qui servira de base au modèle proposé dans e mémoire,
ainsique la résolution numérique desystème d'équations non
Sommaire
II.1 Introdu tion . . . 11
II.2 Des ription d'un oeur de réa teur REP . . . 11
II.2.1 Des ription d'un assemblage ombustible. . . 11
II.2.2 Comportement d'un assemblage ombustible. . . 12
II.3 Modélisation du oeur . . . 12
II.3.1 Modélisationdesassemblages ombustibles . . . 12
II.3.1.a Modèles ave prise en ompte dufrottement grilles- rayons . 12 II.3.1.b Modèles sans frottement . . . 12
II.3.2 Modélisationdesa tionsdu uidesurla stru ture . . . 13
II.3.3 Modèle ouplé uide-stru ture. . . 13
II.4 Milieux poreux . . . 13
II.4.1 Equations globales . . . 13
II.4.2 Modèles empiriques. . . 14
II.4.3 Modèles deturbulen e ma ros opiques . . . 15
II.4.4 Modèlede Biot . . . 15
II.5 Intera tion uide stru ture. . . 15
II.5.1 Cylindre soumisà uné oulement visqueuxin ompressible . . . 15
II.5.2 Réseau detubessoumis àun é oulement transverse. . . 17
II.6 Modélisation de la turbulen e . . . 18
II.6.1 Large EddyS ale . . . 18
II.6.2 Reynolds Averaged NavierStokes . . . 19
II.6.3 Compléments surles modèles . . . 20
II.7 Méthodes de résolution numérique . . . 21
II.7.1 Dis rétisation spatiale . . . 21
II.7.2 Dis rétisation temporelledeséquations uides . . . 22
II.7.3 Dis rétisation temporelledeséquations stru tures. . . 22
II.7.4 Gestion des onditions limites sedéformant, formulation ALE . . . 23
II.1 Introdu tion
On présentei ilesthèmesabordésdanslemémoire.Onproposedansunpremiertempsune
des ription d'un oeur de réa teur à eau pressurisée. L'obje tif du mémoire étant de proposer
unmodèledu oeur,onrépertorieensuitel'essentieldesmodèlesdisponiblesdanslalittérature.
DansleChapitreIIInous proposonsde modéliserleréseaudetubes onstituantunassemblage
ombustibleparunmilieuporeux,ainsilatroisièmepartiedu hapitreest onsa réeauxmilieux
poreux.Laquatrièmepartie,traitedeseortssubitsparuntubesoumisàuné oulementuide,
l'expression des es for es uides sera utilisée dans le modèle, pour oupler les équations du
uide et elles de la stru ture. L'é oulement dans un oeur étant fortement turbulent, il nous
faudratraiterletermedeturbulen e,ainsila inquièmepartieest onsa réeàlamodélisationde
laturbulen e.Enn,ladernièrepartie,rappellebrièvementlesdiérentesméthodesnumériques
disponibles,pour résoudre les équationsde lamé anique.
II.2 Des ription d'un oeur de réa teur REP
Le oeur d'un réa teur nu léaire à eau pressurisée (R.E.P.), est le lieu, où les réa tions de
ssionnu léairedel'oxyded'uraniumontlieu.Lorsde etteréa tion,dela haleurestdégagée,
onré upère ette haleurgrâ eàun uide aloporteur,i idel'eau,dontl'énergieestré upérée
à l'aide de turbines, via un se ond ir uit d'eau. Le oeur est onstitué de
157
assemblagesombustibles pour un R.E.P. de
900 M W
(193
pour un R.E.P. de1300 M W
) dans lesquels sontonnéesdespastillesd'uranium,leuide ir uleautravers desassemblages ombustibles,pour
ré upérer la haleur.
II.2.1 Des ription d'un assemblage ombustible
Un assemblage ombustible est onstitué de
264
rayons ombustibles (disposés en rangéesde
17 ∗ 17
) maintenus entre eux par des grilles, il pèse environ800 kg
, et fait environ20 cm
deté pour
4 m
de hauteur. Les rayons ombustibles font environ1 cm
de diamètre, ils sonten Zir aloy et ontiennent les pastilles d'oxyde d'uranium, qui sont omprimées à l'aide d'un
ressort. Les grilles sont reliées par l'intermédiaire de
24
tubes guides, les tubes guides sontsoudés auxgrilles.Les grillesau nombre de
8
pour un R.E.P. de900 M W
, et10
pour un R.E.P.de
1300 M W
, permettent de maintenir les rayons, mais elles permettent aussi au uide de semélanger grâ eauxailettes de mélange. Laliaisongrilles- rayons est assuréepar des ressortsà
lamesqui viennentappuyerles rayons ontre des bossettes, les rayons sontalors maintenusà
lagrillepar adhéren e.Des rayonsabsorbantspeuvent oulisseràl'intérieurdes tubesguides,
ils jouent le rle de régulateur de la réa tion nu léaire, l'ensemble de es rayons absorbants
onstituent la grappe de ontrle. La grappe, est tenue en son extrémité supérieure, par le
bras d'une étoile multi-bran he, appelée araignée. La hute de la grappe entraîne l'arrêt de
la réa tion nu léaire. Les assemblages ombustibles sont maintenus à la plaque inférieure et à
laplaque supérieure du oeur par l'intermédiaire d'embouts. Les embouts sontxés auxtubes
guides,etsontper éspour queleuidepuisses'é ouler autravers.L'ensemble, embouts,grilles
et tubes guides, onstitue le squelette de l'assemblage ombustible. La liaison embout-plaque
est assurée par des pions de entrage, et par des ressorts à lame sur l'embout supérieur, qui
II.2.2 Comportement d'un assemblage ombustible
On observe expérimentalement, que l'assemblage ombustible a un omportement non
li-néaire, il présente une non linéarité de raideur, et une non linéarité d'amortissement. Ces non
linéaritéss'expliquentpar les liaisons grilles- rayons,d'une part par lesfrottements,et d'autre
part par le onta t entre le rayon et les bossettes qui peut, suivant l'importan e des
dépla- ements se faire sur une ou deux bossettes. La présen e du uide introduit un amortissement
supplémentaire qui augmenteave lavitesse du uide.
II.3 Modélis ation du oeur
Un oeur de réa teur, est onsidéré omme fon tionnel, tant que les grilles de maintient
des assemblages ombustibles ne sont pas endommagées, et plus pré isément, tant que es
grilles n'ont pas ambé. Ainsi le oeur, est dimensionné au séisme, si les for es d'impa t aux
niveau des grillesrestent inférieuresà l'eort de ambage. Pour estimer es for es d'impa t, il
faut pouvoir modéliser le oeur, il est admis, que le ouplage d'une ligne d'assemblages à une
autre est négligeable,ainsi,seul le al ul d'uneligne d'assemblages est né essaire. Le ara tère
aléatoire d'un séisme, né essite le al ul d'un grand nombre de simulations, pour obtenir une
bonne estimationde l'eort d'impa t maximal,que l'on peut ren ontrer. La modélisation ne
d'uneligned'assemblages ombustibles,danslaquelleonmodéliseraittouteslesstru tures,leurs
intera tions et le uide, est impossible ompte tenu des moyens informatiques a tuels. Il faut
don élaborer des modèlessimples de ligne d'assemblages.
II.3.1 Modélisation des assemblages ombustibles
De part sa stru ture élan ée, un assemblage ombustible est souvent modélisé par une
poutre d'Euler-Bernoulli. Certains auteurs, proposent des modèles à plusieurs poutres pour
tenir ompte des sous-stru tures d'un assemblage, rayons, squelette.
II.3.1.a Modèles ave prise en ompte du frottement grilles- rayons
Ben Jedida (1993), etFontaine etPolitopoulos(1999) proposent de modéliser les grilles et
les rayons pardespoutres,etdeprendreun modèlede frottementdetypeloideCoulombpour
les liaisonsgrilles- rayons. Ces modèles rendent bien omptedu omportementnon linéairede
la stru ture, de l'amortissement et du phénomène d'hystérésis, mais la résolution non linéaire
ave eets de seuilinduitpar laloideCoulomb,est di ilenumériquementetdonnelieuàdes
temps de al ulstrès longs.
II.3.1.b Modèles sans frottement
Uneappro heplussimple, onsisteànégligerleglissementdes rayonsdanslesgrilles.Ainsi
Viallet et al. (2003) proposent un modèle à deux poutres une pour le squelette, et une pour
l'ensembledes rayons,lesliaisonsgrilles- rayonsétantmodéliséespar desraideursderotation.
Rigaudeau (1997)propose unmodèle ave une poutre,in luantunmodèle d'impa tàplusieurs
ressorts (voir aussi Kim et Lee 2002, et Kim et al. 2005). Ces modèles né essitent des temps
de al ul ourts et sont don tout indiqués pour faire des al uls de lignes d'assemblages en
l'assemblage, une façon d'en tenir ompte à moindre frais est d'introduire une rigidité et un
amortissement non linéaires. Pisapia et al. (2003, 2004) proposent une rigidité et un
amortis-sement quadratiques, pour un modèle àun degré de liberté quiest en a ord ave lesdonnées
expérimentales.
II.3.2 Modélisation des a tions du uide sur la stru ture
Dans la plupart des modèles, l'a tion du uide est modélisée par l'ajout d'un terme de
masse et d'un terme d'amortissement.Les expérien es montrent que la masse ajoutée dépend
fortement du onnement,etquel'amortissementaugmenteave la vitessed'é oulement, ainsi
e type de modèle né essite d'ajuster les oe ients de masse et d'amortissement selon les
onditions d'é oulement et de onnement. Beaud (1997) et Pomîrleanu (2005) proposent des
modèles de for es uidesplus omplexesqui tiennent ompte de la vitesse d'é oulement, etde
l'in linaison de la stru ture, es modèles sont basés sur lathéorie de Païdoussis(1966).
II.3.3 Modèle ouplé uide-stru ture
Lesmodèlesprésentés jusqu'i inemodélisentleuidequeparun eortajouté,s'appliquant
àlastru ture,etsontdon in apablesdereproduirele ouplageentreassemblages ombustibles
sans onta t, onpourraisiter lestravauxde Gibert (1988),de Langreetal.(1991,1992,1995),
Bro hard(1993),Axisa(2001).Bro etal.(2003)proposentun modèleàdeuxdegrésde liberté
par assemblage,oùle ouplage entre assemblages adja entsest pris en omptepar un bilansur
un volume de ontrle. Zhang (1998) proposent un modèle d'homogénéisation du oeur où la
stru tureetleuidesontmodélisés,leuideesti isupposéparfait,nonvisqueuxetirrotationnel
(voir aussi Zhang et al. 2001, 2002, Plan hard 1985 et Benner 1985). Ja quelin et al. (1996,
1998),Hinderksetal.(2000),MoreiraetAntunes(2002),etStabeletRen (2002)proposentdes
modèles homogénéisés de ompartiments de sto kage d'assemblages ave , intera tions
uide-stru ture, es ompartimentsontunestru ture plus simplequelesassemblages,puisqu'ilssont
fermés.
II.4 Milieux poreux
L'étude des milieux poreux intéresse de nombreux domaines s ientiques de l'ingénierie
(l'industriedu pétrole,étudesenvironnementales dessols, bio-mé anique).Unmilieuporeuxse
ara tériseparunedis ontinuitéde lamatière,ainsilemilieuprésentedesespa es danslesquels
un uidepeut ir uler.On s'intéressei iau omportementd'un uidevisqueuxin ompressible
qui s'é oule dans un milieu poreux. Un al ul déterministe modélisantla stru ture interne du
milieu seraitdi ile àmettre en oeuvre, d'unepart à ause de la stru ture souvent irrégulière
du milieu,et d'autrepart par ladimension des porositésqui est très inférieureaux dimensions
des volumes étudiés, le maillagené essaire demanderait des temps de al ul trop longs. On se
tourne alors vers des modèles globaux.
II.4.1 Equations globales
Il a deux méthodes pour dégager les équations globales d'un milieu poreux, la méthode
Lapremièreproposeun bilandeséquationssurunvolumeélémentairereprésentatif(v.e.r) xe,
puis les équationsglobalessont dégagées par un développement asymptotique en faisant
inter-venir lerapport entre la dimension ara téristique du v.e.r etla dimensiondu domaineétudié.
La deuxième propose un bilan des équations sur un volume de ontrle mobile, les équations
globales sont é rites dire tement sur tout le domaine, sans faire intervenir de développement
asymptotique. Banerjee et Chan (1980), et Delhaye (1981) ont proposé les équations
moyen-nées instantanées pour lesé oulements di-phasiques, Robbe et Bliard (2001) ont adapté ette
méthode auxmilieuxporeux.Quelleque soitlaméthode employée,onobtientune équationde
la forme:
∂v
∂t
+ v.∇v = −
1
ρ
P + ν∇
2
v
− D
p
,
(II.1)∇.v = 0,
(II.2)où
v
est la vitesse du uide, etP
est la pression. On retrouve les équations de Navier Stokesave un terme supplémentaire
D
p
qui orrespond au eorts volumiques de la stru ture sur leuide.
II.4.2 Modèles empiriques
De nombreux modèles sont dé rits dans la littérature pour exprimer
D
p
, ependant lesmodèlesles plus répandus sont eux de Dar y etFor heimer.
Loi de Dar y (voirHaldar etal. 1999, Nassehi et al. 2004, Das et al.2001 et Damak et al.
2003) :
D
p
=
µ
ρK
d
v.
(II.3)Loide For heimer(voirAllanet Hamdan 2002,Avramenko et al.2005) :
D
p
=
√
F
K
d
√
v
2
v,
(II.4)où
K
d
est le tenseur de perméabilité.C'est un tenseur d'ordretrois, e qui permet d'introduireune anisotropiede perméabilité.
LaloideDar yestvériéeexpérimentalementpourlesfaiblesnombresdeReynolds(
R
e
< 1
),pour des valeurs plus élevées du nombre de Reynolds, on rajoute au terme de Dar y le terme
de For heimer. On trouve d'autres modèles ave des termes en puissan e de la vitesse (voir
Costa etal.2004, Fouraretal.2004).Tous esmodèles supposentquelemilieuporeuxest non
déformable, etqu'il ne se dépla epas. Unemanière simplede tenir omptede e dépla ement
dans l'évolution du uide est de rempla er la vitesse du uide dans les termes rajoutés (
D
p
)par la vitesse relative du uide par rapport aux milieu poreux, e qui donne pour une loi de
type Dar y (Zhanget al.2003) :
∂V
∂t
+ V.∇V = −
1
ρ
P + ν∇
2
V
−
µ
ρK
d
V
−
∂U
∂t
,
(II.5)où
U
est le dépla ement du milieu poreux. L'eet du uide sur la stru ture est alors pris enomptedans laloide omportementdu milieuporeux déformable, en rajoutantàla ontrainte
II.4.3 Modèles de turbulen e ma ros opiques
Pour des nombres de Reynolds très grands (
R
e
> 300
), les modèles i-dessus ne sont plusvalables, les eets des petites é helles ne sont pas prises en ompte, on a alors re ours aux
méthodes de moyennes temporelles ou spatiales sur les équations de Navier Stokes modiées.
On retrouvelesmodèles lassiques
k − ε
de turbulen eave des termessupplémentairesdus auxeets du milieu poreux. Pour plus de détails sur es modèles voirChan et Lien (2004),Pedras
etLemos (2000), Bragaet Lemos (2004)et Antohe et Lage (1996).
II.4.4 Modèle de Biot
Biot propose un modèle gouvernant ladynamiquedu uide (dépla ement noté
U
f
) etde lastru ture (dépla ement noté
U
s
):divσ
=
(1 − φ)ρ
s
∂
2
U
s
∂t
2
+ φρ
f
∂
2
U
f
∂t
2
,
(II.6)−∇P =
K
φ
∂U
∂t
f
−
∂U
∂t
s
+ ρ
f
(a − 1)
∂
2
U
s
∂t
2
− aρ
f
∂
2
U
f
∂t
2
,
(II.7)où
ρ
f
etρ
s
sontrespe tivementladensitédu uideetde lastru ture,φ
est laporosité,K
est leoe ient de perméabilité et
a
est le fa teur de tortuosité. Le tenseur des ontraintes globalesσ
, etla pressionP
du uide sontdonnés par les équations:σ
=
2µE + λdivU
s
I
d
− βP I
d
,
(II.8)P
= M div (U
s
− U
f
) − MβdivU
s
,
(II.9)où
E
est le tenseur des déformations,µ
etλ
sont les oe ients de Lame,M
etβ
sont lesoe ients de Biot et
I
d
est la matri e identité.L'équation (II.6) résultedes équationsde ladynamique du système uide-stru ture ouplé,
(II.7)rend omptedeladi ultéqu'aleuideàs'é oulerdonnantlieuàungradientdepression.
La relationde omportement(II.8)tient omptede l'élasti itéde la stru ture mais aussi de la
vis ositédu uide par (II.8).Pour plusde pré isions sur lemodèle de Biotonpourrase référer
à RadietLoret (2008), Mesgouez et Lefeuve-Mesgouez (2008)ou en oreLu etal (2008)
II.5 Intera tion uide stru ture
L'intera tionuide-stru ture intervientdansde nombreux domaines,labio-mé anique,
l'in-dustrie pétrolière, la produ tion d'énergie, l'aéronautique. Elle peut aussi se présenter sous
diverses formes, é oulement di-phasique, parois poreuses souples, parois mobiles rigides. On
trouve une littérature abondante pour le as des tubes onvoyant un uide, et pour le as
de tubes immergés. Nous nous intéressons i i au as parti ulier de tubes et réseaux de tubes
immergés dans un uidevisqueux in ompressible.
II.5.1 Cylindre soumis à un é oulement visqueux in ompressible
Un ylindre immergé soumis à un ux radial non stationnaire subit une for e dite for e
terme de masse ajoutée :
dF =
C
M
ρ
πD
2
4
∂u
∂t
± C
Dm
ρD
2
u
2
dx,
(II.10)où
dF
est la for e uide s'exerç ant sur un tronçon de ylindre de longueurdx
,ρ
est la massevolumiquedu uide,
D
est lediamètredu ylindre,C
M
est le oe ientde masse ajoutée,C
Dm
est le oe ientde traînée,et
u
est la vitesse du uide.Taylor (1952) s'intéresse à un é oulement stationnaire ayant une omposante radiale et
axiale par rapport au ylindre rugueux, etpropose une expression pour le terme de traînée:
F
N
=
ρD
2
u
2
C
Dp
sin
2
i + C
f
sin i
,
(II.11)F
L
=
ρD
2
u
2
C
f
cos i,
(II.12)où
F
N
est la omposanteradiale de lafor epar unité de longueur,F
L
est la omposanteaxialede lafor eparunitéde longueur.
i
estl'anglequefaitlavitesse duuideave l'axedu ylindre,ainsi pour
i = 0
on a un é oulement axial, et pouri = π/2
on retrouve l'é oulement radial.C
Dp
etC
f
sont des oe ients de traînée,C
f
dépend de la rugosité et lorsque elle- i devientprépondérantedevant lediamètre,
C
Dp
sin
2
i
devientnégligeable.Dans le as d'un ylindre lisse
la for ede traînéedevient :
F
N
=
ρD
2
u
2
C
Dp
sin
2
i + 4R
−
1
2
sin
3
2
i
,
(II.13)F
L
=
ρD
2
u
2
5.4R
−
1
2
cos i sin
1
2
i,
(II.14) aveR
=
ρDu
2
µ
,
(II.15)où
µ
est la vis osité du uide.Lighthill (1960, 1986) s'intéresse aux for es uide pour un é oulement radial sur un
y-lindre en mouvement, etexprime lavitesse relatived'une se tiondu ylindre
S
x
par rapport àl'é oulement:
v(x, t) =
∂h
∂t
+ u
∂h
∂x
,
(II.16)où
u
estlavitesse duuide,h
est ledépla ementdu ylindre,etv
lavitesserelativedu ylindrepar rapport à l'é oulement. La for e résultante d'un ux non visqueux, est don égale à la
quantité d'a élération relative du uide, par rapport à la stru ture multipliée par une masse
virtuelle (par unité de longueur)
m
f
, e qui donnela formule :F
I
= −m
f
∂
∂t
+ u
∂
∂x
v(x, t).
(II.17)Païdoussis (1966, 1972, 2006) propose un modèle basé sur les théories de Lighthill (1960),
et Taylor (1952) des for es s'exerç ant sur un ylindre soumis à un é oulement axial. Pour un
é oulement axial de vitesse
u
très grand devant la vitesse de la stru ture, l'anglei
d'in iden edu uide est très faible
i << 1
,on peut alors simplier laformule de Taylor (1952) :F
N
=
ρD
2
u
2
C
N
sin i,
(II.18)Païdoussis introduit deux nouveaux oe ients
C
N
etC
T
. L'anglei
peut être relié auxomposantes, radialeetaxiale, de la vitesses du uide par rapport au ylindre :
i = sin
−
1
v
u
.
(II.20)Ce quidonne nalement:
F
N
=
ρD
2
u
∂h
∂t
+ u
∂h
∂x
.
(II.21)Le modèle de Païdoussis rend ompte de l'eet de la vitesse d'é oulement sur
l'amortisse-mentde lastru ture,en eet, dansun premiertempsl'amortissementaugmenteave lavitesse
d'é oulement,puisildiminuejusqu'àl'instabilitédu système, e i apuêtre observé par
l'expé-rien e(Païdoussis2001).L'instabilitédetubessoumisàuné oulementfaitl'objetdebeau oup
d'études, des modèles empiriques ont été proposés pour prédirel'amplitude des os illationsen
fon tion de la vitesse d'é oulement et de la géométrie, on pourra se référer aux auteurs
Petti-grew, Weaver, ouen oreChen. De nombreuses étudessontbasées sur lemodèle de Païdoussis,
on pourra iter Modarres-Sadeghi etal. (2005),Vendhan etal. (1997), Lopeset al. (2001),ou
en ore Semleret al. (2001).Certains auteursproposent des modèles sto hastiques pour
déter-minerlesu tuationsdelapressionsurlaparoid'un ylindre(ChenetWambsganss19701972,
et Reavis 1969), Martí Moreno (2000) propose une investigation numérique par volumes nis
de es u tuations.
Letermedemasseajoutée,dépendfortementdu onnementdu ylindre,etdoitêtre al ulé
à l'aide de modélisations nes. Con a et al. (1996) ont montré par des méthodes numériques
que la masse ajoutée ne dépendait pas de la vis osité et qu'elle pouvait don être al ulée à
partirde al uls onsidérantunuideparfaitnonvisqueux; ependantSarpkaya(2000)montre
que sous ertaines onditions, le terme non visqueux de masse ajoutée et le terme de traînée
proposépar Morison(1950)ne sontplusindépendantsetqu'ilss'inuen entl'un etl'autre.On
pourraaussi iterZhouetGraham(2000)quiproposentdevérierlemodèledeMorison(1950)
par une étude numérique, ave des ombinaisons os illantes et quasi-statiques d'é oulements
transverses.
II.5.2 Réseau de tubes soumis à un é oulement transverse
Nehari et al. (2004) montrent par le al ul que pour les faibles nombres de Reynolds les
termesdemasseajoutéeetd'amortissement,augmententave l'espa ementdestubesduréseau.
Païdoussis(1969)montre par l'expérien equel'amplitudede dépla ementlorsd'instabilitéest
bien plus importante pour un réseau que pour un tube seul. Mureithi et al. (2005) montrent
parl'expérien e, quel'instabilitéd'untubedans unréseaudépendfortementdu omportement
des tubes voisins, ainsi l'instabilité d'un tube exible dans un réseau xe sera atteinte pour
des vitesses bien plus importantes que dansun réseauexible. Ilsmontrentaussi que leréseau
est plus stablepour un é oulementdi-phasique. Pour plus de détailssur le omportementd'un
réseau en é oulement di-phasique on pourra se reporter à Pettigrew et al. (2005). Hassan et
Barsamian (2004) valident l'appro he LES (voir paragraphe II.6.1) pour les al uls de réseau
de tubes, et montrent l'inuen e de la fréquen e d'é oulement sur les termes de traînée et de
masseajoutée,eneetpour desfréquen e ssupérieuresà
1000Hz
, es eortsdiminuentquandlafréquen eaugmente.S hneideretFarge(2005)étudient,unréseau arrédetubespardes al uls
des al uls 3D à des al uls 2D, et montrent que, même pour un é oulement transverse, les
eets de la troisièmedimension ne sont pas négligeables.
II.6 Modélis ation de la turbulen e
Uné oulementturbulentprésentedes phénomènesàplusieursé helles,lapluspetiteé helle
dite de Kolmogorov est de l'ordre de
l/Re
9/4
(
l
est la grandeur ara téristique de l'é oulement,et
R
e
est le nombre de Reynolds), une simulation numérique dire te (DNS) né essite don unmaillage très n pour les grands nombre de Reynolds. Une solutionpour réduire les temps de
al ul, estde modéliserleseets de laturbulen edes é hellesnon représentées parlemaillage;
on trouve dans la littérature deux prin ipales appro hes, la Reynolds Average Navier Stokes
(RANS) et la Large Eddy S ale (LES). Ces deux appro hes sont basées sur un modèle de
vis osité turbulente proposé par Smagorinsky(1963).
II.6.1 Large Eddy S ale
Laméthode LESouSimulationdes GrandesE helles onsisteà al ulerles ara téristiques
de l'é oulement liées aux grandes é helles, en modélisant les eets turbulents des sous-mailles
supposée s isotropes. On appliqueun opérateurde moyenne spatiale,ltré pour isoler les
gran-deurs liées auxgrandes é helles.
V (x, t) =
ZZZ
G
∆
(x, x
′
)V (x
′
, t)dx
3
,
(II.22)où
V
est lavitessedu uide,etG
∆
estl'opérateurdeltrage,en pratiquel'opérationde ltrageest réaliséepar lemaillageet
∆
est lataillede la maille.Onpeutalorsdé omposerles ara téristiquesduuideenuntermemoyenetuneu tuation
de sous-maille:
V = V + v.
(II.23)Enappliquant etopérateurauxéquationsdeNavierStokesetde onservationde lamasse,
on trouve:
∂V
∂t
+ V .∇V
= −
1
ρ
P + ν∇
2
V −
∂v
i
v
j
∂x
j
,
(II.24)∇.V
=
0,
(II.25)R
ij
= v
i
v
j
,
(II.26)où
P
est la pression du uide,ρ
est la densité du uide, etν
est la vis osité inétique duuide, l'indi e
i
faitréféren e àla omposantesuivantladire tionx
i
.LetenseurR
ij
dittenseurde Reynolds ara térise les eets de la turbulen e de sous-maille. Smagorinsky suppose que
la produ tion et la dissipation de l'énergie des sous-é helles s'annulent, et propose le modèle
suivant en introduisant une vis osité turbulente
ν
t
:R
ij
= −2ν
t
S
ij
+
1
3
R
kk
δ
ij
,
(II.27)S
ij
=
1
2
∂V
i
∂x
j
+
∂V
j
∂x
i
!
,
(II.28)ave l'équationde fermeture :
ν
t
=
(C
s
∆)
2
q
2S
ij
S
ij
.
(II.29)Ce modèle présente l'avantage de ne faire intervenir qu'une seule onstante
C
s
, ependantette méthode né essite des maillages ns. Pour plus d'information sur la méthode LES on
pourraseréféreràBarsamianetHassan(1997),Chatelain(2004),Lartigue(2004),Selle(2004),
Legier (2001).
II.6.2 Reynolds Averaged Navier Stokes
Cette méthode onsisteà al ulerexpli itement le hampde vitesse moyen (moyenne
tem-porelle)entenant omptede l'inuen edesu tuations.Ondé omposelesgrandeursphysiques
enunevaleurmoyenne(parrapportautemps)etuneu tuation.Onpeutalorsé rirelavitesse
sous la forme:
V
= V + v,
(II.30)V
=
1
∆t
Z
t+∆t
t
V dt,
(II.31)où
v
est la u tuation de vitesse, et∆t
est le pas de temps de ladis rétisation temporelle.Onprend alors lavaleur moyenne de l'équationde NavierStokes, pour un uide in ompressible:
∂V
∂t
+ V .
∇V
= −
1
ρ
P + ν
∇
2
V −
∂v
i
v
j
∂x
j
,
(II.32)∇.V
=
0.
(II.33)Ces équations introduisent de nouvelles in onnues
v
i
v
j
qui forment le tenseur de ReynoldsT
,aveT
ij
= ρv
i
v
j
.Pour résoudre lesystème ilfautintroduire des équationsditesde fermeture.Pour elaon onsidèredeuxgrandeurss alaires:l'énergie inétiqueturbulente
k
etladissipationturbulente
ε
.k
=
1
2
v
2
,
(II.34)ε
= ν
X
i
∂v
i
∂x
i
2
.
(II.35)IlexisteunerelationdefermetureentreletenseurdeReynolds,l'énergie inétiqueturbulente
et le tenseur des ontraintes déviatoriques
D
, déduite d'une analyse dimensionnelle qui faitintervenir une nouvellegrandeur; lavis osité inétique turbulente
µ
t
:−ρv
i
v
j
= µ
t
∂V
i
∂x
j
+
∂V
j
∂x
i
!
−
2
3
kδ
ij
.
(II.36)Et onétablit leséquations de transport de
k
etε
àpartir des équationsde Navier Stokes:∂k
∂t
+ V .
∇k = −
∂
∂x
j
1
ρ
P v
j
+
1
2
(v
i
v
i
)v
j
− v
j
v
i
∂V
i
∂x
j
+ ν
∂
2
k
∂x
j
∂x
j
− ε,
(II.37)∂ε
∂t
+ V .
∇ε = ν
∂
2
ε
∂x
j
∂x
j
+
∂
∂x
j
−
2ν
ρ
∂x
∂P
r
∂v
i
∂x
r
− νv
i
∂v
j
∂x
r
∂v
j
∂x
r
,
(II.38)− 2ν
2
∂
∂x
j
∂v
i
∂x
r
2
− 2ν
∂V
i
∂x
j
∂v
j
∂x
r
∂v
i
∂x
r
+
∂v
r
∂x
j
∂v
r
∂x
i
!
,
(II.39)− 2νv
j
∂x
∂v
i
r
∂
2
V
i
∂x
j
∂x
r
− 2ν
∂v
i
∂x
r
∂v
j
∂x
r
∂v
i
∂x
j
.
(II.40)Les termes de orrélation d'ordre trois, sont de nouvelles in onnues qu'on ne peut pas
al uler, onutilisedon des modèles exprimant es termes,en fon tiondes autresgrandeurs à
al uler. Le modèle le plus répandu dans les odes industriels et le plus simple est le modèle
k − ε
, tous lestermes in onnus sontexprimés en fon tion dek
etdeε
.1
ρ
P v
j
+
1
2
(v
i
v
i
)v
j
=
ν
t
σ
k
∂k
∂x
j
,
(II.41)∂
∂x
j
−
2ν
ρ
∂x
∂P
r
∂v
i
∂x
r
− νv
i
∂v
j
∂x
r
∂v
j
∂x
r
=
∂
∂x
i
ν
t
σ
ε
∂ε
∂x
i
,
(II.42)2ν
2
∂
∂x
j
∂v
i
∂x
r
2
= C
ε2
ε
2
k
,
(II.43)C
ε1
ε
k
ν
t
∂V
j
∂x
i
∂V
i
∂x
j
+
∂V
j
∂x
i
!
= −2ν
∂x
∂V
i
j
∂v
j
∂x
r
∂v
i
∂x
r
+
∂v
r
∂x
j
∂v
r
∂x
i
!
−2νv
j
∂x
∂v
i
r
∂
2
V
i
∂x
j
∂x
r
− 2ν
∂v
i
∂x
r
∂v
j
∂x
r
∂v
i
∂x
j
,
(II.44)ν
t
= C
µ
k
2
ε
.
(II.45)Ces modèles font intervenir des onstantes qu'il faudra déterminer par l'expérien e ou par
un al ul DNS. On seretrouve nalement ave lesystème d'équation suivant :
∂V
∂t
+ V .∇V
= −
1
ρ
P + (ν + ν
t
)∇
2
V −
2
3
∇.kI,
(II.46)∇.V
=
0,
(II.47)∂k
∂t
+ V .∇k =
1
ρ
∇
µ +
µ
t
σ
k
∇k
+
2
ρ
µ
t
tr
D
2
− ε,
(II.48)∂ε
∂t
+ V .
∇ε =
1
ρ
∇
µ +
µ
t
σ
ε
∇ε
+ 2C
ε1
ε
k
µ
t
tr
D
2
− C
ε2
ε
2
k
,
(II.49)D
=
1
2
∇V + ∇V
T
.
(II.50)Lemodèle
k −ε
présentel'avantaged'êtresimple,puisqueparrapport àl'équationdeNavierStokesseulement deux in onnues s alaires ontété rajoutées, ependant e modèle soufre de sa
simpli ité pour des problèmes ave des géométries omplexes faisant intervenir des ourbures.
Certainsmodèlesplus omplexesetplusperformantsfontintervenird'autresin onnues
( ompo-santes du tenseurde Reynolds)etd'autre onstantesde fermeture. Pourplus d'informationsur
lesméthodesRANSonpourraseréféreràBagliettoetNinokata(2004),Vermorel(2003),Ilin a
et al. (1997),Colin et al. (2005), Randriamampianina et al. (2004), Zaidi et al. (1995), Ferrey
(2004).
II.6.3 Compléments sur les modèles
Laturbulen eprès des parois présentedes phénomènes omplexes(anisotropiede la
turbu-len e, rédu tion des é helles de longueur, ara tère non homogène) que les modèles présentés
i i ne reproduisent pas. Ainsi, il existe des modèles qui tiennent ompte de es phénomènes
pro hes des parois. Pour plus de détails sur les modèles de parois etsur les autres modèles de
turbulen e on pourra se référer à Hinze (1975), Lessieur (1993), S heistel (1998), et Lévêque
II.7 Méthodes de résolution numérique
La modélisation mé anique d'un uide ou d'une stru ture donne lieu à des équations aux
dérivéespartiellesdontonne onnaîtpaslessolutionsanalytiques,onutilisealorsdesméthodes
numériques pour appro her es solutions.
II.7.1 Dis rétisation spatiale
Les méthodes de dis rétisation spatiale les plus répandues sont la méthode des éléments
nis, la méthode des volumes nis et laméthode des diéren es nies.
Méthode des éléments nis
Ledomaineestdiviséenéléments(voirZienkiewi z 2000).Onappro hele hampà al uler
par une fon tion ontinue qui s'exprime ommela sommede fon tionsde formes :
V
approx
(x, y, z) =
n
X
k=1
V
k
φ
k
(x, y, z),
(II.51)où les
φ
k
(x, y, z)
sont les fon tions de formes qui sont égales à1
au noeudk
et à0
sur tous lesautres noeuds de l'élément, et les
V
k
orrespondent aux valeurs deV
approx
(x, y, z)
aux noeuds.Ainsi
V
approx
(x, y, z)
s'expriment en fon tion des in onnues dis retesV
k
. Pour des raisons destabilité,le degré des polynmesd'interpolationde la vitesse, doit être d'un degré supérieur à
elui utilisépour la pression.
Méthode des volumes nis
Le domaine est divisé en volumes de ontrle dans lesquels la pression est onstante. La
vitesse est onsidérée onstante sur haque surfa e et perpendi ulaire à ette même surfa e
(Sharmaet al.2004).
Méthode des diéren es nies
Les in onnues sont dénies sur une grille, et les dérivées spatiales sont dénies par des
s hémas d'ordre élevés, du type entrés d'ordre un ou deux. Cette méthode ne s'applique pas
pour des géométries omplexes(Langtangen etal. 2002).
Pour les problèmes stru tures, la méthode des éléments nis est très largement répandue
aussi bien dans la littérature que dans les odes de al uls industriels, on peut trouver des
modélisations par volumes nis mais l'appli ation de ette méthode pour les problèmes de
stru turesresterare.Pourlesproblèmesuideslesdeuxméthodessontemployées.Larésolution
des équations de Navier Stokes présente deux di ultés, la première on erne le terme non
linéaire de onve tion, et la deuxième on erne la ontrainte d'in ompressibilité. La méthode
desvolumesniss'aran hitde esproblèmesené rivantleséquationsduuidesurdesvolumes
de ontrlesdé entrés.Pourlaméthodedesélémentsnisilexistedenombreusesméthodespour
pallierà esproblèmes,onpourra iterlaméthodedespénalités,lesméthodesdeproje tions,ou
en ore lessplittingmethods. Une fois leséquations de Navier stokes dis rétisées spatialement,
onobtientl'équation matri ielle :
M
˙v + K(v)v = −Qp + Av + f,
(II.52)Q
T
v
= 0,
(II.53)où
M
est lamatri e masse,K
(v)
la matri e de onve tion,A
est la matri e de diusion,Q
estlamatri e gradient,
f
leve teur deseorts exterieurs,v
est leve teurin onnue vitesse, etp
estII.7.2 Dis rétisation temporelle des équations uides
S hémas lassiques
Les hémad'intégration pour lesuides le plus employéest les héma d'Uzawa :
M
+ θ∆t
K(v
k+1
) − A
v
k+1
+ ∆tQp
k+1
=
M
− (1 − θ)∆t
K(v
k
) − A
v
k
+ ∆tf
k+1
(II.54),
Q
T
v
k+1
=
0.
(II.55)Pour
θ = 0
onretrouve les hémad'Eulerexpli ite,pourθ = 1
onretrouveles hémad'Eulerimpli ite, et pour
θ = 1/2
on retrouve le s héma de Crank Ni olson. Ainsi les s hémasimpli- ites ou semi-impli ites né essitent la résolution d'un système non linéaire par des méthodes
itératives. Les s hémas expli ites né essitent des pas de temps réduit, les s hémas impli ites
eux permettentdespas de tempsplus grands.Quelquesoitles hémailfaudrarésoudre un (ou
plusieurs dans le as impli ite)système linéairede laforme:
N
Q
Q
T
0
!
v
p
!
=
q
0
!
.
(II.56)La présen e du blo nul peut induire un mauvais onditionnement de la matri e et peut
ainsi rendrelarésolutiondu systèmedi ile.Onpeut alorsutiliserdes pré onditionneurspour
résoudre lesystème (voirBramble etPas iak 1997, Kobelkov etOlshanskii 2000).
Te hniques de stabilisation
Une façon d'éviter le mauvais onditionnement est de rempla er le blo de zéros par une
matri e non nulle. On itera les méthodes de stabilisation de la pression (voir Jansen et al.
2000), de pression arti ielle ou en ore la méthode des pénalités (Carey et Krishnan 1985,
Soulaimaniet al.1987).
Split méthodes
Les méthodes split (voir Bristeau et al. 1985) onsistent à faire des al uls intermédiaires
mieux onditionnés. Ainsi une première estimation de la vitesse est al ulée en négligeant
l'in ompressibilitédu uide, en suite la vitesse est orrigée par proje tion de la vitesse sur un
espa e ve toriel à divergen e nulle. Il existe de nombreuses façons de "splitter" en alternant
étapeimpli iteetétapeexpli ite (voirCaughey 2001,No hetto etPyo 2005,Olshanskii1999),
ave diverses méthodes de proje tions (voirTurek 1997), ave des te hniques de stabilisations
(voirNi et al.2003).
II.7.3 Dis rétisation temporelle des équations stru tures
Le traitement de la stru ture est plus simple, les s hémas les plus répandus sont eux du
type Newmark (voirKrenk 2006) :
U
k+1
= U
k
+ ∆tV
k
+
∆t
2
2
[(1 − 2β) A
k
+ 2βA
k+1
] ,
V
k+1
= V
k
+ ∆t [(1 − γ) A
k
+ γA
k+1
] ,
où
U
est le dépla ementU
k
= U (k∆t)
,V
est la vitesse etA
est l'a élération, il sut alorsde rempla er le dépla ement et la vitesse dans les équations dis rétisées. La variable devient
A
k+1
, une fois le système résolu on peut retrouver le dépla ement. Pour assurer la stabilitéin onditionnelledu s héma ilfaut hoisir les onstantes
γ
etβ
telles que1
II.7.4 Gestion des onditions limites se déformant, formulation ALE
Classiquement,leséquationsde lastru ture sont é ritespar uneformulationLagrangienne,
haque parti ule de la stru ture est suivie dans son mouvement, et les équations du uide
par une formulation Eulerienne, leuide est observé autravers d'une fenêtre xe. Dans le as
d'un uide qui voit une de ses onditions limites se déformer ou se dépla er dans le temps, la
formulationEuleriennen'estplusvalablepuisqu'ellenetientpas omptede ettedéformation.Il
fautalorsutiliseruneappro heALE(ArbitraryLagrangianEulerian),leuideestalorsobservé
au travers d'une fenêtre se déformant et se déplaçant au ours du temps ave les onditions
limites. Ladérivée parti ulaires'é rit alors :
Du
Dt
=
∂v
∂t
+ (v − w) .∇v,
(II.57)où
v
est la vitesse du uide, etw
est la vitesse du point d'observation. On remarquera quepour
w
= 0
onretrouve laformulationEulerienneet quepourw
= v
onretrouve laformulationLagrangienne.Ainsi
w
seraégaleàlavitessedes onditionslimitessurlesbords.Cetteméthodeest employée dans le as de surfa es libres(Donéa 1983,Onate etal.2004,Duarte etal.2004),
ave desintera tionuide-solide(S hulzetKallinderis1998,Demkowi zetal.1985),ouen ore
dans le as d'intera tion d'un uideave une stru ture déformable(Tezduyar2004, Casadeiet
Halleux1994, Hubner et al.2004, Zhanget Hisada 2001)
II.8 Con lusion du hapitre
La synthès e bibliographique proposée i i n'est pas exhaustive, elle aborde les diérents
domaines utilisés dans lemodèle établi auChapitre III, ommela modélisationd'un oeur de
réa teur à eau pressurisée,les milieuxporeux, l'intera tionuide-stru ture, lamodélisationde
Modélisation
Ce hapitre est onsa ré à la modélisation d'un oeur de
REP.Nous proposons un modèleglobal du oeur basé sur une
appro he milieu poreux.Dans un premier temps leséquations
uide é rites ave une formulation ALE sont moyennées sur
unvolumede ontrle,desorteà réerunuideéquivalent
dé-nisurtoutledomainedu oeur.Lespetitesé hellesdela
tur-bulen e sontmodélisées par une vis osité turbulente. Dans un
deuxièmetemps les équations de la stru ture sont moyennées
surle volume de ontrle, et on rée alors une stru ture
équi-valenteelleaussidéniesurtoutlevolumedu oeur.Les
équa-tionsglobalesainsiobtenuessontréduitesàl'aide d'unmodèle
poutre de type Timoshenko, en onservant les non linéarités
géométriques.Uneloide omportementnonlinéaire
vis oélas-tique est appliquée de façon empirique pour tenir ompte des
frottements lo aux aux onta ts grilles- rayons. Les impa ts
entre assemblages ombustibles sont gérés par une raideur
li-néairelo aliséeau niveau des grilles, si le onta t est déte té.
Enn le ouplage entre le modèle uide et le modèle
stru -ture est assuré par une for e volumique de ouplage identiée
à partir des eorts uides s'exerçant sur un rayon soumisà
un é oulement axial. Les équations ainsi obtenues sont
Sommaire
III.1 Introdu tion . . . 27
III.2 Méthode . . . 28
III.3 Preliminaire : for es agissant sur un tube . . . 28
III.3.1 Modèlede Païdoussis. . . 28
III.3.2 Modèlede Païdoussismodié . . . 29
III.4 Equations du modèle poreux. . . 30
III.4.1 Hypothèses . . . 30
III.4.2 Modélisationdu uideéquivalent . . . 30
III.4.2.a ArbitraryLagrangian Eulerian . . . 31
III.4.2.b Moyenne spatiale. . . 31
III.4.2. Modélisation dela turbulen e. . . 34
III.4.2.d Fluideéquivalent . . . 35
III.4.3 Modèlede stru ture équivalente . . . 35
III.4.3.a Moyenne spatiale. . . 36
III.4.3.b Cinématiqued'un assemblage ombustible. . . 37
III.4.3. Rédu tion deséquations aumodèlepoutre . . . 37
III.4.3.d Comportement d'un assemblage ombustible . . . 40
III.4.3.e Modèle d'impa t . . . 41
III.4.4 Modèle ouplé . . . 42
III.4.4.a For e de ouplage uidestru ture . . . 42
III.4.4.b Equations ouplées. . . 43
III.4.5 Conditions limites . . . 44
III.4.6 Dis ussion surlemodèle ouplé . . . 45
III.4.7 Formulation variationnelle . . . 46
III.5 Modèle numérique . . . 47
III.5.1 Dis rétisation spatiale . . . 47
III.5.1.a Eléments . . . 47
III.5.1.b E rituredes matri esélémentaire s stru tures . . . 49
III.5.1. E rituredes matri esélémentaire s uides . . . 51
III.5.1.d Assemblage desmatri esélémentaire s . . . 52
III.5.1.e E ritureréduite . . . 53
III.5.2 Dis rétisation temporelle. . . 55
III.5.3 Mise enoeuvre . . . 56
III.5.4 Etude paramètrique . . . 56
III.5.4.a Paramètre s dedis rétisation . . . 57
III.5.4.b Simulation 3D . . . 57
III.5.4. Paramètre s physiques . . . 58
III.5.4.d Instabilité . . . 61
III.1 Introdu tion
Ce hapitreest onsa réàl'é rituredeséquationsdumodèleproposé.Unemodélisationpar
élémentsnisdetoutelastru ture etduuidedonneraitlieuàuntropgrandnombrededegrés
de liberté;nous proposons don de modéliser le oeur par un milieu poreux de façon àobtenir
des équations globales du omportement du oeur. Cette appro he est d'autant plus motivée,
par le fait que nous souhaitons estimer les for es d'impa t entre assemblages lors d'un séisme,
etnon e quisepasselo alement;ainsinous tâ heronsd'établirladynamiqued'unassemblage
ombustibleàdéfautd'établir elled'un rayon.Commeilestfait lassiquementenmodélisation
par milieu poreux nous moyennons les équations de Navier Stokes sur un volume de ontrle.
Leséquationsduuidesonté ritesave uneformulationALEandepermettrele ouplageave
lastru ture, dontleséquationssonté ritesave uneformulationlagrangienne.L'expressiondes
eorts de ouplage est établie à partir des eorts uide qui s'exer ent sur un ylindre soumis
à un é oulement axial. Chaque assemblage ombustible est modélisé par une poutre de type
Timoshenko,etleseets du uidesont prisen omptepar l'intégrationde lafor ede ouplage
sur une se tion droite. Pour tenir ompte de façon globale des phénomènes de onta t et de
frottement aux interfa es rayons-grilles, on applique une loi de omportement vis oélastique
non linéaire.Les équations ainsi obtenues sont résolues par laméthode des élémentsnis.
III.2 Méthode
LagureIII.2illustrelaméthode employée pourétablirleséquationsdumouvement.Cette
méthodeestbaséesuruneappro hemilieuporeux,in luantunuideéquivalentetunestru ture
équivalente.Dansunpremiertemps,leséquationsduuideetdelastru ture,sontétablies
sépa-rément.Pourlapartieuide:leséquationsdu omportementglobalde l'é oulementd'unuide
autravers d'un réseaude tubes, sontobtenues par une moyenne spatialedes équationslo ales,
é ritesave uneformulationALE.Leuideéquivalentestdénisurtoutledomainespatial.Les
eets de lastru ture (
F
structure→fluide
)sontpris en ompteparune for evolumique, ellemêmedéniesurtoutledomainespatial.Pourlapartiestru ture: haqueassemblage ombustibleest
assimiléàune poutre poreuse soumiseaux eorts volumiques du uide
F
fluide→structure
qui estl'opposéde
F
structure→fluide
.Leseortsde ouplagesontidentiésàpartirdeseortss'exerç antsur un tube soumisà un é oulement axial.
Fig. III.2 Méthode de modélisationpar milieu poreux
III.3 Preliminaire : for es agissant sur un tube
Lamodélisationparmilieuxporeuxintroduitlafor ede ouplage
F
fluide→structure
,l'expres-sion de ette for e, est basée sur leseorts uides,s'exerç ant sur un tube.
III.3.1 Modèle de Païdoussis
Unestru ture élan éeimmergéedans un uide,est soumiseà une for edue àl'é oulement
transverse du uide, Morison(1950) dé ompose ettefor een un terme de traînéeetun terme
d'inertie, de nombreux travaux sont basés sur e modèle, (Zhou et al. 2000, Sarpkaya 2001);
ette théorie, rend bien ompte de la réalité des expérien es, pour un é oulement du uide
transverse. Dansle as d'un é oulement axial,Païdoussis a proposé une expression de la for e
largement utilisée (Chen et al. 1970 1972, Lopes et al. 2002, Con a et al. 1997). Païdoussis
propose une dé ompositionde lafor euide, en un termevisqueux etun terme non visqueux.
F
I
= −m
f
∂
∂t
+ V
x
∂
∂x
2
U
y
e
2
− m
f
∂
∂t
+ V
x
∂
∂x
2
U
z
e
3
,
(III.1)où
U
y
(respe tivementU
z
) est le dépla ement du tube suivant la dire tione
y
(respe tivemente
z
),V
x
est la vitesse du uide suivant la dire tione
x
, etm
f
est une masse virtuelle par unitéde longueur.
Letermevisqueuxsedé omposeendeux omposantesradiales
F
N
etF
D
,etune omposanteaxiale
F
L
:F
N
= −
1
2
ρDC
N
V
x
∂U
y
∂t
+ V
x
∂U
y
∂x
e
2
−
1
2
ρDC
N
V
x
∂U
z
∂t
+ V
x
∂U
z
∂x
e
3
,
(III.2)F
L
= −
1
2
ρDC
T
V
2
x
e
1
,
(III.3)F
D
= − C
D
∂U
y
∂t
e
2
− C
D
∂U
z
∂t
e
3
,
(III.4)où
ρ
est ladensité du uide,D
est le diamètre du tube,etC
D
,C
T
etC
N
sontdes oe ients àdéterminer, es oe ientsdépendentde lavis osité duuide,de lagéométrieetdelarugosité
de la stru ture, etdu onnement.
Fig. III.3 Crayon soumis àun é oulement prin ipalementaxial
III.3.2 Modèle de Païdoussis modié
LemodèledePaïdoussis onsidèreun é oulementaxialmaisnotremodèledoittenir ompte
de la omposante radiale de l'é oulement (FIG III.3). Nous proposons don un modèle de
Païdoussis, modiéen remplaçantlavitessede lastru ture
∂Uy
∂t
parla omposanteradialedelavitesse relativede lastru ture,par rapportauuide
∂Uy
∂t
− V
y
.Nousré rivons d'abord (III.1)
en séparant les dérivées spatiale ettemporelle: