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634 FMHAspects juridiques concernant les évaluations sur internet

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Academic year: 2022

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Bulletin des

médecins suisses

BMS – SÄZ Schweizerische Ärztezeitung – Bollettino dei medici svizzeri – Gasetta dals medis svizzers

Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch

19 8 . 5 . 2 01 9

633 Editorial

Wind of Change 637 FMH

L’ambulatoire avant le stationnaire: mise à l’épreuve des listes

672 «Et encore…»

par Jean Martin

Lutter contre l’inertie face au dérèglement climatique

634 FMH

Aspects juridiques concernant

les évaluations

sur internet

(2)

SOMMAIRE 631

Rédaction

Dr méd. et lic. phil. Bruno Kesseli, membre de la FMH (Rédacteur en chef); biol. dipl. Tanja Kühnle (Managing Editor);

Dr méd. vét. Matthias Scholer (Rédacteur Print et Online);

Dr méd. Werner Bauer, membre de la FMH; Prof. Dr oec. Urs Brügger;

Prof. Dr méd. Samia Hurst; Dr méd. Jean Martin, membre de la FMH;

Dr méd. Jürg Schlup, président de la FMH;

Charlotte Schweizer, cheffe de la communication de la FMH;

Prof. Dr méd. Hans Stalder, membre de la FMH;

Dr méd. Erhard Taverna, membre de la FMH

Rédaction Ethique

Prof. Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.;

Dr phil., biol. dipl. Rouven Porz, p.-d.

Rédaction Histoire de la médecine

Prof. Dr méd. et lic. phil. Iris Ritzmann; Prof. Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff Rédaction Santé publique, épidémiologie, biostatistique Prof. Dr méd. Milo Puhan

Rédaction Droit

Dr iur. Ursina Pally, cheffe du Service juridique de la FMH

FMH

ÉDITORIAL: Michel Matter 633 Wind of Change

DROIT: Michael Barnikol, Reinhold Sojer, Fabian Röthlisberger

634 Aspects juridiques concernant les évaluations sur internet En raison de leur popularité croissante dans d’autres domaines et de l’attention accrue portée à la satisfaction des patients et à la qualité de traitement, les médecins doivent accorder davantage d’attention au thème des évaluations en ligne. Comme les évaluations en ligne peuvent avoir de graves conséquences sur le médecin et son cabinet, la FMH élabore actuellement diverses aides pour ses membres.

QUESTIONS TARIFAIRES: Bruno Trezzini, Beatrix Meyer

637 L’ambulatoire avant le stationnaire: mise à l’épreuve des listes 641 Nouvelles du corps médical 

Autres groupements et institutions

BIHAM: Zsofia Rozsnyai, Beatrice Diallo, Sven Streit 642 10 Jahre Praxisassistenzprogramm im Kanton Bern

EMH: Hans Kurt

644 Changement de rédacteur en chef au Bulletin des médecins suisses

Courrier / Communications

646 Courrier au BMS

650 Examens de spécialiste / Communications

FMH Services

652 Seminare / Séminaires / Seminari

655 Emplois et cabinets médicaux (version imprimée uniquement)

(3)

BENDIMERAD

SOMMAIRE 632

Impressum

Bulletin des médecins suisses Organe officiel de la FMH et de FMH Services

Adresse de la rédaction: Elisa Jaun, Assistante de rédaction BMS, EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 72,

fax +41 (0)61 467 85 56,

[email protected], www.saez.ch Editeur: EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 55, fax +41 (0)61 467 85 56, www.emh.ch Marketing EMH / Annonces:

Dr phil. II Karin Würz, responsable marketing et communication, tél. +41 (0)61 467 85 49, fax +41 (0)61 467 85 56, [email protected]

tél. +41 (0)61 467 86 08, fax +41 (0)61 467 85 56, [email protected]

«Office de placement»: FMH Consul- ting Services, Office de placement, Case postale 246, 6208 Oberkirch, tél. +41 (0)41 925 00 77,

fax +41 (0)41 921 05 86, [email protected], www.fmhjob.ch Abonnements membres de la FMH:

FMH Fédération des médecins suisses, Elfenstrasse 18, 3000 Berne 15, tél. +41 (0)31 359 11 11,

fax +41 (0)31 359 11 12, [email protected] Autres abonnements: EMH Editions médicales suisses SA, Abonnements, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 75, fax +41

ISSN: version imprimée: 0036-7486 / version en ligne: 1424-4004 Paraît le mercredi

© FMH

Le Bulletin des médecins suisses est actuellement une publication en libre accès (open access). Jusqu’à révoca- tion, la FMH habilite donc EMH à ac- corder à tous les utilisateurs, sur la base de la licence Creative Commons

«Attribution – Pas d’utilisation com- merciale – Pas de modification 4.0 International», le droit, non limité dans le temps, de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public.

Le nom de l’auteur doit dans tous les cas être indiqué de manière claire et transparente. L’utilisation à des fins commerciales peut être possible

Note: Toutes les données publiées dans ce journal ont été vérifiées avec le plus grand soin. Les publications signées du nom des auteurs reflètent avant tout l’opinion de ces derniers, pas forcément celle de la rédaction du [BMS]. Les doses, indications et formes d’application mentionnées doivent en tous les cas être comparées aux notices des médicaments utilisés, en particulier pour les médicaments récemment autorisés.

Production: Die Medienmacher AG, Muttenz, www.medienmacher.com

Tribune

DROIT: Hanspeter Kuhn

663 «Seniorenbewilligung» – pragma tische Lösungsansätze POINT DU VUE: Daniel Büche, Urs Martin Lütolf, Simon Peng-Keller 666 Interprofessionelle Spiritual Care in Palliative Care

Horizons

SOUS UN AUTRE ANGLE: Erhard Taverna 668 Nachlese

NOTES DE LECTURE: Jean Martin

670 Dans vingt ans, dans un hôpital-école féministe

Et encore…

Jean Martin

672 Lutter contre l’inertie face au dérèglement climatique

(4)

Wind of Change

Michel Matter

Dr, Vice-président de la FMH, responsable du département Prestations et développement professionnel

En 1990, Klaus Meine, leader du groupe de hard rock allemand Scorpions, a composé une chanson, Wind of Change, pour exprimer les changements politiques du début des années 90. Dans le même temps est née une nouvelle génération, les Millennials, qui aime à balayer les codes du passé. Cette génération bouscule ce qui est établi et surtout interroge. Elle recherche une morale forte, une éthique claire et se préoccupe de son en­

vironnement qu’il soit privé, professionnel ou plané­

taire.

Le monde des soins est largement féminin. Le sexisme existe et commence à faire débat sous l’impulsion de cette génération qui impose la libé­

ration de la parole qui seule permet la trans­

parence. Les hôpitaux et les centres médicaux n’échappent pas à ce mouvement. Ce qui a été pendant trop longtemps communément toléré ou caché ne peut plus l’être. Le sexisme, comme le racisme ou tout

manque de respect en raison de l’identité de l’autre, ne peut avoir sa place dans nos murs. Les remarques sexistes, les regards appuyés ou les contacts furtifs doivent être non seulement bannis mais également dé­

noncés. Et cela entre collègues, entre professionnels de la santé mais également de la part des patients. Ne nous méprenons pas, l’immense majorité du person­

nel et des patients ont un comportement correct et ir­

réprochable. Cependant, comme pour le hooliganisme, le racisme ou le sexisme, quelques­uns se permettent

de franchir la ligne rouge. Cela est intolérable. Il faut avoir le courage de dire STOP.

Les professionnels de la santé, quel que soit leur métier, expriment de plus en plus une réelle souffrance. Une souffrance liée à une perte de sens des professions mé­

dicales et paramédicales et à un manque de reconnais­

sance, à des surcharges administratives mais aussi à un manque de respect du travail accompli. Le sexisme ajoute de la souffrance à la souffrance. Il est donc essentiel qu’un lien fort soit établi entre la SWIMSA,

l’ASMAC, H+ et la FMH afin de proposer une Charte qui serait remise à tout médecin, tout professionnel de la santé mais également à tout patient entrant dans une institution médicale.

A Lausanne, un collectif, CLASH (Collectif de Lutte contre les Attitudes Sexistes en milieu Hospitalier), a été créé il y a un an par des étudiants en médecine afin de sensibiliser et de communiquer autour de la pro blématique du sexisme et du harcèlement en mi­

lieu hospitalier. L’émission Vacarme de la RTS vient de consacrer une semaine à ce thème (Sexisme à l’hôpital, une maladie chronique?), avec des témoignages forts.

Un collègue, Martin Winckler, auteur de La maladie de Sachs, vient de publier un livre, L’Ecole des soignantes, qui évoque un hôpital du futur qui soigne sans discri­

mination et avec bienveillance.

Le vent du changement.

Le sexisme existe et commence à faire débat sous l’impulsion d’une génération qui impose la libération de la parole.

Les remarques sexistes, les regards appuyés ou les contacts furtifs doivent être non seulement bannis mais également dénoncés.

FMH Editorial 633

(5)

Aspects juridiques concernant les évaluations sur internet

Michael Barnikola, Reinhold Sojerb, Fabian Röthlisbergerc

a Dr iur., juriste au Service juridique, FMH; b Dr rer. biol. hum., chef de la division Numérisation / eHealth, FMH;

c collaborateur scientifique, chef suppléant de la division Numérisation / eHealth, FMH

En raison de leur popularité croissante dans d’autres domaines et de l’attention accrue portée à la satisfac- tion des patients et à la qualité de traitement, les méde- cins doivent accorder davantage d’attention au thème des évaluations en ligne. La question de savoir dans quelle mesure ces évaluations peuvent réellement re- fléter la qualité de la consultation médicale fait l’objet d’avis divergents dans la littérature. D’une part, des études démontrent qu’il n’existe pas de corrélation entre les évaluations de patients et les critères mé- dicaux objectifs relatifs au résultat médical [1, 2].

D’autre part, les patients sont tout à fait en mesure d’évaluer les paramètres tels que l’infrastructure, l’organi sation ou l’amabilité, ces facteurs contribuant aussi à la qualification de «bon médecin» [3]. En cas d’évaluations en ligne inappropriées, les médecins se trouvent face à d’importants défis (juridiques), notam- ment en raison des réglementations spécifiques à la profession comme p. ex. l’obligation de respect du se- cret professionnel [4–6]. Souvent, ils ne peuvent pas

répon dre aux auteurs, les évaluations étant générale- ment déposées sous couvert de l’anonymat. Le droit de réponse n’est pas non plus d’un grand secours, car le médecin devrait alors se servir d’informations conte- nues dans le dossier médical. Sans consentement du patient ou levée du secret médical par l’autorité canto- nale de surveillance, cela représenterait une violation du secret médical.

En Suisse, on dispose avec Google et des sites tels que medicosearch.ch, okdoc.ch, docapp.ch ou tondocteur.

ch de différentes possibilités pour évaluer les méde- cins [7]. Cependant, les patients font encore rarement usage de ces portails d’évaluation. Dans le cadre du ba- romètre de la cybersanté (eHealth Barometer) 2019, la FMH a interrogé la population au sujet de l’utilisation des portails d’évaluation des médecins. Seuls 2% des

Les patients font encore rarement usage de ces portails d’évaluation.

FMH Droit 634

(6)

sondés ont indiqué avoir évalué leur médecin au cours de l’année dernière1. Près de trois quarts des personnes interrogées ont par ailleurs indiqué ne pas considérer les évaluations en ligne comme un critère important lors du choix du médecin. Les recommandations per- sonnelles semblent toujours être plus pertinentes que des informations publiques impersonnelles [8, 9].

Malgré la faible utilisation actuelle, il faut partir du principe que le nombre d’évaluations en ligne aug- mentera à l’avenir en raison du désir d’obtenir une transparence maximale.

Aspects juridiques des portails d’évaluation en ligne

Les portails d’évaluation offrent généralement de nom- breuses indications sur le cabinet ou le médecin. Sur le plan juridique, la protection des données est donc essentielle pour leur appréciation. La réglementation figure dans la loi sur la protection des données (LPD) qui s’applique lorsque des données personnelles sont traitées, c’est-à-dire toutes les données qui se rappor- tent à une personne identifiée ou identifiable (art.  2, al. 1, et art. 3, let. a, e et f, LPD). La publication d’informa- tions et d’évaluations concernant les médecins sur in- ternet en fait notamment partie2.

Pour l’évaluation de médecins, il faut donc tenir compte des principes relatifs au traitement de données person- nelles selon l’art. 4 et les art. 12ss LPD. Le traitement ne doit notamment pas porter atteinte à la personnalité de la personne concernée: il doit être effectué conformé- ment aux principes de la bonne foi et de la proportion- nalité, et aucune donnée ne peut être traitée contre la volonté expresse de la personne concernée (art. 12, al. 1 et al.  2, let. a et b, LPD, en relation avec l’art.  4 LPD).

Il peut s’agir d’une atteinte à la personnalité si le droit de disposer de ses données personnelles (droit à l’auto - détermination en matière d’information) ou d’autres droits de la personnalité sont menacés3.

C’est p. ex. le cas si l’évaluation se fait contre la volonté explicite du médecin concerné, qu’elle contient des allé gations de fait manifestement fausses ou présente un contenu diffamatoire ou dénigrant4.

Cependant, un traitement de données portant atteinte à la personnalité peut être justifié dans certains cas. Il peut être justifié par le consentement de la victime, par un intérêt prépondérant privé ou public, ou par la loi (art. 13, al. 1, LPD)5.

Aux droits des médecins concernés – en premier lieu le droit à l’autodétermination en matière d’information – s’opposent donc les intérêts économiques des exploi- tants des plateformes d’évaluation, l’intérêt à la libre circulation des données et la liberté d’opinion des

utilisa teurs qui déposent les évaluations. En Suisse, il n’existe pas encore de jurisprudence susceptible de fournir une aide à l’orientation pour cette pesée des in- térêts. La Cour fédérale de justice allemande (Bunde- sgerichtshof, BGH) s’est exprimée à ce sujet dans sa ju- risprudence – cela eu égard au fait que, selon l’art. 29,

al. 1, p. 1, n° 1, de la loi fédérale (allemande) sur la pro- tection des données, la collecte et la conservation des données à caractère personnel à des fins de trans- mission n’est licite que s’il n’y a pas de raison de penser que la personne concernée a un intérêt personnel légi- time à exclure la collecte ou conservation desdites données6.

Dans le cas en question, une dermatologue a saisi la BGH, étant donné que la plateforme d’évaluation Ja- meda avait affiché de la publicité pour des médecins concurrents sur son profil en ligne. La BGH a constaté que la plateforme d’évaluation s’éloignait ainsi de sa position de fournisseur d’informations et qu’il existait de ce fait pour le médecin «un intérêt légitime à l’ex- clusion de la conservation de ses données».

Il n’existe en tout cas pas d’intérêt prépondérant pour la diffusion d’évaluations injurieuses ou mensongères.

En conséquence, les exploitants de portails interdisent dans leurs conditions d’utilisation de telles déclara- tions et offrent la possibilité de les leur communiquer afin qu’elles puissent être supprimées. C’est judicieux, car cela permet d’éviter en amont un litige fastidieux et coûteux. Il serait toutefois souhaitable et conforme au droit à l’autodétermination en matière d’informa- tion que les médecins qui refusent leur inscription sur un portail d’évaluation aient en tout temps la possi- bilité de supprimer globalement leur inscription pro- fessionnelle (y compris les évaluations négatives, mais aussi les commentaires positifs et d’autres données personnelles). Cela ne remettrait pas en question le modèle commercial des portails d’évaluation et évite- rait le traitement de données – en principe illicite selon l’art. 12, al. 2, let. b – qui, dans un nombre considérable de cas, se fait sans le consentement des médecins concernés.

S’il y a atteinte illicite à la personnalité, les médecins concernés peuvent demander à l’exploitant du portail de cesser tout traitement de données et de supprimer ou corriger les données (art. 15, al. 1, LPD, en relation avec l’art. 28, 28a et 28l, CC). Ces prétentions sont diri- gées contre toutes les personnes qui ont participé à l’atteinte illicite à la personnalité7.

En Suisse, il n’existe pas encore de jurispru- dence susceptible de fournir une aide à l’orien- tation pour cette pesée des intérêts.

1 Question supplémentaire non publiée du baromètre de la cybersanté 2019 (n=1200): «Avez-vous évalué votre médecin sur une plateforme d’évaluation (p. ex. Google ou medicosearch.ch) au cours des 12 derniers mois?»

2 Cf. explications du PFPDT sur les plateformes d’éva- luation en ligne, www.

edoeb.admin.ch → Pro- tection des données

→ Internet et ordinateur

→ Services en ligne

→ Plateformes d’évalua- tion.

3 David Rosenthal / Yvonne Jöhri, Handkommentar zum Datenschutzgesetz sowie weiteren, aus- gewählten Bestimmun- gen, art. 12, ch. 3.

4 Voir ATF 138 III 641 consid.

4.1.1 ss; explications du PFPDT sur les plateformes d’évaluation en ligne, op. cit.

5 Aucun des motifs de la loi ne s’appliquant aux sites d’évaluation, le consente- ment de la personne concernée par l’évaluation est en principe nécessaire pour toute publication sur ces sites, en l’absence d’un intérêt prépondérant ; cf.

explications du PFPDT sur les plateformes d’évalua- tion en ligne, op. cit.

6 Arrêt de la Cour fédérale de justice allemande, VI ZR 30/17 du 20 février 2018, ch. 13 ss.

FMH Droit 635

(7)

De plus, la LPD prévoit un droit d’accès vis-à-vis du maître d’un fichier8 (art.  8, al.  1, LPD). La notion de

«maître du fichier» est large: elle concerne toute per- sonne qui décide du but du fichier et des moyens et méthodes de traitement ainsi que de son contenu, c’est-à-dire de son existence et de sa structure (art. 3, let.  i, LPD). On peut donc partir du principe que les admi nistrateurs des plateformes d’évaluation, en tant que maîtres des fichiers9, sont concernés, et que les méde cins concernés disposent donc aussi d’un droit d’accès vis-à-vis de l’exploitant du portail.

Recommandations de la FMH concernant les évaluations en ligne

Comme les évaluations en ligne peuvent avoir de graves conséquences sur le médecin et son cabinet, la FMH élabore actuellement diverses aides pour ses membres. Outre les aspects juridiques des portails d’évaluation en ligne publiés ici, un guide de commu- nication pour gérer les évaluations en ligne est en cours d’élaboration. Il est par ailleurs prévu de définir des critères de qualité auxquels un portail d’évaluation sérieux doit répondre du point de vue de la FMH. Ces critères visent à sensibiliser les exploitants de portails et à les rendre attentifs à une évaluation équitable des médecins. Les résultats de ces travaux seront publiés en été 2019.

Crédit photo

© Maksym Yemelyanov | Dreamstime.com (scène fictive) Références

1 Okike K, Peter-Bibb TK, Xie KC, Okike ON. Association between physician online rating and quality of care. J Med Internet Res.

2016.

2 Daskivich TJ, Houman J, Fuller G, Black JT, Kim HL, Spiegel B. On- line physician ratings fail to predict actual performance on mea- sures of quality, value, and peer review. J Am Med Informatics As- so c. 2018.

3 Rothenfluh F, Schulz PJ. Physician rating websites: What Aspects are important to identify a good doctor, and are patients capable of assessing them? A mixed-methods approach including physicians’

and health care consumers’ perspectives. J Med Internet Res. 2017.

4 Meienberg O. Arzt-Entwertung im Internet. Bull Med Suisses. 2018.

5 Meienberg O. Praxisärzte-Rating auf Abwegen. Arzt-Entwertung im Internet. Bull Med Suisses. 2018.

6 Mahler D. FMH sollte sich der Problematik «Ärztebewertungen im Internet» dringlich annehmen! Bull Med Suisses. 2018.

7 Büchi S. Arztbewertung – Wie viele Sterne dürfen’s denn sein. SRF [Internet]. 2016; Available from: https://www.srf.ch/sendungen/

puls/gesundheitswesen/arztbewertung-wie-viele-sterne-duerfen- s-denn-sein

8 McLennan S, Strech D, Meyer A, Kahrass H. Public awareness and use of German physician ratings websites: Cross-sectional survey of four North German cities. Journal of Medical Internet Research.

2017.

9 Burkle CM, Keegan MT. Popularity of internet physician rating sites and their apparent influence on patients’ choices of physi- cians. BMC Health Serv Res. 2015.

Correspondance:

FMH

Division Service juridique Elfenstrasse 18 Case postale 300 CH-3000 Berne 15 lex[at]fmh.ch

Conclusion

– Les évaluations en ligne des médecins vont augmenter en raison du désir d’établir une transparence maximale.

– Comme la publication des données de médecins correspond à un traitement de données personnelles, c’est la loi sur la protection des données (LPD) qui s’applique.

– Le médecin a droit à ce que des données publiées portant attei nte à sa personnalité soient supprimées ou corrigées.

– Pour l’heure, aucune jurisprudence n’existe en Suisse sur la question des évaluations en ligne de médecins.

– La FMH élabore actuellement des recommandations pour ses membres sous la forme d’un guide de communication.

Elle prévoit par ailleurs de définir des critères de qualité à l’intention des exploitants de portails afin de garantir une évaluation équitable des médecins.

7 Rosenthal/Jöhri, op. cit., art. 12, ch. 10.

8 Un fichier est tout en- semble de données per- sonnelles dont la struc- ture permet de rechercher les données par personne concernée (art. 3, let. g, LPD).

9 Cf. explications du PFPDT sur les plateformes d’éva- luation en ligne, op. cit.

FMH Droit 636

(8)

Résultats d’une enquête représentative réalisée à la demande de la FMH

L’ambulatoire avant le stationnaire:

mise à l’épreuve des listes

Bruno Trezzinia, Beatrix Meyerb

a Dr phil., collaborateur scientifique, division Médecine et tarifs hospitaliers, FMH; b cheffe de la division Médecine et tarifs hospitaliers, FMH

Le transfert d’interventions médicales du stationnaire à l’ambulatoire est un thème qui domine la politique de la santé. Depuis le 1

er

 janvier 2019, les interventions à effec tuer en ambulatoire figurent sur une liste contraignante à l’échelle nationale.

Certains cantons n’ayant pas attendu cette date pour établir leurs propres listes, la FMH a pris le pouls du corps médical hospitalier à ce sujet.

La nouvelle réglementation «l’ambulatoire avant le sta­

tionnaire» prévue par l’ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS) est entrée en vigueur au début de l’année [1]. Il s’agit pour l’essentiel d’une liste composée de six groupes d’interventions médicales électives devant en principe être effectuées en ambu­

latoire pour être prises en charge par l’assurance obli­

gatoire des soins. Cette liste comporte les interven­

tions suivantes: opérations unilatérales des veines variqueuses des jambes, interventions pour hémor­

roïdes, opérations unilatérales de hernies inguinales, examens et interventions au niveau du col utérin ou de l’utérus, arthroscopies du genou, y compris opéra­

tions du ménisque, opérations sur des amygdales et des végétations adénoïdes. Dans certaines circons­

tances, un traitement stationnaire reste néanmoins possible. Par cette nouvelle réglementation, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) cherche en particu­

lier à favoriser le transfert d’activités vers le secteur ambulatoire et à économiser des coûts. Il s’appuie en l’occurrence sur les conclusions de deux études ré­

centes de l’Observatoire suisse de la santé (Obsan) [2], selon lesquelles la proportion des interventions réali­

sées en ambulatoire dans les six groupes en question est passée de 42% en 2010 à 59% en 2016 au niveau suisse. L’Obsan estime qu’environ 70 à 80% des inter­

ventions effectuées en stationnaire auraient pourtant encore pu être transférées.

Certains cantons n’ont pas attendu l’introduction de la  liste au niveau fédéral pour dresser leurs propres listes1. La licéité de ces listes cantonales est cependant controversée [3]. Dans un arrêt récent, le Tribunal ad­

ministratif du canton d’Argovie a notamment établi qu’il n’était pas du ressort des cantons de fixer des listes cantonales allant au­delà de la liste fédérale [4].

La FMH a elle aussi toujours été d’avis que les listes can­

tonales devaient être uniformisées et harmonisées avec celle de la Confédération en vue de réduire la charge administrative. Les juges ont également consi­

déré que les listes cantonales entraînent une inégalité de traitement entre les assurés en fonction de leur can­

ton de domicile. Malgré cela, il est tout à fait possible d’examiner l’adéquation et l’économicité des presta­

tions réalisées dans le secteur stationnaire au cas par cas. Le gouvernement argovien a renvoyé l’arrêt au Tribunal fédéral [5].

La FMH a profité de l’introduction de la liste de l’OFSP répertoriant les interventions à effectuer en ambula­

toire et de l’existence de listes cantonales antérieures pour sonder l’opinion du corps médical sur ce type de réglementations et de listes dans le cadre de son enquête représentative annuelle.

Les avis favorables et défavorables s’équilibrent

Concernant la réglementation «l’ambulatoire avant le stationnaire», les avis favorables et défavorables s’équi­

librent à peu près: 47% des médecins interrogés actifs dans les soins somatiques aigus sont tout à fait ou plu­

1 A savoir Lucerne (depuis le 1.7.2017), Argovie, Schaffhouse, Valais, Zurich, Zoug (les cinq depuis le 1.1.2018), Bâle­Ville, Jura et Neuchâtel (les trois depuis le 1.7.2018). Dans le cas présent, lorsqu’il est question de cantons «avec liste», il s’agit uniquement des six premiers cantons cités.

Résultats complémentaires

Vous trouverez de plus amples informations sur l’enquête que l’Institut de recherche gfs.bern a réalisée en 2018 à la demande de la FMH à l’adresse www.fmh.ch → thèmes → tarifs hospita- liers → recherche concomitante. Cette page présente non seule- ment des analyses complémentaires sur le sujet de «l’ambula- toire avant le stationnaire», mais aussi un résumé des résultats obtenus dans d’autres domaines comme les conditions de tra- vail et la satisfaction au travail du corps médical (en allemand).

FMH Questions tarifaires 637

(9)

tôt d’accord sur le principe que l’OFSP établisse des listes d’interventions à effectuer en ambulatoire, 42%

ne sont pas du tout ou plutôt pas d’accord et 11% n’ont pas répondu à la question ou n’ont pas d’avis sur le su­

jet (voir fig. 1). Il en est presque de même pour la liste concrète de l’OFSP, avec un taux d’approbation de 41%

et un taux de rejet de 36%. La proportion de personnes interrogées n’ayant pas répondu atteint cette fois­ci 23%, soit plus du double du score précédent (voir fig. 2).

La situation change cependant quelque peu lorsqu’on demande s’il faut étendre ces listes à des interventions ou à des domaines supplémentaires. Cette perspective ne séduit même plus un tiers des personnes inter­

rogées (29%) et la proportion d’indécis, soit plus d’un quart des personnes interrogées (27%), est exception­

nellement élevée (voir fig. 3). Selon gfs.bern, l’ensemble de ces résultats indique que le corps médical tra­

vaillant dans le domaine des soins somatiques aigus ne s’est pas encore forgé une opinion définitive sur la nouvelle réglementation et a encore besoin d’informa­

tions.

La décision thérapeutique doit rester du ressort du médecin

Les partisans et les détracteurs de l’extension de la liste de l’OFSP motivent leur avis par diverses raisons.

Les principaux arguments invoqués en faveur de celle­ci sont les économies de coûts et les progrès de la médecine. L’argument le plus fréquent contre cette extension est le fait que chaque cas est différent et qu’il faut privilégier les décisions individuelles. On craint également une diminution de la sécurité des patients et une augmentation de la charge administra­

tive. Une autre raison souvent citée est la nécessité de préserver la liberté thérapeutique. Dans ses prises de position, la FMH a d’ailleurs souligné à maintes reprises que cela doit toujours rester au médecin de décider si un traitement sera réalisé en ambulatoire ou en stationnaire[6]. A ce sujet, la présente enquête révèle aussi que dans les soins somatiques aigus, la marge de manœuvre générale par rapport au type de traitement et au mode d’administration n’a cessé de se réduire au cours des dernières années et est plus restreinte que dans le domaine de la réadaptation et de la psychiatrie. La proportion de personnes inter­

rogées dont la marge de manœuvre est plutôt ou très restreinte a ainsi augmenté de 20% en 2015 à 27% en 2018.

Figure 1: Degré d’approbation de la réglementation «l’ambulatoire avant le stationnaire».

Figure 2: Degré d’approbation de la liste concrète établie par l’OFSP.

Figure 3: Degré d’approbation de l’extension des listes d’interventions à effectuer en ambulatoire.

FMH Questions tarifaires 638

(10)

Traitements stationnaires surtout pour des raisons médicales

L’OFSP a également fixé des critères à satisfaire pour que les interventions figurant dans sa liste puissent tout de même être réalisées en secteur stationnaire plutôt qu’ambulatoire [7]. Outre l’âge, il s’agit princi­

palement de différentes maladies concomitantes et de divers facteurs sociaux ou organisationnels. Une par­

tie des personnes interrogées a précisé pourquoi cer­

taines interventions avaient malgré tout été réalisées en milieu hospitalier. Dans les cantons disposant d’une liste des interventions, 79% des cas déclarés sont justi­

fiés par des raisons médicales (voir fig. 4). Les raisons organisationnelles ou psychosociales jouent en re­

vanche un rôle secondaire (respectivement 11% et 8%

des cas). Dans les cantons sans liste, les personnes inter rogées avancent des réponses semblables, même si la proportion des cas avec justification médicale est un peu plus faible (65%). En vue du remboursement des coûts, mais aussi du relevé des données épidémiolo­

giques, il est nécessaire que les fournisseurs de presta­

tions indiquent les raisons qui les ont incités à effec­

tuer une intervention figurant sur la liste en milieu hospitalier. Afin de limiter le plus possible la charge administrative occasionnée par la collecte statistique de ces informations, la FMH s’est engagée pour qu’elles soient intégrées à la classification CHOP et a soutenu en 2018 le dépôt d’une demande dans ce sens. Espé­

rons que l’Office fédéral de la statistique y donne suite.

Cela jetterait les bases d’une procédure administrative plus simple et d’une meilleure base de données pro­

bantes.

Attention aux complications

L’une des craintes allant de pair avec le transfert accru des interventions vers le secteur ambulatoire est celle d’une augmentation des complications. Les médecins en soins somatiques aigus interrogés dans les cantons avec liste ont déclaré que 15% de l’ensemble des inter­

ventions effectuées entre le 1er janvier 2018 et le début de l’enquête en été 20182 étaient des cas transférés, c’est­à­dire des cas traités en ambulatoire plutôt qu’en stationnaire conformément à la nouvelle législation.

Ce sont les groupes Opérations sur des amygdales et des végétations adénoïdes et Hernies inguinales unila­

térales qui ont connu les changements les plus impor­

tants (29% chacun). Les personnes interrogées ont éga­

lement indiqué le nombre de transferts ayant entraîné des complications. En tout, des complications ont été observées dans 3% des transferts effectués, surtout dans le groupe Examens et interventions au niveau du col utérin ou de l’utérus (13%). Ces résultats sont une première estimation. Les données administratives sur les transferts et les complications n’ont pas encore été suffisamment analysées pour permettre des comparai­

sons. Il est donc important que les hôpitaux procèdent à un relevé systématique des données en 2019 et par la suite.

Le monitorage est capital

A l’avenir, il sera important d’étudier exactement les répercussions de l’introduction de la liste de l’OFSP et des listes cantonales. C’est pourquoi la FMH s’est enga­

gée de bonne heure en faveur d’un monitorage appro­

prié. L’OFSP a ensuite réuni les acteurs concernés dans différents groupes de travail, au sein desquels la FMH représente les intérêts du corps médical. Un de ces groupes est chargé de discuter du projet de monitorage de l’OFSP, qui vise en particulier à éclaircir les aspects suivants du transfert du stationnaire vers l’ambula­

toire: (1) la situation des soins et les transferts dans les six groupes d’interventions définis; (2) l’évolution des coûts dans les six groupes d’interventions; (3) la qualité des traitements effectués en ambulatoire et en station­

naire (p.  ex. en ce qui concerne les admissions d’ur­

gence ou les complications après des interventions am­

bulatoires) et (4) les processus administratifs de facturation et de vérification.

2 Comme il existait différentes listes cantonales, dont certaines allaient au­delà de la liste de l’OFSP, les questions portaient uniquement sur les interventions des six domaines répertoriés dans la liste de l’OFSP.

Figure 4: Raisons pour lesquelles des patients ont tout de même été traités en stationnaire (seulement dans les cantons «avec liste»).

La décision «ambulatoire ou stationnaire»

doit rester du ressort du médecin.

FMH Questions tarifaires 639

(11)

S’attaquer aux causes, pas seulement aux symptômes

Grâce aux progrès de la médecine, un nombre crois­

sant d’examens et d’interventions qui jusqu’à peu étaient effectués en stationnaire peuvent être transfé­

rés vers l’ambulatoire. Les faux incitatifs résultant des différences de financement et de tarifs dans les deux secteurs contribuent cependant au fait que ce potentiel de transfert n’est pas pleinement exploité. Même si les

listes d’interventions à effectuer en ambulatoire ne s’attaquent pas à la racine du problème, elles devraient accélérer le passage du stationnaire vers l’ambulatoire.

Il reste cependant à voir à quelle vitesse les hôpitaux pourront adapter leur infrastructure et leurs processus à ces changements. Ce qui est sûr, c’est que la liste ren­

dra les processus administratifs plus complexes. Par exemple, selon les dispositions des conventions tari­

faires, les assureurs vérifient avant ou après l’interven­

tion si les conditions d’hospitalisation sont remplies ou non. Il est à craindre que la liste n’accroisse encore davantage la charge administrative pour les hôpitaux et le corps médical, ce qui serait problématique, car les médecins interrogés actifs dans les soins somatiques aigus consacrent déjà en moyenne 120  minutes par jour au travail de documentation. Espérons que l’ac­

cent soit mis sur des solutions qui combattent les causes et non le symptôme du potentiel inexploité de transfert, telles que la réduction des faux incitatifs par le financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires[8].

Références

1 OPAS, annexe 1a, Restriction de prise en charge des coûts pour cer­

taines interventions électives, I. Liste des interventions électives à effectuer en ambulatoire.

2 Voir Roth S et Pellegrini S. Le potentiel de transfert du stationnaire vers l’ambulatoire. Analyse pour une sélection d’interventions chirurgicales. Etude réalisée sur mandat de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Obsan Dossier. 2018;63. Neuchâtel: Observa­

toire suisse de la santé (www.obsan.admin.ch → Publications);

ainsi que Roth S et Pellegrini S. Le développement de l’ambulatoire dans une perspective cantonale. Analyse de six groupes de presta­

tions chirurgicales. Obsan Bulletin. 2019;1. Neuchâtel: Observa­

toire suisse de la santé (www.obsan.admin.ch → Publications).

3 Voir p. ex. l’analyse juridique relative aux listes des cantons de Lucerne et de Zurich réalisée en 2017 à la demande des Cliniques Privées Suisses (www.privatehospitals.ch → News).

4 Arrêt du Tribunal administratif argovien du 5 décembre 2018 (WNO.2018.1) (en allemand) (www.ag.ch → Medien → Medien­

mitteilungen).

5 Aargauer Zeitung du 24 janvier 2019 (www.aargauerzeitung.ch

→ Aargau → Kanton).

6 Voir p. ex. «Stellungnahme der FMH zu den Verordnungsanpas­

sungen betreffend ‘Ambulant vor Stationär’» (en allemand) du 24 août 2018 (www.fmh.ch → Politique & médias → Réponses aux consultations).

7 OPAS, annexe 1a, Restriction de prise en charge des coûts pour cer­

taines interventions électives, II. Critères à satisfaire pour un trai­

tement stationnaire.

8 Voir p. ex. «Konsultation zur Änderung der Krankenpflege­Leis­

tungsverordnung (KLV betreffend ‘Ambulant vor Stationär’»

(en allemand) du 31 octobre 2017 (www.fmh.ch → Politique & mé­

dias → Réponses aux consultations).

Correspondance:

FMH

Division Médecine et tarifs hospitaliers Baslerstrasse 47 CH­4600 Olten Tél. 031 359 11 11 Fax 031 359 11 12 tarife.spital[at]fmh.ch

Le corps médical ne s’est pas encore forgé une opinion définitive.

FMH Questions tarifaires 640

(12)

Todesfälle / Décès / Decessi Jean-François Cuendet (1922), † 24.1.2019, Spécialiste en ophtalmologie, 1009 Pully

Karin-Antonia Walser (1953), † 22.2.2019, Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin, FL-9494 Schaan

Michael Lefkovits (1963), † 24.2.2019, Facharzt für Kardiologie und Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 4144 Arlesheim

Henri-Pierre Fournel (1928), † 1.3.2019, 1895 Vionnaz

Zdenek Slavicek (1929), † 5.3.2019, 4144 Arlesheim

Leonardo Gossweiler (1958), † 20.3.2019, Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, 8006 Zürich

Esther Fischer-Homberger (1940), † 21.3.2019, Fachärztin für Psychiatrie und Psycho- therapie, 3012 Bern

Osman Kara (1939), † 21.3.2019, Facharzt für Chirurgie, 9000 St. Gallen

Rosemarie Stäheli (1934), † 26.3.2019, 5430 Wettingen

Eveline Büchler (1934), † 27.3.2019, 4312 Magden

Hans Martin Schamaun (1923), † 3.4.2019, Facharzt für Chirurgie, 8700 Küsnacht ZH

Antoni Juan-Torres (1958), † 14.4.2019, Médecin praticien, 1010 Lausanne

Renzo Brun del Re (1941), † 15.4.2019, Facharzt für Gynäkologie und Geburtshilfe, 3112 Allmendingen b. Bern

Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied haben sich angemeldet:

Matthias Mottini, Facharzt für Mund-, Kiefer- und Gesichtschirurgie, FMH, Laupen- strasse 37, 3008 Bern

Adrian Daniel Schubert, Facharzt für Oto- Rhino-Laryngologie, FMH, Mettlengässli 4, 3074 Muri

Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied in leitender Tätigkeit haben sich angemeldet:

Beatrice Mosimann, Fachärztin für Gynäko- logie und Geburtshilfe, FMH, Frauenklinik Inselspital Bern, Friedbühlstrasse 19, 3010 Bern

Martin Marek Müller, Facharzt für Gynäko- logie und Geburtshilfe, FMH, Frauenklinik Inselspital Bern, Friedbühlstrasse 19, 3010 Bern

Einsprachen gegen dieses Vorhaben müssen innerhalb 14 Tagen seit der Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Präsidenten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio eingereicht werden. Nach Ablauf der Frist entscheidet der Vorstand über die Aufnahme der Gesuche und über die allfälligen Ein- sprachen.

Ärztegesellschaft des Kantons Luzern Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Stadt haben sich gemeldet:

Grigorios Papadopoulos, Facharzt für All- gemeine Innere Medizin und Facharzt für Endokrinologie/Diabetologie, FMH, ab 1. Juli 2019: endia Praxis für Endokrinologie & Dia- betologie, Pilatusstrasse 3a/5, 6003 Luzern

Kerstin Vormund, Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin, FMH, Monvia Gesund- heitszentrum Luzern, Spitalstrasse 40, 6004 Luzern

Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Gäu haben sich gemeldet:

Regina Babica, Fachärztin für Gynäkologie und Geburtshilfe, FMH, ab 1.5.2019: Ärzte- zentrum Malters AG, Luzernerstrasse 45, 6102 Malters

Aasim Halas, Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, FMH, Luzerner Psychiatrie Klinik St. Urban, Schafmattstrasse 1, 4915 St. Urban

Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Publikation schriftlich und begründet zu richten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzer n, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern

Ärztegesellschaft Thurgau

Zum Eintritt in die Ärztegesellschaft Thurgau haben sich gemeldet:

Gundula Hebisch, Schlössliweg 4, 8500 Frauenfeld

Jill Noorin-Natter, Unterhof 4, 8595 Altnau Omar Noorin, Unterhof 4, 8595 Altnau

Eliane Pauli, Fachärztin für Gynäkologie und  Geburtshilfe, FMH, Mythenstrasse 4, 8400 Winterthur

Ärztegesellschaft des Kantons Schwyz Zur Aufnahme in die Ärztegesellschaft des Kantons Schwyz hat sich angemeldet:

Evelyne Felix, Fachärztin für Allgemeine Inne re Medizin, FMH, ab 1.6.2019 im Ärzte- zentrum Kelmatt in Küssnacht SZ tätig.

Einsprachen gegen diese Aufnahme richten Sie schriftlich innert 20 Tagen an Dr. med. Uta Kliesch, Maria-Hilf-Strasse 9, 6430 Schwyz, oder per Mail an uta.kliesch@

hin.ch

FMH Nouvelles du corps médical 641

Nouvelles du corps médical

(13)

Eine Erfolgsgeschichte

10 Jahre Praxisassistenzprogramm im Kanton Bern

Zsofia Rozsnyaia,c, Beatrice Dialloc, Sven Streitb,c

a Dr. med.; b Prof. Dr. med. Dr. phil.; c Berner Institut für Hausarztmedizin (BIHAM), Universität Bern

Was 2008 als Modellversuch im Kanton Bern begann, etablierte sich bis heute zum Standard in der Weiterbil- dung zur Hausärztin bzw. zum Hausarzt: die Praxisassis- tenz (PA). Junge Kolleginnen und Kollegen können wäh- rend der PA hausärztliche Kenntnisse und Arbeitsweisen erlernen und verstehen, was der Hausarztberuf bedeutet.

In den letzten zehn Jahren koordinierte das Berner Ins- titut für Hausarztmedizin (BIHAM) mehr als 160 Praxi- sassistenzen. Seit 2019 ist das PA-Programm im Kanton Bern mit 35 Stellen das schweizweit grösste. Verantwort- lich für diese Entwicklung waren Pioniere am BIHAM, die das Programm entwarfen, und in der Folge die kan- tonalen Verbände, welche das Projekt unterstützten.

Gemeinsam gegen den Hausärztemangel

Die Ärztegesellschaft des Kantons Bern (BEKAG) kämpfte Seite an Seite mit dem BIHAM, dem Verein Berner Haus- und Kinderärzte (VBHK) und der Stiftung zur Förderung der Weiterbildung in Hausarztmedizin (WHM), um das Programm fortzuführen. Als es darum ging, das PA-Pro- gramm auszubauen, um dem Hausärztemangel entge- genzuwirken, unterstützte die BEKAG das BIHAM in den mitunter schwierigen Verhand lungen. An der BEKAG- Mittagsveranstaltung für Mitglieder des Grossen Rates und an weiteren Anlässen brachte die BEKAG die Forde- rungen aufs politische Parkett. Schliesslich stimmte der Grosse Rat 2017 einstimmig der Weiterführung und ei- nem Ausbau des PA-Programms zu. Für die Periode 2019–2022 wurde die Anzahl Stellen von 21 auf 35 erhöht und zudem ein spezieller Fonds für unterstützungsbe- dürftige Praxen eingerichtet.

Die BEKAG unterstützt das BIHAM auch bei der Umset- zung des Programms. Vizepräsident Rainer Felber nahm Einsitz in das Board Praxisassistenz. Dieses hat gemein- sam mit dem Kantonsarztamt die Kriterien für die Ver- gabe des neu geschaffenen Unterstützungsfonds defi- niert und entscheidet darüber, wer eine PA-Stelle erhält.

Befragung ehemaliger Praxis assistenten

Wir nahmen das Jubiläum zum Anlass, alle 165 ehema- ligen Praxisassistenten, welche von 2008 bis 2017 eine

PA begannen, zu befragen. Die wichtigste Frage war, ob sie bereits in eine Praxis eingestiegen sind. Es ge- lang, dies und weitere Informationen von über 90% zu erfahren (siehe Abbildung).

Von den Teilnehmenden sind bereits mehr als 80% in der Praxis, haben den Einstieg geplant oder sind unter- wegs dahin. Dies ist als grosser Erfolg zu werten. Wir waren aber erstaunt, dass über 40% dort eingestiegen sind, wo sie ihre PA absolviert hatten. Da wir am BIHAM bei der Zusage von PA-Gesuchen auch auf eine ausgewogene Verteilung im Kanton achten, können wir den Praxiseinstieg in Gebieten mit höherem Haus- ärztemangel gezielt unterstützen: In der Grafik sieht man, dass sich die Praxiseinstiege über den ganzen Kanton Bern verteilen. Verglichen mit der Workforce- Studie vom Institut für Hausarztmedizin in Basel (2015) zeigt sich, dass vor allem dort neue Praxen entstehen, wo der Mangel im Jahr 2015 am grössten war.

Eine weitere Frage war, was die jungen Ärztinnen und Ärzte in die Praxis bewegt. 87% sagten die PA, 70% die Lehrpraktikerinnen und Lehrpraktiker. Weitere Gründe waren die medizinische Vielfalt, eine langfristige Pa tientenbetreuung sowie die gute Vereinbarkeit von Beruf und Familie. Von denen, die nicht in die Praxis einstiegen, entschieden sich 10% für einen anderen Be- ruf oder unterbrachen ihre Arbeitstätigkeit zur Betreu- ung ihrer Kinder. Das BIHAM bietet bei Bedarf auch Beratung zur Unterstützung beim Wiedereinstieg an.

Das PA-Programm zeigt Wirkung

Das Berner PA-Programm bleibt eine Erfolgsgeschichte und gibt dem Kanton die Möglichkeit, seine Ressourcen so einzusetzen, dass es auch in ländlichen Gebieten zur Eröffnung neuer Hausarztpraxen kommt. Wir wissen heute, dass das Interesse an der Hausarztmedizin bei den Studierenden deutlich zugenommen hat. Diesen eine PA zu vermitteln wird der Weg bleiben, um dem Hausärztemangel entgegenzutreten, der sich mittelfris- tig aufgrund der Pensionierungen noch verstärken wird.

Gemeinsam mit der BEKAG, dem VBHK und der WHM arbeiten wir daran, dass wir diese Durststrecke über- stehen können und dass diese ein Ende nimmt.

Disclosure statement Diese Studie wurde unter- stützt von der Berner Stiftung zur Förderung der Hausarzt-Medizin (HAST, www.hast-bern.ch).

Dank

Dieser Artikel ist im doc.be 2/19 erschienen.

Der Abdruck erfolgt mit freundlicher Genehmi- gung der Ärztegesellschaft des Kantons Bern.

Korrespondenz:

Prof. Dr. med. Dr. phil.

Sven Streit

Berner Institut für Hausarzt- medizin (BIHAM) Mittelstrasse 43 Büro 303 CH-3012 Bern

sven.streit[at]biham.unibe.ch

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS BIHAM 642

(14)

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS BIHAM 643

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Matthias Scholer succède à Bruno Kesseli

Changement de rédacteur en chef au Bulletin des médecins suisses

Hans Kurt

Dr méd., Président du Conseil d’administration d’EMH

Après plusieurs années de continuité, la direction du Bulletin des médecins suisses sera marquée cet été par le changement. Le rédacteur en chef actuel, Bruno Kesseli, quitte le BMS et les Editions médicales suisses EMH fin juillet, car après environ 14 ans d’activité rédactionnelle, il souhaite se consacrer de nouveau entièrement à la pratique médicale. Matthias Scholer prendra sa succession. Il est également jour- naliste expérimenté, de formation brillante, et occupe depuis quelques années le poste de rédacteur en ligne au BMS.

Le Conseil d’administration des Editions médicales suisses EMH a choisi Matthias Scholer comme nou- veau rédacteur en chef pour le Bulletin des médecins suisses (BMS). L’organe suprême d’EMH comme le Co- mi té central de la FMH ont estimé que c’était une chance que Matthias Scholer, candidat en interne, hau-

tement qualifié, soit disponible pour occuper ce poste important de rédacteur en chef du BMS.

Matthias Scholer a derrière lui de nombreuses années d’expérience du journalisme spécialisé dans les sciences et la politique de la santé. Sa polyvalence dans le métier est déterminante en ces temps de transfor- Bruno Kesseli (à gauche) guide Matthias Scholer pas à pas dans les fonctions de rédacteur en chef.

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS EMH 644

(16)

mation rapide des médias. Matthias Scholer connaît aussi bien la presse que les médias en ligne ou les ré- seaux sociaux. C’est de plus un journaliste vidéo che- vronné. Depuis quelques années, il est responsable pour le BMS de l’élaboration de la communication cross média et du développement de l’offre en ligne,

ainsi que du suivi du site internet et des médias so- ciaux. Il rédige aussi régulièrement des articles pour la version papier et au niveau de la conception, il donne des pistes importantes pour l’évolution du journal.

A la fin de sa formation en médecine vétérinaire et de sa thèse, il a exercé quelques années le métier qu’il a appris, avant de s’imposer rapidement dans le journa- lisme scientifique. Outre quelques missions pour d’im- portants journaux suisses, le NZZ et le Tages-Anzei- ger par exemple, il a notamment été rédacteur médical pour la Fondation Maurice E. Müller, ré- dacteur et directeur de rédaction de la revue Care Management, responsable de la communication de SystemsX.ch, une filiale de l’EPF de Zurich, et enfin chef de projet pour les Editions médicales suisses EMH. Il gérait de plus, avec SciMed, sa propre agence de journa- lisme scientifique et dirigeait le CAS Journalisme spé- cialisé à l’école de journalisme suisse maz. Dans ce contexte, l’accession au poste de rédacteur en chef du BMS peut être vue comme une évolution logique.

Bruno Kesseli reprendra une activité de médecin de famille

L’actuel rédacteur en chef Bruno Kesseli, spécialiste en médecine interne générale, journaliste diplômé en lettres, dirige la rédaction du BMS depuis plus de 13 ans. Parmi ses premiers projets figuraient la refonte structurelle et conceptuelle de la revue, ainsi que la constitution d’une rédaction indépendante. C’est de là que vient le dualisme du BMS. Une revue caractérisée

par une partie officielle, clairement reconnaissable comme telle, la partie FMH du BMS, et par des pages

«libres», conçues suivant des critères journalistiques.

Une rédaction indépendante, dans le cadre de ses sta- tuts, assume la responsabilité de cette deuxième par- tie. Alors même que le contexte économique est de plus en plus difficile, sous la direction de Bruno Kesseli la rédaction est parvenue à développer la revue et à améliorer sa qualité journalistique, malgré des res- sources limitées. Le BMS a brillamment relevé le défi de l’ère numérique, notamment grâce à l’arrivée de Matthias Scholer dans l’équipe rédactionnelle.

Dans son orientation professionnelle aussi, Bruno Kes- seli a misé sur le dualisme. En plus de son engagement au BMS, il était médecin de famille à temps partiel. Ces deux dernières années, il a accordé de plus en plus de place à cette activité médicale, au point de souhaiter s’y consacrer de nouveau à temps plein, après ces quelque 14 années passionnantes et bien remplies au BMS.

Le Conseil d’administration remercie Bruno Kesseli pour son travail minutieux, sa collaboration avec ses collègues et son intégrité. Accepté par tous, il fut un précieux trait d’union entre les membres de la FMH et les éditions EMH. Le Conseil d’administration souhaite au nouveau rédacteur en chef Matthias Scholer beau- coup de succès dans la mise en œuvre de ses nom- breuses idées, avec la reconnaissance et l’acceptation nécessaires du corps médical.

Nous publierons ces prochaines semaines une interview de Bruno Kesseli. Deux chroniques «Et encore» sont pré- vues pour le mois de juillet, une du rédacteur en chef sor- tant et une du nouveau rédacteur en chef désigné.

Crédit photo Elisa Jaun kurt[at]solnet.ch

Matthias Scholer a derrière lui de nombreuses années d’expérience du journalisme spécialisé dans les sciences et la politique de la santé.

Le Conseil d’administration remercie Bruno Kesseli pour son travail minutieux, sa collabo- ration avec ses collègues et son intégrité.

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS EMH 645

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Antwort auf den Leserbrief «Lungen- transplantierte schütteln den Kopf»

Brief zu: Padrutt P. Lungentransplantierte schütteln den Kopf.

Schweiz Ärzteztg. 2019;100(16):581.

Sehr geehrte Damen und Herren der Patien­

tengruppe

Ihre Sichtweise als Organempfänger, welche dank der heute geltenden Definition des Todes­

zeitpunktes weiterleben, ist vollkommen ver­

ständlich. Mir scheint jedoch, dass Sie beim Thema Organentnahme bei Menschen mit Hirnversagen nicht gut informiert sind. Auch stellen Sie Behauptungen in den Raum, die falsch sind: Sie schreiben, ÄPOL wolle Organ­

spende radikal verbieten. ÄPOL unterstützt je­

doch die Lebendspende von Organen. Sie füh­

ren ins Feld, dass die Frage des Hirntodes geregelt sei und dass selbst in Deutschland ein politischer Konsens bestehe, dass die Organspende gefördert werden müsse. Sie ignorieren die Tatsache, dass der Hirntod als Todeszeitpunkt auch von Wissenschaftlern und Ärzten seit jeher in Frage gestellt wird.

Beim Hirnversagen sind zirka 3% des Körpers betroffen, 97% sind durchaus lebendig und die Organe erfüllen ihre Funktion. ÄPOL ist keine Horde von Radikalen, wie Sie es darstel­

len, sondern eine Gruppe von Personen, welch e den Menschen im Stadium des Hirn­

ver sagens eine Stimme gibt. Halten Sie das wirklich für verwerflich?

Bitte versuchen Sie für einmal, die Sicht des Organempfängers und sein Glück über das ge­

schenkte Leben zu verlassen, und setzen Sie sich ernsthaft mit folgenden Fragen auseinan­

der: Wie tot oder lebendig ist ein Mensch im Stadium des Hirnversagens? Was genau pas­

siert mit ihm vor und bei der Hirntoddia­

gnose? Warum erhält ein als tot erklärter Mensch bei der Organentnahme eine Voll­

narkose und Schmerzmittel? Eine Möglich­

keit, sich zu informieren, gibt es hier: https://

initiative­kao.de/

Elisabeth Schlatter, Dachsen

Das soll Liebe sein?

Brief zum Thema «Organspende»

Einem sterbenden Körper Organe zu entneh­

men und damit sein Bewusstsein ruckartig zu löschen kommt dem Vollziehen eines entwür­

digenden Todes gleich. Wir sind nicht nur Körper – wir haben einen Körper. Es ist nicht

Kräfte nicht für Streit einsetzen, sondern für Weiterentwicklung der Psychiatrie

Brief zu: Seifritz E. Das Anordnungsmodell – Kopie eines

«kaputten Systems». Schweiz Ärzteztg. 2019;100(15):540–1.

In der Schweizerischen Ärztezeitung der Wo­

che  15 und in einem Gastkommentar in der NZZ vom 9.4.2019 hat Erich Seifritz, ärztlicher Direktor der Psychiatrischen Universitäts­

klinik Zürich, seine Haltung gegenüber den Anliegen der Petition kundgetan. Der Tages- Anzeiger vom 16.4.2019 berichtet ausführlich über das damit ausgelöste Echo.

Wir haben diese Petition unterstützt, weil wir immer wieder damit konfrontiert werden, dass die psychotherapeutische Behandlung von psychisch Kranken entweder nicht ge­

währleistet oder fachlich ungenügend ist, un­

abhängig davon, ob sie von Psychotherapeu­

ten oder Psychiatern durchgeführt wird.

Wir stellen fest, dass die medikamentöse Be­

handlung eine Vormachtstellung einnimmt.

Fachleute betonen zwar, dass eine medika­

mentöse Behandlung einer begleitenden Psy­

chotherapie bedarf. Letztere ist nur selten ge­

währleistet. Insbesondere in der stationären Behandlung gibt es zu wenig ausreichend qualifizierte Psychotherapeuten. Vielmehr hat der Einsatz von Assistenzärzten mit unge­

nügenden Sprachkenntnissen stark zuge­

nommen wegen mangelndem inländischem Nachwuchs.

Es ist uns egal, welche Berufsgruppe die Psy­

chotherapie durchführt. Sie muss rasch zu­

gänglich und qualitativ hochstehend sein.

Statt nun Kräfte im Kampf um Macht und Pfründe zu verpuffen, sollten sich die Kontra­

henten ihrer Aufgabe besinnen, psychisch Kranke auf ihrem Genesungsweg zu unter­

stützen und zu begleiten. Dass sie dabei die Angehörigen einzubeziehen haben, wird in der Praxis leider viel zu wenig gelebt. In wel­

che Richtung sich die Psychiatrie weiter­

entwickeln muss, ist dem Manifest 2018 der Pro Mente Sana (www.promentesana.ch) zu entnehmen. Dafür müssen sich Politik und Gesellschaft viel stärker einbringen. Immer noch stehen sie abseits, wenn es darum geht, nötige Mittel zu sprechen, um Mängel zu be­

heben und um gegen die Diskriminierung und Stigmatisierung von psychisch Kranken und deren Angehörigen anzukämpfen.

Bruno Facci, Präsident VASK Schweiz (Dachverband der Vereinigungen von Angehörigen psychisch Kranker), Zürich

Horrorszenario, das jeder Grundlage entbehrt

Brief zu: Schnyder K. Anordnungs­ vs. Delegationsmodell in der nicht­ärztlichen Psychotherapie. Schweiz Ärzteztg.

2019;100(14):511.

Mit Verweis auf Deutschland entwirft Dr. Kas­

par Schnyder in seinem Beitrag ein Horror­

szenario für die Zukunft der psychiatrischen Versorgung in der Schweiz, das jeder Grund­

lage entbehrt. Zwar wurde das Delegations­

modell in Deutschland tatsächlich 1999 abge­

schafft, mehr Parallelen gibt es aber nicht. Die beiden Systeme sind schlicht nicht vergleich­

bar und das Anordnungsmodell, das in der Schweiz zur Debatte steht und von uns Psy­

chologinnen und Psychologen schon seit lan­

gem gefordert wird, hat mit der deutschen Lösung so gut wie gar nichts gemein. So sind zum Beispiel die Wartezeiten in Deutschland vor allem der Tatsache geschuldet, dass die so­

genannten Praxissitze streng kontingentiert sind.

Mit dem Anordnungsmodell wird sich in der Schweiz am Behandlungskonzept grundsätz­

lich nichts ändern. Einzig die Stellung der psy­

chologischen Psychotherapeuten wird ver­

bessert und der Flaschenhals der Delegation, der heute für die Patientinnen und Patienten ein grosses Problem ist, beseitigt. Die Ein­

führung dieses Modells führt ausserdem kei­

neswegs dazu, dass «heterogen ausgebildete Psychologinnen … in die Grundversicherung drängen», sondern es geht einzig darum, dass Psychotherapien, die auf Anordnung eines Arztes von eidgenössisch anerkannten Psy­

chotherapeutinnen durchgeführt werden, direkt über die Grundversicherung abgerech­

net werden können, ohne den Umweg über bewiesen, dass Bewusstsein aus der Gehirn­

tätigkeit resultiert. Das Loslösen vom Leben in den Tod war und ist immer noch ein Pro­

zess.

Wir werden umworben mit: Jeder kann Spen­

der sein. Wie ist das mit behandelten Krebs­

kranken, die deshalb nicht mal mehr Blut spenden dürfen? Mit genügend Chemie gegen die Organabstossung und etc. wird wohl auch dieses Problem lösbar sein. Leider massen sich heute viele Menschen an, nachdem ein Organ untauglich geworden ist – egal welcher Ursache – ein Anrecht auf einen Ersatz zu ha­

ben. Das soll Nächstenliebe sein?

Erika Henke-Egli, Kreuzlingen

COURRIER 646

Courrier au BMS

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