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Submitted on 1 Jan 1901
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Contribution à l’étude de la réfraction et de la dispersion
A. de Gramont
To cite this version:
A. de Gramont. Contribution à l’étude de la réfraction et de la dispersion. J. Phys. Theor. Appl.,
1901, 10 (1), pp.97-116. �10.1051/jphystap:019010010009700�. �jpa-00240576�
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CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DE LA RÉFRACTION ET DE LA DISPERSION;
Par M. A. DE GRAMONT.
Je me suis proposé de représenter graphiquement la déviation et la dispersion dans un prisme et d’étudier les propriétés des courbes ainsi obtenues. La question est susceptible d’applications fréquentes
en spectroscopie et dans toute construction d’appareil où figure une
arête réfringente.
J’ai donc construit, pour les radiations considérées, des courbes où les incidences successives, depuis la normale à la face d’entrée du prisme, sont portées en ordonnées, et où les déviations correspon- dantes, comptées à partir de la direction du rayon incident, forment
les abscisses.
Ces coordonnées ont été déterminées concurremment par l’expé-
rience et par le calcul. Après avoir exposé ces deux manières d’obte- nir les mêmes courbes, nous étudierons les propriétés de celles-ci et
les conséquences qui en découlent.
’
DISPOSITIF EXPÉRIMENTAL CT MESURES.
Plusieurs prismes en flint, d’angle voisin de 60", avaient été étu-
diés au point de vue des indices de réfraction et de la variation de
dispersion apparente ohservée sur des échelles de spectroscope pour des incidences diverses. L’un de ces prismes, désigné par n° 3 W,
dont les faces, polies avec le plus grand soin par 1B1. ~~erlein, don-
naient des franges d’interférence absolument droites par réflexion, a
servi à l’établissement des courbes de déviations et à la constatation de la parfaite concordance de l’observation et du calcul.
Les mesures d’indices, d’incidences et de déviations ont été faites
sur un cercle de 28 centimètres de diamètre portant le degré divisé
en trois, avec verniers au vingtième; la minute était donc lue direc-
tement. Le collimateur dont la position déterminait la direction du rayon incident, prise pour origine des mesures, était assujetti à
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une position fixe, au zéro du cercle. Le prisme à étudier était main-
tenu avec de la cire sur la plate-forme de l’appareil, et le centre de
celle-ci passait par l’arête réfringente, rendue verticale, du prisme.
Lors de la détermination des indices, la plate-forme était rendue
indépendante du cercle, et sa rotation complète assurée dans tous
les azimuts.
Pour les mesures d’incidences et de déviations, elle était, au con- traire, solidarisée avec un vernier donnant les positions sur le
cercle.
La lunette d’observation était celle d’un spectroscope ordiriaire et
portait un réticule à fils croisës ; éomme le collimateur, elle reposait
par deux tourillons sur un pivot à fourchette permettant l’établisse- ment, dans le plan d’une section droite du prisme, des axes optiques
de la lunette et du collimateur. Pour ce dernier un trait de repère,
pour la lunette un vernier avec vis de rappel, étaient solidaires des
pivots et lus sur le cercle. Les tirages à crémaillères des mises au
point du collimateur et de la lunette portaient une même division en 1/2 millimètre avec vernier au ~.,~’~?0. L’ensemble du cercle, lesté par
un poids de plomb, reposait sur trois vis calantes, et son horizonta-
lité était vérifiée au niveau.
Indices.
-L’angle réfringent du prisme une fois obtenu par ré-
flexion, on mesurait, pour avoir les indices, les déviations minima.
Celles-ci étaient lues doublement : une première fois, à partir de la
direction du rayon incident, déterminée par visée directe de la fente du collimateur, et une seconde fois en prenant la moitié de l’écart
entre les positions des déviations minima à droite et à gauche, le prisme occupant alors successivement, par la rotation de la plate- forme, deux positions symétriques par rapport à l’axe optique du
collimateur. J’ai pris ainsi une série d’indices répartis dans tout le spectre, en choisissant les raies les plus brillantes ou les plus com-
modément placées du sodium dans la flamme de l’hydrogène en
tube de Plücker, et de différents métaux dans l’étincelle condensée :
aluminium, zinc, argent, étain, plomb.
J’ai préféré ne pas recourir au spectre solaire à cause de la diffi-
cultë d’éviter les méprises et les confusions entre les différentes raies
de Frauenhofer, quand on opère, comme c’était le cas, avec une faible
dispersion. Les indices donnés ici ont permis de construire des
courbes où, les longueurs d’onde étant portées en ordonnées, les
indices correspondants forment les abscisses (flg. i). Les princi-
99
pales raies du spectre électrique du plomb peuvent même suffire à construire une courbe de ce genre en réunissant d’une manière con-
tinue les indices fournis par une substance transparente. On peut
FiG. 1.
ainsi obtenir les valeurs interinédiaii~es des points déterminés par
l’expérience, et obtenir la correspondance avec les raies de Frauen- hofer, généralement choisies pour repères. Le simpl-e aspect de la
courbe permet aussi de constater les erreurs.
100
J’ai inscrit, à côté de celles qui correspondent aux chiffres ci-dessus,
deux autres courbes : l’une concerne le prisme n° ~, qui m’avait anté-
rieurement servi à des études de réglage de dispersion du spectres-
cope ; ses principales constantes sont : i
’
Densité : 3,68.
Indices : C = 1.6188, D = 1.6327, F
=1.6362, G’
-1.6466
h (H~~a
=410,2)
=1.6~32.
l,’autre courbe se rapporte au flint Feil n° 1249, dont les indices
sont donnés dans du Bureau des Longitudes. On voit que l’allure des quatre courbes est sensiblement la même.
I~~czdenc~a et déviations. - Le but à atteindre était de déterminer les déviations des différentes raies pour une série de positions suc-
cessives du rayon incident, par rapport à la normale à là face d’en- trée. Il était donc important d’établir exactement la situation sur le’
cercle lu vernier de l’alidade de la plate - forme porte-prisme, pour
cette incidence normale.
,On faisait usage de la méthode de M. Cornu, pour l’observation,
sous l’incidence normale, des prismes (2) et des réseaux(3) ; on enlevait la (1, ~lilieui des deux raies.
(2) Annales de l’Ecole nonnale supérieicre, 2e série, t. IX.
(3) Etudes szcr les bandes telluriques du spectre solaire (Annales de Chimie et
cle Ph?~si~ue, 6, série, t. VII, p. 48 ; 1886).
101
fente du collimateur, qui, destiné à rester fixe pendant la durée des
mesures, fournissait le rayon incident, et l’on envoyait, à l’aide d’une
glace sans tain, un faisceau de lumière dans l’axe ; l’apparition de points brillants sur l’objectif indiquait la bonne direction du fais-
ceau ; on faisait alors tourner lentement le prisme au moyen de l’ali-
dade, et l’illumination de sa face faisait constater le voisinage très proche de l’incidence normale. La fente étant alors remise en place,
on achevait le réglage en la faisant coïncider avec son image réfléchie
sur la face du prisme, en opérant d’abord avec la fente largement
ouverte, puis en la rétrécissant graduellement et observant, avec
une loupe de foyer convenable, à travers la glace sans tain, qu’il est
commode de fixer sur un support. On vérifie alors la solidarité com-
plète du prisme, de la plate-forme et de l’alidade, dont le vernier donne sur le cercle l’incidence normale cherchée, origine des mesures.
Il est bon de vérifier, au cours de celles-ci, que cette valeur origine
n’a pas subi de changement dû à un choc ou à un ballottement des
pièces de l’appareil. On fait alors varier l’incidence sur le prisme depuis l’incidence normale jusqu’à celle qui donne les premières
déviations observables, c’est-à-dire au-delà de l’incidence limite.
On peut encore commencer par se placer à 90° de la normale,
c’est-à-dire à l’incidence rasante. Celle-ci ne peut être directement
observée; mais à un faible écart angulaire, 21 par exemple, à 88°,
tout le spectre visible est assez lumineux pour permettre les poin-
tés des raies déterminés à l’intersection de la croisée des fils du réticule. On observait ainsi d’abord l’image fine et brillante de la fente du collimateur par visée directe de celle-ci, image dont le pointé donnait la direction du rayon incident, à partir de laquelle
était mesurée la déviation, après réfraction, d’une des raies choisies.
Celle-ci était l’objet d’un second pointé, dont la lecture, retranchée
de la première, donnait cette déviation cherchée. J’ai borné mon
étude à trois raies :
Dans le rouge : la raie Ha de l’hydrogène, C de
Frauenhofer ... X
~656,3 Dans l’orangé : la raie Na~, milieu du doublet du
sodium D, de Frauenhofer... 1 ~ 589,3 Dans l’extrême violet: la raie :~12, la plus refrangible
du doublet de l’aluminium ...
=394,4
Bien entendu, les visées successives de la fente et de la ra i
réfractée étaient effectuées sans toucher à la mise au point.
102
1 C
0
~
s
103 Voici un tableau donnant les valeurs observées et en regard les
nombres calculés de la manière que nous exposerons plus loin.
La concordance entre le calcul et les mesures est complète dans
les limites d’exactitude du dispositif expérimental, c’est-à-dire à une
minute près. Un certain défaut de stabilité dans les pièces de l’appa- reil, un léger ballottement des lunettes sur leurs tourillons ne per- mettaient pas une précision supérieure.
CALCUL DES DÉVIATIONS
Les équations bien connues, dites
«du Prisme », nous permettront d’obtenir facilement les déviations cherchées. Disposées, comme ci- dessous, sur le conseil de 1~1. Cornu, les opérations qu’elles expriment
sont rapidement effectuées par logarithmes.
Soient :
A, l’angle réfringent du prisme;
e, l’angle d’incidence à partir de la normale à la face d’entrée ; e’, l’angle d’émergence à partir de la normale à la face de sortie ;
r et r’, les angles du rayon cheminant à l’intérieur du prisme avec les
normales : r avec celle de la face d’entrée, r’ avec celle de la face de sortie;
D, la déviation cherchée, comptée à partir de la direction du rayon
incident ;
n, l’indice de la radiation considérée.
Prenons pour exemple le prisme n° 3 W (A
=59, ~9’) : l’incidence
e
=45°, et la raie jaune du sodium considérée comme simple
n - ~.. ô~9’7 .
(1) Un résumé de ce qui suit a été publié dans les Comptes l’endus de l’Aca-
démie des Sciences (séance du f2 février 1900: Sui quelques conséquences des
fo~~nules du pî-isme, par 1~Z. A. DE UR~?~70~1T~..
>104
Ces équations se simplifient encore dans certains cas.
Cas particuliers.
-Minimum de déviation Dm; on sait qu’alors
e
=e’, soit e,n, et, par suite,
on a ainsi l’émergence e"t au minimum ; elle serait difficile à déter- miner avec précision par l’observation, sa valeur en ce point variant rapidement pour des changements très faibles de la déviation au voisinage de son minimum.
Incidence rasante, c’est-à-dire pour e
=90°, les expressions (1)
et (4) deviennent, 1. étant alors l’angle limite :
Incidence limite, nous désignerons ainsi celle qui, pour le prisme d’angle et d’indices considérés, correspond à l’émergence rasante.
Pour une incidence plus voisine de la normale, le rayon réfracté à l’intérieur du prisme ne sortirait plus. Les équations (3) et (4) deviennent, r’ étant cette fois l’angle limite :
Comme on le verra dans la suite, les valeurs (4~) et (4y) de D sont égales et forment une limite, un maximum de déviation. On l’obtient successivement à l’incidence rasante et à l’incidence limite qui correspond à l’émergence rasante ; nous le désignerons par Di.
L’affaiblissement considérable de la lumière réfractée dans ces
conditions permet seulement de s’approcher de ce maximum sans
l’atteindre expérimentalement.
105
CONSTRUCTION ET PROPRIÉTÉS DES COURBES DE DEVIA1’ION.
Les valeurs ainsi obtenues par le calcul et l’expérience, pour le
prisme n° 3 ~~V, ont été reportées sur deux axes de coordonnées rec-
tangulaires, à l’échelle de 1 millimètre pour 6’ d’arc, les incidences
en ordonnées de 0 à 90°, et les déviations en abscisses de 0 à t 200. Les
points, déterminés de cette manière et aussi rapprochés qu’on veut,
sont réunis par un trait continu, formant ainsi des courbes, réduites
ici (fig. 2) au 1 l13 environ.
,
Fio. 2.
Pour plus de clarté dans la figure, la courbe de la raie Naa a été supprimée.
En E,.mEI est représentée la courbe de la raie rouge de l’hydro- gène Mot, et en Er~m~Et~ celle de la raie violette extrême de l’alumi- nium A12..
Cas général.
-Considérons une incidence quelconque e. L’équa-
tion (4) est symétrique en e et e’, et, pour une même déviation D, ces valeurs peuvent s’échanger; c’est l’expression du fait expérimental
du retour inverse des rayons. On voit en effet, par suite de cette rever-
sibilité, l’ordonnée correspondant à une déviation donnée D couper
106
la courbe en deux points E et E’, tels que DE et DE’ représenteront
les valeurs réciproques de e et de e’. Les courbes donnent donc aussi les émergences. Nous pouvons, d’autre part, écrire l’équation (4) en
divisant les deux membres par 2 : :
Mais la demi-somme de e et de e’ est l’ordonnée du point milieu
de la corde qui a pour abscisse D ; il en est de même pour toute
autre déviation, telle que D 1. Nous exprimerons donc cette propriété
en disant :
Les points milieux de toutes les cordes parallèles aux ordonnées
sont sur une droite qui est, pour chaque courbe, le diamètre con-
jugué de l’axe des incidences.
Nous l’appellerons
«droite des minima » ; nous allons voir
pourquoi.
Cas du ~z~~M/~. 2013 L’équation (4cx) considérée, pour deux indices différents et, par suite, pour deux courbes successives,
nous donnera :
et
ce que nous pouvons encore exprimer en différentiant l’expres- sion(4~):
l’angle A du prisme étant une constante. On voit que la diffé- rentielle de la déviation minima est le double de celle de l’inci- dence correspondante.
Si, dans les équations (4Õ), nous faisons e - o, nous aurons:
D =-A.
Nous pourrons donc énoncer les propriétés suivantes :
Droite des minima. - 1° Le point de chaque courbe correspon- dant au minimum de déviation est situé sur une droite commune
à toutes ces courbes. Cette
«droite des minima
»n’est autre que le diamètre conjugué de la direction de l’axe des incidences dans le cas général ;
-
2° La droite des minima fait avec l’axe des abscisses-dévia-
107
tions un angle B w
_’26, 33’ 3~’’~~, dont la tangente est égale à un demi;
n
3° Elle rencontre cet axe des déviations en un point, dont l’abs- cisse A est égale à l’angle réfringent du prisme.
Nous trouverons encore facilement les propriétés suivantes : En faisant D == o, nous aurons :
la droite des minima rencontre donc l’axe des ordonnées à une dis- tance de l’origine égale à la moitié de l’angle du prisme.
Elle rencontrera une parallèle à l’axe des abscisses, menée à la
distance e
=90 (incidence ou émergence rasante), au point dont
l’abscisse est ’180
-A; en effet, pour e,,1 = 90°, on a D = 180 - A.
Enfin, le système (43) nous donnant :
nous voyons qu’en comparant deux radiations quelconques la dif-
férence de leurs déviations minima est le double des incidences
correspondantes.
Droite des émergences.
-Si, pour une même incidence e, nous
comparons deux radiations, nous aurons à considérer deux courbes
correspondant chacune à un indice différent. Les intersections de celles-ci avec la
«droite d’incidence », c’est-à-dire celle qui, paral-
lèle à l’axe des abscisses, a pour ordonnée l’incidence choisie, nous
donneront deux déviations D et Dl, dont les émergences respectives
seront e’ et e’ et les relations données par (4) :
ce que nous pouvons représenter encore, par différentiation de l’une de ces équations, et en remarquant que A et ici e sont constants :
ou
donc : pour une même incidence, si l’indice varie, la différentielle de la déviation est égale à la différentielle de l’émergence.
On voit que la droite joignant les points de deux courbes corres-
pondant aux émergences d’une incidence commune a pour tangente
108
l’unité; nous l’appellerons
«droite des émergences », et nous résu-
merons ses propriétés en disant :
1° Pour une même incidence, les points représentatifs d’émer-
gence E et E’ de deux radiations d’indices différents sont, sur une même droite d’émergence, à 45~ des axes de coordonnées ;
2° Les différences des angles d’émergence sont égales aux diffé-
rences des angles de déviation ; les unes pourront être indifférem-
ment substituées aux autres pour la mesure de la dispersion.
Pour une incidence donnée, les rapports de dispersion du spectre
résultant seront représentés par les rapports des longueurs inter- ceptées par les courbes des radiations considérées soit sur la droite
d’incidence, soit sur celles des émergences. La position de cette
dernière sera déterminée comme il suit :
La droite d’incidence menée pour une valeur donnée de e paral-
lèlement à l’axe des abscisses rencontrera celle des émergences correspondantes, sur la droite des minima, ~en un point dont l’abscisse s’obtient en faisant e
=e’ dans l’équation de la droite d’émergence, qui devient:
expression d’un point de la droite des minima, par lequel il suffira donc de tracer une droite à 4~°, qui sera celle des émergences.
Droite des limites.
-L’incidence rasante e
=90° présente un cas particulier où les points représentatifs des incidences, tels que
Er, E1.4 correspondent, sur leurs courbes respectives, à des émergences
limites Ei et El,, au-delà desquelles aucun rayon ne pourra plus
sortir du prisme.
On a ainsi, pour chaque radiation, un maximum de déviation Di
donné deux fois : en premier lieu, par l’incidence rasante, et, en second lieu, par son incidence limite correspondant à l’émergence
rasante.
Les points représentatifs de limites, soit d’émergence, soit d’in- cidence, seront donc situés, pour toutes les courbes, sur une droite
à 45", que nous appellerons « droite des limites », cas limite, en effet,
des droites d’émergence, et au-delà de laquelle, avec le prisme con- sidéré, aucune radiation n’aura plus de point d’émergence.
Suivant la façon dont on la considère, et à cause de la reversi-
bilité des phénomènes, elle a pour équation :
109 1° Dans le cas de l’incidence rasante :
c’est l’émergence limite pour laquelle l’angle de réfraction est
l’angle limite rl:
~° Dans le cas de l’émergence rasante, donnée par l’incidence
limite,
.les incidences plus rapprochées de la normale donneraient la réflexion totale, et, cette fois, c’est l’angle du rayon réfracté dans le
prisme avec la normale de la face de sortie qui est l’angle limite ri :
Di a la même valeur maximum dans les deux expressions (.4~)
et (4y). Si nous prenons l’une ou l’autre de ces formes de l’équation
de la même droite, nous lui reconnaîtrons les propriétés suivantes : 1° Pour e’
=o, son point de rencontre avec l’axe des abscisses
nous est donné et a pour valeur la déviation :
2° Pour e’
=901, elle coupe la droite d’incidence (ou émergence)
rasante en un point dont l’abscisse est :
et, par suite, au même point que la droite des minima, comme nous
l’avons vu plus haut. Bien entendu Di est différent de D’l.
3° Pour D = o, son point d’intersection avec l’axe des ordonnées
a pour valeur l’incidence :
ce point est donc au-dessous de l’axe des x, si, comme dans la pra-
tique habituelle, l’angle du prisme est inférieur à 90°.
J’ajouterai qu’il est facile de démontrer géométriquement que la
droite des minima concourt en un même point avec la droite des
110
limites et la droite d’incidence rasante. En effet, dans les triangles
semblables CE,.EL et CE,., Elt, la droite des mirtima partage les
bases E,.El et E,., Ei,, en parties égales et, par suite, se trouve bien la
médiane de ces triangles. Une démonstration semblable s’appli- querait au fait de la rencontre d’une droite quelconque d’émer-
gence, avec la droite d’incidence correspondante, sur un point de
la droite des minima. Nous avons déjà établi ce fait précédemment
en le déduisant de l’équation (4.) pour e
=e’.
Variation de l’indice.
-La formule bien connue qui donne l’in
dice en fonction de l’angle du prisme et du minimum de dévia- tion D"r :
peut, en vertu de l’expression ~~a), prendre la forme :
qui fournit la valeur de l’émergence au minimum de déviation et la condition :
°