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Le rétablissement

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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L’Organisation Mondiale de la Santé éclaire et fortifie le concept de santé dans sa définition : un état de complet bien-être physique, mental et social, ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

Les troubles psychiques et leurs saisissantes conséquences – difficultés d’insertion, précarité professionnelle, isole- ment, citoyenneté bafouée, stigmatisation – intéressent alors directement la santé et questionnent ses acteurs.

Le travail en réhabilitation psychosociale prend alors tout son sens et devient l’un des piliers de la prise en charge actuelle des troubles psychiques. Vers le rétablissement.

Comment ces concepts – réadaptation, réhabilitation, rétablissement – se questionnent et se répondent ? Quels changements pour les usagers ? Pour les professionnels ? Quels engagements de part et d’autre ? Quels outils ? Quels dispositifs ? Quels nouveaux métiers à inventer ? Quels enjeux sociétaux et politiques voit-on alors émerger ? C’est bien de tout cela qu’il nous faut échanger. Sur le chemin du rétablissement, ne cessons pas de nous questionner.

« Une santé mentale suffisamment bonne, c’est la capacité de vivre et de souffrir dans un environnement donné et transformable, de rester en lien avec soi-même et de vivre avec autrui, sans destructivité, mais non sans révolte. »

Jean Furtos

P résentation

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8h - 8h30 : Accueil des participants

8h30 - 9h00 : Allocution d’ouverture avec Christophe Lançon

Modérateur de la matinée : Jean-Yves Giordana, chef de pôle de psychiatrie, CHS Nice

9h - 10h : Marianne Farkas « Recovery (Rétablissement) and Empowerment (Pouvoir d’agir) Que signifient ces mots exactement? Quelle est leur portée? »

10h - 11h : Guy Deleu « Soutien à l’Emploi et Rétablissement»

...11 h - 11h30 : Pause café ...

11h30 - 12h30 : Tim Greacen « Le rétablissement : expériences européennes » ...12h30 - 14h00 : Déjeuner (Libre)...

Modérateur de l’après-midi : Roland Canta, ARS PACA

14h - 14h45 : Nicolas Franck « Remédiation cognitive et rétablissement » 14h45 - 15h30 : Vincent Girard & Steve Bui « Premières analyses de l’utilisation d’une échelle de mesure de fidélité au modèle du rétablissement, le RSA, dans un programme expérimental Français : MARSS (Mouvement et Action pour le Rétablissement Sanitaire et Social). »

15h30 - 16H15 : Christian Laval « Trajectoire de rétablissent et récit d ‘épreuves » ...16h15 - 16h45 : Pause...

16h45 - 17h30 : Yves Bancelin & Saïd Mezamigni «Médiateur de santé pair : 1ère promo !»

17h30 - 18h15 : Claude Finkelstein « Rétablissement ? Empowerment ? Quels mots pour nommer ce «vivre avec» ?

Jeudi 10 Octobre

Programme

8h30 - 9h : Accueil des participants

Modérateur de la matinée : Pierre-Michel Llorca, chef de service de psychiatrie, CHU Clermont-Ferrand

9h - 9h45 : Elisabeth Giraud Baro «Une équipe mobile de Réhabilitation Psychosociale»

9h45 - 10h30 : Yann Hodé « La santé somatique : un enjeu prioritaire insuffisamment pris en compte dans la réhabilitation. »

...10h30 - 11h : Pause café ...

11h - 11h45 : Nadine Bazin« ToMRemed : un outil de remédiation cognitive de la Théorie de l’Esprit pour les patients atteint de schizophrénie. »

11h45 – 12h30 : Yann Derobert & Vincent Demassiet (REV France) « De la

« schizophrénie » à l’« entente de voix » : Rétablissement dans la psychose...

Rétablissement pour tou-te-s ! »

...12h30 - 14h00 : Déjeuner (Libre)...

Modérateur de l’après-midi : Dolores Torres, PH, CHS Edouard Toulouse, Marseille

14h - 14h45 : Jean-Luc Roelandt «Les conseils locaux de sante mentale en France, outil de décloisonnement au service des usagers et des territoires: état des lieux et recommandations pour leur diffusion »

14h45 - 15h30 : Martial Van Der Linden « La contribution de la revalidation cognitive dans le processus de rétablissement : pour une approche intégrative »

15h30 - 16H15 :Denis Leguay « Des « Centres Ressources » pour une entrée précoce dans le parcours de rétablissement »

...16h15 - 16h45 : Pause...

16h45 - 17h45 : Sabrina Bardy, Stéphane Poissonnier & Dominique Mouron « Promouvoir le rétablissement pour des personnes souffrant d’un trouble du spectre de la schizophrénie, l’expérience Lausannoise»

17h45 - 18h : Allocution de fermeture avec Christophe Lançon

Vendredi 11 Octobre

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r ésumés

des i nterventions

Marianne FARKAS

Professeur de psychiatrie, Sargent College of Health and Rehabilitation Sciences, Université de Boston.

Jeudi 10/10 – 9h à 10h

« Recovery (Rétablissement) and Empowerment (Pouvoir d’agir) Que signifient ces mots exactement? Quelle est leur portée? ».

« Recovery », « empowerment », ces deux concepts importés des mouvements anglo-saxons, sont paradigmatiques de la réhabilitation. Que signifient-ils exactement ? Quelles sont leur histoire, et leur portée ? Quelles sont les données qui leur donnent une crédibilité ? Comment peut-on les promouvoir, et les mettre en pratique ? Quels changements induisent-ils, chez les professionnels, comme chez les personnes souffrant de troubles psychiques de longue durée ?

Tim GREACEN

Directeur du laboratoire de recherche de l’Etablissement public de santé Maison Blanche, Paris.

Jeudi 10/10 – 11h30 à 12h30

« Le rétablissement : expériences européennes »

La présentation décrira les approches basées sur le rétablissement sur trois sites européens : d’abord à Birmingham au Royaume-Uni, avec une approche individuelle basée sur le développement de plans d’action de rétablissement et de bien-être (WellnessRecovery Action Planning - WRAP), à partir des travaux de Mary Ellen Copeland aux USA. Ensuite, à l’Institut Trimbos aux Pays-Bas, le programme TREE (TowardsRecovery, Empowerment and Experiential Expertise : vers le rétablissement, l’empowerment et l’expertise d’expérience), une approche dirigée par les usagers eux-mêmes et qui propose des méthodes d’entraide dans le développement de leurs propres projets de rétablissement. Enfin, à Maison Blanche à Paris, le projet EMILIA a créé et expérimente des formations sur l’empowerment, l’expertise expérientielle et le rétablissement en psychiatrie : ‘Construire sur ses forces’ et ‘Construire son projet personnel, professionnel et de santé’. L’intervention montrera comment la personne en voie de rétablissement s’appuie sur ses acquis, sur ses expériences, y compris celles de la maladie et des soins, pour ensuite acquérir de nouvelles connaissances, de nouvelles compétences. Une nouvelle identité apparaît, certes profondément influencée par l’expérience de la maladie, mais qui l’a intégrée, qui passe à autre chose, qui dépasse le rôle de ‘patient’ que lui attribue si souvent le service psychiatrique traditionnel.

Nicolas FRANCK

Psychiatre, responsable du Service Universitaire de Réhabilitation, CH Vinatier, Lyon.

Jeudi 10/10 – 14h à 14h45

« Remédiation cognitive et rétablissement »

La remédiation cognitive apparait ces dernières années comme un outil de soin particulièrement pertinent, notamment dans la prise en charge de la schizophrénie. Elle permet, sur la base d’un bilan cognitif préalable, de cibler les déficits cognitifs (déficits neurocognitifs, de cognition sociale, de métacognition) fréquemment associés à cette pathologie et de diminuer le handicap fonctionnel qu’ils déterminent.

Les principes de cette approche, ainsi que les principaux programmes disponibles en France, seront évoqués. L’intérêt de cette approche (illustration d’une possibilité d’application concrète de travaux de recherche fondamentale, approche thérapeutique accessible à de nombreux professionnels du soin et pragmatisme) mais, également, ses limites (ne remplace pas la psychothérapie et la médication ; nécessité de situer la remédiation cognitive et le soin à tonalité fonctionnelle dans la perspective du sujet) seront développés.

Guy DELEU

Psychiatre, Chef de Service Associé, CHU de Charleroi, Belgique.

Jeudi 10/10 - 10h à 11h

« Soutien à l’Emploi et Rétablissement»

Le Soutien à l’Emploi (Supported Employment), et plus particulièrement le modèle IPS du Soutien à l’Emploi est un service qui devrait être disponible pour les personnes avec une incapacité psychiatrique sévère qui souhaitent se réinsérer dans le monde du travail. Cette pratique du Soutien à l’Emploi donne de meilleurs résultats en terme d’accès et de maintien dans un emploi compétitif que les approches traditionnelles de réadaptation professionnelle en psychiatrie. Les aspects développement et résultats, aux USA et en Europe, en seront abordés. Les liens étroits entre le modèle IPS du Soutien à l’Emploi et l’approche de l’Université de Boston du Soutien à l’Emploi seront également abordés. Mais aussi les différences : l’approche de Boston, une approche basée sur le processus et sur les valeurs qui soutiennent le rétablissement, et le modèle IPS du Soutien à l’Emploi, un modèle basé sur les preuves et orienté vers le rétablissement : deux sources d’inspiration complémentaires pour de meilleurs services aux personnes avec une incapacité psychiatrique sévère.

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Vincent GIRARD & Steve BUI

Psychiatres, Equipe de rue de santé communautaire MARSS, CHU Marseille.

Jeudi 10/10 – 14h45 à 15h30

Premières analyses de l’utilisation d’une échelle de mesure de fidélité au modèle du rétablissement, le RSA, dans un programme expérimental Français : MARSS (Mouvement et Action pour le Rétablissement Sanitaire et Social).

Les « soins orientés autour du rétablissement » proposent une façon de penser le soin peu connue en France. Il est proche la fois du modèle bio-psycho-social, et de la réhabilitation psychosociale.

La différence avec le modèle bio-psycho-social est le rôle central de la personne comme actrice de son processus de rétablissement. Concernant la différence avec la réhabilitation psycosociale, elle est beaucoup plus ténue. L’accent mis sur la formalisation du savoir expérientiel d’une part, via notamment la professionnalisation des travailleurs pairs, et la prise en compte de la dimension politique des problèmes que rencontrent les personnes vivant avec un trouble psychiatrique sévère en sont deux différences notables. A Marseille, le programme « MARSS » s’efforce d’appliquer au quotidien ce modèle du soin, mais en essayant de l’adapter à une population « long term homeless ». Elle a donc notamment développé un modèle d’accès au chez soi particulier.

Nous présenterons les premiers résultats d’une analyse de mesure de fidélité au modèle de « soins orienté autour du rétablissement » avec l’échelle RSA (Recovery Self Assement), qui a été passé à 20 professionnels et 11 patients entre février et mars 2013. Cette analyse nous a permis d’aborder la perception qu’ont les soignants et les patients de MARSS concernant l’application des principes du rétablissement dans ce programme. Les retours faits par l’équipe auront pour objectif de proposer un feed-back à la fois aux professionnels mais aussi aux usagers.

Christian LAVAL

Docteur en sociologie, Laboratoire de santé public, Marseille.

Chercheur associé au centre Max Weber, Lyon.

Jeudi 10/10 – 15h30 à 16h15

Trajectoires de rétablissement et récit d’épreuves.

Une démarche qualitative dans le champ de la santé mentale ne participe pas d’un régime de preuve mais d’épreuves partagées. Dans cette optique, cette communication se centrera sur la reconnaissance des savoirs et des épreuves traversées par les personnes dites «incluses»

dans le contexte singulier d’un programme de «chez soi d’abord» se recommandant d’une philosophie du rétablissement. Notre méthode consistera à ordonner différents types d épreuves indexées ou non par les acteurs eux mêmes à une visée de rétablissement entendue, ici, non comme un modèle à réaliser mais comme un agir toujours inachevé.

Yves BANCELIN & Saïd MEZAMIGNI

Médiateurs de santé pairs, CHU Marseille.

Jeudi 10/10 – 16h45 à 17h30

Médiateur de santé pair : 1ère promo !

Dans une première partie, nous aborderons rapidement les évènements qui ont jalonné la mise en place du programme MDSP en France. Nous en profiterons pour mettre en lumière les actuelles représentations sociales des troubles psychiques ainsi que les facteurs environnementaux favorisant le développement des pathologies mentales.

Dans une seconde partie, en nous appuyant sur notre propre expérience de la maladie et en nous référant à notre pratique de la médiation en santé mentale, nous échangerons sur les notions de « normalité », de « différence », de discrimination… mais aussi sur celle d’intégration.

Enfin, nous évoquerons l’importance que nous accordons à la rencontre et à l’échange, dans le cadre des accompagnements dans le soin.

Pour finir, nous laisserons une place aux échanges en tâchant de répondre au mieux à vos questions, qui pourront aussi bien concerner nos pratiques professionnelles, que nos positions personnelles face à la maladie.

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Elisabeth GIRAUD-BARO

Psychiatre, Chef de pôle, CH Alpes-Isère.

Vendredi 11/10 – 9h à 9h45

Une équipe mobile de Réhabilitation Psychosociale

Le développement d’interventions de réhabilitation psychosociale de plus en plus personnalisées et au plus près de l’environnement des personnes est à la base de ce concept d’équipe mobile. D’abord conçue pour répondre à des besoins au domicile ,l’équipe mobile s’est constituée comme une équipe d’intervention écologique, émanation de l’hopital de jour de réhabilitation où sont réalisé le bilan d’évaluation fonctionnelle, les groupes d’éducation thérapeutique , d’entrainement et de remédiation.

Elle s’étend maintenant aux interventions de soutien professionnel dans un travail partenarial au sein du réseau RéHPsy (réseau handicap psychique).

Les interventions visent à soutenir les habiletés de vie quotidienne, sociales et professionnelles en situation de réalité quotidienne. Une mission de référence ayant été confiée au centre de réhabilitation, l’équipe mobile va assurer une prestation nouvelle auprès des professionnels de la psychiatrie générale de secteur : sensibiliser et former aux techniques de réhabilitation et proposer des pratiques partagées.

Yann HODé

Psychiatre, CH Rouffach.

Vendredi 11/10 – 9h45 à 10h30

La santé somatique : un enjeu prioritaire insuffisamment pris en compte dans la réhabilitation.

Les patients ayant des troubles psychiatriques graves ont une espérance de vie réduite de près d’un quart de siècle, le poids des troubles somatiques étant très significatif dans cette surmortalité. Des comportements peu protecteurs pour la santé et l’insuffisance de la prise en charge somatique contribuent largement à cette surmortalité. Ainsi les patients cumulent des facteurs de risques qui se multiplient : tabagisme, sédentarité, habitudes alimentaires néfastes pour la santé. De plus, ils ont peu de suivi somatique, et n’ont pas toujours une rigueur suffisante pour ce suivi et la prise de leur traitement. Mieux aider les patients c’est avoir une offre proactive et adaptée qui prend en compte leurs difficultés : déficits cognitifs, manque d’insight et déficits motivationnels. Contrairement à un fatalisme encore trop répandues, des expériences se multiplient montrant qu’on peut aider efficacement les patients à réduire leur tabagisme, à être moins sédentaire, à modifier leurs habitudes alimentaires et à avoir un suivi somatique régulier. Le développement de ces pratiques suppose qu’elles soient systématiquement évaluées en terme d’efficacité. Ces évaluations garantissent la qualité des pratiques, permettent leur progrès et contribuent à augmenter la confiance tant des équipes soignantes que des patients dans leur intérêt. La formation des différents professionnels du champ médical et social ainsi que la formation de l’entourage familial des patients sur l’importance et les conséquences des problèmes somatiques, la possibilité d’agir efficacement et les stratégies à adopter sont un autre axe nécessaire pour que l’ensemble des acteurs contribuent efficacement à augmenter l’espérance de vie et la qualité de vie des malades. Enfin, il est nécessaire que des aides financières spécifiques soient proposées aux patients pour que leurs faibles ressources ne soient pas un obstacle à l’accès au soins, (par exemple la prise en charge de leurs transports, de leurs substituts nicotiniques, ou l’accès à la pratique d’activités physiques).

Claude FINKELSTEIN

Présidente FNAPSY.

Jeudi 10/10 – 17h30 à 18h15

Rétablissement ? Empowerment ? Quels mots pour nommer ce

«vivre avec » ?

Subir une maladie mentale, souvent de manière brutale, est une épreuve difficile et entraine de nombreux problèmes de maintien d’une vie sociale.

Un vrai travail doit être entrepris, dès la chute, pour maintenir ce lien. Une réflexion et une éducation au «vivre avec» avec l’aide, si possible, de leurs pairs, permettent à ces personnes touchées de comprendre, d’accepter cette maladie, et à reprendre leur vie en main.

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Vincent DEMASSIET & Yann DEROBERT

Réseau français sur l’entente de voix (REV France).

Vendredi 11/10 – 11h45 à 12h30

De la « schizophrénie » à l’« entente de voix » : Rétablissement dans la psychose... Rétablissement pour tou-te-s !

La confrontation à des phénomènes inhabituels qu’on ne peut pas expliquer simplement dans les cadres de pensées ordinaires nous pousse vers nos limites. Il est alors tentant de se raccrocher à des modèles de compréhension mis à notre disposition. Malheureusement, dans le cas de l’entente de voix, force est de constater que les modèles proposés dans nos sociétés occidentales ne sont pas précisément facteurs ni de développement personnel (à un niveau individuel), ni d’intégration sociale (à un niveau collectif). Ainsi, le modèle médical dominant de la « maladie mentale chronique grave » (telle que la « schizophrénie ») démunit l’ensemble des acteurs en présence : proches devant s’en remettre aux médecins,

« usagers » devant s’en remettre aux médicaments et professionnels eux- mêmes devant s’en remettre à un savoir presqu’exclusivement théorique.

Le mouvement international sur l’entente de voix propose à chaque personne concernée de se réapproprier son expérience et, à partir de là, de retrouver capacité d’action et perspectives de développement et d’interaction. Représenté par un réseau international de réseaux nationaux de groupes d’entendeurs de voix (dont le REV France), le mouvement sur l’entente de voix s’est engagé depuis 25 ans dans une re-conceptualisation en action des expériences dites psychotiques, mouvement au sein duquel chaque personne est invitée non pas à gravir des échelons de connaissances abstraites qui lui ferait accéder à un point de vue sur l’autre mais plutôt à cheminer, avec l’autre, vers soi-même, tout simplement.

Nadine BAZIN

Psychiatre, CH Versailles.

Vendredi 11/10 – 11h à 11h45

« ToMRemed : un outil de remédiation cognitive de la Théorie de l’Esprit pour les patients atteint de schizophrénie »

ToMRemed est une technique de remédiation cognitive mise au point par l’équipe de Versailles pour les patients atteints de schizophrénie, qui a pour cible cognitive, les capacités en Théorie de l’Esprit (Theory of Mind ToM), et plus particulièrement les capacités à attribuer des intentions à autrui et les capacités à traiter les informations contextuelles pertinentes pour attribuer ces intentions. Ces fonctions cognitives sont tout particuliè- rement altérées chez les patients présentant une schizophrénie.

Cette technique de remédiation cognitive dont la pratique nécessite une formation préalable des soignants, est formalisée : 12 séances en groupe, 2 types de supports (des extraits vidéo et des expériences de vie rapportées par les patients), une procédure d’analyse et est assortie d’un outil d’évaluation des capacités cognitives ciblées par la technique : la LIS (Lecture Intentionnelle en Situation).

A ce jour, plus de 25 équipes ont été formées en France à cette technique de soin. Les retombées cliniques de l’utilisation de cet outil de soin innovant par plusieurs équipes seront présentées, en termes de faisabilité, d’acceptabilité et d’efficacité.

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Denis LEGUAY

Psychiatre, CH Angers.

Vendredi 11/10 – 15h30 à 16h15

Des « Centres Ressources » pour une entrée précoce dans un parcours de rétablissement.

Les spécialistes de la réhabilitation en psychiatrie prônent des « pratiques orientées vers le rétablissement ». C’est dire que le rétablissement n’est pas seulement l’affaire de l’usager, mais celle de l’environnement que les professionnels vont s’efforcer d’aménager autour de lui. Comment favoriser le rétablissement ? Quels dispositifs, quelles procédures, quels parcours recommander ?

Le « Centre Ressources Handicap Psychique » des pays de la Loire, en cours de développement, sera présenté dans son architecture et ses fonctionnalités. Sa raison d’être est de raccourcir les délais d’entrée dans le parcours de soins et d’accompagnement médico-social, lorsque c’est indiqué. Son intérêt dans le dépistage précoce, la fluidité, la pertinence et la globalité de la prise en charge, ainsi que sa vertu déstigmatisante seront discutés.

Jean-Luc ROELANDT

Psychiatre, Directeur du Centre Collaborateur de l’OMS pour la recherche et la formation en santé mentale, Lille.

Vendredi 11/10 – 14h à 14h45

Les conseils locaux de sante mentale en France, outil de décloisonnement au service des usagers et des territoires: état des lieux et recommandations pour leur diffusion.

La complexité des troubles psychiques, de leur retentissement et le passage d’une logique hospitalière à une logique territoriale nécessitent une coordination des actions locales entre les différents acteurs concernés par l’accès aux soins, l’insertion sociale et la citoyenneté (sanitaire, social, éducatif, logement, insertion professionnelle, judiciaire, culturel, sportif).

Aucun acteur seul ne peut prendre en charge toutes les dimensions de la santé mentale et c’est la coopération de l’ensemble des acteurs d’un territoire local qui pourra améliorer la prévention des troubles psychiques dans la population. La santé mentale est complexe et présente des problématiques à dimensions multiples.

Le conseil local de santé mentale (CLSM), lieu de concertation et de coordination entre les élus locaux d’un territoire, la psychiatrie publique, les usagers et les aidants, constitue une réponse efficace pour la mise en œuvre concrète d’actions de prévention.

Malgré un cadre règlementaire uniquement incitatif, 65 CLSM sont déjà opérationnels en France (ce qui correspond à plus de 150 villes) et plus de 50 sont en projet. Face à ces CLSM dont chacun a défini son propre fonctionnement, le CCOMS, à la demande des acteurs de terrain, de l’ACSE et de la DGS a rédigé des recommandations souples pour leur mise en place.

Martial VAN DER LINDEN

Professeur de psychologie, Universités de Genève et de Liège.

Vendredi 11/10 – 14h45 à 15h30

La contribution de la revalidation cognitive dans le processus de rétablissement: pour une approche intégrative.

L’approche du rétablissement (ou de la réappropriation de soi) conduit à élargir le regard que l’on porte sur la personne, en mettant l’accent, tant au plan de l’évaluation que de l’intervention, sur le sens qu’elle donne à sa vie et à ses activités, sur son sentiment de bien-être, sur son pouvoir d’agir et son sentiment de contrôle, sur son sentiment d’identité, sur ses relations familiales et sociales, sa place dans la société, ainsi que sur la stigmatisation dont elle fait l’objet. Nous montrerons en quoi cette approche s’inscrit bien dans une approche plurielle, intégrative et individualisée de l’intervention psychosociale auprès de personnes présentant des problèmes psychopathologiques (Larøi & Van der Linden, 2013). La place de la revalidation cognitive dans ce processus de rétablissement sera discutée et illustrée : une revalidation cognitive focalisée sur des objectifs concrets de la vie quotidienne, guidée au maximum par le respect de l’autodétermination et évitant une approche normative de la qualité de vie et du bien-être.

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Sabrina BARDY¹, Stéphane POISSONIER² & Dominique MOURON³

Psychologue¹, infirmier chef², infirmier TCC³, CHU Vaudois, Lausanne.

Vendredi 11/10 – 16h45 à 17h45

Promouvoir le rétablissement pour des personnes souffrant d’un trouble du spectre de la schizophrénie, l’expérience lausannoise.

L’objectif de cette présentation est d’offrir d’abord une vue générale sur l’offre en soin du département de psychiatrie du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (Unité de Réhabilitation et Section Minkowski) pour les patients souffrant de symptômes du spectre de la schizophrénie. Une présentation plus détaillée de quelques outils thérapeutiques spécifiques sera ensuite proposée. Parmi l’offre thérapeutique seront évoqués : un groupe psycho-éducatif, le groupe « se rétablir », qui aborde différents thèmes comme les stratégies du rétablissement, les faits concrets établis sur la schizophrénie, le modèle de vulnérabilité-stress, la réduction des risques de rechute, l’utilisation efficace de la médication, ou encore la question de la construction du soutien social. Lors de cette intervention sera également évoquée l’utilisation de méthodes thérapeutiques comme la pleine conscience pour faire face auxa symptômes psychotiques persistants. La perspective de la réinsertion professionnelle sera ensuite décrite par le biais du programme RESSORT (RESeau de Soutien et d’ORientation vers le Travail), un programme d’accompagnement individualisé pour des personnes entravées dans leur formation ou leur parcours professionnel par les manifestations d’un trouble psychique, comme la schizophrénie, et qui souhaitent reprendre un emploi ou une formation. Ces activités thérapeutiques seront également illustrées par des exemples cliniques du parcours individuel de personnes souffrant de psychoses en route sur chemin du rétablissement.

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Formation continue 350 €

Hors formation continue (prix public) 100 €

Etudiants 50 €

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Mode de paiement : Chèque à l’ordre de l’Association Solidarité-Réhabilitation Joindre un justificatif (carte étudiant) si nécessaire

A renvoyer à : Association Solidarité-Réhabilitation, 7 rue Esquiros 13010 Marseille

Email : [email protected] Site : http://solidarite-rehabilitation.org/

Tél : 04.91.22.83.53

N° Formation : 93131116213

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RENSEIGNEMENTS/CONTACTS :

Association Solidarité-Réhabilitation

Présidée par le Pr Lançon, chef de service de psychiatrie (AP-HM - Hôpitaux Sud ) Email : [email protected]

Site internet : http://solidarite-rehabilitation.org Tél : 04 91 22 83 53

Par courrier : 7 rue Esquiros 13010 Marseille Comité d’organisation

Perrine Curvale

Psychologue (AP-HM – Pôle Psychiatrie Centre – Service du Dr Samuelian) Email : [email protected]

Violette Vanoye

Psychologue (AP-HM – Hôpitaux Sud – Service du Pr Lançon) Email : [email protected]

Au Grand Amphi du CHU La Timone / 264 Rue Saint-Pierre

13005 Marseille - Métro La Timone

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