Epreuve de Mathématiques A Durée 4 h
Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, d’une part il le signale au chef de salle, d’autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
L’usage de calculatrices est interdit.
AVERTISSEMENT
La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies. En particulier, les résultats non justifiés ne seront pas pris en compte. Les candidats sont invités à encadrer les résultats de leurs calculs.
CONSIGNES :
- Composer lisiblement sur les copies avec un stylo à bille à encre foncée : bleue ou noire.
- L’usage de stylo à friction, stylo plume, stylo feutre, liquide de correction et dérouleur de
ruban correcteur est interdit.
- Remplir sur chaque copie en MAJUSCULES toutes vos informations d’identification :
nom, prénom, numéro inscription, date de naissance, le libellé du concours, le libellé de l’épreuve et la session.
- Une feuille dont l’entête n’a pas été intégralement renseignée, ne sera pas prise en
compte.
- Il est interdit aux candidats de signer leur composition ou d’y mettre un signe quelconque
pouvant indiquer sa provenance
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Probabilités
On étudie le processus de fonctionnement d'un appareil utilisé chaque jour dans une usine et susceptible de subir des pannes accidentelles. On fait les hypothèses suivantes :
Le comportement de l'appareil au journ+ 1ne dépend que de son état au journet pas des jours précédents.
Si l'appareil fonctionne le journ,il a une probabilitéαd'être en panne le journ+ 1.
Si l'appareil est en panne au jour n,il a une probabilité β d'être réparé et de fonc- tionner le journ+ 1.
On a0< α <1 etβ >0.
Formellement,si l'on appelleXn la variable aléatoire qui vaut 1 si l'appareil fonctionne le journ et 0 si l'appareil est en panne au journ,on a
P(Xn+1= 0|Xn= 1) =α, P(Xn+1= 1|Xn= 0) =β.
1. On notepn=P(Xn= 1).
(a) Calculerp2 en fonction dep1.
(b) Plus généralement,montrer que,pour tout n≥1, pn+1=β+ (1−α−β)pn. (c) En déduire une expression depnen fonction de p1. (d) Calculer lim
n→+∞pn.
2. On suppose dans cette question quep1= α+ββ . (a) Calculer la loi de X2.
(b) Calculer la loi du couple(X1, X2).
(c) Calculer l'espérance et la variance de X1 et deX2. (d) Calculer la covariance entreX1 etX2.
(e) Les variables X1 etX2 sont-elles indépendantes,?
3. On suppose maintenant que l'appareil est en fonctionnement le premier jour. On note N le numéro du jour où cet appareil tombe en panne pour la première fois.
Montrer que N−1suit une loi géométrique dont on précisera le paramètre.
4. On considèreY1etY2deux variables aléatoires indépendantes de même loi géométrique de paramètre p.
(a) Quelle est la fonction génératrice de Y1? (b) En déduire la fonction génératrice deY1+Y2.
(c) On pose Z = min(Y1, Y2). Calculer la fonction de répartition deZ. En déduire sa loi.
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Probabilités
On étudie le processus de fonctionnement d'un appareil utilisé chaque jour dans une usine et susceptible de subir des pannes accidentelles. On fait les hypothèses suivantes :
Le comportement de l'appareil au journ+ 1ne dépend que de son état au jour net pas des jours précédents.
Si l'appareil fonctionne le journ,il a une probabilitéαd'être en panne le jour n+ 1.
Si l'appareil est en panne au jour n,il a une probabilité β d'être réparé et de fonc- tionner le journ+ 1.
On a0< α <1 etβ >0.
Formellement,si l'on appelleXnla variable aléatoire qui vaut 1 si l'appareil fonctionne le journ et 0 si l'appareil est en panne au journ,on a
P(Xn+1= 0|Xn= 1) =α, P(Xn+1= 1|Xn= 0) =β.
1. On note pn=P(Xn= 1).
(a) Calculerp2 en fonction dep1.
(b) Plus généralement,montrer que,pour tout n≥1, pn+1=β+ (1−α−β)pn. (c) En déduire une expression depn en fonction dep1. (d) Calculer lim
n→+∞pn.
2. On suppose dans cette question quep1= α+ββ . (a) Calculer la loi de X2.
(b) Calculer la loi du couple(X1, X2).
(c) Calculer l'espérance et la variance de X1 et de X2. (d) Calculer la covariance entreX1 etX2.
(e) Les variables X1 etX2 sont-elles indépendantes,?
3. On suppose maintenant que l'appareil est en fonctionnement le premier jour. On note N le numéro du jour où cet appareil tombe en panne pour la première fois.
Montrer que N−1suit une loi géométrique dont on précisera le paramètre.
4. On considèreY1etY2deux variables aléatoires indépendantes de même loi géométrique de paramètre p.
(a) Quelle est la fonction génératrice de Y1? (b) En déduire la fonction génératrice deY1+Y2.
(c) On pose Z = min(Y1, Y2). Calculer la fonction de répartition deZ. En déduire sa loi.
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(d) On pose T = max(Y1, Y2). Calculer la loi de T.
5. L'usine est équipée de deux appareils dont on suppose les comportements indépen- dants l'un de l'autre. On suppose que les deux appareils sont en fonctionnement le premier jour. Au bout de combien de jours en moyenne se produira la première panne ?
Algèbre linéaire
On se place dans l'espace euclidien Rd (d ≥ 2) muni du produit scalaire usuel noté x, y entre les vecteursx ety. Le vecteur nul de Rdsera noté 0.
Dans tout le problème,siV est un sous-espace vectoriel deRd,on noteV∗ l'ensemble V \ {0}.
Si f est un endomorphisme de Rd,pour tout entier n ≥ 1,on note fn la composée n-fois de l'application f:
fn=f◦f· · · ◦f
n f ois
.
SiAest une matrice de taille n×p,on noteAT sa transposée.
Partie I 1. On considère la matrice B suivante :
B =
1 −3 −1
−3 3 −3
−1 −3 1
et on note g l'endomorphisme deR3 canoniquement associé àB.
(a) Justier l'existence d'une base orthonormée deR3 dans laquelle la matrice deg est diagonale.
(b) Déterminer une telle base en rangeant les valeurs propres par ordre croissant.
Dans la suite de cette partie, (e1, e2, e3) désignera cette base.
(c) Soit x = 3 i=1
xiei. Exprimer en fonction de x1, x2, x3 les quantités x, x, g(x), xpuis gn(x), x pour tout entiern≥1.
Dans la suite de cette partie,on notera vn(x) = gn(x), x pour tout entier n≥1et tout vecteur x∈R3.
(d) Montrer que,pour tout x = 0,la suite (vn(x))n≥1 est non nulle à partir d'un certain rang.
(e) Calculer,pour tout x∈R3 tel que x3 = 0, lim
n→+∞
vn(x) vn−1(x) 2. On considère maintenant la matrice C suivante :
C =
1 −2 −2
−2 1 −2
−2 −2 1
eth l'endomorphisme deR3 canoniquement associé àC.
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(a) Démontrer queCest diagonalisable dans la même base orthonormée(e1, e2, e3). (b) Pour tout entiern≥1et tout x∈R3,on posewn(x) =hn(x), x. Calculer les
limites suivantes
n→lim+∞
wn(e1)
wn−1(e1), lim
n→+∞
wn(e2)
wn−1(e2), lim
n→+∞
wn(e3) wn−1(e3)·
(c) Déterminer l'ensembleDdes vecteursxdeR3 pour lesquels la suite(wn(x))n≥1 est non nulle à partir d'un certain rang.
(d) Déterminer un vecteur x0 ∈D pour lequel la suite
wn(x0) wn−1(x0)
n≥1 ne converge pas.
(e) Calculer lim
n→+∞
wn(x)
wn−2(x) pour toutx∈D. Partie II
Soit A = (aij)1≤i,j≤d une matrice symétrique réelle d'ordre d et f l'endomorphisme de Rd canoniquement associé à A. On note λ1, . . . , λd les valeurs propres (comptées avec leur ordre de multiplicité) de A et on note (e1, . . . , ed) une base orthonormée de vecteurs propres associés.
On suppose maintenant que les valeurs propres sont rangées dans l'ordre des valeurs absolues croissantes
|λ1| ≤ |λ2| ≤ · · · ≤ |λd|.
Pour tout entier n ≥ 1 et tout x ∈ Rd,on note un(x) = fn(x), x et on note D l'ensemble desx∈Rdpour lesquels la suite(un(x))n≥1 est non nulle à partir d'un certain rang.
1. On suppose que |λd−1|<|λd|. Montrer que,pour toutx∈Rd tel que x, ed = 0,
n→+∞lim
un(x)
un−1(x) =λd. 2. On suppose maintenant que
|λk|<|λd|etλk+1=· · ·=λd (1) pour un certaink < d. Montrer que la limite précédente est encore valable pour tout x tel que x, ed = 0.
3. On suppose maintenant que λd−1 = −λd = 0. Montrer que l'on peut trouver un x∈Dtel que la suite (un(x)/un−1(x))n≥1 ne converge pas.
Partie III
SoitAune matrice symétrique réelle d'ordred,non nulle,etf l'endomorphisme deRd canoniquement associé à A. On note λ1, . . . , λd les valeurs propres (comptées avec leur ordre de multiplicité) de A que l'on suppose rangées par ordre croissant:
λ1 ≤λ2≤ · · · ≤λd,
et on note (e1, . . . , ed) une base orthonormée de vecteurs propres associés.
Pour tout1≤k≤d,on note
Ek=V ect(e1, . . . , ek) etFk =V ect(ek, . . . , ed).
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(a) Démontrer queCest diagonalisable dans la même base orthonormée(e1, e2, e3). (b) Pour tout entiern≥1et tout x∈R3,on posewn(x) =hn(x), x. Calculer les
limites suivantes
n→lim+∞
wn(e1)
wn−1(e1), lim
n→+∞
wn(e2)
wn−1(e2), lim
n→+∞
wn(e3) wn−1(e3)·
(c) Déterminer l'ensembleDdes vecteursxdeR3 pour lesquels la suite(wn(x))n≥1 est non nulle à partir d'un certain rang.
(d) Déterminer un vecteur x0 ∈D pour lequel la suite
wn(x0) wn−1(x0)
n≥1 ne converge pas.
(e) Calculer lim
n→+∞
wn(x)
wn−2(x) pour toutx∈D. Partie II
Soit A = (aij)1≤i,j≤d une matrice symétrique réelle d'ordre d et f l'endomorphisme de Rd canoniquement associé à A. On note λ1, . . . , λd les valeurs propres (comptées avec leur ordre de multiplicité) de A et on note(e1, . . . , ed) une base orthonormée de vecteurs propres associés.
On suppose maintenant que les valeurs propres sont rangées dans l'ordre des valeurs absolues croissantes
|λ1| ≤ |λ2| ≤ · · · ≤ |λd|.
Pour tout entier n ≥ 1 et tout x ∈ Rd,on note un(x) = fn(x), x et on note D l'ensemble desx∈Rdpour lesquels la suite(un(x))n≥1 est non nulle à partir d'un certain rang.
1. On suppose que |λd−1|<|λd|. Montrer que,pour toutx∈Rd tel que x, ed = 0,
n→+∞lim
un(x)
un−1(x) =λd. 2. On suppose maintenant que
|λk|<|λd|etλk+1=· · ·=λd (1) pour un certaink < d. Montrer que la limite précédente est encore valable pour tout x tel que x, ed = 0.
3. On suppose maintenant que λd−1 = −λd = 0. Montrer que l'on peut trouver un x∈Dtel que la suite (un(x)/un−1(x))n≥1 ne converge pas.
Partie III
SoitAune matrice symétrique réelle d'ordred,non nulle,etf l'endomorphisme deRd canoniquement associé à A. On note λ1, . . . , λd les valeurs propres (comptées avec leur ordre de multiplicité) de A que l'on suppose rangées par ordre croissant:
λ1 ≤λ2≤ · · · ≤λd,
et on note (e1, . . . , ed) une base orthonormée de vecteurs propres associés.
Pour tout 1≤k≤d,on note
Ek=V ect(e1, . . . , ek) etFk =V ect(ek, . . . , ed).
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1. Montrer que pour toutx∈Fk∗,on a f(x), x x, x ≥λk. 2. Montrer que min
x∈Fk∗
f(x), x x, x =λk. 3. Montrer que max
x∈E∗k
f(x), x x, x =λk.
4. Pour tout entierk,1≤k≤d,on noteVkl'ensemble de tous les sous-espaces vectoriels de Rdde dimension k.
(a) Montrer que si V ∈ Vk,V ∩Fk={0}.
(b) En déduire que,si V ∈ Vk, max
x∈V∗
f(x), x x, x ≥λk. (c) Montrer que min
V∈Vk
xmax∈V∗
f(x), x x, x
=λk. (d) Montrer que max
V∈Vd−k+1
xmin∈V∗
f(x), x x, x
=λk.
5. SoitQune matrice de tailled×(d−1)telle queQT ·Q=Id−1 et soitql'application linéaire deRd−1 dansRdcanoniquement associée àQ. On pose alorsA =QT ·A·Q etf l'endomorphisme deRd−1 canoniquement associé àA.
(a) Montrer queAest encore une matrice symétrique réelle. On note alorsλ1, . . . , λd−1 ses valeurs propres comptées avec leur ordre de multiplicité et rangées dans l'ordre croissant,et (e1, . . . , ed−1) une base orthonormée vecteurs propres asso- ciés.
(b) Soitx, ydeux vecteurs deRd−1etX, Y les matrices colonnes de leurs coecients dans la base canonique.
i. Rappeler l'expression dex, y en fonction deX etY. ii. Montrer queq(x), q(y)=x, y.
iii. On pose Ek =V ect(e1, . . . , ek). Calculerdim q(Ek).
(c) En appliquant le résultat de la question 3 à la matriceA,montrer que λk= max
z∈q(Ek)∗
f(z), z z, z · (d) Déduire de la question 4c que λk≥λk.
(e) Montrer de façon similaire en utilisant maintenant la question 4d queλk≤λk+1.
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Fin de l’épreuve
RIE NATIONALE – 21 1050 – D’après documents fournis