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Bac blanc n°2 Terminale S Durée : 4 heures 09/04/2008

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

La clarté des réponses, la justification des résultats et la qualité de la rédaction entreront pour une part importante dans la note. Les élèves non spécialistes traiteront l’exercice 3 – les nombres

complexes – et les spécialistes l’exercice 3 – les similitudes indirectes - . Chaque exercice sera commencé sur une nouvelle page.

Vos professeurs attentionnés vous souhaitent bon courage.

Exercice 1 – La géométrie dans l’espace – 5 points

Soit ABCD un tétraèdre tel que (AB) et (CD) soient orthogonales et BC = BD.

On note A’ le pied de la hauteur issue de A dans le triangle ACD Partie A

1. a. Démontrer que (CD) est perpendiculaire au plan (ABA’).

(AA’) est une hauteur de ACD donc (AA’) (CD). De plus (AB) (CD). Donc (CD) est orthogonal à 2 droites sécantes (en A !) du plan ABA’, donc (CD) est perpendiculaire au plan (ABA’).

b. Que représente (BA’) dans le triangle BCD ? Que peut-on en déduire pour A’ ?

(BA’) (ABA’) donc (BA’) (CD) et donc (BA’) est une hauteur de BCD. Comme BC=BD, BCD est isocèle en B et donc (BA’) est une médiatrice, une médiane, une bissectrice. A’ est milieu de [CD].

c. En déduire la nature du triangle ACD. Que peut-on dire du plan (ABA’) ?

(AA’) est donc une droite perpendiculaire à (CD) et passant par le milieu de [CD], il s’agit donc de la médiatrice de [CD], donc A est équidistant de C et de D donc ACD est isocèle en A. Les 3 points A, A’ et B sont équidistants de C et de D donc (ABA’) est le plan médiateur de [CD].

2. Démontrer que : CD. CA DB 0

  

.

.( + ) = . + . = .( + ) + .( + )

= . + . car (CD) (ABA’)

= . - . car A’ milieu de [CD]

= 0

3. Soit G le barycentre du système de points pondérés {(A ; −1) ; (B ; 2) ; (C ; 1) ; (D ; 1)}.

Démontrer que G appartient au plan (ABA’).

A’ est milieu de [CD], donc par associativité G est barycentre de {(A ; −1) ; (B ; 2) ; (A’; 2)}.

Donc G appartient à (ABA’).

4. a. Démontrer que pour tout point M de l’espace 2MB-MC-MD   2 'A B .

2 - - = 2( + )-( + )-( + ) = 2 car A’ milieu de [CD].

b. Caractériser l’ensemble (E) des points M de l’espace tels que :

-MA+2MB+MC+MD . 2MB-MC-MD       0

.

M (E) -MA+2MB+MC+MD . 2MB-MC-MD 0

      

3 .2 = 0 car G est barycentre {(A ; −1) ; (B ; 2) ; (C ; 1) ; (D ; 1)}.

. = 0

M appartient au plan de orthogonal à (A’B) passant par G.

A

B

C

D

A'

(2)

(E) est le plan de orthogonal à (A’B) passant par G.

c. Caractériser l’ensemble (F) des points M de l’espace tels que :

2 -MA 2MB MC  MD 3 2MB- MC - MD  

.

M (F) 2 -MA 2MB MC MD 3 2MB- MC - MD

      

2 3 = 3 2 car G est barycentre {(A ; −1) ; (B ; 2) ; (C ; 1) ; (D ; 1)}.

6MG = 6A’B MG = A’B

(F) est la sphère de centre G et de rayon A’B.

Partie B

Soit (O ; , , )i j k  un repère orthonormal de l’espace (unité graphique : 1 cm).

On donne les points : A(1 ; 3 ; −2), B(1 ; 1 ; 0), C(4 ; 0 ; −2) et D(2 ; 4 ; 2).

1. Déterminer les coordonnées de A’ milieu de [CD].

A’((xC + xD)/2, (yC + yD)/2,(zC + zD)/2) donc A’ a pour coordonnée (3, 2, 0)

2. Déterminer une équation cartésienne du plan (ABA’).

M(x,y,z) (ABA’) . = 0

(x – 3 ;y – 2 ;z – 0).(-2 ;4 ;4) = 0 -2x + 4y +4z – 2 = 0

-2x + 4y +4z – 2 = 0 est une équation du plan (ABA’)

3. Déterminer la distance du point C au plan (ABA’).

d(C,(ABA’)) = où est un vecteur normal de (ABA’), par exemple (-2,4,4).

d(C,(ABA’)) = 3

Remarque : Plus simplement,

comme (CA’) est orthogonale à (ABA’), la distance de C à (ABA’) est CA’ =

4. Déterminer les coordonnées du point G (Partie A. 3.)

G((-xA + 2xB + xC + xD)/3, (-yA + 2yB + yC + yD)/3 ; (-zA + 2zB + zC + zD)/3) donc G( , , )

Question bonus : Déterminer une équation cartésienne de l’ensemble (F). (Partie A 4. c.)

M(x,y,z) (F) MG = A’B

MG² = A’B² car les mesures de distance sont positives (7 – x)² + (1 – y)² + (2 – z)² = 5

Exercice 2 – Probabilités – 3 points

Cet exercice est un QCM constitué de cinq questions ; chacune comporte trois réponses, une seule est exacte. On notera sur la copie uniquement la lettre correspondant à la réponse choisie.

Un lecteur d’une bibliothèque est passionné de romans policiers et de biographies. Cette bibliothèque lui propose 150 romans policiers et 50 biographies.

40% des écrivains de romans policiers sont français et 70% des écrivains de biographies sont français. Le lecteur choisit un livre au hasard parmi les 200 ouvrages.

1. La probabilité que le lecteur choisisse un roman policier est : a. 0,4 b. 0,75 c. 1

150.

2. Le lecteur ayant choisi un roman policier, la probabilité que l’auteur soit français est :

a. 0,3 b. 0,8 c. 0,4

3. La probabilité que le lecteur choisisse un roman policier français est :

(3)

a. 1,15 b. 0,4 c. 0,3

4. La probabilité que le lecteur choisisse un livre d’un écrivain français est :

a. 0,9 b. 0,7 c. 0,475

5. La probabilité que le lecteur ait choisi un roman policier sachant que l’écrivain est français est : a. 4

150 b. 12

19 c. 0,3

Question bonus : Le lecteur est venu 20 fois à la bibliothèque. La probabilité qu’il ait choisi au moins un roman policier est : a. 1−(0,25)20 b. 20×0,75 c. 0,75×(0,25)20

On peut rapidement dresser l’arbre suivant :

a) Ainsi P(RP) = 0,75 b) P(F/RP) = 4/10

c) P(RP F) = 3/4 4/10 = 3/10

d) F = F Ω = F (RP B) = (F RP) (F B) RP et B forment une partition de Ω Par incompatibilité, p(F) = p(F RP) + p (F B) = 3/10 + 1/4 7/10 = 0,475

e) P(RP/F) = P(RP F)/P(F) = 12/19

f) L’événement contraire de “choisir au moins un roman policier sur 20” est “ne choisir aucun roman policier” soit

« choisir 20 biographies ». et p(« choisir 20 biographies ») = 0,2520 Donc p( “choisir au moins un roman policier sur 20”) = 1 - 0,2520

Exercice 3 – Les nombres complexes – 5 points

1. Résoudre dans l’équation : 4 ² 12z z 153 0.

Le discriminant (-12)² - 4 4 153 = -2304 est négatif, l’équation du second degré admet donc 2 solutions complexes conjuguées : z1= – 6i et z2 = – 6i

2. Dans le plan rapporté au repère orthonormé ( ;O u v , )

, d’unité graphique 1 cm, on considère les points A, B, C et P d’affixes respectives 3 6

A 2

z i, 3 6

B 2

z i, 3 1

C 4

z i, zP 3 2i et le vecteur w

d’affixe 1 5

w 2

z i.

a) Déterminer l’affixe zQ du point Q, image du point B dans la translation t de vecteur w.

on a zQ = zB + zw donc zQ = – i

b) Déterminer l’affixe zR du point R, image du point P par l’homothétie h de centre C et de rapport 1

3.

on a zR – zC = (- )(zP – zC) donc zR = (- )(zP – zC) + zC = -5 – i

(4)

c) Déterminer l’affixe zS du point S, image du point P par la rotation r de centre A et d’angle

2 .

on a zS – zA = (zP – zA) donc zS = -i(zP – zA) + zA = - + i Placer les points P, Q, R et S.

3. a) Démontrer que le quadrilatère PQRS est un parallélogramme.

a pour affixe zQ – zP =- – i et a pour affixe zR – zS = - – i = donc PQRS est un parallélogramme

b) Calculer R Q

P Q

z z

z z . En déduire la nature précise du parallélogramme PQRS.

On a R Q

P Q

z z

z z = i

Les modules de ces 2 complexes sont égaux donc QR/QP = 1 et donc QR = QP

Les arguments de ces 2 complexes sont congrus modulo 2π ainsi mes( , ) [2π]

Un parallélogramme ayant 2 côtés consécutifs égaux et un angle droit est un carré, ainsi PQRS est un carré

c) Justifier que les points P, Q, R et S appartiennent à un même cercle, noté . On calculera l’affixe de son centre et son rayon .

Un carré est inscrit dans un cercle de centre le milieu des diagonales et de rayon la longueur d’une demie diagonale Ainsi P, Q, R et S sont inscrit dans le cercle Γ de centre d’affixe zΩ= = -1 + i et de rayon | |=

4. La droite (AP) est-elle tangente au cercle ?

On a (zA – zP)/(zP – zΩ) = i et donc mes( , ) [2π]

La droite (AP) est orthogonale en A au rayon [AP], donc (AP) est tangente à Γ

Exercice 3 – Les similitudes indirectes – 5 points

Exercice 4 – Fonctions, intégrales et suites – 8 points

On s’intéresse à des courbes servant de modèle à la distribution de la masse salariale d’une

entreprise. Les fonctions f associées définies sur l’intervalle [0 ; 1] doivent vérifier les conditions suivantes :

(1) f(0) = 0 et f(1) = 1 ;

(2) f est croissante sur l’intervalle [0 ; 1] ;

(3) Pour tout réel x appartenant à l’intervalle [0 ; 1], f(x) x.

I. Étude d’un modèle

On appelle g la fonction définie sur l’intervalle [0 ; 1] par g (x)= xex−1. 1. Prouver que g vérifie les conditions (1) et (2).

g(0)=0.e-1 = 0 et g(1)=1e0= 1 donc (1) est vérifiée

(5)

g est le produit d’une fonction linéaire (la fonction identité) et de la composée de la fonction affine x , dérivable sur et à valeur dans et de la fonction exponentielle dérivable sur . Ainsi g est dérivable sur et donc sur [0 ;1].

Pour tout x de [0 ;1], g’(x) = (x+1)ex-1.

Pour tout x de [0 ;1], x+1 ≥ 0 et ex-1> 0 car exp est positive sur .

Ainsi g’ est positive sur [0 ;1] et donc g est croissante sur [0 ;1]. (2) est vérifiée 2. Montrer que g x( ) x x ex e

e et en déduire que g vérifie la condition (3).

Pour tout x de [0 ;1], g(x) – x = xex-1 – x = x(exe-1 – e-1e) = (ex – e).

Pour tout x de [0 ;1], x ≤ 1 donc par croissance de la fonction exp ex ≤ e et donc ex – e ≤ 0 Comme x/e ≥ 0, on obtient g(x) – x ≤ 0 et donc g vérifie (3).

(Tracer à la calculatrice les droites d’équations y = x et x = 1 et la courbe représentative de g )

II. Un calcul d’indice

Pour une fonction f vérifiant les conditions (1), (2) (3), on définit un indice If égal à l’aire exprimée en unité d’aire, du domaine plan M délimité par les droites d’équations y = x, x = 1 et la courbe représentative de f .

1. Justifier que 1

0 f ( )

I x f x dx.

f vérifie (3) donc sur [0 ;1], x – f(x) ≥ 0. Par définition, représente l’aire du domaine délimité par les droites d’équations y = x, x = 1 et la courbe représentative de f .

ATTENTION : Classiquement, on justifie l’existence d’une intégrale par la continuité de la fonction.

Ici on NE SAIT RIEN sur la continuité de f.

2. À l’aide d’une intégration par parties, calculer l’indice Ig, associé à g.

Ig = = - par linéarité de l’intégrale.

On a ½. Intégrons par partie.

x et x sont dérivables, donc continues sur [0 ;1]

= 1 – = 1 – (1 – e-1) = e-1 Donc Ig = ½ - e-1

3. On s’intéresse aux fonctions fn, définies sur l’intervalle [0 ; 1] par ( ) 2 1

n n

f x x

x où n est un entier naturel supérieur en égal à 2. On admet que ces fonctions vérifient les conditions (1), (2), (3) et on se propose d’étudier l’évolution de leur indice In lorsque n tend vers l’infini.

a. On pose 1

0

n n( )

I x f x dx et 1

0 n n( )

u f x dx. Prouver que 1

n 2 n

I u .

In = = - par linéarité de l’intégrale.

0 1

1

x y

(6)

On a ½ et = donc 1

n 2 n

I u

b. Comparer

1

1 tn

t et

1

t

n

t

sur l’intervalle [0 ; 1] ; en déduire que la suite (un) est décroissante.

Pour tout t de [0 ;1] t ≤ 1 donc

1

1 tn

t

1

t

n

t

(en multipliant par

1

t

n

t

≥ 0 )

En multipliant par 2 et par linéarité de l’intégrale (en intégrant de chaque côté !) On obtient un+1 ≤ un . Donc (un) est décroissante

c. Prouver que pour tout réel t appartenant à l’intervalle [0 ; 1], 0 1 1

n

t n

t t .

Pour tout t de [0 ;1], 0 ≤ t ≤ 1 + t donc 0≤ ≤ 1. Et en multipliant par tn ≥ 0, on obtient

1

0 1

n

t n

t t .

d. En déduire que pour tout entier naturel n 2, 0 2

n 1

u n .

(Ce « en déduire » est étrange car si on intègre l’inéquation du c. on tombe sur un+1 et non un) Pour tout t de [0 ;1], 0 ≤ 1 ≤ 1 + t donc 0 ≤ ≤ 1. Et en multipliant par tn ≥ 0, on obtient 0 ≤ ≤ tn puis 0 ≤ ≤ 2tn En intégrant (par linéarité), il vient 0 ≤ un

Et comme = , on obtient 0 ≤ un

(on ne s’est pas servi de la décroissance de (un) !, c’est étrange, si quelqu’un voit une autre façon de procéder…)

e. Déterminer alors la limite de In quand n tend vers l’infini.

Comme = 0, le théorème des gendarmes permet de conclure que = 0 Donc

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