La clarté des réponses, la justification des résultats et la qualité de la rédaction entreront pour une part importante dans la note. Les élèves non spécialistes traiteront l’exercice 3 – les nombres
complexes – et les spécialistes l’exercice 3 – les similitudes indirectes - . Chaque exercice sera commencé sur une nouvelle page.
Vos professeurs attentionnés vous souhaitent bon courage.
Exercice 1 – La géométrie dans l’espace – 5 points
Soit ABCD un tétraèdre tel que (AB) et (CD) soient orthogonales et BC = BD.
On note A’ le pied de la hauteur issue de A dans le triangle ACD Partie A
1. a. Démontrer que (CD) est perpendiculaire au plan (ABA’).
(AA’) est une hauteur de ACD donc (AA’) (CD). De plus (AB) (CD). Donc (CD) est orthogonal à 2 droites sécantes (en A !) du plan ABA’, donc (CD) est perpendiculaire au plan (ABA’).
b. Que représente (BA’) dans le triangle BCD ? Que peut-on en déduire pour A’ ?
(BA’) (ABA’) donc (BA’) (CD) et donc (BA’) est une hauteur de BCD. Comme BC=BD, BCD est isocèle en B et donc (BA’) est une médiatrice, une médiane, une bissectrice. A’ est milieu de [CD].
c. En déduire la nature du triangle ACD. Que peut-on dire du plan (ABA’) ?
(AA’) est donc une droite perpendiculaire à (CD) et passant par le milieu de [CD], il s’agit donc de la médiatrice de [CD], donc A est équidistant de C et de D donc ACD est isocèle en A. Les 3 points A, A’ et B sont équidistants de C et de D donc (ABA’) est le plan médiateur de [CD].
2. Démontrer que : CD. CA DB 0
.
.( + ) = . + . = .( + ) + .( + )
= . + . car (CD) (ABA’)
= . - . car A’ milieu de [CD]
= 0
3. Soit G le barycentre du système de points pondérés {(A ; −1) ; (B ; 2) ; (C ; 1) ; (D ; 1)}.
Démontrer que G appartient au plan (ABA’).
A’ est milieu de [CD], donc par associativité G est barycentre de {(A ; −1) ; (B ; 2) ; (A’; 2)}.
Donc G appartient à (ABA’).
4. a. Démontrer que pour tout point M de l’espace 2MB-MC-MD 2 'A B .
2 - - = 2( + )-( + )-( + ) = 2 car A’ milieu de [CD].
b. Caractériser l’ensemble (E) des points M de l’espace tels que :
-MA+2MB+MC+MD . 2MB-MC-MD 0
.
M (E) -MA+2MB+MC+MD . 2MB-MC-MD 0
3 .2 = 0 car G est barycentre {(A ; −1) ; (B ; 2) ; (C ; 1) ; (D ; 1)}.
. = 0
M appartient au plan de orthogonal à (A’B) passant par G.
A
B
C
D
A'
(E) est le plan de orthogonal à (A’B) passant par G.
c. Caractériser l’ensemble (F) des points M de l’espace tels que :
2 -MA 2MB MC MD 3 2MB- MC - MD
.
M (F) 2 -MA 2MB MC MD 3 2MB- MC - MD
2 3 = 3 2 car G est barycentre {(A ; −1) ; (B ; 2) ; (C ; 1) ; (D ; 1)}.
6MG = 6A’B MG = A’B
(F) est la sphère de centre G et de rayon A’B.
Partie B
Soit (O ; , , )i j k un repère orthonormal de l’espace (unité graphique : 1 cm).
On donne les points : A(1 ; 3 ; −2), B(1 ; 1 ; 0), C(4 ; 0 ; −2) et D(2 ; 4 ; 2).
1. Déterminer les coordonnées de A’ milieu de [CD].
A’((xC + xD)/2, (yC + yD)/2,(zC + zD)/2) donc A’ a pour coordonnée (3, 2, 0)
2. Déterminer une équation cartésienne du plan (ABA’).
M(x,y,z) (ABA’) . = 0
(x – 3 ;y – 2 ;z – 0).(-2 ;4 ;4) = 0 -2x + 4y +4z – 2 = 0
-2x + 4y +4z – 2 = 0 est une équation du plan (ABA’)
3. Déterminer la distance du point C au plan (ABA’).
d(C,(ABA’)) = où est un vecteur normal de (ABA’), par exemple (-2,4,4).
d(C,(ABA’)) = 3
Remarque : Plus simplement,
comme (CA’) est orthogonale à (ABA’), la distance de C à (ABA’) est CA’ =
4. Déterminer les coordonnées du point G (Partie A. 3.)
G((-xA + 2xB + xC + xD)/3, (-yA + 2yB + yC + yD)/3 ; (-zA + 2zB + zC + zD)/3) donc G( , , )
Question bonus : Déterminer une équation cartésienne de l’ensemble (F). (Partie A 4. c.)
M(x,y,z) (F) MG = A’B
MG² = A’B² car les mesures de distance sont positives (7 – x)² + (1 – y)² + (2 – z)² = 5
Exercice 2 – Probabilités – 3 points
Cet exercice est un QCM constitué de cinq questions ; chacune comporte trois réponses, une seule est exacte. On notera sur la copie uniquement la lettre correspondant à la réponse choisie.
Un lecteur d’une bibliothèque est passionné de romans policiers et de biographies. Cette bibliothèque lui propose 150 romans policiers et 50 biographies.
40% des écrivains de romans policiers sont français et 70% des écrivains de biographies sont français. Le lecteur choisit un livre au hasard parmi les 200 ouvrages.
1. La probabilité que le lecteur choisisse un roman policier est : a. 0,4 b. 0,75 c. 1
150.
2. Le lecteur ayant choisi un roman policier, la probabilité que l’auteur soit français est :
a. 0,3 b. 0,8 c. 0,4
3. La probabilité que le lecteur choisisse un roman policier français est :
a. 1,15 b. 0,4 c. 0,3
4. La probabilité que le lecteur choisisse un livre d’un écrivain français est :
a. 0,9 b. 0,7 c. 0,475
5. La probabilité que le lecteur ait choisi un roman policier sachant que l’écrivain est français est : a. 4
150 b. 12
19 c. 0,3
Question bonus : Le lecteur est venu 20 fois à la bibliothèque. La probabilité qu’il ait choisi au moins un roman policier est : a. 1−(0,25)20 b. 20×0,75 c. 0,75×(0,25)20
On peut rapidement dresser l’arbre suivant :
a) Ainsi P(RP) = 0,75 b) P(F/RP) = 4/10
c) P(RP F) = 3/4 4/10 = 3/10
d) F = F Ω = F (RP B) = (F RP) (F B) RP et B forment une partition de Ω Par incompatibilité, p(F) = p(F RP) + p (F B) = 3/10 + 1/4 7/10 = 0,475
e) P(RP/F) = P(RP F)/P(F) = 12/19
f) L’événement contraire de “choisir au moins un roman policier sur 20” est “ne choisir aucun roman policier” soit
« choisir 20 biographies ». et p(« choisir 20 biographies ») = 0,2520 Donc p( “choisir au moins un roman policier sur 20”) = 1 - 0,2520
Exercice 3 – Les nombres complexes – 5 points
1. Résoudre dans l’équation : 4 ² 12z z 153 0.
Le discriminant (-12)² - 4 4 153 = -2304 est négatif, l’équation du second degré admet donc 2 solutions complexes conjuguées : z1= – 6i et z2 = – 6i
2. Dans le plan rapporté au repère orthonormé ( ;O u v , )
, d’unité graphique 1 cm, on considère les points A, B, C et P d’affixes respectives 3 6
A 2
z i, 3 6
B 2
z i, 3 1
C 4
z i, zP 3 2i et le vecteur w
d’affixe 1 5
w 2
z i.
a) Déterminer l’affixe zQ du point Q, image du point B dans la translation t de vecteur w.
on a zQ = zB + zw donc zQ = – i
b) Déterminer l’affixe zR du point R, image du point P par l’homothétie h de centre C et de rapport 1
3.
on a zR – zC = (- )(zP – zC) donc zR = (- )(zP – zC) + zC = -5 – i
c) Déterminer l’affixe zS du point S, image du point P par la rotation r de centre A et d’angle
2 .
on a zS – zA = (zP – zA) donc zS = -i(zP – zA) + zA = - + i Placer les points P, Q, R et S.
3. a) Démontrer que le quadrilatère PQRS est un parallélogramme.
a pour affixe zQ – zP =- – i et a pour affixe zR – zS = - – i = donc PQRS est un parallélogramme
b) Calculer R Q
P Q
z z
z z . En déduire la nature précise du parallélogramme PQRS.
On a R Q
P Q
z z
z z = i
Les modules de ces 2 complexes sont égaux donc QR/QP = 1 et donc QR = QP
Les arguments de ces 2 complexes sont congrus modulo 2π ainsi mes( , ) [2π]
Un parallélogramme ayant 2 côtés consécutifs égaux et un angle droit est un carré, ainsi PQRS est un carré
c) Justifier que les points P, Q, R et S appartiennent à un même cercle, noté . On calculera l’affixe de son centre et son rayon .
Un carré est inscrit dans un cercle de centre le milieu des diagonales et de rayon la longueur d’une demie diagonale Ainsi P, Q, R et S sont inscrit dans le cercle Γ de centre d’affixe zΩ= = -1 + i et de rayon | |=
4. La droite (AP) est-elle tangente au cercle ?
On a (zA – zP)/(zP – zΩ) = i et donc mes( , ) [2π]
La droite (AP) est orthogonale en A au rayon [AP], donc (AP) est tangente à Γ
Exercice 3 – Les similitudes indirectes – 5 points
Exercice 4 – Fonctions, intégrales et suites – 8 points
On s’intéresse à des courbes servant de modèle à la distribution de la masse salariale d’une
entreprise. Les fonctions f associées définies sur l’intervalle [0 ; 1] doivent vérifier les conditions suivantes :
(1) f(0) = 0 et f(1) = 1 ;
(2) f est croissante sur l’intervalle [0 ; 1] ;
(3) Pour tout réel x appartenant à l’intervalle [0 ; 1], f(x) x.
I. Étude d’un modèle
On appelle g la fonction définie sur l’intervalle [0 ; 1] par g (x)= xex−1. 1. Prouver que g vérifie les conditions (1) et (2).
g(0)=0.e-1 = 0 et g(1)=1e0= 1 donc (1) est vérifiée
g est le produit d’une fonction linéaire (la fonction identité) et de la composée de la fonction affine x , dérivable sur et à valeur dans et de la fonction exponentielle dérivable sur . Ainsi g est dérivable sur et donc sur [0 ;1].
Pour tout x de [0 ;1], g’(x) = (x+1)ex-1.
Pour tout x de [0 ;1], x+1 ≥ 0 et ex-1> 0 car exp est positive sur .
Ainsi g’ est positive sur [0 ;1] et donc g est croissante sur [0 ;1]. (2) est vérifiée 2. Montrer que g x( ) x x ex e
e et en déduire que g vérifie la condition (3).
Pour tout x de [0 ;1], g(x) – x = xex-1 – x = x(exe-1 – e-1e) = (ex – e).
Pour tout x de [0 ;1], x ≤ 1 donc par croissance de la fonction exp ex ≤ e et donc ex – e ≤ 0 Comme x/e ≥ 0, on obtient g(x) – x ≤ 0 et donc g vérifie (3).
(Tracer à la calculatrice les droites d’équations y = x et x = 1 et la courbe représentative de g )
II. Un calcul d’indice
Pour une fonction f vérifiant les conditions (1), (2) (3), on définit un indice If égal à l’aire exprimée en unité d’aire, du domaine plan M délimité par les droites d’équations y = x, x = 1 et la courbe représentative de f .
1. Justifier que 1
0 f ( )
I x f x dx.
f vérifie (3) donc sur [0 ;1], x – f(x) ≥ 0. Par définition, représente l’aire du domaine délimité par les droites d’équations y = x, x = 1 et la courbe représentative de f .
ATTENTION : Classiquement, on justifie l’existence d’une intégrale par la continuité de la fonction.
Ici on NE SAIT RIEN sur la continuité de f.
2. À l’aide d’une intégration par parties, calculer l’indice Ig, associé à g.
Ig = = - par linéarité de l’intégrale.
On a ½. Intégrons par partie.
x et x sont dérivables, donc continues sur [0 ;1]
= 1 – = 1 – (1 – e-1) = e-1 Donc Ig = ½ - e-1
3. On s’intéresse aux fonctions fn, définies sur l’intervalle [0 ; 1] par ( ) 2 1
n n
f x x
x où n est un entier naturel supérieur en égal à 2. On admet que ces fonctions vérifient les conditions (1), (2), (3) et on se propose d’étudier l’évolution de leur indice In lorsque n tend vers l’infini.
a. On pose 1
0
n n( )
I x f x dx et 1
0 n n( )
u f x dx. Prouver que 1
n 2 n
I u .
In = = - par linéarité de l’intégrale.
0 1
1
x y
On a ½ et = donc 1
n 2 n
I u
b. Comparer
1
1 tn
t et
1
t
nt
sur l’intervalle [0 ; 1] ; en déduire que la suite (un) est décroissante.Pour tout t de [0 ;1] t ≤ 1 donc
1
1 tn
t ≤
1
t
nt
(en multipliant par1
t
nt
≥ 0 )En multipliant par 2 et par linéarité de l’intégrale (en intégrant de chaque côté !) On obtient un+1 ≤ un . Donc (un) est décroissante
c. Prouver que pour tout réel t appartenant à l’intervalle [0 ; 1], 0 1 1
n
t n
t t .
Pour tout t de [0 ;1], 0 ≤ t ≤ 1 + t donc 0≤ ≤ 1. Et en multipliant par tn ≥ 0, on obtient
1
0 1
n
t n
t t .
d. En déduire que pour tout entier naturel n 2, 0 2
n 1
u n .
(Ce « en déduire » est étrange car si on intègre l’inéquation du c. on tombe sur un+1 et non un) Pour tout t de [0 ;1], 0 ≤ 1 ≤ 1 + t donc 0 ≤ ≤ 1. Et en multipliant par tn ≥ 0, on obtient 0 ≤ ≤ tn puis 0 ≤ ≤ 2tn En intégrant (par linéarité), il vient 0 ≤ un ≤
Et comme = , on obtient 0 ≤ un ≤
(on ne s’est pas servi de la décroissance de (un) !, c’est étrange, si quelqu’un voit une autre façon de procéder…)
e. Déterminer alors la limite de In quand n tend vers l’infini.
Comme = 0, le théorème des gendarmes permet de conclure que = 0 Donc