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Méthode particulière d’intégration de <span class="mathjax-formula">$\int _\gamma ^\beta \sqrt{(x-\alpha )(x-\beta )(x-\gamma )(x-\delta )}dx$</span> quand <span class="mathjax-formula">$\alpha , \beta , \gamma , \delta $</span> sont réelles et que <span

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Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

E. M ATHY

Méthode particulière d’intégration de R

β

γ

p (x − α)(x − β)(x − γ)(x − δ)dx quand α, β, γ, δ sont réelles et que α > β > γ > δ.

Application à la géométrie

Nouvelles annales de mathématiques 4e série, tome 5 (1905), p. 299-306

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1905_4_5__299_1>

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(2)

[F8a]

MÉTHODE PARTICULIERE D'INTÉGRATION DE

QUAND «, P, -r, « SONT RÉELLES ET QUE a > p > 7 > 5.

APPLICATION A LA GÉOMÉTRIE;

PAR M. E. MATHY.

LEMME. — Développement des fractions -. — — en fonctions entières de Ç, p, p( /".

(3)

( 3oo )

Dans la théorie des fonctions elliptiques on démontre que les fractions de la forme — peuvent s'ex-

*• (pu — pv)n r

primer en fonctions entières de Ç, p et pin). Les déve- loppements ne sont pas formés; comme ils seront uti- lisés dans la question à résoudre, je me propose de 1rs rechercher jusqu'à l'exposant 3.

Afin d'abréger les annotations, je pose

( i ) <p(a, v) = Ç ( a - + . ! > ; — Ç(w — v) —

La formule d'addition donne alors

pu — pv p t >T V '

En dérivant (2) par rapport à ^, on a

p p )2 p2^ p V

On en conclut

(3) 7 rr = K?- ?(«, ^) ^~ ?t(M, P).

(pu — P^) p3^ ' p2^ ' 7

On procède de même pour l'exposant 3 et l'on obtient ) (Pu — P*)* ~~ U P '4^ 2 p ' * v ) ?{U'Ç)

1

1 3 pV , , 1

l 2 p kV T 2 p3P

Les valeurs de ç^(tt, ^) et O"(M, ^) se déduisent de (1)

(5) <?'„ = — P ( « + P ) - P ( ^ — (6) ç'i = — P'(M ~t~ ^) •+• p'(M

Cas particuliers. — Si p ^ = ea, p' v = o

(4)

( 3of )

et les formules sont en défaut; mais alors, on se sert de

— = p(u -4- (*)a) — ea.

Il suffit de les élever au carré, puis au cube, et de remplacer

i „ i

pour avoir les expressions intégrables.

MÉTHODE D'INTÉGRATION. — Soit à calculer

avec a > j3 > 7 > ô.

En posant a — x = — ? on en déduit

(7)

y

~y

Il en résulte

C — x) ( P - X) ( 7 — ./•) ( 8 — 37) âfr

B

- f) (« -

Y)

(» - 8) \J{y - .-é^) (r - ^ ) (r - ^

Le polynôme sous le radical est du troisième degré;

(5)

( 3O2 )

pour faire disparaître le terme du second degré, on fait

^8) y = z -+- ~ ( — ^ j H 1 l—x) = z -f- - A.

7 J 3 \a— fi a —y a — S/ 3 En outre, si

l'expression se change en

/(a— £)(a — y) (a — ï)\/(z — ex){z —

Enfin, soient

et - A

de ce

on pourra écrire

? ~ 7 ) ( a 7 — ô )

C o n s é q u c m n i e n t

^ / y/< j ' — a > (a? — ? ; ( a? — Y ) ( # — 8) rfa?

D'abord> on peut remarquer que de d p' u _ p" u p'2 u

du (pu—p^)3 (pu — p ^ )3 ( p w — pv)'+'

(6)

( 3o3 on en déduit

p'2 u du

\ j <

( 1 2 ) ) J (Pu-

\ 3\(pu — pv)*/iim 3 J ( p w - En outre, de ce que

p"u = 6p2w— -

iJ résulle que

J p" U _ '1 4pt> I p" V

l pv)s~pu — pv (pu — pvy 3 (pu — po)3"

O i , i r p u du , r

n peut donc intégrer - ƒ -— par les for- 3 J (pu — pv)* l

mules (2), (3) et (4) / 1 f p" u du

/(", v) du

^ _iP ^ x r

1 p"2 v r \ Y>" v r 1 p + v J T 6 P3v J ~ Or, de (1), (5) et (6), on tire

/ <p'i, ( a, v) du = Ç ( M - H P ) H - Ç ( M — p)-h'2£^pp

ƒ cp'y ( a, P ) öfw = - p ( « + c

= ï(pu — pvf

(7)

E n se s e r v a n t de ( i 3 ) iit ( i 4 ) > o n a, e n g r o u p a n t le»

t e r m e s ,

'2 u du

J (pu-

ta

3 (pu — pp)3 6 p ' ^ \ ( p t t -

'Vp"V 6 p'4

La question sera complètement résolue si l'on exprime y, JJV, p'V et p';V en fonction de a, [3, Y> ^*

Or

(16)

J 3 VrJL — $ a

ou obtient ainsi

/ ( a — fi) ( a - v ) ( a — o ) / o \ n /. 9 l 3 a — ( p -+- y • ( i h ) p C = 6 p - V — - ^ î = 2 — r—— —

Rn outre, on sait que

(19) p'"v = 12

Les limites d'intégration sont fournies par

a — a: =

pu — pv

aux valeurs extrêmes de x correspondent celles de u.

D'un autre côté, de (16) et (17) on conclut que v est purement imaginaire et compris entre o et a/.

Valeur de l'intégrale quand les limites de l'inté- gration sont x = y et X = p. — Dans ce cas : ,r = y

(8)

{ 3o5 ) donne

a — Y = 7 pu = e2, u = io",

x = p donne

a — S = > DM = 6 i , M = 10 r pu — pv r

Mais alors é

Avec ces conditions, la formule (i5) devient

L _ *PVP v _ I l

ç i ) 3 ç ^

Les notations co'et r/ peuvent être remplacées par K' et E; qui ont élé calculées par Legendre ; les foi mules sont

co K ' .

— eà H /

v 2

II est donc possible d'obtenir la valeur précise de

I p p

, 4 S p p p ' V i p"v p v p"3e \ / to' \

\ ] ) i ' ^ P 3 p4 ^ P v 1 \ l y Ann de Mathemat., l\* senc, t. V (Juillet 1900 ) 2O

(9)

( 3o6 )

APPLICATION GÉOMÉTRIQUE. — Volume commun à deux cylindres droits à bases circulaires dont l'un pénètre Vautre, quand les deux axes sont perpendi- culaires entre eux.

Soit a la plus courte distance des deux axes des cylindres. On choisit comme axe des Z l'axe du cylindre pénétré, et comme axe des X la plus courte distance-, celte plus courte distance rencontre Taxe des Z en O ; par O on mène une perpendiculaire au plan ZOX;

c'est Taxe des Y qui devient parallèle à l'axe dû second cylindre.

Cela posé, il est facile de voir que les équations des deux cylindres sont

(24) z*-+-(x — ay— r2.

Une tranche commune aux deux cylindres, parallèle à ZOY et d'épaisseur dx, a pour volume

yz dz ; le volume total commun sera

v

= 4 f zy

ou

(25) \ = 4 / i/(K* rJ- { a -

Les quatre racines du polynôme sont réelles : dans le cas de pénétration

8 = — R , v = ( a - - o ) , £ = «-+-/-, a = R ; dans le cas d'arrachement

o=—R, v = (a — c \ p = R, a = a - w . On reconnaît que les limites d'intégration sont y et j3 et qu'il faut appliquer la formule (22).

Références

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