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liJlTIGNS-. mh}:~s
ll1STITUT: AFRICAIN
DE DEVELOPP:C!1ENT ECCUOLF.-UE
ET DE PLA.NIFI. CATION
\1 · - =---:--:";:.-
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~_!L4..] ~
EXTRP.ITS
- _
_._ - IDE-IBRD (lrlASHllifGTCJN 1972 - PP• 211)par
JUIN .1974
d··
.
-
.:.
REPRODUCTION/366
ANALYSE ECONŒIIQUE DES . PRCJETS AGRICO~
E2lTRAITS - IDE-IBRD
(Washington 1972 - PP• 211)A_VERTISSEIŒNT
Le texte qui suit est composé d'extraits et de quelques résu- més du livre de J.P. GITTINŒJR. Il va de soi que la version complète cGt plus nauncée et couvre plus d'aspects que les extraits ci-dessous. Le but étant ùe donner aux participants une idée de la mécanique et de
l'essence de l'ana~se de la rentabilité nous nous sommes permis de couper les parties non-essentielles pour notre objectif.
Le texte complet est.à la disposition des participants qui veulent approfondir la question.
Les titres des paragraphes ne figu»ent pas dans le livre ori- ginal.
TABLE DJ~S lvtr~TIERES
I. Introduction ••••o•••••••••••••••o••••••••••••••••••••••••
1.1 1.2
Place des projets dans le développement général.
Rentabilité économique et rentabilité financière
•••••••••
2. Identification des conts et des avantages des pr0jets agricoles ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Coûts des ~rojets
Biens et services ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
riaill-d.' oeuvre •• 0 • 0 • 0 • 0 (1 • 0 • • 0 0 • • 0 0 • 0 • Q 0 • • 0 • • 0 • • 0 0 0 0 0 0 • • 0 • •
Cotlt du terrain~ o • • • • • • • •.• • • • • e • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
Fiscalité •••••••••••••••·••••••••••••••••••••••·•••••••••
REPRO DUCTIG H/366
Subventions e o o a o e o o o o o o o o o o o o o o o e o o e o o o o e o o o o e o o e ooo • • • •
2.3 Les avantages •••••••••••••••••••••••••o•••••••••••••o•••
2.3.1 2.3.2 2.3.3 2.3.4 2·3·5 2.3.6 2.3.7 2.4
Augmentation de la valeur de la production ••••••••••••••
Accroissement de la production matérielle •••••••••••••••
Améliorations qualitatives ••••••••••••••••••••••••••••••
Changements du lieu et du moment de la vente ••••••••••••
Changement de forme
...
Réduction des coûts •••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Autres avantages directs ••··~··•••••••••••••••••••••••••
Coûts et avantages secondaires ••••••••••••••••••••••••••
2.5
Avant~ges intangibles •••••••••••••••••••••••••••••••••••Détermination de la juste valeur ••••••••••••••••••••••••
3.1
Les prix traduisent la valeur •••••••••••••••••••••••••••3·2 3.2.1 3.2.2 3.2.3 3·3 3.3.1 3.3.2 3·3·3 3·3·4 4·
4.1 4·2 4.2.1 4.2.2 4.2.) 4.2.4 4·3·
Le prix de marché ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Point de première vente e o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o
Prix de la production •••••••••••••••••••••••••••••••••••
Variations saisonnières ••••••••••••••••••••••••••••••••••
Prix de référence o o o o o e o o o o o o o o o o o o o o o o e o o o o o o o o o o o o o o o o
Devises
··· =- ···
Prix des marchés mondiaux •••••••••••••••••••••••••••••••
1\fu.in-d' oeuvre • • • • • • • • • • • • • • • • • • 0 . 0 • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
Ca..pi tal •••••••••• o o • o • o o o • o • • • • o o • • • • • • • • • o o • o • • • • • • • • • •
Comparaison des coftts et des avantages ••••••••••••••••••
Le rati~ avantages-coftts •••••••••••••••••••••••••••••••
Actualisation du cash flow ••••••••••••••••••••••••••••••
Ana~se financière et économique ••••••••••••••••••••••••
Autoconsommation o • o o o e e o o o o oeeo o oe • • • •o o o o o e o e o o e o • • • oeo
La valeur actualisée nette ••••••••••••••••••••••••••••••
Le taux de rentabilité interne ••••••••••••••••••••••••••
ANNEXE 1 : Calcul du cash flow dans l'analyse des projets.
ANNEXE 2 : Comparaison dos diverses méthodes d'actualisation appliquées à l'évalu.:-:.tion des investissements.
J{EPRODUCTI~N/366 Page 1
\~\. . .
I' INTRODUCTION
Place de·s ,Eroj_ets dans le développement 6énéral •
.. .
lt. .. ·.· (.~
. , . ; h
est clair,. que les pro je~s qu'une nation décide d'exécuter.··i.
·-· .·._;
doiV~t
· avoir un rangha~tëment
·· P!ioritaire ·dans leprogr~e .:rlationa~ 4e dév~h bppement. Îl~ ~e
devront~-t~e a±-r~tés
qu'après un • : exëWlen -; ;1 : :ë;~.pprofondi
,· . ..desa"ùtres solutions
p~ssibles,
au seind~
lf ènserhble de l'économie ct au s-~ind U
secteur a~icolc • Les cap:i. ~~uX disponibles étan~ ~4mJ tés ot les·
· - t ~ chni.ques d'évaluati6~ :
des projets.ét~t~ ~u
mieux,app;~x·i~at.ive & , bo· ~.
~o~b~ c . de: :p~oj c tsdiff é;ont~, ay ~t ~6 r ~nt abilit .é éc ~nomiqu o
à peu;: :,.'?:;;~
• ··~ ••• • ;::· :· 1_,. •,-· : . '. ~ ,. •• • ., .' [ ~:. ;::: , • .' :. !' ·, ' I:.'· .::If ! !· : ' ' .· :. • · ;
comparable, seront èandidats à l'invost~s~emcnt. Lee:; projets hautement
• 1'·\ ·,· . . ': ·.• .. '
priorit~ires sont fréqucrMtent bien connus. dos dirigeants politiques ot cl.::.;
experts des questions agricoles, mais la plupart des pays préfèren't effoc- tucr des ,.
é·i~CJ.~s .
se·ctorielie·sou
des· .pl~~
·àgririo"les afin de fixer claire- ment le~ s priorités et l~ e~ s obje. . . ctifs. Cc n'est qu'. en gardant présente . à 1 r esprit leur s~ratégie générale do développement que les dirigeants pour- ront avoù;: l
1 assui-anc e
qUO1 eu~S
programmes d f investissement seront bien' :··r::· :-. . . !· ·'
équilibrés.
. : : : .: :. ,··
: '! . . . . , . ••
L'étude systématique du secteur a~icole pout aller de l'examen ininterrompu, au sei.rl d'un cabinet ministériel des mosures pri::?..es en faveur
. _·· ::· ~ . ·' _;~ . '. .
du développement ·de l'agr~culture, à l'élaboration d'un plaq agricole en
. .
bonne et due forme, fondé sur dos recherches approfondies et une prépara-
.. ' ·. · · i-• · · • r
-Gion soigneuse. A un degré quelconque, cos diverses méthod,os comprendront
. ~ i· . . _:_.: • '; . -·: : \ ' .: ! ~ :-,.-~
une stratégie pour l'e~somble du secteur, avec l'indication ,des principaux
· \ · ; .. - . . ,. . . . .
domaines où des'invostissemcnts seront nécessaires, et q--u,clquq .indication
:d~
.leur prio;Ùé'~oia tivc .' L~ s
étud,cstd~: se c~cur
agri:cole permettront r '.d
18tre
st)r qU 1 i l existe un équilibre copvenablo c n.tre les divers in7cE"-':j--·. . . ; :. ' ' ;. • 1 . . ' .. •. . . . . ,. ' . ::·
semeiLts effectués dans le secteur agricole et:~ 'on. aura tenu cov~-· c; ''r.~,:;;
lL"' ••
. ·' r
r~ ;PRO~UtTnr)j:66
Page 2
-. ·. ) L-.1~-I -.~:r:._
ro:.3.tions entre l' c:xpansion dans l'agriculture et daïü3 '"Ies .-,au."tros sectoU!'s•
Ji;ll.::;s mot:t;rpnt E?n lumière les modifications institutionnelles nécessaires au progÎ-ès.
·d~ .cié~cÎ~ppern 6rtt · agr~ëole
et~-_p~~posê·r.orit
d-es~edifications
des· >; mosù.rcs a:ff~c~.ant los,prix, les fac~eurs do production ct los imp5ts. Les
--~ • • • • . - -- 1
· · · .:.::. 'ét"Ll.des.·:~soçtorielles pcuyop:;t ':faire ·apparaftre la ~éc.ossi té d'un inventaire
.. ::: :J · · :ede
r:o ssburc ~~ s . os~~ntie1i ~ ~-·
..d:;~~ . • étud~
,concernant~e
1b a~~ ~
de telle ou' . . ~
. - • • ; ... ·-·. . ~ · " '. ' • • - . ";. • • • -~-.- ; t'• i 1 •• -
~- t Qllo; T.i vi~rc,_ d'un progré11)11J!e . do rechcrche.agr:Î.cole OU
d.
-~ ~utres études1 '~ ' ' 1 . . . . . , • ~ " • '~ ' • • '. 1 : : ; ';:· • • • • ·ï: -. ..:" ...
fonŒamohtnles du même gGnre. ~.et· examen ~c§néral de la stratégie du dévo- loppc'mcn:tr. devra pormètt.rc
i'
idcn~.ific:l:hon.des pro 'jets qui feront 1 'objet de .premièréè. 1~tudcs
• 1 . db .)usi;_rification '. -puis
1 . .·~ .-
si l- escon~l~sions
de cos études1
·<s6nt fa:vorn.bles,d.•una prÇparq,tion' détaillée, nécessaire c..vn.nt que les in-
vds.tissements ., pÛissent
~tre effectué~. ....
· L .·. ,1 ' : , ... 1 _ ..
~-'
I,J' 1 . .'
: -~:-. --'.
''1.2 _?ento.bilité
'écono~ ét ~entabilité fin~cière.
·L'analyse do la rentabilité d'un projet pout s'effectuer de deux points Œe vue distincts, mais compl0mcntaires. Imaginons pc..r exemple que
! ' . '
·pour un projet déterminé, nous nous intéressions au premier chef au ren- dement totnl, à la productivité ou à la rcnte,bili té pour l'ensemble de la soci ét é ou de l'économie de toutes les resEJources consacrées au projet, quelle que puisse. être l'origine de ces ressources ct quQ,ls q~e puissent
• • 1 , ' '- .
' '
ùtre los b0n6r'ici6-ires de l'entreprise. Il s'agit dans . .ç:q. c.a!;l Q..e la renta-
. . ,• ' ' '· :..;.•'
oilité du projet pour la soci~té
1
également dén~mmé rç~~abilit6, économique. \ . . : ..
de cc pro jet, ot nous la ci.8torminorons en effectuant .c,e crue no:q.s appelle;.
rons 1 'analyseéconomiqU:c ' ' ! . '. .- ' clei . ce 'pro jet •' . Si au
ëo~trai.re
' ( ' '· . {os di versosi. : ' ' • .-,-' :· ·' .••.. ·
entités qui contribuent(
au
finrolComont d1'Ùn projet - CJi~Jt,iy._é}~e:tll's, hommes• ' ,•
1 , ' .. ,_ .. • ',· 1• ':' ; ,· ·, _' " · • ... !.o • •. 1 __ . . L . :
d'affaires, o'ntreproneurs, sociétés privées, organisme~ .. Pul;l),~cs, etc -
• • .... 1 - • • - ' -•• 1 1 - • ' J~ '· .. • _._, - • '• •• -
sont directement. intéressés i>ar le r€m.dcment de leur, pa:Rtici.J;l.~.:Hon, nous
, ,,:. '; :: ., •,' • ;,·l ' ,.._,,T '. ',!_•,! ' " )
pourrons considérer qu'il s'agit du rendement fina.nqi~:r: d~.'\We,.,PP,rticipa.-
tion au
~~pit~.i
d'~ c
otit;oprise, ct nous ledétermine~on ~ - ~~
cffcctwmtce quo nous appellerons l'analyse financière de co projet.
REPRODUCTION/366 Page 3
Certains économistes utilisent, pou~ désigner 1~ rentabilité fi- nanc~ère, le tcrme'dc "rentabilité privée", bien que l'analyse financière
p~is~e
parfaitementtHre utilis6~ p~ur
1' analyse d'investissements du sec- teur public ou d'organismes semi-publics, ou m~me pour l'ôtudé de lG: reDta- bÙit.éd:i·~
investissement pour le trésor public. (L'analyse financière pèut s'appliquer parfois à l'estimation ciu rendement de l'ensemble des fonds propres ou des capitaux de quelque no..turc quo co soit, utilisée dans un projet! En pareil cas, l'objet de l'analyse est de déterminer la justi- fication financière elu projet, ct non po..o d'estimer la rémunération des capitaux apportés p2x tel ou tel participant).Les responsables des plans de développement doivent s'appliquer à déterminer l'utilisation qui doit ~tre faite des capitaux limités dont ils disposent afin de maximiser l'expansion économique.
En
d'autres termes,! mis en présence de plusieurs projets, ils souhaiteront savoir quel est celui qui aura la rentabilité la plus élevée pour 1 'ensemble de la coll.ectivi té, autrement dit, la rentabilité économique la plus élevée. Cette observation
~~t valable, que les ressources néccsGaircs soient investies directement dans l'économie par l'Etat ou par des particuliers. Los techniques d'étude de la rentabilité économique des projets qui sont mentionnées dans le pr&- scnt ouvrage permettront d'identifier les projets qui apportent la contri- bution la plus importante à l'expansion économique générale. L'analyse
économique tient compte essentiellement de la rémunération do la main- d'oeuvre et des autres facteurs de production aux prix du marché ou à des prix de référence ~~ sont censés ~tre proches des vérito..bles cents d'op- portunité. Tout cc qui reste ost alors comparé au montnnt dos capitaux nécessaires à l'exécution du projet. Le projet pour lequel la rémunération du capital est maximisé sc voit accorder la priorité la plus élevée. Cette méthode suppose que le capital constitue la .limitation la plus importante à une expansion économique plus rapide. Nous ne voulo~s pas dire pour autant
REPRODUCTION'/366
Page
4
que c'est le capital qui on trame
1\
expansion 6conomique. To,;_s lç:;s fac_,jou:rs. . ~ : · •. ·. • . ·.. ; ; , ·. • . r (
de production employés d~s un_ projet contrib11ent à lctcréation de\1ouvel- les richesses, et les tochnigues que nous allons examiner ,!le visent .f:i-'-3
• ;. ··- -· • • • \ t
à déterminer l'importance relative' de ~a contribution dos divers facteurs.
Une méthode analytique complètement différente ost nécessaire pour étudier ce problème •
..
Vous remarquerez que_ la façon dont nous appliquerons à l.tanalyse économique (et non à l'analyse financière) lo~ techniques expliquées dans le présent ouvrage font quo cotte 31lnlysc est neutre à l'égard do la répar- tition des r~vonus ct de la propriété du capital. L'analyse vise à déter- miner ~cs gains quo procurera le projct,_.après paiement de la main-d'oeuvre et des autres f2.ct9urs do production, mais ne., pr~cisera pas qui recevra effectivement ces gains. Une partie des gains est normalement prélevée
.
.
par voie d'imposition à des fins d 1 ordre social n' ay<mt rion . à voir avec
16
projet. Ûne autre partie sort gônérnlement à rémunérer les propriét·.:;,ü os·'
des capitaux utilisés. Enfin ~me autre partie peut être utiliééc pour un transf?rt do revenus, comme se serait le cas si, da!J.S un projet· dc __ ,colon:i.·- sation, nous décidions de fe,irc payer aux bén0ficiaires une rcdcvrolCc mo :!.Ils élevée que le co-nt total de leur installation., L' Malyso
éconor~i qt•.c
ne èit rion sur cette répartition ; elle ost muette sur la question do la justice sociale.
_:_ :· .. , . .
! '
L.~ analyse économique d'un pro je~ no nous disant rien au. sujet de la répartition des gains, elle ost également neutre à l'égard dos proprié- tairys du capital. La valeur d'un certain capital rüsul te è:u dr~i
t
de. 1,:
recevoir les revenus futurs auxquels i l donnera naiSf)i.UlCee Puisque notre'
. - ~ . . ·- ' ;· ,1 •
technique _~'a.Ilalyse économique no spéc~fic pas qtl,i recevra les gains quo
~~ . ~ : . ' .
rapp~z:tera notre projet, elle est muette à l 'égn;rd dos _propriôtairos du
. . . ' - ' . -,·. . ..
capital. La méthode permctté'..nt do déterminer la rentabilité économique
. ~ . :
··, . . ··!
.,
. ~ ~:.
REPRCDUCTION/366 Page 5
, d !-'l.ll1 pro jet peut servir également à. choisir·· la; soluti:on lê;·l>lus rémunôra-
trico du point de vue social,, quo le. capital provienne de ·. s'ourccs publiques ou de scurccs privi.Sos, qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas d' imp8t sur le revenu etrque le projet soit destiné à rester danslo secteur public ou soit mis en oe'+vre par dos particuliers travaillant pour leur·· propre compte,.
La situc. . t:tion (lst \ toute différente dans le cas de 11 ::..nalyse do la r cmtn,bili té firJ.é'l').cière' car dans cè cas là répartition dos gains et lD-
rn~orjri6té du capital ont une gràn~e importance. Bien quo l2- m5thode de l'actunlisation dos fltix financiers utilisée dans ce cas soit identique à la méthode appliquée pour 11 étude do la réntabili té ô'ccmomique, la
façon dont nous effectuerons normalement notre antilyse et les éléments ·~ne
nous ferons normalement figtiror parmi les coO.ts ct les avantages nous :;)c:r-·
mettront do mesurer la rémunération dqs cnplto.ux consi tu tant lé:1. 1contrlbu-- tion é1.UX pro jets dos cl ivors participants, publics OU privés • C 1 est par une décision de caro.ctèro politique ·que nous ;déterminerons cinsüiio si 110us souhaitons· modifier cette rémunération par le biais d'impôts sur •lo revenu, do conditions spéciales de prets, de subventions des prix ou par l'une dos diverses méthodes auxquelles peut recourir la socié:t é,.
L1an:1.lyse· financière pout s'appliquer au.X coO.ts et
aUx
av3lltages -Jos cl.ivcrses entités publiques qui: pb.rticipent à un projet déterminé. Par exemple, un établissement officiel de crédit faillit à sa t~che d'organe clc développement s 1 i l no pu.rviont pas à récupérer los fonds qi 111 prete . _ n.ux cultivateurs • . Lprsque l'on procède à 1• analyse financière d'un éta-. Jüissomcnt'·dc crédit ct que 1.,1 on 6tablit des projections -rèiatives à la comptabilité, cette notion doH:atrè en permanehcè presente à: l'eÏ:;prit.
iJotte: comptabili tô sera :ensuite examinôê: én relation avec 1 'analyse de la oompottcbilité ·des divers cul tivatcurs.r·cewt...;.bi sefoht;.;;.ils·:~éapablos d' inves- tir dans .une nouvelle ontrep:t'ise où Urie nou:irelle priitique ·1 '~geil't' qu 1 ils
. ~--'
REPRGDUÔT:fŒt/3'66 PLl.gC
6
+ -~ .. · · ~ :· .·· f· r~ -·-;-·. · .. .
en mesure .èl.c rembourser empruntent de_ fp.çpn a.ssez prof,i té).ple po:ur tHr;o
-'··-'' ' ; ., ,_: . . . ·-· ' . " ". . t .: . . . . ·'. .: . ' '
on vente au moment voulu
J.
:::w
pr,8ts ? Pourront~i,ls mettr,c,. leurs prod;ti ts. , ,-
- · po~~ àtr~ ~n
mesure~'
J;lonoror :J._;e;:ws échqn.nces ?·"" r: ~. ·j -~_. ,. ·_;"• ·-~
.... , ... ·;
L'analyse financière pourra révéler quo l 'établissement public
' '
chE~gé de l'administr~tion d'un projet n1Ll.ura PLl.S de recettes assez impor- t.é.,_ntcp pour récupérer toutes los dép_. ,· .·· . --~ .. ' . ~- . ; . ' .' ~ .' ' : ensos . on capital ou n'i"eme les dépenses ëL 'œ~ploi tv..tio:p. ~ qu'il aur~ dtt suppo;rtor. Herne i dans co ca:;;t il pout encore . -:'\Jc~c lUf3tirio d? mot~re le. p;_-oj~t à. exécution, si sem. analyse économique
' !'~ j l_ • ,__ •• ~ . 1 . ' •. .: • : ••• ' • ' ' " • • .. • •
·~n~ntro qu.c
sa
rent1i-abilité total() pour lLl. collectivité ,... •. .. ' . . ,, est f<.'..VQrablee Dans::..'-· '.: ·, .. ·,
le ens d'un p:rojçi; d1irrigLl.t;ion, iLcst possible quo l~accroissoment do la
:· ' .. ·-:.Cf 1; ~: ~-. ·. ~ ·:· -·~ .· ..• :-~ .!.~ : ., .. ,. . -~ ' 1
production agricole r9ali~6 grâçe nu projet soit suffis~t pow quo co
.· . . :,~ ;
.
- ... . ~-·" .:. ;_~- ·' . ·.clernier ait une ~ ront~bili té économique intéressante du ppint do vue socj .:;,11
•. ,. • • ' \ ~ • . • 1:'·. ~ • •• : ' : • • • ' ' '
m<.'..iS qu_: .l'on a~t déc~c.lé de no pas faire payer l '.eau aux cultivatcu:~s r3olon un b~rèmo .Ll.ssoz 6lové pour rembourser toutes les dépenses des services
.,; ~... ' ;;_ t . 1 •
cl~i:r'rigé'..ti~n• ,En pr:.rcil C2.St . il ;f~udra prévoir une subvention de l'Eto,t •
. ..
1' é:l!lal;:vs~o f~on~i~_re nour::;, do:pnora une indication du mon t;::.n t de co tn:.rw- fe~t ; ell:? nou~ i!l~iquerLl. qui lo roQevre1 et la,. façon_ c1ont . il. pj'fector'-l.
los revcn1.1s qu~ los b~'-___ ,·oficiaires t~r:eront 1,:. do lçur contribut:ion au cnpital.
L' o,.p.n.lyse · · ... \ - financièr~ ;- • • · · • ost ·:· r importante lorsque nous examinons la · · •. · · · . .structur9 .dos otimulpnts associô.c à un pro jet d' invostisscmopt •. Il no
·. ~ ' ~ _ _j_ •• \. ' '. , ._.; ·:_;., '. . ,·: .!. : . . ,-. ' . . . .. -. !,• ' . • ' . .. • - '
~·::. -,'
P,orvir~<?- àricn cl.'.cp.tfcprondre
lill:
~~?je1i q~i soit ayantag;eUf, du P()int deVl,l~l c1o l'ensemble cle l~é~onomie, s~ 19- participp.tion 0-o!,'i~§fgr.~cultc:rurs à
c<;:~ projet ne ].,our pcrm,ot pas. cle gagner: leur vie!l .·,~. rr.~'f' __ _
.... ;· ! . ,, i" _. ,-_____ ,,_, .
···.' ''
~' échelo!u:ome:t:l~ c.los ron-;t.r6e:;; de _fQncls 1 ~11er, r~v~l9P"l- 1. ;ang,lyse 'finr-nctèr~, ost !Sgc.J_omont impÇ?rta,nte~.1Jno société p€'\:lt ~tror,on mesure d'in-
... ,. '~ ' • • - J 1 ' 4 ' • •' -~
~.ros-tir dnns un projet de colonisation qui sei'q. .. :r6mun6rateur pcndnnt vingt
,. ... ,. r . . .: . . : ... ::· -. . .: :. _:_ .--....... (.r_r . , 9'1 , , ·_;·· .-_!·_ .... / _ _. .·. ~- • :-... -. :.. __ , . • . • •. - .
ens, m~is qui risqu(3 do n 1 ~tre d' a11c~ r:::.pport. pop.Ç\_i3l),t ],9,s .. Ccin,q .. _.premières
:."' '·,' _ .. - !· .• !. -·.r · .. .:. \,_:_· . .-_ ~-- . :·~:·· .r.:·~-- ,:_·_:_ · · ·.; : .. -· -~-,,, .,_.;-"r .. , ... · -~-~ '--·~--- · · -
nnnées. Il esr rare qu'un p;:.ysan puisse participer à le r6alis2.tion d'un plan de co genro sans bénéficier do quelque Ll.Ssistance extérieure.
REPRODUCTION/366 Page
7
Dans bon nombre c.le projets agricoles, l'investissement envisagé comprend un élément commercial - par exemple lG création de covp6r:.1.tivcs do production, la participation de banques comnioroinlos ou 1 'agrrudissomor-t des moyens cl'ontreposage et cle traitement dos produits. En pareil ens, l'analyse firiancière ost identique à celle de toute autre activité commer- ciale et doit tenir compte de questions telles que la rômu.."'l.üration dos
capitatix propres de l'entreprise, les résultats précédents, le cot:ts de non··
. . .
velles installations· comporô• aux nouveaux revenus qu 1 clics sont susc-::rr:rt:~·-
bles de procurer, 1 'estim~tion des gains futurs, los mouvements cl.c fŒ1~,s~ los bilans, etc.
Trois distinctions très importantes ontro l'analyse économique et l 1ru1alyse financière devront etre présentes à votre esprit lorsque vous lirez les pages qui vont suivre~ (Nous les inJiquorons ici ùe façon très somtï1aire c.ar nous y revionclrons de façon plus détaillée dans los chapitres suivants) :
1 o Dans 1 'nn;üyso économique, cortnins prix eloi vont tltre modifiés de façon à mieux refléter leur valeur sociale et économique véritable. Ces prix ainsi modifiés sont fréquemment dénom- més 11prix c.le rôféroncol!(sl;admv priees). Dru1s l'ru.12.~yso finMcièro, co sont j;o'!_jours los prix du marché, compr8:12nt los taxes ct los subventions, quo l'on utiliseo
2. Dans l'analyse économique, les tŒXos ct les subventions sont considérées comme des transferts. Les nouvelles richcGsos auxquelles un projet donne naissance comprennent los tixos diverses quo le projet pourra supporter on cours clo J)rocluc- tion ct les tnxes à ln vente que les achctGurs seront dis- posés à poyor lorsqu'ils achèteront les proclui ts. Loo tn.:::os
REPROUDCTION/366
PG.gC 8
:f'ont partie c~o1 l ' ?;nsomblç: des . "avc:ntngcs" elu P!:C? jet qui sont
. trc.p.sférés à l'.enscmble do. ln so.c~ié~?t. pour q110_ collc~ci lu:;;
. dépcnsp à son gré, ct ne sont pas consic16réos comme dqs - coftts. Invors' , . om• cmt une subvention • 1 • ost /· consic~ôréo ' .. c.... omme "Lm
~'coll~" pour l2. société :puisqu'il s'agit d'une d6pense do ros- _ sources quo l'économie suppo:çte pour féliro fo;nctionner le _ ,_,, projet .• . Dnns l'Malyse finc.ncière, cos éljustcmcnts,eont inu--
tiles. : le~ t::tXes sont considérées tout simplement cornrne ·les coftts et los subventions comme des ~wantagos,
3• Dans l'anc.lyse économique, l'intérêt sur le cnpital n'ost pas calcula séparément et déduit do nos bénéfices bruts car ils , font partie du renclcmont total du cnpi to.l à lQ. c~isposi ti on do
1.1 ensemble cl~ ln société, et c' es-li ce renclem_ont total, y com- pris les intûrtits, que notre analyse économiq11o doit nqus permettre de clétermincr .. En analyse finn.ncioro, los il}té~êts
p;zyés aux fournisseurs 2xt 6~io11_r~ do c;:-,pi taux sent considérés oor!lmc un co1t, ot -le rombou:rscmcnt de l'n,rgcnt emprm:té à clos fournisaours cxt
...
6ricurs , _ est ù6duit lorsque l'on veut obtenir le montn,nt clos bénéfices., Les intérêts i~putôs"_ou "payés" à 11 cnti té elu point do vue de: lé·_quolle est effectuée l' cmé'..lyso fil;.anpièrc ne sont _pas considérés comme Wl-"c,o.qt" pnrco qu'ils font pn,rtie elu revenu total que cotte ontit6 tiro desa particip:J-tion 2.u co..pitéll de l 'ontrcpriso, et font clone partie clo lr1. rômunôro.tio~ C.c ln pq.rticipation au ~a.p~tnl clo cc.tto entité,. et font donc partie elu revenu finnncior q"L:c
.
.
reçoit cette Gnti té.
REPRODUCTION/306 Page
9
L~ méthodologie do 1~ comparaison dos coûts ct des bénéfices
r.;:x:~~?péc, au,_.Chi:lP;~ tr.e 4 ost, la. rp"e,mo, qu'il S· 1 agisse do détorminc:r:- le rende- r.lt:::1t économique o'l.Ï.
1 ~ · r on ~{~ment
fin.:mc:i.er. La seule différence provient Llo ce qui ost considéré comme un "coilt" ou comme un bénéfice. :Pour le moment, il suffit de roconnattrc qu'il existe une différence entre l'ana- '· ly~c ?cOllomisruo ct 1 'nnalyso financière, et. que la mnjeure pnrtie du._::;:casent ouyragc, .co11cerne 11 application de 1' analyse économique à. l' esti-
-~ . . :-ïl1.::.tipn d_e lç, rontapili té éc,on~m_i9uo.
".··' · ... · ~ - . : .
. ; ~
1 .. ··
REPBODUCTIGN/366' Pnge 10
2 c IDEWriFICP.TION DES COUTS ET DES AVJJITTi.GES DES PROJETS AGRICOLES
;·,
In trocluct ion
.•.; ,.-_,_
• ' 1 ••
L 1 M:J.lyse économique 'cl~s pro j~.ts .d..gricoics ·
n
poUr-· but de comparerles '·coûts 6't \ os nvantages 'c1e :Plusieurs 'op·Üon·~ possibles
ë n
-ifuc de dôtormi-. · . ~-·' · · ) , · ,. ·· ~, : · · · . · r :. : ., 1 •· 1_ : : •
n:;r I2.quollo· ost la plus rémtinératrice.·Elle suppose au départ 11 identifièm-
: ••. , ! l '
tj.on des ' éoûti:i ot ;18~- ilvœt2.gcs, co qui, s;ms doute, coule clo source, rr2..is
n' r::n recouvre pas moins pa.rfois
clos
6cueiis.Une fois déterminés l0s coûts ct los ~vnntagcs, ccrt~ins problèmes cl 1 év:üuation peuvent surgir • Les valeurs monétaires, indispensables à 11 :.Ula·-
lysc financière, ne sont pas toujours celles qui conviennent le mieux à 1 'cnalyse économique. Nous aborderons la question du choix des v-.lours : .. ~:)~Tl priûcs - et notnmmont le sujet complexe clos prix de r éf érence - cl..nns le prochnin ch~pitre.
Nous cxnmincrons tous d'abord los principaux types do conts ct d'n.vcmtctges que l'on rencontre clcms les projets a[,Ticoles. Nous pc..ssorons ensuite à l 'étucle clos "effets socomlr..ires", qui font l'objet pctrmi los 6co- nomistos do vi vos controverses, sn.nr.: qu'aucun clos arguments avo.ncés sc soit toutefois montré concluMto Nous mentionnerons enfin los avantagea intangi- bles dont l'importcnco no saurait etro négligée, mais qu'il n'ost pas pos- sible cc quantifier.
v~ tost "avec" ot "sans"
Une mc.niùrc empirique ct très commode cl' nborclcr 1 'idcntific2.t::.on
r~ c 11.:\'1::-'ntar;e clobcü clécoulé'nt c':. 'un pro jet agricole consiste à sc clomwcl.or q1.wJ le serait 12- situation "avoc" le pro jet ct "sans" le pro jet • Ln différence représente en g'611éral l '.::.vMtago not découlant clircctomcnt elu projet. L':St~po
suivonto consiste alors à vérifier quo 1:1. somme clcs avantages ct clos co{Hc
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spécifiques idontif,i6s par '.n.i_l_l_eurs. ost bion égale à ln diffôronce entre la.
si tuC~.tion: ·"avec". et la situation ''sans" et que rien no manque • Notons au passage quo la question n'est pas posée .sous forme do différence 011tr·e 11;..,.v,'J1t1· et "après" ; • il ost fn.cilo 7 en effet 7 d'oublier 1 'un ou 1 'autre clos C}OÛts O"..'.
des avantages les moins évidents si la question ost posée sous cotte ~orme.,
2.2 Coüts des projets a_g:;icoles
Dans presque toutes los analyses de projet, los coûts sont ~!h.:o:
faciles à iclen tifier
(èt
à. évaluer) quo les aV<1l'l tages"Biens et services. Il ost rélro quo les biens et .services employüs clans un projet agricole soient difficiles à identifier., S'agissant par exemple de ciment pour lé1 construction do c311aux cl'irri&Rtion ou do bull- dozers pour le défrichage, le point délicat n'est pas 11i~cntificRtion1 mais les pronlèmos techniques cruo posent la planification et la conception dos opérations on vue ~o déterminer do quelle quantité l'on aur~ besoin et quand on en aurR besoin.,
2.2.,2- !:Ia;ï.n:-ct'oouvreo L'616ment main-<.l'oeuvre d'un projet agricole n'est pas plus difficile à identifier quo le préc6c1nnt., Qu'il s1Rgisse d'un per- sonnage aussi hautement qu2.lifié quo 18 l.li~octeur du projet ou do ~-'agricul-·
teur qui entretient son verger lorsqu'il entre en production, la rfUest:on qui so pose à propos de la main-è.'oeuvre utilisée clans un projet n'est p<C'3 tant de savoir ~~oi que combien. La main-<.l1oeuvre sans qualification, tout en n'étant pas·difficile à identifier, pose cependant un problème particulier d' 6va1Uc1.tion et i l peut etre indiqué rlc recourir à un cotH de référence o Nous ane.lyserons cette question en détail dans le prochain chc-.1Ji tro ..
REPRODUCTION/366 Page 12
2.2.3 C8ut du terrain (valeur nette do la productionyurù.u9). Dans l<':'s • projets agricoles,, .il ost oxtr8momont clifficilo·dc llôtcrminor la- valeur qu'il convient d'attribuer au terrain, mais on pout
elu
moins clûtorminor une base de èalcul on consiclêrant' le cotl.t du t,crrain comme le cas particulier le plus importent que la question plus gén6rale do là valoilr nette clc le, production perdue.Dans la plupo..rt clos projets agricoles, lé1. zone cl'implantr;.tion ch projet produit clé'jà une co;rtdino quantitô do produits élgricolcso Par cxc·f';lc, il sc trcuve déjà des cultures on soc clnns une région qui ve, être améno.géo .. • pour la culture irriguée dos fruits ct elu blé. Si nous prenons à titre d'exem- ple un: nouveau verger, la valeur nette toto.le clos fruits qui y .seront r6col- tôs no peut pas être considérée comme un bénéfice net. En fait, nous devons
soustr~ire la vâleur nette clc la rôcol tc do blé elu bénéfice not margin<Ü que proc'l,ll'era la récolte des fruits qui seront à la place cle blé - après avoir déduit la valeur do 1::. main-cl 7 couvre 7 clos semences ct c':.cs engrais nécessaires à la production (:'..o blé - puisque la vnlcur nette dont on dispo-
so,it pr6cédcmment pour rémunérer l 'utiiisation du terrain est màintonant perdue. Il s'agit moins do comparer ln situo.tion "avant" et "o,près" que de la comparer "avec" ot "sans"•
Dans les projets agricoles, la V<'..lcur économique du terrtd.n clécoll,J.c do cette conception cle la v.::tlour nette de la. production perdue. Si nous:nouê:'').·' trouvions dans lo, situation d'un marché idéal· tel'r .que les ccnsic1érations , économiques soient les seules à clôt•erminor la ,valeur du torra~ (Slt i l n'ost nulle part de Jllé',rché foncier qui répomle fl-. cette. description), la valeur d •achat elu terrain serài t la valeur actualisée clo la. cOntribution not·to ft>·
ture de cc terrain à la valeur clo lo. 11roduction. Lb. contribution nette du terrain à la production serait ég~lc à sa valeur locntivo, puisque c~éU':J 1J'L
marché parfC1.it c'est de cotte fo.çon quo ocrait fixée celle-ci. Ainsi, le
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priJ.: c:1' achat du terrain serait égal à la valeur actualisée des loyers
fll"G"t-!.rs. qui seraient'pour leur part égaux à la valeur actualisée de la con-
~ribution future nette du terrain à la production. Dans ce marché idéal, nqus pourrions indifféremment décider d'évaluer le terrain à son prix d'achat,,
à
sa valeur locative, ou à sa valeur nette de sa contribution à la })reduction, puisque cès trois valeurs seraient identiques. De m~me 1 s~. nout souhaitons utiliser le terrain à quelque autre fin dans un nrojet agricole:; ·son coût pour l'économie équivaudrait à la vcleur nette de Ge, produdion1 dans èon utilisation actuelle, et nous pourrions d!Jcider d'e~~primer cette valeur soit directement, soit sous forme de loyers annuels, soit sous forme de prix d'achat.
malheureusement, les marchés ne sont pas parfaits, et nous ne pou- vons pas choisir indifféremment, dans une analyse économiq_"Ue, 1 'une quelcon-
. ~l"l (l':)s formule~ théoriques d'évaluation du terrain. Les considérations (:.cunomiques ne sont pas les seules à intervenir dans la décision d 1 acheter
~1u de louer un terrain pour tel ou·tel prix. Il s'y adjoint d'innombrables .::c.nsicJ.értdions de prestige, de sécurité, de préférences personnelles, de
:'(~nseignements incomplets, etc. qui influent sur ce choix. Nous pouvons
nrCnnmoins tab1er sur cette notion théorique de la v.:.leiir du terrain pour rl ~tr)rminer la façon d 1 évaluer ce dernier dans 1 'analyse d'un pro jet, en :)hC'id :Jsan-t la méthode c1 1 évaluation qui, à notre avis, convient le mieux
f J:ll' estimer la contribution réelle du terrain.
Trois méthodes sont possibles pour tenir :eompte de la valeur du terrain dans l'analyse économique d1ûn projet :
1. Evaluer le terrain
a
son prix d'achat, ën considérant le coûtd'ac'hat du terrain comme un coût d'investissement supporté une :fois pour toutes ·au d.ébut du projet. Cette méthode est la plus simplEl, mais elle suppose que le prix du terrain reflète de façon assez
RE?Rô:DÜCTION/366 :: ' Page 14
' . préGiseJde' la v.,<:J:l0ur actUalisée d.e la cônt:r-ibution· que ' le terrain
... i.
• ~ •• , :: · j • l
apporterait· à la v~~leur des é!'écol tes qu'il alirai t produites, si le iyprojet tJ..'av~t'pas· été réalis:ê .• Ell;e. suppdse également qU.o la concur- . renee joue librement sur le :marché foncier et que ie prix du terrain
1'
. . . -~-: ' n''Œst pas trop.éloigné .de .cc Ci~e serait son prix d'éq'!l~librè, dal1s
.-:-
.. . j
·ml marché idéal. Cette m.othode 'peut etre bonne Q.ans le cas où lo t8r- rain doit être acheté ·pour la réalisation d'un projet agricole - par
exemple s'il s'agit de créer ;.de nouvelles exploitations d'élevage laitier ou d'acquérir
l o
droit de passage dtuncanal d'irrigation.Dans bien des cas, toute:fois , cette hypothèse n'ost pas plausil::lc et il faudra rechercher une autre méthode d'évaluation~ En. OlJ_tro; r,c4;te technique d'analyse risque de no pas convenir s'il s' aci t RC1ù cmolt t d'une ·modificatio:n do l'utilisation du terrain;' s:ms ::ru 1 interv::.enne auet.uie·modification des droits de propriété• (Il devrait ?Jtre évi·:'IC',·-
'ment bien-entendu qu'en analyse financière, s 'il y a achat do tcr':'a;_,_,
l e
pr:iJ~ qui sera effectivement payé ost celui qu'il convient d'ins-; 1
crire dans la comptabilité, quelles quo SOiènt ses relations é;!.VCC sa valeur économique) • ·
?. , ., TJno autre solution consiste à' c:lèprimor· lo ·coût du terrain. en lui attri- buant unè valeur: 1t)cativG dans ·1c décom}:itt:l des co-üts du projet, année
·. par ânn6e1 à mesure ~e le projét progresse. Cette solution cpnvien- drait dans le eas d'un marché tel que l'on puisse supposer quo les prix de vente soient fortement iafluencés par des considérations non économiriues, mais où il exütorai t un marché rE::lD..tivemcnt compétitif peur los torraihs à leur. " Ln. valeur locative donne .a:lo.r:s une~ app:-.'O-·
x.irnation suffisante et commode de la valeur nette de la production
perdue ;et peut-6tre :f2.:oiloinent utilisée. Cette mt;thode p_eut ~tre
pratique môme dâlls; 'l'cs' ·èa:s où i l n'y a pas de modifi;o::1tion du droit
·do propriété ou du· syst.ème de gestion, mtds uniquement dans le cas
PI;PHCDUC'riON/366 Page
15
d Tune entreprise située à 1' intérieur d'une exploitation .. Ainsi~ 8:'.
un terrain cxploi té essontiellomer:t on pâturages eloi t ê':it.ro conv:::~·';:;_
en terree ÜTignée?, sa valeur locative à 17 époque où i1 s:Jr'ra:.-·~
cle pâtur2_gc pout ttl~c prise co!llmrJ co-n.t cstimo..tif do b, production perdl..'-8., (Dé111'3. Jo co.s de l 1 2no.lysc financioro? si un loyer doit etre payé, il cE·\; clai:i.· c~uc ce loyer correspond à lo::. valncr à attribuer au torreJ.:1 da::1s 1: émc..l;,r:.::o o Délnc J.c co..s où il n'y o, pas clo loyer~ l::t valeur loco.tivc pout fournir une approxim"ltion suffisa.xrbe de lo.. v::-J.c1..:r nette dE': la pr0è.uct::i.on pordu3 à utiliser dans l 1analyse fino.r-cièrcr
·s'il y a ur.c modifica:Hon cle: 1 'utilisation du torrï::in).,
3.. On peut enfi:'l OXI.-l~unor 1:::; coût du torré:~in en o;:,tim<Ul·c la valeur nette rle la p::;·oè"uctic:::, :çe:.:·ri.·Jo7 porté.:; chaç._ru·=) année commo un coûtdu projet, ot on dimir:cu::;nt. cl1 ~"''-tant le l1ônéfice m().rginal r~~alisé cette année-là.
Cotte m6thoc}.8 constit:J.o g6n(r·o.lcl(l0;.1t la formule la mieux 2.-::;prop:J'iéo · dans le Cf~S de 11 ë111<.1lySG économique et parfois meme J dans CC C~"'G. de:
l'cnnlysc financièrs:,c'ost lo.. soule méthode qui pcrmottG d.o tcn~.r
compte de la valG".E' dü terrain~ Cette vo,lcur 7 copc:.i.dr-m·;, n 1 ost pas· toujours fn.cilo à. caloule:r. L'utilisatio:.-1 do la valeur nette do la production directement perdue est fréquemment la meilleure m·~thcdo
qui pormotte do . ton ir compte do la v2.).eur du terrain, pour 11 t:U'lo..ly:=c financière ot 1 'anc:.:.lyso économiG,-ue, lorsque le pro ,i(Jt ::mvisag~! un
changc:rKJ'.r~ cl '-..:L-:;il~.fen.tio:.-1 elu tnrrain sa.'1.s qu'il y ait ch0n,scnont é,c Prop-."'_ 1· e' + ~::1 . .; "'---'-- ~ ·"· ou ~.-:.c -1 gc~' re.'1. .~-u 11 ( <• .:>OtL1 · .J.gnons a ' cc Sl..'.J· O'ü ' q:uo =
no f2.ut p'"..s déduire r·~.M,_llta'1.::!:~~0::lt la valnur J ocativo c~u torrrd.n ot l2..
valeur nette de la production perdue, cos dou..-.;: vc:.lcnrs faisant cloublo emploi). :Onns le cas do l:analyso éco:r.omiçuo, l'utiliso.tion de la.
valeur notto do la produc·cion p<)rcluc ccncti tuc proo.s.hlor,wnt la meil- loure façon do to:':lir 00m:pto d•:J la vc:.lou!:' d'un terrain appartenant à l'Etat, carlo pr:i.Y cl~.<1.chat oJ~ le loyer porçt'. ]JOtU' l'utilis:::.tion d'un