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I FT SOflA1 "' ■ : ^^^ FRANCAIS
^cembrt,- 1964 US
Original :ANGLAIS/FRjU\!CaIo
CONOMIQUE PQUR L'AFRIQXL Sixiome session ■
"COHITE 'II ''
COMPTES HINDUS ANiiLYTIQUES LES QliiTRE SLANCE3
tenuGS a. la Maison cle l'Afrique., a Addis-^bebar
"du'21 fevrieV an 29 fovrier 1964
President : , _ _I:U .SAMUVfU. .(Congo-Leopoldville) Secretaire- : ■ ■ "M. STAMEMOVIC" ''' ' '' ""
E/CN. 14/C. 2/SR. 5^8 (VI >
page ii
TABLE DES MATIERES
... - ■ ■
Page.
Cinquieme stance 1
Election d'un Vice—President' , . ., , 1
Constitution d'un comibe de redaction ,,....>... 1 Conjoncture economique et sooialo en Afrique et cornpte
rendu de l'activite de la Commission economique xjour
1'Afrique 1
b) Developpemcnt social .1 - 12
Sixieme seance 13
Conjoncture economique et soc.ia.lo en Afrique et compte rendu de 1' activite de la Cormiiiosion economique pour
1!Afrique 13
b) Developpement social ,..A,,.»,»C.* ,... ^3 - 22 e) Industrie, transports et rcssources natu^elles ... 22
iv) Habitat a , 22 - 26
Septieme seance ^7
Conjoncture economique et socia.le: en Afrique et compte rendu do 3'activite do la Commission eccnomique pour
27 27 27 - 30 - 34 -
30 34 39 b) Industrie, transports et ressourcus naturelles
iv) Habitat ,,,....<«..
g) Administration publiquc Jt ^ • • g «
i) Format ion ..«.., ...
Huitieme seance
Pro jet c^c rapport du Cbmite II (social) h la Commission „... 40-41
Proje"''S de resolutioa 'IT
Ca'irpagne mendiale pour 1' alphabetisation universello .... 41
Formation au service social 41
Vie rurale et action communautaire ..<>., 42
Politique socialo ot developpement * 43
Defense sociale .*.,..?... ..43-
Comite d: experts du develoxrpoment social 43-44
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oage 1
. CINQUIME S3ANCE ., . . ■ ;
Vendredi 21: ieviier 1364, a 15 1; 15 ■ : . • , ■ : President : U. K/uIH'ATU (Congo-Leopoldvillo) ■.
ELECTION-. D'UN VICE-PRESIDENT ...
M. Zavr-ti .(Tunisia) est clu Vice-President
CONSTITUTION L'UN COI.ilTE HE REDACTION ' ■ " . ■• :
le Comite decide- dc constituor un Comite do redaction, compose de -M. Savi c*o Tovg (Togo), de M. S»bti-: (Maroc) ot Lie &;-Bako (Nigeria); ' ' ■ [ :
CbNJONCTURE ECONOHIfiTJS ET SOCIALE EN Ai?RIQUE ET COMPTE REN3JU DE L'ACTIVITE DE
U COMMISSION'ECOJSOJ&I0UE POUR L'AFLIQUE (point 5 >e 1'ordru du' joiir) ' "
t) Bevelopporaent social (E/CN. 14/241, 2-1-4, 269)
, M. RIBY-VILLIAI'AS (Secretariat) decrir.a-la nouvt'llo structure de la Section des affaires socialos du secr«tai'iat, los objoctifs de.qettu section pour 1964-1965, et las anneos suivantos ot los moyons qu.'elle conipto mettr.e en .oeuvre ^cu les atteindre. Ui.Suction sorait ■houruuet,- d(avoir -les. observations,, les cunseils et los instructions du.Cor.ite pour cottc nouvelle phase.do son activite.. En par- ticulior, le Comity vjudrn peut-Ctre adopter une i oconnnandation coneernant la creation d'un conito jjcrmanent du doveloppomont sociaj. . ■
In Section a .et^ reorganise^ ses olgectifs, son programme dq travail, et i'ordro de .priorite ont 4U rodefinis.. Elle comprundrr. desormais quatre services interdepondants .■ recherche socialc, protection sccialo, politique ot developpemont
sociaux, .leveloppemuiit rural.
Le Service do la recherche scciale aura les attributions suivantes : etudes gendrales ct par pays do 1'organisation et do 1'administration des services, sociaux en Afiiquej enquetes sur les. pr; obi ernes dT organisation et d'execution do services de protection sociale, urbains et ruraux particuliers, en vue de determiner l'etendue do ces problenes, les mesures a prendro et les muthodes d'execution;
etudes des probiernes d'origine sociale qui ont des incidences sur 1'industriali
sation ou decoulent do 1'industrialisation ou de 1'urbanisation; preparation de
raonographies a partir des dtudos et enquotes cntreprises.E/CN.14/C.2/SR.5-8(VI)
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Le Service do la protection socialo se cunsacrora entierement aux problemes ^ ci projets pratiques d1 organisation et d' administration du service social. Ses
attributions soront les suivantes : organisation do reunions regionales, de cours de formation et de colloques; contacts etraits avue les correspondants nationaux pour le service social d^signds par la CEA; liaison otroite avec les organismes
internationaux benevoles do service social avec lesquels la CEA a etabli des contacts reguliers, En 1964, une reunion rc-gionale sur la defense sociale sera organisee coi;- jointement par la CSA et la Direction des affaires sociales de 1'Organisation des Nations Unies;"en 1965, le Groupe dlexperts de la protection sociale et du develup- pement communautaire 'se "ryunira pour etudier les categories de services de protection
sociale nedessaireS en Afrique, ot un ospere qu»un colloque sera aus'si reuni au cours de l'anneo pour axaminor 1'organisation et I1administration des services de protection de la famillu, dc l'enfuucc et de la jcuncase. On cotnpte organiser en
1966 un colloque regional sur I1organisation et 1!administration des programmes de reclassement des personnes diminuoos ct un voyage d'.etude de la defense 'sociale.
Le Service de la politiquc et du devoloppoment sociaux beneficiera des avis et du concours de reprosentants des institutions specialisees et du FISE et il travail- lera en etroite collaboration avtc la Division mixte CEA/FAO de I1agriculture. On compte qu'-in c.onseillor rogicnal on dcveloppiiment social sera affecte a ce 'service.
Les attributions du Service soront les suivantes : aider les gouvernements a pla—
nifier les programmes sociaux ne'eossaires a lracceleration du developpement econo- mique; analyser comparativement et cvaluer les aspects sociaux des plans He dove-
loppement d^s pays africains; rassembler et echanger des informations sur Inexpe rience acquzse par les pays raembres do la CEA et par d'autres pays sur les pGlitiques et programmes sociaux qui ont trait aux problemes d'urbanisation^ aider; et conseillar le Service du developpemont rural do la Section dans I1elaboration de ces programmes, et conseilier la region dans.tous les domaines do la protection sociale. Dans 1'exe-
cution de son programme, le Service de la politiquo et du developp:emunt sociaux
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collabCrera avec le FISE ■ et 1'OMS pour de'finir les problemes poses par les taux sieves de mortality infantile, en particulier dans les zones rurales d'Afrique, et par les principals maladies transmissibles qui frappent les enfants africains, ainsi que pour arreHer les mesures a prendre en vue de re"pondre aux besoins sa- nitaires de 1■enfance africaine,
Le Service du developpemcnt rural portait auparavant le nom de Service du de- veloppement communautaire. Ses travaux et sa conception ont 6t6 modifies : a 1'avenir, ll se consacrera a aider les gouvernements a developper une vie rurale active et des institutions rurales propres a satisfaire les besoins actuols, en y associant le plus possible les populations rurales, et a faire des etudes et enqueues sur les conditions socio-economiques que rencontront los gouvernements et les adminis trations locales aux diverses phases du developpement rural. La nouvelle ligne de conduite a pour point de depart la connaissance des besoins fondamentaux actuels des communaute-s rurales africaines et le dosir de trouver les moyens d'ameliorer le niveau de vie et le bien-Otre des populations rurales grace a leur participation accrue au developpement, Les besoins fondamentaux actuels des communaut^s ruraies' africaines sont : des t^rres suffisantes et une amelioration des terres permettant d'assurer au payson et a sa famille un minimum vital convonable; de l^eau pour I1irrigation et la consommation humaine- des facilites de credit suffisantes pour deVelopper la production; des routes d'acces aux inarches; une hygiene et une nu trition actuates; des ecoles et moyens d'education. Les travaux du Service reve- tiraient les aspects suivants : etudes approfondies sur le terrain des problemes sccio-economiques qui so p-osent aux gouvernements dans le developpement et 1'ame lioration de la vie et des institutions rurales pour satisfaire los besoins actuals et exploiter les possibility (dtude de la structure a£raire,_ installation d'agri- culteurs sur de nouvelles terres ct rd forme c-aire, appr ovi si onnement des cam- pagnes en eau, vulgarisation agricole, vulgarisation des lois de la nutrition et de l'hygiene, economie mo'nagere, cooperative ot credit rural, rassemblement et echange d'informations, assistance aux gouvernements memtres dans la planification, l'execution et 1'evaluation do programmes de doveloppement rural unifie, reunions regionales telles que colloquus et cycUs d'etude, voyages d'.-tude pour adminis- trateurs et directeurs de programmes nationaux, regionaux ou locaux de developpcmenc
rural unifie).
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Dans le domaine de la formation des assistants sociaux, lcs activites de la Section passeront progressivement dee projets de formation eux-memes a lfamelioration des. ecoles e.t institute oxistants., de. preference., a 1 'echelon soils-regional, pour permettre a chaque sous-region de couvrir ses. besoins en matiere de formation. Les objectify inanediats de la Section seraient les suivants : creation de centres sous- regionaux de formation au service social; formation de moniteurs" du service social, formation specialised de personnel administratif, de cadres et de"techniciens
charges del'organisation et de la mice en oeuvre des programmes de protection
sociale; assistance aux gouvernements-pour 1'organisation de stages poriodiques de formation en cours d(emploi a 1'intention des assistants sociaux, y compris le per sonnel benevole et auxiliaire.En I964? un cours de formation technique au traitement des jeunes delinquants
dans des:. institutions sera organise au Centre national de recher^hp sociale et crimi- nologique du Caire. Un deuxieme cours de formation pom; jnoj-iT+eurs du service' social et administrateurs de programmes de formation en-cours d'emploi est pre'vn ogalement.Un repertoire des activites de protection social"e. en" Afrique sera etablis en meme temps qu'un registre des instituts et ecoleo de service social en AfrJ.qn^. T.o^
divers services de la Section des affaires sociales, trayaillant en equipev s'atta-
cheront a reviser de temps a autre les divers objoctifs et programmes dont les grandes
lignes viennent d'etre exposees. . "-■ '
. M. BROUGH (Kenya) se demande.s'il es-t reellemenf necessaire de creer un
comite. permanent du devcloppement social, Une tendance s'est manifeste'e a la cinqiiicme session en faveur d'une reduction du nombre des comites permanents.M. RIBY-WILLIAMS (Secretariat) signale qu'il n'existe encore aucun coiait&
jjermanent dans le domaine des affaires sociales.
M. LEGGEBE (Ethiopie),' appuye par M. BAKO (Nigeria), approuvo la reorgani
sation de la Section des affaires sociales, mais estime qu'il conviendrait d'ajournor 1'exaiiien de 1'opportunite de creer un comite permanent.M. SEBTI (Maroc) estime que la question devrait otre etudiee par le Comite pendant la session en cours. Sans etre, pour le munent, pour ou contre la creation
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immediate d'un comite permanent, ll pense que 1'etude d'une telle question ne peut etre renvoyee sine die, et&nt donne les multiples .problemes,. qui. so posent et se poser-^nt encore a, l'Afriquo dans le.domainu social. Lc Comite pourrait neanmoins, pour plus d'informations, debattre la question lors d'une prochaine.
seance.
M. SAM (Ghana) cat d'avis d'examiner la question sans delai.
M. KOME (Mali) declare que sa delegation ne pourra pas exprimer un
avis sur la question avant d;avoir eu le temps de reflechir a la declaration du ropresentant du secretariat.
Lc PRESIDENT suggere d'interrompre la discussion sur la Section des affaires socialos pour donner aux delegations le temps de reflechir a la decla ration faite par le representant du secretariat.
II en ost ainsi decide.
Lq PRESIDENT invite le Comite a examiner le document de l'UKESCO sur
l'alphabetisation des adultes ot le developpement economique et social (E/CN.14/269)
M. OCHS (Oijnnisation dee Nations Unies pour 1Teducation, la scienceet la culture), presentant ce document, souligno 1'importance de 1'alphabetisa- tion en tant que facteur du developpement economique et social. La generalisation de l'alphabetisation ost capitals pour la naissance d'une societe moderne, et 1'insuffisance des moyens d'alphabetisation des adultes risque d'entrainer l'echec des plans de devoloppement. Le fait qu'a une meme session l'Assemblee generale ait adopte une resolution sur la Decennie du developpement et une autre relative a une action de lutte conoertee contre 1'analphabetjspe dans le monde est
significatif„
Le document en question pa3se en revue l'analphabetisme en Afrique, suggere les moyens d'y remedier et etudie le role de 1'alphabetisation dans le developpe ment. II se temine par unu seria de recommandations auxquelles il serait souhai- table' que les delegations reservent une attention particuliere.
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page 6Toutcs les recommendations quo lo CordtC forr.it ocront snumises a Is Conference de* ministres africains do 1<education, que J 'TOTSCO organise a Abidjan en mars 1964, -t apporteront iu- v contribution procieusc a la planifi-
cation do I1education.
Lo PRESIDENT-, parlant en qualite de repr.-'sentcurb du Congo (Leopoldville).
proconise uue campagnc d1 alphabetization dos adultos r'uns l.r,. perspective racorn- nandee par le dDecent de-l'UHES.CO> .mais nouhaiterait den eclairoinsenonts sur trois points : 1'initiative de 1'action roviendra-t-eUe ^ gouvernements ? Les pays dovront-ils oonsacrer 5 pour 100 de leur budget au financement de la cairipagne. ? 1.1 strait difficile'pour dos pays conmis lo sion, dont le budget dG 1'enseignoniGnt est deja lourd} do fournir uno si large contribution; 1'TKIESCO a-t-.lle envisage, on cooperation n.veo la CEk, les moyenc de se procurer des
ressources pour finance- io progranc-ie ?
M. OCHS (Organisation des Nations Union pour l'education, la science et la culture) repond que VHNESUO fournira rout, 1'aasistanec possible en mottant
son experience a la disposition des gouveriK^nts et en conformant les activity
dans les regions, rnais la canpngno r-uom-ir,, es^nM^Mx lUI
en raison des nonbrcux probJem.s proprcs a ohaquo pry3, at ne pourra done Strc-
^^., r^-r>t -r Hii rt'rf de r^ nour 100, il cone erne conduitc que- par J.es pays eux-n^me.;. ^ .Mit .,i, cm..-rc at. , paai
lo. budgets national de 1' enseig^ment. S^i'in, dos i^.nifttionB but lu finanooment 30nt en cour, cntrc le Socretair. gc^ral des. Nations Unios et le Directeur general
de i'TOESCO.
M. CT3HTIS (auin;:e) s.uligne ooinbien il importo d'inclure 1'education des enfants et 1'alphabetisatior de, adulteo dans toun les projetn do developpe-
^ent economiquo ot.social. II n'y a P^s de progre, sans adultes alphabetoB, oar s^uls dos adultos sachet lira et ecriro peuvort aoquerir. les qualifications techniques et Professionnollon nenessPires. II faut prior In CEA de cooporer
avec 1'UHEbCO et V Organisation de 1'unite africaine al.ncer uno cainpagnc d'alpha-
botisation .,n Afriquo et a fournir aux ^ 1- -'^-,uh
a resoudre lexixe probl or.^-ii pavM cu"ii nvs.
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■ H. KONE1 (Mali) suppera que, mtru les reconimandations du paragraphs final
du document (E/Ctf.l4/209), il convicndrait d1 examiner la declaration do la Conference d'Addls-Abeba sur lo developpcment do I1 Education on Afrique citeo n.u paragrapho 23
dudi t do c urn ont1.
U. LEGGtiSji (Ethiopia) declt',ro que 1' importance de 1'alphabetisation pour .Lo
developpement oconomique et social est particulieroment manifesto dans le cat; dos p.:y3 africains. Il'serait dfa\is da reraottre 1' oxamyn ca In question a la seance suivar:;-e, car il croit savoir quo- i^lusieurs delegations onvisagent do deposor un pr;jet do reso lution a ce'sujet. II commentera la qaustion on detail lcrsque le Comite sera saisi
dudit projot,
M_._. BiDOKPAII (Secretariat) presonto lo chapitro XIV du Rapport sur la situ:i-
.tion sociale dans le mpiido^qui traito .du doveloppemqnt do l'Afr.ique (iV'CN. 14/244),
. Eutro 1950 ..et 196Qj periods, aur laqueUo port© lo rapport, on a constate dos proves certains,- sincn uniformes, notamment dans lo doraaino de 1'education pt do la sante;
lo.ravenu par habitant a dtSpasse 120. dollars et lo. niveau de vie s'ost beaucoup ame- liore. -I'ia^.s le. profcros .social ust encore deplorablement insuffisant.
La structure sociale tradiv.ionnolle a ete modifiee par l'expansion de 1' economie monetaire, 1'instauration do reVimos politiquos:nouveaux et la diffusion del*educa tion, do in,, culturo et dos idios occidontales.: De npuvoaux groupements economiquos
ot. sociaux so sont cre^s. qui ne soi.t plus fondds sur los liens traditionnels do parents*
Oniaccordo plus d'importanco a I'individu, et lo caiactere de la.direction familiale et.- communaut^ire est . on Evolution. ■ Des . of f urts cnt 6t6 faits pour adapter les insti tutions ot ics raanieres de vivre africaines aux systemos occidentaux, tout on gardant 1'essence de la;structure socialo at do la solidarity cummunalu traditiormellcs. ^.ais l'ajustemont rJ a pas c'to facile, ot la vie sociale africaina a manifesto une forte resistance aux forces d!evolution venues do 1'Occident. Le probleme qui se poso mt.in- tenant 't la region est do realiser I1adaptation nocessaire pour, atteindre un niveau de
vie .eleve avec un minimum do couts sociaux ot de delai. , ,;
1/ Publication des Nations Uuios, No do vente : 63.IV.4.
fi/CN. 14/C. 2/SR. 5-8 (VI)
page S
La structure sociale a change dans quatro domainos principmix* Premier foment, ^ I1 expansion demographique a ete beaucoup plus f.^rto dans les viiles, ce qui a surcharge lea services sociaux urbains, tandis que 1 ' exodo des jeunes ru.r^ux frainait lo prop.re&
de 1 agriculture ot pro\jquait des tensions socialos da.is certains pays. Deuxiememeivt.
malgi-e un net progres a tous les niveaux, lea boaoins d!enseignement out augments play
■■'ite quo les moyens, et Igs gouvernements africains out du adopter dos programmes d;educa-hion ambiti«ux au detrimer.t d'autres services esser.tiels. Les fonds ot ins e.i,~
seignauts qualifios sont insuf^isants, et il faut planifior les prcHramraes scolaires ut '.us methodes d' wnseignement pour repondre aux besoins de i'Afrique. Dans certain.s r&ysj qui n'ont pas reu^si a integrer los programmes d1education dans la planificatinn (iv. dfcveloppement, un nouveau probleme de chomage srost cree pariai les jouries qui quitfce-nt 1'tjcoJ.e;. Troisieuiement, la situation sanitairo s'est beaucoup amelioree grace a des, prjg^ammes de medecine preventive et curative, mais les conditions sanitaires sont en general encore derectueusss efc ies inoyens tres insoffisants. Quatriemement, en ce qui
concerne la pro'duction et la consommation alimontaires, la production-des culturesvivxieros a noins progress^ quo cello des cultures d1exportation, mais ello a suivi 1! expansion c-imographique. Tcutefois, les aliments ne sont pas de bonne qualite «t, bien qu'il n y ait pas eu de famine generalisee, la carence saisonniere.on calories ut
en certaines vitamines est un trait constant, dos zones de savane notamnu,nt, L1hygiene
aiimontairo i.'a guere fait de prcgres et il faut deVolopper la rechercho «t l'educatiun,,Le progres realise dans les companies est du surtout a la creation de nouvelles organisations agricoles et a des programmes de devoloppement rural comprenont la parti cipation des populationse Divers types de reforme agraire ont ete realises dans dif
ferent s pays, soutdnus par des facility de credit, des cooperatives et des services
de conseils techniques, et l'on a lance des programmes de developpement communautairoallant do 3'education des adultes a 1'oncouragomeiit de nouvelles attitudes favorables
a l'evolut..oi.i eccnomique st sociale,Dans les socieies urbainys;, trois doraaines principaux ont ete le theatre do trans formations aociales. En premier lieu, le niveau de l'omploi salarie s'est eleve", bien
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que, dans certains pays, la main-d' oeuvre totale n'ait pas depasse 10 fo de la population active totalo. Un nombre croissant de femmes est entre sur le marche du travail et le niveau du chSmago et du scus-amploi est tres eleve dans les villes. Des efforts ont ete faits pour renforcer les raesures de stabilisation de la main-d1oeuvre salariee. En second.lieu,, les progres du logement et de l'urba- nisme ont ete relativemont faibles, en raison du fort accroissement des popula tions urbaines et de la masse des logements surpeuples et delabres. Toutefois, les gouvernements se consacrent*de plus en plus a la: solution de ce probleme. En troisieme lieu, I1expansion de la population urbaine et I1importance accordee a l'individu ont engendre un besoin de plans.de securite socialo, tandisque l'exode rural rondait necessaires des programmes d'adaptation a la vie;urbaine et des ser vices sociaux plus efficaces, toutes etioses dent les gouvernements et les organi
sations bene"voles s'occupent de plus en plus.
Pour la premiere fois, des efforts ont ^te faits dans de nombreux pays pour
rationaliser le processus d1 evolution sociale grace a la planification inte"gree.
Une lourde tg,che attend les gouvernements ■: reduire I1 ecart social entre 1'Afrique et les regions plus developpe'es et entre les couches riches et les
couches pauvres d'une mgme.communaute. Cette tache ne peut etre menee a bien sans
la planification d'un developpoment accelerc et d'un equilibre entre les programmes sociaux et les programmes economiques.■.-■■ M. NOAH (Sierra Leone) declare quo, malgre un progres certain du niveau de vie,.en Afrique, il roste bcaucoup a fairo, en ce qui concerne. notamment le ni-:
veau de vio des. zones rurales par rapport a celui des zones urbaines. ■■ Un des
plus grands problemesdu develappement rural est I1oxode.des. jeunes vers les.villes
et leur repugnance a'revenir a la campagne apres lours etudes, une fois qu'ils so
sont habitues a la vie urbaine. Les cultivateurs qui.ttent aussi la campagne,E/CN.14/C.2/SR.5-8(VI)
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accentuaiit encure 1'abandon progressif des villages ct la surpopulation urbaine.
La delegation du Sierra Leone espere que le probleme sera etudie et que des ef forts seront faits pour le resoudre.
M» SAM (Ghana) apprecio particulierement le document sourais au Comity
parce qu'il fait ressortir les repercussions de la vie moderne sur les rapports de l'individu avec sa communaute ot la difference entro les coutumes tradition- nell( 3 ot celles qu'imposent les influences iccidentales. Bien que le mode de vie occidental ait un offet malsain sur 1'Afrique, les progres sont importautset ne doivent pas etre. freines : il faut trouver un equilibre entre les elements
nouveaux et les elements anciuns. Les problemes d'emploi, d'habitation, de trans ports, &'enseignoment, de groupements farailiaux, de sante et migration, traites dans le document, doivent constituer les elements essentiels de la planification economiquo. II importe aussi de faire des etudes demographiques par pays.3n co qui concerne le probleme de la migration vers les villes, le repre- sentant du Ghana suggere la creation d'organismes pour encourager les jeunes a retourner a la terre. La Workers'Brigade a obtenu au Ghana de bons resultats en donnant a ses membres le sentiment de la dignite du travail de la terre. Le probleme des jeuiies doit toutefois &tre replice dans le probleme general de 1*ame lioration des terres, car la bonne utilisation do celles-ci est aussi un probleme social qui interesse la collectivite tout enbiere.
M. lyUyllD (Soudan) signale que, malgre les efforts des gouvernements
africains, de nombreux problemes sociaux resbont a resoudre : pauperisme, expan sion demographique rapide, faible niveau de vie, insuffisance et mauvaise qualite de I1 alimentation, consequences do 1'exodo rj.ral. Le faible niveau des revenus est une des principales causes do cet exode ot il est clair qu'on ne peut dis- socier les problemes economiques des problemas sociaux*
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M« QCHS (Organisation des Nations Unies pour I1education, la science et la culture) declare que le developpement de .1'education est indissolubleoient lie au deve- loppeaient econoaique et social en general. Depuis la Conference d'Addis-Abeba sur 1'education, 1'UNESCO et l'OIT ont pr§te leur concours a des equipes nationales de planificateurs de 1'education. II uxiste entre 1'education et 1'econotiie un double lien ; financierement, I1education doit ©tre plahifice en fonction de 1'augmentation probable du produit national brut, du revehu national prdvisible a une date donnce et
de la part disponible pour l'enseigne-ient; ce qui; est plus important encore, la plani- fication de l'cnscignoaient doit tenir coaipte des bosoins en ::iain-d!oeuvre prevus pour le developpement economique des divers socteurs.
Le probleme du chSoiage no viont pas necessaircnent d'uno expansion rapide du l'cnseign^ont priaairo; la ou 20 % dos onfantB rocoivent une instruction primairc, il y a generaloncnt chSr;iago parce quo la scolarisation est consideree coauc une quali fication pour un emploi particulior; mais 1j probleme no sc pose pas la ou la frequon- tation scolairo est de 1'ordro de 80 %.. Le ch6mago est gencraloinont cause par l'exode des caaipagnes vors log villas; il no su produirait pas si 1'instruction primaire pre- parait ;.iieux los jeunes a la vie rurale. II importg de planifier lo developpoinent de 1'instruction priniairo on fonction des noyens d'instruction sccondairo disponibles : la solution consistorait en partio a developpor ces aoyons.
Lc problem ust tres cornplexe. II serait pout-Stre rosolu si 1'on pouvait satis- fairc les bosoins quantitatifs do aain-d'oouvru on doveloppant los noyens diGnsoigncaon do tout genre a tous los niv^aux ot un adaptant quantitativcaunt l'cnsoignoriicnt aux busoins du devcloppejiont uconoraqao ct social.
K. EDOKPAYI (Socrctariat) fait re .larquor qu'il iaporto do planifier enscablo 1. dev^loppu^unt rural at lo dcvcloppc.iont urbain, parco qu'ils font partie d'un
probleao econo.:iiquo et social unique. II f-ut fournir max populations non soulocont lo confort, :nais aussi les aoyons de lc payer.
D'apres I-;. 3/U (Ghana), lo debat a fait rossortir qu'il faut modifier 1'atti
tude dos populations onv^rs la vie ruralo : il no s'agit ni d'essayor d'asgurer do
-loillcures conditions urbaines ni d'accroitro lu no.ibru des gens instruits.
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M> BAKQ (Nigeria) est d'avis quo 1'amelioration du logemonf, de* services
sanitaircs, do 1'approvisionneJiont on oau et autres services en milieu'rural peraettrait*
do frciner 1'exode. II voudrait savoir si la CEA envisage do fournir une aide financiers ou autre a cettc fin. En ce qui concerno ^habitation, il faut so rappeler quo los'
ba-titnents oiodernes de type occidental, si agrSables quails soient, no sont pas toujo^s coux qui conviennent le rdoux a 1'Afrique -los autorifes sont trop souvont enclines a substituer sans assez do dlscorno-nont des coutumes occidontales aux coutumos africainos
La seance est levee a 18 heures.
E/CN.14/C.2/SR page 13
:. . . • . ■ SIXIEMS. SEANCE -
, . ; . Mardl 25 fevrier I964, a 9-H.20
President :.M. KAMITATU*. (Co^gQ-Leopoldville) "■ '
CONJONCTURE ECONCUIQUii; ST SOCIALS Eiv AFRIQUJJ ET COMPTE RMDU-DE L'ACTIVITE DE LA '
COMMISSION ECONO^IQUE POUR L'ArRIQUE (point 5 de l'ordre du jour) (suite) . - ■ b) Develo.ppeinent spcial (S/Ci<j. 14/241j 2u4, 269; E/CN.I4/L.I8I) (suite)
Le PRESIDENT signals au Goirdte le projet de resolution (S/CN.14/L.1S1) relatif a la campagne mondial^ pour I1alphabetisation universelle et depose par les
delegations >ie l'Algerie, du Ghana, de la. Guinee^ du Mali, du Ma roc et do la Nigeria,M, SAM (Ghana) declare qu'il faut permettre aux feiames de jouer pleinement leur role'dans le developpement economique et social de l'Afrique et les y encouragor.
II Taudrait organiser davanta^o de cycles d'etude tels que celui qui s'est recemment tenu a Lagos sur les problemss urbains et dont le rapport, intitule "Le role des
fenunes dans-le- developpement urbain" (E/CN< 14/241), figure parmi les documents dont le Comlte est'-seisi. Les rapports de ces cycles d1 etude permettraient de guider les
planificateurs de 1'econciaie, qui' doivent tonir compte de to1 is les aspects de la
societe autochtone. II j a lieu d'accorder une attention specials rux recommandations du cyle d 'etude sr.r la necessity de placer les fenmes siir le m&ae plan social que les hommes; la recommendation 21 est particuliereir,ont Import?nte : bien sourent, les
femmes qur n'ont pas etl irist'ruites au point de snvoir parler I1anglais ou le frangais sont beaucoup plus pres dos realites do la vie de leur p'cys. Les recommandations sur 1'onseigneraent :sont egGlciiiont judiciouses et appellant ur. exanen attentif. II importe aussi de chercher a ameliorer la condition de la femme dans les zones rurales tout autant que dans Ice zones, urbaines. ; . - . ..v. ...*..'
■ ' &. LEGGBSE (Sthiopie) declare qu'il faut encourager les femmes a exercer leurs drcits1 et a contribuer autant que les homines au developpement economique, Les recommendations1du'rapp6rt demandont a 5tre exandnees avec soin. Bien que valables dans leur principe, elles pourraient avoir des consequences inattendues si on les
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appliqaait a un stade trop precoce ciu developpenent d'un pays. Appliques d'une maniere trop rigide, la recommandation 12, par example, pourr-dt' militer contre l'emploi des femmes; de mSnie, la recommandation 18, en liberant les divorcees de toutes charges et en les mettant dans une situation privilegiee, risqutrait d'encourager le divorce.
La recommandation 21 ne tient guere compte des realites : pour cortaines reunions, on pourrait avoir besoin d'au moins quinze' interpretes. La recommandation 28 est vague.
La recommendation 33 devrait §tre amplifiee ae fagpn a demander que les parents, notamment la mere ou toute personno du sexe feninin interessee, soient presents dans
les tribunaux pour enfants.
La delegation ethiopienne approuve dans 1'ensemble le rapport du cycle d'etude et les recommandations qu'il contient.
M> DARWISH (Republique arabe unio) approuve la nouvelle structure de la Section des affaires socialcs du secretariat et ses objectifs. II se rejouit particu- lierement de 1'importance qui sera accordee a 1'amelioration des ecoles de formation pour assistants sociaux. Le chapitre du Rspport sur la situation sociale dans le
monde (E/CN.14/244) revele qu'en Afrique l'accroissement demographique est plus rapide
que celui des revenus. La CBA doit trouver le moyen d'elever le niveau de vie en Afrique, notamment celui des populations ruralos, un creant des industries rurales et en encourageant l'artisnnat; il se trouvcrc certainement de nombreux pays qui foront volontiers beneficier lo secretariat de lour experience dans ce domoine.
A la seance precedente, le secretariat n propose 1'etablissement d'un comite permanent du developpement social. Le secretariat a besoin d'une autorite pour le guider dans son travail. II appartiendra au Comite d-o -lecidur si cette autorite doit etre un groupe d'experts ou un comite permanent.
M- BM0 (Nigeria), £e referant a la pertit V du rapport du cycle d1 etude sur les problemes urbains, qui traits de la polygarrlo, declare quo e'est une erreur communement repanduo de croiro quo seuls les homes beneficient de cette coutume.
Souvent, des femmes qui sont soules a la n-aison tandis qua lour mari travaille au
dehors, ou des femmes sterilus qui ne veulent pas priver lour mari des joies de la
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paternite, preconisent cette praKiq,^. Le paragraphe 28 est inexact :1a pclygamie n'-pportr, pas necessairement cies avantages econorrdques, et les vieillards ne se
seiirent pas de leur argent pour acheter des fences. ■ .- ■ ■ La reoommandation I 6x rapport ne precise pas a quels interfiles les reunions.
7-^eorJ.sees devrsient avoir lieu, II faudrait deux reunions par an, Les recherches
v^.cees aux recoinraandations 2 et 15 dovraient Stre conduitgs par les pays eux-a&acs,
qxl feraient ensuite p-arrenir a la CSA dee rapports sr.r les reWtats. Fn «e qui "
-oucome la recpmmandation 4,. des mesures j4giRi.at.ives seront sans effet pour reduire -n montant de la dot; il fauh co:.irfirKrer les efforts sur les me sure s educatives.
Log recommendations 5 et 6 semblenf incornpabibles avec la resolution 4- On no voit pi5 ores bien pourquoi la: .resnlrvM .-* ;A nx^coins, ln-'pre^nhahion d'un cer-tiiicat medical ; ie mari.R^fi el-.nnh fonde sur 1' amour, la sant^des ep(J,:^ u'«uKrfc gnere en
iigne do compte.
La derniere partie de la recnrnrnmirlnhion 17, a. partir des mots "et d'exigor. „ „ "
r:,v a supprimer r- les femmes .qui contracted marl age avec un'polygame savent
■oo^ijours ce.a qu.oi elles doivent s'attencire. La recbmmaudahion 18 sur la separation -'.t ie divorce laisse trop de latitude aux femmes.' Dans in'recommaijd.iKi r,u 25 les mots vc\nas-j moyeme urbaine" doivent Stre supprimes, car ils sentent trop In ri^i-linl.^
4^on« La recommandation 32 est inapplicable^ car elle souleVeiait plus de problemes
■--■!eii.e n'en resoudrait, ■ . Les pay? ipusuilmans pourraient eprouver de la difficult^
-j .-^ture en ceuvre la recommandation 33V il faut 1'amende'r en y ajoutant ies mots : 'q-and la religion ne l'intordi.t pas".. La re command aticn 3£ sembla superflue;
-r-: fl'jles ora de^ic. a cet egard lea mSmas possibilites' que les gprc,or.s. En ce qui : ' .-;r.cor.ie la. recowandstion, 1,2 sur la .situation" du corpL enseignant,' M, Bako se "
■".^nande si 1'expression n£iiti\ai;ion anveliovee au point cle;vue des'ealhires11 s5appliquc 'ari:Lquir-.e:it aux .tanners; on Nigeria, a aptitixlos egal-3s, les feicmes' regoivent 'le meme
que
^r^i^&fi!!!. (Liberia) fait renarquer que, dans bien des parties de
or a i'ini par fsire croire aux ft.ir.mas cicelies etaient inferieures aux homines; suss:)
orc-eUss contracts un complexe d1 inf^-iorite. D;autres ^ycJ.os d;etude; comme celui
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des problemes urbains,'mais' a'Pechelon local, contribueraient a supprimer ce complexe.
Toutefois, l^octroi aux femines de l'egalite de droits risque de soulever des difficultes,
M* Bright se demande, par exemple, si le veuf d'une feinme qui a exerce des fonctions politiques aurait droit a. une pension; en Afrique, les homines pourraient repugner a, un tel etat de choses.M. HOCINE (Algerie), se referant au rapport sur I1alphabet!sation des adultes et le developpement economique et social (E/GN»14/269)> declare que.les
cinq septiemes de la population du continent sont analphabetes et devront apprendre a lire et a, ecrire pour pouvoir.jouer le r6le qui leur revient dans le developpement economique, politique et social de l'Afrique. Ce fait est d'ailleurs souligne dans
la resolution 1937 (XVIIl) de l'Assemblee generale, dont 1'Algerie"a-ete llun des
promoteurs.
Le Ministre algerien de I1education,a lance en 1963 une.campagne dJeradication de l'analphabetisme en un an. Le.but de :la campagne est. d'^atteindre. les regions ■ isolees de pays, d'inculquer aux paysans le sentiment 'd'un objectif revolutionnaire a atteindre et rd'assurer une, participation accrue de la population a la:.vie du pays.
La campagne est menee par des enseignants, moniteurs et fonctionnaires qui sry consacrent benevolement pendant leurs heures ,de loisir. Le manque.de tialtres,. de materiel d'enseignement, dqlocaux et de credits figure parmi les. difficult^s.ren-
contrees au cours.de cette campagne. La cooperation Internationale a un rSle important h jouer dans .la. solution de ces diffiqultes, et 11 est' a noter qiie"la resolution :
1937 (XVIIl) .de l'Assemblee generale inyitait lo Secretaire general a collaborer avec
d^autres crganismes internntionaux afin d'etudier les nioyens U'appuyer les efforts nationaux pour la suppression o> I1 analphabetlsme. Le droit a l.i'education est un des droits de 1'homme; 1'education est a. la fois une- condition pre"alable au progres materiel et un moyen de preparer les dtres humains a. faire usage et:a tirer profit ■ de ce progres.
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M. KASSEM (Confederation inxern^tionale des syndicats libres), prenant la parole sur lfinvitation du President, declare .que son organisation a enregistre avec
satisfaction les recommandations 9 et 12 du rapport du cycle d'etude sur les problemes urbains. Ces recommandations, redigees par des femmes, temoignent du souci de la femme africaine de s1 organiser pour revendiquer ses droits et s'assurer les conditions mate"- rielle3 qui lui permettront de jouer le r&le qui lui revient dans le developpement de I'Afrique* La CISL mettra tout en oeuvre pour que ces recomraandations soient suivies d'effet.
M. RIBX-W1LLIAMS (Secretariat) rappelle au Comite que, dans son expose lirai- naire, il avait prie les delegations d'indiquer si elles jugeaient opportun de cre"er un organisme permanent charge d'e"tudier le programme de developpement social de la CEA et de conseiller le secretariat sur les mesures a prendre, Avant de se prononcer, le Comity devra se rappeler que le Comite permanent, cree conformdment a la resolution 36 (III) de la Commission limite son champ d'action a la protection sociale et au develop pement communautaire. De fait, tout ce que le secretariat demande, c'est que le man- dat de ce Comite permanent soit dtendu a tout le domaine de la planification sociale et que le Comite, une fois son mandat elargi, se re*unisse regulierement, ce qui n'en- trainerait pas un plus grand nombre de reunions qu'il ne s'en tient actuellement ni de frais supplementaires pour la CEA.
Le secretariat ne s'est guere occupe jusqu'a present de la prevention du crime et du traitement des delinquants. Des instructions du Comite social sont necessaires pour que la Section remanie"e des affaires sociales puisse presenter des programmes dans ce domaine. Le Comite doit aussi autoriser le secretariat a reorganiser 1'ancien Service du deVeloppement communautaire pour lui permettre de s'occuper de problemes tels que la structure agraire, la reforme agraire, la commercialisation rurale, les coopera tives et le credit rural.
M; LECrGESE (Ethiopie) rappelle au Comite qu'un oxamen d^taiHe1 des
des comites permanents et des groupes d'experts a.eu lieu a la cinquieme session et
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qu'il a ete decide de ramener le Comite permanent de la protection sociale et du de- veloppement communautaire au statut de groupe d'experts, Une note du Secretaire exe- cutif, intitulee "Coraites permanents" (E/CN.14/177) et exposant la difference entre comites permanents et groupes dfexperts, a ete distribute durant la cinquieme session, II faudrait la distribuer a nouveau. Un comite permanent impose aux gouvernements une certaine charge financiere, ce qui n'est pas le cas cl'un groupe d'experts. La sugges tion du secretariat semble incompatible avec los decisions de la cinquierne session, comme avec l'esprit dont temoignait le discours d'c-uverture prononce" par le Secretaire executif, Le Gouvernement ethiopien ne prend pas dcfinitivement position a ce sujet, mais il voudrait etre convaincu de la ne"cessite de creer un comite permanent avant-
d'omettre un vote favorable.
M. HAMID (Soudan) declare que sa delegation appuiera la proposition visant a cr^er un organisme permanent charge" de diriger lestravaux du secretariat, a condi- tion que cet organisme soit un elargissement du groupe d'experts actuel ou qu'il le
remplace.
M. RIBT-yiLLIAMS (Secretariat) explique que le mandat du Comite permanent cree conformemeht a la resolution 36 (111) de la Commission et dont le statut a ete ramene a celui de groupe d'experts par la cinquieme session, nc suffit pas a couvnr le champ d'action de la Section des affaires sociales remaniee. Le secretariat propose
en consequence de order un nouveau comito permanent qui le guidorait et le conseil-Le-rait; examinerait le programme de ses travaux futurs et ferait des recommaiidations a la Commissidii. II ne sera pas necessaire de corlserver le premier organisme, qui s' est reuni en 1961 et 1962; il y aurait, a sa place, un seul comity permanent dont 1'action s'etendrait a tout le domaine social. Ce serait un coraite de la Commission, a laquelle
il rendrait compte et soumettrait des recommandations.M, TOIXRE (Guinee) declare qu'etant donne 1'importance des aspects sociaux du developpementj il est o, peine concevable qu'il n'y ait aucun organisme permai^/i, pour conseiller le secretariat sur les- questions sociales. Sa delegation appuie la proposi tion du secretariat et elle espere que d'autres en i'eront autant.
t>
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M. SAYT de TOVE (Togo) fait observer que, l'cconomie d'"un pays ne pouvant so ;lovclopper si lo- situation sociale n'y ost pas satisfaisante, les aspects sociaux
;lu fi<:vt..lopr)eir.ert doivent avoir Is pas sur les aspects economiciues. II pense done, commo le secretariat, qu'il iaudraii ular^ir le mandat du Comite permanent cree a, la troisit.me yessio.i,
hj,_ iiKGtfESE (Ethiopie) estime qu'on ne peut examiner la question du comito permanent ind^pendammeut Je celle du developpement social dans son ensemble : il serait preferable que le Comite dtudie les deux en me"me temps, ou encore qu'il commence par la situation generale? pour passer ensuite aux problemes particuliers.
Le PRESIDENT, rappelant o.u Coraite qu'il ^aut limiter le debat au minimum, I1invite a voter pour determiner s'il coramencera par examiner le devfaloppement social, en general, ou le projet do creation d'un comito permanent.
Far 10 voix contra,9^ le Comite decide de commencer par I'exame-n du developpernedt social.
M. SIM (Ghana) api^uie fortemeitt la recoiamandation 32 du rapport du cycle d-'otude sur les problemes urbains. II espere que les centres d'accueil, institutioi.
extr&memeat importante? pourrnient non seule-ment farailiari»er les populations rurales avec les coiiditiuiis de la vio urbainc, mais les encourager a revenir dans les zones rurales. La recommandation 33 -a besoin d'fetro amplifiee : les tribunaux pour enfants doivent se riunir en prcseace, non pas des parents des dolinquants, mais d1assistantes sociales qua^-if i^es cjui piendront contact avec los parents apres I' audience et reste- ront en liaison avec uiix,
M»imBAKQ (Nigeria) a'est pas partisan de la recommandation 32. Si souhaitabies quo soien'u ces centres d'accueil, le cout en est prohibitif. II est specieux de sou- tenir qu'il faut croer des centres d1accueil pour la seule mison qu'une vaste organi sation co:nme le British Council on a ouvert.
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M. LEGGESS ^Ethiopia) ostime cjue \e prnbleme <le 1'analphabetisme est par-
faitement resume cans les paragraphe.s 5 et 7.du document de I1 TIME-SCO (S/CIS! ,14/269).
11 appuie le i-rojot ie resolution pertinent (E/CN.14/L.1S3), qu'il juge prt'eieux en
■tant que manifestation d& I'interSt qu.e 1-a Coaynission sporte a In lutfce centre 1' arjal- phabotisme et ea tant qu'indication de cc- qu'ello atiier.d de I'lTr-iESCO et des pays membres do la Comuission.
¥iJmi BJjKO (Nigeria) appuie. leo recommandatioiis contenues dans le. rapport de
I'ljlNlEgCO ifi/Cfl.14/269), .
Four ce.qui est du proj-et- de resolutioi:, le parn^raphe 1 dji dispositif devrait
$tre redigd sous une i'orme mo ins imporevtive : e'est aux gouvemements qu'il appartitu,t de decider da la mesure dans laquello les programmes d'alphabet'lsatidn et d'dducatior des adultes peuvent e"tre inclus dans leurs plans de developpement.
M, .KASSEM (Confoddratio i Internationale des syndicats libres), prenant la
"p'arele" gfUr"i"4invitation duf1 Pt^sidelit,"declare "q;u'i'i'"a lu avec grand ini^ret le docu ment de l'UUESCO. La C1SL appuie sans reserve la resolution 1937 (XVIII) de 1 Jitssemljlt
g^nerale. Elle est heureuse de: constater que 1'alphabetisation est.appelee a &tre coi- sideree com;ie par tie inte'grante iu developpement economifjue's so'cial et -sulturel. Des [encj_u§tes me noes prirmi les ouvriers montrent que la produutivite augment e en propor
tion- du no ml) re d'-annees d ; dtu.Ies , 1' ou il s 'easuit yu 'uno campagne d1 alphab'etisatioi;
contribuera a accelorer. le deVel^jjperaedt on ^tfrique. :Certai:.is pays africains ont dojp.
ontrep'rie 1' alphabetisation des travaillours, uotrjoment- dans les mili-eux ruraux, poa- 1'intermodiair'e des cooperatives agricoles. Le mouveraent syndicaliste est desireux d'augmenter it degre d1instruction des travaillours africainH vi de rendre ainsi* plus remuneratrices les professions, agricoles et indu^tr:ielles. La CISL n'dpargnera aucui:
effort.pour assurer le succes de 1'alphabetisation des travailleurs agricoles et
urbains. ■ .,
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M. SAM (Ghana) estime que le document de 1'UNESCO est un guide excellent pour la caropagne d'alphabetisation. Au paragraphe 17, il est question des plans visant a rendre 1'instruction priraaire universelle d'ici 1980; a ce sujet, on pourrait demander a la Section des affaires socialcs de preparer un programme dbnt les pays raembres s'ins- pireraient pour la creation d'ecoles.' 11 fau't absolument que la Commission aide les gouvernements a surmonter les' obstacles a 1'Elimination de 1'analphabetisme mentionnes au paragraphe 22, en les faisant beneficier de 1'experience des pays qui ont deja
realise des progres dans ce sens. Le Ghana exarninera volontiers la possibility de. prater son concours pour la re*ussite du projet.
Pour ce qui est des mesures destinees a reduire les depenses, dont il est question au paragraphe 32, on pourrait, par exemple, utiliser les salles de clause peiidant les vacances scolaires ct affecter les instituteurs' a des campagries d'alphabetisation dans le district meme ou ils exercent.' II est dit au paragraphe 37 que la msiin-d'oeuvre'
agficole locale "pourrait participer a. la campagne d'alphabe'tisatidn; il ne faut pas
perdre de vue, a cc propos, que si ddsireux soient-ils de rendre service, ils ne seront pas disponibles al'epoque de la moisson ni aux autres periodes de pointe que connait 1'agriculture.II serait utile que le's gouvernements instituent des services speciaux charges
de la campagne d'alphabetisation.
M. SAVI de TOVE (Togo) signale qu'v^n des problemes que pose le progres social dans le monde et qui merite un examen attentif est celui des complexes psycho- logiques de superiorite ou d!inferiorite, par exemple issus des differences raciales.
Tout en reconnaissant que 1'instruction des adultes est une necessite, il demande instammGnt que les programmes d'Education des masses tiennent corapte de la situation du ceux qui sont peut-etre troxj ages pour etudier, II faudrait aussi s'efforcer de . lutter contre 1'attitude de superiority des.personnes instruites vis-a-vis des
illettr^s et de faire en sorte que ceux qui ont en le privilege d'acquerir une instruc
tion acceptent benevolemeht d'aider les moins favorises. Avant toute chose, leE/CN.14/C.2/SR.5-8(VI)
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developpement communautaire devrait etre encourage, en vue d'aplanir. lus differences entre nationalites. II serait utile d'organisei des echanges .d'.enfaiats entre, regions et pays d'Afrique, et meme avec d'autres continents. , ,
M. COULIBALY (Cote-d'Ivoire) appuie sans reserve la canpagne mondiale d'al- phabetisatian, ainsi que le projet de resolution (Jui s'y rapporte. Tant que les masses n'auront pas atteint un certain degre" d1instruction, des obstacles importants se dres- seront sur la voie du progres e"eon.omique et social.
e) Industrie, transports et ressources naturelies
iv> Habitat (E/CN. 14/2^1) ; ..
M. TURIN (Secretariat) dit que le Comite permanent de 1'habitat et de 1'amenagement, cree a la cinquieme session de la Commission, a 1'inicntiori de tenir sa premiere session en novembre 1964, mais a deja commence a travailler.
La situation de l'habitat en Afrique est loin d'etre satisfaisante. On'ne constirait chaque annee qu'environ 500.000 logements nouveaux, ce qui ne repres'ente qu'un cinquione
de ce que le Comite estime neeessaire-pour rattraper le retard actuel. En Afrique, la
construction d'un logement repr^sente trois a huit annees de salaire et reste,'par consequent, inaccessible a la categorie de travailleurs la moins favoris6e. De plus, il existe un ecart immense entre les normes tres elevees-fixees par les puissances coloniales pour leurs fonctxonnaires et les logements traditionnels des masses rurales,
semi-urbaines et urbainesj seul, un effort prolonge permettra de niveler cette diffe
rence. . ■ . .;....
Plus de 50 pour 100 des mate'riaux de construction utilises en Afrique sont importes La Section de 1'habitat, du batiment et de 1'araenagement est convaincue que 90 pour 100 Ou raoins de ces nate*riaux pourraient etre produits en Afrdque. Tqutefois, les materiaux africains, souvent fabriques selon des methodes artisanales, sont aussi beaucpup trop couteux. Les frais de transport et de distribution sont tres eleves; et, malgre les salaires tres bas des ouvriers africains, la proportion des frais de main-d'ceuvre par rapport au cout total des materiaux de construction n'est pas plus faible que dans les
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pays industrialises. La rationalisation et la reorganisation de l'industrie du tiatiment permettraient done de reduire enormement le coGt du logement. II faudrait mettre tout en oeuvre pour augroenter la productivity de la main-d'oeuvre, notanment les moyens de for
mation.
Les gouvornements africains ont souvent peur de faire face a l'enorroe probleme
du logement; rares sont ceux qui en ont meme evalue" les besoins, et plus rares encoreceux qui ont adopte tine politique ge'ne'rale en la matiere. Alors que, dans les pays europeens, 2 a 4 pour 100 du revenu national sont consacres au logement, ce chiffre en Afrique n'est que de 1,5 pour 100 et comprend les constructions de categorie raoyenne et memo de luxe. L'industrie du batiment, avec ses elements connexes, tels que la
fabrication des materiaux de construction et la formation professionnelle, devrait
etre un e'le'ment majeur de tout plan economique general.
Tres peu de pays africains cherchent a rdsoudre le probleme de la planification urbaine et rurale a l'echelon national; la plupart n'ont que des plans partiels pour certaines villes ou certains districts. Mais, dans de nombreuses grandes rillee afri- caines, la population double tous les dix ans. C'est un probleme ^norme que de fournir
dus logements et des services aux nouveaux habitants.Si serieux qu'ils soient, les problemes de logement qui se posent a 1'Afrique ne
sont pas insurmontables; mais, ils ne peuvent etre abordes efficacement que sur unebase regionale ou sous-regionale. Dans la planification de leurs industries du batiment et de leurs projets de formation, les pays africains devraieiit collaborer en ^changeant les resultats de leurs experiences eten coraparant leurs methodes. Cette cooperation ne devrait pas se limiter a l'Afrique, car beaUcoup de pays d'Amerique latine et d'Asie
ont a faire face a des problemes tres semblables.
La section de 1 'habitat, du batiment et de 1'am4nagemerit a un programme de travail
assez arabitieux. Elle s^efforce d'dtudier les problemes sous tous les angles - ecoho-mique, financier, politique, technique, social - touten se rendant compte qu'une telle
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methode risque d'etre superficielle. Elle compte sur la collaboration des gouvernements
et espere publier cinq ou six autres documents avant la reunion, en novembre, du Coraite de 1'habitat et de l'amdnagement.M. SAM (Ghana) declare que le programme de logement de son pays part de l'idee que le bien-etre de l'individu, si humble soit-il, est d'une importance primor-
diale.
A la suite d'une enquete demographique menee en 1962-1963, des plans ont ete ela-
bores pour la construction de logements; ils representent une depense evalue'e a.
44,5 millions de livres et visent a raraener a racins de dix personnes, au cours des sept annees a venir, 1'occupation moyenne d'une maison, qui est actuellement de treize a vingt personnes. L'augmentation de la population sera absorbee par la creation de
nouvelles villes, agglomerations et villages, et la population urbaino en exce'dent
sera deversee sur des villages satellites provisoires bon raarche. Des plans de loge ments plus permancnts prdvoient deg prets en faveur de ceux qui veulent devenir proprie- taires.d'une maison. II s'agit de r^duire le cout du logement par rapport au revenu.Le programme do travail relatif a 1'habitat, propose par la CEA est le bienvenu.
II faut esperer qu'il comportera des r^cherches pour reduire le cout des methodes de construction, grace a une amelioration des plans de maisons, a des techniques de construction plus efficaces et a 1'emplo.i de materiaux locaux au lieu de materiaux iniportes.
M. BAKO (Nigeria)^ dit que le probleme principal dans son pays est d'heberger
les ouvriers des villes et de construire les logements rendus necess&ires par l'implan-
tation de nouvelles industries. Un programme portant sur six ans :a ete elabore, maisil s'agit de savoir comment le finance.r. M. Bako se demande si la CEA, par 1'interme-
diaire de sa Section de I'habitat, du batiment et de 1'amenagement, ne pourrait pas
aider les gouvernements membres a trcuver les moyens dc financer leurs programmesde logement et slil serait possible au Coraite d'examiner la question de l'habitat
rural, qui est peut-etre l'une des causes de l'exode vers les villes.E/CN.14/C.2/SR.5-8(VI) page 25
II aiiaoraic aussi etre renseigne sur trois autres points. Dans quelle mesuie
la .Section s'inte"r©sse-fc-elle a, la question de 1'utilisation do materiaux locaux ? Le gout traditionuel se pord et, souvent, les nouveaux materiaux ne conviennent pas au milieu, Quc fayt-on pour encourager la modernisation des maisons africaines sans s'ecartor du style et de 1Jarchitecture traditiounels 1 II serait domnage de n:en rien preserver pour l'avenir. Enfin, comment fait-on connaitre le travail de
la CEA en matiore de logement ?
^L_GABDpJJ, (Tchad) trouve qu'il serait utile d'organiser une reunion d(experts africains de 1'habitat pour etudier les deux principales categories de
maisons construltes en Afrique - les maisons en."dur" (briques, pierre ou cimsnt)
et les maisons.troditionnelles construites avec des raateriaux locaux - et pour
examiner la possibilite de modifier la conception de ces dernieres de fagon a en faire des logements de'cents, resistants et hygieniques a la portee de ceux qux
n'ont pas :les moyens de s'offrir des maisons en "dur".En outre, aux.termes de la legislation en vigueur dans de nombreux pays, celai quiveut construire une maison doit d'abord acheter le terrain. La Commission devrait recommander que lws pays "socialisent" leur legislation a cet egard, afin que toutc la population, et nor. soulement des groupes privilegies, puisse acheter
des maisons.
ii^JJIGER (Guinee equatoriale) dit que son pays a un plan experimental triennai -jprtaut.^ur 4,000. logements, dont pres,de la moitie est en construction.
Ces logenunts sont finances en grande partie par des prets sans interet aux
occupants et, a un moii:dre degre., par des subventions de 1'Stat.
M.. LEG3ESE (Ethiopie) estime que les fonds destines a l'habitat au titre c".u Programme1 de 1' assistance- technique et du Fonds special sont exagerement
restreints' eu egard aux hesoins.
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Le Comite, dans ses del-ats, et la CEA, dans les travaux effectues jusqu'ic?, ont silrtout soulignu les ■prcblomcs1'du logement urbain, alors qii'on pourrait portyr plus d'atientioh.'au lo^emen'i rural. Dans les eiudes en cours sur l'hnbitat, il Vaudraii miuu'x'so concentrer' sur quelques rprri blames tels quo le financemont, la politique du logemen-tT'et 1 'utilisationdes mat'iri'aux iocaux. . ■
]A. REINAUD (Organisation into mat ionide du Travail) dit quo son organi
sation partcge entiereraent Ijs opinions ixprimeos dans le rapport sur les travau:
dans les domainos do 1'habitat, clu batiment ot do I'1 amenagement (E/CN. 14/251). II attiro l'aitention du Comite sur ie passage relatif au BIT (paragraphe 23).
L'OIT s'interesse surtoat aux problemes de main-d1■oeuvra,' de formation, de cooperatives de logeiiient', d'assurance accidents: et do security dans 1:' industrie du batiinent, La Conference internatiohale du travail? de 1961 a fait des recora- iiiandations concernant'les lo^emunts ouvriers tant urbains que ruraux.
'■ '"'" En ddcerabre 1%3, 1'OlT a organist aLagosUne Reunion technique d'experts
sur la productivitd et i'empioi dans les travaux publics en Afrique, a-laquelle ont participe une vingtaine de pays africains: eo qui a proved© ■& 1'etude compar^o des me"tho'dGS inanuelles efc meoanisees de construction dans les-travaux jmblics.M. OGUTU (Confederation intornationale des syndicats libre's), prenant
la parole sur 1' invitation du Prdsident, declare que les syndicats partic'ipent directement, dans certains pays aX'rioains et ailleurs, a la realisation de projets de logements bon marche pour Ie£ ouvxxors et quo la CISL envisage do lancer une va'sie'cdmpagne d'e'stinec' a encouragor les syndicats africains a organiser d.es cooperatives ouvrieros do' lo'Jjement :et les ouvriurs agricolos a construire leurs propres raaisons avec l'aide -<Lu gouvern-einent. :. . . . ■La CISL desire cooperer utxoitoment avqc la. CEA dans le domainc de I1habitat
"et- espeie recev.oir .des. -coiise ils de la SGction.du b&timent; de 1| habitat et de 1'amenagement. Quelques syiviicalistes devraient; otre adais aux cours organises la CEa a l'intention des aniriateurs de pro jets d1auto-construction.
La seance est levee a 13 h. 25.
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.SEPTIEME SEANCE ,
Mercredi 26 fevrier 1964, a 15 h 10
President : M. ZAYATI (Tuhisie)
CONJONCTORE ECONOMQUE ET SOCIALE EN AFRIQUE- ET CCMPTE REKDU;-DE L'ACOTTTE DE LA
COMMISSION ECONOMIQUE POUR L'AFRIQUE (point 5 de.l'crdre du jour) ' (fin)
e) Industrie, transports et resspurces naturelles . .
iv) Habitat (E/CN.14/251) (fin) ... ....,,.
M, BAKI (Algerie) signale qu'on a davantage besain de conseils pratiques que' d'etudes specialises etendues et generales ou de.taillees. Le secretariat devrait examiner les problemes d'un pays donne cu d.'m groupe de pays cu regnent des
conditions geographiques et sociales analogues et sviggerer des .solutions iirnne-
diatement applicables. . ■ ....
L1Algerie compte dix millions d'habitants, dent truis millions seulement
vivent dans des logements modernes. Des apres la guerre, qui a bet.ucoup aggrave leprobleme du logement en Algerie, le Gouvernement a'est lance dans une politique de credit pour le reljgement des sinistres. En 1963, il a consacre 200 millions de francs au logement, et il se propose d'y consacrer encore des sommes substantielles.
Etant donne la decorganisation qui a suivi le depart de presque tous les techniciens etrangers, et en raison des. nombraux problemes urgents'qui-::se'.pbsalent.au
Gouvernement, il lui a ete impossible de preparer un programme detaille de logement, mais il espere etre en mesure de le faire suus"peu si la CEA veut bien lui prefer son
concours. . '
Le prcbleme de logement qui se pese a l'Afrique ost urgent et ne pourra etr,.
resolu que par I1action gouvernementale. L'Etat devra'prendre presque entierement en mains la question du logement et encourager la formation de cooperatives de
construction en leur fournissant'facilites de credit et terrains. ' :Des cooperatives de ce genre ont ete creees en Algerie. En outre, la nationali sation des terres a permis au Gouvernemont de se lancer dans une politique agrandu
echelle d'amenagement urbain et rural.
L'Algerie possede beaucoup de matieres premieres, mais elle a besoin de creor
de nouvelles usines pour fabriquer des produits manufactures. Elle espere y parven.rpar une actiun commune avec les pays voisins qui ont des prublemes analogues.
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Jusqu'a, ce qu'elle soit en mesure de former elle-meme des techniciens, elle sera reconnaissante au secretariat de tout le concours qu'il pourra lui apporter sous
cette forme.
M. TCTRE (Guinee) deolare que les Etats africains pjurraient resoudre'leurs problemes urgents de logement soit par des plans de logement a long terme, soit par I1amelioration des logements traditionnels exiatants. La Guinee a'choisi la deuxieme solution qui lui perraet d'utiliser ses .natieres- premieres et d'economiser des
devises. ■ p
Le logement traditionnel est de deux types, urbain et rural, dont le premier a besoin d'etre ameliore. La Guinee a cree les fabriques de briques, de tuiles et de
carrelages pour reduire ses importations de tSles ondulees et de tuiles. Elle a egalement entrepris la construction d'une cimente^-ie. La Gouvemament a lance
un programme de credit pour aider les membres les plus defavorises de la collectivite a ameliorer leurs logements,. il a aussi importe'des maisons pref abriquees de Hollande, tout en y ajoutant du bois local de facon a economiser des devisej. Le representant de la Guinee propose que la CEA etudie les possibility de venir en aide aux pays
qui ameliorent leurs logements traditionnels.Le Dr RUSSELL (Organisation mondiale de la sante) declare que son organi sation s'occupe depuis longtemps d1habitat, question a laquelle, depuis 1961, la Direction des affaires sociales du Siege des Nations Unies et l'OMS portent un
intergt croissant, 1'OMS a travaille en etroite collaboration avec la CEA a resoudre les problemes du logement en Afrique. I a ete decide en 196? qu'un specialiste dea questions d'hygiene publique serait det«che par l'OMS aupres de la Section de
I1 habitat, du batiment et de 1'amenagement du secretarial: do la C&A. Los equiper. ae
1'habitat se consacreront surtout a 1'etude des divers types d'habitat traditionnel et de construction des maisons.et a trouver les moyens de developper la construction de logements bon marche, salubres et modernes. De nombreuses tentatives ont ete faito^
pour construire en Afrique des logements bon marche durables; toutes devront etre
examinees. .
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L'OMS s'interssse ausrvL au.,: problems de 1'habitat rural et ^a mener une"enquetG sur 1'habitat rural dans la region oriontale de la Mediterranee: qui ccrnprend
l'Ethiopie. Dane ce domains, comme dans d.1 autres domaines interesaant le iogement
en Afrique, 1'OMS travaillera en etroite collaboration avsc la CEA.M. TUBIN (Secretariat) attire 1! attention du Comite sur le rapport de la deuxieme session du Comite de I1habitation, de la construction et de la planifi- cation de I1Organisation des Nations Unies (E/38V3) et sur la note de couverture"
redigee par la Direction des affaires sociales des Nations Unies.
Resuinant les principals tendance a qui se degagent des deliberations, il
constate que 1'on a mis en evidence la necessite de definir, en matiere de logement, les objectifs des politiques nationales et des programmes a court et a long terme.
P usieurs representants ont evoque le difficulte de financer les programmes de logement; on a generalement reconnu que les gouverneme:its et les autorites locales devraient jouer un r61e important dans i1operation consistant a fournir des
logements aux groupes dont les revenus sont les plus bas. On a invite la CEA a s'attacher dav:ait.j,ge au probleme de mice au point de materiaux de construction locaux, en vue de reduire ies importations. Or a fait resaortir qu'il serait souhaitable d'ameliorer les logementfi fcrsditionnols, tout en reconnaissajit qu'il
conviendrait peut-etre de dormer la priori be aux problernes urbains du logement,le Comite estime qu'il y a lieu de ne pae negliger le probleme du logement en
milieu rural.
M. Turin regrette que les reproches. $i legitimes soient-ils-, adresses a la CEA d1avoir entrepris des etudes gonersles et apeciaiiaeesj soient venus du seul pays membre qui en a regu une assistance directs l'Algerie. La CEA est toujours pr§te a aider tous les pays, dans la .nesui-e de' ses possibllites, mais elle doit
surtout jouer un role de catalyseur.
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Le '-JR.i^SIDi';t\i'- propose que le Coi u.td prehne acte du rapport sur les travaux dans les dcn.iinof* de 1'hau.i.tat, da b.itL :ect ft c'-i I' a^ena <emeni.. f J3/CN. J 4/2!>l), des questions soulevees au courj du debal, ainsi quo du rapport du Corcite de 1'habitation, de la construction et de l..i. p lunii:'ie.y^ioii Jt- 1 f0i .yuiisation des ilatiors Unies sur sa deuxieme session (E/3»i5S),
II on est ainsi deciae, "
[■;) Administration publiquo (i3/CiJ. N/?J4)
i^j^ Lj^KitGii v^ycrui-;.\r.l;.'.l) ? ^ri'si-.at.-.i.nt I.: r ■.ppcrt. &-ir Lcs ::,ct .'./itca cons screes^
a l'cdUiinistrration publique (E/'t "i .!'!■/? .4), I1,-, it raii'irqut'C q_i i '-> 1c I,ivi3iun do I'adniinis-- tration publiqu-e, ptant d r= '*i-e:,t I.id rccente, ne s ' c st pa£ ;rf-cc::o uan.li'oatee par dos ■ . - travau-x impnrtahts on Afrique. Sun rolo cst d ' ar.i(,'li.jror l!appr:r-jil de- i'Etat.en r'en-- for cant la. fonctior, publiquo, <:t: .t'.\juvni<ssr\.ir:- des n-yy-eiis dr; l'or:nr,tion _i on rationalisant les raethodes de iojictionnonort t:os ,o\ia a;s adir'inistratits.
tration publique de 1? part do coixnnto-auuzt, exports, et "ios pro'jots. regionaux suivants orit ete executes : voyage c'otudcs sur la formation c-1 1' ad^inisxrr/c.ioii publique err ■
Alriquu; cours de £orMjvU ■ .n puuj 1: ori'-t Lonnairf>a 00.4 affairua >-tT-:u£orGS: vuyagu d 'Etudes
sur 1! administration l^cnlo on Yougcslavi.'; et ,;ii" Indi. pjui1 haubi", f ouct ionnaires ; cours de formation pjur i'onctionr.aires tier; duiwnti; d' ^:-.p] os^iou an... j.aiso en Afriquc de l'cu'pst.Lo prograiiinio 6e travail et I'ordri-; «.!»■ prior iie pr-'^.jitnt 1 • acceloration dt-s: pro jets rc'gionaux en 1964-1905.
Le secretariat pcu\ f-jurn.Lr rtux gouvcrncmoniis, sur loui* douaiidu, des sorvicf a consultatifs. T^n 1963. il y a eu six missions dv. cuurte duroo sur 1'administration budgetaire et fiscale, aon organisation at so? mJUiodos. On ospero qu'il sora possible de developper los activites du sev;i\'~'.riat cant: r-e doaaine au fur ■_■.■ p niesure q.ue la Division de 1'adininistrn.tion publiquu orendra do 1' extension.
li. HiiklD (Soudan) souligno ouiubien Its cycles c'.'wtudo sur 1' administration publique sont necessaires, toup les pays independaiits dopuis peu ayrsiri. a i'aire face
au probleme i'cndamontal du roiuplaceuent des fonctionnaires d'outro-raer par des
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administrateurs locaux. L'independance ne pourra etre reelle tant que 1'administration publique ne se sera pas adaptee, dans sa structure comme dans son esprit, aux nouvelles conditions. II est inevitable que le niveau de 1'administration publique subisse une certaine baisse qui sera toutefois provisoire si l'on fait les efforts necessaires pour y remedier,
Le Soudan a participe aux voyages d'etudes en Yougoslavie et en Inde. -Les connais- sances pratiques acquises au cours de ces voyage's n'orit pas de prix, et il faut esperer que 1'on organisera d'autres voyages de co genre. .
II convient de feliciter la CBA de l'aide qu'elle a donnee a divers gquvernements africains en leur envoyant des experts etdes consultants en administration publique.
Le Gouvernement soudanais se rejouit que la.CEA, dans son programme do travail, attache une grande importance aux problemes administratifs de la planification. Sans cours de formation en administration publique, les gouvernements africains seraient incapables de recruter le personnel administratif necessaire. Le Gouvernement soudanais a organise, sur le plan local, des cycles dTetude et des cours de formation en administration
publique; la faculte de droit dc Khartoum donne egalement des cours d'administration publique. Avec 1'assistance des Nations Unies, le Soudan a cree un-.Instituted'adminis tration publique qui forne des fonctionnaires de categorie moyenne, iout en servant de lieu de rencontre et de discussion pour les hauts fonctionnaires. ■
L'Institut africain de developpement econoraique et de planification pourrait ' organiser des cours d'administration publique en accordant une importance toiite parti- culiere a 1'organisation et aux methodes administratives. :
k. SAVI de TOVE (Togo) pense que l'on pourrait prier la CEA d'aider les pays africains a normaliser, dans la inesure du possible^ !leurs:nomenclatures et procedures
douanieres. ■ :