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SYNDROME METABOLIQUE

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SYNDROME METABOLIQUE

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Mesure de l’adiposité abdominale

l ’ élément diagnostic important est le tour de taille

qui maintenant s’intègre dans le syndrome métabolique : 22.8% des homme > 15 ans ont un TT >100 cm

36.7% des hommes> 45 ans ont un TT >100 cm 30% des femmes > 45 ans ont un TT> 90 cm

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OBESITE :

Définition, épidémiologie, étiologie,

prise en charge

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DEFINITION CHEZ L’ADULTE

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DEFINITION CHEZ L’ENFANT

 Utilisation des nouvelles courbes d’IMC dans les carnets de santé depuis 1998. L’obésité de l’enfant est définie par

des valeurs supérieures au 97ième percentile de la distribution de l’IMC pour une classe d’âge.

 Le rebond d’adiposité : Sa précocité avant l’âge de 6 ans est un indicateur prédictif de l’évolution ultérieure vers l’obésité,

nous permettant d’agir précocement.

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Un poids de naissance aux extrêmes*,

 Diabète gestationnel chez la mère **

 une absence d'allaitement maternel,

 une évolution défavorable de l'indice de masse corporelle,

 une obésité des parents (IMC mère influence surtout l’IMC de l’enfant alors que celui du père influence plus la répartition masse adipeuse***).

 Il apparaît que la malnutrition foetale pendant la 2e et 3e partie de la

gestation soit capable de modifier l'expression des gènes par un processus d'épigénétique et conduise à un phénotype d'épargne responsable à l'âge adulte d'effets délétères avec l'apparition d'un syndrome métabolique****.

FACTEURS DE RISQUE PREDICTIFS DE L’OBESITE

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ACH MARS 2012 7

Béatrice DUBERN

LE SYNDROME METABOLIQUE CHEZ L’ENFANT

Aux Etats Unis on note avec la définition ATP-III 20 % d’adolescents obèses ont un SM et plus de 50% en cas d’obésités majeures.

En France en utilisant les normes adaptées à cette

définition 14% des enfants obèses sévères âgés de 12+2 ans ont un SM.

(8)

EPIDEMIOLOGIE

Augmentation importante de la prévalence de l’obésité Dans le monde, aussi bien dans les pays développés que ceux en voie de développement.

Les études de NHANES publiées aux Etats Unis mettent en évidence une prévalence de plus en plus grande sans les pays d’Amérique Centrale et du Sud.

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En France on compte plus de 6 millions d’obèses, et de 200000 à 300000 obésités massives (IMC>40).

Un tiers de ces patients sont hypertendus, un tiers diabétique et un tiers dyslipidémiques.

L’obésité a augmenté de 45% entre 1987 et 1997.

Les estimations par les études Nationales donnent des chiffres Le plus souvent sous-estimés :

Etude INSEE : prévalence 1980 6.1% 1990 6.5%

Etude OBEPI : prévalence 19997 8.5% 2003 11.9%

EN FRANCE

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LA PREVALENCE EN FANCE EN FONCTION DES REGIONS

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LA PREVALENCE DANS LE MONDE

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EN FONCTION DE L’AGE ET DU SEXE

La prévalence de l’obésité est voisine dans les deux sexes Par contre le surpoids est beaucoup plus fréquent chez les hommes :

40% d’hommes ont un surpoids pour 24% des femmes (OBEPI 2003).

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Prévalence chez l’adulte

La prévalence de l’obésité augmente avec l’âge chez l’adulte le pic de fréquence est entre 65-69 ans

Chez les hommes elle passe de 2,5% (18-24ans) à

17%(65-69ans) et chez les femmes de 3% (18-24ans) à 17%.

Chez les hommes il existe une diminution à partir de 70 ans Du fait d’une diminution de la masse maigre et par un biais du à une surmortalité précoce des obèses.

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(15)

Prévalence chez les enfants

Chez l’enfant les courbes de prévalence augmentent dès l’âge de 2 ans.

Le pic de fréquence se situe entre 7 et 12 ans, et représente 3% des enfants.

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VARIATIONS EN FONCTION DU REVENU

Les personnes ayant de faibles revenus ou/et un niveau d’instruction faible sont les plus touchés.

Dans l’étude OBEPI 2003 la prévalence de l’obésité

(plus de 15 ans) était de 17% lorsque le revenu du foyer était < 900 euros.

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HOMMES

Artisans, commerçant 55-65 ans

Nord de la France faibles revenus

niveau scolaire bas

FEMMES

Artisans, commerçant 45-55 ans

Nord de la France faibles revenus

niveau scolaire bas

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LES ETIOLOGIES

La physiopathologie de l’obésité est très complexe et Multi-factorielle.

Les étiologies connues et étudiées sont au nombre de 4:

Génétiques Hormonales

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HORMONALES

1. LE SYNDROME DE CUSHING 2. L’HYPOTHYROIDIE SEVERE

3. LE SYNDROME DES OVAIRES POLYKYSTIQUES

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COMPORTEMENTALES

Les facteurs psychologiques jouent un rôle très important sur l’évolution d’un surpoids :

La prise de poids est souvent parallèle à un moment

angoissant pour le patient, deuil, rupture, licenciement…

Cette situation entraîne alors une hyperphagie compensatrice

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COMPORTEMENTALES

Chez l’adolescent la mauvaise estime de soi, et surtout la distorsion de l’image que l’on a de son corps avec une insatisfaction perpétuelle de son corps peuvent être

Responsable de restrictions alimentaires responsables par la suite d’une prise de poids.

Une fois l’obésité constituée le rejet social et l’image que nous

reflète les autres sont responsables d’une dépression et d’un découragement perénisant la prise de poids.

Parfois l’obésité rentre dans l’organisation familiale et essayer De la supprimer sans soutient psychologique peut être

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COMPORTEMENTALES

Les facteurs alimentaires sont bien entendus une des clés de la prise de poids.

Lorsque la balance énergétique est rompue et que les apports sont supérieurs aux besoins (mêmes s’ils sont modérés), la prise de poids est inéluctable.

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HYPERPHAGIE

On retrouve plusieurs types d’hyperphagie :

l’hyperphagie associée à des « gros repas » dans le cadre d’une profession exposée aux repas d’affaire souvent

accompagnés de boissons alcoolisées

l’hyperphagie dans le cadre de comportements compulsifs comme la boulimie

l’hyperphagie des enfants victimes de la société de

Consommation, grignotage devant la télé ou ordinateur « fat Boys »

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ENVIRONNEMENTALES

1. La désorganisation des repas avec l’absence de petit dej le déjeuner sur le pouce dans les fast food, les distributeurs de collations sucrées et riches en graisses ingérées entre les repas.

2. La consommation de boissons sucrées en dehors des repas favorise la sécrétion d’insuline et augmente la faim dans les

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ENVIRONNEMENTALES

La sédentarité des populations des pays développés a largement contribué à l’augmentation de l’obésité.

En effet il existe une relation majeure entre l’IMC et l’activité physique.

La dépense énergétique due à l’activité physique varie en fonction du sexe, de l’âge, de l’intensité de l’activité, de la durée de l’activité.

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LES COMPLICATIONS

Il existe une mortalité importante due aux facteurs de co-morbidité associés à l’obésité

Ces complications sont essentiellement dues à la graisse viscérale (syndrome métabolique).

Les complications ostéoarticulaires sont directement dues à la surcharge pondérale.

Les complications métaboliques et hémodynamiques sont la conséquence du syndrome métabolique et sont responsables

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LES COMPLICATIONS

METABOLIQUES /

Diabète, dyslipidémie, hyperuricémie, athérosclérose

OSTEOARTICULAIRE / Arthrose, lombalgies

CARDIO-VASCULAIRES / Athérosclérose

AVC, coronaropathie, artériopathie des MI

DIGESTIVES / Stéatose hépatique Hernie hiatale

RESPIRATOIRES / SAS

Insuffisance respiratoire

CANCER /

H : colon, prostate

F : sein, ovaire, utérus, col

ENDOCRINIENNES / Dysovulation

PSYCHOLOGIQUES / Dépression

Mauvaise acceptation dans la société

RENALES / Protéinurie

AUTRES /

Risque opératoire majoré

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PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE

FIXER LES OBJECTIFS DES LA PREMIERE CONSULTATION : Ils sont réalistes et adaptés,

1. EN FONCTION DE L’ETIOLOGIE

2. EN FONCTION DE LA DUREE DE L’OBESITE

3. EN FONCTION DES FACTEURS DE RISQUE CV ASSOCIES 4. EN FONCTION DE LA MOTIVATION DU PATIENT

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PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE

Évaluation clinique : ATCD familiaux courbe de poids IMC

Périmètre ombilical semainier

DEB

État psychologique Activité physique

recherche d’une pathologie secondaire

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PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE

Évaluation biologique

Bilan lipidique CHOL, LDL, HDL, TG, Glycémies à jeun (1g20)+ HbA1C Glycémies post prandiales

Bilan hépatique TSH

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PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE

1. ACTIVITES PHYSIQUES

- régulières, adaptées au patient

- Minimum de 5 fois par semaine (45 min par séances)

Elle permet d’augmenter a masse maigre et donc d’augmenter le DEB.

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PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE

2. L’EQUILIBRE ALIMENTAIRE

- En fonction du sexe, de l’âge et de l’activité physique - Ne pas être trop restrictif, manger de tout en petite quantité, savoir écouter les désirs du patient

- réduction environ 1/3 de la ration consommée

- ne pas mettre le seuil calorique trop bas car nécessité

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PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE

3. Accompagnement psychologique 4. Médicaments

- jamais de façon isolés !

- peuvent aider dans certains cas mais jamais au départ

- perte de poids obtenu avec les anti obésité reste très faible de 6 à 8% (orlistat)

5. Chirurgie gastrique

- uniquement quand la prise en charge médicale effectuée correctement a échoué.

- que dans les obésités morbides IMC>40

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PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE

- CI si troubles du comportement alimentaire

- Les gastroplasties réduisent le volume de l’estomac

à 50ml réduisant ainsi la prise alimentaire en augmentant L’effet de satiété.

- les résultats sont souvent rapides avec une perte de poids Entre 30 et 50%

-Les complications représentent entre 20 et 30% des cas

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CONCLUSIONS

Progression inquiétante de l’obésité en France et dans le reste des pays industrialisés; augmentation de la morbidité liée

à l’obésité avec augmentation du coût

Message d’alerte lancé par l’OMS, prévention primaire dans les milieux scolaires, les associations, mobilisation des secteurs de santé

Nécessité d’une prise en charge globale médicale, psychologique et sportive.

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CAS CLINIQUE 1

Me XX 40 ans a pris 20Kg depuis 5 ans (décès de son mari).

ATCD familiaux frère 120 Kg Elle fume 20 paquet /année

Sédentarité car secrétaire médicale

Elle se plaint d’une asthénie, et dit mal dormir.

P actuel 110 Kg taille 1,64m TT=105cm, TA 165/100 (déjà constaté au repos Par son médecin habituel)

Glycémie plasmatique à deux reprises à jeun à 0,9g/l post prandiale 1,6g/l Chol T=2g05 HDL 0,29 g/l TG 2,8 g/l uricémie 590µmol/l

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ACH MARS 2012 37

CAS CLINIQUE 1

Citez les éléments du sd métabolique

Que vous évoque l’asthénie. Que faites vous, pour la mettre en évidence?

Quel objectif pondéral?

L’enquête alimentaire retrouve 1400 kcal/j 33% de glucides 47% de lipides, 15% de protéines , elle ne petit dejeune pas et ne prend pas ses repas à heures fixes.

Que pensez vous de cette enquête alimentaire? Quels conseils lui donnez vous?

A part les conseils hygièno diététiques quel traitement instaurez vous

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CAS CLINIQUE 2

Me YZ 44 ans caissière à Carrefour sédentaire consulte pour perdre du poids car elle est « mal dans sa peau »P=75Kg T=1,6m

Débuts de ses problèmes de poids vers l’âge de 12 ans, avec un premier régime restrictif. Elle décrit plusieurs régimes YO YO.

Durant la dernière grossesse elle a eu un diabète gestationnel et avait 85Kg 18 mois après l’accouchement.

Depuis elle fait très attention, et s’impose un régime très restrictif sauf quand elle « craque ».

L’enquête alimentaire met en évidence une ingestion quotidienne de 1900Kcal, la DEB est de 1500 Kcal,poids stable actuellement

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CAS CLINIQUE 2

 Pensez vous que l’enquête alimentaire soit fiable?

 Quel objectif pondéral pensez vous atteindre?

 Que lui proposez vous concrètement?

 Prescrivez vous un médicament?

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