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Dimension des anneaux de séries formelles sur un « <span class="mathjax-formula">$D+M$</span> »

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(1)

P UBLICATIONS DU D ÉPARTEMENT DE MATHÉMATIQUES DE L YON

M. K HALIS

Dimension des anneaux de séries formelles sur un « D + M »

Publications du Département de Mathématiques de Lyon, 1988, fascicule 3B , p. 31-37

<http://www.numdam.org/item?id=PDML_1988___3B_31_0>

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(2)

D I M E N S I O N D E S A N N E A U X D E S E R I E S F O R M E L L E S S U R U N " D + M "

M. KHALIS

Université Claude Bernard - LYON 1

43, boulevard du Onze Novembre 1918 - 69622 VILEURB ANNE Cedex - LYON - FRANCE

0 - I N T R O D U C T I O N .

Soit R un anneau commutatif, intègre, unitaire et de dimension de Krull finie. On note respectivement par R[X] et R[[X]] l'anneau des polynômes et l'anneau des séries formelles à coefficients dans R. Il est déjà connu que si dim R = m, alors m + 1 < dim R[X] < 2m + 1.

J. Arnold a montré [[2], Th. 1] que les anneaux de séries formelles ne possèdent pas cette propriété, plus précisément, si R n'est pas un SFT-anneau, alors dim R[[X]] = <*>. Un idéal I de R est dit SFT-idéal [2] "Strong finite type", s'il existe un entier k > 1 et un idéal J C I de type fini de R, tels que : xk € J, pour tout x € L L'anneau R est dit SFT-anneau si tous ses idéaux sont des SFT-idéaux.

La dimension de Krull de l'anneau R[[X]] est déjà connue dans le cas où R est noethérien ou priiférien [3], quelques exemples particuliers ont été aussi traités dans la littérature [2], [3], [6],..

La première partie de ce travail est consacrée au transfert de la SFT-propriété aux produits fibres d'anneaux ; aussi élargira-t-on la classe d'anneaux R tels que la dimension de Krull de R[[X]] soit infinie. Dans la deuxième partie, on considère un anneau de valuation de la forme V = K + M, où K est son corps résiduel, M son idéal maximal, et, R = D + M où D est un sous-anneau de K. Si V est un anneau de valuation discrète et D est un SFT-anneau, (dans le cas contraire, dim R[[X]] = °° d'après la première partie), alors :

dim R[[X]] = dim D[[X]] -h dim V.

Ceci nous permettra d'évaluer la dimension de Krull d'autres anneaux n'appartenant à aucune des familles déjà connues, et contrairement aux anneaux de polynômes, le degré de transcendance de K sur le corps des fractions de D n'a aucune importance.

(3)

I - T R A N S F E R T D E L A S F T - P R O P R I E T E A U X P R O D U I T S F I B R E S .

Soient T un anneau, M un idéal maximal de T et K son corps résiduel. Soit ip : T » K la surjection canonique et posons R = (p_ 1(D), où D est un sous-anneau de K.

1.1. P R O P O S I T I O N . [ [ 1 ] , Lemme 2 . 1 ] .

(a). R est un produit fibre déterminé par le diagramme suivant :

R = <J)-1(D) » D

% r

<p

T » K

où les homomorphismes sont canoniques.

(b). M = (R:T) et R/M ~ D.

(c). Spec(R) ^ Spec(D) ÏÏ Spec(T).

Spec(K)

(d). Si T est local, alors M est un idéal premier divisé, et tout idéal premier de R est comparable avec M.

(e). Si T est local, alors dim R = dim D + dim T.

(f). Pour tout idéal premier P de R fe/ que M ^ P , il existe un unique idéal premier QdeT tel que : Qp\R = P,etona : TQ = Rp.

1.2 - Dans la propriété (f) de la proposition précédente, si on suppose que T est local, alors pour tout P € Spec(R) avec M P(donc P C M , d'après (d)), il existe un unique

Q € Spec(T) tel que : P = Q f| R. Comme M est l'idéal maximal de T et M £ R , P = Q f ] R = Q. Ainsi, P € Spec(R) avec P C M <=> P € Spec(T).

1 . 3 . T H E O R E M E - Sous les hypothèses de la proposition 1.1, on suppose que (T,M) est local. Les deux conditions suivantes sont équivalentes :

(i). R est un SVT-anneau ;

(ii). Les anneaux T et D sont des SFT-anneaux.

3 2

(4)

D E M O N S T R A T I O N - Pour montrer qu'un anneau satisfait la SFT-propriété, il suffit de montrer que tous ses idéaux premiers sont des SFT-idéaux, [[3], proposition 2.2].

(ii) => (i). Supposons que T et D soient des SFT-annneaux et soit P un idéal premier de R.

Deux cas sont possibles :

P C M ou M ^ P ( U . (d))

- Si P ç M , P € Spec(T) et comme T est supposé être un SFT-anneau, il existe k' > 0 et J = (xi,.. .,xn)T C P tel que : xk' € J, pour tout x € P.

Pour tout i : 1 < i < n, xi € J Ç P R, d'où xi € R. On pose : I = (xi,...,xn)R et k = 2 k ' > 0 , on a :

• I Ç P , I est un idéal de type fini de R, n

. Pour tout x € P, xk' € J d'où xk' =]T ai xi avec ai € T, 1 < i < n.

xk = ( xk')2 = QT a i X i)2 = £ X i( a ^ xO -h X xi (2 ai aj xj )

or, les aj € T et xi € P ^ R, d'où xk € I, et par suite P est un SFT-idéal de R.

En particulier, lorsque P = M, il existe Ji = (yi,...,ys)R et ki > 0 tel que : xk l € J i , pour tout x € M.

- S i M<£ P : R/M - D (1.1. (b)).

R/]VI est donc un SFT-anneau. Ainsi, pour P / M € Spec(R/M), il existe :

T = (xi,...,xr) C P /Me t k 2 > 0 tel q u e : xk2 €Î, V x € P / M .

(5)

Soit J : (xi,.. .,xr, y i , . . .,ys)R, et k = k i k2. On a :

• J Ç P, est un idéal de type fini de R.

• Pour tout x € P, on a :

xk 2 € I + M d'où : xk 2 aj xj + b, où ai € R et b € M.

i=l

xk = x klk2 = ( £ a ixi + b )kl i=l

= ( t a

i X i

)

k

l

+

b

k

U ta

i X i

(£....)

1 1

» y ' » V ' v '

or bk l € J i = (yi,...,ys)R Q J. Ainsi xk € J.

(i) => (ii). Supposons que R soit un SFT-anneau. D ^ R / M donc D est un SFT-anneau, [[3], Prop. 2.3]. Soit P € Spec(T), P est un idéal premier de R (1.2), d'où, il existe k > 0 et J = (xi,.. . , xm) R tel que : xk € J, pour tout x € P. Posons : I = (xi,.. . , xm) T C P, alors, xk € I pour tout x € P et par suite T est un SFT-idéal.

II - D I M E N S I O N DES ANNEAUX DE SERIES F O R M E L L E S SUR UN " D + M " .

Dans toute la suite, on considère V = K + M , un anneau de valuation de dimension m, et R = D + M où D est un sous-anneau de K. Tout d'abord, si V est de valuation non discrète ou si D n'est pas un SFT-anneau, l'anneau R[[X]] sera de dimension infinie (Th. 1.2) et [[2], Th. 1]. On suppose donc que V est de valuation discrète de rang m, et D un SFT-anneau de dimension finie. Soit (o) ^ Pi ^ ... ^ Pm- i <^ M la chaîne de tous les idéaux premiers de R contenus dans M .

I I . l . T H E O R E M E - Dans ces conditions on a:

dim R[[X]] = dim D[[X]] + dim V . Pour montrer ceci, on établira les lemmes et les résultats suivants.

3 4

(6)

11.2. LEMME - Pour tout i : o < i < m - 1 , on a :

(R/Pi[[X]])R/P i. {0} - (V/ptfpqDv/pj. {o} •

DEMONSTRATION - Pour tout i, Pi £ M ;

V m € M/Pj ;m . V/P;[[X]] C M/p^X]] £ R/Pj[[X]].

et l'égalité en découle.

A partir de ce lemme, on déduit le résultat suivant.

11.3. COROLLAIRE - Pour tout Q € Spec(R[[X]]) tel que: Q' fl R = Pi M, // exfore Q' € Spcc(V[[X]]) :

Q'flR[[X]] = Q et Q'D V = Pj.

11.4. COROLLAIRE - Pour tout i : o < i < m-1 , il n'existe pas trois idéaux premiers de R[[X]] : Qi <^ Q2 Q3 ayant la même trace Pj sur R.

DEMONSTRATION - En effet, pour tout i : o < i < m-1 :

(V/PjttXlDv/p,. { 0 } = (R/PiUXlDR/Pj. { 0 } et

dimfV/piKXlDv/Pj. { 0 } = 1. [[4], Prop. 5].

11.5. LEMME - Pour tout 1 < i ^ m-1, si Q est un idéal premier de Rf[X]] tel que : Q £ P i l t X J ] , alors il existe j < i tel que Q = Pj[[X]] , (et donc :

(o) <^ï Pi[[X]] Cfi ... Mr[X]] est la seule chaîne saturée d'idéaux premiers de R[[X]]

contenus dans M[[X]], d'où ht M[[XJ1 = m).

DEMONSTRATION - Soit Q <E Spec(R[[XH) : Q £ Pjf[X]] , Q H R = Pj £ Pi,

il existe Q' € Spec(V[[X]l) tel que Q = Q' D R[fX]] et Q* D V = Pj. Pour conclure, il suffit de montrer que Q' M[[X]], et donc Q' = Pj[[Xj]) [4]. Sinon, soit :

f(X)= X a i X i€ Q ' \ M f [ X ] l , i ^ 0

(7)

ai € V. Soit io minimal tel que : a i0 & M. a i0 est inversible dans V. On peut supposer que

ak) = L

¡ 0 - 1

f ( X ) =

X

ai X» + X*0. g ( X ) g ( X ) est inversible dans V [ [ X ] ] . 0

¡ 0 - 1

f ( X ) . g(X)-l = ( S a ix i ) • ê W "1 + x* ° • i = 0

f ( X ) . g(X)-l appartient à Q mais n'appartient pas à M [ [ X ] ] , or Q ^ Pi[[X]] £ M [ [ X ] ] ce qui est absurde.

n.6. LEMME - Dans l'anneau R [ [ X ] ] , si Q est un idéal premier de hauteur m + 1, alors Q

contient M [ [ X ] ] .

DEMONSTRATION - Ceci découle de II.3, H.4 et H.5.

DEMONSTRATION de II. 1 - Grâce au fait que : R [ [ X ] ] / M [ [ X ] ] * D [ [ X ] ] , on peut supposer que dim D [ [ X ] ] < «».

Soit s = dim R [ [ X ] ] ; (o) ...

Ç

Qs une chaîne qui réalise la dimension de

R [ [ X ] ] . i = ht Qi. Qm+i contient M [ [ X ] ] , (H.6), et ht Qm+i/Mfrx]] = 1- On a :

dim D [ [ X ] ] = dim R K X H / M j r x ] ]

= ht Q s / M [ [ X ] ] = s - m = dim R [ [ X ] ] - dim V.

d'où dim R [ [ X ] ] = dim D [ [ X ] ] + dim V.

BIBLIOGRAPHIE

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[2] J. A R N O L D , "Knill dimension in Power Séries Rings". T. A.M.S., 1 7 7 (1973), 299-304.

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36

(8)

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Arne. Math. Soc. (1985).

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