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(1)

lentase :

LALOCALISATIOI{

DES SERVICES

f\n u

assisté, depuis

les

dernières décennies,

à

une hausse très rapide de

la part

des

\*,fservices

dans

I'emploi, le PIB,

et les échanges intemationaux

;

et ce, quel que soit le niveau de développement. Les services assurent aujourd'hui près des ffois quarls du PIB des économies les plus développées, et cette part représente rarement moins

d'un

tiers dans les pays en voie de développement. Les productions industrielle et agricole incorpgrent elles- mêmes de plus en plus de services, en amont ou en aval de la fabrication. On parle d'une ter- tiarisation de l' économie.

Cette tertiarisation

s'explique par un

faisceau

de

facteurs. Certains correspondent

à

des mutations techniques (l'essor de nouvelles technologies de

l'information,

comme

I'infor-

matique), économiques (élévation des niveaux de vie, accentuation de la division du travail), géographiques (l'urbanisation)

ou

socioculturelles (apparition de

la

société de

loisir

et de nouveaux besoins, etc.).

Même si

l'on

s'intenoge sur les rôles respectifs des secteurs secondaires et tertiaires dans la croissance, les services

n'en

sont pas moins le secteur qui domine, et de plus en plus nette- ment,

l'économie. La localisation

des activités

de

services constitue donc une question essentielle en géographie économique.

La localisation des services ne peut être présentée en même temps que celle des industries :

les deux activités présentent de profondes différences de nature,

qui

se traduisent par des facteurs de localisation différents. La première partie du chapitre présente

la

spécificité de

l'activité

de service et examine, de manière théorique, les logiques de localisation

qui lui

correspondent, particulièrement celle identifiée dans

le

modèle de Christaller

dit

des lieux centraux.

Bien

sûr, les modèles

simplifient

les processus de localisation de manière à les expliquer. Sans nécessairement remettre en cause la pertinence de la théorie des

lieux

cen- traux, et souvent à la lumière de celle-ci, c'est en prenant en compte le contexte historique

et culturel, en

intégrant

les

mutations de I'espace, que

I'on

peut espérer comprendre la

(2)

géographie des services. Les trois parties suivantes examinent cette géographie dans le cadre de

trois

grands types de sociétés (agricoles, industrielles, tertiaires). Tout comme dans les chapitres qui précèdent, cette typologie ne constitue pas une chronologie universelle, même si elle correspond grosso modo à

I'histoire

du monde occidental.

BIBLIOGRAPHIE DU CHAPITRE

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LES

DÊwmots

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(3)

LES LOGIQUES DES SERVICES

le cadre dqns les 1même

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Et

Mim,

t),

'31 p.

LES LOGIQUES DES SERVICES

| - 'Lrs Acnv[És DE sERvtcE

r DÉprnrpNs

DEs

sERVlcEs

Le

secteur

tertiaire,

constitué

par les

services,

peut

se

définir en creux : il

rassemble les activités

qui

ne sont

ni

liées à I'exploitation des ressources natu- relles (primaire)

ni

aux activités de production et de transformations des biens matériels (secondaire).

On

oppose ainsi < cols blancs

> et

<< cols bleus >. De manière positive, on

définit le

service comme un produit de

I'activité

humaine, destiné à

la

satisfaction de besoins ne reposant pas sur

I'acquisition

de biens physiques.

Il

n'implique pas de transformation de la matière et se présente sous un aspect immatériel (ce qui le distingue de l'industrie). Le recours à I'informa- tion y est constant : on y reçoit, donne, enregistre, vérifie, traite de l'information.

Cette dernière intervient de deux manières dans

l'activité

de service. Le presta- taire de service peut simplement transmettre une information au client (presse, publicité, enseignement...).

Il

peut également

lui foumir

une prestation concrète fondée sur un savoir-faire, c'est-à-dire sur de I'information (médecine, réparation, et même commerce...).

Activités tertiaires et secondaires sont souvent mêlées. Dans une usine, la fabri- cation relève du secondaire,

la

sécurité et le nettoyage sont des activités de ser- vice. Une usine qui fabrique du pain reléve du secteur industriel, le boulanger qui vend les pains fabriqués par l'usine relève des services ; le boulanger qui fabrique et vend son pain partage ses tâches entre le secondaire et le tertiaire.

r CrasseuENTs

DEs sERVtcEs

Le secteur tertiaire présente une grande hétêrogénéité:

s'y

retrouvent aussi bien le coiffeur, le garagiste, le restaurateur, le pilote d'avion, le banquier, I'assureur,

l'agent

immobilier,

l'informaticien, le

chercheur,

le militaire, le

professeur, le médecin, l'éboueur, le comédien, etc.

On peut classer les services de différentes façons. On distingue les services aux entreprises (recherche, conseiljuridique, gestion) de ceux rendus aux particuliers (santé, éducation, agence

de

voyages).

On

oppose

les

services marchands (commerce, professions libérales) aux services non marchands (administration, religion), dont la participation à l'économie ne passe pas par un marché : leur

prix

n'est pas déterminé par I'adéquation de

I'offre

et la demande et

il

ne vise pas à

couvrir les coûts de production. Par ailleurs,

économistes, sociologues ou géographes ont isolé, au sein des services, certains sous-secteurs. Le secteur qua- temaire, ou tertiaire supérieur, est constitué par les services rares, de haut niveau, faisant appel à une main-d'æuvre très qualifiée (expertise, recherche, création...).

A

I'opposé, on parle de secteur informel pour désigner des services qui ne sont

(4)

I ,.,tffi

12. LA LOCALISATTON DES SERVICES

pas intégrés dans l'économie

officielle

: ils demandent peu de capitaux, de maté- riel et de qualification ; ils se font souvent < au noir > (vente à la sauveite dans la rue' services domestiques, petites réparations, etc.). Les services informels peu- vent représenter plus de la moitié de l'économie de certains pays pauvres.

2 - Lrs ExtGENcEs EN INFoRMATIoN

Qu'il

s'agisse d'utiliser la main-d'æuvre adéquate ou de contacter une clientèle,

il

est toujours question d'acquérir et de donnei de I'information dans

I'activité

de service.

r lnronunrx

Comment I'espa

vité

de service : l'interdépendanc dans I'informatir service nécessitt échange informi partout aussi far déterminant daa différemment se site et les échaq qu'elle mobilise

Les

activités

&

naturelles,

et

fa dépendantes du r

tourisme.

Tourisme

etr

tourisme déperd milieu. Certaines visites guidées,

r

i

des sites naturd

]

mauvaise gestil

I

I

3-

Les logiques de différentes de c exemple cherch logiques de

loc

pour partie

imr

problème du co du

fait

du rôle d

r Locelrsan

Le

tableau

cid

d'échange

d'inl

respondent-ils '!

face est nécessr des robots qui n effectuer un bq sont fréquents. l

se localiser à

p

liers,

il

suffrt

ç

munications

ç

port internador de la région

pe

la gare de RER

BIENS N/ATÉRIELS emplacement équipement

BIENS IN/N/ATÉRIELS qualification, technologre, capital financier

vnncHÉ PHYSIOUE clientèle

r Urue MAIN-D'cEUVRE auAuFtÉE

L'activité de

service nécessite souvent

I'utilisation

de

biens o,

équipements

mutériels:des

locaux, des ordinateurs, des véhicures...

NéanmoiÀ, tour.",

équipements jouent un rôle moins central que dans la fabrication industrielle. Le service repose essentiellement sur du travail, et plus par-ticulièrement sur la partie immatérielle de celui-ci (qualifications, expérience). L'énergie physique importe moins. La première exigence des activités de service est donc ôelie d'une main_

d'æuvre disposant des qualifications nécessaires.

r Des Écnlxees

ENTRE pREsTATAIRES ET cLrENTs

Le

service passe par un échange entre le prestataire et le consommateur (entre- prise, particulier). L échange porte souvent sur des informations

:

les résultats

d'une

recherche,

d'une

expertise, cl'un examen médical.

Le

commerçant

lui-

même produit essentiellement de I'information ; du point de vue du clieni. recou-

rir

à un commerçant

plutôt qu'à

un catalogue d,achat permet l'obtention d'informations supplémentaires sur

le

produit

qu'il

désire acheter.

L'activité

de service a besoin de se mettre en contact avec des usagers pour réaliser l'échange d' information.

Le tableau du chapirre 5 (p. 166) identifiait quarre rypes d'informations, seion

la

fréquence

et la fàcilité

avec laquelle

on

l'échange.

On

peut

faire

correspondre un type d'activité de service à chaque type d,information.

HÉrÉnoeÉruÉrÉ L'équipement, la main-d'æuvre qualifiée, Ies clients ne sont pas ubiqujstes et ieur prix et leur nature varient

main-d'æuvre qualifiée aux clients esl plus ou moins possible, difficile et coûteui

l-rrr*, l--->

objectirs

+

besoins

Les biens et équipements matéricls nécessaires à I'ac- tivité de service expliquent

que

la

tertiarisation des sociétés contemporaines ne s'accompagne pas de désin- dustrialisation.

Rythme

échange rare échange fréquent

.o.=

échange difficile et c0mplexe

1

bureau d'étude, centre de congrès,

centre d'examen

2 service financier,

coiffeu r

échange facile 3

archivage

4 service bancaire

simple

(5)

pitaux, de maté- iauvette dans la

'

informels peu-

i

pauvres.

TION

r une clientèle,

il

nns 1'activité de

CE

équipements SmLrins. tous ces n industrielle. Le ment sur ia partie 3ily sique importe

::lie

d'une main-

oinmateur (entre- rns

:

les résultats

;ommerçant

iui-

: Ju client, recou-

;atalogue d'achat rp1émentaires sur

tiié

de service a

ies

usagers pour

ifiait

quatre types rt

la facilité

avec

"-orrespondre un çæ d'information.

LES LOGIQUES DES SERV1CES

r lruronultloN, sERVlcEs

ET ESPAcE

comment I'espace géographique

joue-t-il

sur ce qui constitue

le

cæur de I'acti-

vité

de servicà

: I'informâtion

? Lhétérogénéité et

l'opacité

de I'espace, dont I'interdépendance â déjà été soulignée, se traduisent par des variations spatiales dans I'information disponible et dans I'aptitude à la transmettre. Telle activité de service nécessite

tel

savoir-faire : elle ne le trouve pas partout.

Elle

suppose tel échange informationnel entre

le

prestataire et

le client ;

cet échange n'est pas partoui aussi facile. Les besoins en matière d'informations jouent donc un rôle àéterminant dans

la

localisation des activités de service.

Or'

ces besoins jouent différemment selon la nature de

l'activité,

selon les qualifications qu'elle néces- site et les échanges sur lesquels elle se fonde, c'est-à-dire selon les informations qu'elle mobilise.

Les

activités

de

service sont faibles consommatrices d'espace, de ressources naturelles,

et

faibles productrices de rejets polluants.

Elles

sont donc moins dépendantes du milieu que les activités agricoles ou industrielles, à I'exception du tourisme.

Tourisme et milieu.

[activité de service que constitue le tourisme dépend parfois des ressources et des contraintes du milieu. Certaines activités touristiques (hôtels, restauration, visites guidées, vente de souvenirs...) sont directement liées à des sites naturels (Grand Canyon, Mer de Glace, etc')' Leur mauvaise gestion (constructions non contrôlées"'), la sur-

fréquentation (réserves animalières) ou simplement leur évo- lution naturelle (ensablement de la baie du Mont Saint-Michel) peuvent conduire à terme à la disparition des activités touris- tiques. Les petites entreprises touristiques locales ferment et les investisseurs se délocalisent vers d'autres sites plus attrac tifs et prometteurs.

3 - Lrs tootctuEs DE tocALlsATloN

Les logiques de localisation des activités de services ne sont pas nécessairement différentès de celles des industries. Les acteurs des deux secteurs peuvent par exemple chercher à minimiser les coûts du transport et de la main-d'æuvre' Les logiques de localisation se distinguent toutefois souvent du

fait

de

la

dimension

poiiputti"

immatérielle de

I'activité

de service, qui par exemple

la

détache du p.oUtème du coût de transport des biens matériels, important pour I'industrie, et àu

fait

du rôle de I'information dans le secteur tertiaire'

r LocALlsATloN

DEs

sERVlcEs sELoN

LE

ryPE o'Écueruee

Le

tableau ci-dessus distinguait quatre types de services selon les quatre types d'échange d'informations

ùr

tesquel

ils

sè fondent.

À

quelles localisations cor- respondént-ils ? Lorsque les échanges d'informations sont complexes, un face-à- facà est nécessaire. Un coiffeur ne peut par exemple pas commander à distance des robots qui réaliseraient des coupes pour sa clientèle, ni un médecin spécialiste effectuer un bon diagnostic sans rencontrer

le

malade. Lorsque ces face-à-face sont fréquents, le pre-stataire de service, à I'exemple du coiffeur de quartier, doit se localiser à

proiimité

de sa clientèle (tableau, 2).

Lorsqu'ils

sont moins régu- liers,

il

suffit que le prestataire se situe dans un lieu bien relié aux voies de com- munications

qui uttu."nt le

déplacement des personnes :

TGY

autoroute, aéro- port international (tableau, 1). Àinsi, le centre d'examen de l'éducation nationale, àe ta région parisienne, se trouve

àArcueil,

en proche banlieue etjuste à côté de

la

gare de RER.

J

(6)

12. LA LOCALISATION DES SERVICES

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1

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1666le&1); {fl}-.;{.ffi::,,,.:,

Aire de chalnndise.' zone

se trouve 1'essentiel des clients d'un service ou d'un bien. Actuellement, le rayon de l'aire de chalandise est par exemple de 300 m envi- ron pour un magasin d'ali- mentâtion et de 500 m Pour une supérette.

Les semices banah sont bon mæché, leur fréquentation

es régulière et leur Portée- limite courte (éPicier, bou- langer). Les semices << ano' msux >, (sàns règle), à forte valeur ajoutée, sont d'une fïéquentation inégulière, ou sélective selon 1a catégorie de population, leur Portée- limite est grânde (avocat,

médecin spécialiste...).

Lorsque

les

échanges d'informations sont faciles

et

fréquents,

ils

peuvent

x

réaliser en utilisant les technologies de télétransmission de

I'information'

Po'u:

rendre des services bancaires simples,

il

suffit par exemple à une centrale ba'r'- caife de disposer, où elle est implantée, d'infrastructures de télécommunicatic- la reliant à des distributeurs automatiques pour échanger

l'information

avec

s+

clients dispersés (tableau, 4). En revanche, si les échanges sont faciles mais rare!- le prestataire de service peut adopter une logique de localisation indépendante

o:

1a distribution de sa clientèle (tableau, 3).

r L'IMPÉRAIIF

DE

LA DEMANDE : tA

THÉORIE DES LIEUX CENTRATIX

À

I'exception des services fondés sur des échanges simples et ra"res, la localisa- tion des iervices s'effectue donc en fonction de 1'accès à la demande. commen:

répartir

les

services de manière à desservir les clients ? Durant I'entre-deur-

gùr.,

puis dans les années 1950, la localisation des services et des marché-s eL ionction de

la

demande est au cceur de la réflexion d'une série d'économistes : Hotelling, Wulter Christaller,Palander, Lôsch. La plupart de ces réflexions furen:

ensuite ràssemblées en un modèle cohérent dit théorie des lieux centraux oÛ dè>

places centrqles. On parle aussi du modèle de Christaller'

Cette théorie

part

de I'hypothèse

d'une

population dispersée dans une plaine homogène.

Efe

met

"n *uu."

les notions de portée-limite et d'aires de chalan'

itise,ét

démontre que

la

meilleure solution

pour

que

les

services dessen'eni I'ensemble de la population est une structure en nid d'abeilles, composée

d'hela-

gones réguliers d^onl le centre est occupé par les prestataires de servjce. La taille

â., h"*ugon.s

varie selon que

le

service est

banul ou unomal.

Les

lieux

de regroupeàent des services, au centre des hexagones, forment |es lieux centralL';

qu"i oni donné son nom à cette théorie. Un grand hexagone, au

milieu

duquel :e irouu" on centre de service de haut niveau, se supelpose à des hexagones de taille moyenne, dans lesquels des

lieux

centfaux fournissent des services de gamme intermédiaire, et à àe petits hexagones, dont les

lieux

centraux offrent des ser- vices banals. La théoriè des lieux centraux a permis de comprendre pourquoi les villes, en tant que centres de services, se disposent de façon régulière et en réseau hiérarchisé, à

ia

surface des régions de peuplement homogène. Les modèles de gravité permettent, quant à eux, de mesurer la force d'attraction exercée par le:

villes.

flques rassemblent aul

iu

Festival intematton irstribution des géogrt I-es services PeuYent :ertaines conformatio :rarlsparent, où la dig p-rpulation quelle que

je

commerce Par

It

nême, dans un espa .'intérieur d'un cercl ru ésale à 2r Peutenl :érie"ur du cercle

:

il

,dnsi,

au sein d'une

sand stade ou d'unt

r

LES ÉCHELLES I Les critères et les I é;helles. Considém .elle. À l'échelle de inas, et où les

cinq

lréer une universiti ']u en Périphéne

t

;ommerciale et de .ion déPend des i-n par aiileurs, on PrÉ Jans des rues alirn

sa1les' etc.

Les commerçants colnme les Pas:ai Français saYent

Ç

souvent aux

an:l

Les kiosques de

I

géograPhie' au'si

F

Modèles de gravité et attraction urbaine'

Parmi les différents modèles gravitationnels qui visent à mesu- rer précisément la force d'attraction commerciale des villes et leurs aires de chalandise, le plus connu est celui de Reilly- Converse. Pour W.J, Reilly, la force d'attraction commerciale est proportionnelle aux masses urbaines en p' lsence (une ville

attire les clients de villes ou bourgs intermédiaires plus petits' en proportion de sa population). Cette force est inversement proportionnelle à la distance qui sépare la petite ville interm#

diaire de la grande ville {ci1 chap. 5). Dans le même cadre, PD Converse a élaboré une formule qui permet de délimiter la frontière des aires d'influence des villes.

i-*..',-,,,,

GI

n

Dans les s.'clË faibie Pan Je

I

de distrit''u:r.r tration.

jus:iJt

r DES

LOCAHSATTONS

tNDtFFÉnrrurrs À I'RCCÈS À le oçunruoc L

accès à la clientèle n'est pas nécessairement un problème I

il

n'est pas toujours un critère que les activités âe services doivent prendre en compte pour décider de leur localisation.

certains types de services échappent à I'impératif de la demande. c'est, on I' a vu.

le cas des services fondés sur dès échanges simples et rafes. C'est aussi le cas des services uniques,

qui ne

connaissent pas de concurrence

et pour

lesquels les clients ou usagers sont prêts à parcourir de grandes distances' Les Jeux olym-

(7)

s. ils

peuvent se nTormation. Pour .rne centrale ban- lécommunication ,rmation avec ses 'aciles

mais rares,

r indépendante de

TX

CENTRAUX rares. 1a localisa- nande. Comment ent 1'entre-deux-

t

des marchés en : d'économistes :

ré1-lexions furent : ,etûrAUX OU deS dans une plaine aires de chqlqn-

lices

desservent omposée d'hexa-

senjce. La taille ral. Les

lieux

de es iierlr- centreux

milieu duquel se :\asones de taille :r'ices de gamme

r

tfTient des ser- rdre pourquoi les Liière et en réseau

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lilj.

FÊ

'€1 de délimher

ET È È ÊI ...-.-**..-,.-!:

GÉOGRAPHIE DES SERVICES DES SoCIÉTÉS AORICoLES

piques rassemblent autant de pays participants où

qu'ils

aient lieu. La localisation du Festival international de géographie à SainrDié-des-Vosges ne doit rien à la distribution des géographes.

Les services peuvent également échapper à

I'impératif

de

la

demande grâce à certaines conformations de l'espace géographique. Dans un espace parfaitement transparent, où la distance est abolie, un service peut desservir I'ensemble de la population quelle que soit sa localisation. Par exemple, les bureaux d'une société de commerce par Internet ne se localisent pas en

fonction

de ses clients. De même, dans

un

espace très hétérogène, où

la

population est très concentrée à

I'intérieur d'un cercle de rayon r, les services dont la portée-limite est supérieure ou égale à 2r peuvent adopter indifféremment n'importe quelle localisation à

I'in-

térieur

du

cercle

: ils n'en

desservent pas moins I'ensemble de

la

population.

Ainsi,

au sein d'une agglomération ou d'une région dense, la fréquentation d'un grand stade ou d'une grande salle de spectacle ne dépend guère de sa localisation.

r Lrs Écuelles DEs LoereuEs

DE

LocAusATroN

Les critères et les logiques de localisation ne sont pas les mêmes à toutes les échelles. Considérons 1e cas d'une chaîne de cinémas qui veut créer une nouvelle sa[e.

À

l'échelle de la France, elle choisira une

ville

il

y a encore peu de ciné- mas, et où les cinéphiles sont nombreux : par exemple, une

ville

I'on

vient de créer une université.

A

l'échelle de la

ville,

elle adopte une localisation au centre ou en périphérie en fonction des réserves et des coûts fonciers, de

la

structure cornmerciale et de celle des réseaux de transport.

À

l'échelle du quartier, la déci- sion dépend des immeubles disponibles et de leur prix, mais, toutes choses égales par ailleurs, on préfère situer une salle sur une place, à un carrefour très fréquenté, dans des rues animées de bars et de restaurants, à I'immédiate proximité d'autres sal1es, etc.

Les commerçants savent bien que chaque rue a son bon ou son mauvais côté, tout comme les passants, qui préfèrent déambuler sur un trottoir plutôt que I'autre. Les Français savent que les bars

-

et, plus récemment, les succursales bancaires - sont souvent aux angles des rues, qui constituent des emplacements très recherchés.

Les kiosques de presse se situent souvent aux sorties de métro, etc. Cette micro- géographie, aussi intéressante qu'elle soit, a peu été étvdrée.

GEOGRAPHIE DES SERVICES DES SOCIÉTÉS TCruCOLES

Dans les sociétés paysannes,

l'activité

de service n'occupe à plein temps qu'une faible part de la population, mais celle-ci détient un rôle clé, à travers la fonction de distribution (commerce), ou d'organisation économique et sociale (adminis- tration, justice).

ffi

(8)

W

I2. LA LOCALISATION DES SERVICES

Droit ile marché : au MoYen Âge, le droit de se réunir à des dates et horaires fixes, pour cornmercer, est fixé par les princes, contre Prélève- ments fiscaux.

| - LA DtFFlcutrÊ ors Écnanors

En l'absence de technologie de télécommunication, le déplacement de I'informa-

tion

n'est pas dissocié de

celui

de

la

matière.

La

relation de service entre le prestataire èt l'usager ne peut être donc réalisée que par le déplacement de biens itettre) et de personnes (du prestataire ou du consommateur). Aussi' I'activité de service est très sensible à la distance.

Comme le niveau technologique n'est pas très élevé, les qualifications nécessaires pour les activités de servicé nè sont pas rares : I'information technique, le savoir- iaire nécessaires pour effectuer le service sont rarement difficiles à mobiliser' Le problème,

"n .uiièrr

d'information, tient moins à la réalisation du service qu'à

i'é.hung"

avec I'usager ou

le

client. Comment en effet être en contact avec la clientèlË alors que

lei

moyens de transport sont encore élémentaires, et, que, du fait de

I'activité

agricole dominante, la population est dispersée ?

2 - Drs sERvtcEs lilNÊRANTS

OU INTERMITTENTS

Le colportage offre une première solution. Dans les sociétés agricoles, une grande part dàs

u.iiuitér

de seivice

n'ont

pas de localisation

fixe. La

dispersion de la population, la faiblesse de la demande, des capitaux, et le peu de transparence de

i'rrpu"",

obligent beaucoup de vendeurs à être itinérants. Des colporteurs par- couient les viùages en colèc13nt ou distribuant du fer. des ustensiles de ménage, des instruments aratoires, des almanachs

; les

services de dentiste, d'écrivain public, d'amuseur de

foire

ou de réparations diverses peuvent être assurés de la même façon.

ce

type d'échange se rencontre encore aujourd'hui dans I'espace rural, caractérisé par la dispersi,on de sa population et la faiblesse de sa demande : des services de commerce alimentaire, de prêt de livres, etc., sont ainsi assurés par des tournées de boulangers, d'épiciers et des bibliobus. Le commerce ambu-

iant

demeure aussi une

forme

d'échange importante dans de nombreux pays d,Asie ou

d'Afrique. cette

solution est surtout bien adaptée aux échanges occa- sionnels.

L

échange occasionnel peut aussi être opéré par une activité

fixe

mais intermit- tente.

Ainsi,

dans

le petit

bourg d'une campagne peu dense,

la

faiblesse de la demande ne permet pas de tenir tous les jours un marché :

il

n'est ouvert qu'un ou deux jours par seÀaine. Marchés aux bestiaux, foires diverses, etc., n'ont lieu que quelques jours Par an.

3 - Drs sERvtcEs DISTRIBUES sELoN UNË TOGIGIUE CHRISTALLERIENNE

certains

services ont une localisation perÏnanente.

une

part

du

commerce est localisée dans

les villes. Ce

sont dans

les

centres urbains également que se concentrent les fonctions administratives, ecclésiastiques et de justice.

i t",

facteurs de localisation des services sont la protection qu'offrent les centres

i

politiques d'une part, leur situation stratégique sur des voies de communication,

, qul

pËrmettent l;approvisionnement

et les

échanges avec

la

campagne

et

les

I

uutrËr

villes

d'autre part. Intervient aussi un aspect juridique, puisque le

droit

I

ale murché n'estdonné qu'aux villes. Cependant, de façon plus générale, c'est la

théorie des lieux cenr les sociétés agricoles Les hypothèses de d(

deux guerres, avant économies agricoles des Possibilités de n mentaires se situent possibles Par déPlac

Un

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du commerce est également que se e justice.

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GÉOGRAPHIE DES SERVICES DES SOCIÉTES I{DLSTR]E:]-- théorie des lieux centraux qui explique le mieux les localisations de service dans

les sociétés agricoles.

Les hypothèses de départ de Christaller, qui avait travaillé sur la Bavière entre les deux guerres, avant I'exode

rural

et

f

industrialisation, sont bien adaptées aux économies agricoles, où la population est très dispersée.

À

cause de la faiblesse des possibilités de transport,

il

faut que les centres qui rendent les services élé- mentaires se situent à moins de 20 à 30 kilomètres pour que les relations soient possibles par déplacement à pied.

Un

très grand nombre de petits centres urbains assurent donc les services é1é- mentaires à la campagne. Comme

il y

a peu de monnaie, de diversité des mar- chandises et des services, peu de transport,

il n'y

a que quelques lieux centraux

qui

se démarquent. Ce sont les

villes

de commerce international, où se concen- trent les services marchands et financiers liés à cette activité. Le niveau supérieur est occupé par la capitale politique où se localisent, en plus, un grand nombre de services administratifs, religieux et politiques. La hiérarchie des services est donc faiblement différenciée, et le réseau tÈs régulier.

4 - Dss rocAusATtoNs NON CHRISTATTERIENNES EN VIttE

Toutefois, certaines activités de service peuvent échapper à la logique christallé- rienne dans la mesure où I'accès à la demande n'est pour elles pas problématique.

Ainsi, au sein des rares espaces urbains, la densité garantit une demande élevée :

où que I'activité de service se localise, elle inclut dans sa zone

de chalandise le même nombre de clients potentiels (toute la population urbaine peut

y avoir

recours au

prix

de quelques minutes de marche).

La

localisation des services

n'est à

cette échelle pas christallérienne. Comme

pour la

fabrication industrielle dont

elle

est indissociable,

la

distribution du commerce en milieu urbain est liée à des aspects socioculturels, qui la contraignent à demeurer dans le bourg marchand, dans des rues de métiers. Les fonctions ecclésiastiques,

poli-

tiques

et

administratives, activités nobles

qui

comportent une

forte

dimension symbolique, se regroupent quant à elles dans

lacité.

at

,n,

:ui

a)t

GEOGRAPHIE DES SERVICES DES SOCIÉTÉS NVNUSTRIELLES

Avec I'industrialisation, les moyens de communication s'améliorent. La distribu-

tion

des services s'explique encore par

la

théorie des

lieux

centraux, mais le réseau christallérien se déforme. Les transformations sont encore

plus

impor- tantes en milieu urbain.

il

ilI

(10)

I ffi;* -!r"j 12. LA LOCALISATION DES SERVICES

I - tA oÉronmATtoN ou nÉsrnu

CHRISTALTERIEN

r Ln nÉoucnoN

DEs AIREs

HEXAGoNAIES

L

élévation de la consommation, des niveaux de vie et des densités qui accompagne

f

industrialisation se ftaduit par une augmentation de la demande, et donc une dimi-

et non plus seulement pour les habitants des campagnes environnantes.

La révolution des

transports

se

traduit d'autre part par la mise en place d'axes de transport privi- légiés, le long desquels les aires de chalandise s'allongent'

2-Ltst

Les activités de se acquièrent une

plu tion

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sein de 1'enre la périphérie urba gestion, commerc à elles, groupées i uns des autres.

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Les services s.rt fication de

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.&*r*;..'

plus réduite suffit pour rassembler la clientèle nécessaire à

^^^

-L*-t],

ia rentabilité d'une activité de service. Des prestataires plus

I ,i I O I O:l-â tÀ'Â,

nombreuxpeuventapparaîtreetentrerenconcunence;la maille du réseau des lieux centraux se resselre.

r LR plus GRANDE

IRRÉGULARITÉ

DU

RÉsEAU

La régularité géométrique du maillage hexagonal devient moins nette, parce que l'espace perd en homogénéité et en isotropie. Avec le début de l'industrialisation et de l-'urbinisation, la répartition de la population est moins égale sur le territoire.

Les services se concentrent là où s'agglomère la population (les métropoles)' La

ville

devient elle-même un marché important ; les services fonctionnent pour elle

r Uxe HtÉRARcHlsATloN oul sE MoDlFlt

La hiérarchie des

lieux

centraux évolue.

Elle

s'accentue, à cause du poids plus important des centres de niveau supérieur, et elie s'affine avec la multiplication des niveaux de places centrales.

L'information voyage plus sûrement et rapidement, grâce à I'apparition de nou- veaux moyens de communication tels que

le

chemin de fer, le télégraphe. Dans 1'adminislration, ou dans certaines entreprises,

il

devient moins nécessaire d'en- tretenir

du

personnel dans des villes-relais

qui

collectent,

trient,

résument et envoient les informations. Ce personnel peut désormais ne résider que dans les lieux centraux de niveau supérieur, par exemple dans les villes capitales.

Une seconde évolution explique l'élévation de

la

concentration des activ.ités de service dans les grandes agglomérations. Le développement industriel, celui des échanges, s'accompagnent de l'essor d'une demande en services commerciaux, administratifs, financiers. Cette demande provient essentiellement des grandes entreprises,

qui

sont implantées dans

les

métropoles.

L

échange complexe et fréquent d'iniormations réalisé par ces nouvelles activités de services avec leurs clients les conduit à une concentration urbaine. C'est dans ces mêmes grandes

villes

que les entreprises et les administrations trouvent la main-d'æuvre quali- fiée, apte à remplir ces fonctions d'échanges d'informations complexes' Au total,

le

coniraste s'accroît donc entre

la

gamme de services qu'offrent les

lieux

cen- traux situés au sommet de la hiérarchie et celle des centres de niveau inférieur.

Uaccroissement de la demarrde en services

lié

à celui du niveau de vie engendre aussi une diversification

de l'offre en

services.

La

hiérarchie,

plus fine,

des services, se

traduit

géographiquement par une

multiplication

des niveaux des places centrales.

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(11)

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2 - Lrs rocAusATtoNs cHRrsrArrÉRENNEs EN VIttE

Les activités de services profanes, jusque-là reléguées dans re bourg marchand, acquièrent une plus grande liberté dans leur localisation du fait de la désacralisa-

tion

de l'espace urbain. Par ailleurs, à cause de l'industrialisation, de I'exode rural, la superficie des villes croît considérablement. Les distances au sein de I'es- pace urbain sont trop importantes pour permettre à chacun d'accéder facilement à tous les services présents dans la ville, dans quelque quartier

qu'ils

se trouvent.

Puisque la desserte de la population urbaine par les services est problématique,

l'impératif

de la demande pèse sur les localisations de ceux-ci, qui adoptent donc une logique christallérienne à l'échelle de l'espace urbain.

Ainsi,

au-delà

du vieux

centre, dans les nouveaux faubourgs, se développent certaines activités de services venues

y

desservir les consommateurs

:

elleJ s,y répartissent régulièrement selon la logique christallérienne.

Il

s'agit surtout des services banals (comme les communes de proximité), pour lesquels le rapport à I'acheteur est plus fréquent et direct. Les services anomaux (comme les com- merces de luxe) restent au centre.

Au

sein de I'entreprise, les fonctions de fabrication tendent à se délocaliser vers la périphérie urbaine. Les fonctions de service, internes à l'entreprise (direction, gestion, commercialisation) ou externes (finance, conseil juridique) restent, quant à elles, groupées au centre-ville. ces services doivent se localiser à proximité les uns des autres, car

ils

échangent fréquemment entre eux des informations com- plexes.

c'est

au centre des grandes villes que I'accessibilité est aussi la meilleure pour les relations avec des partenaires économiques venus de I'extérieur. par

ailleurs, les fonctions de

commandement (sièges sociaux des banques, par exemple) tiennent à rester au centre pour des raisons d'image de marque.

En conséquence, des quartiers presque exclusivement occupés par les activités de bureau se développent dans

les

centres des grandes

villes, ainsi ra city

ite Londres. comme

la

demande en bureaux est très forte et que

I'on

se refuse à

s'éloigner de ces quartiers, on y construit de buildings de plus en plus haut.

GEOGRAPHIE DES SERVICES DES SOCIÉTÉS TENUAIRES

Les services sont désormais touchés par les progrès de la productivité. La massi- fication de

la

demande, les progrès techniques (informatique) les conduisent à adopter des modes de production proches de ceux de I'industrie, à devenir des quasi-industries.

ces

évolutions, alliées à celles que connaît I'espace géogta- phique, conduisent à un bouleversement de la localisation des services.

GEOGRAPHIE DES SERVICES DES SOCIÉTÉS INDUSTRIELLES

w

La Ciû de Landres es| le premier exemple historique

de

spécialisation, quasi exclusive, d'un quartier cen-

tral. dans les fonctions de services financiers et direc- tionnels. Le terrne de ci4t

désigne aujourd'hui tout phénomène du même fype.

Les

premiers buililings apparaissent à Chicago et

à New York à

la fin

du

xrxe siècle,

à

I'initiative

d' entreprises de services.

Quasi-indtstrie .. activité de service dont

le

fonction- nement (organisation de la production, logique de ioca- lisation, etc.) rappelle celui des industries.

(12)

ffi

t2. LA LOCALISAT]ON DES SERVICES

| - HlttousrRlAttsATloN DEs sERvlcEs r LrS

CAUSES DE L'INDUSTRIALISAIION DES ACTIVITÉS OE SCNVICES Les activités de service ont tendance à < s'industrialiser >, c'est-à-dire à emprun- ter à I'industrie ses modes de production' Cela tient à trois facteurs'

Le

premier est I'accroissement de

la

demande des particuliers. conformémenr au* théo.ies d'Engel et de

clark (cf.

chap.4), l'élévation des revenus conduit à celle de la consommation de services : c'est désormais à une demande de masse que les services doivent répondre. Elle ne peut être satisfaite par les méthodes qui prévalaient jusqu' alors.

Ledeuxièmeestl'augmentationdesbesoinsenservicesdelaproductionindus.

trielle elle-même. Avec la mise en place des modes de production postfordiste:'

""tt"-"1

s'organise en fonction de

ia

demande.

La flexibilité

et

la

qualité de la proàu.tion tËnt"nt de répondre à ses exigences. Les fonctions de commerciaiisa-

iion,

Oe recherche-déveioppement, celles qui favorisent les interactions (senice aprjs_vente, conception avèc te client, transport) acquièrent une importance nou- vel1e ; les activités de service se développent au sein de I'entreprise industrielle (tertiaire industriel) ou en relation avec celle-ci (services marchands aux entre-

prises).Lesentreprisesindustrielles,quiincorporentdésormaisl'activitédeser-

vice à celle de production, appliquent à la première les logiques de rationalisation de la seconde.

De la standarl

masse: I'exen;

demande touristique i voyages, comme le O dardisation des Prod sélours tout-comP'ri années 1980, les cu s'accommodent md t

Recherche-iléveloPPement i (R-D).'ensemble du Proces- l sus qui, de

la

recherche 1 fondamentale à ia recherche i appliquée et au déveloPPe- ! ment industriel, Permet

la

I

découverte. I'invention et ses : appiicationséconomiques. ;

lndustrialisation des services.

un exemple des

changements d'organisation des activités de services peut être

trouvé dans le développement d'une logique taylorienne' assez paradoxalement au moment oùr elle décline dans les activités de fabrication.

périphériques à la production (étude, méthode, administration des ventes). lJobjectif est de les rendre désormais transparents à la direction, de manière à ce qu'elle puisse mesurer la pre ductivité de ses ingénieurs et cadres et pouvoir aisément les remplacer. Par exemple, on peut évaluer strictement le temps nécessaire à un ingénieur pour concevoir un dessin grâce à un logiciel.

i

Dans certaines entreprises, on tente ainsi de normaliser' de

1

i

aetnit strictement les tâches et les postes, dans les domaines

Ë

;*, *"*",,*"-,'*

Le

deuxième efiet possible

la

séParr composantes relatit division du travail I

\a séparation enue, coordination entre tbrme postfordiser gie la

coordinati'r

rentes formes de

d

années 1980

et l!

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-

et

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I

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plus rare dans régions disPoa risée Par un ni

Lenjeudecetteréorganisationestcrucialpourdesentreprisesindustriellespour

f"rqu"ft"t

les activitéi de fabrication proprement dites ne procurent plus souvent

il{;"

part réduite de la valeur ajoutéè, et qui comptent plus d'employés dans ies bor.uo^ d'étude que dans les ateliers'

Enfin, cette évolution vers < I'industrialisation > des activités de services est favo-

;A ;"t

le progrès technique. Uinformatique, la bureautique' la télématique ont

p"r,ni,

d,élËueipour la

prÀière

fois la productivité dans les services.

c'est

dans ies activités de tiaitement de I'information que le mouvement est le plus net'

r

LES EFFETS DE L'INDUSTRIALISATION DES ACTIVITÉS OT SCNVICçS Unpremiereffetdel'industrialisationpor.tesurlastandardisationdesproduitsde

service. Celle.ci est toutefois limitée par deux facteurs. Premièrement, 1'activité à"

."rui."

incorporant de plus en plus àe matière grise, elle devient plus complexe

"i ," prêt"

moins à

la

standardisation' Deuxièmement' l'élévation du revenu se poursuivant, les consommateurs demandent de la différence et sont plus exigeants

iu.

ta

qu*iie.

La solution adoptée par I'entreprise de service consiste souvent à standardiser à l'amont, et à

différ;ncier

le produit de service à

I'aval' on

parle

de sur-mesure de masse.

t'kaw

(13)

GÉoGRAPHIE DES SERVICES DES SoCÉTÉS TERTIAIRES

vlcEs

DE SERVICES

dire

à emprun- trs.

Conformément çenus conduit à nande de masse es méthodes qui nduction indus- rn posrfordistes,

la

qualité de la commercialisa-

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rise

industrielle rands aux entre- l'activité de ser- le rationalisation

le. administration rais transparents e mesurer la pro- volr aisément les ctement le temps

De la standardisation au sur-mesure

de

masse : l'exemple du tourisme.

L'explosion de la demande touristique et la formation de grandes agences de voyages, comme le Club Méditerranée, a conduit à une stan- dardisation des produits touristiques

:

voyages organisés, séiours tout-compris, destinations privilégiées... Dans les années 1980, les consommateurs, devenus plus exigeants, s'accommodent mal de cefte uniformité, ressentie comme un

carcan. Nouvelles Frontières obtient une grosse part de marché en proposant des produits plus individualisés (pour les ama- teurs de trekking, pour les amoureux des vieilles pierres...) dans le cadre de petits groupes et vers des destinations plus origi- nales. ll s'agit de sur-mesure de masse, car les réservations pour les hôtels et les avions sont toujours négociées dans les mêmes (grandes) quantités : c'est sur place, dans le pays de destination, que les agents différencient le produit touristique.

Le

deuxième

effet, lié à la

production

de

masse

de

services,

est de

rendre possible

la

séparation

du

processus

de

production

de

services

en

plusieurs composantes relativement autonomes. Comme dans I'industrie, deux formes de division du travail sont employées. Celle de type taylorien ou fordiste privilégie laséparation entre les fonctions de cadre et les tâches peu qualifiées, avec peu de coordination entre elles

;

Ç'est

le

cas dans les banques et les assurances. La forme postfordiste repose sur une structure plus organique, en réseau, qui privilé- gie

la

coordination entre des tâches moins nettement différenciables. Ces diffé- rentes formes de division du travail ont progressé dans les services, au cours des années 1980

et

1990. Comme une activité de service donnée se segmente en tâches spécialisées, chacune caractérisée par des besoins spécifiques en matière d'information, chaque tâche peut suivre une logique de localisation différente.

2 - MurATroNs DE L'EspAcE GÊoGRApHtcluE r

UTrI ESPACE

MOINS

OPAQUE

Autant

-

et même plus

-

que toutes les autres branches d'activité, les services bénéficient de l'amélioration des moyens de transport et de télécommunication.

En effet, les services se fondent sur un échange d'informations qui implique sou- vent une relation humaine. Or,

le

déplacement des hommes est celui

qui

est le plus sensible à la distance.

L

automobile, I'avion, le TGV ont des impacts impor- tants, car ils permettent un déplacement plus rapide des personnes engagées dans l'échange d'informations complexes. Parallèlement,

I'information

simple peut désormais être transportée très vite, et sans passer par un intermédiaire matériel (lettre, voyageur), grâce aux télécommunications.

r De ruouvELLEs FoRMEs D'HÉTÉRoeÉruÉrÉ

sPATIALE

La diminution des écarts entre les genres de

vie

des populations tend à réduire l'hétérogénéité spatiale de la consommation. Les prestataires peuvent donc

diffu-

ser à peu près partout les mêmes produits. Cependant, les écarts de revenus se creusent entre les pays, et la répartition des consommateurs de services est tou- jours plus inégale à l'échelle mondiale. Ils sont de plus en plus nombreux dans les pays développés. Au sein de ceux-ci, les grandes métropoles urbaines concentrent les consomrnateurs de services les plus riches et les plus exigeants.

Une seconde évolution porte sur le marché du travail. La main-d'æuvre employée dans les services est de plus en plus différenciée dans I'espace.

A

l'échelle du monde, les pays développés proposent une abondance de main-d'æuvre qualifiée, plus rare dins les puyt

"n

voie de développement.

À

1'échelle des pays, certaines régions disposent d'une main-d'æuvre spécialisée dans un domaine, ou Çaracté- risée par un niveau de qualification homogène. Dans les grandes métropoles, les

Dans les banques et les assurances,

la

séparation entre les tâches qualifiées, de direction, d'échanges avec le client, et celles peu quali- fiées, de traitement de don- nées, est connue sous les termes de : front ffice/back ffice.I-es contacts entre les deux types de fonction sont seulement directifs ou de routine.

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