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C. R. Acad. Sci. Paris, Ser. I
www.sciencedirect.com
Systèmes dynamiques/Probabilités
Théorème limite central presque sûr pour les marches aléatoires avec trou spectral
Quenched central limit theorem for random walks with a spectral gap
Jean-Pierre Conze, Stéphane Le Borgne
IRMAR, UMR 6625, université de Rennes I, campus de Beaulieu, 35042 Rennes cedex, France
i n f o a r t i c l e r é s u m é
Historique de l’article : Reçu le 13 mai 2011
Accepté après révision le 21 juin 2011 Disponible sur Internet le 12 juillet 2011 Présenté par Jean-Pierre Kahane
SoitGun semi-groupe de transformations d’un espace probabilisé(X,B,m)préservant la mesuremet soit
μ
une mesure de probabilité surG. Nous montrons un théorème limite central de type « quenched » pour les fonctions dansL0p(X,m),p>2, sous la condition de trou spectral pour l’action diagonale deGsur(X×X,m⊗m).©2011 Académie des sciences. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
a b s t r a c t
Let G be a semi-group of measure preserving transformations of a probability space (X,B,m) and let
μ
be a probability measure on G. We prove a quenched central limit theorem for functions in Lp0(m), p>2, when the spectral gap condition holds for the diagonal action ofGon(X×X,m⊗m).©2011 Académie des sciences. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Abridged English version
Let
(
X,
B,
m)
be a metric space endowed with its Borelσ
-algebraBand a probabilitymand letGbe a locally compact group or semi-group of Borel maps of X into itself which preservem. Letμ
be a probability measure onG.Let
(Ω,
P)= (
GN∗, μ
N∗)
,ω = ( ω
1, ω
2, . . .)
. We denote by gk( ω ) := ω
k,k1, the coordinate maps. These data define a random walkon X with Markov operator Pμdefined by Pμϕ (
x) =
G
ϕ (
gx)
dμ (
g)
.The operator corresponding to the diagonal action on
(
X×
X,
m×
m)
is defined on L2(
m⊗
m)
by P˜
μϕ (
x,
y) :=
G
ϕ (
gx,
g y)
dμ (
g)
. The measure m is a stationary probability for the associate Markov chain. For p1, Pμ is a con- traction of Lp(
X,
m)
preserving the subspaceL0p(
X,
m)
of functionsϕ
inLp(
X,
m)
such thatm( ϕ ) =
0. Let P0,μ(resp.P˜
0,μ) be the restriction ofPμtoL20(
X,
m)
(resp. toL20(
X×
X,
m⊗
m))
.We say thatPμ(resp.P
˜
μ) satisfies the spectral gap property ifP0,μ<
1 (resp.˜
P0,μ<
1). There are several situations where the spectral gap property holds for Pμand P˜
μ(cf. [2,3,5,6]). For example we have˜
P0,μ<
1 for some groups of automorphisms of tori or nilmanifolds. We are interested in the behavior for a fixedω
of the ergodic sums defined by Sωn
ϕ (
x) =
Snϕ ( ω ,
x) :=
nk=1
ϕ (
gk( ω ) · · ·
g1( ω )
x)
.It is known (cf. [5]) that, ifPμhas a spectral gap, then for every
ϕ ∈
L20(
m)
the varianceσ
2( ϕ ) :=
lim1nΩ×X
(
Snϕ )
2dmdP=
ϕ
2dm+
2∞1
X
ϕ (
x)
Pkμϕ (
x)
dm(
x)
exists, withσ >
0 ifϕ (
x)
is not 0 form-a.e. x. Moreover a central limit theoremAdresses e-mail :[email protected](J.-P. Conze),[email protected](S. Le Borgne).
1631-073X/$ – see front matter ©2011 Académie des sciences. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
doi:10.1016/j.crma.2011.06.017
holds with respect to the probabilityP
⊗
mfor the sumsSnϕ
. The main result of this note is the following quenched central limit theorem:Theorem 0.1.If
˜
P0,μ<
1, then, for every real functionϕ
in Lp0(
X,
m)
, with p>
2, for a.e.ω ∈ Ω
,lim1 n
X
Sωnϕ (
x)
2dm= σ
2( ϕ )
and limn→∞m
x: 1
σ ( ϕ ) √
nSωn
ϕ (
x) <
a= √
1 2π
a−∞
e−t
2
2 dt
, ∀
a∈ R.
1. Préliminaires
Soit
(
X,
B,m)
un espace métrique muni de sa tribu borélienne B et d’une probabilité m. Soient G un groupe ou un semi-groupe localement compact de transformations boréliennes de X préservantmetμ
une mesure de probabilité surG.Notons gxl’action de g
∈
G sur un pointx∈
X. L’application(
g,
x) →
gxest supposée mesurable. Ces données définissent une marche aléatoire sur X, d’opérateur de transitionPμ
ϕ (
x) =
G
ϕ (
gx)
dμ (
g).
Notons E l’intégrale en
ω
par rapport à P= μ
⊗N∗ et L0p(
X,
m)
, 1p∞
, le sous-espace de Lp(
X,
m)
des fonctions d’intégrale nulle. L’opérateur Pμ définit une contraction deLp(
X,
m)
préservant L0p(
X,
m)
. L’opérateur P˜
μ correspondant à l’action diagonale sur(
X×
X,
m×
m)
est P˜
μϕ (
x,
y) :=
G
ϕ (
gx,
g y)
dμ (
g)
. Soient P0,μ la restriction de Pμà L20(
X,
m)
et P˜
0,μla restriction de Pμ˜
à L20(
X×
X,
m⊗
m)
.Nous dirons que Pμ(resp. P
˜
μ) a un trou spectral siP0,μ<
1 (resp.˜
P0,μ<
1). Il y a plusieurs situations de nature algébrique pour lesquelles Pμ et P˜
μ vérifient la propriété de trou spectral, voir [2,3,5,6]. C’est le cas, par exemple, pour certains groupes d’automorphismes de tores ou de nilvariétés.Le système dynamique correspondant à la marche aléatoire est défini sur l’espace
(
GN∗×
X, μ
⊗N∗⊗
m)
parθ
τ: ( ω ,
x) → (θ ω , τ ( ω )
x),
avecθ ( ω
k)
k1= ( ω
k+1)
k1etτ ( ω )
x=
g1( ω )
x. En itérant nous obtenons :θ
τn( ω ,
x) =
θ
nω ,
gn1( ω )
x,
avecgn1( ω )
x:=
gn( ω ) · · ·
g1( ω )
x.
Soit
ϕ
une fonction sur X. En la considérant comme fonction surΩ ×
X, nous pouvons la composer parθ
τk. Nous nous intéressons à la distribution enxàω
fixé des sommes ergodiques définies parSnω
ϕ (
x) =
Snϕ ( ω ,
x) :=
nk=1
ϕ ◦ θ
τk( ω ,
x) =
nk=1
ϕ
gk( ω ) · · ·
g1( ω )
x.
Il est connu (cf. [8]) que, si l’opérateur Pμa un trou spectral, alors pour toute fonction
ϕ ∈
L20(
m)
la variance asympto- tiqueσ
2( ϕ ) :=
lim1nΩ×X
(
Snϕ )
2dmdPexiste et vautσ
2( ϕ ) =
X
ϕ
2(
x)
dm(
x) +
2∞k=1
X
ϕ (
x)
Pkμϕ (
x)
dm(
x).
D’autre part, par une méthode inspirée de [7] (voir aussi [5]), on peut montrer, pour toute fonction
ϕ
réelle dansL∞0(
X,
m)
, la majoration :E
P⊗m exp itSnϕ
√
n−
exp 12
σ
2( ϕ )
t2Cmax5
j=3
lnj−1
(
n) ϕ
∞jnj/2−1
, ∀
n1.
(1)Lemme 1.1.Si
˜
P0,μ<
1, alors, pour toutes fonctions réellesϕ
,ψ
dans L20(
X,
m)
, pour toutα >
0, il existe une fonction K intégrable, telle que, pour presque toutω
,Snωϕ
22K( ω )
n1+αϕ
22et Snωψ
22
−
Sωnϕ
22K
( ω )
n1+αψ − ϕ
2ψ
2+ ϕ
2.
Démonstration. Montrons la première inégalité qui implique la seconde. Nous avons la majoration
E
X
ϕ
gk1+( ω )
xϕ
g1( ω )
x dm(
x)
E
X
ϕ
gk1+( ω )
xϕ
g1( ω )
x dm(
x)
21/2=
X×X
P
˜
k0,μ( ϕ ⊗ ϕ )(
x,
y)( ϕ ⊗ ϕ )(
x,
y)
dm(
x)
dm(
y)
1/2˜
P0,μk/2ϕ
22.
Soit
λ
tel que˜
P0,μ< λ
2<
1. D’après ce qui précède, il existe une fonctionK intégrable telle quen−1
r=nα+1
X n−
1−r=0
ϕϕ ◦ θ
τrθ
τ( ω ,
x)
dm(
x)
K
( ω ) ϕ
2nn−1
r=nα+1
λ
r.
Le résultat s’obtient à l’aide de ce qui précède, à partir du développement et de la majoration :
Snωϕ
22
=
nX
ϕ
2(
x)
dm(
x) +
2 nr=1 n−r
=1
X
ϕ θ
τr( ω ,
x) ϕ θ
τr+( ω ,
x)
dm(
x),
nα
r=1
X n−
1−r=0
ϕϕ ◦ θ
τrθ
τ( ω ,
x)
dm(
x)
n1+α
ϕ
22. 2
Montrons maintenant que, pour presque tout
ω
, la variance asymptotique àω
fixé est égale à la variance asymptotiqueσ
2( ϕ )
. Dans la suiteκ
est une constante>
0. Etant donnéeϕ
dansLp0(
X,
m)
avec p>
2, nous utilisons une suite( ϕ
n)
n1 dansL∞0(
X,
m)
telle que, pour une constanteC>
0,ϕ − ϕ
n22Cϕ
ppnκ(p−2)
, ϕ
n2ϕ
2, ϕ
n∞nκ.
(2)Théorème 1.2.Si
˜
P0,μ<
1, alors, pour toute fonctionϕ
dans L0p(
X,
m)
, avec p>
2, pour presque toutω
, on alim1nX
|
Sωnϕ |
2dm= σ
2.Démonstration. Soitaune constante dans
]
0, κ
p−22[
. D’après le lemme 1.1, il existeK intégrable telle que Sωnϕ
22−
Sωnϕ
n22
2K
( ω )
n1+aϕ − ϕ
n2ϕ
22K( ω )
n1+aC
ϕ
ppnκ(p−2)
1/2ϕ
2,
de sorte qu’il suffit de montrer la convergence pour Sω
n
ϕ
n au lieu de Sωn
ϕ
. Grâce à la propriété de trou spectral le calcul peut être réduit à une somme de la formenar=1. Soit
ψ
j,n la fonction définie surΩ
parψ
j,n=
X
ϕ
nϕ
n◦ θ
τjdx−
Ω×X
ϕ
nϕ
n◦ θ
τjdxdP( ω )
. Elle dépend seulement des j premières coordonnées deω
, doncΩ
ψ
j,nψ
j,n◦ θ
dP( ω ) =
0, pour>
j. A l’aide de cette remarque et d’un calcul de moment, on montre que pour presque toutω
limn
nar=1
X
1 n
n−
1−r=0
ϕ
nϕ
n◦ θ
τrθ
τ( ω ,
x)
dx−
na
r=1
Ω×X
ϕ ϕ ◦ θ
τr( ω ,
x)
dxdP( ω )
=
0. 2
La propriété de trou spectral permet de majorer les moments deSn
ϕ
n et d’obtenir :Proposition 1.3. Pour tout entier r1, pour tout
α >
0, il existe une constante C>
0telle que, pour toute fonctionϕ ∈
L∞0(
X,
m)
, P⊗
m(|
Snϕ | >
L)
C L−2rnr(1+α)ϕ
2r∞,∀
n1.2. Le TCL à
ω
fixéThéorème 2.1.Si
˜
P0,μ<
1, pour toute fonction réelleϕ
dans L0p(
X,
m)
, avec p>
2, pour presque toutω ∈ Ω
, nous avonsnlim→∞m
x: 1
σ √
nSωnϕ ( ω ,
x) <
a= √
1 2π
a−∞
exp
−
t2/
2 dt, ∀
a∈ R.
Démonstration. La méthode utilisée est analogue à celle de [1]. (Voir aussi [4] pour une autre méthode appliquée à des composées d’une suite stationnaire d’automorphismes du tore.) Grâce au lemme 1.1, il suffit d’établir la convergence pour Sω
n
ϕ
n au lieu de Sωn
ϕ
,( ϕ
n)
étant la suite définie plus haut. Soitσ
n2la variance associée àϕ
n pour l’action deθ
τ. Rappelons que limnσ
n= σ ( ϕ )
. PosonsZk
(
t, ω ) =
X
exp
it Sωk
ϕ
k(
x)
√
kdm
(
x) −
exp− σ
k2t2 2.
Nous allons montrer que, pour tout p
∈
Net presque toutω
, limkZk(
t, ω ) =
0,∀
t∈ [−
p,
p]
. Nous avons : Zk2(
t, ω ) =
X
e
it Sω kϕk(x)
√k dm
(
x)
2−
e−σk2t2+
2e−σ2 kt2
2
e e−σ2 kt2
2
−
X
e
it Sω kϕk(x)
√k dm
(
x)
.
Comme dans [1] ou [5], écrivons
E
X
exp
it Sωk
ϕ
k(
x)
√
kdm
(
x)
2= E
X×X
exp
i t
√
kk−1
=0
ϕ
k g1( ω )
x− ϕ
k g1( ω )
ydm
(
x)
dm(
y)
.
Sous l’hypothèse
˜
P0,μ<
1, la majoration (1) s’applique à P˜
0,μ et à la fonction(
x,
y) → ϕ
k(
x) − ϕ
k(
y)
pour la marche diagonaleθ
τ⊗ θ
τ, la variance asymptotique étant égale à 2σ
k2; d’où :E
Zk2
(
t, ω )
Cln2(
k)
k−1/2+3κ.
(3)Soient
α , β, γ , κ
des paramètres réels positifs qui seront précisés plus loin et L un entier. Comme dans [1] nous dé- coupons l’ensemble des entiers naturels et l’intervalle[−
p,
p]
. PosonsIn:= {
nL, . . . , (
n+
1)
L−
1}
et, en notant[ ]
la partie entière, définissonssn:= [((
n+
1)
L−
nL)
(1−β)]+
1,rn:= [((
n+
1)
L−
nL)
β]+
1. Pourn2L, l’inégalité(
n+
1)
L−
nLnLest vé- rifiée, ce qui assurern2nβL etsn2n(1−β)L, pourngrand. Pour=
0, . . . ,
sn−
1, soitIn,:= {
nL+
rn+
k/
k=
0, . . . ,
rn−
1}
. Nous avons : In⊂
sn−1=0 In,.
Nous pouvons modifier la suite
( ϕ
k)
introduite plus haut de telle façon queϕ
k= ϕ
kn, pourk∈
In,, les propriétés (2) res- tant satisfaites. Posons également Jj,n:= [
jn−γ1L,
nγjL]
,tn,j:=
nj−γL1,kn,:=
nL+
rn. Soitε ∈ ]
0,
1[
. Ces découpages fournissent la majorationP
supkNL sup
t∈[−p,p]Zk
(
t, ω ) ε
∞
n=N s
n−1=0
|j|pnγL+1
P
supk∈In,
sup
t∈Jj,n
Zk(
t, ω ) −
Zkn,(
tn,j, ω ) ε
2
+ P
Zkn,(
tn,j, ω ) ε
2
.
(4)D’après (3), l’inégalité suivante est vérifiée :
P
Zkn,
(
tn,j, ω ) ε /
2 Cε
−2ln2(
kn,)
k3nκ,−1/2Cε
−2n(4κ−1/2)L.
(5)Pourk
∈
In,l ett∈
Jj,n, nous avons 0k−
kn,lrn2nLβ et|
t−
tn,j|
n−γL. Partons de l’inégalité Zk(
t, ω ) −
Zkn,(
tn,j, ω )
X
eitSω kϕk(x)
√k
−
eitn,jSω kn,ϕkn
,(x)
√kn,
dm(
x) +
e−σk2t2
2
−
e−σk2t2 n,j
2
.
Soit N0
( ε )
tel que|
e−σk2t22−
e−σk2t2 n,j
2
| < ε /
4, pournN0( ε )
ett∈
Jj,n. Nous avons alorsP
sup
k∈In,
sup
t∈Jj,n
Zk(
t, ω ) −
Zkn,(
tn,j, ω ) ε
2
P
ω
:X
sup
k∈In,
sup
t∈Jj,n
eitSωk√ϕkk(x)−
eitn,jSω kn,ϕkn
,(x)
√kn,
dm(
x) ε
4
.
(6)Tenant compte du fait que
ϕ
k= ϕ
kn, pourk∈
In,et de la majoration, vérifiée siβ + γ <
1,sup
k∈In,
sup
t∈Jj,n
√
tk
− √
tn,j kn,pn(β−3/2)L
+
n−(γ+1/2)LCn−(γ+1/2)L,
nous avons
sup
k∈In,
sup
t∈Jj,n
eitSω kϕk(x)
√k
−
eitn,jSω kn,ϕkn
,(x)
√kn,
supk∈In,
sup
t∈Jj,n
tSkω
ϕ
kn,(
x)
√
k−
tn,jSωk
n,
ϕ
kn,(
x)
kn,sup
k∈In,
sup
t∈Jj,n
|
t|
√
k Sωkϕ
kn,(
x) −
Sωkn,ϕ
kn,(
x) +
supk∈In,
sup
t∈Jj,n
√
tk
− √
tn,j kn,Sωk
n,
ϕ
kn,(
x)
pn−L/2 supk∈In,
Skωϕ
kn,(
x) −
Sωkn,ϕ
kn,(
x) +
Cn−(γ+1/2)LSωkn,
ϕ
kn,(
x).
(7)Si
ψ
est une fonction définie surΩ ×
Xtelle que 0ψ
2 et siη
est un nombre réel>
0, alors la minorationm(ψ) > η
impliquem
(ψ > η /
2) > η /
4. On en déduit :P
m
(ψ ) > η P
ω
:mx:
ψ ( ω ,
x) > η
2
> η
4
4η
−1P ⊗
m( ω ,
x)
:ψ ( ω ,
x) > η
2
.
Compte-tenu de (6), cette inégalité implique :
P
supk∈In,
sup
t∈Jj,n
Zk(
t, ω ) −
Zkn,(
tn,j, ω ) ε /
2 8ε
−1P ⊗
m( ω ,
x)
: supk∈In,
sup
t∈Jj,n
eitSω kϕ
kn,(x)
√k
−
eitn,jSω kn,ϕ
kn,(x)
√kn,
ε
8
8ε
−1(
A+
B),
A etBétant définis (cf. (7)) par A
= P ⊗
m( ω ,
x)
: supk∈In,
pn−L/2
Sωkϕ
kn,(
x) −
Sωkn,ϕ
kn,(
x)) ε
16
,
B
= P ⊗
m( ω ,
x)
: Cn−(γ+1/2)LSkωn,
ϕ
kn,(
x) ε
16
.
Comme Sk
ϕ
kn,−
Skn,ϕ
kn,=
Sk−kn,ϕ
kn,◦ θ
τkn,, la proposition 1.3 appliquée avecr=
4 implique ACε
nL/2 −8r4n(1+α)k8nκ,nβLCε
−8n−4Ln4(1+α)βLn8κLnβL,
BCε
n−(γ+1/2)L −8n4(1+α)Ln8κLCε
−8n−4(2γ+1)Ln4(1+α)Ln8κL.
En rassemblant dans (4) la majoration (5) et les majorations précédentes, nous obtenons
P
supkNL sup
t∈[−p,p]Zk
(
t, ω ) ε
Cε
−9 ∞ n=Nn(1−β)LnγL
n−(1/2−4κ)L
+
n−4Ln4(1+α)βLn8κLnβL+
n−4(2γ+1)Ln4(1+α+2κ)L.
Soient
α =
0,
01,β =
0,
7,γ =
0,
07,κ =
0,
001 et L=
20. Pour toutη >
0, il existe N1( ε , η )
tel que le majorant, reste de la série de terme général Cε
−9(
n−2.52+
n−1.88+
n−2.84)
, soit inférieur àη
pour N N1( ε , η )
. On a donc P(
supkNLsupt∈[−p,p]Zk(
t, ω ) ε ) η
, pourNmax(
N0( ε ),
N1( ε , η ))
; d’oùP(
lim supksupt∈[−p,p]Zk(
t, ω ) >
0) =
0. 2Références
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