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Veille météo et climat

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Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable

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N° 47 Juillet 2012

Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l’Énergie

www.developpement-durable.gouv.fr

Veille météo et climat

Deux nouveaux satellites EUMETSAT

En 2012, EUMETSAT aura lancé deux nouveaux satellites météorologiques : MSG-3 le 5 juillet et Metop-B prévu pour le 19 septembre

Deux nouveaux satellites EUMETSAT

5 juillet 2012 : Lancement réussi du troisième satellite météorologique géostationnaire de seconde génération MSG-3.

À 23:36:07 CET (18:36:07, heure de Kourou), MSG-3 a été lancé avec succès depuis Kourou, le Port spatial de l’Europe en Guyane française, par un lanceur Ariane 5, pour remplacer le satellite Meteosat-8 vieillissant et assurer ainsi la continuité des services opérationnels depuis l’orbite géostationnaire.

Ainsi les deux satellites MSG en fonctionnement fourniront des observations utiles aux prévisionnistes pour la prévision immédiate des phénomènes métorologiques à forts enjeux et à évolution rapide tels que les orages et le brouillard.

Le lancement de MSG-3 a été programmé de manière à assurer la relève de Meteosat-8 dans les meilleures conditions. Après l’allumage et les essais de ses systèmes et instruments, MSG-3 sera renommé Meteosat-10. Avec Meteosat-9, il formera le système bisatellite de la deuxième génération de Meteosat (MSG) exploité par EUMETSAT.

MSG-3 est équipé du radiomètre imageur SEVIRI qui observera la Terre dans 12 canaux du spectre visible, proche infrarouge et infrarouge thermique, et permettra d’affi ner les prévisions météorologiques en Europe et dans les régions avoisinantes. L’instrument GERB mesurera le rayonnement solaire réfl échi et le rayonnement thermique émis par la Terre, et permettra le suivi du bilan radiatif de la terre, à des fi ns climatiques. Météosat-10 fournira des images du disque complet des continents européen et africain toutes les 15 minutes, tandis que Meteosat-9 fournira des images plus fréquentes au-dessus de l’Europe, toutes les cinq minutes. Les satellites précédents toujours en fonctionnement servent à assurer une veille au-dessus de l’océan indien.

Météosat-10 interviendra également dans les domaines de la climatologie : il complétera les relevés climatiques accumulés en 35 ans par la série de satellites Meteosat (depuis 1977) et fournira de précieux renseignements sur les vents en altitude, tirés de l’observation du déplacement du sommet des nuages et des confi gurations de vapeur d’eau.

La famille de satellites MSG est le fruit de la coopération exemplaire entre EUMETSAT et l’Agence spatiale européenne (ESA). Les satellites MSG sont construits par un consortium européen dirigé par Thales Alenia Space.

MetOp-B abreviation de Meteorological Operational Polar Satellite (en français Satellite Météorologique Polaire Opérationnel) est le deu-

xième d’une série de satellites météo- rologiques défi lants européens (série METOP). Son assem- blage est achevé et son lancement était prévue le 23 Mai 2012 de Baïkonour.

Il sera fi nalement reporté au 19 sep- tembre prochain pour permettre de prendre les mesures complémentaires pour s’assurer de la disponibilité des zones de retombées des éléments du lanceur après le décollage.

Son prédécesseur, MetOp-A, a été mis sur orbite le 19 octobre 2006.

MetOp-B est le deuxième d’une série de 3 satellites opérationnels, avec à son bord 13 instruments (notamment IASI, ATOVS, ASCAT, GOME-2, GRAS, AVHRR) cruciaux pour la prévision numérique et le suivi de la com- position atmosphérique et du climat . Le satellite, pesant 4 tonnes, est en cours de tests en chambre blanche. Pendant quelque temps, nous disposerons ainsi de deux satellites MetOp en orbite.

Apports des observations satellite dans les perfor- mances des prévisions météorologiques effectuées par les modèles numériques.

Tout d’abord, les données «assimilées» c’est à dire utilisées par les mo- dèles numériques proviennent de différents types de systèmes d’ob- servation. Par exemple l’ensemble des données utilisées en moyenne par jour dans le modèle du CEP (Centre européen de prévision) est chiffré à 11 millions de données unitaires.

Ces données ont été sélectionnées pour leur qualité et leur représen- tativité dans un ensemble d’un peu plus de 340 millions de données produit par les systèmes d’observation satellites, les avions, les GPS, radiosondages et profi leurs, ainsi que les stations de surface (sol et océans).

87,3 % des données utilisées proviennent des systèmes satellites (géostationnaires ou polaires), 4,8 % ont été fournis par les avions, le reste étant des données «in situ» mesurées par des instruments tradi- tionnels. (On note que ces pourcentages varient sensiblement suivant les modèles utilisés par les différents services météorologiques.Pour Météo France, les chiffres sont de 130 millions d’observations traitées par jour, et 7 millions effectivement utilisées, dont 85% proviennent des satellites, alors que ce dernier pourcentage peut n’atteindre que 61,5% pour le modèle allemand). La mise au point de méthodes nu- mériques évoluées permet aujourd’hui de quantifi er l’apport des diffé- rents systèmes d’observations météorologiques à la qualité des prévi- sions numériques du temps.

Ainsi les services météorologiques nationaux ont a leur disposition un indicateur, développé par le CEP et mis à disposition des services météorologiques nationaux en Europe, et dans de nombreux autres centres ailleurs dans le monde, permettant d’estimer en pourcentage l’impact des données utilisées dans les modèles.

© Satellite MSG - (Crédits CNES/D.Ducros)

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Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable

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N° 47 Juillet 2012

Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l’Énergie

www.developpement-durable.gouv.fr L’indicateur «Delta J» présenté ci-dessus a été élaboré par le Centre Na-

tional de Recherches de la Météorologie et s’appuie sur les prévisions à 24 heures d’échéance du modèle global ARPEGE de Météo France entre le 2 décembre 2010 et le 15 janvier 2011.

La longueur de chacune des barres est proportionnelle au pourcentage de la contribution des données du système d’observation au bénéfi ce de la qualité de la prévision (Pourcentage calculé en moyenne sur le globe, pour la durée analysée) :

1 - NOAA : Tous les satellites opérationnels de la NOAA américaine 2 - MetOp : Satellite polaire européen opérationnel

3 - Sonde : Radiosondages et données des profi leurs

4 - GEO : Données des satellites géostationnaires (GOES américains, MSG européens, MTSAT japonais), données de vents issus d’images principalement

5 - Aircraft : Toutes les données d’avions

6 - Other LEO : Autres satellites défi lants (de la défense américaine principalement)

7 - Sfc Sea : Bouées et bateaux

8 - Sfc Land : Stations terrestres et données d’humidité tirées des GPS Sol 9 - Other RO : Données de radio-occultation GPS entre satellites.

Les observations satellites sont donc les barres 1, 2, 4, 6, 9

On constate que les satellites apportent en moyenne plus de 69% de l’information utile aux prévisions et fournie par toutes les observations, ce qui est cohérent avec la grande proportion d’observations satelli- taires utilisées. La contribution rapportée au nombre d’observations serait par contre plus importante pour les autres données, de type ra- diosondages et stations terrestres en particulier.

Bénéfi ces sociaux économiques du programme 2020- 2040 des satellites polaires européens*

Dans le cadre de la préparation du programme européen opérationnel de deuxième génération de satellites météorologiques à défi lement EPS/Metop-SG proposé par l’ESA et EUMETSAT, les bénéfi ces socio-éco- nomiques à retirer des futurs satellites en orbite polaire pour la période 2020 - 2040 ont été étudiés par un ensemble d’experts du CEPMMT, du Met Offi ce, du DWD et de Météo France, ainsi que des économistes de la Banque mondiale et de l’OMM. L’information a été partagée avec des experts de la NOAA aux Etats Unis.

Ces travaux ont pris pour hypothèse la valeur basse de la fourchette estimée par les experts, de 8% à plus de 20%, pour la contribution des observations EPS/Metop-SG à la capacité de prévisions météoro- logiques.

Par ailleurs les économistes ont estimé deux niveaux, le minimum et le plus probable, pour les bénéfi ces socio-économiques produits par l’uti- lisation des prévisions météorologiques au sein de l’Union européenne en les regroupant en trois domaines clés.

1 - «Protection des biens et des infrastructures» : Essentiellement les coûts matériels induits par les phénomènes extrêmes de crues et de tempêtes.

2 - «Valeur ajoutée pour l’économie européenne» : Optimisation des productions énergétiques en général, d’électricité en particulier, pour l’aviation, les transports routiers et maritimes, l’agriculture, la fo- rêt, le tourisme et les loisirs...

3 - «Usage personnel des citoyens européens» : Estimé à partir du prix moyen que le citoyen est prêt à payer pour l’utilisation personnelle des informations météorologiques.

Domaines clés Bénéfi ces socio-économique (sur les 20 ans d’EPS Metop-SG)

Minimum Probable

en milliards d’€

Protection des biens et des infrastructures 1,45 6,00 Valeur ajoutée pour l’économie européenne 11,30 45,20

Usage personnel des citoyens européens 3,00 11,45

Total 15,70 62,60

Ces chiffres de 15,7 «minimum» et «probable» de 62,6 milliards d’euros de bénéfi ces socio-économiques sur la période 2020 - 2040 devraient cependant être revus à la hausse. En effet, la pertinence des alertes et de l’aide à la prise de décisions continueront à s’améliorer avec les techniques de prévision. De plus la vulnérabilité de nos sociétés et économies, par exemple avec le développement des énergies renou- velables notamment l’ éolien, aux dangers météorologiques continuera d’augmenter en particulier avec l’augmentation de leur fréquence liée au changement climatique.

Les prévisions saisonnières pour juillet, août et septembre 2012

(http ://france.meteofrance.com/)

Tout comme pour la période précédente, juin, juillet et août, la prévision saisonnière de cet été reste diffi cile en particulier pour les précipitations

En métropole, pour les températures comme pour les cumuls de précipitation, aucun scénario ne se dégage. Pour les tempé- ratures cette synthèse s’appuie sur une divergence entre, d’une part, les prévisions de Météo France, du Met Offi ce et de la «Ja- pan Meteorological Agency» qui prévoient des températures inférieures aux normales et, d’autre part, celles de l’Interna- tional Research Institute for Climate and Society qui les prévoit au- dessus. A noter que le Centre européen ne privilégie aucun scénario.

Aux Antilles comme en Guyane, les températures moyennes devraient être supérieures aux normales et les cumuls de précipitation inférieurs aux moyennes saisonnières.

À La Réunion et à Mayotte, les températures moyennes pourraient être supérieures aux normales et nous ne privilégions pas de scénario pour les précipitations.

En Nouvelle Calédonie, pour les températures comme pour les précipitations il n’y a pas de scénario privilégié.

À Wallis et Futuna et en Polynésie, les températures moyennes de- vraient être supérieures aux normales saisonnières mais nous ne privi- légions pas de scénario pour les précipitations.

Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie

Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable Tour Pascal B

92055 La Défense cedex Collège Gestion Intégrée de l’Eau,

Collège Energie et Climat Responsable de la publication : Dominique Marbouty Rédacteur en chef : Philippe Boiret

Comité de rédaction : Henry Boyé, Daniel Burette, Bernard Flury-Hérard Assistance mise en page et PAO : Françoise Crémona, SG/SPSSI/ATL2 Benoit Cudelou

2012 J-J-A J-A-S

T RR T RR

France métropolitaine ? ? ? >

Antilles ? ? > >

Guyane > > > ?

Réunion > ? > ?

Mayotte ? ? > ?

Nouvelle-Calédonie > ? ? ?

Wallis et Futuna > ? > ?

Polynésie ? > > ?

St-Pierre et Miquelon > ? > ?

T : température RR : précipitations Gris : pas de scénario privilégié Orange : chaud ou sec Bleu : froid ou humide Vert : normal

OTHER RO

0.0 5.0 10.0 15.0 20.0 25.0

Delta J (%)

OTHER LEO AIRCRAFT GEO METOP NOAA

SONDE’’

SFC LAND SFC SEA

Linear Estimate of Impact (Forecast Error) Percentage XPID: B281 / Trajectories: both (an+bg) Base: 2010/2012 @ 00 - 2011/01/15 @ 18

*Source : http://www.eumetsat.int/Home/AboutEUMETSAT/Publications/IMAGENews-letter/

index.htm?l=fr

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