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BULLETIN D INFORMATION. La recherche, j y participe!

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Academic year: 2022

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BULLETIN D’INFORMATION

de la Banque de participants du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal

La recherche, j’y participe!

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BULLETIN

D’INFORMATION

de la Banque de participants du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal

Voici la deuxième édition de notre bulletin d’information.

La richesse des textes présentés ne fait que refléter votre dévouement à participer à nos projets.

Nous vous en remercions sincèrement.

Certaines études communiquent également leurs résultats pour vous informer de ce que vous avez contribué à accomplir.

Grâce à vous, nous pouvons accroître nos connaissances sur la science du vieillissement et mettre en pratique des moyens pour améliorer la qualité de vie des seniors.

Merci mille fois.

Sylvie Belleville, Ph.D.

directrice de la recherche CRIUGM.

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AXE 1 : NEUROSCIENCES DU VIEILLISSEMENT

La musique est-elle un bon moyen mnémotechnique ?

A. Moussard . . . .2 Mémoire de travail et vieillissement

S. Sylvain-Roy . . . .2 L’intégration d’information chez les personnes âgées atteintes de troubles cognitifs légers

F. Peters . . . .3 La mémoire de travail dans le trouble cognitif léger et la maladie d’Alzheimer

L. Gagnon . . . .3 L’impact du fardeau vasculaire sur la cognition

S. Villeneuve . . . .4 La plainte cognitive chez les personnes âgées

A. Langlois . . . .4 L’entraînement physique et cognitif

S. Fraser . . . .5 Projet Mobilité

N. Berryman . . . .6 La cognition, les hormones et le genre

N. Castonguay . . . .6 Comprendre le vieillissement de la mémoire

N. Caza . . . .7 Le rôle de l’interdépendance sociale sur les aptitudes motrices et de mémoire chez les personnes jeunes et âgées

O. Lungu et L. Monetta . . . .8 Les problèmes d’audition : les acouphènes

S. Hébert . . . .8 Exo-imagerie : évaluation automatique des troubles moteurs chez les personnes âgées et celles atteintes de la maladie de Parkinson C. Duval . . . .9 Mouvements, consolidation et reconsolidation

S. Proulx . . . .9 Sommeil et vieillissement

M. Lafortune . . . 10 Sommeil et cerveau au cours du vieillissement

N. Martin. . . . 10 La stigmatisation reliée à la déficience auditive

K. Southall . . . 11 L’intégration auditivo-visuelle de la parole dans le bruit :

comparaison des habiletés observées chez les jeunes adultes et les personnes aînées

J.-P. Gagné . . . . 11 Vieillissement et bases neurobiologiques de l’empathie cognitive : apport de l’imagerie optique

V. Lecluse . . . 12 L’impact des changements physiologiques et anatomiques associés au vieillissement sur le traitement du langage

M. Amiri . . . 12 Impact du niveau de scolarité et du niveau de difficulté d’une tâche de fluence verbale sur la production de mots lors du vieillissement : étude en imagerie optique

M. Maheux et K. Kahlaoui . . . 13 Les réseaux neuronaux du traitement sémantique pendant le vieillissement normal

Traitement et reconnaissance des visages connus dans le vieillissement normal et pathologique

J. Pineault . . . 14 Connaissance de personnes célèbres chez les personnes avec ou sans troubles cognitifs légers

S. Brambati . . . 14 Jugement sociaux et vieillissement

C. Éthier-Majcher . . . 15 Caractériser les profils cognitifs de patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou de démence à corps de Lewy

D. Gandini . . . 15 Le cerveau et la douleur

P. Rainville . . . 16 La santé cardiovasculaire et la santé cérébrale

C. Gauthier . . . . 16

AXE 2 : PROMOTION DE LA SANTÉ, SOINS ET INTERVENTION L’impact du vieillissement sur les activités de la vie quotidienne N. Bier . . . 17 Influence du milieu d’évaluation (domicile vs hôpital) sur la réalisation de tâches liées à la préparation de repas

V. Provencher . . . 17 Le cerveau et la vessie : plus liés qu’il n’y paraît!

F. Laprés . . . 18 Faisons avancer la recherche en santé des femmes

M. Jadin . . . 18 Projet de vidéosurveillance

J. Rousseau . . . 19 La vision chez la personne âgée vivant en institution

H. Kergoat . . . 19 Création d’un appartement qui évolue

E. Morales . . . 20 L’individu obèse mais métaboliquement en santé : le rôle de l’attrapage des acides gras libres

A. Karelis . . . . 20 Les facteurs ayant une influence négative sur la qualité

alimentaire chez les personnes âgées vivant dans la communauté au Québec

M. Jabbour . . . . 21 Nutrition et maladie d’Alzheimer

B. Shatenstein . . . 21 Élaboration d’une version québécoise du Falls Behavioral Scale (FAB) et étude de ses propriétés métrologiques

A.-M.Belley . . . . 22 Contrôler la pression artérielle pour ralentir le vieillissement du cerveau

H. Girouard . . . . 22 La gestion de vos médicaments : passez à l’action

J. Dorais . . . 23 Les âgés vulnérables dans la société, vers une éthique de l’humanité

D. J. Roy, P. J. Durand et G. Normandeau . . . 23 Soutenir les aidants de personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer dès le début de leur trajectoire

F. Ducharme, M.-J. Kergoat, A. Legault, L. Lévesque, R.

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LA MUSIQUE EST-ELLE UN BON MOYEN MNÉMOTECHNIQUE?

Aline Moussard,

Équipe de Sylvie Belleville

Notre étude cherche à savoir si la musique peut aider à mé- moriser des textes ou des séries de gestes dans le vieillisse- ment normal et la maladie d’Alzheimer. Durant 12 séances successives, 8 patients atteints de la maladie d’Alzheimer à un stade léger et 8 participants témoins apprenaient dif- férents textes ou gestes selon plusieurs conditions : textes récités ou chantés, gestes appris en musique ou en silence, etc. Les premiers résultats montrent que les gestes sont globalement mieux mémorisés dans la condition musicale plutôt que silencieuse. La musique aide également à mieux rappeler les gestes dans le bon ordre (l’ordre de la séquence apprise), mais seulement pour les témoins. Nous pensons que le rythme de la musique peut favoriser la production du mouvement et la mémorisation d’une séquence. Les résultats concernant l’apprentissage des textes sont actuel- lement en cours d’analyse. Nous souhaitons remercier cha- leureusement les personnes qui ont participé à cette étude pour leur aide précieuse et leur investissement sans faille dans ce protocole.

AXE 1 : NEUROSCIENCES DU VIEILLISSEMENT

- COGNITION ET MOTRICITÉ - LANGAGE ET COMMUNICATION

- NEUROPSYCHOLOGIE ET NEUROIMAGERIE

MÉMOIRE DE TRAVAIL ET VIEILLISSEMENT

Stéphanie Sylvain-Roy Équipe de Sylvie Belleville

La mémoire de travail permet le maintien et la manipulation d’informations pendant une très courte durée (quelques secondes).

Elle est par exemple impliquée dans la lec- ture et le calcul mental. Ce type de mé- moire repose surtout sur les lobes frontaux du cerveau. Comme cette région cérébrale est connue pour subir certaines modifica- tions en vieillissant, nous avons voulu exa- miner l’impact du vieillissement normal sur la mémoire de travail. Nous avons demandé à 75 personnes âgées saines et 75 jeunes adultes d’effectuer plusieurs tâches variées évaluant différents processus à la base de la mémoire de travail, ainsi que des tâches complexes utilisées en neuropsychologie clinique pour évaluer la mémoire de travail.

Nos résultats indiquent que le vieillisse- ment normal affecte les processus à la base de la mémoire de travail. Par contre, pour certaines tâches complexes de mémoire de travail, les personnes âgées réussissent aussi bien que les jeunes, alors que leur perfor- mance est inférieure pour d’autres tâches.

Ceci semble pouvoir s’expliquer par le fait que les processus à la base de la mémoire de travail ne sont pas impliqués de la même façon lors de la réalisation des différentes tâches complexes. Ces résultats sont donc importants pour le choix des tâches utili- sées en neuropsychologie clinique auprès de personnes âgées.

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LA MÉMOIRE DE TRAVAIL DANS LE TROUBLE

COGNITIF LÉGER ET LA MALADIE D’ALZHEIMER

Lyssa Gagnon

Équipe de Sylvie Belleville

Il est bien établi que les personnes aux prises avec la maladie d’Alzheimer démontrent des troubles de la mémoire dite épisodique, c’est- à-dire la mémoire des évènements passés. Ce qui est moins connu, ce sont les problèmes de la mémoire de travail liés à cette maladie dégé- nérative. La mémoire de travail nous permet de maintenir des informations entête dans le mo- ment présent, par exemple, se rappeler l’adresse d’un ami pendant que nous cherchons une date dans l’agenda afin de fixer un rendez-vous. Notre étude a permis de montrer, à l’aide d’une tâche d’empan complexe effectuée par soixante par- ticipants, que la mémoire de travail est affectée chez les personnes avec trouble cognitif léger, et encore plus parmi le sous-groupe de personnes qui ont développé la maladie d’Alzheimer, un à deux ans plus tard. Les résultats sont sous presse dans la revue Neuropsychology.

L’INTÉGRATION D’INFORMATION CHEZ LES PERSONNES ÂGÉES ATTEINTES DE TROUBLES

COGNITIFS LÉGERS 

Frédéric Peters

Équipe de Sylvie Belleville

On pense aujourd’hui que certaines régions du cer- veau, dites «  multimodales », permettent d’intégrer les informations provenant de différents systèmes sen- soriels, tels que l’audition ou la vision. En effet, dans la population en santé, on observe que le traitement d’une information est plus efficace lorsqu’elle est per- çue simultanément par plusieurs systèmes sensoriels que lorsque celle-ci est traitée isolément par chacun de ces systèmes. Par exemple, la perception d’une voiture s’approchant sera plus efficace si la personne la voit arriver et qu’elle entend également s’intensifier le bruit de son moteur. Certaines données récentes suggèrent que les régions du cerveau responsables de cette inté- gration multisensorielle pourraient être affectées par la maladie d’Alzheimer. L’objectif de cette étude est de déterminer si l’atteinte de cette capacité d’intégra- tion peut être observée également chez les personnes âgées avec troubles cognitifs légers, c’est-à-dire à haut risque de développer la maladie d’Alzheimer.

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L’IMPACT DU FARDEAU VASCULAIRE SUR LA COGNITION

Sylvia Villeneuve

Équipe de Sylvie Belleville

Les facteurs de risque et les maladies vasculaires, tels le diabète et l’hypertension, semblent avoir un impact négatif sur la cognition des personnes âgées. L’objectif de nos études était d’évaluer l’in- fluence du fardeau vasculaire (mesuré par le nombre de facteurs de risque et de maladies vasculaires) sur la nature et l’ampleur des déficits cognitifs des personnes à risque d’évoluer vers une mala- die d’Alzheimer. Les personnes à risque d’évoluer vers une maladie d’Alzheimer étaient caractérisées par des troubles de mémoire plus importants que ce qui est attendu selon l’âge et la scolarité de la personne. Les résultats indiquent que les personnes qui ont plu- sieurs maladies vasculaires ont de la difficulté à récupérer une infor- mation en mémoire de façon volontaire (ex. : se souvenir avec qui ils ont mangé la veille). Ces dernières sont toutefois aidés lorsqu’on leur donne des indices (ex. : choix de réponses). De plus, en plus des problèmes de mémoire, les personnes à risque d’évoluer vers une maladie d’Alzheimer qui ont un fardeau vasculaire élevé ont des problèmes exécutifs, une fonction cognitive impliquée dans la réussite d’activités nouvelles et complexes. La prévention des fac- teurs de risque et des maladies vasculaires semble donc une avenue intéressante pour diminuer l’étendue des déficits cognitifs chez les personnes à risque d’évoluer vers une maladie d’Alzheimer.

LA PLAINTE COGNITIVE CHEZ LES PERSONNES ÂGÉES

Anne-Sophie Langlois Équipe de Sylvie Belleville

Beaucoup de personnes âgées rapportent que leur mémoire et leurs capacités d’attention deviennent moins perfor- mantes avec le temps. Par exemple, elles estiment oublier plus souvent qu’avant les noms des gens, les rendez-vous, les endroits où elles ont rangé certains objets. Nous nous sommes donc intéressés à cette plainte et avons tenté d’iden- tifier certains facteurs qui pourraient l’expliquer. Les premiers résultats indiquent que la plainte serait effectivement associée à une diminution de la performance à des tâches de fonctionnement cognitif global. Par ailleurs, ceci est observé uniquement chez les plus âgés (70 à 87 ans) et pas chez les plus jeunes (45 à 69 ans), ce qui nous porte à croire que d’autres variables, par exemple l’anxiété, pourraient influencer la plainte. Dans l’ensemble, ceci nous indique qu’en clinique, lorsqu’un aîné se rend chez son médecin, la plainte cognitive ne doit pas être négligée parce qu’elle peut reflé- ter des déficits cognitifs réels, surtout chez les personnes plus âgées.

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L’ENTRAÎNEMENT PHYSIQUE ET COGNITIF

Sarah Fraser

Équipe de Louis Bherer

Faire deux choses en même temps demande de l’attention. De plus, dans une situation de marche ou d’équilibre, la capacité de gérer deux tâches en même temps de- vient importante pour éviter une chute. Dans le cadre d’une étude sur la mobilité, nous avons éva- lué les personnes âgées lors d’une tâche d’équilibre. Nous avons demandé à nos participants de garder l’équilibre sur un pied avec et sans une série de chiffres qu’ils devaient mémoriser. Au début de l’étude, certains participants ont rapporté des pertes d’audition.

Nous avons comparé ces parti- cipants à d’autres qui ne rappor- taient pas de problèmes auditifs (groupe contrôle). Au début de l’étude dans la condition équilibre seule, nos participants ayant des pertes d’audition ont démontré un équilibre moins stable que ceux du groupe contrôle. Après 12 sessions d’entraînement (co- gnitif et physique), la mesure d’équilibre était semblable entre nos deux groupes, ce qui suggère qu’un entraînement peut amélio- rer l’équilibre chez les personnes âgées avec des pertes d’audition.

Reste à voir si ces améliorations aident la mobilité générale et la capacité de gérer deux choses en même temps.

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PROJET MOBILITÉ

Nicolas Berryman Équipe de Louis Bherer

Le projet MOBILITÉ, financé par les Ins- tituts de Recherche en Santé du Canada (IRSC), est dirigé par le professeur Louis Bherer. Ce projet vise à évaluer les effets d’un programme de stimulation cogni- tive combiné à un entraînement phy- sique sur la mobilité des personnes âgées fragiles. Depuis mars 2010, près de 60 participants ont été inclus dans ce pro- jet qui implique 12 semaines d’entraîne- ment à raison de 3 séances hebdoma- daires. Les effets de l’intervention sont évalués dans 3 domaines spécifiques : la condition physique, les fonctions cogni- tives et la qualité de vie. À cet égard, les premiers résultats obtenus démontrent que cette intervention est très promet- teuse. De nouvelles cohortes de partici- pants seront invitées à débuter ce pro- gramme dès le mois d’août prochain.

LA COGNITION, LES HORMONES ET LE GENRE

Nathalie Castonguay Équipe de Louis Bherer

Au laboratoire d’étude de la santé cognitive des aînés (LES- CA), nous menons actuellement un projet chez des personnes âgées entre 55 et 65 ans qui porte sur les différences entre les hommes et les femmes en attention divisée, c’est-à-dire la ca- pacité à porter attention sur plusieurs tâches en même temps.

En demandant aux participants d’effectuer différentes tâches d’attention, de mémoire et d’autres types d’épreuves, nous cherchons à décrire davantage les profils cognitifs masculin et féminin. De plus, en faisant apprendre aux participants des nouvelles tâches d’attention, nous essayons de vérifier si ces profils cognitifs peuvent être modifiés par la pratique.

Dans cette même étude, nous nous intéressons également aux effets de l’hormonothérapie (prise d’œstrogènes) sur le fonctionnement cognitif des femmes ménopausées. Ainsi, nous espérons mieux comprendre le lien qui existe entre la cognition et l’œstrogène chez les femmes après la méno- pause.

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COMPRENDRE LE VIEILLISSEMENT DE LA MÉMOIRE

Nicole Caza

En vieillissant, les personnes rapportent fréquemment des changements au niveau de leur mémoire. Cependant, ces changements varient d’une personne âgée à l’autre. Au Laboratoire sur la mémoire et le vieillissement de Nicole Caza, Ph.D., un des projets de recherche, réalisé par Alexandra Fortin étudiante au doctorat en neuropsychologie de l’Univer- sité de Montréal, vise à comprendre pourquoi certaines personnes âgées ont une meilleure mémoire que d’autres. Pour ce faire, nous mesurons le profil cognitif général (p. ex. : les capacités d’attention et de calcul mental, le raisonnement logique, etc.) de chaque individu et tentons de le mettre en lien avec les capacités de mémoire de la personne. Nous examinons la capacité à récupérer correctement les informations en mémoire, appelée « vrais souvenirs », mais aussi les erreurs ou distorsions appelées « faux souvenirs ». Les résultats préliminaires de cette recherche indiquent que même si certaines personnes âgées ont de très bonnes capacités mnésiques en lien avec leur profil cognitif général, elles sont par- ticulièrement vulnérables à la production de faux souvenirs. D’autres études sont en cours pour expliquer ces derniers résultats.

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LE RÔLE DE L’INTERDÉPENDANCE SOCIALE SUR LES APTITUDES MOTRICES ET DE MÉMOIRE CHEZ LES PERSONNES JEUNES ET ÂGÉES

Ovidiu Lungu Laura Monetta

Dans notre vie quotidienne, nous sommes très influencés par nos interactions sociales; nous recherchons la com- pagnie des autres, nous nous préoccupons des conséquences de nos actions sur ceux qui nous entourent et nous sommes également touchés par les actions des autres. Entre nous et les gens autour de nous il existe une situation d’interdépendance sociale, ce qui signifie que notre comportement peut influencer les autres et, à leur tour, leur comportement peut nous influencer. Dans ce contexte, il est surprenant que ce phénomène de l’interdépendance sociale soit très peu étudié en ce qui concerne ses effets sur nos performances motrices et cognitives. Des études ont montré qu’un grand nombre d’interactions sociales et un bon soutien social contribuent à la prévention et au retard du déclin moteur et cognitif qui apparaît normalement avec l’âge. Il semble que le contexte social peut avoir des effets bénéfiques sur notre motricité et sur les performances cognitives, et que ces effets semblent être plus importants dans le vieillissement.

Cette étude est la première dans une programmation de recherche visant à étudier l’effet de l’interdépendance sociale sur les habiletés motrices et sur la performance cognitive chez les jeunes et les personnes âgées. Les par- ticipants auront à effectuer une tâche motrice et une tâche cognitive seul ou en coopération avec un partenaire du même âge et sexe. En comparant les performances chez ces deux groupes, nous pourrons évaluer dans quelle mesure l’interdépendance sociale a des effets bénéfiques sur les habiletés motrices et la performance cognitive.

LES PROBLÈMES D’AUDITION : LES ACOUPHÈNES

Sylvie Hébert

Si vous avez déjà eu des bourdonnements, des siffle- ments, ou des tintements dans les oreilles, vous avez fait l’expérience d’acouphène. Environ 25 à 30% de la population âgée souffre d’acouphène, et celui-ci peut engendrer une grande détresse. Actuellement, il n’existe aucune façon d’en démontrer objectivement la présence. Or, une mesure objective est essentielle afin de pouvoir diagnostiquer et traiter l’acouphène.

Une de nos études a donc pour but de développer une mesure objective de l’acouphène utilisée chez l’animal et de l’appliquer à l’humain. Jusqu’à présent, nos résultats sont encourageants et suggèrent qu’il est possible de démontrer la présence de l’acouphène en utilisant un paradigme simple.

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EXO-IMAGERIE : DÉVELOPPEMENT D’UN NOUVEL INSTRUMENT POUR L’ÉVALUATION AUTOMATIQUE DES TROUBLES MOTEURS CHEZ LES PERSONNES ÂGÉES ET CELLES ATTEINTES DE LA MALADIE DE PARKINSON

Christian Duval

Les personnes âgées et celles atteintes de maladies neurodégénératives, telles que le Parkinson, nécessitent un suivi médical de longue durée. Dû au vieillissement de la population, le ratio de médecins par patients est à la baisse. Il est primordial d’améliorer l’efficacité des soins de santé afin de contrer cette iniquité. Dans notre laboratoire du CRIUGM, nous déve- loppons un système automatisé permettant d’évaluer les problèmes de mouvement chez les personnes âgées et celles atteintes de la maladie de Parkinson. En utilisant ce système révolutionnaire, le professionnel de la santé pourra obtenir un rapport détaillé de la condition motrice de la personne en quelques minutes. Ce qui devrait permettre un suivi de qua- lité plus régulier pour un plus grand nombre de personnes. Le développe- ment d’un tel outil demandera l’apport de sujets de recherche âgés, mais en bonne santé, ainsi que des patients ayant la maladie de Parkinson.

MOUVEMENTS, CONSOLIDATION ET RECONSOLIDATION 

Sébastien Proulx Équipe de Julien Doyon

Il est difficile de s’imaginer à quel point notre vie est compliquée. Pensez seulement à la simple tâche de vous préparer un café le matin. Le contrôle de tous vos muscles à chaque instant est complexe au point que même les meilleurs ordinateurs n’arrivent pas à le faire aussi bien que votre cerveau. De plus, ce dernier en est capable même s’il est occupé à autre chose comme écouter la radio ou penser aux bons moments de la veille. On peut dire dans ce cas que la séquence des mouvements nécessaires à cette tâche est automatisée, probablement suite à toutes ces années à faire votre café à peu près de la même manière. Nos recherches portent précisément sur comment, par la pratique, le cerveau arrive à l’exécution fluide et rapide d’une séquence de mouvements initialement difficile à faire. Nous appelons cela la « consolidation » et la « reconsolidation » et cherchons à déterminer ce qui peut favoriser ou nuire à ces processus. Un des derniers résultats de ces recherches est que, dans le cas de l’apprentissage d’une séquence de mouvement des doigts ressemblant à un tout petit morceau de pièce de piano, la consolida- tion et la reconsolidation sont plus difficiles lorsqu’on tente d’apprendre une seconde séquence de mouvement quelques minutes après avoir pratiqué la première. Mais rassurez-vous, ces effets sont très minimes et ne suggèrent surtout pas que, pour ne pas oublier comment faire, il faille rester immobile après avoir préparé votre café !

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SOMMEIL ET CERVEAU AU COURS DU VIEILLISSEMENT

Nicolas Martin Équipe de Julie Carrier

Récemment, la recherche en neuroimagerie a montré que le sommeil n’est pas un état passif de silence cérébral, mais plutôt un état actif pendant lequel les neurones du cerveau communiquent de manière synchronisée.

L’objectif de notre étude est d’étudier l’impact du vieil- lissement sur ce phénomène afin de mieux comprendre pourquoi la qualité et la quantité du sommeil diminuent avec l’âge. Pour ce faire, nous enregistrerons une heure de votre sommeil dans l’appareil de résonance magnétique fonctionnelle. Dormir dans un tel appareil représente tout un défi, mais une quinzaine de participants l’ont fait avec brio jusqu’à maintenant, et 15 autres en feront autant dès cet été. En comprenant mieux comment le fonctionnement du cerveau endormi évolue avec l’âge, nous pourrons mieux aider la population à pallier aux difficultés de sommeil au cours du vieillissement.

SOMMEIL ET VIEILLISSEMENT

Marjolaine Lafortune Équipe de Julie Carrier

Le sommeil se modifie de manière significative au cours du vieillissement normal. En effet, les personnes âgées se couchent plus tôt et se ré- veillent aussi plus tôt que les jeunes. De plus, leur sommeil est, en général, plus léger et plus entrecoupé de périodes d’éveil. Notre pro- gramme de recherche vise à comprendre les mécanismes qui expliquent les changements du sommeil avec l’âge. Plus précisément, cette étude vise à évaluer les relations entre le som- meil, la cognition et les structures du cerveau au cours du vieillissement. Le recrutement, qui est toujours en cours, progresse bien. Les résultats préliminaires suggèrent un lien entre le sommeil et la mémoire chez les personnes âgées.

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L’INTÉGRATION AUDITIVO-VISUELLE DE LA PAROLE DANS LE BRUIT : UNE COMPARAISON DES HABILETÉS OBSERVÉES CHEZ LES

JEUNES ADULTES ET LES PERSONNES AÎNÉES.

Jean-Pierre Gagné

Notre projet vise à étudier la capacité des personnes à utiliser les indices audi- tifs (les sons) et les indices visuels (les mouvements de lèvres de la personne qui vous parle) de la parole présentée dans un contexte bruyant. Plus précisé- ment, nous visons à décrire et compa- rer les performances des jeunes adultes et des personnes aînées ayant une audition normale et une acuité visuelle normale (si nécessaire cor- rigée par des verres).

En particulier, nous voulons comparer deux différentes manières de me- surer l’intégration des indices auditifs et des indices visuels de la parole.

De plus, un des buts ultimes de la recherche est de déterminer si les capacités d’intégration de la parole se modifient en fonction de l’âge.

Un autre but est de développer une épreuve clinique qui permettrait de vérifier de manière efficace les habiletés d’intégration auditivo-visuelle de la parole chez les personnes éprouvant de la difficulté à comprendre la parole lorsque celle-ci est présentée dans un environnement bruyant.

Les tâches à effectuer lors de la participation sont des tâches de percep- tion de la parole. Plus spécifiquement, le participant doit identifier les mots d’une phrase qu’il a entendue. Le participant doit appuyer avec le doigt sur un écran tactile afin d’identifier, dans un choix de réponses, le sujet, le verbe et le complément de la phrase qu’il vient d’entendre à tra- vers un bruit de fond. Le bruit utilisé pour cette étude est un bruit appelé

« Speech babble ». Il s’agit d’un bruit ressemblant à un bruit de cocktail, où plusieurs personnes parlent en même temps. Selon la tâche, le participant est amené à écouter la personne disant les phrases dans le bruit de fond, à l’écouter et la regarder lorsqu’elle dit les phrases dans le bruit de fond, ou à la regarder seulement sans entendre sa voix et sans bruit de fond.

En effet, dans notre projet, nous comparons les performances des jeunes adultes et des personnes aînées à ces différentes tâches afin de déterminer si les habiletés d’intégration des indices visuels et auditifs de la parole présentée en contexte bruyant sont amenées à changer en fonction de l’âge.

LA STIGMATISATION RELIÉE À LA

DÉFICIENCE AUDITIVE

Kenneth Southall

Équipe de Jean-Pierre Gagné Le grand public associe sou- vent la perte d’audition à des comportements indési- rables, au vieillissement et à une capacité intellectuelle réduite. Ces stéréotypes af- fectent négativement la parti- cipation des personnes ayant une perte auditive à diverses activités. Malgré ces impacts évidents et importants, on constate une pénurie relative de recherche sur le stigmate lié à la perte d’audition. Cette thèse regroupe trois articles déjà publiés. Le premier ar- ticle tentait de placer le stig- mate lié à la perte d’audition dans un modèle de menace à l’identité induite par le stig- matisation (stigma-induced identity threat model). L’ ob- jectif de la deuxième étude était de mieux comprendre comment le stigmate affecte les comportements de re- cherche d’aide des adultes ayant une perte d’audition acquise. L’idée de la dernière étude était d’examiner et de mieux comprendre les fac- teurs qui poussent les travail- leurs à cacher ou révéler leur perte d’audition dans leur lieu de travail.

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L’ÉTUDE DE L’IMPACT DES

CHANGEMENTS PHYSIOLOGIQUES ET ANATOMIQUES ASSOCIÉS

AU VIEILLISSEMENT SUR LE TRAITEMENT DU LANGAGE

Mahnoush Amiri Équipe de Yves Joanette

Notre compréhension du cerveau a beaucoup évolué au cours des dernières décennies grâce à de nouvelles tech- niques en imagerie cérébrale. Pourtant, l’interprétation de ces données reste un défi. Les modalités d’imagerie fonctionnelle comme la résonance magnétique (IRM) ou l’imagerie optique (par la lumière proche-infrarouge), nous permettent de mesurer une activité cérébrale. L’ac- tivation des neurones dans notre cerveau, provoquée par une tâche (le langage dans le cas de notre étude), est sujette à de interactions complexes du métabolisme, du volume et du débit sanguin. Dans le cas des études en vieillissement, ces paramètres sont de plus modifiés par l’âge. La caractérisation des facteurs impliqués dans le processus du vieillissement (atrophie du cerveau, dimi- nution du volume et du débit sanguins, ralentissement du métabolisme) est donc primordiale à la compréhen- sion du vieillissement normal et la capacité diagnostique des méthodes d’imagerie cérébrale. Étant donné le vieil- lissement rapide de la population, cette recherche ouvre des perspectives cliniques intéressantes en termes de diagnostic et d’amélioration de la qualité de vie, en pro- posant notamment des axes de réflexion pour traiter les déficits cognitifs.

VIEILLISSEMENT ET BASES NEUROBIOLOGIQUES DE L’EMPATHIE COGNITIVE : APPORT DE L’IMAGERIE OPTIQUE

Valérie Lecluse

Équipe de Yves Joanette

L’empathie est une habileté qui comporte à la fois une dimension affective et cognitive. Les régions cérébrales responsables pour le com- portement empathique se situent principale- ment au niveau de la partie frontale du cerveau.

Or, plusieurs changements s’opèrent au niveau des lobes frontaux lors du vieillissement, avec lesquels s’accompagne typiquement un déclin du fonctionnement cognitif. Ainsi, l’empathie cognitive, ou plutôt la compréhension de l’état émotionnel vécu par autrui est une habileté pour laquelle le risque d’éprouver un déclin augmente lors du vieillissement. Toutefois, il existe un phénomène permettant le main- tien de certaines habiletés cognitives lors du vieillissement, notamment par l’activation de régions cérébrales additionnelles.

La présente étude a donc comme objectif de déterminer l’évolution avec l’âge des régions cérébrales responsables pour l’empathie co- gnitive à l’aide de l’imagerie optique. L’image- rie optique est une technique d’imagerie qui permet de déterminer l’activation cérébrale à l’aide de la lumière infrarouge qui est captée par l’hémoglobine (sang) oxygénée. Or, le ni- veau d’oxygène augmente à la région cérébrale qui est active lors d’une tâche quelconque. Si l’empathie cognitive est une habileté qui de- meure intacte lors du vieillissement, il serait bénéfique de l’utiliser dans les interventions auprès des personnes âgées souffrant par exemple de dépression ou d’autres maladies, si ce n’est que pour améliorer leur qualité de vie.

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LES RÉSEAUX NEURONAUX DU TRAITEMENT SÉMANTIQUE PENDANT LE VIEILLISSEMENT NORMAL

Maximiliano Wilson Équipe de Yves Joanette

Notre connaissance du monde et des concepts (par exemple, qu’est-ce qu’une table ?), c’est-à-dire, notre mémoire sémantique, s’améliore au fur et à mesure que nous vieillissons. Alors, est-ce que le cerveau des jeunes traite de la même façon l’infor- mation sémantique par rapport à celui des per- sonnes âgées ? Pour juger si deux mots sont liés sémantiquement entre eux, quand ils ont une asso- ciation forte, comme chien et chat, les jeunes uti- lisent seulement l’hémisphère gauche. Par contre, pour les mots ayant une association faible, comme chien et loup, ils recrutent aussi l’hémisphère droit.

Ça veut dire que les mots sont traités différemment par notre cerveau selon le type de liens entre eux.

Pour savoir si cette différence existe aussi chez les personnes âgées, cette étude vise à décrire les aires du cerveau qui s’activent chez les jeunes et chez les personnes âgées pendant des tâches sémantiques en utilisant des mots avec différents types d’asso- ciation sémantique.

IMPACT DU NIVEAU DE

SCOLARITÉ ET DU NIVEAU DE DIFFICULTÉ D’UNE TÂCHE DE FLUENCE VERBALE SUR LA PRODUCTION DE MOTS LORS DU VIEILLISSEMENT : ÉTUDE EN IMAGERIE OPTIQUE

Manon Maheux et Karima Kahlaoui Équipe de Yves Joanette

Le projet avait pour but d’étudier la réorganisa- tion cérébrale pour le langage, une habileté fonda- mentale pour un vieillissement cognitif réussi. Des participants âgés de 65 ans et plus, divisés selon leur niveau de scolarité (avec ou sans études uni- versitaires) ont été soumis à une tâche de fluence verbale sémantique ou orthographique pour 2 niveaux de difficulté différents (facile vs difficile) lors d’un enregistrement du fonctionnement de leur cerveau à l’aide de l’imagerie optique.

D’un point de vue comportemental, les partici- pants ayant un plus haut niveau de scolarité ont produit le plus de mots. De plus, les deux groupes de participants ont produit plus de mots pour les catégories et les lettres « faciles » que « difficiles ».

Cette différence se révèle plus marquée pour la tâche sémantique que pour la tâche orthogra- phique.

Du côté des activations cérébrales, on observe que les participants ayant un niveau de scolarité moins élevé ont des activations plus importantes au niveau de l’hémisphère gauche du cerveau. Par contre, les participants ayant un niveau de sco- larité plus élevé montrent des activations céré- brales qui varient selon la tâche (sémantique ou orthographique) et son niveau de difficulté (facile ou difficile).

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TRAITEMENT ET RECONNAISSANCE DES VISAGES CONNUS DANS LE VIEILLISSEMENT NORMAL ET PATHOLOGIQUE

Jessica Pineault Équipe de Sven Joubert

La mémoire sémantique (MS) englobe les connaissances générales que nous avons sur les objets et individus qui composent notre environnement. Ces connaissances influencent notre capacité à reconnaître les visages et à dé- terminer l’identité de personnes familières. Des déficits liés à la reconnaissance des visages connus apparaissant au cours du vieillissement sont associés à certaines formes de démence telle que la maladie d’Alzheimer (MA). Notre laboratoire tente d’investiguer les régions du cerveau associées au déclin de la MS chez des individus présentant un trouble cognitif léger (TCL) sans atteindre les critères diagnostics de démence. Des personnes âgées saines et d’autres avec TCL ont complété une tâche de jugement sémantique sur les personnes célèbres en magnétoencé- phalographie (MEG). La MEG est un instrument qui permet de mesurer l’activité du cerveau lorsqu’un participant est en train de réaliser une activité cognitive. Les résultats préliminaires démontrent que des régions spécifiques impliquées dans le traitement sémantique sont activées différemment chez des individus ayant un TCL. Cela repré- sente un pas important vers la compréhension des mécanismes neurobiologiques opérant dans le stade précoce de la maladie d’Alzheimer.

CONNAISSANCE DE PERSONNES

CÉLÈBRES CHEZ LES PERSONNES AVEC OU SANS TROUBLES COGNITIFS LÉGERS

Simona Brambati Équipe de Sven Joubert

Notre étude visait à étudier la connaissance de personnes connues chez les personnes âgées en santé ou avec des troubles légers de mémoire. Pendant la tâche les participants devaient établir si le nom apparaissant sur l’écran appartenait à des personnes célèbres ou pas. Les noms qui devaient être jugés étaient précédés à la fois d’un nom d’une personne célèbre de la même profession, à la fois d’un nom d’une personne incon- nue. Les résultats ont montré que les participants âgés sans troubles de mémoire répondaient plus vite quand le nom cible est précédé par le nom d’une personne de la même profession.

Par contre, les participants avec troubles légers de mémoire ne montrent pas cet effet de facilitation en conséquence de leur perte de connaissance des personnes célèbres. Ce test pourrait être utilisé pour évaluer des patients avec troubles de mémoire plus sévères comme la maladie d’Alzheimer.

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JUGEMENTS SOCIAUX ET VIEILLISSEMENT

Catherine Éthier-Majcher Équipe de Sven Joubert

Déterminer si quelqu’un est digne de confiance constitue une décision à la base de nos interactions sociales quotidiennes.

Des études récentes ont montré que, chez les jeunes adultes, ce type de jugement fait sur un visage pouvait être effectué sponta- nément et rester stable dans le temps. Ce- pendant, aucune étude n’a cherché à savoir s’il en était de même chez les adultes plus âgés. Le but du présent projet est d’étudier les différences qui pourraient exister entre les jeunes adultes et les adultes plus âgés lorsqu’on leur demande de reconnaître des expressions faciales (peur, tristesse, colère, joie) ou d’effectuer des jugements sociaux (juger si quelqu’un est digne de confiance) à partir d’un visage.

CARACTÉRISER LES PROFILS

COGNITIFS DE PATIENTS ATTEINTS DE LA MALADIE D’ALZHEIMER OU DE DÉMENCE À CORPS DE LEWY.

Delphine Gandini Équipe de Sven Joubert

À l’heure actuelle, l’un des enjeux majeurs des recherches sur le vieillissement consiste à mieux caractériser les profils cognitifs associés aux différentes démences dites neurodégé- nératives, c’est-à-dire aux différentes maladies qui affectent le fonctionnement du cerveau de manière progressive. La démence entraîne généralement une détérioration chro- nique des fonctions intellectuelles assez grave pour nuire à la capacité à se livrer aux activités de la vie quotidienne. Les deux formes de démence les plus répandues sont la maladie d’Alzheimer (MA) et la démence à corps de Lewy (DCL), sur- venant toutes deux majoritairement après 65 ans. Un corps grandissant de la littérature démontre que le traitement de l’information de nature visuelle (images, objets) est égale- ment affecté chez ces patients. Ces troubles qui affectent le traitement visuel se manifestent quotidiennement dans des tâches variées. L’une d’elles, constituant l’objet d’étude cen- tral de ce projet de recherche, est le traitement des visages.

Son étude est importante, car la reconnaissance des visages constitue un puissant vecteur des interactions sociales. En effet, nous adaptons notre comportement selon que nous connaissons ou non la personne avec laquelle nous interagis- sons, ou bien encore selon que cette personne soit gaie ou triste. Un trouble de cette capacité peut donc avoir des réper- cussions majeures sur le fonctionnement au quotidien des personnes qui en souffrent. Ainsi, ce projet de recherche vise à déterminer dans quelle mesure les troubles visuels observés chez des populations MA et des populations DCL ont un effet sur le traitement des visages. En particulier, nous cherchons à savoir quels indices du visage (yeux, nez, bouche) sont utilisés par les patients déments pour reconnaître des visages. D’un point de vue clinique, une meilleure connaissance des capaci- tés et déficits des patients MA et DCL dans ce type de tâche permettra à terme de construire de nouveaux outils à visée diagnostique et d’adapter la prise en charge de ces patients à la nature précise de leurs déficits.

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LE CERVEAU ET LA DOULEUR

Pierre Rainville

Le laboratoire de Pierre Rainville, Ph.D., s’intéresse aux mécanismes neurologiques et psychologiques de la douleur chez l’hu- main dans une perspective d’intégration corps-esprit. Ces recherches examinent les mécanismes impliqués dans l’augmenta- tion de la douleur par différents facteurs psychologiques (p. ex.  : anxiété) et/ou la diminution de la douleur par différentes interventions non pharmacologiques (hypnose, placebo, etc.). Les champs d’in- térêt incluent également la représentation mentale et cérébrale de la douleur (mé- moire, communication, empathie, etc.), les interactions entre le cerveau et la moelle épinière impliquées dans la régulation de la douleur, et les facteurs psychologiques qui contribuent à la douleur persistante.

Les membres de ce laboratoire ont étudié, entre autres, l’effet de la méditation zen, de l’hypnose, de la fatigue men- tale et des émotions positives et négatives sur la douleur. Une étude en cours cherche également à comprendre les changements dans les mécanismes de contrôle de la douleur qui surviennent avec l’âge dans le but d’améliorer la gestion de la douleur chez nos aînés.

LA SANTÉ CARDIOVASCULAIRE ET LA SANTÉ CÉRÉBRALE

Claudine Gauthier, Équipe de Rick Hodge

Notre étude explore le lien entre la santé cardiovasculaire et la santé cérébrale dans le vieillissement normal. Les résultats préliminaires montrent que le vieillissement et un mode de vie sédentaire sont associés au durcissement des artères, au niveau de l’aorte (donc dès la sortie du coeur) et du cerveau. De plus, nous observons une réduction de la quantité de sang qui monte au cerveau et du métabolisme au repos dans tout le cerveau chez les personnes âgées.

Le durcissement des artères dans les zones du cerveau utilisées lors de tâches cognitives affectées par le vieillisse- ment semble être lié plus étroitement à la santé cardiovasculaire générale (santé au niveau des artères du coeur et la capacité à fournir un effort physique). Ceci tend à montrer que ces zones du cerveau pourraient être plus sensibles et donc plus affectées par le vieillissement et le mode de vie.

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AXE 2 : PROMOTION DE LA SANTÉ, SOINS ET INTERVENTION

- FACTEURS DE RISQUE ET HABITUDES DE VIE

- SYNDROMES ET SERVICES GÉRONTO-GÉRIATRIQUES - RÉADAPTATION ET ENVIRONNEMENT

INFLUENCE DU MILIEU D’ÉVALUATION (DOMICILE VS HÔPITAL) SUR LA

RÉALISATION DE TÂCHES LIÉES À LA PRÉPARATION DE REPAS

Véronique Provencher Équipe de Louise Demers Avant de retour- ner à domicile, les personnes âgées hospitalisées sont souvent évaluées pour connaître leur capacité à réaliser certaines tâches de la vie de tous les jours (ex.: préparer un déjeuner). Cette évaluation, qui est généralement faite à l’hôpital, aide à

identifier les services nécessaires, une fois à la maison. Cependant, vous est-il déjà arrivé de devoir préparer un repas dans une cuisine que vous ne connaissez pas? Ne trouvez-vous pas qu’il est plus difficile de se rap- peler comment fonctionne la cuisinière, où se trouve le matériel, tout en vous assurant que la cuisson de vos aliments est adéquate? Notre projet cherche donc à savoir jusqu’à quel point il est plus facile de préparer un déjeuner lorsqu’on est à la maison plutôt qu’à l’hôpital. On tente égale- ment de connaître ce qui peut expliquer les difficultés plus marquées à réaliser cette tâche dans un environnement qui nous est moins familier.

Nous espérons que cette étude aidera ultimement à s’assurer que les ser- vices offerts aux personnes âgées au congé de l’hôpital correspondent à leurs besoins réels à domicile.

L’IMPACT DU VIEILLISSEMENT SUR LES

ACTIVITÉS DE LA VIE QUOTIDIENNE

Nathalie Bier

Nathalie Bier, ergothéra- peute, est une nouvelle cher- cheuse au CRIUGM et pro- fesseure adjointe à l’École de réadaptation de l’Université de Montréal. Elle s’intéresse à l’impact du vieillissement sur les activités de la vie quo- tidienne. Plus spécifique- ment, elle effectue actuelle- ment un projet de recherche sur l’agenda électronique et les téléphones intelligents dans la maladie d’Alzheimer, afin de voir si ces aides tech- niques peuvent améliorer le fonctionnement des per- sonnes dans leur quotidien.

Elle s’intéresse aussi à diffé- rentes méthodes pour favo- riser les nouveaux appren- tissages dans cette maladie ainsi qu’à l’évaluation des activités quotidiennes dans le vieillissement cognitif nor- mal et pathologique.

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FAISONS AVANCER LA RECHERCHE EN SANTÉ DES FEMMES

Muriel Jadin

Équipe de Chantale Dumoulin

L’incontinence urinaire (fuites d’urine) touche une femme sur deux après 60 ans et constitue un problème de santé dont les causes précises demeurent méconnues. Pour remédier à cette situation, le laboratoire Incontinence et vieillissement s’est équipé d’instruments de mesure à la fine pointe de la technologie. À l’ordre du jour : mieux comprendre l’incontinence urinaire, la prévenir, la traiter, et déterminer quelles sont les femmes susceptibles de tirer profit de la rééducation des muscles du plancher pelvien.

Grâce au recrutement de plus de 300 participantes, le laboratoire a pu étudier plus spécifiquement les liens existant entre l’incontinence uri- naire et l’activité dans le cerveau, entre l’incontinence et l’équilibre et entre l’incontinence et la réalisation d’exercices physiques précis.

LE CERVEAU ET LA VESSIE : PLUS LIÉS QU’IL N’Y PARAÎT!

France Laprés, Équipe de Cara Tannenbaum

L’action d’uriner se déclenche par la libération volontaire par le cerveau d’une molé- cule, nommée l’acétylcholine, qui permet à la vessie de se contracter et de se vider en temps opportun. Quand le système se détraque, l’acétyl- choline est libérée de façon involontaire ce qui entraîne des symptômes comme des envies soudaines et irrépres- sibles d’uriner et même des fuites urinaires.

L’intérêt de mener une re- cherche sur le lien entre cer- veau et vessie s’explique par le fait que l’acétylcholine est également impliquée dans la mémoire. L’incontinence uri- naire et la mémoire  : même combat? C’est ce que l’étude Le cerveau et la vessie tente d’élucider.

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LA VISION CHEZ LA

PERSONNE ÂGÉE VIVANT EN INSTITUTION

Hélène Kergoat

Nous effectuons actuellement des projets de re- cherche en vision afin d’aider les personnes âgées vivant en institution. Plusieurs maladies liées au vieillissement font en sorte que ces personnes peuvent avoir de la difficulté à collaborer ou à communiquer, ce qui peut altérer leur capacité à répondre lors de l’examen visuel.

Notre équipe de recherche évalue différentes échelles d’acuité visuelle afin de savoir si l’une d’entre elles faciliterait la mesure de la vision lors de l’examen visuel des personnes âgées vivant en ins- titution.

Nous cherchons aussi par ailleurs à vérifier si les personnes âgées vivant en institution ont accès à des soins visuels, dans le but de mieux ajuster l’offre de soins et services visuels pour cette population.

PROJET DE

VIDÉOSURVEILLANCE

Jacqueline Rousseau

Les travaux de recherche de notre équipe se concentrent sur deux volets : 1) le maintien à domi- cile et dans la communauté et 2) le développement d’instruments d’évaluation. Parmi les nombreux projets, une batterie d’évaluation pour le maintien à domicile a été développée dont 2 instruments sont actuellement disponibles : L’évaluation à domicile de l’interaction personne-environnement (ÉDIPE) et l’ÉDIPE-version visuelle. Un autre instrument d’éva- luation de la sécurité à la marche, la Grille d’évalua- tion de la sécurité à la marche (GEM), a été dévelop- pé avec des physiothérapeutes de l’IUGM : C. Kaegi, R. Boudreault et F. Dubé. Un autre projet concerne la technologie de la vidéosurveillance qui permet de détecter les chutes à domicile, conjointement avec le chercheur Jean Meunier du laboratoire d’informa- tique et traitement d’image (DIRO) de l’Université de Montréal. D’autres projets, en cours, touchent l’accessibilité universelle et personnalisée.

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L’INDIVIDU OBÈSE MAIS

MÉTABOLIQUEMENT EN SANTÉ : LE RÔLE DE L’ATTRAPAGE DES ACIDES GRAS LIBRES

Antony Karelis Les mécanismes menant aux maladies reliées à l’obésité sont multiples et mal connus.

Plusieurs sous types d’obésité ont déjà été pré- sentés dans la

littérature. Une meilleure compréhension et caracté- risation de ceux-ci pourraient être utile pour orienter la prise en charge thérapeutique. Certains individus obèses ne présentent pas les perturbations métabo- liques et/ou cardiovasculaires classiquement associées à l’obésité et sont nommés individus obèses, mais métaboliquement normaux (MHO pour Metabolically Healthy but Obese). Bien qu’ayant une masse grasse très importante, ces individus présentent une sensi- bilité à l’insuline élevée. Comparativement aux sujets dits «à risque», ayant un excès de masse grasse com- parable, mais présentant une résistance à l’insuline, les individus MHO montrent de nombreuses caractéris- tiques favorables pour le profil métabolique (lipides, hormones et inflammation) et une moindre accumu- lation de gras abdominal et de gras dans le foie. Ces caractéristiques pourraient conférer aux individus MHO un moindre risque de développer un diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires. L’étude de ces sujets pourrait permettre de découvrir des méca- nismes conférant à certains individus obèses une pro- tection contre le développement des complications métaboliques. Une meilleure compréhension et carac- térisation du phénotype MHO pourrait influencer sur les décisions médicales à prendre lors du choix d’un traitement.

CRÉATION D‘UN

APPARTEMENT QUI ÉVOLUE

Ernesto Morales

Équipe de Jacqueline Rousseau

Mes recherches visent l’amélioration des services  aux personnes âgées  dans leur environnement grâce à des objets de design clinique pour mieux répondre  à leurs besoins  à domicile ou en résidence.

J’utilise une approche de « co-design », c’est-à-dire une solution de design avec la participation d’usagers afin de tester des prototypes en taille réelle.

Un espace qui évolue est défini comme un espace qui  semble n’avoir aucune aide tech- nique ni caractéristique spéciale. Cependant, il est  doté de toute une infrastructure  architec- turale permettant  une adaptation immédiate, efficace et confortable pour répondre à n’im- porte quel besoin de déficience motrice. Une de mes recherches a pour but de concevoir et construire un appartement (chambre à coucher, cuisine, salle à manger, salle de séjour) qui peut répondre aux besoins d’une personne quel que soit son âge ou incapacité motrice.  Le projet est divisé en trois parties : La Partie I comprend l’identification des composantes environne- mentales    du  domicile  qui    engendrent  des situations  difficiles pour les adultes ayant des incapacités motrices. Nous utiliserons l’ins- trument d’évaluation ÉDIPE (Évaluation à domicile de l’interaction personne – environ- nement)  (Rousseau, 1997, 1999, 2003)  pour identifier ces situations. Ces résultats, combi- nés à une consultation d’experts (des ergothé- rapeutes, des entrepreneurs de la construction ainsi que des usagers) serviront, dans l’étape II, à réaliser un appartement. Dans la dernière partie, nous testerons ce modèle    d’apparte- ment en le construisant à l’échelle réelle  afin de déterminer des spécifications précises. 

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LES FACTEURS AYANT UNE INFLUENCE NÉGATIVE SUR LA QUALITÉ ALIMENTAIRE CHEZ LES PERSONNES ÂGÉES VIVANT DANS LA COMMUNAUTÉ AU QUÉBEC

Mira Jabbour

Équipe de Bryna Shatenstein

Dans le cadre de mon projet de maîtrise mené au cours des 3 dernières années, j’ai travaillé sur la recherche de facteurs personnels et environnementaux pouvant avoir un impact négatif sur la qualité alimentaire des personnes âgées. Les 1607 participants étaient en santé, âgés de 67 ans et plus et vivaient dans la communauté à Montréal et à Sherbrooke.

Les résultats démontrent que la qualité alimentaire des femmes est surtout affectée par un statut affectif fragile et un fonctionnement social limité. Chez les hommes, c’est plutôt une mauvaise perception du revenu, le port de pro- thèses dentaires, l’attitude face à l’alimentation et le fait de manger souvent au restaurant qui ont été associés à une moins bonne qualité alimentaire. Bien que d’autres études soient nécessaires pour mieux comprendre l’acte alimen- taire, ces résultats confirment l’importance d’optimiser la qualité alimentaire pour favoriser un meilleur état de santé et un vieillissement réussi.

NUTRITION ET MALADIE D’ALZHEIMER

Bryna Shatenstein

La perte de poids est fréquente chez les per- sonnes atteintes de la maladie d’Alzheimer alors qu’elles vivent encore à domicile. Cette perte de poids débute tôt dans la maladie malgré qu’elle soit davantage associée à sa progression. Comme les causes de ce pro- blème demeurent encore méconnues, voici quelques éléments qui peuvent l’expliquer :

• Perte d’appétit attribuable à la présence de lésions caractéristiques de la mala- die dans la région cérébrale associée aux comportements alimentaires;

• Diminution progressive des habiletés cognitives (mémoire, capacités d’organi- sation, motivation) pour acheter et pré- parer les repas;

• Désorientation dans le temps, incapacité de se rappeler par exemple si un repas a été pris ou non;

Tout ceci s’ajoute aux changements phy- siologiques, psychosociaux (isolement, solitude, etc.) et aux maladies courantes rencontrées au grand âge. Les personnes ayant cette maladie qui sont mal nourries obtiennent de moins bons résultats aux dif- férents tests de mesure de la cognition, du fonctionnement dans la vie quotidienne et de l’humeur comparativement aux indivi- dus qui s’alimentent bien. Bien s’alimenter protège la fonction immunitaire et main- tien la force physique, ce qui aide à éviter les chutes.

Des conseils alimentaires reçus de la part d’un diététiste-nutritionniste en début de la maladie peuvent atténuer l’évolution des symptômes.

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CONTRÔLER LA PRESSION ARTÉRIELLE POUR RALENTIR LE VIEILLISSEMENT DU CERVEAU

Hélène Girouard Le vieillisse- ment normal est associé à des modifica- tions structu- relles et fonc- tionnelles du cerveau. Chez les patients hypertendus, ces altérations sont précoces et peuvent mener à des dysfonctions c o g n i t i v e s ainsi qu’à des d é m e n c e s . Bien que l’hy-

pertension soit maintenant relativement bien contrôlée, les traitements antihypertenseurs demeurent partiellement efficaces pour contrer ces dysfonctions cognitives. En outre, il existe encore plusieurs controverses sur les causes exactes de l’accélération du vieillissement cérébral chez les personnes hypertendues. L’hypertension est une condition extrê- mement complexe caractérisée par des altérations hormonales, inflam- matoires, mécaniques (l’augmentation de pression sur la paroi des vais- seaux sanguins) et génétiques. Le but de notre étude est de déterminer lequel ou lesquels de ces facteurs contribue à accélérer le vieillissement cérébral chez les patients hypertendus. Nos études seront effectuées chez des personnes présentant une pression artérielle normale ou éle- vée et nous effectuerons des analyses sanguines, des mesures des fonc- tions cardiovasculaires et cognitives, des études d’imagerie cérébrale par résonance magnétique ainsi que des tests génétiques. Les résultats découlant de cette étude permettront de mieux orienter les recherches en pharmacologie visant à protéger le cerveau des personnes hyperten- dues. Les conclusions de nos recherches auront des répercussions im- portantes dans la population québécoise où l’incidence des démences augmente très rapidement.

ÉLABORATION D’UNE VERSION QUÉBÉCOISE DU FALLS

BEHAVIORAL SCALE (FAB) ET ÉTUDE DE SES PROPRIÉTÉS MÉTROLOGIQUES

Anne-Marie Belley

Équipe de Johanne Filiatrault L’objectif général de ce projet de recherche est d’élaborer et de valider une version québécoise d’un questionnaire (le Falls Beha- vioral Scale ou FaB) conçu pour évaluer les comportements à risque et les comportements sécuritaires de la personne âgée en lien avec les chutes. Pour ce faire, une équipe d’experts composée de chercheurs, d’une professionnelle de recherche, de cliniciens et de traducteurs professionnels, a élaboré une version expérimentale française de l’outil à l’aide d’une méthode rigoureuse comprenant un pro- cessus de traduction renversée.

Cette version expérimentale (le FaB-Q) fera l’objet d’un pré-test auprès de 6 personnes âgées bilingues, ce qui a permis de dégager quelques modifications mineures à apporter à l’outil pour s’assurer de la clarté de son contenu et de sa conformité avec l’outil original anglais. La version révisée de l’outil sera par la suite mise à l’essai auprès de 64 personnes âgées dans le but de vérifier ses qualités métrolo- giques.

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LES ÂGÉS

VULNÉRABLES DANS LA SOCIÉTÉ, VERS UNE ÉTHIQUE DE L’HUMANITÉ

David J. Roy, laboratoire de

recherche en éthique et vieillissement (CRIUGM)

Pierre Jacob Durand, gériatre à l’Université Laval

Geneviève Normandeau, professeure de philosophie au Collège Edouard- Montpetit

Le premier objectif de cette étude sera de décrire de façon détaillée les 35 différentes catégories d’en- jeux éthiques ayant trait aux aînés et que l’on rencontre dans le sys- tème de santé et dans la société.

Le deuxième objectif visera à iden- tifier et critiquer les tendances inhérentes à ces enjeux éthiques qui font ressortir et même favo- risent la déshumanisation des personnes âgées vulnérables.

Enfin, le troisième objectif se pro- pose de développer la ligne direc- trice, la colonne vertébrale sur laquelle reposera le concept d’une éthique de l’humanité vis-à-vis des âgés vulnérables. Il faudra donc une définition claire des conditions dont nous devons nous prévaloir afin de maintenir et solidifier le statut des gens vulnérables comme étant des membres à part entière dans la so- ciété.

LA GESTION DE VOS MÉDICAMENTS : PASSEZ À L’ACTION

Joëlle Dorais

Équipe de Cara Tannenbaum

Le projet de recherche « La gestion de vos médicaments : Passez à l’action » vise à s’assurer que les aînés prennent les meilleurs médicaments possible en cherchant à réduire les risques occasionnés par le fait de prendre plusieurs

médicaments (plus de 5). La liste des médicaments de chaque participant est révisée par une équipe de médecins et de pharmaciens spécialisés en gériatrie. Cette équipe émet des recommandations et invite le participant à en discuter avec son médecin et son pharmacien. On peut vieillir en santé – c’est ce que nous tentons de prouver en recrutant des participants pour cette étude par l’entremise de pharmacies.

Aucune inscription individuelle n’est acceptée.

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SOUTENIR LES AIDANTS DE PERSONNES ÂGÉES ATTEINTES DE LA MALADIE D’ALZHEIMER DÈS LE DÉBUT DE LEUR TRAJECTOIRE  

Francine Ducharme, Marie-Jeanne Kergoat, Alain Legault, Louise Lévesque, Renée Coulombe, Line Beaudet

L’annonce du diagnostic de la maladie d’Alzheimer chez une personne âgée entraîne de nombreux

bouleversements au sein d’une famille. Certains membres deviennent alors des aidants familiaux pour porter assistance et soutien à leur proche.

Avec la collaboration d’aidants et à partir de leurs besoins, nous avons développé une intervention éducative et de soutien afin de mieux outiller ces aidants, au début de leur trajectoire, à faire face à leur expérience et de prévenir d’éventuels problèmes de santé. Nous avons par la suite mesuré les effets de cette intervention sur la qualité de vie de 111 aidants dont le parent avait été diagnostiqué d’une maladie d’Alzheimer dans une clinique de cognition des régions de Montréal et de Sherbrooke.

Qui sont ces aidants? En majorité des femmes (80%) dont l’âge moyen est de 61 ans. Quel est leur lien de parenté avec leur proche âgé? En majorité des filles (44%) et des conjointes (34%). Quels sont les résultats de cette étude?

Après avoir bénéficié de ce nouveau programme, les proches-aidants sont plus confiants en leur capacité d’être aidant, à demander de l’aide et à composer avec les comportements difficiles de leur parent atteint. Ils connaissent davantage les services offerts et se sentent mieux soutenus par leur famille. Ils sont aussi capables d’utiliser des stratégies d’adaptation ajustées à leurs difficultés. De plus, ils se sentent davantage préparés à affronter les pro- blèmes pouvant survenir avec le temps.

Le programme d’intervention sera disponible sous peu pour les milieux de pratique, notamment pour les cliniques de la mémoire et de gériatrie, les CLSC et autres milieux motivés à soutenir les familles.

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POUR PLUS

D’INFORMATIONS

Nadia Jaffer, responsable Banque de participants Centre de recherche, IUGM 4565 Chemin Queen Mary, Montréal (Québec) H3W 1W5 Tél: 514-340-3540 poste 4150 Courriel : [email protected] www.criugm.qc.ca

La recherche, j’y participe!

Références

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