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Etude bibliographique de l'activité antiparasitaire des polyphénols sur Echinococcus granulosus.

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Academic year: 2021

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(1)

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République Algérienne Démocratique et populaire

Ministère de ! 'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Université de Jijel

Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie

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et Sciences Alimentaires

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Mémoire De Fin D'études Pour L'obtention Du Diplôme Des Etudes Supérieures en Biologie

Option : Microbiologie Intitulé

tude bibliographique de l'activité antiparasi

des

polyphénols sur

Echinococcus granula

Membres du Jury : Examinateur : M" Boubous Encadreur : M'1 e Boussouf ~

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Année Universitaire: 2012, 2013 Présenté par : Lekkat Manal Chaloum Nawal

(2)

llemerciements

!Nous remercions <Dieu qui nous a donné

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santé et

[a

vofonté durant ces

4

années afin

â

éta6fir ce présent mémoire.

!Nous tenons

à

ex:primer notre vif remerciement pour tous

ce~

qui ont contri6ué

à

ce travai[ de près ou de Coin et

particufièrement:

9rf_ffe

Œoussouf Lyfia notre encadreur pour

toute son aide et conseifs, ainsi que pour sa grande patience et sa

genti[fesse jusqu'à

[a

fin de ce mémoire.

!Nous remercions égafement 9rf.onsieur Œoulious qui nous a fait

['honneur de jurer et eJ(aminer notre travail

Vn immense merci

à

nos fami[fes, nos cliers amis et co[fègues

pour feur affection, feur amitié et feur fidéfité.

(3)

8ommaire

Introduction ... 1

Chapitre 1 .

Les polyphénols ... 2

I. l. La définition ... 3

I.2. La distribution et la localisation des composés phénoliques ... .3

I.3. La classification ... 3

I.3.1. Les acides phénoliques ... 3

I.3.2 Les flavonoïdes ... 5

I.3.3. Les tanins ... 6

I.3.4. Les lignines ... 7

I.4. La biosynthèse ... ? I.4.1. La voie du shikimate ... 7

I.4.2. La voie de phénylpropanoide ... 8

I.4.3. La voie de l'acétate ... 9

I.5. L'extraction ... 10

I.6. La quantification ... 11

I.6.1. Les méthodes spectrophotométriques ... 11

I.6.2. L'analyse par chromatographie liquide haute performance (HPLC) ... 12

I.7. Les propriétés biologiques ... 12

I. 7 .1. Les propriétés antimicrobiennes ... 12

I. 7 .1.1. Propriétés antiparasitaires ... 12

I.7.1.2. Les propriétés antibactériennes ... 13

I.7.1.3. Les propriétés antivirales ... 13

L 7 .1.4. Les propriétés antifongiques ... 14

I. 7 .2. Autres propriétés ... 14

Chapitre II . L' Echinococcus granulosus ... 15

IL 1. Le genre Echinococcus ... 16

II.2. Echinococcus granulosus ... 16

II.2.1. La défmition ... 16

(4)

II.2.3 .1. La morphologie de l' adlute ... 1 7

II.2.3.2. La morphologie de l'oeuf ... 18

II.2.4. Le cycle naturel ... 19

II.2.4.1. Le cycle naturel ... 19

II.2.4.2. Le cycle accidentel chez l'homme ... 20

II.2.5. La structure de l'hydatide ... 21

II.2.6. La répartition géographique et importance ... 22

II.2.7. Le diagnostic ... 24

II.2. 7 .1. Le diagnostic direct ... 24

II.2.7.2. Le diagnostic indirect. ... 24

II.2.8. Le traitement ... 25

II.2.8.1. Le traitement chez l'homme ... 25

II.2.8.2. Le traitement chez l'hôte intermédiaire ... 25

II.2.8.3. Le traitement chez l'animal ... 25

II.2.9. La prophylaxie ... 26

Chapitre III . L'activité antiparasitaire des polyphénols sur Echinococcus gran ulos us ... ...••...••..•...••...•..•...•...••..•....•.•..•....•.•.•..•..•. 2 7 III.1. La famille des Zygophyllaceae ... 28

III.1.1. Le genre Peganum ... 28

III.1.2. L'espèce Peganum harmalla ... 28

III.1.2.1. La présentation ... 29

Ill.1.2.2. La description botanique ... 29

III.1.2.3. La répartition géographiqu ... .30

III.1.2.4. La composition chimique ... .30

III.1.2.5. L'utilisation en médecine traditionnelle ... 31

III.1.2.6. Les études antérieures ... 31

III.2. La famille des Apiaceae ... 32

III.2.1. Le genre Coriandrum ... 32

III.2.2. L'espèce Coriandrum sativum ... .33

III.2.2.1. La présntation ... 3 3 III.2.2.2. La description botanique ... .33

III.2.2.3. La répartition géographique ... .34

(5)

IIl.2.2.5. L'utilisation en médecine traditionnelle ... 35

IIl.2.2.6. Les études antérieures ... .35

111.3. La famille des Rhamnaceae ... 38

111.3.1. Le genre Ziziphus ... 38

III.3.2. L'espèce Ziziphus spina-christi ... .38

111.3.2.1. La présentation ... 39

111.3.2.2. La description botanique ... .39

IIl.3 .2.3. La répartition géographique ... .40

IIl.3.2.4. La composition chimique ... .40

111.3.2.5. L'utilisation en médecine traditionnelle ... .40

111.3.2.6. Les études antérieures ... 41

IIl.4. La famille des Ranunculaceae ... .42

111.4.1. Le genre Nigella ... 42

IIl.4.2. L'espèce Nigella sativa ...... .43

111.4.2.1. La présentation ... 43

IIl.4.2.2. La description botanique ... .44

III.4.2.3. La répartition géographique ... .44

IIl.4.2.4. La composition chimique ... .44

111.4.2.5. L'utilisation en médecine traditionnelle ... .45

III.4.2.6. Les études antérieures ... .45

111.5. La famille des Oleaceae ... 46

111.5.1. Le genre Olea ... 46

IIl.5.2. L'espèce Olea europaea ... .47

111.5.2.1. La présentation ... 47

III.5.2.2. La description botanique ... .48

IIl.5.2.3. La répartition géographique ... .48

III.5.2.4. La composition chimique ... .48

IIl.5.2.5. L'utilisation dans la médecine traditionnelle ... .48

111.5.2.6. Les études antérieures ... .49

Conclusion ... 50

(6)

liste des

figure~

Figure 1 : Principaux acides hydroxybenzoïques ... .4

Figure 2 : Principaux acides hydroxycinnamiques ... 5

Figure 3 : La structure chimique des flavonoïdes ... 6

Figure 4: La structure de tanins condensés ... 7

Figure 5 : La voie du shikimate ... 8

Figure 6: La biosynthèse des composés phénoliques par la voie de phénylpropanoide ... 9

Figure 7 : La biosynthèse des flavonoïdes par la voie de l'acétate ... 10

Figure 8 : Schéma de la forme adulte d' E. granulosus ... 18

Figure 9 : Schéma d'un oeuf d' E. granulosus ... 19

Figure 10: Cycle parasitaire d' E. granulosus ... 20

Figure 11 : Schéma d'un kyste d'E. granulosus ... 22

Figure 12 : Schéma de la formation des vésicules filles ... 22

Figure 13: Distribution géographique de l'échinococcose kystique ... 23

Figure 14 : Peganum harmala ... 29

Figure 15: Dessin représentant la plante entière de Peganum harmala L. ... .30

Figure 16: Coriandrum sativum ... 33

Figure 17 : Dessin représentant la plante entière de Coriandrum sativum ... .34

Figure 18 : Ziziphus spina-christi ... 39

Figure 19 : Graine de Nigelle ... 42

Figure 20 : Dessin représentant la plante entière et ses annexes de Nigella sativa ... .44

(7)

liste des tablean"

Tableau 1: L'effet in vitro de l'extrait éthanolique de Peganum harmala sur le pourcentage de la viabilité de protoscolex d' E. granulosus ... 32 Tableau 2: L'effet de l'extrait phénolique des graines de Coriandrum sativum à concentration de 0,25 g / ml sur la viabilité des protoscolex d' Echinococcus granulosus ... 36 Tableau 3: L'effet de l'extrait phénolique des graines de Coriandrum sativum à concentration de 0,5 g / ml sur la viabilité des protoscolex d' Echinococcus granulosus ... 36 Tableau 4: L'effet de l'extrait phénolique des graines de Coriandrum sativum à concentration de 0,6 g / ml sur la viabilité des protoscolex d' Echinococcus granulosus ... 37

Tableau 5: L'effet de l'extrait phénolique des graines de Coriandrum sativum à concentration de 0,75 g / ml sur la viabilité des protoscolex d' Echinococcus granulosus ... 3 7 Tableau 6: L'effet de différentes concentrations des extraits aqueux des feuilles, des fruits, et des bois de Ziziphus spina-chriti L sur les protoscolex d'Echinococcus granulosus ... 41 Tableau 7: Effet de l'extrait aqueux des graines de Nigella sativa sur le taux de réduction, le diamètre et la taille du kyste hydatique chez les souris ... .46

(8)

ADN : Acide Désoxyribo Nucléique

AMPc : Adénosine Monophosphate Cyclique. C6Cl : Structure de type phénylméthane C6C3 : Structure de type phénylpropane

CoA : Co-enzyme A

E.L.I.S.A : Enzyme Linked Immuno Assay

EPS : l'extraction en phase solide

FAS: Fatty Acid Synthase

IDV : Human Immuno defecience virus.

HPLC : Chromatographie Liquide à Haute Performance (High Performance Liquid Chromatography)

OH : Le radical hydroxyl

PAIR: Ponction-Aspiration-Injection-Réaspiration

PHE : phénylalanine

R.1.A : Réactions radio-Immunologiques

(9)
(10)

Introduction

L'hydatidose ou l'échinococcose, causée par les larves d' Echinococccus granu/osus est une maladie cosmopolite qui sévit à l'état endémique dans de nombreuses régions du monde notamment en Afrique du Nord où elle sévit à l'état endémique et représente un problème de santé publique (Sadjjadi, 2006; Eckert et al., 2001 ; Dar et Alkarmi, 1997 ). L'origine canine de cette maladie, décrite par Hippocrate au 4ème siècle avant J.C., a été mise à jour par Al-Razi au 9éme siècle (Craig et Larrieu, 2006 ; Dar et Alkarmi, 1997).

Malgré plusieurs essais de lutte, l'échinococcose est toujours une cause de morbidité et de mortalité dans de nombreuses régions du monde, aussi bien en Europe, qu'en Amérique du Nord ou du Sud. L'avancée des technologies peut laisser entrevoir un espoir de régression de l'infection, mais le facteur humain pèse beaucoup dans la persistance du cycle et entrave bien souvent la réalisation des plans de contrôle. L'échinococcose reste encore aujourd'hui un problème majeur de santé publique et économique dans beaucoup des pays.

Dans le cadre du traitement d'échinococcose (ou l'hydatidose) et la recherche de nouvelles molécules antiparasitaires contre cette maladie, actuellement, les recherches se tournent vers les remèdes traditionnels à base de plantes médicinales. Les plantes étaient et sont toujours une source essentielle de médicaments.

Aujourd'hui encore, une majorité de la population mondiale, plus particulièrement dans les pays en voie de développement, se soigne uniquement avec des remèdes traditionnels à base de plantes. L'industrie pharmaceutique moderne elle-même s'appuie encore largement sur la diversité des métabolites secondaires végétaux pour trouver des nouvelles molécules aux propriétés biologiques inédites.

Dans ce contexte, nous essayons dans notre mémoire de donner des généralités sur le parasite en cause de l'hydatidose: Echinococcus granu/osus, des généralités sur les polyphénols, et de présenter des exemples de recherches scientifiques qui ont été réalisées dans ce domaine et qui ont permis de donner une validation à l'utilisation traditionnelle de nombreuses plantes à activité antiparasitaire contre E. granulosus.

(11)
(12)

1.1. La définition

Les polyphénols constituent une famille de molécules très largement répondues dans le règne végétal. On les trouve dans les plantes, depuis les racines jusqu'aux fruits (Buleon et Métayer, 2004). Les polyphénols sont des métabolites secondaires caractérisés par la présence d'un ou plusieurs groupes hydroxyles (OH), attachés à un noyau aromatique (Harbone, 1994). En bref, les composés polyphénoliques sont des dérivés non azotés dont le ou les cycles aromatiques sont principalement issus du métabolisme de l'acide shikimique ou (et) de celui d'un polyacétate (Bruneton, 1999). Les polyphénols constituent un groupe de substances variées et ubiquistes dont font partie les acides phénoliques, les flavonoïdes, les tanins et les lignines (Marouf, 2000).

1.2. La distribution et localisation des composés phénoliques

Les composés phénoliques (les acides phénoliques, les flavonoïdes, et les tanins) sont très répondus dans le règne végétal. les acides phénoliques sont largement abondant dans les familles des Asteraceaes, des Lamiaceaes, desSalicaceaes, et des Rosaceaes que ce soit au niveau de leurs feuilles, de leurs fleurs ou de leur écorces (Sahpaz, 2012).

Les végétaux les plus riches en flavonoïdes sont les raisins, le thé, et la pomme de terre au niveau de leurs feuilles, et de leurs fruits. Les tanins sont particulièrement abondants dans les familles des Lytheraceaes, des Hamamedilaceaes, des Abetaceaes et des Vitaceaes, qui s'accumulent dans les feuilles et les écorces (Sahpaz, 2012).

1.3. La classification

Une classification de ses substances a été proposée par HARBORNE en 1980. On peut distinguer les différentes classes des polyphénols en se basant d'une part, sur le nombre d'atomes constitutifs et d'autre part, sur la structure de squelette de base. Les principales classes sont largement répandues : les acides phénoliques, les flavonoïdes, les tanins, et les lignines (Harbome, 1980).

1.3.1. Les acides phénoliques

Les acides phénoliques sont largement distribués dans les fruits, les tiges et les feuilles des légumes. De plus, le thé vert et le vin rouge sont riches en ces composes (Benabdallah, 2000). Deux sous-groupes peuvent être distingués :

(13)

Rl H H H H H H

Chapitre 1 :Les polyphénols

~ Les acides hydroxybenzoïques: sont des dérivés de l'acide benzoïque, Ont une

structure générale de base de type (C6-Cl) existent souvent sous forme d'esters ou de glycosides. Les acides hydroxybenzoïques les plus abondants sont répertoriés dans la figure 1.

R2

Rl

R3

OH

R2 R3 R4 Acides phénoliques H H H Acide benzoïque H OH H Acide p-hydroxybenzoïque OH OH H Acide protocatechique

OCH3 OH H Acide vanillique

OH OH OH Acide gallique

OCH3 OH OCH3 Acide syringique

OH H H H Acide salicylique

OH H H OH Acide gentisique

Figure 1 : Principaux acides hydroxybenzoïques (Sarni et Cheynier, 2006).

~ Les acides hydroxycinnamiques : dérivent de l'acide cinnamique, ont une structure

générale de base de type (C6-C3) existent souvent sous forme combinée avec des

molécules organiques, la figure 2 représente les principaux acides

(14)

O

H

0

Rl R2 R3 Acides phénoliques H H H Acide cinnamique H OH H Acide p-coumarique OH OH H Acide caféique

OCH3 OH H Acide férulique

OCH3 OH OCH3 Acide sinapique

Figure 2: Principaux acides hydroxycinnamiques (Sarni et Cheynier, 2006). 1.3.2. Les flavonoïdes

Le nom flavonoïde (figure 3) est dérivé du mot « flavus » en latin qui signifie jaune. Ils sont des composés phénoliques, qui ont une origine biosyntitique commune et par conséquent, possèdent tous un même squelette de base à quinze atome de carbones, constitué de deux unités aromatiques, deux cycles (A et B) en C6 reliés par une chaine en C3 (Bruneton, 1999). Les flavonoïdes sont très répondus à l'état naturel. Ils se répartissent en 6 familles de composés qui sont les Flavones, les Flavonols, les Flavanols, les Flavanones, les Anthocyanidines, et les Isoflavones (Balentine, 1997).

(15)

Flavanones 3' 0 5=7=4'=0H 5=7=3' =OH,4'=0CH3 Naringénine-7-néohespéridoside Hespéritine-7-rutinoside Fl.,,onols 3' 0 Kaempferol: 5=7=4'=0H Querc~ine: 5=7=3'=4'=0H Morine: 5=7=2'=4'=0H Myricétine : 5=7=3'=4'=5'=0H Naringénine Hespéritine Naringine Hespéridine

Chapitre I :Les polyphénols

Flavanols 3'

2

'

04'

..

..

,~

1

5

6' 5 OH 5=7=3'=4'=0H 5=7=3'=4'=0H 5=7=3'=4'=5'=0H 5=7=3'=4'=0H, 3-gallate Catéchine (2*R, 3*S) Épicatéchine (2*R, 3*R) Épigallocatéchine (2*R, 3*R) Épicatéchine gallate Anthocyanldlnes Pélargonidine: 5=7=4'=0H Cyaridine : 5=7=3'=4'=0H Delphinidine: 5=7=3'=4'=5'=0H Malvidine: 5=7=4'=0H, 3'=5'=0CH3 Anthocyanlnes Cyanidine 3-glucoside Cyanidine 3-galactoside Cyanidine 3-rutinoside Malvidine 3-glucoside

Figure 3 : La structure chimique des flavonoïdes (Balentine, 1997).

1.3.3. Les tanins

Ils représentent un groupe hétérogène assez difficile à définir de façon rigoureuse et concise car il n'y a pas de structure chimique de base. Leurs structures chimiques sont en effet variées et rassemblées en famille en fonction d'activités communes.

De se fait, toute classification chimique des tanins est forcément arbitraire. Cependant, on se réfère souvent à une distinction entre tanins hydrolysables et tanins condensés.

~ Tanins hydrolysables : ils sont constitués par une molécule de sucre (le glucose le plus souvent) estérifiée par l'acide gallique ou un de ses dérivés (acide ellagique, chébulique ou valonique ). Ils sont facilement hydrolysables par voie chimique ou enzymatique (figure 4).

~ Tanins condensés : ce sont des produits de la polymérisation de flavan-3-ols (catéchines) et flavan-3,4-diols (leucoanthocyanidines). Ils sont aussi désignés aussi sous le nom de « tanins catéchiques » et ne sont hydrolysables que dans des conditions fortement acides (Edwin, 1996).

(16)

OH OH

catéchine OH gallocatéchine Œi

HO HO Œi OH OH OH Œi Œi Œi HO gallate de catéchine OH 0 HO HO OH

Figure 4 : La structure de tanins condensés (Edwin, 1996). 1.3.4. Les lignines

Ces composés de haut poids molécules contribuent à former, avec la cellulose et les dérivés hérni-cellulosiques, la paroi des cellules végétales. Ce sont des polymères tridimensionnels résultant de la condensation ( copolymérisation) de trois alcools phénylpropéniques (Edwin, 1996).

1.4. La biosynthèse

On note différentes voies de biosynthèse des polyphénols : 1.4.1. La voie du shikimate

Les acides aminés aromatiques (phénylalanine et tyrosine) sont à l'origine de la plupart des molécules phénoliques chez les végétaux. Ces acides aminés sont formés à partir des sucres simples issus du métabolisme primaire par la voie de l'acide chikimique. La désamination de la phénylalanine donne naissance au précurseur direct des phénols (figure 5). La voie de shikimate joue un rôle critique pour contrôler le métabolisme de la voie de

(17)

Chapitre I :Les polyphénols

coo- phosphoenolpyruvate

1

c

---0

--®

Il CH2 H 1 C==O

H-!

---œ

H-6- 0H 1 H-c-o- ®

~

-

®

erythrose - 4 - phosphate

3-des oxyarabi n oh eptulosenate- 7-phosphate

coo· 1 C=O 1 H- C- H 1 HO -C- H H- J-OH

H

-

t

-

®

H-

Î

-o-®

coo· AS-dehyd<oxy,hil<imaœ

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H

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H

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~

~

c(

'coo

~

~

-

®

l

phenylalanine tyrosine tryptophane naphlhoquinone p-aminobenzoate

Figure 5 : La voie du shikimate (Kening et al., 1995).

1.4.2. La voie de phénylpropanoide

La voie de phénylpropanoide commence par la phénylalanine (Phe) qui fournit en plus

des principaux acides phénoliques simples, coumarines, isoflavonoïdes, flavonoïdes, acide

salicylique, des précurseurs de lignine, qui est quantitativement le second biopolymère le plus

(18)

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1 1 1

:Syrtngyt lignine

Figure 6 : La biosynthèse des composés phénoliques par la voie de phénylpropanoide (Mouffok, 2011).

1.4.3. La voie de l'acétate

Cette voie donne naissance aux flavonoïdes dont le squelette de base a une double origine:

~ 3 molécules d'acétyl Co-enzyme A (CoA) (cycle A)

~ une molécule de p-coumaryl CoA (cycle B et l'hétérocycle C).

La condensation de ces unités donnes naissance aux flavonoïdes et particulièrement aux pigments anthocyanes et flavones ou encoaare certains monomères de types flavon dont la polymérisation conduite aux tanins condense (figure?) (Ribereau, 1968).

(19)

Chapitre 1 :Les polyphénols

1

_______

Hydrates.de c<U:boue

---i

PIWI)-~ - - - - . 4-CouUL.~royl-CoA Attt)·lCoA

• - - - MalonylCoA

_J

4 ;2' ;4'-lrilrydmxycbalmnc CHALCO).;E 11:.n-anoJl• 0 FLAVAXONE

1

..__ _ _ _ _ _ _ _ _ _ ...,. ISOIL..\"\"O::'\"E

CQ-o

0

3 ; 4 dihydi·oxyfla\-.ne @t 3 hydroxyfla. ,-ane

(PR.OA:..r!HOCYA?l."'IDINES) (CATECHOLS)

l

l

TA~D:S CONDE~SES

cxx<?

Figure?: La biosynthèse des flavonoïdes par la voie de l'acétate de (Gerhard, 1993).

1.5. L'extraction

L'isolement des composés phénoliques des plantes par extraction est généralement un

processus très difficile compte tenu de la variété de composés qu'il est possible de trouver dans les échantillons naturels. (Antolovich et al., 2000).

(20)

Il existe plusieurs techniques utilisées pour l'extraction des polyphénols. La macération ou l'extraction par solvant, connue comme une méthode traditionnelle, a été couramment employée (Spigno et De Faveri 2007 ; Budic et al., 2005). Cette procédure, malgré les temps longs d'extraction et l'utilisation d'une quantité considérable de solvants, est relativement peu coûteuse. En plus, elle se déroule à température ambiante ce qui est très positif pour conserver l'intégrité des molécules polyphénoliques qui sont sensibles aux changements de température. L'extraction au Soxhlet, parfois combinée avec des techniques de percolation et d'immersion, a été communément employée afin d'obtenir un bon rendement d'extraction des polyphénols (Al-Bandak et Oreopoulou, 2007 ; Escribano et Santos, 2003). Cette méthode est très appréciée car elle permet de faire des extractions en continu tout en restant simple et relativement peu coûteuse. Cependant, les manipulations séquentielles, les longs temps d'extraction et le travail à des températures d'ébullition peuvent constituer des inconvénients. L'extraction assistée par ultrasons est une autre technique souvent employée qui utilise des solvants liquides (Proestos et Komaitis, 2006).

Il existe aussi d'autres techniques d'extractions telles que l'extraction par des pH différents (Escribano et Santos, 2003), l'extraction en phase solide (EPS) (Escribano et Santos, 2003), l'extraction par fluide supercritique a pris, et l'extraction assistée par micro-ondes. Cette dernière est une nouvelle technique qui combine l'utilisation des micro-ondes et d'autres méthodes d'extraction traditionnelles. (Lavoie et Stevanovic, 2005 ; Csiktusna et al., 2000 ; Hemwimon et al., 2007).

En général, le choix de la méthode d'extraction dépendra de la nature des composés, de la nature de l'échantillon (graines, feuilles, ramilles) et de son état physique (Antolovich et al,

2000).

1.6. La quantification

L'estimation des polyphénols se fait couramment à travers les méthodes colorimétriques et d'analyse par chromatographie liquide haute pression (HPLC)

1.6.1. Les méthodes spectrophotométriques

Elles sont couramment utilisées, principalement pour leur simplicité, leur sensibilité élevée. La teneur en polyphénols totaux est déterminée par le test de FolinCiocalteu (760 -765 nm), (Kim et al., 2003 ; Djeridane et al., 2006) ou le test du Prussian Blue (Donatien, 2009). Une courbe d'étalonnage est établie avec l'acide gallique et les résultats sont exprimés en équivalence d'acide gallique. Ces tests ayant comme principe le phénomène

(21)

d'oxydo-Chapitre 1 :Les polyphénols

réduction ne sont pas spécifiques à une classe de polyphénols et souffrent d'interférences avec les amino-acides de type tyrosine et d'autres composés non phénoliques tels que l'acide ascorbique (Donatien, 2009).

Les flavonoïdes sont quantifiés par la méthode du trichlorure d'aluminium ; les tests de vanilline I acide chlorhydrique et butanol I acide chlorhydrique sont respectivement utilisés pour l'analyse de la catéchine et des proanthocyanidines. Des courbes d'étalonnage sont établies avec la catéchine en qualité de standards. Les résultats sont exprimés en équivalence et ne présentent pas de spécificité.

1.6.2. L'analyse par chromatographie liquide haute performance (HPLC)

La chromatographie liquide haute pression est sans doute la technique d'analyse, de caractérisation d'extraits en composés phénoliques la plus utilisée (Gomez et al., 2006) car présentant une haute résolution, une reproductibilité élevée, et une durée d'analyse relativement courte (Wollgast et Anklam, 2000). Elle peut être employée pour la séparation, la détermination quantitative, et l'identification des polyphénols.

1. 7. Les propriétés biologiques

1.7.1. Les propriétés antimicrobiennes des polyphénols

Les composés phénoliques sont souvent des molécules de défense contre les organismes pathogènes, il n'est donc pas surprenant que certains de ces composés possèdent un potentiel en thérapeutique contre les microorganismes (bactéries, virus, champignons et parasites) (Crozier et al., 2009).

1.7.1.1. Propriétés antiparasitaires

De nombreux composés phénoliques en particulier les flavonoïdes possèdent des propriétés antiparasitaires. Plusieurs travaux ont bien confirmé cette propriété.

En 2006, Tasdemir et al ont montré que toutes les flavones et les flavon-3-ols sous forme aglycone sont actifs contre Leishmania donovani. Aussi les isoflavonoïdes non glycosylés possèdent une activité importante contre Trypanosoma brucei rhodesiense (Tasdemir et al.,

2006).

Dans une autre étude, menée par Batista et al en 2009, et Botta et al en 2009, ils sont trouvés que un certain nombre d' isoflavonoïdes prénylés dont des roténoïdes inhibent la croissance de différentes souches de Plasmodium falciparum. Ils ont trouvés aussi que les roténoides

(22)

contenant une unité prényle ou 2,2-diméthylpyrano sont plus actifs que les roténoides non prénylés de plus, la présence du carbonyle en 5 semble indispensable à l'activité (Botta et al.,

2009). Les biflavonoïdes sont également connus comme de bons antiplasmodiaux (Batista et al., 2009).

1.7.1.2. Les propriétés antibactériennes

Plusieurs travaux comme celui de Scalbert et Williamson (1991) ont montré que différents polyphénols avaient une activité antibactérienne (Scalbert et Williamson, 1991 ). Les flavonoïdes pourraient exercer des effets antibactériens puisqu'ils sont de puissants inhibiteurs in vitro de l' ADN gyras (Mbaveng et al., 2008). Cette propriété antibactérienne est confirmée par plusieurs études à savoir celle réalisée par Herikrishna et al en 2004 qui ont mis en évidence ce pouvoir antibactérien. D'autre part, une étude a montré l'effet bactéricide de différentes flavanones sur une souche de Staphylococcus aureus.

Harikrishna et al en 2004 ont montré le pouvoir antibactérien d'un flavonoïde glucoside « prunine-6-0-p-coumarate » contre deux souches de bactéries gram positif, Bacillus subtilis et Staphylococcus a/bus.

On plus les tanins ont été rapportées comme bactériostatique ou bactéricide sur plusieurs souches bactériennes: Aeromonassobria, Staphylococcus aureus, salmonella, d'E.coli,

Vibrion, Bacillus anthracis, Klebsiellapneumoniae ..... (Sylvie, 2011). Aussi l'acide tanique a inhibé la croissance des bactéries des aliments comme Enterobacter aerogenes, Y arsinia enterocolitica, et Alealigenes faecalis.

1.7.1.3. Les propriétés antivirales

Les flavonoïdes sont capables également d'agir aux ru veaux de la synthèse des protéines virales. Musci et Pragai en 1985 ont montré une corrélation entre l'effet inhibiteur de certains flavonoïdes sur les virus d'herpès et leur capacité à augmenter les taux intracellulaires en AMPc dans les cellules infectées. Des travaux ont mise en évidence un impact des flavonoïdes sur les rétrovirus HIV responsable de syndrome d'immunodéficience acquis (SIDA), aussi les flavonoïdes se sont avérés de bons inhibiteurs de la transcriptase reverse (Mbaveng et al., 2008).

Une autre étude menée par Andres et al en 2009 a montré que la catéchines du thé vert et en particulie épigallocatéchine gallate inhibé la réplication du virus de la grippe, et cet effet a été observé dans tous les sous-types de virus de l'influenza, y compris A/HlNl, A/H3N2 et B

(23)

Chapitre I :Les polyphénols

virus (Andres et al., 2009). Les virus, sont aussi sensibles à l'effet des tanins, différents tanins

ont été rapportées d'inactiver le virus Tobacco mosaïque, et le poliovirus.

Les oligomères proanthocyanidines aussi présentent une activité antiviral contre les virus respiratoire syncytium (RSV), et le virus de l'hépatite A et B (Cushnie et Lamb, 2005).

1.7.1.4. Les propriétés antifongiques

L'activité antifongique des flavonoïdes et aussi établie, une étude faite sur Dianthus

caryphyllusa montré l'efficacité de ces flavonoïdes sur des souches fongiques. Plusieurs types

de champignons sont inhibés par les tanins par exemple les champignons filamenteux comme

Aspergillus niger, Botrytis cinerea, Penicillium et trichoderma viride (Cushnie et Lamb,

2005).

1. 7 .2. Autres propriétés

Les polyphénols possèdent aussi d'autres propriétés à savorr: l'activité

anti-inflammatoire, l'activité anticancéreuse, l'activité insecticide, l'activité anti-estrogénique, l'activité anti-radicalaire (Potentiel antioxydant), l'activité sur les maladies neuro-dégénératives, et l'activité sur le système cardio-vasculaire (Sylvie, 2011).

En effet, en 2007 Gonzàlez et al., ont montré que les flavonoïdes possèdent des propriétés anti-inflammatoires et qu'ils sont capables de moduler le fonctionnement du système immunitaire par inhibition de l'activité des enzymes qui peuvent être responsables des inflammations, ils peuvent aussi moduler l'adhésion des monocytes durant l'inflammation athérosclérosique en inhibant l'expression des médiateurs inflammatoires (Gonzàlez et al., 2007).

En 2005 Brusselmans et al., ont montré que certains flavanols (épigallocatéchine-3-gallate) représentent des effets cytotoxiques sur les cellules cancéreuses de prostate, ces effets sont

corrélés avec leur capacité à inhiber les enzymes clés lipogéniques FAS (Fatty Acid Synthase)

(Brusselmans et al., 2005).

Les flavonoïdes inhibent aussi les enzymes, telles que l'AMP cyclique phosphodiesterase et

ATPase Ca2

+

dépendante, responsables de la libération de l'histamine à partir des monocytes

(24)

Chapitre II:

(25)

Chapitre II : Echinococcus granulosus

11.1. Le genre Echinococcus

L 'Echinococcus est un parasite qui cause l' echinococcose. Il s'agit de petits vers de la sous classe des Eucestoda et de la famille des Taeniidae. Quatre espèces différentes sont décrites au sein du genre Echinococcus, à savoir E. granulosus, E. multilocularis, E.

oligarthrus et E. vogeli. Ces parasites perpétuent leur cycle en utilisant obligatoirement deux hôtes, l'un intermédiaire, l'autre définitif. L'hôte définitif est toujours un carnivore qui abrite la forme adulte du ver. Les hôtes intermédiaires, quant à eux, hébergent la forme larvaire du parasite encore appelée métacestode (Eckert et al., 2001a).

Les espèces du genre Echinococcus présentent certains caractères propres les différenciants des autres Tœniidae. Certains ténias peuvent mesurer à l'état adulte plusieurs mètres et comprendre plusieurs centaines de segments, tandis que les échinocoques ne dépassent que rarement 7 mm de longueur et n'ont pas plus de sept segments (Veit et al., 1995). A l'intérieur du genre Echinococcus la définition des différentes espèces s'est toujours basée sur la morphologie des parasites adultes et des métacestodes (forme larvaire), en combinaison avec des paramètres biologiques et épidémiologiques (Thompson et Lymbery, 1995).

L'espèce responsable de l'hydatidose étant Echinococcus granulosus, nous nous intéresserons seulement à celle-ci par la suite. Et le terme « échinococcose » fera uniquement référence à l'échinococcose à E. granulosus (Thompson et Lymbery, 1995)

11.2. L' Echinococcus granulosus

11.2.1. La défmition

Echinococcus granulosus ou échinocoque du chien est un très petit ténia dont l'adulte parasite l'intestin grêle du chien et dont la forme larvaire ou hydatide peut se développer chez l'homme en donnant les divers tableaux de l'hydatidose. Le réservoir naturel est souvent le mouton (McManus et Thompson, 2003). L' Echinococcus granulosus est un Plathelminthe,

Cestode, Cyclophylidé (Belkaid et al., 1999).

Il existe plusieurs sous espèces d' Echinococcus granulosus, à savorr Echinococcus

granulosus granulosus, Echinococcus granulosus brealis, Echinococcus granulosus equinus

et Echinococcus granulosus canadensis. Ces sous espèces se différencient par : (Belkaid et

al., 1999) la longueur totale du ver, le nombre de segments, l'importance du dernier segment par rapport à la longueur totale, le nombre, les dimentions et les formes des crochets, le nombre de testicules et leur disposition, la forme de l'ovaire, la situation du pore génital, la disposition de l'utérus dans le segment ovigère, et l'aspect de la larve.

(26)

11.2.2. La classification

Echinococcus granulosus est un parasite responsable de l'hydatidose (ou kyste hydatique) appartenant (Craig et al., 2007; Ito et al., 2006; Yang et al., 2006):

Embranchement : Plathelminthes Classe : Cestodes Sous classe Ordre Famille Genre Espèce : Eucestodes : Cyclophylidés : Taeniidae : Echinococcus : Echinococcus granulosus. 11.2.3. La morphologie

Le taenia Echinococcus granulosus se présente sous trois formes, l'adulte qui vit fixé entre les villosités de l'intestin grêle de l'hôte définitif, l'oeuf qui contient un embryon hexacanthe à six crochets et la larve ou kyste hydatique.

11.2.3.1. La morphologie de l'adulte

L'adulte est un petit cestode mesurant 3 à 4 mm de long (figure 8). La tête ou scolex

porte quatre ventouses et deux rangées de crochets (30 à 38 crochets mesurant 25 à 40 µ)qui assurent sa fixation à la muqueuse intestinale de l'hôte définitif qui est le chien. Le cou est étiré et fin. Le corps ou strobile est constitué de 3 ou 4 anneaux dont seul le dernier, appelé

ségment ovigère, arrive à maturité et renferme un utérus rempli d'oeufs mûrs ou

(27)

Chapitre Il : Echinococcus granulosus

SC:OI FX _ _ .,

cou

"---- '-....ROSTRE portant 2 couronnes de crochets

--.... 4

VENTOUSES

SEGMENT

1

NDIFFEREN CIE

~---

Organes gènitaux

SEGMENT OVIGERE

de longueursupérteuœ

~

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i.;urµl>

male et femelle

PORE GENITAL simple, latéral

e1 situé d:ans la moitié postérieoure

de

chaque seogment

...,... UTERUS

ramifié

conte na nt les embryophores

Figure 8: Schéma de la forme adulte d'E. granulosus (Lausier, 1987).

11.2.3.2. La morphologie de l'oeuf

Les oeufs sont ovoïdes 30 à 40 µ (figure 9) et renferment un embryon, hexacanthe (Belkaid et al., 1999) appelé encore oncosphère. L'embryophore est un revêtement épais, dur, résistant et imperméable formé de plaques polygonales composées d'une protéine similaire à

la kératine qui confère à l' oeuf sa résistance dans le milieu extérieur et lui donne ces striations sombres et visibles au microscope (Morseth, 1965).

Les oeufs libérés dans le milieu extérieur sont directement infectieux pour l'hôte intermédiaire. Si des oeufs sont encore immatures au moment de leur expulsion, ils pourront continuer leur maturation dans le milieu extérieur si les conditions sont favorables (Gemmel et Lawson, 1986). Ils sont immédiatement infestants et le demeurent même après 54 jours à -26°c ou 24 h à+ 51°c, dans le formol à 40 % après 2 semaines (Belkaid et al., 1999).

(28)

Crochet

Cellule

musculaire Oncosphère Membrane oncosphérale Enveloppe externe E mbryophore Enveloppe Couche granulaire interne

Cellule germinale

Cellule gl adulaire

Figure 9 : Schéma d'un oeuf d' E. granulosus (Eckert et al., 2001)

11.2.4. Le cycle naturel 11.2.4.1. Le cycle naturel

Le Ténia adulte vit dans l'intestin du chien qui est donc l'hôte définitif. (D'autres canidés peuvent héberger le ténia adulte). Parvenu à maturité le dernier anneau se détache, il est rejeté avec les déjections du chien, puis lysé sur les sols, libérant les embryophores qui sont hautement résistants aux facteurs physiques et peuvent rester longtemps infectieux. Le mouton et plus rarement un autre herbivore se contamine en broutant l'herbe souillée. Lorsque l' œuf arrive dans l'estomac de l'animal sa coque est dissoute et libère l'embryon hexacanthe. Ce dernier grâce à ses crochets et à ses sécrétions enzymatiques va traverser la paroi du tube digestif au niveau des premiers segments de l'intestin grêle et gagne le foie (plus rarement d'autres organes). A ce niveau, il se transforme en larve hydatide, qui n'atteint son complet developpement que quelques mois voire des années après son installation dans l'organisme (figure 10).

Le chien s'infeste en dévorant les viscères hydatifères du mouton. Les scolex ingérés donneront des ténias adultes 6 semaines après la contamination (Belkaid et al., 1999).

(29)

-

-A

O

Chapitre II : Echinococcus granulosus

,.. lnil!dive stage

A

=

Oiagnostic Stage

Figure 10 : Cycle parasitaire d' E. granulosus (Centrs for disease control and prevention, 2009).

11.2.4.2. Le cycle accidentel chez l'homme

L'homme est un hôte accidentel dans ce cycle, car il ne permet pas la poursuite du cycle (sauf exception). Il prend la place de l'hôte intermédiaire dans le cycle. Des kystes hydatiques peuvent donc se développer dans son organisme. Par contre, il n'héberge jamais le stade adulte dans son intestin grêle (Euzeby, 1971). L'homme se contamine directement en ingérant des embryophores après avoir été en contact avec un chien parasité. L'infestation du chien entraine chez ce dernier un prurit anal qui oblige l'animal à lécher la zone irritée et par la même disséminer les embryophores sur son pelage.

La contamination indirecte par l'intermédiaire d'eau, d'aliments et d'objets souillés par les déjections du chien parasité est également possible.

L'évolution larvaire est comparable à celle observée chez le mouton. L'oeuf éclot dans l'estomac, libère un embryon hexacanthe qui franchit la paroi intestinale et passe dans la circulation porte qui le véhiculera jusqu'au foie ou généralement il s'arrête. S'il franchit ce

20

(30)

premier barrage viscéral, il poursuit sa migration et par voie sanguine peut atteindre le poumon ou n'importe quel organe (coeur, rate, rein, os ... ) (figure 10). L'embryon hexacanthe se transforme lentement en larve hydatique, qui en quelques années peut atteindre la taille d'une tête d'enfant (Belkaid et al., 1999).

11.2.5. La structure de l'hydatide

L'hydatique (ou métacestode ou larve) est une vésicule sphérique contenant du liquide sous pression et mesurant de quelques millimètres à plusieurs centimètres de diamètre (Thompson et Lymbery, 1995). L'hydatide formée est une sphère creuse (figure 11) délimitée par (Belkaid et al., 1999) :

~ Une membrane adventice dûe àune réaction fibreuse péri-kystique variable selon les viscères.

~ Une membrane cuticulaire (externe), an-kyste jouant le rôle de filtre selectif pour les échanges hôte-parasite (Belkaid et al., 1999). Elle est dure, élastique, acellulaire, et d'épaisseur variable (200 µm à 1 mm), enveloppant complètement les autres structures plusinternes (Euzeby, 1971).

~ Une membrane proligère (interne): elle représente l'élément noble du parasite. Elle est cellulaire et granuleuse.

A l'intérieur de l'hydatide (ou kyste hydatique) on retrouve (Belkaid et al., 1999):

~ Le liquide hydatique sous tension, clair, eau de roche renfermant des sels minéraux, sucres, lipides et des protides.

~ Les vésicules filles : endogènes et exogènes qui bourgeonnent à partir de la face interne (figure 12).

~ Les vésicules proligères : elles naissent par bourgeonnement de la membrane proligère. Ce bourgeon se vésiculise, grandit et donne naissance à des scolex. Entre l' adventrice et les membranes larvaires existe le plan de clivage chirurgical.

• 21 1 ~

(31)

Chapitre II : Echinococcus granulosus

KYSTE HYDATIQIJE

Figure 11 : Schéma d'un kyste d' E. granulosus (Lausier, 1987)

Vésicule-file irteme: ---,~--­

origine céphelique

Protoscolex

_ _ _ Vésicule-fille externe --~

Ori~ germin&tive Origine céphalique

capsules p-oligères fixées

Capsules proligères

détachées

+

Protoscolex bes

Sable hydatique

Figure 12: Schéma de la formation des vésicules filles (Euzeby, 1971)

(32)

Echinococcus granulosus est l'espèce d'échinocoque la plus répandue avec des zones de haute endémicité dans le Sud de l'Amérique (Argentine, Sud du Brésil, Chili, Pérou et Uruguay), sur le littoral de la méditerrané (Bulgarie, Chypre, Espagne, Grèce, Italie, Portugal, Roumanie et Yougoslavie), dans le Sud de l'ex URSS, au Moyen-Orient (Iran, Irak et Turquie), en Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie), en Afrique de l'Est, de l'Ouest et du

Centre (Kenya, Ouganda ... ), en Australie et en Nouvelle-Zélande (Figure 13), (Eckert et al., 200lb).

La répartition géographique est une affection cosmopolite avec des zones plus touchées qui sont les zones d'élevage: l'hydatidose suit le mouton comme son ombre (Belkaid et al., 1999). Sa répartition mondiale suit celle de l'élevage du mouton, hôte intermédiaire habituel. Rare en Europe et en Asie, il est particulièrement répandu en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Nord, dans le Middle East américain et en Argentine. Il tire son importance de

la fréquence et de la gravité habituelle des atteintes humaines dans ces régions

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Echinococcus _granulosus. ).

En Algerie les plus récents travaux situent l'index hydatiques à 7 pour 1 OO 000 habitants.

L'affection touche l'homme et le bétail et occasionne des <légats considérables devenant ainsi un véritable fléauet pose un grand problème publique (Belkaid et al., 1999)

23

(33)

Chapitre II : Echinococcus granulosus

Figure 13: Distribution géographique de l'échinococcose kystique (McManus et al., 2003).

11.2.7. Le diagnostic

Les examens radiologiques (Echographie, Scanner, l.R.N.) sont d'un grand apport diagnostique dans cette maladie. L'hémogramme au stade du kyste avéré montre une

éosinophilie de 7 à 15 %, qui est augmentée lors des ruptures de kystes.

Le diagnostic immunologique peut être basé sur la détection des réponses immunitaires

(humorales et cellulaires) de l'hôte vis à vis du parasite (Belkaid et al., 1999).

11.2.7.1. Le diagnostic direct

Il est impossible de faire le diagnostic direct sauf en cas de vomique et des ponctions accidentelles de kystes : Le liquide renferme scolex et crochets.

11.2. 7 .2. Le diagnostic indirect

Il faut coupler principalement deux techniques :

~ Intradermo-réaction : Elle a été pratiquée pour la première fois avec Succés par casoni

en 1912 et porte depuis son nom. Elle a un grand intérêt du point de vue

épidémologique. Elle est simple à réaliser et assez sensible. Cependant elle présente

des réactions faussement négatives et ne permet pas de suivre l'évolution de la maladie.

~ Tests sérologiques: Les réactions d'agglutination, d'hémagglutination passive,

d'lmmunofluorecence et d'E.L.I.S.A. (Enzyme Linked Immuno Assay) sont des techniques trés utilisées et sont complémentaires. Elles sont de bonne sensibilité et d'assez bonne spécificité. Les techniques de précipitation telles que l'Immuno-Electrophorèse, l'Electro-Synérèse et d'Immuno-diffusion-double sont qualitatives. Elles sont spécifiques par la mise en évidence de l'arc 5 fraction majeure et immunogène du kyste hydatique.

D'autres techniques sont utilisées telles que les réactions radio-immunologiques (RI.A), le

test de dégranulation des basophiles humains, et le test à la vapeur. On peut rechercher les

antigènes circulants et les immus complexes circulants. L'immunologie est précieuse dans le contrôle des suites opératoires et dans les études épidémologiques.

Enfin, il faut reconnaitre l'existence d'un certain pourcentage des cas où des kystes bien

vivants, évoluent dans un contexte sérologique négatif (10 - 15 % ) dans les localisations

(34)

11.2.8. Le traitement

11.2.8.1. Le traitement chez l'homme

Pendant des décennies les seuls traitements pratiqués chez l'homme étaient l'excision chirurgicale conservatrice ou radicale (El Malki et al., 2006 ; Ameur et al., 2002 ; Larrieu et

al., 2000). Actuellement plusieurs options chirurgicale et non chirurgicale et / ou chimique

sont utilisées. Les traitements préconisés sont (Eckert et Deplazes, 2004) : la chirurgie, la PAIR (Ponction-Aspiration-Injection-Réaspiration), l'ablation percutanée par l'utilisation de la chaleur (percutaneous thermalablation) et la chimiothérapie qui ne donne pas toujours de bons résultats et son coût est élevé (Eckert et Deplazes, 2004).

Quand l'organisme n'a pas spontanément éliminé lui même le parasite, seul l'Albendazole (Zentel *) montre une certaine action sur les hydatides et permet d'envisager, à la dose massive de 2 gramme par jour pour suivie pendant des mois, un traitement médical, au moins dans les formes jeunes et non compliquées. Dans les autres cas (tardifs) le traitement repose sur une chirurgie d'exérèse idéalement codifiée

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Echinococcus _granulosus.). Les essais d' anthelminthiques n'ont pas encore donné des résultats probants, le traitement du kyste hydatique reste chirurgical (Belkaid et al., 1999).

11.2.8.2. Le traitement chez l'hôte intermédiaire

Il n'existe actuellement aucun traitement de routine contre E. granulosus. L'utilisation de benzimidazoles aux doses efficaces est trop coûteuse par rapport à la valeur de l'animal, notamment en élevage ovin. En effet, pour tuer les protoscolex présents chez le mouton, il faut utiliser par exemple du mebendazole à la dose quotidienne de 50 mg / Kg de poids vif pendant trois mois (Gasser et al., 1994). L'alternative au traitement antiparasitaire est la vaccination. La recherche sur un vaccin est actuellement en cours. Mais là encore, le problème du coût se posera en élevage ovin (Euzeby, 1971).

11.2.8.3. Le traitement chez l'animal

Chez les animaux, seule la chimiothérapie est utilisée chez les Canidés. En raison du coût élevé de la chimiothérapie, les hôtes intermédiaires domestiques ne sont pas traités. Chez le chien, l' échinococcose intestinale peut être traitée par l' epsiprantel à la dose quutidienne de 5,5 mg f Kg de poids vif par voie orale et le praziquantel à la dose de 5 mg /

25...,... '

(35)

-Chapitre II : Echinococcus granulosus

Kg de poids vif par voie orale, et 5, 7 mg / kg de poids vif par voie intramusculaire (Eckert et al., 2001).

11.2.9. La prophylaxie

Elle est théoriquement simple : Briser la chaine de transmission en intervenant sur plusieurs maillons qui la constituent.

pour le chien ( L'hôte définitif) lui interdire l'accès des abattoirs et la législation rigoureuse sur le chien par exemple l'abattage des chiens errants et le traitement des chiens parasités. Pour le mouton (ou autre herbivore) il faut faire la règlementation de l'abattage par la création d'abattoirs surveillés, la saisie et destruction par incinération des viscères parasités et aussi la transformation du type d'élevage, favoriser aussi l'élevage en pâturage gardé par les clôtures sans chiens.

Pour l'homme (l'hôte accidentel) l'éducation sanitaire doit jouer un grand rôle et doit commencer très tôt à l'école. La prévention de l'hydatidose reste une affaire de tous. Tous les secteurs de la vie publique doivent intervenir , la sensibilisation des parents d'enfants à risque doit jouer un grand rôle, et instaurer un programme de lutte et de surveillance contre l 'hydatidose et veiller à construire des abattoirs qui répondent aux normes sanitaires établies et lutter contre les abattages clandestins (Belkaid et al., 1999).

(36)

Chapitre III:

L'activité antiparasitaire des

polyphénols sur

(37)

Chapitre Ill: L'activité antiparasitaire des polyphénols sur Echinococcus granulosus

111.1. La famille des Zygophyllaceae

Les plantes appartenant à cette famille, sont très reconnaissables à l'aspect de ses herbes, arbustes, ou arbres, elles ont des feuilles stipulées, très polymo _ rphes.

Généralement, ces plantes renferment 10 étamines, le plus souvent, à stipules unies, un ovaire de 4 à 5 carpelles, à un ou plusieurs ovules par loge.

Ses fruits, sont en général, capsulés, loculicides, ou septicides, se dissociant en coques, parfois bacciformes, ou drupacés (Quezel et Santa, 1963).

Les Zygophyllaceae dans la classification de Sheahan et Chase, constituent une famille avec environ 285 espèces, qui se subdivisent en cinq sous-familles et 27 gemes (Sheahan et Chase,

1996 ; Sheahan et Chase, 2000).

Elles sont largement distribuées dans les régions arides, semi-arides, les terrains salés, et les pâturages désertiques (Quezel et Santa, 1963 ; Sheahan et Chase, 2000).

111.1.1. Le genre Peganum

Peganumest un geme de la famille des Zygophyllaceae. Le geme regroupe cinq espèces et est cultivée dans les régions tempérés chauds et dans les régions subtropicales. L'espèce la plus connue est Peganum harmala (Sheahan et Chase, 1996).

111.1.2. L'espèce Peganum harmalla

Le Peganum harmala (Figure 14) aussi appelé harmal ou rue de Syrie, est une espèce de plante médicinale de la famille des Zygophyllaceae, vivace, à fleurs blanc-jaunâtre.

Le harmal est une plante vivace, de souche ligneuse, de 40 cm de haut. Les feuilles alternes vert glauque, sont divisées en lanières étroites. Elles émettent une odeur désagréable quand on les froisse. Les fleurs de 2 cm possèdent 5 pétales blanc-jaunâtre, 10 à 15 étamines à filets très élargis à la base. Les 5 sépales étroits sont persistants. Ils entourent une capsule sphérique

(38)

Figure 14: Peganum harmala (Elisabeth, 2001).

111.1.2.1. La présentation

Peganum harmalaest une plante de la famille des Zygophyllaceae, elle est très utilisée en médecine traditionnelle. Elle appartient (Ozenda, 1991):

Embranchement : Spermatophytes Sous embranchement : Angiospermes Classe : Dicotylédones Sous classe : Rosidae Ordre : Sapindales Famille : Zygophyllaceae

Genre : Peganum

Espèce : Peganum harmala L

111.1.2.2. La description botanique

La plante Peganum harmala (figure 15) est une herbacée vivace, à tiges ordinairement peu rameuses, de 30 à 90 cm de haut, à entrain ûds assez courts, densément feuillés. Les feuilles sont allongées et irrégulièrement divisées en multiples lanières très fines pouvant atteindre 5x5 cm. Les feuilles supérieures ne dépassent pas 1,5 mm de largeur. La plante présente des fleurs blanches sales grandes avec des sépales inégaux persistants qui dépassent la corolle et des pétales crème lavés de rose-orangé à nervures jaunes, oblongs et subsymétriques. Les fleurs sont monoïques dotées de dix à quinze étamines à anthères

(39)

Chapitre III: L'activité antiparasitaire des polyphénols sur Echinococcus granulosus

longues de 8 mm à filets très élargis et plat dans leur partie inférieure, et à gynécée de 8-9 mm de longueur; des ovaires globuleux de trois à quatre loges et des stigmates à 3 carènes

insensiblement atténués tyl L frui .

en s e. es ts sont des petites capsules sphériques déprimées au sommet renfermant des graines noires (Nawel, 2012).

P99anum hormolo

Aower

Figure 15: Dessin représentant la plante entière Peganum harmala L (Quezel et Santa, 1963).

Ill.1.2.3. La répartition géographique

Peganum harmala est une espèce cosmopolite très commune sur les sols sableux et un

peu nitrés, Elle pousse en Europe australe et austro-orientale, Asie mineure, Tibet, Iran, Turkestan, Syrie, Arabie, Egypte et en Afrique du Nord. En Algérie, P. Harmala L. est commune aux hauts plateaux, au Sahara septentrional et méridional, et aux montagnes du Sahara central. Elle est réputée pour les terrains sableux, dans les lits d'oued et à l'intérieur des

agglomérations(Nawel, 2012).

III.1.2.4. La composition chimique

Peganum harmala est une plante très riche en principes actifs : les alcaloïdes de type beta-carbolineharmine, harmaline, tetrahydroharmine et des bases apparentées.

Autres constituants chimiques comme les acides aminés (phénylalanine, valine, proline thréonine, histidine, acide glutamique et carbohydrates ), les flavonoïdes, les coumarines, les

(40)

bases volatiles, les tanins, et les stérols/triterpènes sont tous aussi présent dans la plante (Al y

ahya, 1986).

111.1.2.5. L'utilisation en médecine traditionnelle

Peganum harmal est utilisée par les populations locales en fumigation pour dissiper les troubles et traite les convulsions des enfants; en décoction et pommade pour le traitement des fièvres et en frictions pour soigner les rhumatismes. Peganum harmala présente des

propriétés anthelminthique, antipaludique, antispasmodique, enivrante et sudorifique. Ses

extraits sont utilisés dans le traitement, de diabète et l'hypertension artérielle (Nawel, 2012).

Le Harmel est très utilisée en médecine traditionnelle

algérienne et

maghrébine pour traiter

diff

é

r

e

nt

s

troubles gynécologiques (emménagogue, abortif, et stérilité féminine), et généraux

(hypnotique, antipyrétique, antalgique, et antitussif). Elle trouve aussi des utilisations en cas

des troubles digestifs (Hazard, 1950; Merad, 1973 ; Boukef, 1982 ; Le Floch, 1983).

111.1.1.6. Les études antérieures

Plusieurs études phytochimiques ont été réalisées sur l'espèce Peganum harmala en vue de l'évaluation de son activité antiparasitaire contre Echinococcus granulosus.

L'étude réalisée par Marwa et al (2002) qui ont effectué la préparation de l'extrait éthanolique

à partir des graines de Peganum harmala en est un des exemples.

L'évaluation par la suite in vitro de l'activité antiparasitaire de l'extrait obtenue a été réalisé

sur les protoscolex de moutons infectés. Les protoscolex ont été suspendus dans le liquide

hydatique stérile qm contient 2% de diméthylsulfoxyde.

Des suspensions de protoscolex préparées ont été traités d'une part par 1 mg / ml de la

molécule de référence mebendazole, et d'autre part par différentes concentrations de l'extrait

éthanolique (250 mg, 125 mg,62.5 mg, 31.25 mg, 15.6 mg, 7.81 mg et 3.91 mg).

Le pourcentage de survie des protoscolex traités par l'éxtrait éthanolique brut des graines de

Peganum harmala à des intervalles de temps séparés est présenté dans le Tableau 1.

Tableau 1 : L'effet in vitro de l'extrait éthanolique des graines de Peganum harmala sur le

pourcentage de la viabilité des protoscolex d' E. granulosus (Marwa et al., 2002).

31 --?'

(41)

Chapitre III: L'activité antiparasitaire des polyphénols sur Echinococcus granulosus

Concentration % moyenne de viabilité de traitement des protoscolex

mg/ml après: Traitement lh 3h 6h 24 h 48 h 72h 96h 120h Témoin 0 100 100 99 98.7 88.7 91.3 88.3 76.7 Mebendazole 0.1 87 67.3 11.7 1 0.3 0 0 0 250 6.7 1.3 0.7 0.3 0.3 0 0 0 125 32.3 14 3.7 0.3 1.3 2.7 0.3 0.3 62.5 81.7 67.3 11.7 1 3 2 0 0 L'extraite 31.2 70.3 30.7 30.0 17.7 5 0 4 0 éthanolique 15.6 99 97.3 87.7 38.7 28 17 0 0 7.8 91.7 91.8 90 87 18 0.3 0 0 3.9 95 92 73.7 33 5.7 2 0 0

Les résultats montrent que l'extrait ethanoliquedes graines Peganum harmala est plus actif

même à des plus basse concentrations en comparaison avec la molécule de référence

mebendazole (Marwa et al., 2002)

ID.2. La famille des Apiaceae

La famille des Apiaceae, appelée aussi Umbellifereae, est une famille de plantes

dicotylédones. Selon Watson et Dallwitz, elle comprend près de 3 000 espèces réparties en

420 genres. Les Apiaceae sont généralement des plantes herbacées annuelles, parfois

bisannuelles ou vivaces, la tige est souvent creuse et porte à l'extérieur des sillons dans le sens de la longueur, les feuilles sont alternes, sans stipules, et le plus souvent composées à folioles finement découpées, mais certaines espèces ont des feuilles entières (buplèvre par exemple). Les fleurs, petites, à symétrie pentamère, sont le plus souvent blanches ou jaunâtres, et les fruits, secs, sont des schizocarpes ( diakènes) qui se scindent en deux à maturité, chaque partie contenant une graine (Jean-Pierre, 2007).

111.2.1. Le genre Coriandrum

La Coriandre ( Coriandrum) est une plante herbacée annuelle, aromatique cultivée dans

les zones tempérées du monde entier et employée pour de nombreuses préparations culinaires, les feuilles sont généralement utilisées fraîches en accompagnement ou comme condiment.

Les fruits séchés, souvent confondus avec des graines, sont utilisés comme épice. La

(42)

111.2.2. L'espèce Coriandrum sativum

Coriandrum sativum (figure 16) est aussi appelée « persil arabe» ou «persil chinois». Son nom arabe est kuzbür (bien qu'à Alger, on l'appelle hachiche - qui signifie, littéralement, "herbe"). En Amérique latine, on l'appelle par son nom espagnol cilantro. En

Amérique du Nord, le terme coriander désigne la plante ou les fruits, mais les feuilles sont également connues sous le nom de cilantro (Elisabeth, 2001).

Figure 16 : Coriandrum sativum (Elisabeth, 2001 ). ill.2.2.1. La présntation

Coriandrum sativum est un arbre employé dans la médecine traditionnelle, cette espèce appartient (Nawel, 2012}:

Embranchement : Magnoliophyta Classe : Magnoliopsida Sous-classe Ordre Famille Genre Espèce : Rosidae : Apia/es : Apiaceae : Coriandrum : Coriandrum sativum 111.2.2.2. La description botanique

Coriandrum sativum est une plante annuelle élancée (figure 17), ramifiée, mesurant généralement en floraison de 30 à 60 cm mais pouvant atteindre 1,40 m. Le feuillage et la tige sont vert ou vert clair tirant parfois sur le rouge ou le violet pendant la floraison, glabres, \uisants (notamment les faces inférieures des feuilles). L'inflorescence, blanche ou rose mauve

(43)

Chapitre III: L 'activité antiparasitaire des polyphénols sur Echinococcus granulosus

très pâle, est typique des Apiacese. L'odeur de la plante est souvent décrite comme fétide, surtout en floraison ou début de fructification.

La plante est hétérophylle et les feuilles sont alternes. Plus nombreuses à proximité des racines (souvent regroupées en rosette), elles s'espacent et se ramifient dans la partie supérieure. Les feuilles inférieures sont pennatiséquées, à segments ovales en coin, incisés-dentés, les feuilles supérieures sont bi-tripennatiséquées, à lanières fines, linéaires-aiguës. Les fruits sont globuleux, parfois légèrement allongés, de 3 à 6 mm de diamètre. Les fruits frais sont verts et dégagent la même odeur que les feuilles. Ils deviennent beige, puis ocre-brun clair au cours de leur maturation et développent une odeur plus aromatique. Ce sont des schizocarpes constitués de deux méricarpes hémisphériques accolés, surmontés de ce qui reste du stylopode (parfois des styles) et des dents du calice, ne se séparant qu'une fois très secs. Chaque méricarpe a 9 côtes : 5 primaires flexueuses déprimées, 4 secondaires saillantes, carénées ( Grieve, 1971 ).

Figure 17: Dessin représentant la plante entière de Coriandrum sativum (Grieve, 1971).

111.2.2.3. La répartition géographique

La Coriandrum sativum est probablement originaire du Proche-Orient ou du Sud de

l'Europe et s'est propagée très tôt à travers l'Ancien Monde. Elle est aujourd'hui cultivée un peu partout sur la planète, principalement dans l'hémisphère nord. Elle a été décrite comme une plante sauvage en région méditerranéenne (Europe, Afrique du Nord, Proche-orient), au sud de la Russie, en Arménie, en Asie centrale, en Inde et en Chine. Toutefois il s'agit probablement de plantes échappées de cultures il y a plus ou moins longtemps : il est difficile

de préciser où la coriandre est subspontanée, naturalisée ou indigène (Fragiska, 2005).

34

(44)

111.2.2.4. La composition chimique

Coriandrum sativum est très riche en principes actifs. Elle contient des huiles

essentielles, les terpènes et le linalool alcool, et les phénols en particulier les flavonoïdes, les coumarines, et les acides phénoliques (Al-Maliki, 1991).

111.2.2.5. L'utilisation en médecine traditionnelle

Coriandrum sativum est stomachique et carminative, ses fruits sont traditionnellement

employés dans le traitement des troubles digestifs (ballonnements, lenteur à la digestion, flatulences, spasmes). Pour cet usage, elle est officiellement classée comme plante médicinale en France et en Europe.

En Iran Coriandrum sativum est utilisée traditionnellement pour lutter contre l'anxiété et les insomnies. Cet effet a été observé en laboratoire sur des souris.

Les feuilles auraient une utilité pour faire baisser le taux de triglycérides (Hippolyte, 1906) ID.2.2.6. Les études antérieures

De nombreuses études ont été réalisées in vitro pour évaluer l'activité antiparasitaire de Coriandrum sativum contre Echinococcus granulosus.

L'étude réalisée par Abbas Dawwas Matter Al-Maliki (1991) qui a réalisé l'extraction des composés phénolique à partir des graines de Coriandrum sativum en est un des exemples. Les graines de cette plante ont été lavées à l'eau distillée et séchées puis broyées et recueillies dans des récipients en verre à température ambiante. Cinquante grammes de poudre obtenue ont été mise dans 250 ~ de l'acide chlorhydrique. Le mélange a été placé dans le bain marie pendant 80 minutes. Après filtration par le papier Whatman n

°

1, le filtrat obtenu a été ajouté à l'éther éthylique. Le mélange est placé encore au bain marie pendant 50 minutes. Le produit brut est obtenu après l'évaporation du solvant. L'évaluation par la suite de l'activité antiparasitaire de l'extrait phénolique des graines de Coriandrum sativum sur la viabilité des protoscolex d' Echinococcus granulosus a été réalisé à partir d'un ml d'une solution colloïdale qui contient 2000 protoscolex qui a été mise dans des tubes à essai contenant l'extrait phénolique à différentes concentrations (0,25, 0,5, 0,6 et 0,75 g / ml). Le pourcentage de viabilité des protoscolex est calculé pendant 1, 2, 3, 4, 5, 6, et 7 jours après le traitement avec l'extrait. Les résultats obtenus sont résumés dans les tableaux suivants :

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