MINISTERE DE L’AGRICULTURE ---
SECRETARIAT GENERAL ---
DIRECTION GENERALE DE L’AGRICULTURE ---
DIRECTION DE LA PRODUCTION AGRICOLE ---
Projet d’appui à la diffusion des techniques agro-écologiques à Madagascar
CMG AFD 1174 : contrat de maîtrise d’œuvre délégué.
Projet Appui national en Agro-écologie (CMG AFD 6011) acte de rétrocession au GSDM
______________
DIRECTION GENERALE DE L’AGRICULTURE DIRECTION DE LA PRODUCTION AGRICOLE Projet d’appui à la diffusion des techniques
: contrat de maîtrise d’œuvre délégué.
(CMG AFD 6011) :
Rapport Annuel 2010
Janvier 2011
RAKOTONDRAMANANA Frank ENJALRIC
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA Tanindrazana – Fahafahana - Fandrosoana
DIRECT DE MADAGASCAR
RAKOTONDRAMANANA
GROUPEMENT SEMIS DIRECT DE MADAGASCAR
---
5
Sommaire
ABREVIATIONS ... 7
LISTE DES FIGURES ... 9
LISTE DES TABLEAUX ... 9
INTRODUCTION ... 10
1. PLUVIOMETRIE DE LA CAMPAGNE AGRICOLE 2009-2010 DANS LES PRINCIPALES REGIONS DES PROJETS BV LAC ET BVPI-SEHP. ... 11
2. FAITS MARQUANTS DE L’ANNEE 2010 ... 12
I. LES RESULTATS ATTENDUS DU PROJET AGROECOLOGIE ... 13
1. CAPITALISATION: UN REFERENTIEL TECHNIQUE EST CONSTITUE SOUS FORME MODULAIRE INTEGRANT LES ACQUIS EXPERIMENTAUX ET THEORIQUES 13 1.1. Rédaction et édition du Manuel pratique du semis direct à Madagascar ... 13
1.2. Bilan synthétique de l’agriculture de conservation à Madagascar ... 15
2. APPUIS AUX DISPOSITIFS DE RECHERCHE ET DE FORMATION ET LES COMPETENCES DU GSDM ET DE SES PARTENAIRES SONT RENFORCEES ... 15
2.1. Soutien au rôle de formation et de recherche d’accompagnement de TAFA ... 15
a. Conception de modules de formation ... 15
b. Formations de TAFA ... 15
2.2. Appui aux activités de formation ... 16
En termes d’appui direct du GSDM à la formation des partenaires, on peut citer également : ... 16
2.3. Appui à la recherche thématique de l’équipe SCRiD ... 16
Les principaux résultats sont respectivement les suivants : ... 17
3. SUIVI & EVALUATION : LA MISE EN ŒUVRE DES PROJETS BASES SUR L'AGROECOLOGIE EST AMELIOREE PAR L'APPUI DU GSDM QUI BENEFICIE LUI- MEME D'UNE EXPERTISE EXTERIEURE ... 19
3.1. Suivi Evaluation des projets de développement rural à forte implication de l’Agroécologie ... 19
3.2. Suivi – évaluation du projet BV LAC ... 24
3.3. Suivi – évaluation du projet BVPI SEHP ... 25
3.4. Evaluation et appui au GSDM ... 25
6 4. LE ROLE D'ANIMATION ET DE COORDINATION DU GSDM EST CONFORTE VIS- A-VIS DE SES PARTENAIRES ET DES INSTITUTIONS IMPLIQUEES DANS
L'AGROECOLOGIE NOTAMMENT LA STRATEGIE DU GSDM EST SUIVIE ... 26
4.1. Animation des membres du GSDM ... 26
4.2. Recherche de financements ... 28
4.3. Promotion des activités du GSDM ... 28
4.4. Développement et mise en œuvre de la Base de données mutualisée ... 30
5. DIFFUSION: LES TECHNIQUES D'AGROECOLOGIE SONT MISES EN ŒUVRE A UN NIVEAU SUPERIEUR EN TERMES DE QUANTITE ET DE QUALITE & EVALUATION : LA MISE EN ŒUVRE DES PROJETS BASES SUR L'AGROECOLOGIE EST AMELIOREE PAR L'APPUI DU GSDM QUI BENEFICIE LUI-MEME D'UNE EXPERTISE EXTERIEURE 30 5.1. Activités promotion et définitions stratégies pour le changement d’échelle dans la diffusion des SCV ... 30
5.2. Appui et suivi direct aux opérateurs sous convention ... 35
5.3. Appui et suivi des projets en cofinancement et partenariat ... 36
5.4. Appui au changement d’échelle de la diffusion dans les projets partenaires ... 37
5.5. Contribution à l’atteinte des objectifs des opérateurs ... 40
5.6. Mise en œuvre de la Stratégie du GSDM sur les aspects exploitation et terroirs ... 40
Conclusions... 40
RAPPORT FINANCIER ... 41
7
Abréviations
AC Agriculture de Conservation
ACT African Conservation Tillage network
AD2M Projet d'Appui au Développement du Menabe et du Melaky AEI Agriculture Ecologiquement Intensive
AFD Agence Française de Développement
AG Assemblée Générale
AGRO BP Société sur les machines agricoles
ANAE Association nationale pour des Actions Environnementales, ONG membre du GSDM ANR Agence Nationale de la Recherche (France)
AVSF Agronomes et Vétérinaires sans Frontières, ONG membre du GSDM BAD Banque Africaine de Développement
BDD Base de données
BRL Bas Rhône Languedoc, société de développement membre du GSDM BV LAC Projet Mise en valeur et protection des Bassins Versants du Lac Alaotra BVPI SEHP Projet Bassin Versant Périmètre Irrigué Sud Est Hauts Plateaux
CARWG Conservation Agriculture Regional Working Group
CEFFEL Centre d'Expérimentation et de Formation en Fruits et Légumes CIAT Centre International de l'Agriculture Tropical
CIMMYT Centro Internacional de Mayz y de Trigo
CIRAD Coopération Internationale pour la Recherche Agronomique pour le Développement COI Commission de l'Océan Indien
COMESA Common Market for Eastern and Southern Africa CSA Centre des Services Agricoles
DAF Directeur Administratif et Financier
DE Directeur Exécutif
DEA Diplôme d'Etudes Approfondies DRDR Directeur de Développement Rural
FAFIALA Centre d’expérimentation et de diffusion pour la gestion paysanne des tanety, ONG Membre du GSDM
FANRPAN Foods, Agriculture and Natural Resources Policy Analysis Nework FAO Food and Agriculture Organization
FASARA Programme d'Appui aux Filières Agricoles et d'amélioration de la Sécurité Alimentaire de la Région d'Androy
FEKRITAMA Fédération d’organisations paysannes, membre du GSDM FIAVAMA Société de distribution d'intrants agricoles
FIDA Fonds International pour le Développement Agricole
FIFAMANOR Etablissement public membre du GSDM : Fiompiana Fambolena Malagasy Norvezina
FKT Fokontany
FM Fumure minérale
FOFIFA Foibe Fampandrosana ny Fikarohana en Ambanivohitra : Centre national de recherche pour le développement rural
FORMAPROD Opérationnalisation du Système National de Formation Agricole (FIDA)
Fu Fumier
GEF Global Environment Fund
GRET Groupe de recherches et d'Echanges Technologiques : ONG française membre du GSDM GSDM Groupement Semis Direct de Madagascar
GTDR Groupe de Travail pour le Développement Rural GTZ Entreprise allemande de développement
HASYMA Hasy Malagasy : société cotonnière
ICRAF International Centre for Research in Agroforestry
ICRISAT International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics IMF Institution de micro-finance
IRD Institut de Recherche pour le Développement JICA Japan International Cooperation in Agriculture KfW Banque allemande de développement
LAE Lutte anti-érosive MINAGRI Ministère de l'Agriculture
NCATF National Conservation Agriculture Task Force NERICA New Rice for Africa
NOMAFSI Northern Mountainous Agriculture and Forestry Science Institute (Vietnam)
8
ONG Organisme Non Gouvernemental ONN Organisme national de Nutrition OP Organisation Paysanne
PACA Projet Agricole du Couloir Ankilimaniliky Antseva PADR Programme d'appui au développement rural PAM Programme Alimentaire Mondiale
PAMPA Programme Agroécologie Multi-pays PCA Président du Conseil d’Administration PLAE Programme de Lutte Anti-Erosive
PSASA Projet de Sécurisation de l’Approvisionnement en Semences pour l’Androy PSE Paiements des Services Environnementaux
PTA Programme de Travail Annuel
PTBA Programme Technique et Budget Annuel RADOI Réseau Agroécologie dans l’Océan Indien RMME Rizière à Mauvaise Maîtrise de l’Eau SADC Southern African Development Community SAF Systèmes d’Agro Forestiers
SAVA Sambava Vohémar Antalaha (nom d’une région)
SCAU The Southern African Confederation of Agricultural Unions SCRiD Sytèmes de Cultures et Riziculture Durable
SCV Semis direct sous Couverture Végétale permanente du sol SD MAD Semis Direct de Madagascar, société membre du GSDM
SEBOTA Groupe de variétés de riz polyaptitudes créées par L.Seguy, S. Bouzinac et Taillebois SEPCM Société des Engrais et des Produits Chimiques de Madagascar
SMB Secrétariat Multi-Bailleurs
SODECOTON Société de Développement du Coton (Cameroun) SPP Schéma de Planification de projet
SRA Système de Riziculture Améliorée SRI Système de Riziculture Intensive
TAFA Tany sy fampandrosoana (Terre et développement)
UE Union Européenne
UEPG Universidade Estadual de Ponta Grossa (Etat de Parana, Brésil) UPDR Unité de Politique de Développement Rural
URP Unité de Recherche en Partenariat WWF World Wildlife Fund
9
Liste des figures
Figure 1 : Liens entre les différents intervenants dans la Task Force sur l’Agriculture de Conservation
à Madagascar ... 27
Figure 2 : Evolution de la diffusion des SCV au niveau national ... 38
Figure 3 : Répartition des surfaces par grandes zones agro-écologiques ... 38
Liste des tableaux
Tableau 1 : Missions de suivis auprès des projets BV Lac et BVPI-SE/HP en 2009/2010 ... 19Tableau 2 : Missions de suivis auprès des opérateurs en AC à Madagascar en 2009/2010 ... 21
Tableau 3: Missions de représentation en AC à l’extérieur de Madagascar en 2009/2010 ... 24
Tableau 4 : Les systèmes diffusés en contre-saison dans les différentes régions. ... 39
10
Introduction
Le Projet d’Appui à la diffusion des Techniques Agro-écologiques à Madagascar (CMG AFD 1174.01R) a fait l’objet d’une convention de financement entre la République de Madagascar et l’Agence Française de Développement. Il a fait l’objet, par la suite et conformément au document du projet, d’une convention de Maîtrise d’œuvre Déléguée entre le Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche et le Groupement Semis Direct Madagascar (GSDM). La date limite de mobilisation des fonds de ce projet était fixée au 31/12/2007 mais un réaménagement du budget disponible a permis de reporter la fin de ce projet au 31/12/2010.
Le projet BV LAC 2nde phase (Aménagement des bassins versants et gestion des périmètres irrigués) d’un montant total de 11 millions d’€ pour une durée de 5 ans a fait l’objet d’une convention de financement entre l’Agence Française de Développement et la République de Madagascar le 2 mai 2008 (CMG 6011.01 K). Sur ce montant global, 1,75 millions d’€ ont fait l’objet d’une convention de rétrocession au GSDM pour la poursuite de l’appui national en Agroécologie.
Ce volet « Appui au dispositif national d’Agroécologie », d’un montant de 1.750.000 € rétrocédé au GSDM, servira :
• Au renouvellement des investissements (GSDM, SCRiD et TAFA) ;
• A l’assistance technique et aux missions d’appui (un assistant technique CIRAD payé à 50%
par le projet)
• Au fonctionnement du GSDM ;
• Au contrat d’opérateur de formation et de recherche d’accompagnement de TAFA ;
• Au contrat d’opérateur de formation et de recherche thématique de l’URP SCRiD (FOFIFA/CIRAD/Université)
En d’autres termes, ce nouveau projet finance surtout la capitalisation des résultats, rôle principal du GSDM, l’assistance technique et les missions d’appui, le dispositif d’appui et de formation (TAFA) et la recherche thématique (URP/SCRiD). Par rapport à l’ancien projet (CMG 1174), il ne finance plus des opérations directes de diffusion qui est confiée aux projets BV LAC et BVPI SEHP au sein desquels le GSDM a un rôle de suivi important.
Les objectifs cibles du projet « Projet d’appui à la diffusion des techniques agro-écologiques à Madagascar » sur concours CMG 1174 consistaient principalement à :
• Développer la production agricole et les revenus des producteurs
• Protéger l’environnement dans le cadre d’un système de production durable et productif
• Créer les conditions d’un appui durable à la diffusion à grande échelle du Semis Direct sous couverture Végétale (SCV) en mettant en place un dispositif d’organisation susceptible d’attirer d’autres partenaires financiers
• Promouvoir l’équité en intégrant d’emblée dans le processus une approche prenant en compte les besoins des populations les plus pauvres et les plus marginalisées
Actuellement, les objectifs principaux du projet « Appui au dispositif national d’Agroécologie » sur concours CMG 6011.01 K sont :
• L’intégration des techniques d’agroécologie dans le développement rural et la protection des ressources naturelles.
• La valorisation des acquis techniques au travers des actions de coordination, de suivi – évaluation, de promotion et de formation
• Le changement d’échelle dans la diffusion
Cinq grandes activités ont été mises en œuvre ou poursuivies, et font l’objet de ce rapport. Il s’agit de :
• Capitalisation et valorisation des acquis
11
• Appui aux dispositifs de recherche et de formation
• Suivi-évaluation des opérations en agroécologie des projets impliqués dans des opérations d’Agriculture de Conservation,
• Animation et coordination des activités et des intervenants en lien avec la stratégie du GSDM
• Promotion et appui à la diffusion des techniques agro-écologiques en termes de quantité et qualité (Développement rural et Environnement).
Pour mémoire, les deux termes « SCV » et « Agriculture de conservation » sont utilisés sans distinction dans les rapports du GSDM. En effet, ces deux termes correspondent à la définition de la FAO et répondent aux 3 critères suivants :
• Absence de travail du sol ;
• Couverture permanente du sol ;
• Rotation et succession avec des plantes structurantes (type brachiaria) ou améliorantes (type légumineuses) pour améliorer la fertilité.
1. Pluviométrie de la campagne agricole 2009-2010 dans les principales régions des projets BV LAC et BVPI-SEHP.
Dans la plupart des régions, la pluie régulière pour les cultures a été courte (début décembre à fin mars) et le cyclone Hubert (début mars) a apporté tout un lot de dégâts notamment dans le Sud Est.
Au Lac Alaotra, la pluviométrie 2009-2010 a été marquée par :
• Des « trous pluviométriques » à la troisième décade de décembre 2009 et à la deuxième et troisième décade de février 2010 ;
• Fortes quantités de pluies tombées à la première décade de janvier et à la première décade de mars avec le passage du cyclone Hubert.
• Arrêt précoce des pluies car il n’y a eu quasiment pas de pluie au cours du mois d’avril 2010.
Sur les Hautes terres de Vakinankaratra et d’Amoron’i Mania, un trou pluviométrique a été constaté vers la deuxième et troisième décade d’octobre à début novembre. Le mois de novembre a été également caractérisé par une faible pluviométrie.
Durant le mois de février, toutes les zones des Hautes terres ont subi des déficits pluviométriques avec un début assez humide et presque un mois de sécheresse après. Le mois de mars a été marqué par le passage du cyclone Hubert. Comme au Lac, il y a eu arrêt précoce des pluies à la fin du mois de mars.
Dans les zones du Moyen Ouest l’arrivée de la saison de pluie n’a été observée que vers fin novembre que ce soit pour la région de Vakinankaratra ou la région d’Amoron’i Mania. Pour les mois de février et mars 2010, la pluviométrie a été régulière dans le Moyen Ouest du Vakinankaratra (zones FAFIALA) avec une forte pluviométrie pendant la période de cyclone Hubert de début mars. La pluie s’est arrêtée brusquement vers fin mars.
Dans la région du Sud Est, les pluies ont été particulièrement irrégulières cette année. La dernière décade du mois d’octobre et la première décade du mois de novembre ont été humides. De faibles précipitations ont été observées durant la deuxième et la troisième décade du mois de novembre. Cette faible précipitation a continué durant tout le mois de décembre pour les zones de Farafangana et certaines zones de Manakara. C’est au mois de janvier que la pluie a été suffisamment régulière et propice pour les semis. Le mois de février a été marqué ensuite par une faible pluviométrie.
Le passage du cyclone Hubert début mars a par contre causé de forte pluviométrie et avec beaucoup de dégâts.
12 La première décade du mois de mai a été sèche suivie d’une deuxième décade assez humide. Ensuite, la troisième décade du mois de mai ainsi que tout le mois de juin ont été secs. Le mois de juillet a été plus ou moins humide avec un trou pendant la deuxième décade.
Même si la pluie a commencé en octobre dans la plaine de Marovoay (PLAE), on a observé beaucoup de trous pluviométriques durant les deux premiers mois d’octobre et de novembre. La pluie régulière n’a été observée qu’entre début décembre jusqu’à fin mars.
2. Faits marquants de l’année 2010
Une réunion du Comité de Pilotage du Projet a eu lieu le 25 février 2010 pour examiner le rapport annuel 2009 et le PTA 2010. Ces documents ont reçu l’avis favorable du Comité de Pilotage avec des observations mentionnées dans le procès-verbal. Après l’avis du Comité de Pilotage, les documents ont été soumis à l’approbation du Conseil d’administration du 18 mars 2010 et à l’avis de non objection de l’AFD. Le PTA a dû encore être réaménagé pour introduire le montant de l’audit des comptes 2009 par le cabinet MPANAZAVA et les prestations du CIRAD sur le programme de base de données Man@mora qui a été entièrement imputé sur le budget GSDM (CMG 1174.01R et CMG 6011.01K) au lieu d’être partagé avec BVLAC et BVPI-SEHP.
Un atelier national regroupant les principaux opérateurs de diffusion a été organisé les 7 et 8 juin 2010 avec pour objectifs de lancer les réflexions sur les conditions, contraintes à la diffusion des SCV à Madagascar, d’identifier des stratégies possibles et de préparer un symposium national.
Un Symposium national sur le changement d’échelle dans la diffusion de l’Agriculture de Conservation a été organisé à l’hôtel PANORAMA les 1er et 2 décembre et a vu la participation des ministères (agriculture, élevage, environnement et forêts), des bailleurs de fonds (AFD, UE, Coopération suisse, FIDA), des systèmes des Nations Unies (FAO Tana, FAO Harare, PAM), des opérateurs de diffusion, de l’Université et des organismes de recherche. Il s’est agi d’identifier et de partager entre intervenants les principales stratégies à mettre en œuvre pour aborder le changement d’échelle de la diffusion de l’Agriculture de Conservation (AC) à Madagascar.
Trois AG du GSDM ont été organisées durant l’année 2010 :
• Le 5 juillet 2010 pour entériner la nomination de Mme RAZAKAFONIAINA Minombolanoro en tant que PCA du GSDM jusqu’à la fin du mandat de l’ANAE au 14 septembre 2010, suite à la nomination de l’ancien PCA, M. Andriantahina RAKOTONDRALAMBO, au poste de coordinateur du projet FIDA/COI sur l’agroécologie, un projet basé à l’Ile Maurice.
• Le 15 septembre 2010 pour le renouvellement du PCA (fin du mandat de l’ANAE) et au renouvellement du tiers des membres du CA conformément aux statuts du GSDM. Suite à ces deux élections :
o Mme RAKOTOARISOA Jacqueline, agissant au nom du FOFIFA est nommée PCA du GSDM ;
o Mme RAZAFINDRAVONONA Berthine, agissant au nom de FEKRITAMA et Mme RAMALANJAONA Vololoniaina, agissant au nom de FIFAMANOR sont les nouveaux membres du CA.
• Le 10 décembre 2010 pour l’approbation des comptes 2009 et du rapport d’audit y afférent ainsi que des échanges des réflexions des membres du GSDM sur le PTA 2011.
On peut noter la participation du GSDM à des évènements importants :
- Stand Cirad au salon international de l’agriculture à Paris consacré à l’intensification écologique de l’agriculture et une table ronde regroupant un certain nombre de personnalités,
13 permettant ainsi de positionner Madagascar dans la réponse à des enjeux de développement rural ;
- Réseau CARWG Afrique australe de la FAO au titre de structure focale de la task force nationale en AC de Madagascar ;
- Lancement du projet FIDA-COI sur la promotion de l’agriculture de conservation au sein d’un réseau regroupant des institutions des îles de l’Océan indien.
Suite à la démission du DAF, Mr RAKOTOVAO Alain, le 31 juillet 2010, l’intérim a été assuré par la comptable, laquelle fut nommée à titre d’essai pour un an à ce poste par l’AG du 10 décembre, ceci suite à un appel à candidatures sans résultat concluant.
I. LES RESULTATS ATTENDUS DU PROJET AGROECOLOGIE
Les résultats attendus du projet Agroécologie pour l’année 2010 sont :
• Capitalisation: un référentiel technique est constitué sous différentes formes et supports pédagogiques en intégrant les acquis expérimentaux et théoriques
• Les dispositifs en recherche et en formation sont renforcés ainsi que les compétences des membres du GSDM et de ses partenaires.
• La mise en œuvre des projets basés sur l'Agroécologie est améliorée par l'appui, le suivi et l’évaluation du GSDM qui bénéficie lui-même d'une expertise extérieure.
• Le rôle d'animation et de coordination du GSDM est reconnu et conforté vis-à-vis de ses partenaires, des institutions impliquées dans l'Agroécologie, des bailleurs de fonds et des autorités administratives.
• Les techniques d'agroécologie sont connues, appréhendées et mises en œuvre à une échelle supérieure en termes de quantité et de qualité suite promotion et appui à la diffusion
1.
Capitalisation: un référentiel technique est constitué sous forme modulaire intégrant les acquis expérimentaux et théoriques
En sus de la rédaction du Manuel Semis direct à Madagascar, des fiches techniques et du bilan synthétique de l’agriculture de conservation, la base bibliographique sur l’agriculture de conservation à Madagascar précédemment créée a été réactualisée. Elle comporte actuellement plus de 950 documents (en format pdf) concernant Madagascar uniquement, et 450 documents sur l’agriculture de conservation en général. Cette base est partagée avec les différents projets et acteurs impliqués dans l’agriculture de conservation à Madagascar.
1.1. Rédaction et édition du Manuel pratique du semis direct à Madagascar
La rédaction du Manuel Semis direct à Madagascar est élaborée sous forme modulaire, c-à-d par volumes et chapitres indépendants mais complémentaires.
Les réalisations de 2010 ont été la rédaction, l’édition et la diffusion des volumes 1, chapitres 1 et 2, volume 2, chapitres 1, 2 et 3, ainsi que les annexes 1 (Flore des jachères et adventices des cultures) et 2 (calculs économiques pour l’évaluation des systèmes) et la fiche technique « Maïs + légumineuses ».
Ces fascicules ont été rédigés, édités et distribués en 2010 selon les quantités suivantes :
• Vol 1, chapitre 1: 5000 exemplaires;
• Vol 1, chapitre 2: 5000 exemplaires;
14
• Vol 2, Chapitre 1: 4000 exemplaires;
• Vol 2, Chapitre 2: 4000 exemplaires;
• Vol 2, Chapitre 3: 4000 exemplaires;
• Annexe 1 (*): 4000 exemplaires;
• Annexe l’annexes 2 (*): 4000 exemplaires
• Fiche Maïs ou sorgho + légumineuses (*): 4000 exemplaires
La diffusion de ces documents se fait aux membres du GSDM, aux membres de la Task force nationale, aux ONG et opérateurs du développement rural et de la protection de l’environnement, aux bailleurs de fonds et aux services administratifs des ministères en relation avec le développement rural.
Olivier Husson a principalement assuré la poursuite de ses activités de rédaction et de coordination du Manuel, à partir de son affectation à Montpellier dès le mois d’août 2010 suite à l’achèvement de son affectation à Madagascar lié à l’achèvement des financements de son fonctionnement par le projet PAMPA.
Dans ce sens, ont été édités cette année les fascicules suivants :
* l’annexe 1 du Manuel pratique des SCV à Madagascar, sur la flore, intitulée : « les principales plantes des jachères et adventices des cultures à Madagascar ». Ce document de 64 pages présente 83 espèces de plantes fréquentes à Madagascar, qu’il est important de connaitre lorsqu’on intervient dans le cadre du développement agricole. La reconnaissance se base sur de nombreuses images (plus de 320 photos), les plantes étant classées en fonction de leur similitude. Outre la description rapide de ces plantes, le document, rédigé par et pour des agronomes, présente leur importance agronomique, leur milieu de prédilection, leur comportement et les moyens de lutte. Un index photo en début de document et des index par noms scientifiques et par noms vernaculaires permettent de se guider rapidement dans le document.
* l’annexe 2 de ce même manuel, porte sur les bases économiques pour l’évaluation des systèmes SCV. Ce document de 20 pages reprend les notes de 2005 et 2007 sur l’harmonisation des calculs économiques. Ce nouveau document confirme l’harmonisation des termes pour une meilleure compréhension des paramètres économiques entre les différents intervenants. En outre, il fait le lien avec le logiciel de simulation économique de l’exploitation « Olympe » et constitue une synthèse beaucoup plus accessible aux non-économistes.
15
* la fiche technique Maïs ou sorgho + légumineuses
Cette fiche technique est un élément du Volume V, chapitre 1. Elle présente les conditions et itinéraires techniques d’une association culturale constitutive de nombreux systèmes de culture en SCV dans les différentes conditions agro écologiques de Madagascar et en particulier dans les baiboho du Lac Alaotra.
* Le calendrier GSDM 2011 qui comporte aussi des messages sur les SCV a été édité en 1500 exemplaires et distribué aux partenaires et participants du Symposium national sur l’Agriculture de Conservation en décembre.
1.2. Bilan synthétique de l’agriculture de conservation à Madagascar
Edition par la FAO en 500 exemplaires et diffusion durant le Symposium en version française du document rédigé par le GSDM : « Documentation et Synthèse de l’Agriculture de Conservation à Madagascar », un document qui donne la synthèse des acquis en matière d’agriculture de conservation à Madagascar.
La version anglaise à l’intention des pays du réseau des « task force » nationales de la région Afrique australe est en cours d’édition. Elle permettra de faire connaître aux pays anglophones les réalisations et les expériences de Madagascar au sein de ce réseau.
2.
Appuis aux dispositifs de recherche et de formation et les compétences du GSDM et de ses partenaires sont renforcées
2.1. Soutien au rôle de formation et de recherche d’accompagnement de TAFA a. Conception de modules de formation
Suite première révision des modules de formation de TAFA au mois de juin, on dispose des modules nécessaires pour assurer les formations professionnelles opérationnelles attendues par les opérateurs.
Pour aller plus loin dans le processus de formation et d’évaluation, il est prévu de consolider ces modules, notamment au niveau de leur enchainement et de la vérification de l’acquisition des connaissances.
b. Formations de TAFA
L’année 2010 a été une année de forte implication de TAFA dans la formation de cadres et de techniciens, soit sous forme de sensibilisations (Directeurs et chefs de services du MINAGRI et directeurs régionaux), soit en formation courte (AD2M), soit en formation en alternance mais sur 2 mois pour des membres ou partenaires du GSDM fortement impliqués dans la diffusion des SCV (ANAE, PLAE, FEKRITAMA). Les formations suivantes ont été ainsi réalisées par TAFA :
• Formation en alternance de 5 cadres (niveau ingénieur et DEA) à Antsirabe, durée 2 mois au bénéfice de l’ANAE et du FEKRITAMA;
• Formation en alternance de 15 techniciens à Antsirabe, durée 2 mois, au bénéfice de l’ANAE, du FEKRITAMA et du PLAE. Les formateurs du PLAE ont contribué à cette formation dans le cadre de la lutte anti-érosive.
• Formation en alternance de 15 techniciens à Marovoay, durée 2 mois, au bénéfice du PLAE et du FEKRITAMA. Les formateurs du PLAE ont aussi contribué à cette formation dans le cadre de la lutte anti-érosive.
• Formation courte du 8 au 15 novembre 2010 de 30 techniciens des 4 ONG en charge de la diffusion au sein du projet AD2M (des districts de Miandrivazo, de Mahabo, de Belo sur
16 Tsiribihina et d'Antsalova) chez TAFA à Antsirabe avec des visites de terrain sur les Hauts Plateaux et dans le Moyen Ouest (Ivory).
• Sensibilisations de 29 cadres centraux (Directeurs, chefs de services) et directeurs régionaux du MINAGRI, à Ambatondrazaka du 4 au 7 octobre 2010 avec des visites de terrain au lac
Alaotra (sites TAFA et diffusion en contre-saison) ;
2.2. Appui aux activités de formation
En plus de ces formations réalisées par TAFA pour un total de 94 techniciens et cadres, le consortium SD MAD-AGRO BP a assuré la formation de 9 techniciens et de 16 agriculteurs en mécanisation à Ambatondrazaka du 14 au 18 juin 2010.
A également été organisée la formation de formateurs en Agriculture de Conservation organisée à Harare par l’ACT1 et la FAO. Deux ingénieurs malgaches ont bénéficié de cette formation des formateurs sur l’Agriculture de Conservation organisée par l’African Conservation Tillage network (ACT) et la FAO du 18 au 25 juillet 2010 à Harare : il s’agit de deux cadres proposés par le GSDM (en sa qualité de point focal du NCATF2) : Mr ANDRIATSITOHAINA RAKOTOARIMANANA (directeur adjoint de la Cellule BV Lac) et M. Hasina ANDRIANASOLO (Formateur principal à TAFA).
En termes d’appui direct du GSDM à la formation des partenaires, on peut citer également :
• Prise en charge par PAMPA et sur budget GSDM de la formation de 3 ingénieurs de BRL Ambatondrazaka, de SD MAD Amoron’i Mania et d’AVSF Amparafaravola pour la formation UEPG 2010, du 8 au 19 novembre 2010.
• Prise en charge partielle d’un cadre FAFIALA pour sa formation à l’Université catholique de Lyon.
Le GSDM s’est également engagé dans l’accueil et la coordination de formations de partenaires étrangers :
• Le GSDM a accueilli des chercheurs camerounais impliqués dans la diffusion des SCV dans des systèmes cotonniers (cadres SODECOTON Cameroun) pour les associer à la mission de Lucien Séguy. Ils ont ainsi pu profiter des informations, démonstrations et explications dispensées au cours de la mission mais surtout, ils ont eu des échanges fructueux avec les opérateurs nationaux.
• Une convention a été préparée et signée entre le GSDM et le projet ADAM (NOMAFSI-Cirad) pour l’accueil en formation longue de terrain d’un ingénieur Vietnamien prévue initialement d’octobre 2010 à mars 2011. Malheureusement des problèmes de santé et d’adaptation du candidat ont fait échouer cette session. Il a été convenu que la convention resterait active jusqu’à l’identification d’un autre candidat.
2.3. Appui à la recherche thématique de l’équipe SCRiD
Le contrat d’opérateur de l’URP/SCRiD sur la recherche thématique a pris fin en décembre 2008 et un rapport général d’exécution de ce marché a été rédigé en 2009. Un nouveau contrat d’opérateur sur GSDM 2 a pris le relais en 2009 (accord de rétrocession sur CMG 6011 01 K) et couvre la recherche thématique dans le Vakinankaratra, le Moyen Ouest du Vakinankaratra, le Sud Est, le Lac Alaotra et le Bongolava (Station de Kianjasoa). Ce contrat a pour objet la « Mise en place et suivi d’un réseau de dispositifs expérimentaux portant sur la connaissance et la maîtrise des systèmes de cultures, la connaissance du fonctionnement biologique des sols, l’élargissement de la base génétique, la sélection,
1 ACT : African Conservation Tillage Network
2 NCATF : National Conservation Agriculture Task Force
17 la diffusion de matériel végétal adapté au Semis Direct sur Couvertures Végétales (SCV), l’étude et l’analyse des facteurs et des conditions favorables à la diffusion des innovations riz pluvial/SCV ».
Les activités de recherche thématique menées par l’URP/SCRiD, dans le cadre du projet d’appui à la diffusion des techniques agro écologiques à Madagascar, visaient, à comprendre et à expliquer les mécanismes biologiques et physico-chimiques sous-tendant les performances des systèmes SCV à base de riz pluvial. Ces actions de recherche, ont été, en outre, essentiellement axées sur des problèmes majeurs, auxquels se sont confrontés, les opérateurs du GSDM, dans leurs actions de diffusion de ces techniques à Madagascar, comme la sélection de variétés/lignées performantes, adaptées aux différentes régions écologiques et résistantes/tolérantes aux différentes maladies dont principalement la pyriculariose, la prolifération des attaques de principaux ravageurs, les insectes terricoles et les foreurs de tiges, l’érosion des sols, la production d’une bonne biomasse, la dégradation de la fertilité des sols et de l’environnement par émission des gaz à effet de serre, … .
Les principaux thèmes de recherche sont :
• Mise au point des systèmes SCV à forte production de biomasse.
• Sélection de variétés de riz pluvial sur SCV et lutte intégrée contre la pyriculariose
• Lutte biologique par utilisation de champignons entomopathogènes contre Heteronychus Sp., et l’effet de différents systèmes SCV sur la biodiversité et interaction avec les ravageurs du sol
• Veille et technique de protection phytosanitaire.
• Mise au point des SCV à minimum d’intrants et de la méthodologie de leur évaluation.
Les principaux résultats sont respectivement les suivants :
• Mise au point des systèmes à forte production de biomasse
Un certain nombre de systèmes SCV basés sur l’association de plantes (céréales et légumineuses) ont été testés dans le Vakinankaratra et le moyen ouest afin de produire un maximum de biomasse susceptible d’être utilisée à des fins d’élevage tout en permettant l’entrée en SCV.
Ces systèmes sont évalués dans différentes expérimentation avec des gestions de sols différentes : Avec le riz pluvial, le système S1 : Riz // Maïs + haricot + (avoine) est supérieur au système S2 : Riz //
Maïs + éleusine, lui-même supérieur au système S3 : Riz // Maïs + soja + (radis fourrager). En termes de biomasse totale, les meilleurs résultats sont obtenus sur S1 (riz // maïs + haricot + (avoine)) et S3 (riz // maïs + soja + (radis). Par ailleurs, les différences très importantes en labour entre les 2 fertilisations (FM3 et Fu4).
Pour la production de maïs, le mélange de plantes, notamment des légumineuses comme Cajanus + trèfle, donne les meilleurs résultats. En revanche, pour la biomasse totale c’est l’association crotalaire + éleusine qui est la plus performante.
• Lutte contre la pyriculariose du riz
Dans le cadre des essais variétaux de comportement, y compris la résistance à la pyriculariose, un certain nombre de variétés apparaissent intéressantes et devront être confirmées dans des essais multilocaux : Nerica 9 et Nerica 11 ont donné des résultats très intéressants en essai variétal ; Scrid 36 4-1-1-5-1M semble s’être bien comporté au lac Alaotra et aussi dans certains essais multi locaux BVPI ; quelques lignées SEBOTA introduites prometteuses ; ainsi qu’un grand nombre de lignées issues du programme SCRiD seront évaluées en collection testées l’année prochaine.
Une expérience très intéressante sur l’influence des conditions trophiques de croissance du riz sur l’incidence de la maladie fait apparaître une bonne amélioration de la tolérance à la pyriculariose du riz dans les parcelles avec sol de Betafo bien qu’elle soit surtout très marquée pour la pyriculariose foliaire. Sur les panicules, elle a été relativement forte mais plus tardive sur sol de Betafo que sur le témoin FM. Ce qui a permis d’obtenir un bien meilleur rendement avec en moyenne 3,8 t/ha de paddy
3 FM = Fumure minérale
4 Fu = Fumier
18 avec sol de Betafo contre 2 t/ha en FM normal. Le phosphore a montré un résultat intéressant sur la pyriculariose foliaire. Mais, cette performance ne s’est pas confirmée sur panicules.
• Lutte contre les ravageurs
Il s’agit de la lutte biologique par champignons entomopathogènes contre Heteronychus Sp., et l’effet de différents systèmes SCV sur la biodiversité et interaction avec les ravageurs du sol. L’état des lieux a mis en évidence la diversité des vers blancs et leur abondance relative dans les premiers 10 cm de sol. Différentes familles ont été rencontrées : Dynastidae, Melolonthidae, Cetoniidae, Sericidae, Orphinidae dont certaines espèces identifiées et d’autres non. Raphanus sativus.
L’action du Metarhyzium anisopliae a été évaluée sur les populations d’Heteronychus arator rugifrons. La souche de champignon entomopathogène utilisée, issue de la prospection conduite dans la région du Moyen Ouest du Vakinankaratra et purifiée à la mycothèque dAmbatobe, semble limiter les attaques des Heteronychus sur les parcelles traitées avec du Metarhyzium par rapport aux témoins non traitées. Globalement, les attaques des vers blancs sont plus sévères dans les parcelles non traitées (témoin) quelque soit le mode de gestion. Elles sont également plus sévères sur semis direct que sur labour de par la présence de résidus de culture propice à la vie biologique et au développement des insectes. L’efficacité de l’Insector T45WS (dose de 4grs/kg de semences) utilisé seul ou en combinaison avec le Metarhyzium est démontrée.
Le champignon est efficace par rapport au témoin non traité mais pas par rapport au témoin traité au Gaucho. Les résultats sont mitigés notamment en SCV. Par ailleurs, beaucoup de questions restent en suspens et à élucider concernant la viabilité des spores et le changement d’espèces de vers blancs après quelques années d’application du Métarhizium. La complexité de mise en œuvre des différents protocoles dans les conditions expérimentales très hétérogènes limite les conclusions. Il est manifestement nécessaire de compléter les expérimentations en veillant à maîtriser la diversité des parcelles, des sols, des populations d’heteronychus, la quantité de résidus de culture, le précédent cultural, etc.
• Veille et technique de protection phytosanitaire
Dans la région du Sud Est, il est surtout observé i) l’helminthosporiose causée par Helminthosporium oryzae Breda de Haan,ii) la pyriculariose causée par Magnaporthe oryzae Couch, iii) la pourriture des gaines causée par Sarocladium oryzae Gams et Hawksworth, et iv) la rhyncosporiose causée par Rhyncosporium oryzae Has. et Yokogi. Globalement, c’est l’helminthosporiose qui prédomine dans cette zone, et de manière assez sévère. Cette maladie est un indicateur de condition de sol pauvre pour la culture de riz. L’apport de fertilisation adéquate pour une croissance optimale des plantes, la bonne gestion du drainage et la prévention de stress hydrique si possible représentent donc les facteurs les plus importants dans la lutte contre l’helminthosporiose. L’agent causal de l’helminthosporiose est transmissible par les semences. Un traitement de semences à l’eau chaude (# 50°C) pendant 10-12 minutes avant le semis est efficace pour contrôler l’infection primaire pendant le stade plantule. Le pré trempage dans l’eau froide pendant 8 heures accroît l’efficacité de ce traitement. Cependant une telle pratique n’est pas envisageable dans la diffusion.
• Mise au point des SCV à minimum d’intrants et de la méthodologie de leur évaluation
La première année d’expérimentation dans les conditions du Moyen Ouest du Bongolava, montre que la biomasse de Stylosanthès guianensis CIAT 184 d’une année est suffisante pour être exploitée en système Riz/Stylosanthès. Cette mode de gestion permet de réduire le temps de roulage de 40 hj/ha par rapport à une biomasse de 2 ans lorsque l’on conserve la totalité de la biomasse produite. La restitution d’une partie seulement (2/3 ou 1/2) de la biomasse produite semble plus bénéfique surtout en sol non dégradé. Elle permet non seulement de valoriser le tiers ou l’autre moitié pour l’alimentation du bétail mais aussi de réduire davantage le temps de roulage. Ainsi, sans appoint de fertilisation, ces pratiques permettent d’espérer un rendement acceptable de 2,5 t/ha en moyenne.
19 3.
Suivi & évaluation : la mise en œuvre des projets basés sur l'Agroécologie est
améliorée par l'appui du GSDM qui bénéficie lui-même d'une expertise extérieure
3.1. Suivi Evaluation des projets de développement rural à forte implication de l’Agroécologie Le GSDM assure sa mission de suivi des activités en agriculture de conservation au travers de missions réalisées auprès des différents opérateurs et projets dans le cadre de convention de partenariat ou d’appui méthodologique et la mise à disposition d’ingénieurs agronomes auprès des deux principaux projets BVPI-SEHP et BV Lac.
• 3 Missions de suivi du projet BV LAC dont un en accompagnement de Anne LEGILE ;
• 4 Missions de suivi du projet BVPI-SEHP ;
• 4 missions de suivis du projet PLAE dans ses antennes d'Andapa et de Marovoay ;
• 1 mission de suivi du projet PSASA du GRET à Ambovombe ;
• 2 missions de diagnostic et de programmation du projet AD2M dans la région du Menabe.
Tableau 1 :Missions de suivis auprès des projets BV Lac et BVPI-SE/HP en 2009/2010
Missionnaires Dates Objet de la mission
Frank Enjalric 31 janvier au 6 février 2010
Suivi – évaluation des actions de recherche et de diffusion des opérateurs BVPI –SEHP sur les hauts plateaux
Constats :
Les visites ont confirmé le bon fonctionnement des différentes équipes et leur connaissance du terrain dans les différentes régions.
Les équipes doivent rester vigilantes sur i) le contexte socio-économique de leurs interlocuteurs, ii) les objectifs des paysans pour éviter tout antagonisme entre leurs attentes et les inévitables consignes et recommandations techniques, iii) la confrontation des résultats et observations des parcelles encadrées avec des parcelles paysannes voisines.
On observe des problèmes de recharge en biomasse (et donc en C du sol) des parcelles en A3, il faut donc se préoccuper d’installer des plantes de couverture avant la fin de la saison des pluies pour constituer de la biomasse pour la saison suivante.
La mise en œuvre des techniques SCV ne dispense pas d’assurer les besoins en fertilisation des cultures. Les SCV, partie intégrante d’une agriculture de conservation, ne doivent pas participer à une agriculture minière. Un objectif essentiel de l’agroécologie est de protéger le capital « sol », pas de stimuler son exploitation minière. Les besoins en fertilisation de base ne doivent donc pas être oubliés. Nous avons vu qu’une belle couverture ne dispense pas forcément de fertilisation au risque de créer une faim d’azote importante pour la culture.
Missionnaires Dates Objet de la mission
Rakotondramanana 7 au 13 février 2010 Suivi – évaluation des actions de recherche et de diffusion des opérateurs BV LAC
Une forte extension des surfaces par rapport à l’année dernière (augmentation de 10 à 30% sauf pour la rive Ouest du Lac) et avec de belles réalisations aussi bien en exploitations familiales que chez quelques grandes exploitations encadrées.
L’analyse économique des systèmes SCV sur la base des données 2008/2009 montre une meilleure valorisation de la journée de travail en SCV que sur labour pour l’ensemble des parcelles analysées. On note toutefois que la majorité des paysans n’utilisent pas ou peu d’engrais, ce qui limitent, dans beaucoup d e cas la production de biomasse et entraîne du coup la non maîtrise des mauvaises herbes.
De belles réalisations également dans les sites de références de TAFA et la plupart des sites d’ajustements avec les opérateurs. En ce qui concerne la recherche, il apparaît clairement aussi bien avec les essais de l’année dernière qu’avec ceux de cette saison que le Twin N (source d’azote en application foliaire) n’a pas d’effet visible sur la végétation des cultures. Les essais de Metharizium contre l’insecte terricole Heteronycus demandent encore des essais de confirmation car les essais de cette saison pluviale ne sont pas assez précis pour être concluants.
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Missionnaires Dates Objet de la mission
Rakotondramanana et
F. Enjalric
19 mars au 10 Avril 2010
Mission d’accompagnement de la mission L. Séguy dans l’Itasy, au Bongolava, au Lac Alaotra, dans le Vakinankaratra et dans l’Amoron’i Mania
Constats :
Mission d’appui au GSDM, aux opérateurs BV LAC et BVPI-SEHP dans les régions du Bongolava, de l’Itasy, de l’Alaotra, du Vakinankaratra et de l’Amoron’i Mania :
Une mission qui a permis de mesurer un réel changement d’échelle dans le Moyen Ouest dans son ensemble (district de Mandoto avec FAFIALA, région du Bongolava avec l’ANAE, périmètre de Soavina (Amoron’i Mania) avec SD MAD et le PLAE et au Lac Alaotra avec BRL et le consortium AVSF/ANAE. Le changement d’échelle est cependant moins visible sur les zones d’altitudes (supérieures à 1500 m). Dans le domaine de la recherche, les variétés de riz pluviales
communément appelées « Fils de B 22 » confirment leur performance dans le Moyen Ouest et le Lac Alaotra.
Missionnaires Dates Objet de la mission
Rakotondramanana 12 et 13 avril 2010 Participation à l’Atelier de Planification 2010 – 2013 du Projet BV LAC (2ème partie)
Constats :
Atelier de planification de la phase 2010-2013 de BV LAC2 qui fait suite à un atelier interne du 10 et 11 mars 2010. Cet atelier qui a vu la participation d’une cinquantaine de personnes dont, en plus des opérateurs du projet, des autorités locales (Région, DRDR, Maires), de représentant du GTDR, de quelques paysans, du MinAgri (UPDR), de la Coordination Nationale BVPI, de l’AFD a abouti à 3 produits : (i) le schéma de planification du projet (SPP), le modèle de matrice de plans d’opérations et les premiers éléments de Plans d’Opérations. Le SPP a été approuvé par le Comité Régional de Suivi (CORES) le 13 avril dans l’après-midi.
Missionnaires Dates Objet de la mission
Frank Enjalric 25 mai au 2 juin Suivi-évaluations des actions des opérateurs BVPI-SEHP dans les deux régions du Sud Est.
Constats :
Les systèmes diffusés reposent sur la stratégie d’habillage des cultures vivrières à savoir Manioc + stylo // Stylo // Riz, ainsi que Manioc + brachiaria et l’installation de jachères améliorées avec stylosanthes ou brachiaria. Les réalisations sont proches du PTA et gérés correctement par les équipes en place. La démarche des agriculteurs en agroforesterie est très proche de celle des SCV, il y a un intérêt certain à associer les différents systèmes SAF et SCV et des cultures (arbres, vivrières et plantes de couverture) dans les stratégies de recolonisation des terres.
En termes d’efficacité des opérations, le problème de fond se pose sur la nature des interventions et des bénéficiaires visés.
Les populations les plus démunies engagées dans une agriculture de subsistance ne peuvent constituer un volant dynamique du secteur privé susceptible de prendre le relai en terme moteur du développement.
Missionnaires Dates Objet de la mission
Frank Enjalric 29 août au 11 septembre
Suivi et appui au projet BVPI-SE/HP dans les régions du SE et des hautes terres.
Constats :
D’une manière générale, les équipes ont gagné en efficacité et en pertinence dans leurs actions basées sur des stratégies de i) jachère améliorée, ii) d’habillage des cultures, iii) d’embocagement.
Dans le SE, il apparaît important de profiter de l’entrée sur la valorisation de la ressource sol avec les jachères pour : i) Soutenir la valorisation de la biomasse avec l’approche de concentration de la fertilité (basket compost), ii) Développer les Systèmes Agro Forestiers (SAF) en incorporant des plantes de couvertures et systèmes SCV dans l’existant et/ou en intégrant des arbres, dans le processus d’habillage des cultures traditionnelles.
Ces stratégies doivent être intensifiées avec différents types d’agriculteurs et le plus en amont possible c-à-d le plus tôt possible, avant même le brûlis.
De nombreuses difficultés reposent sur le problème de fond de la nature des interventions et des bénéficiaires visés. Les populations les plus démunies ne peuvent constituer un volant dynamique du secteur privé susceptible de prendre le relai en terme moteur du développement. Il est important d’appliquer les objectifs avec des bénéficiaires structurés et un
raisonnement d’aménagement au niveau de ’exploitation. Toutes les possibilités de fumure organique restent
insuffisamment développées et valorisées au sein des exploitations où les sols présentent une bonne structure physique mais qui sont chimiquement vides organic farming
Un certain nombre de principes ont été rappelés comme la nécessaire gestion des plantes de couverture pour régénérer la fertilité des parcelles : fonctions de mobilisation et de recyclage.
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Missionnaires Dates Objet de la mission
Frank Enjalric 4 au 6 novembre Appui et accompagnement mission installation BDD Manamora auprès de la cellule du projet BV Lac.
Constats :
L’objet de cette mission était de s’assurer de bonnes conditions d’installation de la base de données Manamora au sein de la cellule du projet BV Lac et d’apporter des éléments d’information et de formation auprès des opérateurs du projet. Un certain nombre de points restent à éclaircir et formaliser comme la collecte des données, les tableaux de bord de reporting, les unités agronomiques utilisées.
Missionnaires Dates Objet de la mission
Frank Enjalric 7 au 9 décembre Appui à la mission d’Olivier Husson de suivi-formation du manuel SCV à la cellule et des opérateurs du projet BVPI-SE/HP
Constats :
Il s’agissait de former les techniciens des opérateurs du projet et les ingénieurs de la cellule sur la conception et la mise en œuvre des systèmes SCV sur la base du manuel SCV. Le Manuel constitue une source de méthodes et d’informations encore insuffisamment utilisée par les opérateurs.
Tableau 2 : Missions de suivis auprès des opérateurs en AC à Madagascar en 2009/2010
Missionnaires Dates Objet de la mission
Frank Enjalric 17 Février au 21 Février 2010
Suivi et appui à la diffusion des SCV dans l’antenne PLAE à Andapa, région SAVA dans le Nord de l’Ile.
Constats :
Les équipes du PLAE ont su maîtriser les installations des plantes de couverture et vérifier les capacités de ces plantes, notamment le stylosanthes à couvrir et restructurer le sol.
La stratégie d’habillage des cultures traditionnelles est efficace et doit être intensifiée le plus en amont possible dans le processus de mise en valeur des défriches. Il y a une grande complémentarité entre les actions LAE et la mise en œuvre des SCV. La pratique d’habillage peut aussi s’adresser aux dispositifs anti-érosifs. Les plantes de couverture peuvent
efficacement compléter les aménagements et préparer les parcelles à une production ultérieure. On note l’importance des haies et lignes anti érosives qui sont une entrée en SCV avec une production de biomasse utile pour i) son rôle de contrôle de l’érosion, ii) concentrer les résidus, iii) pour assurer le couvert végétal et la relance de la biologie du sol, iii) récupérer les eaux de ruissellement, iv) fixer l’azote, v) fournir des compléments de fourrages.
Missionnaires Dates Objet de la mission
Frank Enjalric 20 au 25 avril 2010 Suivi et appui à la diffusion des SCV dans l’antenne PLAE de Marovoay Constats :
Les réalisations de cette dernière saison ont consisté à implanter des plantes de couvertures et à « habiller » les cultures existantes avec les plantes de couverture disponibles, essentiellement le stylosanthes.
Les équipes du PLAE ont su maîtriser les installations de ces plantes de couverture dans des conditions pluviométriques aléatoires cette saison. En sus de cette stratégie efficace, il est proposé d’installer des plantes de couverture en année n sur des surfaces devant être valorisées l’année suivante ; il y aura production en année n +1. Il pourrait s’agir de brachiaria, ou de mélange de stylo + crotalaire + cajanus avec une fauche en cours de croissance pour assurer recyclage de la biomasse et épaississement des plants
Missionnaires Dates Objet de la mission
Rakotondramanana et Frank Enjalric
29 avril 2010 Journée d’échanges avec FAO et autorités de la région Itasy Constats :
Cette journée a été l’occasion de prendre connaissance des différents résultats du projet OSRO de la FAO et des activités des différents intervenants. Il s’avère que les visites d’échanges organisées par la FAO pour des décideurs institutionnels et politique sont utiles pour la promotion de l’Agriculture de Conservation et la prise de conscience des enjeux et contraintes d’un développement rural durable.
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Missionnaires Dates Objet de la mission
Rakotondramanana 9 au 12 mai Pré-diagnostic rapide dans les zones d’actions du projet AD2M Constats :
L’objet essentiel de la mission est de faire un pré-diagnostic rapide des milieux où travaille le projet afin de pouvoir proposer une offre sur la mise en place de systèmes de production durable dans les districts d’intervention, ceci suite à un intérêt marqué du projet AD2M de développer l’agriculture de conservation dans ses districts d’intervention pour développer des systèmes de productions durables. Il est entendu que cette courte mission n’a pas la prétention de couvrir les districts et les communes pour donner la situation des milieux qui existent. Il apparaît que l’accent sera mis sur la mise en valeur des baiboho, des rizières à mauvaise maîtrise de l’eau (RMME) et en partie sur des tanety en focalisant surtout sur les monkas (jachère après abattis brûlis). Des systèmes SCV pourront être proposés et de nouvelles espèces/variétés seront introduites en essayant de produire des semences localement dès la première année. Des plantations d’arbres en associant les SCV pourront aussi être proposés. Comme dans les autres régions où le GSDM a introduit ces techniques SCV pour la première fois, un gros travail de formation sur place sera entrepris
Missionnaires Dates Objet de la mission
Anatole Rasamilala 17 au 23 mai Suivi – évaluation des actions du GRET dans la région d’Ambovombe Constats :
La mission rentre dans le cadre de la convention GSDM/GRET dans la diffusion des SCV dans la région semi-aride de l’Androy. La mission a été confiée à M. RASAMILALA Anatole (un ancien du projet FASARA) pour le compte du GSDM avec pour objectifs de :
• Suivre l’avancement des activités du projet sur le terrain en vue d’ajustement des interventions sur le projet
• Réfléchir sur les stratégies de changement d’échelle et à la mise en place d’une méthode de mesure de la diffusion spontanée
• Visiter la station de production de production de semences d’Agnarafaly (surtout justifier le chioix des espèces multipliées : Cajanus, Konoke, sorgho, dolique, etc..)
Généralement, cette mission a permis d’observer que les dynamiques d’auto – diffusion existent en milieu paysan. Les discussions avec les paysans rencontrés montrent un réel intérêt des paysans à la protection et à l’amélioration des parcelles. Cependant quelques mises au point sont encore nécessaires en vue d’améliorer les interventions.
Missionnaires Dates Objet de la mission
Rakotondramanana 5 juin Accompagnement mission Anne LEGILE à Ampary Constats :
Cette journée de visite a permis de montrer à Anne LEGILE (AFD Paris) les réalisations de BRL dans la commune de Soavinandriana (SCV et élevage laitier) et dans la commune d’Ampary (SCV à Ampasika, toposéquence, bananier sous Desmodium, de belles réalisations en SCV à Namontana avec différentes plantes de couverture à forte biomasse). La visite a permis aussi de discuter avec les organisations paysannes (groupements et fédération) dans les sites visités et d’échanger sur leur perception des SCV.
Missionnaires Dates Objet de la mission
Rakotondramanana 20 au 24 juillet 2010 Mission d’expertise pour le compte du PLAE dans la cuvette d’Andapa Constats :
Comme dans les autres antennes PLAE, la diffusion l’agriculture de conservation est très complémentaire des actions de lutte antiérosive menée par le projet. Dans cette plaine d’Andapa où le périmètre irrigué ne suffit plus à nourrir la majorité de la population, les paysans sont obligés de cultiver les bassins versants malgré les fortes pentes. Les actions du PLAE ont commencé dans cette antenne en 2008 et la diffusion des SCV en 2009/2010 suite à une mission du GSDM en février 2009 et à des formations et des appuis de TAFA. Les résultats obtenus en une campagne sont très encourageants avec des systèmes à base de Stylosanthes ainsi qu’avec d’autres plantes de couverture (Brachiaria, Arachis sous caféier…). Les premiers tests avec les variétés de riz en association avec le stylo donnent des résultats nettement supérieurs à la variété locale pour B 22 et il y a une très forte demande pour cette variété.
Missionnaires Dates Objet de la mission
Rakotondramanana 3 et 13 août Réunion avec TAFA pour la préparation d’une offre de service au projet AD2M
Constats :
Le projet AD2M sur financement FIDA (région du Menabe et du Melaky) s’intéresse à un appui du GSDM et de TAFA dans la mise en place de sites agro-écologiques dans les 4 districts où il travaille (Miandrivazo, Mahabo, Belo sur Tsiribihina et Antsalova). Une mission de pré-diagnostic rapide a été effectuée par le Directeur exécutif dans la région du Menabe du 9 au 12 mai 2010. Durant les journées des 3 et 13 août, l’équipe TAFA et GSDM s’est concertée pour préparer une première esquisse d’offre au projet AD2M.