• Aucun résultat trouvé

WORLD HEALTH ORGANIZATION

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "WORLD HEALTH ORGANIZATION"

Copied!
12
0
0

Texte intégral

(1)

O R G A N I Z A T I O N COMITE REGIONAL DE L'EUROPE Deuxième Session

Lisbonne, 25-27 septembre 1952

EUR/RC2/6 9 octobre 1952 ORIGINAL : ANGLAIo

DE LA SANTÉ

LES PROGRAMMES LE L'OMS EN EUROPE PRINCIPES DIRECTEURS

PROJET DE PROGRAMME QUADRIENNAL

I. PRINCIPES DIRECTEURS

Les grands principes qui cnt ré^i jusqu'ici l'activité de l'OkS dans la Région européenne s'inspirent de J.'idee que l'Europe étant, d'une façon gé­

nérale, extrêmement avancée du point de vue technique, les programmes des dif­

férents pays portent sur des questions très spécialisées dans des domaines fort divers.

Le but principal que l'OMS doit se proposer en Europe est d'encourager les efforts tendant, soit à coordonner les directives adoptées à l'égard des problèmes sanitaires communs, soit à permettre la confrontation des expériences.

L'OMS a également un rôle important à jouer en étudiant les divers types de ser­

vices hautement développés qui existent dans les pays et en favorisant l'ensei­

gnement et la formation professionnelle et technique.

Il est un certain nombre d'autres principes directeurs qui méritent d'être pris en considération :

1. Programmes communs avec les Nations Unies et d'autres institutions

Les Nations Unies, la plupart des institutions spécialisées, le Conseil de l'Europe, diverses organisations non gouvernementales et autres sont dotées de bureaux régionaux ou exercent des activités régionales en Europe. Il est

(2)

EUR/RC2/6 Page 2

hautement souhaitable que le Bureau régional de l'Europe collabore dans toute la mesure possible avec ces institutions, afin d'instaurer et de développer des acti­

vités sanitaires. La collaboration est particulièrement nécessaire lorsque l'Europe doit être utilisée comme champ d'études pour des problèmes qui ne concernent pas exclusivement la santé. Il est de nombreux autres ordres d'activité où l'OMS et ces institutions peuvent mettre leurs ressources en commun avec beaucoup plus de fruit que si chacune d'entre elles travaillait séparément. La collaboration existe, par exemple s

a) Avec les Nations Unies - Etude d'orientation sur les visiteuses d'hygiène programme européen pour les enfants physiquement diminuésj études sur la psy­

chiatrie infantile, l'alcoolisme, etc.

b) Avec la Commission Economique des Nations Unies pour l'Europe - Fourni­

tures médicales; production d 1antibiotiquesj logement.

c) Avec l'OIT - Hygiène des g-^ns de mer; lutte contre les maladies véné­

riennes chez les gens de mer; hygiène sociale et professionnelle.

d) Avec 1 'UNESCO - Enseignement de la médecine, organisation de bibliothè­

ques médicales; santé mentale.

e) Avec la FAQ - Toutes activités de l'OMS dans le domaine de la nutrition en Europe.

En outre, l'OMS collabore avec la Fondation Rockefeller à l'établissement en Europe d'écoles professionnelles d'hygiène publique, à une étude d'orientation sur les visiteuses d''iygiène, à des programmes d'assainissement, aux travaux entre­

pris dans la zone de démonstrations sanitaires de Soissons, etc.; elle participe à l'oeuvre du CJ»tre international de 1 'Enfance (Paris) et noue d'étroites relations de travail avec d'autre organisations,

2. Programmes communs avec le FISE

Il est désormais acquis que l'O S et le FISE doivent, chaque fois qu'il est possible, se concerter pour discuter avec les gouvernements la mise en oeuvre de nouveaux programmes médicaux ou l'extension de programmes existants dont

(3)

l'exécution doit être facilitée grâce à des fournitures du FISE. C'est là la meil­

leure méthode à suivre pour établir un programme médical cohérent qui tienne plei­

nement compte des besoins connexes en matière de formation professionnelle et de services consultatifs. Dans l'exécution de programmes médicaux bénéficiant de l'assis­

tance du FISE, cette méthode permet d'utiliser au maximum le concours des fonction­

naires sanitaires régionaux et des experts-conseils de l'OMS. Elle s'impose d'autant plus que l'aide financière fournie par le FISE en Europe risque à l'avenir d'être limitée, d'où la nécessité de donner la priorité aux activités susceptibles d'attein­

dre le plus grand nombre possible d'enfants.

3. Programmes destinés à renforcer des administrations sanitaires nationales Il résulte de l'expérience faite jusqu'ici en Europe que la contribution la plus utile que l'OMS puisse apporter, au cours des prochaines années, pour favo­

riser ce renforcement est d'aider les gouvernements à augmenter l'effectif du per­

sonnel compétent dans les domaines importants de la santé publique, Cette tâche n ’exclut pas l'emploi d'experts-conseils à court terme pour résoudre des problèmes spéciaux; en général, cependant, le concours des fonctionnaires sanitaires régionaux et des experts-conseils à court terme est particulièrement utile lorsqu'on veut mettre en oeuvre, organiser et poursuivre des activités d'ordre pédagogique, y compris des conférences, des colloques et toutes méthodes visant à favoriser les échanges de vues. C'est en ayant cet objectif constamment présent à l'esprit que les organisateurs du programme élargi d'assistance technique en Europe obtiendront les résultats les plus fructueux.

4. Enseignement et formation professionnelle et technique

a) L'activité entreprise à cet é^ard a jusqu'ici constitué l'apport principal de l'OMS au programme européen et il le demeurera probablement pendant bien des

années, S'inscrivant dans le cadre général de l'assistance fournie aux administra­

tions sanitaires nationales en vue de renforcer les services en question, cette activité se prête tout particulièrement à l'exécution de programmes établis en commun avec les Nations Unies et d'autres institutions. Elle ménage également la

(4)

EUR/RC2/6 Page 4

possibilité d'établir les programmes les plus propres à être appliqués en Europe avec les fonds de l'Assistance technique en vue du développement économique.

b) Etant donné que plusieurs organismes ayant leur siège en Europe, tels que le Centre do 1 'Enfance à Paris, le British Council, divers centres universi­

taires nationaux et d'autres institutions, ont déjà organisé des cours de formation professionnelle, des colloques, etc, auxquels l'OMS continuera à prêter son appui*

il est indispensable d'examiner attentivement les risques de chevauchement. T 'ordre d'activité le plus utile sur lequel le Bureau européen de l'OMS pourrait à l'avenir concentrer ses efforts serait vraisemblablement le patronage de conférences, de

colloques et de cours de formation portant sur tous les aspects de la santé publique, y compris des études sur les normes de formation professionnelle. Dans la mesure du possible, les activités relevant du programme ordinaire devraient être organisées sur un plan régional afin d'obtenir une large participation des pays européens.

Cependant, cette règle ne devrait pas empêcher le patronage d'entreprises de portée un peu plus restreinte, intéressant des problèmes particuliers à quelques pays, voire à un seul. Ces projets peuvent d'ailleurs, dans de nombreux cas, être exécutés au titre du programme d'assistance technique.

c) L'extension logique d'un programme de ce genre consisterait à prêter assistance à des institutions nationales de formation professionnelle, particuliè­

rement à celles qui forment des agents de la santé publique. Cette assistance peut être de divers ordres et se traduire, psr exemple, par des conseils sur l'organisa­

tion de nouveaux établissements, le détachement, pendant une courte période, de conférenciers de réputation internationale ou le patronage par 1 1OMS de cours in­

ternationaux c Dans d'autres cas, les institutions nationales d'enseignement auront surtout besoin de recevoir de la documentation médicale et du matériel pédagogique.

A cet égard, il convient de noter que le programme de l'OMS, qui, antérieurement, consistait à procurer des ouvrages médicaux et du matériel d'enseignement sur un plan assez général, a déjà été modifié, l'Organisation s'efforçant désormais d'appor­

ter spécifiquement son appui à des cours et des colloques internationaux et à des institutions nationales de formation proiessionnelle. Il appartiendrait également à l'OMS d'aider les institutions d'enseignement à organiser rationnellement des bibliothèques médicales.

(5)

d) L'établissement d'un programme d'enseignement professionnel et technique s'inspirant des principes susvisés a déjà eu des répercussions importantes sur le

programme de hourses d'études pour l'Europe. Une partie des fonds réservés aux bourses dans le budget ordinaire sert chaque année à assurer une participation collective à des conférences, des colloques et des cours de formation, l'autre partie étant consacrée à l'attribution de bourses individuelles. Dans le programme d'assistance technique, en revanche, la première place est réservée aux bourses in­

dividuelles. D'une façon générale, il a été possible, grâce aux fonds reçus au titre de l'assistance technicue, de développer considérablement le programme de bourses d'études durant la période 1950 - 1952.

S'il apparaît judicieux de maintenir, sous de multiples formes, le système de la formation professionnelle collective, il est non moins nécessaire de prévoir des bourses individuelles, en particulier pour l'étude de l'administration de la santé publique, de l'hygiène mentale et d'autres questions d'une importance primordiale en Europe. Ces bourses individuelles devraient notamment être accordées :

1) aux membres du personnel de santé publique qui ont terminé leurs études dans leur pays, mais qui n'ont pas encor^ pris leurs fonctionsj

2) au personnel de santé publique déjà en fonction et, de préférence, aux fonctionnaires supérieurs de santé publique chargés de services spéciaux, aux fonctionnaires subalternes de santé publique, et aux professeurs d'hygiène pu­

blique .

II. ORIGINE DES FONDS

On peut prévoir qu'au cours des quatre prochaines années, les programmes mSdicaux destinés à l'Europe pourraient être alimentés par des fonds provenant des principales sources suivantes î

1. Budget ordinaire de l'OMS - Le montant total des fonds disponibles est limité de façon précise. Les fonds provenant de cette source sont utilisables dans l'ensemble de la région.

2. Fonds mis à la disposition de l'OMS pour l'assistance'technique - Ces fonds sont utilisables pour des programmes médicaux de nature à favoriser mani­

festement le développement économique d'un pays, et sont réservés aux pays dont le développement économique a été retardé pour une raison quelconque.

(6)

EUR/RC2/6 Page 6

3. FISE, soit à l'occasion de programmes médicaux entrepris en commun et financés sur le budget ordinaire ou sur le budget de l'assistance technique suivant le cas, soit à l'occasion de programmes portant exclusivement sur des fournitures médicales demandées par des Gouvernements. Le nombre des pays de la région européenne dans lesquels des programmes de cet ordre sont en cours est restreint et rien ne permet de supposer que les fonds provenant de cette source se maintiendront à leur niveau dos dernières années.

4, Programmes bilatéraux d'assistance Lechnique - Il n'y a, pour l'instant aucune raison de penser qu'il s'agira là d'une source importante de fonds en Europe.

Le total des fonds dont disposera ainsi l'OMS pour l'exécution de pro­

grammes médicaux en Europe sera relativement peu élevé, si bien que l'Organisation devra se consacrer essentiellement à sa tache primordiale, qui est de diriger et de coordonner, dans le domaine de la santé, les travaux ayant un caractère inter­

national. L'OMS pourrait néanmoins, avec les sommes prévues, accomplir une oeuvre très utile en appliquant des programmes tels que les suivants :

1. Programmes d'assistance mutuelle entre pays, 1 !0MS se bornant à servir d'intermédiaire (par exemple échange de personnel)j

2. Programmes d'assistance mutuelle entre pays, comportant une certaine aide financière de l'OMS (par exemple organisation de commissions régionales) 3. Programmes communs patronnés par l'OMS, le gouvernement bénéficiaire acquittant uniquement les dépenses d'ordre local (par exemple cours de forma­

tion)

4. Programmes communs patronnés et financés par l'OMS (par exemple organisa tion de conférences) ;

5c Programmes visant à assister des pays déterminés.

(7)

I I I . CHOIX DE LA METHODE A APPLIQUER

Du fait de l'importance qu'elle a accordée en Europe aux programmes in­

téressant l'ensemble des pays de la région ou plusieurs d'entre eux, l'OMS a acquis une certaine expérience des méthodes à appliquer. Elle s'est d'autre part aperçue que certains des termes en usage (conférence, groupe d'études, symposium, colloque, réunion d'enseignement, cours de formation technique, etc.) sont extrêmement imprécis et demandent à Être définis exactement si l'on veut pouvoir porter un .jugement va­

lable sur les diverses méthodes. Toutefois, il apparaît d'ores et déjà que les mé­

thodes suivantes sont applicables à la région européenne :

le Coordination des directives et confrontation des expériences - Réunions d'experts éminents désignés par les gouvernements pour étudier des problèmes intéressant l'en­

semble de la région ou un nombre important des pays qui la composent : à titre d'exem­

ples, il y a lieu de citer la Commission internationale antivénérienne du Rhin, la Conférence des Ingénieurs sanitaires, certains colloques consacré? à l'examen de problèmes spéciaux, etc.

2. Etudes sur les divers types d'organisation des services de santé et sur les problèmes qui se posent dans ce domaine - Réunions de fonctionnaires supérieurs ou de spécialistes de grade élevé chargés d'étudier, d'un point de vue général ou particulier, un service donné de santé publique. Ces études se limitent généralement à l'Europe, mais elles pourraient, dans certains cas, s'étendre à des pays d ’autres régions. L'Europe, ayant de façon assez uniforme atteint un niveau technique très élevé, les études d'orientation qui y sont effectuées sur les divers types d'orga­

nisation des services sanitaires et sur les problèmes qui se posent dans ce 'iomaine sont susceptibles de revêtir un grand intérêt, non seulement pour ce continent, mais aussi pour d !autres parties du monde. On peut mentionner à cet égard les études en­

treprises sur l'administration de la santé publique, sur les catégories de personnel nécessaires pour satisfaire aux besoins médico-sociaux des familles et sur la lutte

antivénérienne chez les gens de mer (centre portuaire de démonstrations de Rotterdam) 3. Enseignement et formation technique - Développement des moyens dont diroose l'Europe en matière de formation technique et initiatives destinées à appuy r le programme de bourses d'études individuelles (organisation de réunions d'enseignement

(8)

EUR/RC2/-6 Page 8

et de cours de formation technique $ aide pour la création de nouveaux établissements nationaux de formation tels que écoles de santé publique, écoles d'infirmières, ins­

tituts de médecine du travail, etc.. Quant au programme de formation collective,

s'il est vraisemblablement plus avancé on Europe qu'ailleurs, il n'a pas encore quitté le stade expérimental. Il tend, non pas à remplacer, mais plutôt à compléter l'oeuvre des établissements nationaux existants. Les réunions d'enseignement et les cours de formation technique patronnés par l'OMS sont surtout utiles parce qu'ils peuvent être suivis par d'assez nombreux stagiaires de diverses nationalités. On peut les faire nettement porter sur les problèmes communs à plusieurs Etats et les adapter assez aisément au degré particulier de développement des pays participants, Comme ceux-ci comprennent souvent des pays extra-européens, ces réunions et ces cours con­

tribuent, en outre, à accroître les moyens de formation technique de l'Organisation Mondiale de la Santé.

La classification qui précède n'est pas rigide et nombre de programmes actuellement en cours d'exécution reposent sur l'application simultanée de plusieurs des méthodes décrites ci-dessus. Afin de ménager les ressources de l'OMS en personnel et en argent, il faut se préoccuper de façon constante de cette question de méthodes.

IV, CHOIX DES D O M I N E S D'ACTIVITE

Etant donné le haut degré de développement technique atteint par l'Europe dans de nombreux domaines, il serait extrêmement difficile de se.limiter à un nombre restreint de problèmes prioritaires.

Il y aurait en revanche le plus grand intérêt à ce que 1 1 OMS concentrât ses efforts sur certains problèmes de santé publique particulièrement importants.

Il existe d'ailleurs en Europe de nombreuses organisations qui s'intéressent aux ques­

tions particulières de santé et qui en tiennent compte dans leurs programmes. C'est ainsi que, pour ne citer que quelques exemples généraux, l'Organisation Internationale du Travail étudie dans le détail les risques de maladies et de traumatismes dans

1'industriej plusieurs conseils nationaux de recherches effectuent de façon continue des études approfondies d'ordre clinique et autrej les organes régionaux des unions internationales se sont fixés divers champs d'activité (Fondation Rockefeller, etc,)

(9)

L ’OMS peut souvent collaborer utilement avec ces organisations et stimuler les re­

cherches sur des problèmes importants. Elle doit toutefois, dans 1g choix des acti­

vités qu'elle envisage de patronner directement, s'inspirer de principes directeurs légèrement différents, dont les deux suivants semblent mériter une attention parti­

culière :

1) Lorsqu'elle patronne un programme portant sur un service sanitaire donné, l'OMS devrait concentrer son intérêt sur l'organisation du service et non sur le fonctionnement détaillé de celui-ci5

2) Ce faisant, elle devrait, d'autre part, toujours s'efforcer de considérer le service en tant qu'élément des services généraux de santé des pays de la région, et non en tant qu'entité distincte.

Ce deuxième principe est souvent d'autant plus important que certains ser­

vices (notamment ceux qui s'occupent de l ’assainissement et de la médecine du travail) ont tendance à se développer dans une certaine mesure indépendamment des services généraux de santé publique.

Compte tenu des considérations qui précèdent, .le choix des domaines d'acti­

vités de l'OMS en Europe, notamment en exécution du programme ordinaire de 1 'Organi­

sation, revient essentiellement à déterminer, par l'intermédiaire du Comité régional, les besoins prioritaires de la région.

Normalement, ce choix devrait être également guidé par les recommandations des comités d'experts de l'OMS pour autant qu'elles sont applicables a la région, ainsi que par les décisions de 1 'Assemblée de la Santé qui exigent des mesures par­

ticulières à l'Europe (on peut citer à cet égard la question de la transition entre les conventions sanitaires internationales et le Règlement sanitaire international)

On s'est efforcé, dans l'annexe au présent-document, d'indiquer les caté gories de questions qui, dans les grands domaines sanitaires, devront vraisemblabl nient faire l'objet de programmes on Europe et être traités par une méthode ou une autre, au cours des prochaines années.

Les suggestions formulées à ce propos doivent, bien entendu, rester extrêmement souples, afin de pouvoir être adaptées aux besoins nouveaux au fur et à mesure qu'ils surgiront.

(10)

EUR/fcC2/6 Page ID

ANNEXE I Les programmes de 1 'OMS en Europe

Principes directeurs

Projet de programme quadriennal de travail

Choix des domaines d'activités

Principaux domaines dans lesquels il conviendrait que l'OMS exerçât son action 1. Lutte contre les maladies transmissibles, Bien quo certaines maladies trans- missibles ne représentent plus la même menace qu'autrefois, il subsiste nombre de problèmes à la solution desquels l'OMS peut utilement prêter son concours. On peut signaler notamment, à cet égard, la lutte contre les insectes, les problèmes spé­

ciaux que posent la lutte antituberculeuse et la lutte antivénérienne, la lutte contre le trachome (dans le sud de l'Europe), la lutte contre les viroses, la pro­

phylaxie de la coqueluche et la lutte contre les zoonoses transmissibles à l'homme.

A cette catégorie de problèmes, il y a lieu de rattacher la production et l'emploi des antibiotiques.

2. Services de santé publique. C'est dans cet important domaine que l'OMS devra déployer la majeure partie de son activité en Europe. Lorsqu'elle se préoccupera de l'organisation des services d'hygiène de l'enfance (en particulier sur le plan pré­

ventif), elle devra notamment s'attacher au problème de la santé mentale de l'enfant et entreprendre au moins un programme en matière de nutrition. Ces travaux devront être soigneusement coordonnés avec ceux du Centre international de l'Enfance à Paris.

Il est également essentiel que, dans le domaine de la santé mentale des adultes, l'OMS collabore à l'étude de questions telles que l'alcoolisme, la santé des tra­

vailleurs de l'industrie, etc.. Pour ce qui est de l'administration de la santé publique, l'OMS sera appelée à effectuer des études dans les collectivités tant urbaines que rurales et à aider à l'institution de méthodes rationnelles pour la réunion des données statistiques. C'est là, semble-t-il, la clé de voûte du pro­

gramme de 1 'CMS en Europe et le groupe d'études de l'administration de la santé pu­

blique aura pour but de faire mieux comprendre avec le temps les programmes et les problèmes sanitaires des divers pays de ce continent. A l'érrard de l'assainissement,

(11)

l'activité européenne de l'OMS, qui a débuté en 1950, devrait surtout consister, dorénavant, à provoquer des réunions de fonctionnaires de la santé publique, d'in­

génieurs sanitaires, d'épidémiologistes et d'autres membres de l'"équipe d'assai­

nissement" pour étudier de concert les problèmes relatifs à l'approvisionnement

en eau, à l'évacuation des ordures, à la lutte contre les insectes, etc,,. Les aspects sanitaires du problème du logement offrent, d'autre part, à l'OMS l'occasion de colla­

borer avec ia Commission Economique pour l'Europe.

Depur’s la conférence des infirmières d'hygiène publique (1950), les efforts entrepris par l'OMS en Europe dans le domaine des soins infirmiers ont eu tendance à être sacrifiés à d'autres activités. Or, l'OMS ne saurait se désintéresser de cette question à laquelle il importe de reconnaître la place qui lui revient dan?

les programmes intéressant les services de santé publique. L'éducation sanitaire de la population et, plus encore, l'hygiène dentaire ont été négligéesj il faudra leur accorder l'attention qu'elles méritent au cours de la période considérée..

L'hygiène sociale et la médecine du travail consituent un vaste champ d'activité nouveau* d'importantes mesures ont déjà été prises en ce qui concerne les enfants physiquement diminués, la réadaptation des adultes (notamment la réadaptation des tuberculeux), la médecine du travail et l'organisation de services destinés à ré­

pondre aux besoins médico-sociaux des familles. Maintenant que ces succès de plus en plus encourageants ont été enregistrés dans la lutte contre les maladies trans- missibles de l'enfance, les pays européens s ’attachent tout spécialement aux dangers qui menacent la santé des adultes, aux services de soins médicaux et à diverses questions apparentées dont l'OMS devrait se préoccuper sans cesse davantage au cours des prochaines années,

3« Enseignement et formation technique. L'enseignement et la formation technique doivent porter sur la quasi-totalité des sujets énumérés dans les paragraphes 1 et 2 ci-dessus, le but principal à atteindre étant de donner au personnel des adminis­

trations sanitaires nationales une expérience de plus en plus étendue. Le programme le plus important continuera à être celui des bourses d'études, A cet égard, l'OMS

(12)

Annexe I

devra apporter généreusement son appui aux établissements d'enseignement tels que les écoles de santé publique, les écoles d'infirmières, etc., surtout durant les premières années de leur existence. Elle devra aussi, lorsqu'il y aura lieu, aider ces établis­

sements à organiser des bibliothèques médicales.

Le programme d'enseignement et de formation technique qui, comme on vient de le voir, portera sur l'ensemble des activités de l'OMS en Europe, devrait égale­

ment comprendre une étude des méthodes d'enseignement, lesquelles sont en train d 1 évoluer rapidement.

C'est une tâche immense qui attend l'OMS au cours des quatre prochaines années dans les domaines si vastes et si divers énumérés ci-dessus. L'exécution en deviendra plus facile au fur et à mesure que, grâce à l'expérience acquise, on saura mieux sous quel angle et selon quelle méthode il convient d'aborder les problèmes qui se posent (voir les sections III et IV du présent document). D'autre part, il y aura souvent intérêt à grouper plusieurs activités dans un mSme programme patronné par l'OMS,. C'est ainsi que, au cours des colloques consacrés à la question générale de la médecine du travail, on pourra utilement traiter de questions telles que l'état de nutrition des travailleurs de l'industrie, la santé mentale, l'alcoolisme, les services infirmiers, ainsi que d'autres questions d'un intérêt particulier en Europe.

De mâne, les principaux aspects de l'hygiène dentaire, de la lutte contre les mala­

dies transmissibles, etc., pourraient utilement etre étudiés en liaison avec les services d'hygiène scolaire.

EUR/RC2/6 Page 12

Références

Documents relatifs

mosquito during the period before the recognition of jungle yellow fever so reduced the incidence of recognized yellow fever and so far prevented the international spread of

Observando asimismo que, para facilitar la aplicación de las resoluciones pertinen- tes aprobadas por las organizaciones del sistema de la s Naciones Unida s y relativas a

ral de la OMS, el Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Refugiados, el Programa de las Naciones Unidas para el Desarrollo, el Fondo de las Naciones Unidas

du Conseil permanent, i l soit constitué un Comité consultatif de recherches sur les zones arides, compose do représentants des Nations Unies, des institutions spécialisées et d

II. SOPER, du Bureau Sanitaire Panaméricain.. F MF ANA j du secrétariat de l'OMS, remplissait les fonctions de secrétaire. Le groupe de travail a décidé que la question des mesures

1. INSTA a los Estados Miembros a adoptar las disposiciones necesarias para prevenir y combatir los problemas relacionados con el consumo excesivo de alcohol, inclusive la for-

4.1.2 Cette relation est du reste attestée de façon frappante par les statistiques de morta- lité recueillies en France de 1907 à 1 9 5 6... Eléments d'une action nationale face

Мо- гут быть также составлены руководства с описанием методологий проведения обзоров по алкоголиз- му ,оценки взглядов на алкоголизм и позиции