Jean Beaujouan.
23.02.2004
Identité après le travail
1. Quelques définitions 1.1. Identité
L’identité d’une personne renvoie à des réalités contradictoires : elle se réfère à la fois à l’idée de similitude (identité à soi-même, auquel renvoie le préfixe idem) et celle de différenciation (je me définis par mes appartenances, par mes caractéristiques communes avec certains et par ce qui me distingue de tous mes semblables).
Certains constituants de cette identité sont fixes tout au long de la vie, tels que les parents génétiques, la date de naissance, le lieu de naissance, le sexe (sauf exception…), le patrimoine génétique et certains caractères physiques –ex. la couleur des yeux- etc.
Parce que la vie de chacun est en perpétuel changement, d’autres constituants de l’identité sont au contraire variables dans le temps, tels que l’âge, l’état de santé, la situation familiale, la situation professionnelle, la classe sociale de référence etc. Plutôt que de considérer l’identité comme statique, et pour en souligner la dimension dynamique, il convient donc de parler de construction identitaire, ou encore de processus et notamment de remaniements identitaires.
Enfin, l’identité fait naturellement penser à une dimension purement individuelle de la personne. Mais elle comporte également une puissante dimension sociale : l’identité d’une personne est constituée de tout ce qui l’a traversée de son environnement social et familial et de ses héritages (transgénérationnels, culturels, économiques, intellectuels, sociaux…).
L’identité est donc au croisement du stable et du changeant, du semblable et du différent, de l’objectif et du subjectif, de l’individuel et du social.
En synthèse, on peut avancer que les processus identitaires d’une personne renvoient à l’idée que celle-ci se transforme psychiquement et physiquement en relation avec le vieillissement de son corps, du fait de ses confrontations à autrui et aux événements de la vie, tout en restant elle-même et différente des autres.
1.2. Le travail
Le « départ à la retraite » semble un marqueur clair entre « le travail » et l’« après travail ». Mais la réalité est souvent bien plus complexe, notamment pour ceux qui arrivent chômeurs à l’âge de la retraite, pour ceux qui prennent leur retraite de manière progressive, pour ceux qui continuent à travailler après l’âge de la retraite, ou dont l’âge de la retraite est multiple à cause de l’appartenance à des régimes de retraite différents etc.
2. Quelques impacts de la retraite sur l’identité.
Notre démarche a consisté à répondre à deux questions :
• Qui suis-je ?
et, après chaque réponse à cette première question :
• Quels sont les impacts du passage à la retraite sur cette partie de moi ? »
2.1. Je suis un (mon) corps.
Je suis structuré dans mon identité par mon corps et par le regard que moi-même et les autres portons sur lui.
Or ce corps d’environ 60 ans commence à être un peu usé, il est plus fragile, plus fatigable, plus sensible à la maladie qu’autrefois. Il est peut- être déjà malade, ou je crains peut-être la maladie plus qu’autrefois.
Les petites misères ont déjà commencé, ou vont le faire bientôt : moindre appétit ou capacités sexuelles, la vue qui baisse, peut-être l’audition qu’il faut aider, certains sports qu’il faut abandonner ou pratiquer de façon plus modérée. Perspectives : cela risque d’empirer au fil des années ! Et chacun sait bien que tout ceci aboutira, le moment venu, à la mort.
C’est souvent aux alentours de la retraite que l’on enterre le dernier de ses parents et beaux-parents : par rapport à ce qui reste de la famille, on entre alors, symboliquement, en première ligne par rapport à la mort. Si les choses se passent normalement, nous sommes les premiers sur la liste…!
Cette mort, j’ignore quand elle viendra, je peux la croire ou la vouloir lointaine, je peux également la refouler voire la dénier, mais ma conscience me dit plus ou moins sournoisement toutes ces choses désagréables et peut-être angoissantes. Vieux, ou vieillissant, je ne suis pas le même que lorsque j’avais dix, vingt ou cinquante ans.
Mon esprit, mon intelligence sont une production ou une dimension de mon corps : ils peuvent se dégrader beaucoup moins vite que lui, ils peuvent même s’enrichir au fil des ans (sagesse, expérience, lucidité sur moi, paix intérieure etc.). Mais ils peuvent également, dans certains cas, se délabrer aussi vite, voire plus vite que mon corps…!
L’âge de la retraite est celui où on prend plus intensément conscience du temps qui passe et des marques négatives que celui-ci inscrit dans notre corps.
2.2. J’ai un rapport différent au temps
• Je suis celui qui a vécu sa vie, je suis ce que j’ai vécu
Ma vie, mon histoire de vie sont un constituant de mon identité. Né à tel endroit, études de ceci ou de cela, vie familiale comme ceci, vie professionnelle comme cela etc.
Avec l’arrivée de la retraite, plusieurs choses changent : j’ai fait une grande partie de ma vie, j’ai du temps pour réfléchir à ma vie, et je prends (plus ou moins) conscience que je ne suis pas immortel. C’est l’heure des bilans (« un homme se penche sur son passé ») : je peux avoir envie de méditer sur mon histoire de vie, sur le chemin parcouru et sur celui qui reste à faire, sur le sens de ma vie, sur ce que je laisserai en mourant, sur ce que je transmettrai à mes enfants etc.
Recherche de sens. Méditation religieuse ou philosophique.
Si je fais cette recherche de façon active, voire accompagnée, elle peut se révéler fructueuse, je peux acquérir réellement une compréhension plus fine, plus claire de ma vie : pourquoi j’ai choisi tel métier, tel conjoint ; les liens entre mes héritages familiaux et culturels et mes choix de vie conscients et inconscients ; pourquoi mes réussites et mes échecs etc. Si je réussis à travers ce travail à mieux comprendre le sens de ma vie, à lui trouver plus de sens, je modifie l’image que j’ai de moi, et donc mon identité intime.
• Je suis un individu libre
L’entrée dans la retraite s’accompagne souvent d’un changement profond du sentiment et du vécu de liberté. Cela est vrai pour la plupart des nouveaux retraités, et plus encore, probablement, pour les salariés, et en particulier pour ceux qui ont travaillé longuement chez le même employeur.
Quand on est salarié - mais c’est en grande partie vrai également quand on est artisan, commerçant, agriculteur etc. - on ne s’appartient pas vraiment, on loue sa personne et son temps à son employeur (ou à
ses clients), contre l’argent nécessaire pour vivre. C’est une forme adoucie, moderne, protégée, du statut ancien d’esclave.
Nouveau retraité, on peut structurer son temps comme on veut, mais on acquiert en plus un sentiment de liberté nouveau : plus besoin de mettre une cravate, ou la blouse ou le vêtement qui signe l’appartenance à telle entreprise ou à telle fonction, plus d’obligation d’être poli avec tout le monde, de respecter les pouvoirs établis, de se conformer aux obligations de réserve (ex. le militaire) ou de bonne conduite (ex. le notaire). Plus besoin non plus de se creuser la tête, de faire des démarches, d’investir et de prendre des risques pour gagner de l’argent.
A travers cette entrée dans une forme plus radicale de la liberté, une dimension nouvelle de notre humanité et de notre identité s’entrouvre.
A défaut de devenir réellement libre, on est au moins confronté à cette question de l’apprentissage de la liberté.
• J’ai du temps disponible.
Je suis moins stressé par l’obligation de produire. Je peux vivre le moment présent différemment : j’ai plus de temps pour me laisser imprégner par les événements, par les personnes, par les animaux, les objets, par leur odeur, leur texture, leur intensité, leur couleur, leur dimension propre ; peut-être suis-je plus attentif et plus disponible pour les échanges que je peux avoir avec eux, que peut-être ils souhaitent et que je n’ai jamais perçus.
2.3. Je suis ce que je fais
Je suis médecin, ouvrier boulanger, montreur d’ours sur les foires, ou gangster etc.
La nature de mes activités structure mon identité. Par mes activités, j’acquiers en effet des savoirs, des tours de main, des compétences, une employabilité, une mentalité, parfois un système de valeurs qui
« me collent à la peau », qui sont stables, qui me différencient des autres et qui me donnent de la valeur à mes yeux et aux yeux d’autrui.
Mes activités m’identifient en effet aux yeux des gens : pour eux, je suis conducteur de tramway, ou banquier, ou professeur d’université, ou chanteur des rues, ou éleveur de chèvres…!
Si je ne travaille plus, que devient mon identité professionnelle, à mes propres yeux et à ceux des autres ? Plus de travail : plus d’utilité sociale ? Plus de statut de métier : plus de statut social ? Je passe d’une catégorie de métier très différenciée (jockey, tourneur-fraiseur
etc.) à une catégorie socio-professionnelle fourre-tout, massive et indifférenciée : retraité.
Cette perte de repère identitaire au moment d’accéder au statut de retraité est parfois difficile et certains retraités ressentent le besoin de se définir par leur ancien métier. C’est à dire de revenir en arrière.
Histoire vécue : ayant à me présenter lors du premier séminaire auquel j’ai participé après mon départ à la retraite, et prenant la suite des autres membres du groupe qui, chacun, avaient entre autres choses annoncé leur métier, je me suis surpris à dire, en ne plaisantant qu’à peine : « Moi, je ne suis rien …». Mouvements divers dans la salle…!
Ne plus faire ce qu’on faisait auparavant (en particulier le métier), c’est vivre une perte et une perturbation identitaires, mais c’est en même temps être obligé de se confronter au vide de l’emploi du temps, et de le remplir autrement, avec des activités nouvelles, choisies après plus ou moins de réflexion et d’hésitation.
Réaliser des activités en relation avec son propre désir, ou renouer avec des projets très anciens qui avaient dû être remisés faute de temps. Dans tous les cas, il y a création de quelque chose de nouveau qui colore différemment l’identité de l’intéressé. Quand on va à la pêche, qu’on fait du vélo, ou qu’on fait son jardin tous les jours, la vie n’est plus la même et on n’est plus le même individu que lorsqu’on allait au bureau ou à l’usine.
Question souvent entendue par les jeunes retraités : « Alors, qu’est-ce que tu fais, maintenant ? ». Comme si le questionneur avait besoin de
« recharger » l’image identitaire du nouveau retraité avec des contenus d’occupation et d’action, ou encore avec des projets en gestation.
Cette question renvoie peut-être à une peur très archaïque du questionneur de se retrouver vide d’identité dans l’hypothèse où il expérimenterait lui-même un temps perçu comme vide car sans occupation professionnelle.
2.4. Je suis ce que je pense
Ayant du temps disponible, je peux penser. Pour penser, il faut bien sûr des stimulations, mais aussi du temps1. Lorsque je suis en retraite, je ne pense pas la même chose que lorsque je travaille dans le cadre d’un emploi rémunéré. Dans ce dernier cas, une partie importante de mes pensées sont commandées, structurées par mon emploi : que je
1 Platon, cité par Bourdieu, dit à peu près que, dans l’urgence, on ne peut pas penser (Sur la télévision, Raisons d’agir, Paris, 1996, p. 30)
sois employé, ouvrier, cadre, commerçant ou artisan, entrepreneur, artiste, profession libérale etc., je dois penser au travail, à ce que je dois produire, acheter, vendre, compter, je dois penser aux clients à satisfaire, aux fournisseurs avec qui négocier, aux idées que je dois promouvoir, aux projets que je pousse, aux collaborateurs que je dois manager, au patron à convaincre, à mon salaire, à mon syndicat, à ma carrière, à ma formation, à mon employabilité, au risque de chômage, etc.
Ces pensées me structurent, elles structurent le plus intime de mon identité, ce sont des pensées nécessaires, indispensables pour que je sois efficace dans mon emploi. Ce ne sont pas vraiment des pensées libres, ce sont des pensées censées être efficaces, productives. Je suis censé adhérer aux valeurs et aux intérêts de mon entreprise, quelles que soient mes propres opinions, ou ma propre sensibilité.
Etre à la retraite permet de se vider la tête de toutes ces pensées obligatoires ou convenues, de faire le vide pour y laisser advenir autre chose. Et cette autre chose sera beaucoup plus qu’auparavant des pensées qui m’appartiennent en propre, des pensées qui me viennent librement, moins contraintes, des pensées centrées sur de nouveaux centres d’intérêt, ou de nouvelles activités en relation plus directe avec mon désir, avec ma personnalité profonde, et donc avec mon identité.
2.5. Je suis une personne en relation.
• Ma relation avec mon entreprise.
Elle est transformée : auparavant, dans un grand nombre de cas, je m’identifiais, ou j’étais identifié, à mon employeur : j’étais enseignant à l’Education Nationale, ou ouvrier chez Peugeot, ou cadre de banque au Crédit Agricole etc. Cette appartenance, que j’en sois fier ou non, était une composante non négligeable de mon identité.
J’« appartenais » à une famille, à un clan, à une entreprise, à un patron, j’existais dans cette appartenance. Subitement, le lien est rompu, je ne suis plus qu’un ancien de telle ou telle « boite », je peux d’ailleurs l’avoir quittée en étant licencié sans ménagement ni considération. Cette composante de mon identité tend à disparaître plus ou moins rapidement et complètement. A la place, un vide identitaire à combler, un espace à reconstruire.
• Mes relations interpersonnelles.
Elles structurent mon identité : je ne suis pas la même personne si je vis comme un reclus ou si je rencontre beaucoup de gens, si je fréquente le pape ou le président de la République ou encore de très
gardienne de mon immeuble, ou le facteur de mon village et ses rares commerçants…!
Communiquer avec autrui me fait exister dans l’immédiat, stimule mon intelligence et mon système émotionnel, marque ma mémoire, enrichit mon expérience, transforme l’image que j’ai de moi-même et du monde extérieur.
Au plan social, j’existe par le regard de l’autre sur moi, regard que je cherche à capter, à influencer positivement pour recevoir considération et estime.
Sur le lieu de mon travail, j’existe socialement parce que j’ai des collègues, des compagnons avec qui je partage les misères, les risques, les combats, la fierté de ce que nous produisons ensemble. Il arrive également que j’aie avec eux des conflits, des désaccords, des luttes d’influence, qui me font également exister individuellement et socialement.
Au moment du départ à la retraite, ces relations qui faisaient la trame de nos jours, sans même qu’on en ait vraiment conscience, disparaissent subitement. Au début, on cherche à garder contact avec les anciens collègues, les relations restent cordiales, puis le temps fait son œuvre, on ne reste en relation épisodique qu’avec quelques uns, trois ou quatre. Les autres nous regardent différemment, on appartient au passé, on n’est plus au travail avec eux, on ne partage plus leur quotidien. On est devenu différent, on appartient désormais à un autre monde.
Au mieux on entre dans une association amicale des anciens de l’entreprise X ou Y. Restent les relations avec la famille, avec le voisinage, avec quelques amis choisis. On va remplacer les anciennes relations de travail par de nouvelles relations, au club de pétanque ou dans telle ou telle association où l’on intervient en tant que bénévole.
Si ma vie et mon identité professionnelles ont été fortement marquées par mon engagement syndical, son abandon, ou à tout le moins sa forte transformation au moment de la retraite, vient nécessairement transformer cette identité, même si je me sens toujours de cœur avec mes anciens camarades.
Cas particulier : les relations de couple. Elles s’étaient structurées au fil des ans autour de l’emploi du temps de l’un et de l’autre marqué par les séparations liées au travail. La retraite remet souvent les époux dans un face à face durable, ils doivent réapprendre à se connaître et à cohabiter…!
Dans tous les cas, le système relationnel est fortement bouleversé : béance du côté des anciennes relations de travail ; réseaux relationnels nouveaux, différents, souvent avec des personnes elles-mêmes à la retraite (les vieux avec les vieux…!) ; nouveaux groupes d’appartenance ; nouvelle place, peut-être, au sein de ces réseaux.
« Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es ». Je ne fréquente plus les mêmes personnes, je suis devenu différent…!
Et parce que je suis désormais retraité, le regard social porté sur moi change : je fais partie de ceux qui profitent de la vie, ceux qui ne sont pas astreints à produire, ceux qui ne tirent plus la charrette. On peut être un retraité estimable, mais un retraité n’a plus la même place dans la société ni dans le regard des autres.
2.6. Je suis ce que je possède
Certains travaux d’anthropologie relatifs à l’argent mettent en lumière que certaines personnes (et peut-être toutes, dans une intensité évidemment variable) ont tendance à s’identifier à leur argent, à leur patrimoine, à leurs revenus, à leur train de vie.
Si nous explorons cette hypothèse, que je crois fondée, l’entrée dans la retraite vient également apporter certains remaniements identitaires.
D’abord parce que mes revenus de retraité sont souvent plus faibles que ceux du travailleur que j’étais. Je dois donc réduire globalement mon train de vie, réorganiser certaines habitudes de consommation pour faire place à des postes de dépense nouveaux, comme par exemple les voyages.
Par ailleurs, l’argent que je reçois n’est pas de même nature que celui que je recevais en contrepartie de mon travail : en général, il m’est versé par des instances étatiques ou par des institutions stables et crédibles, de manière régulière, automatique et sécurisée.
L’entrée dans la retraite se confond souvent avec la période où l’on a à peu près fini de payer son logement : on s’installe durablement, soit dans le logement qu’on habite et qu’on a fait aménager ou rénover, soit dans un nouvel endroit censé devenir le lieu pérenne de la retraite (on fait donc là, en principe, un dernier investissement immobilier).
La logique du retraité sera ensuite de tenir à peu près égales les dépenses et les recettes. L’âge avançant, elle sera aussi de transmettre au moins une partie de son patrimoine à ses enfants, notamment, pour les plus fortunés, pour des raisons fiscales. Le retraité qui se dépouille volontairement d’une partie de ses biens restreint volontairement son pouvoir et sa puissance sur les choses (argent, terres, maison,
entreprise familiales etc.) et… sur ses héritiers ! Là encore, son identité en est transformée.
2.7. Je suis inscrit dans un espace
• Aménager son logement, changer de logement, changer de région La retraite conduit généralement le (couple) retraité à réaménager son lieu d’habitation, pour le rendre plus fonctionnel (les enfants sont partis parfois depuis peu) et plus confortable (on y vit désormais à temps complet).
Dans certains cas, on s’installe dans un autre logement plus adapté, voire même dans une autre région (migration vers le soleil ou retour au pays natal). Le nouveau retraité vit donc souvent dans un lieu différent de son ancien espace qui était un lieu de résidence-liée-au- travail.
Au-delà du temps disponible qu’ils cherchent à occuper, peut-être est- ce également pour échapper à la nouvelle unicité de lieu de vie que les retraités « consomment » volontiers du voyage, et que les plus aisés d’entre eux investissent beaucoup plus leur résidence de campagne en parallèle de leur résidence de ville.
2.8. Je suis inscrit différemment dans un processus de transmission A gros traits, entre 20 et 50 ans, on transmet la vie à ses enfants et on leur transmet l’éducation et la culture que l’on a reçue de ses parents.
La transmission des seniors est différente : elle s’appuie sur une plus longue expérience de la vie, elle-même enrichie d’une réflexion personnelle à son sujet. Et parfois sur des recherches approfondies sur l’arbre généalogique. Elle vise prioritairement les petits enfants, mais également d’autres personnes hors de la famille proche, notamment dans le cadre d’activité éducatives bénévoles.