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Energie au Rwanda

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Texte intégral

(1)

NATIONS UNIES

CONSEIL

ECONOMIOUE ET SOCIAL

Distr.

G3NBRAL3

2 Janvier 1968 ///

Original : FRANCAIS

COMMISSION ECOHOMiqUE POUR

Reunion sous-regionale sur l'energie

en Afrique du centre

Brazaaville, 29-31 Janvier

LfSNISRaiS AU RWANDA

M67-1817

(2)

2/CN.14/3P/34

DBS HAKEHES

A. Sxtrait du document e/cN,14/inr/104, mis a jour

en decembre 1967 ^

B. 3xtrait du Rapport de la Mission effectuee dans huit pays

de la sous-region de 1'Afrique de 1'est (du 15 mai au 15

29 juin 1966)

(3)

3/CN.U/3P/34

A. HXTRAIT DU D0CUII5NT 3/CN.

MIS A JOUR SN j)3C3KBR3

I. Ressources en energie primaire (3t 12)

1. Snergie hydro-eleotricrue

Le Rwanda a des ressources considerables en energie hydraulique par rapport a ses besoins d'electricite. On a construit plusieurs centrales hydro-electriques (Ntarulca, Gisenyi), mais il y aurait encore un important

potentiel non exploite, en particulier celui du fleuve Ruzizl, entre le lac Kivu et le lac Tanganyika. La plus grande partie de la denivellation gui existe entre lee deux lacs (689 m ), dont le point inferieur est a 30 kilometres en aval du lac Kivu, se trouve en territoire rwandais. Le long de cette partie do la Ruzizi, le potentiel est estime a 3,0 TWh environ, dont la moitie seulement appartient au Rwanda, car la Huzizi forme la

frontiere entre ce pays et le Congo,

Jusqu'a present, seule la centrale de Ilururu a ete construite sur la Ruzizi, avec une capacite de 12,6 m et une productibilite d'environ 70 G:ih par an. La salle des machines elle-meme se trouve sur la rive droite du

fleuve, c!est-a-dire au Congo.

Une extension de la capacits de cette centrale jusqu'a 28 MI, avec une productibilite finale de 105 GCTh par an, est envisagee.

A part le potentiel de la Ruzizi, il existe plusieurs sites dee centrales

possibles :

a) Le site de Kukungwa (10 MM, 25 GWh) se trouve en aval du lac Luhondo au nord du pays dans la region de Ruhengeri. La centrale existante de Ntaruka (7,5 ^f 20 GWh), avec deux groupes de

3?75 MI, est situee entre le lac Buiera et le lac Luhondo. Un troisieme groupe de meme puissance portera la capacite totale de

cette centrale a 11,25 *£••

(4)

E/CN.14/EP/34

Page 2

t>) L'amenagement prevu de la vallee de la Nyawarongo offre des possi-

bilites de production d'energie hyipo-electrique. Ce projet a pour

objet la mise en valeur de 10.000 ha de terre dans la vallee, par un controle rationnel des eaux. Celles-cl seront retenuee par un barrage - reservoir, ■situe en aval du confluent de la Nyawarongo et de l'Akanyaru et pourront etre utilisees en deux points : - au barrage, apres une chute de 10 metres, un debit constant de

55 m 'S fournirc- lis eaux necessaires a la mise en valeur des terres

(irrigation, stabilite de la nappe phreatique); la,centrale hy

dro-el ectrique, construite a cet endroit, aura une puissance installee de 5,5 J?-J et une productibilite de 30 (Svfh par an.

- par la vallee de 1'Aicanyaru et le lac Gyohola - Sud, ensuite un tunnel et le lac Hugwero, qui est partage par le Rwanda et le Burundi. Du lao Rug^.jorO; -?pres une forte denivellation a sa

sortie, des eaux pourraient etre utilisees dans une centrale hydro-electrique, dont le site se trouverait au Burundi. Les details de cette centrale ne sont pas connus sauf que la pro ductibilite sera de lTordre de 50 CJWh par an.

c) Le fleuve Kagera, avec les chutes de Rusumo, forme la frontiere

entre le RKanda et la Tanzanie. On ne possede pas de details sur toutes les possibilites d'amenagement de ce fleuve, mais il est estime que les chutes de Rusumo, avec une denivellation de 20 m et un debit moyen de 135 m ,'s? pourraient alimenter une centrale bydro-electrigue d'une Duissance garantie de 23 I£f.

Autres ressources en ener^ie primaire

a) Hydroearbures. (3t 89 9) : . .

Le Rwanda n'a pas de ressources'■.'ipetrolisres connues; en general, les caracteristiques geologiques du territoire, ne se pretent pas a la presence de petrole. A la front'iere avec le Congo, au fond du lac iCivu, qui a environ '3*900 1cm - et qua est' tres profond, les21 eaux contiennent une quantite importante de gaz dissous, nota-'nment

(5)

VCN.14/3P/34

Page 3

du methane. On a fait des essais pour evaluer la possibility d'utiliser ce gaz comme source d'energie. Les reserves de metha ne, a savoir 57 milliards de m , correspondraient par equivalence a 54 millions de tonnes de houille, qui devraient etre partagees entre le Rwanda et le Congo. Une installation pilote dfextraction du methane a ete etablie en 1962 a Gisenyi au Gap Rubona; le gaz retire du lac sert de combustible pour les chaudieres de la bras serie de Bralirwa. On utilise, a present 80.000 m.-de-'gaa environ par mois, ce qui est 1Tequivalent de 600 tonnes de charbon par an.

b) Charbon :

On ne connait aucun giseraent de houille au Ruanda.

c) Tourbe :

On trouve d'epaisses couches de tourbe dans de nombreuses val-

lees fluviales et on a commence a exploiter une tourbiare pres de

Shangugu. pour produire du combustible destine a une cimenterie.

Les tourbieres les plus importantes du pays, actuellement connues, sont les suivantes :

Partie du

pays

Vallee ou

localite Reserves estimees

en million de nr en million de Word

Centre

Sud-ouest

Sst

Rugezi Akanyaru Ngiryi Kanaranzovu Gishoma Kabira

A la frontiere de la Tanzariie

500 1.500 50 50 12 1

150 450

15

15

3,6 0,3

Total 2113

633,9

a/ Coefficient de conversion etabli sur la base de : 1 nr de tourbe

0F3 tonne d1equivalent charbon.

(6)

Page 4

d) Mineraux radio-actifs :

On sait qu!il en existe et on finira peut-etre par en trouver en quantites permettant une exploitation rentable.

e) ICriergie geothermique ;

U est possible qu'il j ait des anomalies gsothermiques au voisi- nage de la Grande Posse, dans laquelle se trouve le lac Kivu.

11. Production, commerce et consommation d'energie primaire (5t 11 ? 12)

1. Production

Les seules sortes d'energie primaire, produites au Rwanda, sont l!e- nergiehydro-electrique et le gaz methane.

a) L'energie h.y&ro-electric:ue est produite dans les centrales de

Ntaruka et de Gisenyi, mais on ne possede pas d! informations

statistiques sur leurs productions au-dela des annees 1962 et 19^3«

Pour la periode 1960 - 1964, il existe des donnees statistiques sur les ventes d'energie electrique; dans les localites approvi-

sionnees par ces deux centrales. Pour les annees 19^0, 1961 e"t

1964, la productionh^dro-electrique ne peut etre qu'estimee a

partir des ventes d'energie electrique. Pour les annees 19^5 e*

1966, aucune donnee n'est encore disponible.

Les informations sur la production et la consommation d'energie

electrique (et notamment hydro-electrique) au Rwanda, publiees dans le document (5) (TTorld Energy Supplies, UN, New York) sont

erronees, parce que comprenant la production totale de la centra- le de Ilururu; cette centrale est situee au Congo et sa production forme, en effet, une part de la production congolaise d'energie electrique 1

Production

■hydro-electrique;. i960 1961 1962 1963 1964

au Rwanda ■ '

en Wh 7.300,000* 9-150.000* 9.729-363 ' 10.299.609 1O.70Q.000*

en tec * 3.650 4-575 4-865 5.150 5.350

* Estimation

(7)

3/CN.14/EP/34

Page 5

b) La production du-gaz methane est de l'ordre de 80.000 m par mois, avec une valeur calorifique de 4-430 lccal/m3. On peut estimer que

la production actuelle est equivalente a 600 tonnes de charbon par an. Les informations detaillees sur la production par annee ne

sont pas disponibles.

°) La production totale i'energie priniaire. peut §tre actuellement

estimee a environ 6.000 tonnes dfequivalent charbon par an.

:Sn considerant que le Rwanda avaxt, en 1965, une population de 3.110.000 habitants, la production d'energie primaire par habi tant a ete de l!ordre de 2 kff d1equivalent charbon.

Importations de combustibles liquides : les informations officielles sont disponibles seulement pour les annees 1964 et 1965.

Hn tonnes metriques 11.541 16.691

Sn-tonnes'df'equivalent charbon " 17.3OO 25.000

■ Les informations donnees dans le document (5) different beaucoup de ces informations officielles et sont evidemment erronees.

3' La conaommation d'energie priifiaire pourrait etre estimee, pour les annees 1964 et 1965, comme suit (en milliers de tonnes d'equivalent charbon)

1964

Production hydro—electrique 5 35^

Production de gaz methane 0,60^*

Importations de"~c6mbustibles liquides 17*30

Total 2^25 31^20

a/ Estimation

1965

5

0

25

,60^ ,602/

,00

(8)

E/CN.14/3P/34

Page 6

4.

1964 1965

Consommation par habitant

Consommation en 1000 tec

23,25 31,20

Population en milliers

3.018 3.110

Consommation par habitant en kg

d'equivalent charbon

7,7

10,0

III. Energie electricrue (5, 6, 10, 11, 12)

1 • Centrales electricpies existantes

Gentrales hydrauliques

jtftaruka Gisenyi

Total

Puissance

en

actuelle

7.500 1.100 8.600

installee k'T ■

possible

11.250 1.100 12.350

Charge maxi mum en ktf en 1963

1.510 550 2.060

7.

2.

9.

1962 250,

479 ■

729,

.258 .109

.367

Production

7

2 10

1963

.963.68O

.335.929

.299.609

en

8.

2.

10.

kVIh

1964

170.000^/

466.000^/

636.000^/

productibilite

20

5 25

.000 .000

.000 .000 .000

.000

a/ Estimation

La charge maximum cormue pour l'annee' 1963 he correspond qri'a 36 pour

100 de la puissance installee.

Centrales thermiques (diesel)

T -,-.- Puissance installee Charge maximum Localite en kM. ,T en 196 3 (kvj)-«*:-» / ^

Production annuelle en kVIh

1962 1963 1964

Butare Nyabissindi Gisenyi Kigali

555

70

558. •

250

120

' ' 20

centrale de

secours

11

526.709

106,916

441.539 96.731

542.000^

86.0002/

Total

a/ Estimation

1.433 140

633.625 518.270 628.000^/

(9)

Page 7

Les estimations de la production d'energie electrique en 1964 sont

faites d'apres les donnees de l!energie vendue; celles des pourcentages de

Donsommation propre des centrales et de pertes dans leurs reseaux de distri bution sont etablies pour l'annee 1963*

Puissance installee et production electrique

Sentrales

Hydrp-electr.itjues Thermiques

Total

Puissance installee en kVI

. 8.600 1.433

10.033

9

10

Production 1962

-729

633

.362

.367 .625

.992 10

10

1963

.299.

518.

.817.

en

609

270

079

kWh

10

11 1964 .636 628

.264

.000 .000

.000

2. Ventes d'energie electrique

Les informations sur les ventes d'energie sont mieux connues que cel les sur "la production. 3ii voici les details :

Reseaufx des

centrales I960

1961

1962

1963 1964

a) Hydrauliques

Ntaruka

Giseny

.a/ : 4.865.227 6.631.438 7.105.884 7.810.623 7.980.947 2.250.000 2.220.131 2.437.856 2.301.247 2.407.898

Total hydro-

electriques

7.115.227 8.851.569 9.543.740 10,111.870 10.388.845

b) Thermiques

But are Nyabissindi

573.947 57.898

559.534 77.400

476.808 72.794

393.603

73.140

487.957

69.276 Total

thermi

c) Imi

Chy

Total

ques

ortations

angugu

631

du Congo

7.747

.845

.072

636.

.9.488, 934

503

549

10.093

.602

.342

466

78

10.656

.743

.358 .971

557

122

11.068 .233

.615 .693 a/ Une part de l'energie vendue est exportee a Goma au Congo.

consomme 1.389.884 leWh. 1964» Goma a

(10)

VCN.14/3P/34

Page 8

3- Tarifs de vente. de l'electricite a Kigali (an vigueur a partir du 1.11.1963)

A* .: Tarif a tranches (jusqu'a 10 kVA) -. . ..

A 1 - Habitations de 75 mo et moins '

A 2 - Habitations de plus de 75 m2

A 3 - Commerce et artisanat

Tranches en Tranche "^

' kWh, par mois ~ ~ : ~ ~ : 3 4 ■ "-• - -■■ ~ rTTr~

A 1 10 10 40 solde

AZ 30 ... 60 120 . solde

A'3 : 50 100 200 solde

Prix du kWh " ™~ ' -——-—-—-————————

pour toutes . ■ :

categories

en ^ 4,50 - 3,50 2,50 1,50

B. Tarifs a redevances (jusqu'a 10 kVA)

2 Redevance, en Fr/mois' '""."■

B 1 - Habitations de 75 m et moins 100

B'2 --Habitations de plus de 75 iii2 ' " 300

B 3 - Commerce et artisanat 500

Prix du ktfh pour toutes categories en plus de cette redevance :

1,59.Fr par.ktth. ' :

C* Commerce et artisanat : au-dela de .10 kVA : tarif haute tension, majore

de 10 pour 100,

D. Haute tension Redevance, en

■ D 1 - jusqu!a 80 kW • ■ 250

D2 - au-dela, de 80 kU 200

■Prix--flu M'lh'i en plus--de- la redev-anc^'par tranches de cbnsommation de

125 kVJh par MJ souscrit :

-."... -de 1.A.l25..kWh „'."„ .1,50. .Fr/kWh ' ...'.'^'J.'.

de 126 a 250 kWh . ' 1,25 Fr/kMh

au-dela de 250 kVIh 1,00 Fr/kWh

(11)

/

Page 9

4, Analyse des pertes et de la consommation propre des centrales electriques

La difference entre la production des centrales et les ventes d1energie represente la consommation propre des centrales et les pertes d'energie dans les ligres de transport et de distribution. Sxprimees en pourcentage de la

production, ces pertes ont ete les suivantes pour les annees 19&2 et

(seules annees pour lesquelles les donnees sont completes) :

Reseau

Ntaruka Oieenyi Butare Nyabissindi

Total

en k'-Ih

144.374 41.253 49.^0) 34.122

269.65O

Pertes

1963

en

pourcentage en kHh

2,00 1,66 9,45

32,00 2,60

153.057 34.682 47.936

23.591

259-266

en pourcentage

1,92 1,48 10,80 24,30

2,39

Le pourcentage des pertes des reseaux de Ntaruka et de Gisenyi semble etre trop bas et celui de Nyabissindi fcrop eleve pour etre con- sideres comme corrects. Une verification de donnees de mesure semble etre necessaire.

5• Transport et distribution d'energie electrique (6)

a) Des lignes de transport de ^0 izV (d'une longueur totale de 115 km)

sont etablies entre la centrale hydro-electrique de Ntaruka et Rwinkuvavu dans l*est du pays, avec les sous-stations suivantes :

- Kagela pour le zone de Kigali et pour les mines de Somuki et Rutongo - Musha pour les mines de Kinetain

- Rwinkuvavu pour les mines de Geort-ianda.

b) Les tensions moyennes des reseaux de distribution sont ; 13 kV et 6,6 kV. On ignore la longueur des lignes et le nombre des

sous—stations.

(12)

S/GN.14/EP/34

Page 10

c) Les reseaux de distribution a "basse tension sont en 220/380 V; il s'agit principalement de cables souterrains. On ne connait pas la longueur des lignes ni le norabre des sous-stations.

6. Previsions de consommation pour 1970 (12.)

Les previsions de consommation pour l'annee 1970 ont pu etre estimees

comme suit :

Seoteur nord (alimente par la Centrale de Ntaruka)

1) Mines du secteur actuellement electrifie : en tenant compte d!un taux d'accroissement annuel de 10 pour 1.00,. inferieur a celui prevu par les societes minieres pour les chantiers existants, elles consommeront en 1970 : 11,5 millions de kWh avec une pointe de 2.300 kll.

2) Centre de Kigali : a la fin de 1965, on comptait sur une pointe de 1.000 lcW et une consommation annuaile de 4 millions de kT;Jh. Le deve- loppement normal de 1'habitat et des industries deja installees conduira en 1970 a une consommation annuelle de 6,4 millions de kWh et une pointe

de 1.600 kW.

3) Le centre de radiodiffusion de la Deutsche Nelle : consomme, de- puis la fin de 1965, 6 millions de kVJh par an avec une pointe de 850 kVJ.

Des installations supplementaires sont prevues pour 1970, et doivent con- sommer 9 millions de kllh supplementaires avec une pointe de 1.200 Idl.

4) Le secteur Byumba-IIulindi est en instance de raccordement a la ligne de transport de haute tension; la consommation (usine de traitement de the) prevue est de 2 millions de kVJh aveo une pointe de 500 kl-J.

5) L!usine d!extraction de Pyrethrine dont la construction est pre-

■ vue aux environs de Ruhengeri doit consommer. annuellement 3 millions de kWh avec une pointe de 506 kW.

Le total de ces previsions s'eleve a 38 millions de kWh pour une pointe de 7.000 lcW alors que la centrale qui alimente le reseau nord a une puissance installee de 7-500 kU et une production annuelle reguliere possible de 20 mil

lions de k7Jh.

x

(13)

Page 11

Secteur sud ;

Iln marge du secteur actuellement couvert par les lignes de transport d'energio ou qui doit etre couvert par des lignes dont la construction est

commencee (Biumba), il y a un potentiel de consommation considerable non

satisfait.

1) Dans la region de Gitarama ;

- les mines de Gaturnba sont actuellement ecruipees par des groupes electrogenes; la consommation est d'environ 1 million de k*Jh avec une pointe . de 300 k!-J; elle est limitee par le prix de revient sieve du carburant. L'e-

lectrification de ce secteur doit permettre une exploitation plus intense ainsi que l'ouverture de chantiers nouveauzj

- les centres de Gitarama et de Kabgayi seront des consommateurs appreciables sans etre importants;

- les provisions de consommation pour cette region centrale s'ele-

vent a 4 millions de klJh avec une pointe de 1.000 krJ en 1970 dans lfhypothese

d!un rattachement au reseau national de distribution.

2) Le centre de Butare : compte tenu de la consommation actuelle (malgre le prix eleve du kW), des constructions en cours dans ce centre,

la consommation pourrait atteindre 1t5 million de kVJh avec une pointe de

300 kM. (Cette estimation ne tient pas compte de certains projets de

l'Universite de Butare).

Resume des besoins prevus pour 1970 -

GUh. par an Pointe en kW

Secteur nord 37,9 &>9%

Secteur sud os5 1.oOO

Total 44,4 8.556

(14)

3/CH.14/3P/34

Page 12

Compares a la production de 1964* les besoins prevus. pour 19,7° accu- sent un tairc de croissance de 26 pour 100 par an, ce qui semble etre exa- gere pour une periode de six ans.

Les centrales hydro-electricrv.es existantes ont une productibilite

moyenne de 25 GTJh par an (avec la troisieme groupe de 3*750 kVJ de la centra-

le de Ntaruka) et une puissance totale installee de 12.350 kW. La puissance

garantie de ces centrales pourrait etre estimee a 8.600 Wu U'apres cette

estimation, la pointe de 8.556 kll prevue en 1970 pourra etre couverte par les centrales hydro-electriques, seules. Les centrales therniques existantes, avec une puissance installee de 1.433 kU,joueront un role de centrales d'ap- pui ou de secours.

La dernande d!energie electrique, en 1970, ne pourra pas etre couverte par les centrales hydro-electricnies et on aura un deficit dfenviron 19 ®Jh par an. Les centrales thermiquss ne pourront pas produire plus de 3 Gl'Jh par an sans tenir compte du fait que l'anergie thermique est tres chore au Rwanda.

L'axnsna^ement de la Ruaizi

II existe cependant la centrale hydro-electrique de Mururu au Congo, avec une capacite non encore exploitee. Cette centrale, avec une puis sance installae de 12.600 kU et une productibilite moyenne de 70 Gl-Jh par an, est utilisee tres modestenent, et 6,000 1:W au moins et quelque 40 ffilh pourraient etre exportes annuellement au Rwanda et au Buruiidi. Tie plus, deux groupes supplementaires de 8«000 k'J chacun, pourraient etre installed

dans cette centrale, portant la puissance totale installee a 28.200 lcW et

la productibilite annuelle moyenne a, 105 GTih.

La centrale de iiururu est la source potentielle d'energie electrique pour la region de Bulcavu au Congo, pour le Rwanda et pour le Burundi. On ne doit pas oublier, que la centrale de I-Iururu. etait construite pour appro-

visionner toutes les regions citees, II ect vrai que les charges financie-

res de cette centrale, si elles existent, devraient etre partagees entre ces trois pays, notamment les frais d'e::tension de la centrale. II semble r

(15)

Page 13 .

la centrale de Ilururu devrait etre considered comme la premiere etape d'un projet international d'amenagement du fleuve international qu'est la Ruzizi,

au profit du Congo, du Rwanda et du Burundi. La formation d'une societe international©-ay^t pour objet 1'amenagement de la Ruziai serait une mesure

appropriee, favorable a la cooperation entre les trois pays.

L* interconnexion e"lectrique a, haute tension devrait etre realise©

entre la centrale de llururu, les centres de consommation au sud du Itoanda

et le reseau de Ntarulca au nord du pays.

Htant donne que les centrales du Ilururu et de Ntarulca ant deja les postes de transformation tUT./jOlcV, les lignes d1 interconnexion entre le Mururu et le reste du Rwanda devraient Stre de meme tension, cfest-a-dire de 70 kV. Cette tension de transport d'energie electrique suffira au Rwanda

(et au Burundi) pour une periode allant au-dela de 1970.

Documents utilises

1. Reunion africaine sur l'energie electrique, Addis-Abeba, octobre 1963, document S/CN.14/SP/3, premiare partie.

2. Id*, deuxieme partie.

3» Id., Add. 1.

4- "Industries et travaux d'outre-mer", Janvier 1964, N° 122.

5- World Elnergy Supplies. Nations Unies, New York, N° 7 - 10.

6. "Les problemes energeticcues du Rwanda", par Paul Heystre, expert de 1'Organisation des Nations Unies aupres du Gouvemement du Rwanda.

a) rapport periodique N° I, fevrier 1964 b) rapport periodique N° II7 avril 1964 c) rapport final, juin 1964.

7. Rapport 1964 de l'entreprise du secteur public RSGIDSSO (Regie de

distribution d'eau et d'electricite du m^anda).

(16)

E/CN.14/EP/34

Page 14

8. Mise en valour du gaz methane du lac Kivu, J. de Lavallee, Assistance

Technique des NU, Butare, Rwanda 1965.

9- Development of the Steel Industry in Bast and Central Africa.

W.S. Atkins & Partners, Preprint, 1965.

10. L1infrastructure electrique.du Rwanda, Kigali, 1964.

11. Bulletin de Statistique : N° 1t avril 1964

N° 11, octobre 1966

12. mtude de Developpement, Plan Interimaire d'urgence (sans indication

de 1'annee de l|impression)

Abreviations et symboles utilises

M megawatt « 1000 kW ■■

GWh gigawatt heure ^ 1 million de kl-Jh

tec tonne d*equivalent charbon

(17)

Page 15

3. H3XTRAIT W RAPPORT j)2 LA MISSION W3CTUEE DANS HUIT PAYS D3 LA SOUS-REGION m L'AFRIQUS D3 L'SST

(du 15 mai au 29 juin 1966)

La situation de lTenergie en generale

a) Ressources en enerfiie ^rimaire i) Ifeorglo hydro-electrique

On suppose que les ressources hydro-electriques du Rwanda sont assez importances par rapport aux besoins actuels de ce pays en electricite, mais aucune etude systematicme du potentiel hydro-electrigue du pays n'a encore ete entreprise.

II semtile qu'une partie importante du potentiel hydro-electrique total corresponde au fleuve international Ruziai; selon les estimations ce poten tiel se chiffrerait a 2,6 ^Jh, que se partageraient le Congo et le Rwanda.

A l'heure actuelle, une seule centrale hydro-electrique (celle de Hururu),

dont la puissance installee est de 12 YM1 a ete construite sur ce fleuve par la Societe beige Forces de l'E^t, qui fournit de l'energie electrique, principalement a une partie du Congo et a Bujumbura, la capitale du Burundi.

Sur la rive rwandaise du fleuve Ruzizi, seules de petites quantites d'energie electrique sont fournies par la centrale de Kururu pour aliraenter la ville de Shangugu, pres de la frontiere du Congo (0,123 Gl'Ih en 1964).

Au nord du pays, la meme societe posssde une autre centrale hydro-elec

trique a Ntaruka (7,5 WW), au-dessous du lac Bulera.

A quelque 8 1cm au sud-ouest de Ntarnicat il existe un autre emplacement

possible (Kulcungifa) au-dessous du lac Luhanda. On pourrait construire a cet

endroit une centrale hydro-electrique disposant d!une hauteur d'eau de 113 metres pour un debit installe de 6 m par seconde et une capacite de pro duction annuelle de 30 GWh.

Le fleuve ICagera (en partie international, frontisre avec la Tanzanie),

a I1est du pays, a egalement un potentiel hydraulique appreciable mais dont

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line partie doit etra partag6e avec la Tansanie. II existe un emplacement possible, les chutes de Rusumo, a la frontiare tanzanienne, dont la puis sance installee possible est de I'ordre de 23 IN, mais on ne possede pas d1informations complementairas quant aux autres parametres techniques ca-

racterisant cet emplacement.

L1exploitation du potentiel hydro-electrique d!un pays peut .etre rea- lis&e de diverses fa9ons. Au sein dss frontiares nationales, on peut creer des unites de production pour repondre aux besoins locaux particuliers, ce qui donnerait lieu a un reseau de petits ouvrages hydro-electriques pour lesquels les investissements seraient particulierement eleves. Cette si tuation exige que I1on entreprenne une enquete detaillee sur tons lee era- placements hydro-electriques possibles, le but etant d'amenager les plus

avantageux techniquement et economiquement.

ii) Le gaz methane du lac Kivu

A une profondeur de -noins C.q 275 metres, on trouve du gaz methane (GH ) dans les eaux du lac ICivu, en dissolution avec d'autres gaa. On a calcule,"

en fonction des conditions (mi prevalent a la surface du lac (25°C, pression at-nospherique de 64O -nm), que les reserves de methane etaient de l'ordre de 57 milliards de m , Si I1on suppose que le pouvoir calorifique du methane est de 8.500 kcal/m N (c»ast-a-dir3 par mstre cube normal a 0°C et sous une pression de 760 ram), les reserves saraient de 44 milliards de rA, soit 1'a-

quivalent de 54 million? de tonnes de charbon (7.000 kcal/kilo).

D'apres la surface du lac Kivu, que se partagent le Congo et le Rwanda, et la profondeur des eaux, on peut estimer que les reserves en methane peu- vent etre partagees approximativenent par moitie entre ces deux pays.

Au Cap Rubona, pres de Gisenyi, sur la rive du lac, une usine pilote

d'extraction du methane a ete construite voici quelques annees. Grace a

deux tuyaux en polyethylene de 300 mm de diame'tre, qui descendent dans le

lac, on aspire 1'eau en pompant de I1air, a la profondeur de 300 metres

jusque dans un reservoir de detente disposs a la surface du lac. Dans ce

reservoir, les gaz dissous dans 1,'eau (CE., CO , N , H S), se separent

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de 1'eau et donnent un melange compose de 73 pour 100 de COg et de 22 pour

100 de OH.; le reste est compose de N? et de E2S. Au cours du lavage qui s*ensuit? on elimine le C0? jusqu'a obtenir une teneur de 20 a 30 pour 100 de sorte crue le melange gazeux final contient plus de 70 pour 100 de CH..

Ce melange gazeux final est alors pompe a la pression de 2 kg/cm environ

vers la brasserie de Bralirwa, non loin de l'usine de Rubona, et brule dans

des chaudieres.

La .capacity &e 1'usine pilote de Rubona est de 250 m de melange con-

tenant 70 pour 100 de GH. par heure, soit 150.000 m par mois. La brasse- rie utilise chaque mois pres de 80.000 m , au prix de 3 francs rwandais par metre cube/N, ce crui donne I1equivalent de 5 dollars des Stats-Unis pour une kilobhermie (= 10 kcal). Gompte tenu de la mediocre utilisation du gaz provenant d'une petite usine pilote, on peut dire que le prix de

l'energie n'est pas exagere.

L'usine construite par lfUCB (Union chimique beige) pour un investis- sement total equivalent a 560.000 dollars des Utats-Unis (y compris les depenses de recherches tvi; d!etudes) est dirigee par une entreprise dr3tat

rwandaise, la EEGIDESO, qui est responsable de 1*approvisionnement en eau et en electricite dans de nombreuses regions du pays.

Plusieurs experts ont etudie en detail les utilisations possibles du gas methane du lac Kivu. On peut affirmer que la plupart des questions theoriques relatives a la production et a 1'utilisation de ce gaz ont ete resolues dans une assez large mesure, et que l*usina pilote de Rubona fonctionne de fa9on satisfaisante.

Parmi les nombreuses etudes publiees sur le gaz methane du lac Kivu, il convient d'en citer deux :

- "Donnees pour la mise en valeur du gisement de methane du lac Kivu"

par G. Borgnies, Bruxelles, i960.

-i;Hiseen valeur du gaa methane du lac Kivu" par J. de Lavallee, expert des Nations Unies en industrie aupres du Gouyernement du

Rwanda, 1964.

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Ces deux documents analysent les problemes de facon tres pertinente pour ce qui est de la production et de 1'utilisation possibles du methane, y compris des estimations des couts de l'energie pour divers objectifs de

consommation.

Sur la base des informations contenues dans ces documents, il est

possible de degager les conclusions ci-apres :

- les reserves de gaz methane du lac ICivu sont importantes pour l'eco- nomie du Congo comme pour celle du Rwanda, mais ne doivent pas etre

considerees comme tres importantes.

3n fait, on peut estimer a 22 milliards de m3N les reserves de metha

ne appartenant au Rwanda. Si l'on suppose que les estimations indictees

dans le rapport de K. de Lavallea (c'est-a-dire 200 millions de iAl envi

ron, en 1970), representent les besoins futurs du Rwanda en gaz, due le taux d1accroissement de la consommation sera de 5 pour 100, ces reserves

seront epuisees en 38 ans environ.

- Bans ces conditions la conclusion suivante se degage : le gaa me thane du lac Kivu peut etrs considere comme une precieuse source

d'energie de valeur, en ce sens qu'il s'agit d'une source indirecte de devises fortes• II ne faudra pas simplement utiliser le gaz

methane a des fins de chauffage, comme dans des ohaudiares par

exemple, mais a des usages gui permettraient de diminuer les importa tions de divers produits. De cette fagon, on pourra economiser les

devises fortes necessaires a ces importations.

- II semble, par consequent, qu'il faille principalement utiliser le methane comme carburant pour les automobiles et comme element chi- mique entrant dans la preparation de divers produits synthetiques, des engrais en particulier, qui revetent un intsret capital pour ce pays. II convient, en particulier, de se souvenir que le Rwanda est la region la plus fortement peuplee du continent africain (environ

110 habitants au kilometre carre) et que cette densite de la popu

lation est encore plus forte dans les regions occidentales du pays.

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Dans ces conditions, il est imperatif d'accroitre la production agri- cole par une utilisation intensive des engrais. Au lieu d'en im

porter de pays eloignes et de les payer en devises fortes, il faudrait produire ces engrais dans le pays en utilisant les matieres premieres locales et l'energie electrique fournie par les centrales hydro-elec- triques locales, dont la capacite devrait etre assez importante pour que I'electricite soit vendue a un prix modere.

- Des recommandations ont ete formulees dans le document m/CH.14/INR/iO4 ainsi qu'a la Conference de Lusaka, teniie en octobre/novembre 19^5*

pour qu!une etude des possibilites de realisation soit preparee pour une exploitation extensive du gaz methane du lac ICivu.

II conviendrait quo le Programme des Nations Unies pour le develop- pement accorde son appui a cette etude, qui devrait porter sur les problemes de production, de transport et d'utilisation du gaz metha ne du point de vue economique. 3n outre, il conviendrait aussi de se pencher sur certains problemes d!ordre technique. Par exemple, le melange gazeux, tel qu'il est produit dans l'usine pilote de Rubona, contient de tres grandes qua2itites de gaz autre que le CH , qui doivent etre eliminers si 1'on veut obtenir un methane relative- men t pur. II semble que la vaporisation du methane a. quelque

2 kg/cm pour l'extraire de 1'eau donnerait un gas nettement plus

pur, ce qui permettrait d'abaisser les prix de revient.

3n ce qui concerne les depenses d1equiperent necessaires pour l'usine de production, il faudrait recueillir des informations aupres d'un plus grand nombre d'usines, etant donne que les installations de ce genre sont d'un type plus ou moins particulier.

L'equipe qui preparera cette etude des possibilites de realisation

pourrait comprendre les experts suivants :

- un ingenieur-mecanicien experimente, charge de la construction de l'usine de production de methane5

- un expert du transport du methane;

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- un expert de l'utilisation du methane;

- un economiste ou un ingenieur specialise dans l'energie, experiments, possedant une connaissance approfondie des problemes economiques dans le domaine de l'energie;

- si le Congo et le Rwanda s'interessent a la construction d'une usine commune de production du methane, on pourrait recommander la localite de Goma, au Congo, sur la rive nord du lac Kivu et a la frontiere du Rwanda, comme le meilleur emplacement pour cette usine. Entre Goma et Sake, le lac atteint une profondeur de 300 metres a 50 metres seu- lement du rivage, alors qu'a Rubona, pour obtenir cette profondeur, il faut compter une distance de 800 metres.

iii) Tourbe

II n'a pas ete .possible d'uo»cnir sai sajet de la tourbe des informa

tions plus precises que celles qui figurent deja au document E/CN.14/lNR/1O4f

mais il semble que ce produit puisse presenter un interet, non seulement comme source d!energie mais egalement comme matiere premiere pour la pro duction d'engrais.

iv) Matie-res rar.io-actiyeSj energie g^othermique Aucune information supplementaire n'a ete recueillie.,

b) Production, commerce, et consoramationid'energie priiiaire

c) Snergie electricfue

Deux organismes dans le pays se consacrent a la production, a la transmission et a la distribution d'energie electrique :

i) la REGTDSSOi une entreprise publique autonome, responsable, a l?heure actuelle, de la production et de la distribution d!eau et d!energie electrique dans les villes suivantes : Kigali, Gisenyi, Butare, Kyanza et Shangugu; mais l'energie electrique de Kigali et de Shangugu est produite par les centrales hydro—electriques de Ntaruka et de Hururu respectivement, qui appartiennent a la Societe beige Forces de l'Est.

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?a/*e 21

Puissance installee

de la REGIDESO en kW Diesel Rydraulique

Gisenyi - 558 1.200

Butare — 555

Hyanza - 70 -

Sous-total 1.183 1.200

Total

Consommation en

1964

2

(unites .383

vendues)

Kigali 7.980.947 kVJh

Gisenyi 2.407.898 kVIh

Butare 487.957 kllh

Nyansa 69.276 kTJh

Shangugu 122.615 IcWh

Total 11.068.693 klJh

Les recettes totales proiuites par 1'energie vendue ont ete de 20.370.900 francs rwandais. 3n conseqiience, le prix moyen de 1'energie electrique en 19^4 etait de :

1 ,84 franc ruondai s/klJh soit 3,68 cents SU/ki;lh

Pour la periode 1964—19^51 ieE prix de l?Gnergia dans certains pays

d'Afrique de l'est s'etablissaient comme suit :

Burundi 4,28 cents TSU/kVJh

Tanzanie 3,10 cents l%]/lz\fh

Kenya 2f96 cents 3U/kWh

Ougaiida 1,73 cents "iCU/kllh

Le rapport annuel de la REGIHSSO pour l'annee 1965 nfa pas pu etre obtenu.

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ii) la Societe beige Forces de l'Est possade les centrales electri-

ques de llururu, au Congo, sur le fleuve Ruzizi, qui forme la frontiere

naturelle entre le Congo et le Rwanda, au sud du lac ICivu, et celle de <

Ntaruka au nord du Rwanda. De Ntaruka, une ligne de transport de 70 kV ^

i

alimente le transformateur de Djabana pres de Kigali, ainsi que les villes

de Musha et de Rwinkwavu.

La RICGIDSSO doit egalement desservir la ville de Kigali elle-meme par

une ligne de 15 kV venant de Djabana, ainsi que par des cables d'alimenta-

tipn de 6 kV a l'interieur et aux environs de Kigali. II n'a.pas e.te pos

sible d'obtenir d1informations sur la production des centrales de Htaruka -et de Kururu, non plus que 'sur la consommation de ces localites ou la so-

ciete Forces de l'Eftfc se ..charge egalement de la distribution d'energie

electrique.

d) Politique de l'energie

Aucune etude detaillce des ressources en energie primaire et en energia electrique, de la production, du commerce et de la consommation n'ont enco re ete entreprises pour le. pays dans son ensemble, et sans de telles etudes il est evident qu1aucune politique de I1energie ne pourra etre mise sur

pied. L1energie etant l!un des elements de base les plus importants pour

le developpement de l'economie en general, elle devra etre consideree dans

l'avenir avec toute I1attention voulue.

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