HAL Id: jpa-00237518
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Submitted on 1 Jan 1879
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Piles thermo-électriques de Noé
A. Niaudet
To cite this version:
A. Niaudet. Piles thermo-électriques de Noé. J. Phys. Theor. Appl., 1879, 8 (1), pp.230-233.
�10.1051/jphystap:018790080023001�. �jpa-00237518�
circonstances. Mais si les deux nicols sont à
angle droit,
ouhien.
si l’on examine la lame au
microscope polarisant
en lumière conver-bente
ou dans unepince
àtourmalines,
les deuxplans
depolari-
sation étant à
angle droit,
on voit la croix noire et les anneaux surfond uniformément rouge, car les rayons bleus
qui
ne sont pas ab- sorbés par lepremier appareil
depolarisation
le sont par lesecond,
et inversement.
Mais
alors,
si l’on tourneFanalyseur
de90°, le champ
se divise enquatre
secteurs alternativemen t rouges et violacés.Ce
phénoméne,
bien connu dans leplatinocyanure
demagné- sium,
n’avait pas encore,je crois,
étéexpliqué.
La
pennine,
labiotite, l’alurgite,
etc., exanlinées aumicroscope polarisant
en lumièreconvergente,
montrent le mêmephénomène lorsque
l’on fait tournerl’anàlvseur.
PILES THERMO-ÉLECTRIQUES DE
NOÉ;
PAR M. A. NIAUDET.
M.
Hauck,
fabricant d’instruments dePhysique
à Vienne(Au- triche),
aexposé,
auChamp
deMars, plusie urs piles,
de diffé-rentes
dimensions,
dusystème
de 21. Noé.Ces
piles
ont étéperfectionnées,
d’une manièrecontinue,
de-puis I87I,
et sont arrivéesaujourd’hui
à une formetrès-pratique
et à une
puissance remarquable.
Ces éléments sont formés par l’association de deux
alliages :
lemaillechort, qui
estemployé
sous forme defils, qu’on
voit aunombre de
quatre partant
dechaque
soudure(fig. I),
et l’autremétal
à based’antimoine, qui
estfondu,
comme nous allonsl’expliquer.
La soudure chaufféeprésente
unepetite capsule
delaiton,
du centre delaquelle
seprojette
unetige
de cuivre rougequi
est destinée à recevoir directement la chaleur de la flamme danslaquelle
elle estplongée.
Pour construire
l’élément,
on met au fond d’un moule conve-nable la
capsule
de laitondont je
viens deparler,
et danslaquelle pénètrent :
1 ° Au centre, la
tige
ougoupille
decuivre;
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018790080023001
2°
Latéralement,
lesquatre
fils de maillechort.On verse le second
alliage
dans lemoule,
et, parsuite, la
soudureavec le maillechort est faite sans
interposition
d’un corpsétranger,
comme
l’étain ;
le métal le moins fusible est saisi dans l’autrependant qu’il
est fondu.En même
temps,
latige
de cuivrequi
va servir à l’échauffe-ment est saisie dans le métal fondu et forme un tout avec le reste.
Fig. 1 .
La seconde soudure n’est pas faite avec les mêmes soins : elle
est faite
simplement
à l’étain.Pour la
première,
il y aavantage
évident àpouvoir porter
la tem-pérature jusque près
de la fusion del’alliage
à based’antimoine, température supérieure
à celle de la fusion de la soudure à l’étain.Pour la
seconde,
aucontraire, qui
doit être maintenuefroide,
cette condition ne se
présente
pas. Pour faciliter le refroidisse- ment, onsoude,
avec les deux métauxqui
constituent lapile,
uneou
plusieurs
feuilles minces de cuivre ousimplement
de laitonqui présentent
unegrande
surface etpeuvent
être maintenuesfroides,
soitsimplement
par la circulation del’air,
soit par un bain d’eau danslequel
on lesplonge.
Quant
à ladisposition générale
de lapile,
elle varie. Dans cer-tains
modèles,
elle estcirculaire,
et lalampe
àesprit-de-vin, placée au-dessous,
chauffe en mêmetemps
toutes les soudures de mêmenom.
Dans les modèles
plus grands,
il estimpossible
de groupertoutes les soudures
paires
dans un espace aussiétroit,
et l’on estamené à
placer
les éléments en deuxlignes parallèles,
seregardant
tête à
tête,
de manière que les soudures à chauffer sont dans laligne
axiale del’appareil
et les soudures froides audehors,
à droiteet à
gauche;
uneligne
de becs de gaz(un
par deuxsoudures)
ouune
longue
flamme delampe
àalcool,
chauffent les soudurespaires,
tandis que les
impaires
sont maintenues sensiblement à latempé-
rature ambiante.
Ces élélnents ont une force électromotrice
égale
àf6
de Daniellpour une
température
de la soudure chaudequi
n’atteint pas le rouge, c’est-à-dire pour une chaleurqui
ne donne même pas auxgoupilles
de cuivredont j’ai parlé
latempérature
rouge.La résistance est actuellement de
410
d’unité Siemens par élé-ment.
La
grande pile
de 136 éléments est pourvue d’unpachytrope, appareil
d’une extrêmesimplicité
et d’une très-heureusedisposi- tion,
aveclequel
onpeut
associer lescouples,
soit en une seulesérie de 136
couples,
soit en deux de 68 entension,
soit enquatre
de34
entension,
certainesexpériences
réussissant mieuxavec une
combinaison,
certaines autres avec une autre.Ces éléments ont été étudiés à
plusieurs reprises
par M. Wal- tenhofen(de Prague)
et l’on pourra consulter sespublications auxquelles
nous avonsemprunté
les chiffresprécédents : I87I, Dingler’s Journal,
t.CC,
p.I4; 1872, ibid.,
t.CCV,
p.33;
I877, ibid.,
t.CCXXIV,
p.267; I87I, Repertorium für experi-
nzentai
PIQ,-s ik *
, t.VII,
p. 1, et Ann. dePoggendorff
t.CXLVI,
p.
6I7.
Onpeut
consulterégalement : I877, STREINTZ, Re/Jerto- rill1ll.fÜr experimental Physik,
t.XIII, p. 4.
Les
piles thermo-électriques
de Noépeuvent
être utiles pourbeaucoup d’expériences
delaboratoire;
avec unepetite pile
dei 2
éléments,
onpeut
faire fonctionner une sonnerieélectrique
etles
expériences analogues;
avec 20éléments,
onpeut décomposer
l’eau ;
avec4o,
onpeut charger
unepile
secondaire ou faireagir
une bobine d’induction.
Un
appareil composé
de deuxpiles
de 20éléments,
chaufféespar deux becs Bunsen
seulement, peut
servir à depetites opéra-
tions de
dorure, argenture, nickelage,
et est effectivementemployé
en Autriche à ces usages par les
horlogers
et lesbijoutiers.
Un
grand avantage
de cesappareils
consiste en cequ’ils prennent
leur force normale en une ou deuxminutes,
et, dèsqu’on
n’en aplus besoin,
on éteint le gaz et toutedépense
cesse.Enfin,
et cepoint
estcapital,
lapile
ne s’altère pas avec letemps,
comme il arrive à presque toutes les autres
piles thermo-électriques.
Cette diminution d’intensité tient non pas à une réduction de la force
électromotrice,
mais à uneaugmentation
de la résistance. Ilnous semble que ce
changement s’explique
par uneoxydation
dessurfaces
métalliques
en contact à la soudure chaude. Dans lapile
de
Noé,
lapetite capsule
de Iaitonqui enveloppe
la soudurechaude
a pour effet
d’empécher
l’accès de l’air etl’oxydation
consé-quen te.
LES COULEURS, LE CHROMOMÈTRE ET LA PHOTOGRAPHIE DES COULEURS;
PAR M. CHARLES CROS.
Je
distingue
deuxcatégories comprises
sous le mot de couleurs:les lumières et les
pigments.
Les lumières
élémentaires, qui
par leursmélanges produisent
toutes
espèces
de teintesproposées,
sont la lumière verte, la vio- lette etl’orangée.
Les
pigments élémentaires, qui
par leursmélanges produisent,
atoutes les teintes
proposées,
sont le rouge, lejaune,
le bleu.Pour obtenir immédiatement les teintes élémentaires des lu- mières et des
pigments
il suffit deregarder
à travers unprisme
une barre blanche sur fond noir et une barre noire sur fond blanc.
Dans le
premier
cas, on voit unspectre orangé,
vert,violet;
dansle second cas, un spectre
bleu,
rouge etjaune.
Dans le
premier
cas,l’orangé, le vert,
le violet sont des lumièresélémentaires,
et, dans le second cas, lebleu,
le rouge, lejaune
sont des lumières combinées deux à deux. On