NOTRE OFFRE EN LIGNE SYMBOLES UTILISÉS

Texte intégral

(1)

STATISTIQUE DE POCHE L’ENVIRONNEMENT SUISSE

2007

(2)

NOTRE OFFRE EN LIGNE

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L’environnement suisse – statistique de poche sur Internet:

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SYMBOLES UTILISÉS Tendance

Evolution de l’indicateur au cours des dix dernières années:

 Hausse

 Pas de changement notable

 Baisse

... Pas d’évaluation possible

* = Glossaire page 33

REMARQUES Indices

Les indices permettent de comparer l’évo- lution de grandeurs très diverses pour autant que l’on prenne la même année de base (p. ex. 100 =1990).

Chiffres arrondis

Les chiffres sont arrondis à la valeur supérieure ou inférieure, de sorte que la somme des chiffres arrondis peut différer du total.

(3)

1

L’ENVIRONNEMENT SUISSE

STATISTIQUE DE POCHE 2007

1 Population et ménages Page 2 2 Eco-efficacité de l’économie Page 3 3 Agriculture et sylviculture Page 4 4 Consommation et déchets Page 6 5 Transports et mobilité Page 9

6 Energie Page 12

7 Bruit Page 14

8 Rayonnement non ionisant Page 15

9 Biotechnologie Page 16

10 Paysage et territoire Page 17

11 Sol Page 19

12 Air Page 20

13 Climat Page 22

14 Eau Page 24

15 Biodiversité Page 26

16 Flux de matières Page 28

17 Dépenses de protection

de l’environnement Page 30

18 Dangers naturels Page 31

19 Comparaison avec quelques

pays européens Page 32

Glossaire et impressum Page 33 TABLE DES MATIÈRES

(4)

2

1 Population et ménages

Aujourd’hui, près de 75% de la population vit dans des zones urbaines. Tandis que les villes tendent à devenir des lieux de travail, les zones de résidence se déplacent vers les régions environnantes. Les zones rurales subissent ainsi une urbanisation croissante et les flux de pendulaires augmentent.

L’évolution des habitudes de logement influe sur l’environnement: le nombre de ménages a augmenté plus fortement que la population, ce qui se traduit par une progression de la surface de logement occupée par habitant. En même temps, le nombre de personnes par ménage recule: un ménage moyen comptait 2,5 personnes en 1980 et plus que 2,2 en 2000.

Tendance De 1980 à 2000, la population suisse s’est accrue de 14%. En 2005, elle s’élevait à près

de 7,5 millions d’habitants.

Ò

Le nombre de ménages a progressé de 27% entre 1980 et 2000.

Ò

En 2000, chaque habitant utilisait une surface habitable de 44 m2, soit 10 m2de plus

qu’en 1980.

Ò

Pour plus d’informations:

www.statistique.admin.chThèmesPopulation 100

110 120 130

1980 1985 1990 1995 2000 2005

Population résidante permanente à la fin de l’année

Densité de la population dans les zones urbaines Densité de la population dans les zones rurales

© OFS Population, densité de la population et ménages

(Indice100=1980)

Source: Office fédéral de la statistique

Nombre de ménages

(5)

3

2 Eco-efficacité de l’économie

L’un des principaux objectifs de toute politique économique respectueuse de l’environne- ment est de parvenir à dissocier les processus nuisibles à l’environnement des processus de production économique: une hausse de la production ne doit pas entraîner automatiquement une hausse de la consommation d’énergie et de matières, ni une augmentation des émissions de CO2. Voilà ce qu’on veut mesurer en déterminant l’éco-efficacité de l’économie: plus la va- leur produite par unité d’énergie, par unité de CO2ou par unité de matière est grande, plus l’efficacité écologique est élevée.

Cependant, une amélioration de l’éco-efficacité signifie souvent que le secteur tertiaire s’est développé au détriment du secteur secondaire et que des activités industrielles qui utilisent beaucoup d’énergie et de matières et qui produisent de grandes quantités de CO2ont été transférées à l’étranger (chap. 16).

Pour plus d’informations:

www.environment-stat.admin.ch www.environnement-suisse.ch/economie www.eco-efficiency.de

Tendance La consommation finale annuelle d’énergie a progressé de plus de 20% au cours des vingt

dernières années.

Ò

En 2005, la consommation de matières (DMC*) a dépassé 90 millions de tonnes dans

notre pays.

Î

La Suisse rejette chaque année plus de 40 millions de tonnes de CO2dans l’atmosphère.

Î

Efficacité énergétique*, efficacité en CO2* et efficacité matérielle*

(Indice100=1990)

© OFS Sources: Office fédéral de la statistique; Office fédéral de l’environnement; Office fédéral de l’énergie

80 90 100 110 120 130 140

1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005

Efficacité énergétique Efficacité en CO2

Efficacité matérielle

(6)

4

3 Agriculture et sylviculture

Pour promouvoir une agriculture plus respectueuse de l’environnement, le législateur a défini des prestations écologiques requises (PER), que les exploitants sont tenus de fournir pour obtenir des contributions de la Confédération. Il s’agit des prestations suivantes: bilan de fumure équilibré, surfaces de compensation écologique (au moins 7% de la surface agricole utile), assolement régulier, protection adéquate du sol et des animaux, utilisation restrictive et ciblée de produits phytosanitaires. Ces mesures visent à promouvoir la diversité naturelle des espèces (chap. 15), à réduire la teneur en polluants des eaux (chap. 14) et à assurer une garde d’animaux de rente respectueuse de l’espèce.

Le bois est une matière première et un agent énergétique renouvelable qui présente de nombreux avantages économiques et écologiques. Une exploitation forestière rationnelle permet de produire une matière première durable et neutre pour le climat (chap. 13). L’ex- ploitation forestière est nécessaire également pour que la forêt puisse remplir ses fonctions de protection et de lieu de détente.

Pour plus d’informations:

www.statistique.admin.chThèmesAgriculture et sylviculture www.environnement-suisse.ch/foret

www.blw.admin.ch

Tendance Le nombre d’exploitations agricoles a reculé de plus de 30% de 1990 à 2005. La Suisse

compte aujourd’hui un peu moins de 64’000 exploitations agricoles.

Ô

En 2005, les cultures biologiques représentaient 11% de la surface agricole utile totale.

Ò

La Suisse exploite plus de 5 millions de mètres cubes de bois par an. Ce bois, empilé,

formerait un cube de plus de 170 mètres de côté.

Ò

50 100 150 200

1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005

Exploitations bio Surfaces de compensation écologique1 Apports d’azote Ventes de produits phytosanitaires

© OFS Evolution de l’agriculture depuis 1996

(Indice100=1996)

Source: Office fédéral de la statistique

1 Qui bénéficient d'une contribution, sans les arbres à haute tige.

(7)

5 Répartition et évolution des paiements directs écologiques de la Confédération

© OFS Source: Office fédéral de l’agriculture

0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500 550

Millions de francs

2000 2001 2002 2003 2004 2005

Compensation écologique Contributions selon l’ordonnance sur la qualité écologique (OQE) Culture extensive de céréales et de colza Prairies extensives aménagées sur des terres assolées abandonnées Culture biologique Garde d’animaux de rente particulièrement respectueuse de l’espèce Estivage

Protection des eaux

Exploitation du bois selon les zones forestières

© OFS Source: Office fédéral de la statistique

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Millions de m3

1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005

Sud des Alpes Alpes Préalpes Plateau Jura

2000: hausse massive du volume exploité suite aux dégâts causés par la tempête Lothar (décembre 1999).

(8)

6

4 Consommation et déchets

Notre mode de vie et nos habitudes de consommation déterminent fortement les quantités d’énergie et d’eau potable que nous utilisons et les quantités de déchets que nous produi- sons. Si le comportement de chaque individu n’a que peu d’influence sur l’environnement, l’addition de tous les comportements a un impact considérable. Compte tenu de la crois- sance continue de la population et de l’économie, il est important de gérer les ressources naturelles de manière responsable.

Pour plus d’informations:

www.environnement-suisse.ch/dechets www.environnement-suisse.ch/produits www.monet.admin.ch

Tendance En 2005, la consommation moyenne totale d’eau potable était de près de 370 litres par

personne et par jour.

Ô

La consommation finale d’énergie s’est élevée en 2005 à quelque 35 000 kilowattheures (kWh) par personne. Cette quantité d’énergie correspond à l’utilisation en permanence

de 80 ampoules de 50 watts durant une année.

Î

En 2005, la production de déchets urbains se montait à plus de 660 kg par personne.

Ò

Dépenses de consommation, consommation d’eau potable et d’énergie, déchets urbains (Indice100=1990)

© OFS Sources: Office fédéral de la statistique; Office fédéral de l’environnement;

Société suisse de l’industrie du gaz et des eaux 75

80 85 90 95 100 105 110 115 120

1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005

Consommation d’eau potable par personne Dépenses de consom- mation par personne Consommation finale d’énergie par personne Total des déchets urbains par personne (déchets recyclés compris)

(9)

7 Répartition des dépenses de consommation, 2005

Source: Office fédéral de la statistique

Produits alimentaires, boissons et tabacs Habillement et chaussures

Loyer du logement, électricité, gaz, combustibles

Meubles, appareils et équipements ménagers, entretien du ménage

Santé

Transports et communication Loisirs, spectacles, formation et culture Autres biens et services

15%

5%

28%

7% 5%

16%

10%

14%

© OFS Dépenses moyennes par mois et par ménage: Frs. 4950

Evolution des déchets urbains

0 1 2 3 4 5 6

1970 1972 1974 1976 1978 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004

Déchets urbains incinérés ou mis en décharge Déchets récupérés1

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

Millions de tonnes

1Compost, papier et carton, verre, fer-blanc, aluminium, PET, textiles, piles (depuis 1993), appareils électriques et électroniques (depuis 2001).

(10)

8

Recyclage: valorisation des déchets des ménages et de l’industrie Taux de récupération en %

Papier et carton Verre Fer-blanc Boîtes d’aluminium PET

Piles

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

0%

40%

50%

60%

70%

80%

90%

100%

1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005

Quantités de déchets spéciaux et modes de traitement

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

0 100 000 200 000 300 000 400 000 500 000 600 000 700 000 800 000 900 000 1000 000 1100 000 1200 000

Tonnes 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002

Exportations Traitement physico- chimique en Suisse Valorisation en Suisse Incinération en Suisse Décharge à ciel ouvert en Suisse

(11)

9

5 Transports et mobilité

L’augmentation de la mobilité engendre des pollutions diverses, telles que le bruit (chap. 7), l’occupation de surfaces et le morcellement du paysage (chap. 10) suite au développement de l’infrastructure de transport, les émissions*de polluants atmosphériques (chap. 12) et de gaz à effet de serre (chap. 13).

Les prescriptions sur la protection de l’air et les progrès techniques ont permis de réduire sensiblement les émissions de polluants atmosphériques dues aux transports. Mais ce succès est à relativiser compte tenu de l’augmentation massive du trafic.

Pour plus d’informations:

www.statistique.admin.chThèmesTransports www.environnement-suisse.chThèmesTransports www.are.admin.ch

Tendance Depuis 1970, les transports privés motorisés ont doublé et les transports de marchandises

par la route ont triplé.

Ò

En 2005, la distance moyenne parcourue par personne et par jour était de plus de

37 kilomètres.

Ò

Les surfaces rendues imperméables par la construction de routes et de parkings ont

augmenté de près de 10% de 1982 à 1995.

Ò

Evolution du parc de véhicules (Indice100=1980)

© OFS Source: Office fédéral de la statistique

80 100 120 140 160 180 200 220

1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006

Voitures de tourisme (transports privés) Véhicules de transport de marchandises légers (poids total3,5 t) Véhicules de transport de marchandises lourds (poids total >3,5 t)

(12)

10

Prestations de transport de personnes

© OFS Source: Office fédéral de la statistique

0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 80 000 90 000 100 000 110 000 120 000

1970 1972 1974 1976 1978 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004

Chemins de fer Transports routiers publics Trafic routier motorisé privé

Millions de personnes-kilomètres

Distance journalière moyenne selon le motif du déplacement en 2005

© OFS Sources: Office fédéral de la statistique; Office fédéral du développement territorial

Trafic de navetteurs (travail) 8,7 km Trafic de navetteurs (formation) 1,5 km Achats 4,3 km

Loisirs 16,7 km

Déplacements professionnels 3,2 km Autres 3,0 km

23%

4%

11%

45%

9%

8%

(13)

11 Prestations de transport de marchandises: rail et route

© OFS Source: Office fédéral de la statistique

0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000

Millions de tonnes-kilomètres 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004

Rail1 Route

1Tonnes-kilomètres nettes: sans le poids des véhicules de transport (et de leurs remorques), des conteneurs et des caisses mobiles en transport combiné.

Emissions de CO2, d’oxydes d’azote et de poussières fines dues au trafic (Indice100=1980)

0 20 40 60 80 100 120 140

1980 1985 1990 1995 2000 2005

CO2 (trafic routier privé motorisé) CO2 (trafic routier de marchandises) NOX (trafic routier privé motorisé) NOX (trafic routier de marchandises) Poussières fines (PM10)

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

(14)

12

6 Energie

Près de 80% des besoins en énergie de la Suisse sont couverts par l’étranger. Environ deux tiers de l’énergie que nous consommons proviennent d’agents énergétiques fossiles tels que le pétrole, le gaz naturel et le charbon. La production et la consommation d’énergie ont un impact important sur l’environnement. La combustion d’agents énergétiques rejette dans l’atmosphère divers polluants atmosphériques (chap. 12) et des gaz à effet de serre (chap. 13).

La consommation finale d’énergie par personne s’est stabilisée depuis les années 1990.

Les fluctuations observées sont dues à des facteurs conjoncturels ou météorologiques. La consommation finale d’énergie continue toutefois de progresser en termes absolus, parallè- lement à la croissance démographique.

Pour plus d’informations:

www.environnement-suisse.ch/energie www.energie-suisse.ch

Tendance

La consommation finale d’énergie s’est accrue de 11,5% entre 1990 et 2005.

Ò

La consommation d’électricité a augmenté de 23% entre 1990 et 2005.

Ò

Depuis 1990, la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie

varie entre 15,5 et 17,5%

Î

Consommation brute, utilisation et consommation finale d’énergie en 2005

© OFS 1132 660 térajoules

Importée Électricité importée

Indigène

Source: Office fédéral de l’énergie Consommation brute

d’énergie en Suisse

1109 800 térajoules

par agent énergétique Energie totale

utilisée par agent énergétique

890 440 térajoules 0%

20%

40%

60%

80%

100%

0%

20%

40%

60%

80%

100%

890 440 térajoules Pétrole brut et

produits pétroliers Gaz Combustibles

nucléaires Energie hydraulique

Reste

0%

20%

40%

60%

80%

100%

0%

20%

40%

60%

80%

100%

Combustibles Carburants

Gaz Electricité

Reste

Ménages Industrie Services Transports Différence statistique (agriculture comprise) par type d’utilisateur Consommation finale

Transformations et pertes:

20% de l’énergie primaire

(15)

13 Part des énergies renouvelables dans la consommation finale en 2005

© OFS Source: Office fédéral de l’énergie

Energie hydraulique (10,57%) Energie solaire (0,12%) Chaleur ambiante (0,65%) Biomasse (bois et biogaz) (3,45%) Energie éolienne (0,003%) Part renouvelable des déchets (1,22%) Energie des stations d’épuration (0,19%) Energies non renouvelables

(p. ex. énergies d’origine fossile ou nucléaire) Energies renouvelables

16,2%

83,8%

Consommation finale d’énergie par agent énergétique

© OFS Source: Office fédéral de l’énergie

Combustibles Carburants Electricité Gaz

Charbon, coke, bois et charbon de bois Chaleur à distance, ordures et déchets industriels, autres énergies renouvelables

0 200 000 400 000 600 000 800 000 1000 000

1930 1935 1940 1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005

Térajoules

(16)

14

7 Bruit

L’être humain est constamment exposé au bruit dans son environnement, à son lieu de travail et pendant ses loisirs. Le bruit est un son indésirable dont la perception est très subjective. Le trafic en est la cause principale. Les effets du bruit sur la santé, qui sont souvent sous-estimés, peuvent être de nature tant psychique (gêne, stress, troubles de la communication ou du sommeil) que physique (lésions auditives, hypertension par exemple).

Le bruit a également un impact économique (loyers, coûts de l’aménagement du territoire) et social. Les efforts pour réduire le bruit du trafic routier, ferroviaire et aérien vont devoir s’intensifier, étant donné que la mobilité continue de croître (chap. 5).

Pour plus d’informations:

www.environnement-suisse.ch/bruit

Tendance

Environ deux tiers de la population estime être gênée à son domicile par le bruit.

Ò

Chaque décibel supplémentaire diminue d’environ 1% la valeur des biens immobiliers. ...

Le bruit génère des coûts estimés à un milliard de francs par année. ...

Estimation du nombre de personnes exposées à des immissions sonores supérieures aux valeurs limites en 2002 (avant assainissement)

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

0 100 000 200 000 300 000 400 000 500 000 600 000

Nombre de personnes

Route Rail Aéroports civils Installations de tir

Aérodromes militaires

(17)

15

8 Rayonnement non ionisant

Le rayonnement non ionisant (RNI) d’origine technique, couramment appelé «électrosmog», est aujourd’hui omniprésent. Il est généré par les installations de production et de transport d’électricité, par les appareils électriques et par les stations émettrices d’ondes radio en tout genre.

La progression de la consommation d’électricité (chap. 6), l’augmentation du nombre d’appa- reils électriques et le rapide développement de la téléphonie mobile vont, à l’avenir, encore renforcer notre exposition au rayonnement non ionisant.

Les effets de ce rayonnement sur l’être humain et sur la nature étant encore mal connus, il convient d’appliquer le principe de précaution en réduisant le rayonnement à un minimum et en encourageant le développement de technologies à faible rayonnement.

Pour plus d’informations:

www.environnement-suisse.ch/electrosmog

Tendance

On dénombrait en 2005 plus de 6,8 millions d’usagers de téléphones mobiles.

Ò

De 2002 à 2005, on a mis chaque jour en moyenne 2 à 3 nouvelles antennes en service.

Î

Les valeurs limites d’immission* sont généralement respectées. ...

Téléphonie mobile: nombre d’installations et d’utilisateurs

0 2 000 4 000 6 000 8 000 10 000 12 000 14 000

0 1 2 3 4 5 6 7 8

1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005

Antennes de téléphonie mobile Utilisateurs de la téléphonie mobile

© OFS Source: Office fédéral de la communication

Nombre de sites avec antenne Nombre d’utilisateurs (en millions)

(18)

16

9 Biotechnologie

L’utilisation d’organismes génétiquement modifiés et d’organismes pathogènes est stricte- ment réglementée en Suisse. Les dispositions légales visent en premier lieu à protéger l’être humain et l’environnement. Elles ont également pour but d’assurer le respect de certains principes éthiques, de garantir le libre choix des consommatrices et des consommateurs et de sauvegarder la diversité biologique (chap. 15).

La recherche en laboratoire et la production en milieu confiné ont une grande importance en Suisse. Seul un petit nombre de demandes de dissémination d’organismes génétique- ment modifiés ou pathogènes ont été acceptées. La mise sur le marché de produits issus de cette technologie est elle aussi très rare.

Pour plus d’informations:

www.environnement-suisse.ch/biotechnologie

Tendance Fin 2005, près de 60% des activités biotechnologiques portaient sur des organismes

génétiquement modifiés, 40% sur des organismes pathogènes. ...

En 2006, on a dénombré 231 notifications et autorisations d’activités liées à l’utilisation, en milieu confiné, d’organismes génétiquement modifiés ou d’organismes pathogènes. ...

Seules 3 autorisations de dissémination d’organismes génétiquement modifiés ont été

délivrées jusqu’à fin 2006 – aucune n’a été délivrée en 2006. ...

Activités impliquant l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) ou d’organismes pathogènes (OP) en milieu confiné

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

0 200 400 600 800 1000 1200

1979 1981 1983 1985 1987 1989 1991 1993 1995 1997 1999 2001 2003 2005

OGM OP

Nombre d’activités

(19)

17

10 Paysage et territoire

La Suisse est riche en paysages naturels et ruraux, qui contribuent fortement à la qualité de vie et constituent une ressource importante pour le tourisme.

Les paysages sont toutefois menacés par l’utilisation intensive du sol. La progression des zones d’habitation et l’extension des infrastructures de transports se font souvent aux dépens des régions rurales. Parallèlement, le morcellement croissant du paysage réduit les possibilités pour les animaux de se déplacer librement dans la nature. C’est pourtant là une condition essentielle à la reproduction et à la survie des espèces (chap. 15).

Il est dans l’intérêt général d’assurer un développement respectueux de la nature et du paysage, incluant des mesures de protection là où c’est nécessaire.

Pour plus d’informations:

www.environment-stat.admin.ch www.environnement-suisse.ch/paysage www.landuse-stat.admin.ch

Tendance Les surfaces d’habitat et d’infrastructure progressent chaque seconde de 0,9 m2,

principalement aux dépens de zones agricoles. ...

Le degré de morcellement du territoire a progressé de 88% au cours des 70 dernières

années.

Ò

Près de 23% du territoire national était protégé en 2005.

Î

Variation annuelle de l’utilisation du sol en Suisse Evolution de 1979/85 à 1992/97

© OFS Source: Office fédéral de la statistique

1 Sans les alpages.

–30 –20 –10 0 10 20 30

–1

–15 –25 –1 15

27 Surfaces d’habitat

et d’infrastructure Forêt

Autres surfaces boisées Surfaces agricoles1 Alpages

Surfaces improductives

Kilomètres carrés par an

(20)

18

Morcellement du paysage en dessous de 2100 m (surfaces terrestres) Densité effective de mailles seff

Jura Plateau

© OFS Source: Jaeger, J., Bertiller, R., Schwick, C. (2007): Morcellement du paysage en Suisse –

Analyse du morcellement 1885-2002 et implications pour la planification du trafic et l’aménagement du territoire, version succincte, Office fédéral de la statistique

Exemple de lecture: La densité effective de mailles seff (soit le nombre effectif de mailles sur une surface de1000 km2) exprime la probabilité que deux points choisis au hasard soient séparés par des obstacles (p. ex. rues ou éléments bâtis). Plusseffest élevé, plus le degré de morcellement du territoire est grand.

Suisse

Versant nord des Alpes Alpes centrales Versant sud des Alpes 20

40 60 80 100

0 2 4 6

1885 1935 1960 1980 2002

Zones protégées d’importance nationale: évolution en pour-cent de l’utilisation du sol entre 1983 et 1995 à l’intérieur et à l’extérieur des limites des objets de l’IFP*

– 4% – 2% 0% 2% 4% 6% 8%10%12%14%

Surfaces d’habitat et d’infrastructure Surfaces agricoles (zones d’habitat permanent) Alpages Surfaces boisées Lacs et cours d’eau Végétation improductive Rochers, sable, éboulis, glaciers, névés

à l’extérieur des limites des objets de l’IFP à l’intérieur des limites des objets de l’IFP

© OFS Sources: Office fédéral de la statistique; Office fédéral de l’environnement

(21)

19

11 Sol

Alors que l’eau et l’air se régénèrent en quelques semaines ou en quelques années lors- qu’une source de contamination disparaît, le sol a souvent besoin de plusieurs siècles pour se reconstituer. Les polluants qui entrent dans le cycle écologique, tels que les métaux lourds et les composés organiques difficilement dégradables, s’accumulent dans le sol.

Ils altèrent la qualité des sols et peuvent entrer, par l’intermédiaire des plantes, dans la chaîne alimentaire et nuire ainsi aux animaux et aux hommes. La fertilité des sols n’est pas seulement menacée par cette pollution chimique, mais aussi par des mécanismes physi- ques comme l’érosion ou le compactage.

Le sol est l’une de nos ressources naturelles les plus précieuses. De nombreuses atteintes à l’in- tégrité du sol étant irréversibles, le principe de précaution doit prévaloir dans ce domaine.

Pour plus d’informations:

www.environnement-suisse.ch/sols www.soil.ch

Tendance Chaque jour, 11 hectares de terres agricoles disparaissent définitivement. ...

Plus de 15% des sols analysés entre 1992 et 1996 dépassaient les valeurs indicatives

pour un ou plusieurs métaux lourds. ...

Des modélisations montrent que l’érosion menace faiblement 61% et fortement 17% de

l’ensemble des terres arables. ...

0%

10%

20%

30%

40%

50%

60%

70%

Terres arables Prés et pâturages Cultures intensives

Forêts et zones protégées

Surfaces d’habitation non construites

Plomb Cuivre Cadmium Zinc Dépassements des valeurs indicatives selon l’utilisation du sol sur environ 14’000 sites cantonaux et nationaux, de 1990 à 1996

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

(22)

20

12 Air

La qualité de l’air s’est sensiblement améliorée au cours des vingt dernières années grâce aux mesures qui ont été prises dans ce domaine. La plupart des valeurs limites sont aujourd’hui respectées. Toutefois, on relève encore des dépassements pour l’ozone (O3), les oxydes d’azote (NOX) et les poussières fines (PM10). Ces polluants provoquent chez l’être humain des maladies des voies respiratoires et du système cardiovasculaire. Elles accroissent le risque de cancer et peuvent endommager des écosystèmes entiers par de fortes concentrations d’acides et d’azote. Des mesures supplémentaires pour réduire les émissions* de polluants atmosphériques sont donc nécessaires.

Tendance Les valeurs limites d’immission de trois polluants problématiques, l’ozone, le dioxyde

d’azote et les poussières fines (PM10*), sont encore régulièrement et largement

dépassées.

Î

En 2000, plus de 40% de la population a été exposée à son domicile à des concentrations

de poussières fines (PM10) supérieures aux valeurs limites.

Ô

La pollution de l’air en Suisse coûte plusieurs milliards de francs chaque année. ...

Pour plus d’informations:

www.environnement-suisse.ch/air www.cerclair.ch

Evolution des émissions de polluants atmosphériques

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

Dioxyde de soufre (SO2) Oxydes d'azote (NOX)1 Composés organiques volatils non méthaniques (COVNM*)

1Le NOX contient du NO et du NO2. Les valeurs d’émission sont indiquées en NO2.

Milliers de tonnes

0 50 100 150 200 250 300 350

1900 1910 1920 1930 1940 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005

(23)

21 Poussières fines (PM10): concentrations annuelles moyennes

dans différents environnements

0 10 20 30 40 50 60

1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Ville, trafic Ville Agglomération Zone rurale Préalpes/Jura

Microgrammes par mètre cube 1

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

Les valeurs avant 1997 ont été obtenues par une méthode différente.

1 Valeur limite (moyenne annuelle): 20 microgrammes par mètre cube.

Concentration d’ozone: dépassements de la valeur limite2

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800

1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Préalpes (Rigi) Ville (Lugano) Zone rurale (Payerne) Agglomération (Bâle) Ville (Zurich)

La canicule a entraîné en 2003 un nombre très élevé de dépassements de la valeur limite.

2 Valeur limite (moyenne horaire): 120 microgrammes par mètre cube.

Heures

(24)

22

13 Climat

L’effet de serre est un phénomène naturel. Sans lui, la température globale moyenne serait inférieure d’environ 30 °C à ce qu’elle est. Mais ce phénomène est renforcé par les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, qui modifient la composition de l’atmosphère et entraînent son réchauffement. Ce réchauffement, observable depuis 1970, ne peut plus désormais être imputé à des variations naturelles du climat.

Les climatologues prédisent pour le futur, comme conséquence du réchauffement, une modification du régime des précipitations et une hausse du niveau des mers. Ces change- ments affecteront diversement la société et l’économie. Leur impact sera considérable dans des domaines tels que les ressources en eau, le tourisme, l’agriculture, l’énergie, la santé, les infrastructures et les assurances.

Il est nécessaire de réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre (p. ex. en opti- misant l’utilisation de l’énergie et en recourant davantage aux énergies renouvelables) si l’on veut éviter un bouleversement du système climatique.

Pour plus d’informations:

www.environnement-suisse.ch/climat www.meteosuisse.ch climat www.proclim.ch

Tendance De 1970 à 2005, la température moyenne a augmenté en Suisse de 1,5 °C.

Ò

De 1990 à 2005, les émissions* de gaz à effet de serre ont progressé de 1,7% (objectif du protocole de Kyoto: réduction de 8% jusqu’en 2008/12 par rapport au niveau de 1990).

Ò

De 1967 à 2004, l’épaisseur de la glace de neuf glaciers soumis à des mesures systéma-

tiques a reculé de 17,2 mètres en moyenne.

Ô

Evolution de la température: écarts par rapport à la moyenne 1961–1990 Moyennes mobiles1

© OFS Source: MétéoSuisse

–2 –1 0 1 2

1870 1880 1890 1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000

Bâle Lugano Grand-St-Bernard

1Moyenne mobile sur une période de 5 ans. Par exemple, la valeur pour l’année 1866 est calculée comme étant la moyenne arithmétique de la période 1864 à 1868 et celle pour l’année 1998 comme étant la moyenne arithmétique de la période 1996 à 2000.

Ecarts en degrés Celsius

(25)

23 Emissions de gaz à effet de serre selon la source en 2004

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

Traitement des déchets Agriculture Transports Industrie Services Ménages 6%

11%

29%

21%

10%

22%

Evolution des émissions de gaz à effet de serre (Indice100 =1990)

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

80 85 90 95 100 105 110

1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004

Total

Dioxyde de carbone (CO2) Protoxyde d’azote (N2O) Méthane (CH4)

(26)

24

14 Eau

Les activités humaines ont un impact considérable sur l’eau. Même si la qualité de l’eau de nos lacs et de nos rivières n’a cessé de s’améliorer ces dernières années, il serait prématuré de relâcher nos efforts.

Près de 80% de notre eau potable est captée dans les eaux souterraines, environ 20%

provient des lacs. La préservation des eaux souterraines et une gestion respectueuse de cette ressource sont donc primordiales. Dans les régions rurales, on relève encore dans les eaux souterraines des valeurs trop élevées de nitrates et de résidus phytosanitaires. S’y ajoutent d’autres polluants, comme les pesticides, principalement dans les zones d’habitat et d’infrastructure, et les résidus d’hydrocarbures, qui proviennent surtout du trafic, de l’industrie et des arts et métiers.

Pour plus d’informations:

www.environnement-suisse.ch/eau www.ssige.ch

Tendance Chaque année, le réseau public prélève à lui seul plus d’un milliard de mètres cubes d’eau

potable, ce qui équivaut à peu près au volume du lac de Bienne.

Î

De 1980 à 2004, l’industrie et les arts et métiers ont réduit leur consommation d’eau

potable de près de 35%.

Ô

De 1980 à 2004, les ménages et le petit artisanat ont augmenté leur consommation d’eau

potable de plus de 18%.

Ò

0%

20%

40%

60%

80%

100%

Terres arables (90 stations) Habitat,

infrastructure et transports (86 stations)

Autre agriculture exploitée toute l’année (137 stations)

Forêts et surfaces improductives (104 stations)

Estivages

(8 stations) Toutes les stations

de mesure (425 stations)

0–25 mg/l 25–40 mg/l >40 mg/l

Teneur maximale en nitrates des eaux souterraines de 425 stations de mesure en 2005 selon l’utilisation du sol dans la zone attenante

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

Part des stations de mesure

Limite fixée par l’ordonnance sur la protection des eaux pour les eaux souterraines utilisées: 25 milligrammes de nitrates par litre.

(27)

25 Teneur en nitrates de quelques cours d’eau

Valeurs moyennes annuelles

0 5 10 15 20 25 30

1977 1980 1985 1990 1995 2000 2005

Thur (Andelfingen) Glatt (Rheinsfelden) Aar (Brugg) Rhône (Porte du Scex)

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

Milligrammes de nitrates par litre

Teneur en phosphore de quelques lacs Valeurs moyennes annuelles

0 50 100 150 200 250 300

1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005

Lac de Sempach Lac de Hallwil Lac de Constance Lac de Zoug

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

Phosphore total en microgrammes par litre

(28)

26

15 Biodiversité

Du fait de la diversité de ses paysages, la Suisse présente une grande variété d’habitats naturels pour les plantes et les animaux. Ce sont des conditions idéales pour une grande biodiversité. Les activités humaines n’en constituent pas moins une menace pour la diversité biologique. La transformation du paysage par l’être humain peut donner naissance à des habitats propices à l’implantation de nouvelles espèces, mais l’uniformisation croissante et la destruction du paysage conduisent inexorablement à un appauvrissement biologique.

De plus, les organismes allogènes introduits par l’homme peuvent provoquer des dommages écologiques considérables lorsqu’ils se comportent de manière envahissante et qu’ils prolifèrent au détriment des espèces indigènes.

Pour plus d’informations:

www.environnement-suisse.ch Faune & Flore www.biodiversitymonitoring.ch

www.vogelwarte.ch

Tendance La Suisse abrite quelque 50’000 espèces d’animaux, de champignons et de plantes. ...

Selon diverses estimations, entre 30 et 50% des plantes et des espèces animales indi-

gènes seraient menacées. ...

La propagation d’environ 100 espèces envahissantes commence à poser des problèmes. ...

Espèces éteintes, menacées, potentiellement menacées et non menacées

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

Etat de 1994 à 2007 selon les groupes d’espèces.

132

15

38

51

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Champignons supérieurs (4960) Lichens (787) Mousses (1093) Fougères et phanérogames (3144) Insectes (2088) Mollusques (270) Poissons et cyclostomes (54) Batraciens (20) Reptiles (19) Oiseaux nicheurs (195) Mammifères (82)

Disparues ou éteintes Menacées

Potentiellement menacées Pas menacées

Données insuffisantes

(29)

27 0

10 20 30 40 50

Forêt Prairies Terres arables Zones d’habitat Alpages Montagne

Plantes vasculaires Mousses Mollusques

Nombre d’espèces selon le type d’utilisation du sol

© OFS Source: Office fédéral de l’environnement

Exemple de lecture: On trouve en moyenne dans la forêt suisse 21 espèces de plantes vasculaires sur10 mètres carrés.

Nombre moyen d’espèces sur 10 m2

Evolution des effectifs d’oiseaux nicheurs – Swiss Bird Index® (Indice100=1990)

© OFS Source: Station ornithologique suisse de Sempach

60 70 80 90 100 110 120

1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005

Oiseaux nicheurs réguliers (169 espèces) Liste Rouge (38 espèces)

(30)

28

16 Flux de matières

Il existe un lien entre la quantité de matières utilisées et les pressions environnementales puisque ces matières se retrouvent tôt ou tard à nouveau dans l’environnement sous la forme d’émissions* ou de déchets.

L’analyse des flux de matières permet de quantifier la pression qu’ils exercent sur l’environne- ment. Elle met en balance les matières entrant dans le circuit économique (extraction indigène et importations) et les matières sortantes (exportations et émissions), à l’exception de l’air et de l’eau. Les intrants incluent également les matières extraites dans le pays qui n’entrent pas dans l’économie (tels que les déblais de chantier ou la paille laissée sur les champs). Enfin, on prend en compte les flux «cachés» liés aux importations: ceux-ci comprennent l’ensemble des matières ayant servi à la production, dans le pays d’origine, des matières premières et des biens importés en Suisse, ainsi que celles ayant servi à leur transport.

Pour plus d’informations:

www.environment-stat.admin.ch

Tendance En 2005, l’ensemble des besoins matériels (TMR*) de la Suisse s’est élevé à environ

40 tonnes de matières par personne.

Î

Près de 65% des ressources utilisées en Suisse proviennent de l’étranger.

Î

Près de 80% des matières qui entrent directement dans l’économie ne sont pas renouvelables. ...

© OFS Source: Office fédéral de la statistique

Schéma des comptes de flux de matières

Input Economie Output

Flux cachés liés aux importations Extraction

indigène Emissionsdans la nature Extraction indigène non-utilisée

Exportations Accumulation de matières

Matières traversant l’économie Importations

(31)

29 Ensemble des besoins matériels (TMR) de la Suisse

Selon le type de flux de matières

© OFS Source: Office fédéral de la statistique

0 50 100 150 200 250 300 350

Millions de tonnes 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005

Extraction indigène utilisée Extraction indigène non-utilisée Importations Flux cachés liés aux importations

Ensemble des besoins matériels (TMR) par catégorie de matières en 2005

© OFS Source: Office fédéral de la statistique

Biomasse Minéraux Métaux Produits fossiles Autres 21%

36%

32%

8% 4%

(32)

30

17 Dépenses de protection de l’environnement

La connaissance que nous avons des effets de l’activité humaine sur l’environnement est aujourd’hui suffisante pour faire de la protection de l’environnement un domaine d’action prioritaire. La protection de l’environnement a certes un prix, mais elle permet également de limiter certains coûts – en particulier les coûts de la santé, qui augmenteraient en cas de forte pollution.

Les activités de protection de l’environnement contribuent par ailleurs au développement économique et au progrès technique, comme en témoigne l’expansion rapide du secteur éco-industriel au cours des dernières années. Ce secteur comprend toutes les activités de production de biens et de services destinés à réduire la pollution de l’environnement.

Pour plus d’informations:

www.environment-stat.admin.ch

Tendance En 2004, les dépenses publiques de protection de l’environnement se sont élevées à plus

de 3,5 milliards de francs.

Î

La charge nette de protection de l’environnement (après déduction des recettes tirées des taxes d’épuration, des taxes au sac, etc.) a atteint environ 1,04 milliard de francs en 2004.

Ô

Selon des estimations, le secteur éco-industriel comptait près de 50’000 emplois et

générait un chiffre d’affaires de 9,5 milliards de francs en 1998. ...

Dépenses publiques de protection de l’environnement à prix courants

© OFS Source: Office fédéral de la statistique

0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0

Milliards de francs 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004

Gestion des eaux usées Gestion des déchets2 Protection de l’air et lutte contre le bruit Recherche en matière d’environnement Protection de la nature1

1 Depuis 1993: y compris les paiements directs écologiques versés à l’agriculture.

2Sans les usines d'incinération des ordures ménagères.

(33)

31

18 Dangers naturels

Les dangers naturels ont toujours existé en Suisse. Les médias annoncent régulièrement des crues, des tempêtes, des glissements de terrains, des avalanches, plus rarement des éboulements et des tremblements de terre de forte intensité. Si la fréquence statistique des catastrophes naturelles reste stable, l’ampleur des dégâts qu’elles causent ne cesse d’augmenter. Cela s’explique par le fait que les zones de peuplement s’étendent toujours davantage, sous la pression démographique, dans des zones à risques. L’accroissement des richesses matérielles et le développement des infrastructures contribuent également à alourdir la facture en cas de catastrophe.

Pour plus d’informations:

www.environnement-suisse.ch/dangersnaturels

Tendance Chaque année, 9 personnes en moyenne périssent, sans faute de leur part, dans une

catastrophe naturelle (avalanches: 6, crues: 2, éboulements: 1).

Î

Les catastrophes naturelles causent en moyenne chaque année pour 400 millions de

francs de dégâts. ...

Les dépenses de protection contre les dangers naturels se sont élevées à plus de

2,5 milliards de francs en 2004. ...

Dangers naturels (crues, laves torrentielles et glissements de terrain)

© OFS Source: Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL

0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600

Nombre d’événements 1972 1974 1976 1978 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004

(34)

32

CH FR DE IT AT BE NL EU15

Densité de la population, en 2004

(habitants par km2) 179 110 231 191 97 341 399 118

Consommation primaire d’énergie par habitant en 2002(tonnes

d’équivalent pétrole par habitant) 4,1 4,3 4,0 3,1 4,1 5,9 5,5 –

Voitures privées pour 1000

habitants en 2004 514 491 546 581 501 467 429 495

Déchets urbains en 2004

(kilogrammes par habitant) 678 567 600 464 580 311 577 274

Taux de recyclage des déchets de papier et de carton par rapport

à la consommation en 2002 70% 51% 72% 45% 61% 48% 65% –

Part de l’agriculture biologique dans la surface agricole utile en

2001 9,6% 1,7% 4,1% 7,5% 8,7% 2,1% 2,2% 3,7%

Emissions de gaz à effet de serre

en 2002(tonnes par habitant) 7,2 9,3 12,3 9,7 10,4 14,5 13,2 – Evolution des émissions de gaz

à effet de serre entre l’année de référence du Protocole de Kyoto et 2004

0,6% – 0,8% –17,5% 12,3% 15,7% 0,7% 1,6% – 0,9%

Espèces d’oiseaux menacées par rapport aux espèces connues (dernières données disponibles)

36% 19% 27% 18% 27% 28% 21% –

Espèces de mammifères menacées par rapport aux espèces connues(dernières données disponibles)

22% 19% 42% 41% 22% 31% 19% –

Utilisation des ressources forestières par rapport à la croissance annuelle (dernières données disponibles)

78% 60% 49% 46% 67% 86% 60% 63%

19 Comparaison avec quelques pays européens

Sources: Office fédéral de la statistique; OCDE; AEE; Eurostat

(35)

IMPRESSUM Editeur:

Office fédéral de la statistique (OFS), Neuchâtel L’OFS est un office du Département fédéral de l’intérieur (DFI).

Office fédéral de l’environnement (OFEV), Berne L’OFEV est un office du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC).

Cette brochure est disponible en français, en allemand, en italien et en anglais.

En version PDF sur Internet:

www.environment-stat.admin.ch

Conception, rédaction, production, marketing:

Laurent Zecha (OFS), Hannah Scheuthle (OFEV) Layout et graphiques:

Service Prepress/Print, OFS Langue du texte original: allemand Traduction:

Services linguistiques de l’OFS Photos de couverture:

Glacier du Trift: © Jürg Alean, Eglisau (en haut) Wittigkofen, Berne: © Henri Leuzinger, Rheinfelden (en bas)

Renseignements:

Téléphone: 032 713 67 20 E-mail: umwelt@bfs.admin.ch Commandes OFS:

Numéro de commande F: 522-0700 Téléphone: 032 713 60 60 Fax: 032 713 60 61 E-mail: order@bfs.admin.ch

© OFS 2007

En collaboration avec l’Office fédéral de l’énergie (OFEN)

GLOSSAIRE

COVNM (Composés Organiques Volatils Non Méthaniques)

Composés organiques volatils, sans le méthane et les CFC. Ils figurent parmi les précurseurs de l’ozone, du smog estival et des PM10*.

DMC (Domestic Material Consumption) Consommation intérieure de matières: elle comprend l’extraction indigène utilisée, à laquelle on ajoute les importations et dont on déduit les exportations.

Efficacité en CO2

= PIB* / émissions* de CO2

Efficacité énergétique

= PIB*/ consommation finale d’énergie Efficacité matérielle

= PIB*/ DMC*

Emissions

Rejets dans l’environnement de polluants, de rayonnements et de bruit d’origine naturelle ou anthropique.

IFP

Inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels d’importance nationale.

Immissions

Effets des polluants, des rayonnements et du bruit sur l’environnement.

PIB (Produit Intérieur Brut)

Le PIB est une mesure de la performance d’une économie nationale pendant une année.

PM10 (Particulate Matter <10 µm) Poussières en suspension d’un diamètre inférieur à 10 micromètres.

TMR (Total Material Requirement)

Ensemble des besoins matériels d’un pays. Cet indicateur mesure le volume total des matières extraites dans la nature (sans l’air et l’eau).

(36)

50 km

0 25

© OFS Source: Office fédéral de la statistique

L’utilisation du sol en Suisse (période de relevé 1992–1997) Surfaces d’habitat et d’infrastructure (6,8%)

Surfaces agricoles utiles (23,9%) Alpages (13,0%)

Forêt (30,8%) Lacs, cours d’eau (4,2%) Glaciers, névé (3,3%) Surfaces impro- ductives (18,0%)

OFS/OFEV: L’environnement suisse Statistique de poche 2007

Figure

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