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Formule d’inversion de Fourier.

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Formule d’inversion de Fourier.

2013 – 2014

PourfL1(R) on définit la transformée de Fourier def par f(t) =ˆ

Z

R

e−itxf(x) dx.

On donne aussi la définition d’une approximation de l’unité :

Définition. Une suite (αn)n≥1 d’éléments deL1(R) est une approximation de l’unité si elle vérifie

(i) pour toutn≥1, Z

R

αn= 1, (ii) sup

n≥1

Z

R

n|<+∞, (iii) pour toutε >0, lim

n→+∞

Z

|t|≥ε

n|= 0.

On rappelle le théorème suivant : Théorème.

Soitn)n≥1 une approximation de l’unité,p∈[1,+∞[ etfLp(R). Alors

∀n≥1, fαnLp(R) et fαn k·kp

−−−→f.

Le résultat à démontrer est le suivant : Théorème.

SoitfL1(R)telle quefˆ∈L1(R). Alors pour presque toutx∈R, f(x) = 1

2π Z

R

fˆ(t)eixtdt= 1 2π

ˆˆ f(−x).

Démonstration. On pose

an(x) := 1 2πe|x|n

et on introduit αn := acn. Montrons que (αn)n≥1 est une approximation de l’unité.

1

(2)

αn(t) = 1 2π

Z

R

e|x|n−itxdx

= 1 2π

Z 0

−∞

enx−itxdx+ 1 2π

Z +∞

0

exn−itxdx

= 1 2π

enx−itx

1 nit

0

−∞

+ 1 2π

enx−itx

n1it +∞

0

= 1 2π

1

1

nit+ 1

1 n +it

=n π

1 1 + (nt)2. On a alors

Z

R

αn(t) dt= n π Z

R

dt 1 + (nt)2

= 1 π

Z

R

du 1 +u2 = 1.

Par ailleurs, pourε >0, Z

|t|≥ε

αn(t) dt= n π Z

|t|≥ε

dt 1 + (nt)2

= 1 π

Z

|u|≥nε

du 1 +u2

= 1 π

Z

R

1

1 +u21{|u|≥nε}(u) du−−−−−→

n→+∞ 0 par convergence dominée.

n)n≥1 est donc une approximation de l’unité. On a alors αnf(x) =

Z

R

αn(x−t)f(t) dt

= Z

R

Z

R

an(u)e−iu(x−t)duf(t) dt

= Z

R

an(u)e−iux Z

R

f(t)eiutdtdu

par application du théorème de Fubini, car|an(u)e−iu(x−t)f(t)|=|an(u)f(t)|est intégrable pour la mesure produit dtdud’après le théorème de Fubini-Tonelli.

On en déduit, par parité dean, αnf(x) =

Z

R

an(u)eiux Z

R

f(t)e−iutdtdu

= Z

R

an(u)eiuxfˆ(u) du.

2

(3)

Or |an(u)eiuxf(u)| ≤ |ˆ fˆ(u)| ∈L1(R) et limn→+∞an(u) = 1 pour toutu. En appliquant le théorème de convergence dominée on a donc

n→+∞lim αnf(x) = 1 2π

Z

R

fˆ(u)eiuxdu= 1 2π

ˆˆ f(−x).

Par ailleurs,fL1(R) et (αn) est une approximation de l’unité donc limn→+∞nf−fk1= 0. D’après le théorème de Riesz-Fischer, il existe une sous-suite (αϕ(n)) telle que αϕ(n)f converge presque partout vers f. D’où f = fˆˆ(−·) presque partout.

Remarque. Si on prend pour convention fˆ(t) =

Z

R

f(x)e−2iπtxdx, il faut prendrean(x) :=e|x|n .

Références

[1] Marc Briane, Gilles Pagès,Théorie de l’intégration, Vuibert, 2006, page 279.

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