Bulletin des
médecins suisses
BMS – SÄZ Schweizerische Ärztezeitung – Bollettino dei medici svizzeri – Gasetta dals medis svizzers
Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch
1– 2 1 1. 1. 2 01 7
3 Editorial Notre chemin vers vos objectifs:
stratégie 2017–2020
18 La santé à l’ère électronique Digitale Transformation, Patientenorientierung und ethische Ansprüche
50 «Et encore…»
par Erhard Taverna Voyance
7 FMH
Avez-vous un diplôme de formation
continue de l’ISFM?
SOMMAIRE 1
Rédaction
Dr med. et lic. phil. Bruno Kesseli, membre de la FMH (Rédacteur en chef); Dipl.-Biol. Tanja Kühnle (Managing Editor);
Isabel Zwyssig, M.A. (Rédactrice coordinatrice);
Dr med. Werner Bauer, membre de la FMH; Prof. Dr med. Samia Hurst;
Dr med. Jean Martin, membre de la FMH; lic. oec. publ. Anna Sax, MHA;
Dr med. Jürg Schlup, président de la FMH; Prof. Dr med. Hans Stalder, membre de la FMH;
Dr med. Erhard Taverna, membre de la FMH;
lic. phil. Jacqueline Wettstein, cheffe de la communication de la FMH
Rédaction Ethique
Dr theol. Christina Aus der Au, p.-d.; Prof. Dr med. Lazare Benaroyo, membre de la FMH;
Dr phil., dipl. biol. Rouven Porz, p.-d.
Rédaction Histoire de la médecine
Prof. Dr med. et lic. phil. Iris Ritzmann; Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff, p.-d.
Rédaction Economie lic. oec. publ. Anna Sax, MHA Rédaction Droit
Me Hanspeter Kuhn, chef du Service juridique de la FMH
FMH
ÉDITORIAL: Jürg Schlup
3 Notre chemin vers vos objectifs: stratégie 2017–2020
ACTUEL: Nora Wille, Anne-Geneviève Bütikofer, Jürg Schlup
4 Stratégie de la FMH 2017–2020: enjeux, objectifs, mise en œuvre ISFM: Christoph Hänggeli
7 Avez-vous un diplôme de formation continue de l’ISFM?
FORUM DU SAUVETAGE DE LA FMH: Wolfgang Ummenhofer, Luciano Anselmi, Thomas S. Müller, Gianmaria Solari et al.
12 La qualité dans le sauvetage – un défi complexe COMITÉ CENTRAL: Maximiliano Wepfer
15 Nouvelles du Comité central
NÉCROLOGIE
16 In memoriam Bruno Durrer 17 Nouvelles du corps médical
Autres groupements et institutions
TRENDTAGE GESUNDHEIT LUZERN 2017: Nikola Biller-Andorno
18 Digitale Transformation, Patientenorientierung und ethische Ansprüche SWISS RESUSCITATION COUNCIL: Romano Mauri
20 Reanimation – jeder kann helfen!
CAISSE DE SECOURS DES MÉDECINS SUISSES: U. Lüscher, président, S. Stöhr, U. Leibundgut, trésorier 22 Rapport annuel 2015
Courrier / Communications
24 Courrier au BMS
26 Examens de spécialiste / Communications
SOMMAIRE 2
Impressum
Bulletin des médecins suisses Organe officiel de la FMH et de FMH Services
Adresse de la rédaction: Elisa Jaun, Assistante de rédaction BMS, EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 72,
fax +41 (0)61 467 85 56,
[email protected], www.saez.ch Editeur: EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 55, fax +41 (0)61 467 85 56, www.emh.ch Marketing EMH / Annonces:
Dr phil. II Karin Würz, responsable marketing et communication, tél. +41 (0)61 467 85 49, fax +41
personne de contact, tél. +41 (0)61 467 86 08, fax +41 (0)61 467 85 56, [email protected]
«Office de placement»: FMH Consul- ting Services, Office de placement, Case postale 246, 6208 Oberkirch, tél. +41 (0)41 925 00 77,
fax +41 (0)41 921 05 86, [email protected], www.fmhjob.ch Abonnements membres de la FMH:
FMH Fédération des médecins suisses, Elfenstrasse 18, 3000 Berne 15, tél. +41 (0)31 359 11 11,
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Prix de l’abonnement: abonnement annuel CHF 320.–, port en sus.
ISSN: version imprimée: 0036-7486 / version en ligne: 1424-4004 Paraît le mercredi
© EMH Editions médicales suisses SA (EMH), 2017. Le Bulletin des médecins suisses est une publication «open- access» de EMH. Sur la base de la licence Creative Commons «Attribu- tion – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 4.0 International», EMH accorde à tous les utilisateurs le droit, illimité dans le temps, de repro- duire, distribuer et communiquer cette création au public, selon les conditions suivantes: (1) citer le nom de l’auteur;
(2) ne pas utiliser cette création à des
obtention explicite de l’autorisation de EMH et sur la base d’un accord écrit.
Note: Toutes les données publiées dans ce journal ont été vérifiées avec le plus grand soin. Les publications signées du nom des auteurs reflètent avant tout l’opinion de ces derniers, pas forcément celle de la rédaction du [BMS]. Les doses, indications et formes d’application mentionnées doivent en tous les cas être comparées aux notices des médicaments utilisés, en particulier pour les médicaments récemment autorisés.
Production: Schwabe SA, Muttenz, www.schwabe.ch
FMH Services
30 Emplois et cabinets médicaux (version imprimée uniquement)
Tribune
POINT DE VUE: Mirjam Thanner, Kristina Milojkovic, René Hornung 40 Warum Ärzte den Chefarztposten aufgeben
Horizons
RENCONTRE AVEC… JOSEF E. BRANDENBERG: Daniel Lüthi 42 «Ich bin kein Präsident für schwarze Schafe»
HISTOIRE DE LA MÉDECINE: Iris Ritzmann 45 Empathische Ethnomedizin
NOTES DE LECTURE: Michael Kammer-Spohn 46 Leben mit bipolarer Störung
NOTES DE LECTURE: Jean Martin
48 Vivre vieux – Un récit sympathiquement «suisse»
Et encore…
Erhard Taverna 50 Voyance
ANNA
Notre chemin vers vos objectifs:
stratégie 2017–2020
Jürg Schlup
Dr méd., président de la FMH
Avec un peu de chance, celui qui prend de bonnes réso
lutions en janvier appartiendra à la fin de l’année aux quelque 20% de personnes qui les ont encore en mémoire et qui auront su s’y tenir plus de trois mois. En revanche, il est hors de question qu’une organisation profession
nelle forte de 70 organisations médicales s’en remette à de bonnes résolutions ou au hasard. Pour atteindre des objectifs ciblant les intérêts de nos 40 000 membres, im
pliquant la collaboration de nombreuses personnes et acteurs, il faut impérativement élaborer une stratégie fondée, assortie d’objectifs principaux, de sousobjectifs et de mesures pour les atteindre, en attribuant les res
ponsabilités et le contrôle du suivi (controlling).
C’est dans cet esprit que nous, au Comité central, avons défini la stratégie de la législature en cours. Pour nous assurer que les objectifs retenus reflèteront bien nos enjeux prioritaires, nous avions préalablement de
mandé aux délégués à la Chambre médicale, à plu
sieurs experts de la politique de la santé, et aux cadres du Secrétariat général, quels étaient selon eux les défis les plus importants pour la FMH. Sur la base des résul
tats de ces enquêtes, le Comité central a formulé des objectifs lors de trois ateliers, et mis en avant les me
sures concrètes pour les atteindre. Vous en apprendrez davantage dans l’article à la page 4 de ce numéro.
Ces enjeux formulés par le corps médical et nos alliés politiques sont inscrits dans la stratégie, et nous les comprenons comme des missions à poursuivre de manière déterminée. Or quelquesuns ne pourront être menés à terme qu’avec votre soutien; je pense surtout aux priorités phare de notre enquête, à savoir la révision du tarif et le maintien de l’auto
nomie tarifaire, mais aussi au renforcement de la cohésion intérieure et à notre présentation conver
gente face au débat public.
Ces priorités sont à relever d’autant plus qu’elles font suite aux vives discussions sur le tarif, qui ont amené à son rejet par 54% des votants en juin 2016, alors qu’il était clair pour tous qu’il serait impossible de présenter
une proposition meilleure et plus consensuelle dans le court délai imposé par la Confédération. Cet échec n’a pas amélioré notre positionnement politique: sans proposition de tarif, nous sommes les mains vides, alors même que certains parlementaires libéraux ré
clament un tarif étatique. Nous travaillons donc sous forte pression pour améliorer le tarif proposé, mais nous sommes tributaires du bon vouloir des poli
tiques. En effet, une proposition améliorée de révision tarifaire, soutenue démocratiquement par les orga
nisations médicales et acceptée par les partenaires tarifaires, ne pourra pas être finalisée avant 2018. Pour
tant, cette procédure commune est pour nous la seule voie judicieuse, même si cela prend du temps.
Dans cette situation, savoir que le corps médical accorde une grande importance à conserver son autonomie tari
faire et à mener à bien la révision tarifaire, malgré les divergences internes à résoudre, est un préalable néces
saire au succès. Il ne faut cependant pas oublier que le point décisif sera ce que chaque discipline acceptera de concéder. Un appel à l’unité n’inclutil pas aussi de ne pas tout abandonner dès qu’on doit faire des concessions? Le souhait de cohésion estil suffisamment fort pour renon
cer à des confrontations publiques? L’exigence de solida
rité impliquetelle seulement la solidarité des autres ou englobetelle aussi la nôtre? Si chacun répond oui, alors nous aurons une réelle chance de succès, car autonomie tarifaire et cohésion exigent que toutes les organisations médicales et tous les partenaires tarifaires travaillent à une solution commune, et la défendent, même si la solu
tion choisie ne sera parfaite pour personne, mais c’est un challenge qui en vaut la peine.
Au travers de notre travail, basé sur la nouvelle straté
gie, nous visons le meilleur pour nos membres. A la fin de cette législature, nous connaîtrons tous nos ob
jectifs pour y avoir travaillé bien plus que trois mois.
Mais savoir si nous les atteindrons dépendra de la volonté de tous: nous comptons sur vous!
Quelques-unes des missions qui nous attendent ne pourront être menées à terme sans votre soutien.
Il faut la volonté de tous les acteurs à travailler à une solution qui ne sera pas parfaite mais qui en vaut la peine.
FMH Editorial 3
Stratégie de la FMH 2017–2020
Enjeux, objectifs, mise en œuvre
Nora Willea; Anne-Geneviève Bütikoferb;Jürg Schlupc
a Dr phil., collaboratrice scientifique du président
b lic. iur., secrétaire générale de la FMH
c Dr méd., Président de la FMH
Afin de revoir nos objectifs politiques et stratégiques à intervalles réguliers et de réexaminer l’orientation générale de nos activités, le Comité central de la FMH éta- blit une stratégie au début de chaque nouvelle législature. Les objectifs principaux retenus, ainsi que les sous-objectifs et les mesures qui en découlent, délimitent un cadre contraignant mais nécessaire pour le travail des années à venir.
Point de départ de la stratégie:
trois enquêtes sur les enjeux actuels
Afin que nos objectifs stratégiques reflètent les défis actuels les plus pressants de notre politique profes- sionnelle, nous avons réalisé des enquêtes auprès de trois différents groupes de personnes (fig. 1):
– Les délégués à la Chambre médicale: par un ques- tionnaire remis à la Chambre médicale (CM) du 29 octobre 2015, l’opportunité a été offerte à tous les délégués de noter quels sont à leurs yeux les princi- paux enjeux de la FMH et de prioriser les trois prin- cipaux en les numérotant de 1 à 3. Sur les 60 ques- tionnaires retournés, 27 sont venus de représentants de sociétés cantonales, douze de sociétés de disci-
pline et neuf de l’ASMAC. Douze autres ont été rem- plis de manière anonyme.
– Des experts de la santé des milieux économiques et politiques: en janvier 2016, treize experts ont été invités à nommer les enjeux les plus importants pour la FMH d’ici 2020. Après six semaines, douze personnes avaient répondu, soit deux présidents de conseil d’administration et un CEO d’assurance- maladie, des conseillers nationaux et conseillers aux Etats sortants ou en fonction, des experts re- nommés en économie de la santé ou en science de la santé. Parmi les personnes interrogées se trouvaient plusieurs médecins ou autres professionnels de la santé ayant de l’expérience dans la prise en charge médicale.
– Les chefs de division du Secrétariat général: chaque division du Secrétariat général a procédé à une ana- lyse de la situation et a identifié trois enjeux princi- paux.
L’association de ces trois perspectives différentes de- vait permettre d’élargir le champ de vision: les enjeux identifiés par le corps médical ont été élargis grâce à la
«perspective extérieure» des experts et complétés par des aspects opérationnels, relevant de la mise en œuvre, recueillis auprès du Secrétariat général. Par ail- leurs, il a été déduit qu’un point soulevé plusieurs fois selon des perspectives différentes revêtait une impor- tance certaine.
Trois perspectives – des points communs clairs
En regroupant les réponses par thèmes, trois thèmes ont été désignés comme des défis par les trois groupes de personnes interrogées: (1) la révision du tarif et le Figure 1: Trois perspectives sur les enjeux de la FMH.
FMH Actuel 4
maintien de l’autonomie tarifaire, (2) l’attitude à adop- ter face à l’hétérogénéité de l’organisation et – surtout du point de vue des médecins – la nécessité de cohé- sion et enfin (3) le domaine eHealth et numérisation.
Hormis ces trois aspects politiques et stratégiques, le Secrétariat général a identifié des enjeux opération- nels, dont notamment celui d’orienter étroitement son travail aux besoins et aux attentes des membres et pouvoir fournir un travail professionnel avec les res- sources disponibles.
Le top 8 des enjeux
Les nombreux enjeux cités par les délégués à la CM et les experts ont été synthétisés en fonction de leur ré- currence et présentés sous la forme d’une liste des 8 en- jeux principaux (cf. tab. 1). L’ordre des priorités a été respecté pour autant que les délégués aient priorisé leur choix, comme proposé.
Pour les médecins et les experts, l’analyse de la récur- rence a montré qu’aucun enjeu n’avait été mentionné aussi souvent que le domaine «Révision du tarif et autonomie tarifaire», lui valant par conséquent le sta- tut de priorité la plus haute dans le tableau 1. Un autre thème, souvent considéré comme un défi aussi bien par les délégués que par les experts, ne relève pas de la politique mais concerne l’hétérogénéité de notre fédé- ration, la FMH; compliquant notamment l’adoption de positions unifiées vis-à-vis de l’extérieur. Parallèle- ment à l’importance soulignée d’une défense efficace des intérêts, les délégués à la CM demandent au corps médical d’aborder cet enjeu avec une politique consen- suelle et avec solidarité.
Les délégués à la CM et les experts placent également le domaine eHealth parmi les enjeux principaux. Pour les délégués, leurs exigences s’étendent du développe- ment du réseau électronique en général à des idées très concrètes, notamment en faveur d’un dossier du patient informatisé et uniforme avec des standards
obligatoires répondant au besoin clinique, mais aussi avec des logiciels compatibles sur tout le territoire et adaptés à la pratique.
Les deux groupes accordent également beaucoup d’im- portance aux questions de «qualité». Pour les experts, il est indispensable de mener une politique crédible en matière de sécurité des patients et de transparence sur les prestations et la qualité, tandis que les délégués à la CM mettent la priorité sur une approche concrète de la qualité, et sur leur volonté d’en fournir la définition et les critères pour la mesurer. Si le rôle de la formation prégraduée, postgraduée et continue a été souvent souligné pour garantir le niveau élevé de qualité, les délégués à la CM et les experts s’accordent à dire qu’une médecine de haute qualité doit aller de pair avec une médecine adéquate en termes de coûts. A ce sujet, les médecins interrogés voient la nécessité de se pencher sur la question de la gestion des ressources limitées et les experts demandent aussi à la FMH d’adopter un rôle de leader sur le terrain de l’«appropriate care».
La divergence de point de vue entre les deux groupes au sujet de la régulation de l’admission des médecins respectivement de l’obligation de contracter est un point qui mérite également d’être souligné. Tandis que cette question a obtenu la troisième place chez les exper ts, elle n’a été mentionnée que par deux des soixante délégués à la CM. Les réponses ne permettent malheureusement pas de déterminer si le corps médi- cal n’a pas encore suffisamment compris la portée de cette exigence, défendue avec véhémence au Parle- ment, ou s’il pense être déjà suffisamment bien sou- tenu par les activités de la FMH dans ce domaine.
Inversement, le regard des experts ne s’est jamais porté sur des thèmes qui préoccupent beaucoup les délégués:
en lien avec la garantie de la prise en charge médicale (de base), ces derniers ont souvent mentionné le manque de relève médicale et la perte d’attractivité de la profession de médecin à l’avenir, que beaucoup voient menacée par la régulation et les restrictions de l’exercice libéral de la médecine. Si les enjeux formulés par les délégués à la CM se recoupent avec le «rôle du médecin» et les «nouveaux modèles de soins» évoqués par les experts, il n’en reste pas moins que les experts se concentrent davantage sur des aspects tels que la baisse du nombre de cabinets particuliers, l’informati- sation, les patients «éclairés» et la collaboration avec le
«personnel spécialisé non médical» pour la répartition des tâches et le «monopole de la prescription». En re- vanche, plusieurs aspects importants du point de vue des médecins comme les conséquences de cabinets gé- rés par les hôpitaux ou les caisses maladie, et le poten- tiel des possibilités de délégation élargies n’ont pas été relevés par les experts.
Tableau 1: Top 8 des enjeux les plus mentionnés.
Priorité Enjeu
1 Autonomie tarifaire
2 Cohésion interne permettant de donner une image unie et d’exercer de l’influence 3 Défense efficace des intérêts
4 eHealth
5 Qualité
6 Médecine avec un bon rapport coût/bénéfice (en termes de résultat des soins)
7 Pilotage de l’admission
8 Organisation et attractivité de la profession à l’avenir
FMH Actuel 5
Fixer les objectifs principaux et attribuer les responsabilités
Suite à la réduction du Comité central de neuf à sept membres et à la nouvelle répartition des dossiers qui en a découlé, les enjeux décrits ici ont été repris dans la définition du domaine de chaque département du Comité central. Le département Prestations et dévelop- pement professionnel a par exemple été créé. Mais avant tout, ces enjeux identifiés de manière empirique ont servi de base de discussion lors de trois ateliers du Comité central qui, dans un premier temps, a fixé en juin 2016 les objectifs principaux de tous les départe- ments.
– Mener d’une seule voix une politique de la santé proactive (Politique et communication)
– Poursuivre le développement de la qualité et la rendre visible (Données, démographie et qualité) – Développement de l’identité professionnelle et de
l’exercice de la profession (Prestations et développe- ment professionnel)
– Autonomie tarifaire et rémunération appropriée des soins ambulatoires (Médecine et tarifs ambula- toires)
– Développement des tarifs et rémunération appro- priée des soins hospitaliers (Médecine et tarifs hos- pitaliers)
– Transformation numérique en médecine au service du corps médical et des patients (Numérisation/
eHealth)
– Soutenir et promouvoir la santé publique (Santé publi que et professions de la santé)
– Assurer des prestations de soutien professionnelles au travers du Secrétariat général (Secrétariat général) En juillet, avec la collaboration des chefs de division, le Comité central a défini les sous-objectifs correspon-
dant aux objectifs principaux avant de finaliser en août 2016 les mesures stratégiques qui les accom- pagnent. A chaque fois, il a veillé à ce que les objectifs principaux, les sous-objectifs et les mesures straté- giques répondent aux enjeux et à ce qu’ils garantissent une continuité pertinente par rapport aux travaux de la législature précédente.
Mise en œuvre et controlling
Les objectifs principaux et les sous-objectifs découlant des enjeux identifiés sont déterminants pour formuler les objectifs annuels et définir le budget de la FMH.
Comme par le passé, le Comité central vérifie, et com- plète si nécessaire, les objectifs stratégiques et les éva- lue une fois par an. Pour cela, il compare ce qui avait été prévu pour atteindre les objectifs principaux et les sous-objectifs et ce qui a été atteint. Les responsables de département ou la secrétaire générale expliquent les écarts relevés.
Conclusion: une base de travail transparente fondée sur l’expérience
Grâce à la stratégie développée, le travail de la FMH s’orientera pendant la présente législature vers des en- jeux identifiés sur la base de l’expérience. La consulta- tion des délégués à la CM, d’experts et des cadres du Secrétariat général a permis de mettre en lumière une large palette d’enjeux. Même si l’analyse des réponses obtenues ne saurait faire office de science exacte, aussi bien en raison du manque de représentativité des per- sonnes interrogées que de l’hétérogénéité et du recou- pement des avis recensés, les tendances qui en res- sortent sont suffisamment claires pour être fiables et constituer une base de travail pertinente.
Correspondance:
Dr méd. Jürg Schlup Président de la FMH Elfenstrasse 18 Case postale 300 CH-3000 Berne 15
FMH Actuel 6
Une formation continue à jour
Avez-vous un diplôme de
formation continue de l’ISFM?
Christoph Hänggeli
Directeur de l’ISFM
La formation continue: un devoir profes- sionnel légal
Pour toutes les cinq professions médicales universi- taires, l’obligation de suivre une formation continue est prévue explicitement en tant que devoir professionnel dans la loi sur les professions médicales (LPMéd).
Les autorités cantonales chargées de la surveillance peuvent sanctionner tout manquement au devoir de formation continue par un avertissement ou une amende pouvant aller jusqu’à 20 000 francs. En re- vanche, la mise en œuvre de ce devoir légal, notam- ment son étendue et ses modalités, incombe aux organisations professionnelles. Conjointement avec les sociétés de discipline médicale, l’ISFM propose au corps médical un diplôme de formation continue reconnu de la même façon par les autorités sanitaires et les assu- reurs-maladie. Il existe dans chaque domaine (titres de spécialiste uniquement) un programme de formation continue qui règle en détail les conditions d’obtention du diplôme. Le choix parmi les 46 programmes de for- mation continue relève de la responsabilité de chacun.
Il est recommandé de choisir un programme qui cor- respond le plus à l’activité professionnelle principale du moment. Le devoir de formation continue commence dans l’année suivant l’obtention du titre de spécialiste ou le début de l’activité médicale en Suisse. Les méde- cins qui se trouvent en formation postgraduée en vue d’un titre de spécialiste ou de formation approfondie ne sont pas soumis à cette exigence.
Formation continue essentielle spécifique et formation continue élargie
Le nombre d’heures de formation continue conseillé par an (cf. fig. 1) est de 80 heures (= crédits). Les médecins doivent attester 50 crédits par an ou 150 crédits au cours d’une période de formation continue de trois ans.
Chaque programme définit une formation continue essentielle spécifique de 25 crédits par an. Les sociétés de discipline médicale peuvent définir différentes catégo- ries de formation et fixer le nombre maximal de crédits acceptés par catégorie. Les médecins peuvent faire vali- der 25 crédits au plus en tant que formation continue élargie. On entend par formation continue élargie toutes les sessions de formation pour lesquelles des crédits sont octroyés par une autre société de discipline médicale, une société cantonale de médecine ou l’ISFM. Cela per- met aux médecins de suivre une formation continue hors de leur discipline principale. Les questions relatives au devoir de formation continue dans une discipline pré- cise doivent être adressées à la société concernée.
Comment puis-je obtenir un diplôme de formation continue?
Tout simplement sur la plate-forme de formation conti- nue de l’ISFM (www.siwf.ch → Formation continue; cf.
fig. 2). Cette plate-forme vous permet d’enregistrer conti- nuellement vos activités dans un protocole personnel et d’imprimer vous-même votre diplôme au terme de la période de formation continue de trois ans – à condition bien sûr d’avoir obtenu les 150 crédits exigés par le pro- gramme choisi. Tous les diplômes obtenus par le biais de la plate-forme apparaissent automatiquement dans le registre officiel www.doctorfmh.ch. Les médecins qui ne
Extension de la plate-forme
Les fonctions de la plate-forme de formation continue en ligne vont être élargies. Un registre centralisé des sessions de forma- tion permettra notamment de simplifier la recherche de sessions.
Par ailleurs, les médecins pourront inscrire la session dans leur protocole directement lors de la manifestation en scannant le code QR à disposition sur place avec leur téléphone portable. Les sociétés et les organisateurs pourront également y annoncer leurs manifestations et attirer davantage de participants.
Ré su mé
La toute nouvelle plate-forme de formation continue en ligne de l’ISFM per- met aux médecins de saisir encore plus facilement la formation suivie et de la confirmer grâce au diplôme de formation continue. Les sociétés de discipline médicale contrôlent les informations saisies en ligne, puis approuvent l’im- pression du diplôme. Les diplômes de formation continue sont ensuite auto- matiquement publiés sur www.doctorfmh.ch, ce qui rend obsolète toute attes- tation individuelle vis-à-vis des autorités sanitaires et des assureurs-maladie.
Les assureurs continuent de rémunérer les prestations de droits acquis aux médecins dont le diplôme de formation continue est publié sur www.doc torfmh.ch.
Grâce à la plate-forme de formation continue, la charge administrative est réduite au strict minimum à la fois pour les médecins soumis au devoir de formation continue et pour les sociétés de discipline.
FMH ISFM 7
disposent pas du titre de spécialiste correspondant ob- tiennent une attestation équivalente certifiant à l’inten- tion des autorités sanitaires et des assureurs-maladie que le devoir de formation continue a été accompli.
Pas de rémunération des prestations de droits acquis sans diplôme de formation continue!
Treize ans après l’entrée en vigueur du TARMED, quelque 7800 médecins font encore valoir 510 000 prestations de droits acquis. Pour pouvoir continuer à les facturer, ils doivent attester leur formation continue au moyen d’un diplôme approprié. Pour cela, ils dis- posent des programmes de formation continue des 46 titres de spécialiste. Grâce à la formation continue élargie, chaque programme offre la possibilité de suivre une formation continue dans les disciplines de chacune des positions sollicitées. Ces positions sont automati- quement validées et prolongées tout au long de la durée de validité du diplôme de formation continue.
Conclusion et perspectives
Pour les médecins en exercice, suivre une formation continue tout au long de leur carrière est une évidence après leur formation postgraduée. La plate-forme en ligne de l’ISFM et le diplôme de formation continue leur permettent d’attester sans autre formalité que leurs compétences professionnelles sont à jour. Le di- plôme de formation continue a deux fonctions:
– prouver que le devoir légal de formation continue a été accompli et
– valider toutes les positions de droits acquis.
Le diplôme de formation continue sera-t-il exigé à l’avenir pour l’autorisation générale de facturer et pour l’autorisation de facturer à la charge de l’assurance obligatoire des soins? Ces deux mesures sont actuelle- ment en discussion et montrent que le diplôme de for- mation continue représentera à l’avenir la référence dans ce domaine. Pourquoi donc ne pas s’inscrire dès à présent sur la plate-forme?
La formation continue en 10 points
1. Le devoir de formation continue est un devoir pro- fessionnel inscrit à l’art. 40 de la LPMéd. La surveil- lance et les contrôles incombent aux autorités can- tonales concernées ou (par délégation) aux sociétés cantonales de médecine.
2. L’ISFM offre un diplôme de formation continue conjointement avec les 46 sociétés de discipline médicale représentant un titre de spécialiste. Ce diplôme permet
– de prouver que le devoir légal selon la LPMéd a été accompli et
– de valider toutes les positions de droits acquis.
3. Conformément à la Réglementation pour la forma- tion continue (RFC), les médecins doivent obtenir au moins un diplôme de formation continue dans le domaine correspondant à leur activité profession- nelle principale du moment.
4. Chaque programme de formation continue des 46 sociétés de discipline médicale fait la distinction entre les catégories suivantes:
– formation continue essentielle (25 crédits par an, contrôlés)
– formation continue élargie (25 crédits par an, contrôlés)
– travail personnel (30 heures par an, non contrôlées) La formation continue obligatoire comprend donc
80 heures par an. Les médecins en activité doivent attester 150 crédits (dont au moins 75 crédits de for- mation continue essentielle) tous les trois ans.
5. Les médecins qui facturent des positions de droits acquis dans le cadre du TARMED doivent suivre Figure 1: Structure des 80 heures de formation continue exigées par année.
Figure 2: Page d’accès à la plate-forme de formation continue.
FMH ISFM 8
une formation continue aussi dans ces domaines, conformément au concept de valeur intrinsèque.
La formation continue pour ces positions peut être accomplie dans le cadre de la formation continue élargie avec 75 crédits sur une période de 3 ans.
6. Si vous n’obtenez pas (ne souhaitez pas obtenir) de diplôme de formation continue, vous avez l’obliga- tion de déclarer la formation continue pour les pres- tations de droits acquis sur www.myfmh.ch, et ce pour chaque position.
7. Le diplôme de formation continue doit être renou- velé tous les 3 ans.
8. La recertification (formation continue) exigée pour certaines attestations de formation complémen- taire est indépendante des 46 diplômes de forma- tion continue des titres de spécialiste. La non-obser- vation des règles de recertification peut entraîner la perte de l’attestation. Il en va de même des forma- tions approfondies interdisciplinaires.
9. Vous trouverez sur notre site Internet www.siwf.ch, à la rubrique «Formation continue», de plus amples informations sur les 46 programmes de formation continue et les coordonnées des interlocuteurs des sociétés de discipline médicale.
10. La plate-forme de formation continue (www.siwf.ch
→ Formation continue → Plate-forme de formation continue) vous permet d’enregistrer continuelle- ment vos activités et d’imprimer vous-même le diplôme de formation continue après l’obtention des 150 crédits exigés.
Questions fréquentes
1. Vais-je perdre mon titre de spécialiste si je ne suis pas de formation continue?
Non, la formation continue est un devoir professionnel dont le manquement peut être sanctionné par les auto- rités sanitaires cantonales par un avertissement ou une amende pouvant aller jusqu’à 20 000 francs. Le retrait du titre de spécialiste n’est pas possible.
2. Qui a l’obligation d’accomplir la formation continue?
En vertu de l’art. 9 de la Réglementation pour la forma- tion continue (RFC), tous les détenteurs d’un titre post- grade fédéral (aussi celui de «Médecin praticien») ou
d’un titre postgrade étranger reconnu sont tenus d’ac- complir une formation continue aussi longtemps qu’ils exercent une activité médicale en Suisse. Les médecins qui se trouvent en formation postgraduée en vue d’un titre de spécialiste ou de formation approfondie ne sont pas soumis à cette exigence, y compris les méde- cins en formation qui possèdent déjà un titre de forma- tion postgraduée.
3. Je me rends aux Etats-Unis pour travailler deux ans dans la recherche. Suis-je tenu d’accomplir une formation continue?
Non, vous n’êtes pas tenu de suivre de formation conti- nue pendant cette période. Le devoir de formation continue s’applique uniquement aux médecins exer- çant une activité médicale en Suisse (art. 9 RFC) et ne reprendra vigueur qu’à votre retour en Suisse. Vous pourrez alors soit commencer une nouvelle période de formation continue de trois ans, soit faire valoir une réduction de deux ans de la formation continue obliga- toire pour votre séjour à l’étranger. Il faut préciser que les séjours de courte durée à l’étranger (inférieurs à quatre mois) ne suffisent pas pour suspendre le devoir de formation continue.
4. Je travaille dans le secteur administratif de Swiss medic en tant que médecin porteur d’un titre de spécialiste en médecine interne générale. Suis-je tenu d’accomplir une formation continue?
Le devoir de formation continue concerne tous les mé- decins qui exercent une «activité médicale». Une telle activité a lieu lorsque vous examinez, conseillez ou soi- gnez des patients sous une forme quelconque. Une ac- tivité administrative ou de recherche sans contact avec des patients n’entre pas dans cette catégorie.
5. Que se passe-t-il si je n’obtiens pas de diplôme de formation continue?
Contrairement au devoir de formation continue, l’ob- tention du diplôme de formation continue n’est pas une obligation stipulée par la loi. L’important est que vous accomplissiez la formation continue prescrite.
Cela ne concerne en aucun cas votre titre de spécialiste.
Ne pas posséder de diplôme de formation continue en- traîne toutefois les inconvénients suivants:
– En cas de contrôle, vous devez convaincre les autori- tés cantonales concernées que la formation conti- nue accomplie correspond au standard habituel. Il en va de même lors d’un procès éventuel en respon- sabilité civile.
– En l’absence de diplôme inscrit dans le registre www.doctorfmh.ch, vous devez confirmer dans la banque de données (www.myfmh.ch) la formation
Diplômes de formation continue dans le registre des méde- cins www.doctorfmh.ch
Le registre des médecins www.doctorfmh.ch contient, outre toutes les qualifications profes- sionnelles officielles selon la Réglementation pour la formation postgraduée (RFP), égale- ment les diplômes de formation continue avec leur période de validité. En revanche, il ne contient pas d’autres informations, par exemple concernant les sessions enregistrées dans le protocole, afin de garantir la protection des données.
FMH ISFM 9
continue spéciale pour les prestations de droits ac- quis et l’attester au moyen de documents adéquats.
Si vous ne le faites pas, les assureurs peuvent refu- ser la prise en charge des positions de droits acquis.
– A l’avenir, le diplôme de formation continue pour- rait être exigé pour l’autorisation générale de factu- rer et pour l’autorisation de facturer à la charge de l’assurance obligatoire des soins.
6. Quel est le coût d’un diplôme de formation continue?
La reconnaissance de sessions de formation continue et le contrôle de la formation continue sont effectués par la société de discipline médicale concernée, laquelle perçoit des taxes en fonction des dépenses occasion- nées. Pour les membres de la société, cette taxe est généralement incluse dans la cotisation annuelle. Pour les non-membres, le diplôme valable pour trois ans ne devrait pas coûter plus de 300 francs. Les taxes plus éle- vées doivent être approuvées par le Comité de l’ISFM.
7. Comment puis-je accomplir une formation continue dans le cadre de la médecine complémentaire si ma société ne reconnaît aucune session de formation correspondante?
Dans la Réglementation pour la formation continue (RFC), la médecine complémentaire fait l’objet d’une disposition spéciale: les cinq sociétés qui gèrent une at- testation de formation complémentaire (ASA, ASMOA, SSMH, SMSTN, SSPM) peuvent reconnaître des sessions de formation et octroyer des crédits correspondants qu’il est possible de faire valider dans le cadre de la for- mation continue élargie.
8. Puis-je faire valoir la formation continue que j’accomplis dans le cadre d’une attestation de formation complémentaire également pour le diplôme de formation continue?
Seules les sessions de formation pour lesquelles des crédits sont octroyés par une société de discipline médicale (titre de spécialiste), une société cantonale de médecine, les cinq sociétés de médecine complémen- taire (ASA, ASMOA, SSMH, SMSTN, SSPM) ou l’ISFM peuvent être prises en compte pour le diplôme de for- mation continue. Les sessions de formation d’autres organisations médicales doivent être reconnues au moins par une société de discipline médicale. Lorsque c’est le cas, ces sessions peuvent être prises en compte dans le cadre de la formation continue élargie pour les 46 autres diplômes de formation continue.
9. Je suis porteur du titre de spécialiste en médecine interne générale et j’exerce principalement dans le do maine gynécologique. Je dispose des positions de
droits acquis correspondantes. Puis-je obtenir le di plôme de formation continue de la Société suisse de gynécolo- gie et d’obstétrique (SSGO) et attester ainsi la formation continue pour les prestations de droits acquis?
Comme vous exercez principalement en gynécologie et obstétrique, vous avez intérêt à choisir le pro- gramme de formation continue de la SSGO. Mais en vertu de l’art. 12 de la RFC, le diplôme de formation continue n’est remis qu’aux porteurs du titre corres- pondant. Si vous validez 150 crédits, vous avez droit à une attestation de formation continue équivalente qui vous servira entre autres à attester la formation conti- nue requise pour les droits acquis.
10. Je possède deux titres de spécialiste, l’un en médecine interne générale et l’autre en cardiologie.
Dois-je obtenir un diplôme de formation continue dans ces deux domaines?
Non. Vous pouvez vous limiter au programme de for- mation continue qui correspond le plus à l’activité pro- fessionnelle que vous exercez. Vous êtes bien évidem- ment libre de suivre deux programmes de formation continue. Cette double formation n’entraîne pas une importante surcharge de travail, puisque la formation continue essentielle d’un des programmes est automa- tiquement considérée comme la formation continue élargie de l’autre. Dès que vous avez accompli les for- mations continues essentielles spécifiques des deux disciplines sans chevauchement, vous avez droit aux deux diplômes de formation continue.
11. Je suis porteur d’un titre de spécialiste en médecine interne générale avec une formation approfondie en gériatrie. Existe-t-il un diplôme de formation continue pour cette spécialisation?
Non. Depuis la révision de la Réglementation pour la formation continue (RFC) du 26 mai 2010, seuls 46 pro- grammes de formation continue sont proposés, soit un par titre de spécialiste. Cependant, la formation conti- nue en gériatrie est prise en compte sans limitation de contenu pour le diplôme de formation continue en médecine interne générale.
12. Je suis mère de deux enfants et je travaille à 50%
dans un cabinet médical. Dois-je accomplir l’intégra- lité de la formation continue?
Oui. Un taux d’occupation partiel ne donne pas droit à une réduction de la formation continue obligatoire. La formation continue a pour objectif de garantir la qua- lité des prestations et de maintenir les compétences médicales, une garantie qu’il convient d’apporter éga- lement lors d’une activité à temps partiel.
FMH ISFM 10
13. J’ai interrompu mon activité médicale pendant un congé maternité de six mois. Dois-je valider moins de crédits pour le diplôme de formation continue?
Oui. Des interruptions de l’activité médicale dépassant quatre mois au cours de la période de formation de trois ans entraînent une réduction au prorata des crédits exi- gés. Ce même principe s’applique aux séjours à l’étran- ger ou à d’autres interruptions de l’activité médicale en Suisse. Ces motifs de réduction peuvent être sans autre saisis sur la plate-forme de formation continue.
14. Je suis porteur du titre de «Médecin praticien».
Quelle formation continue dois-je effectuer?
Les porteurs du titre de «Médecin praticien» peuvent faire leur choix parmi les 46 domaines répertoriés.
Nous leur recommandons de choisir le programme de formation continue correspondant à l’activité profes- sionnelle exercée sur le moment.
15. Il ne m’a pas été possible d’accomplir la formation continue requise en trois ans. Puis-je la rattraper?
Il n’est pas possible de rattraper la formation continue l’année suivante ou de reporter des crédits sur la période de formation continue suivante. Cependant, vous pouvez en tout temps imprimer, via la plate- forme de formation continue, un diplôme valable pour les trois prochaines années dès que vous avez obtenu le nombre de crédits requis (en l’absence d’un motif don- nant droit à une réduction = 150 crédits).
16. J’ai obtenu mon titre de spécialiste le 19 septembre 2016. A partir de quand suis-je tenu d’accomplir la formation continue?
Votre devoir de formation continue commence l’année qui suit celle de l’obtention de votre titre. Dans votre cas, le 1er janvier 2017.
17. Quand puis-je détruire les attestations/justificatifs de ma formation continue? Combien de temps dois-je les conserver?
La Conférence suisse des directrices et directeurs can- tonaux de la santé (CDS) et l’Association des médecins cantonaux de Suisse (AMCS) nous ont assurés que le diplôme de formation continue représentait un justifi- catif suffisant pour documenter le devoir de formation continue conformément à la loi sur les professions médicales (LPMéd). Toutefois, les autorités se réservent le droit d’exiger des justificatifs détaillés supplémen- taires dans des cas particuliers.
Par conséquent, nous vous recommandons par sécu- rité de conserver ces documents. Un délai de conserva- tion de dix ans s’applique par analogie au délai de pres- cription général.
18. J’ai demandé un diplôme de formation continue pour la période 2013–2015. Pourquoi ai-je reçu un diplôme valable pour la période 2016–2018?
Les diplômes de formation continue sont toujours déli- vrés pour la période suivante et enregistrés sur www.
doctorfmh.ch avec ces dates.
19. Je suis employé comme médecin adjoint dans un hôpital public. Le temps que je consacre à la formation continue est-il considéré comme du temps de travail?
Oui. L’ordonnance 1 relative à la loi sur le travail (OLT 1, art. 3 al. 4) précise que le temps qu’un travailleur consacre à une formation continue en vertu de la loi est réputé temps de travail. Il faut partir du principe que la Réglementation pour la formation continue (RFC) de l’ISFM fait référence pour la formation conti- nue des médecins et que 80 heures de formation conti- nue par année sont donc considérées comme temps de travail – à condition bien évidemment que la forma- tion continue soit effectivement suivie.
20. Comment faire reconnaître la formation continue suivie en France?
Selon l’art. 7 al. 2 let. c RFC, les sessions de formation continue qui obtiennent des crédits de l’institution compétente d’un Etat membre de l’UE/AELE sont auto- matiquement reconnues en Suisse. Toutefois, le di- plôme de formation continue n’est délivré que si toutes les conditions du programme de formation continue de la discipline concernée sont remplies. Il revient à la société de discipline de décider si les crédits obtenus à l’étranger peuvent être validés pour la formation conti- nue essentielle. On peut partir du principe qu’une ses- sion de formation en cardiologie dotée de cinq crédits en France est considérée en Suisse aussi comme forma- tion continue essentielle en cardiologie. Dans tous les cas, une session reconnue à l’étranger devrait être vali- dée pour la formation continue élargie sans autre for- malité (jusqu’à 25 heures par an).
21. Seuls les crédits entiers peuvent être saisis sur la plate-forme de formation continue. Comment puis- je saisir une session de 45 minutes?
Un crédit correspond à 45–60 minutes. Une session de 45 minutes ne pose donc aucun problème. Les sessions de 90 minutes donnent droit à deux crédits. En re- vanche, une session de 30 minutes ne peut pas être saisie en tant que telle. Dans ce cas, deux sessions d’une demi-heure donnent droit à un crédit.
Correspondance:
ch[at]fmh.ch
FMH ISFM 11
La question de la qualité s’invite dans pratiquement tous les domaines de la santé. C’est tout à fait pertinent et nécessaire mais il faut aussi des standards concrets que chacun comprenne et qui puissent être contrôlés. Une simple déclaration du bout des lèvres ne suffit plus aujourd’hui pour convaincre les patients, les fournisseurs de prestations, les assureurs et les milieux politiques. Celui qui ne prend pas son avenir en main se met à la merci des autres.
Dr Remo Osterwalder Vice-président de la FMH, responsable du département Prestations et développement professionnel
Les «Thèses de la FMH pour le domaine du sauvetage en Suisse» publiées en 2010 dans le Bulletin des mé
decins suisses par le Forum du sauvetage de la FMH accordent une place importante à la gestion de la qua
lité. Le présent article approfondit et précise les diffé
rents aspects énoncés au point 8 de ces thèses.
S’agissant de la qualité structurelle du sauvetage, les élé
ments suivants sont déterminants: respect du délai d’intervention exigé, infrastructure et équipement des services de sauvetage impliqués, répartition profes
sionnalisée des interventions par une centrale d’appels sanitaires d’urgence (CASU), formation du personnel intervenant, choix des secours adaptés et des équipes disponibles pour l’intervention, accompagnement des ambulanciers par un médecin d’urgence si l’indication l’exige, détermination et sélection des hôpitaux cibles appropriés et contrôle qualité des standards fixés.
– Délai d’intervention d’une structure de sauvetage professionnelle: en Suisse, les patients avec un dia
gnostic vital engagé doivent recevoir des secours professionnels dans un délai de 15 minutes, réduit, si possible, à 10 minutes dans les agglomérations, ce qui est une option réaliste. Cet objectif doit consti
tuer la règle et être respecté dans neuf cas sur dix.
Lorsqu’un médecin d’urgence est appelé à inter
venir (en fonction de l’indication), il est soumis au même délai. Malgré une forte urbanisation, la Suisse comprend des régions géographiques com
plexes dans lesquelles ces délais seront difficiles voire impossibles à respecter. Dans ces régions péri
phériques, un dispositif de garde peut venir complé
ter le réseau des médecins d’urgence à l’instar de celui mis en place dans les Grisons avec le soutien
du canton [1]. Les systèmes de sauvetage au niveau local doivent être reliés aux structures de sauve
tage interrégionales. Grâce à l’efficacité des secours aériens de notre pays, il est possible d’offrir des
Forum du sauvetage
La qualité dans le sauvetage – un défi complexe
Wolfgang Ummenhofer a, Luciano Anselmi b, Thomas S. Müller c, Gianmaria Solari d, Patrick Siebenpfund e, Paul-Martin Sutter f
a Prof., médecin adjoint Anesthésie, Hôpital universitaire de Bâle, président du Forum du sauvetage de la FMH; b Dr, médecin-chef Anesthésie, Hôpital régional de Bellinzone, président de la Commission qualité de l’IAS; c Dr, médecin-chef du service central des urgences, Hôpital cantonal des Grisons, Coire, membre du Swiss Trauma Board; d Dr, Lugano, représentant de l’IAS au Forum du sauvetage de la FMH; e Dr, Bâle, représentant de la SSMI au Forum du sauvetage de la FMH; f Dr, médecin adjoint Traumatologie, Bienne, directeur national de l’ATLS Switzerland, représentant de la SSC au Forum du sauvetage de la FMH
Sur le fil:
– Les patients en Suisse ayant besoin de soins urgents sont pris en charge dans un délai de 15 minutes par une équipe de se- cours professionnelle; dans les agglomérations, ce délai peut être réduit en général à dix minutes.
– En fonction de l’indication, les ambulanciers formés sont soute- nus par des médecins d’urgence au bénéfice d’une AFC en mé- decine d’urgence préhospitalière (médecin d’urgence SSMUS).
– Dans chaque service de sauvetage en Suisse, la responsabilité médicale incombe au directeur médical qui est au bé néfice d’une AFC en médecine d’urgence préhospitalière (médecin d’urgence SSMUS).
– Les victimes avec un tableau clinique ou un type de blessure particulier sont orientées directement vers un hôpital cible adapté à leur situation. C’est ce qui a été décidé au niveau poli- tique dans le cadre de la médecine hautement spécia lisée pour les patients victimes d’un AVC, de brûlures, de polytraumatisme ou de TCC graves.
– L’IAS est l’instance suisse pour les directives et les certifi cations des services de sauvetage et des centrales d’appels sanitaires d’urgence (CASU).
– La formation postgraduée en médecine d’urgence est réglée par la SSMUS. En dehors des institutions de formation postgra- duée, les patients ayant besoin de soins urgents ne peuvent être pris en charge que par des médecins d’urgence au bénéfice d’une AFC en règle.
– Une gestion judicieuse de la qualité exige le contrôle des interventions de sauvetage sur la base de données pertinentes.
Des banques de données anonymisées sont en train de voir le jour pour des groupes de patients spécifiques. Ces registres doivent être institutionnalisés et les données relevées pour l’en- semble du pays.
FMH Forum du sauvetage de la FMH 12
délais de prise en charge adaptés aux groupes de patients concernés.
– Directeur médical du service de sauvetage: chaque service de sauvetage en Suisse est dirigé par un mé
decin d’urgence titulaire d’une attestation de for
mation complémentaire (AFC) en médecine d’ur
gence préhospitalière (médecin d’urgence SSMUS).
Cette tâche dirigeante ne doit pas se réduire à une position «alibi». Le directeur médical donne des ins
tructions au personnel sous ses ordres pour tout ce qui touche à la médecine. Il se charge de répartir les compétences médicales au personnel non médi
cal et supervise l’assurance qualité du service de sauvetage dans son ensemble.
– Hôpital cible: après les premiers soins adéquats sur place, les victimes doivent être directement trans
portées, sous surveillance et traitement, dans un hôpital adéquat pour la prise en charge définitive des atteintes les plus graves. Les cantons ont signé une convention sur la médecine hautement spé
cialisée (MHS) qui définit explicitement les centres accueillant en urgence les victimes d’AVC, les grands brûlés et les blessés graves; un concept unique approuvé par tous les cantons remplace 26 pla
nifications cantonales différentes. Sa mise en œuvre relève d’un organe scientifique MHS composé de médecins et d’un organe de déci
sion MHS au plan politique. S’agissant des bles
sés graves, douze centres hospitaliers suisses ont été identifiés pour traiter les patients avec un score ISS (Injury Severity Score) d’au moins 20 points et/ou un traumatisme crâniocérébral (TCC) grave. La décision MHS impose à ces douze centres, réunis au sein du «Swiss Trauma Board» (STB) en tant que société simple, d’exploiter ensemble le Re
gistre des traumatismes Suisse et de s’engager pour le développement d’un réseau suprarégional des traumatismes. Le degré de sévérité exigé au niveau politique pour qu’un cas soit pris en charge dans un centre des traumatismes MHS constitue encore une entrave au triage préclinique. En effet, l’ISS est un score validé et largement diffusé dans la littérature spécialisée en traumatologie mais c’est une valeur qui se base sur des résultats anatomiques (p. ex.
coupes transversales, résultats d’opération) et ne s’applique pas aux soins précliniques. Le méca
nisme de l’accident ou les scores physiologiques sont moins précis pour le triage et le patient risque
d’être attribué à un degré de priorité respective
ment trop faible ou trop élevé. Indépendamment de ça, les patients avec un risque élevé de mortalité (donc aussi les patients urgents dont le diagnostic vital est manifestement engagé) bénéficient d’une prise en charge préhospitalière optimale et de la gestion structurée et bien rodée du centre cible. Ce qui a été démontré pour une importante cohorte du syndrome coronaire aigu [2].
– Directives et recommandations: sur mandat des directeurs cantonaux de la santé, l’Interassociation du sauvetage (IAS) édicte des directives pour les moyens de transport, les équipements des services de sauvetage et le personnel de secours en ce qui concerne l’urgence et la menace vitale des victimes;
un ambulancier diplômé et un médecin urgentiste sont présents en fonction de l’indication. Plusieurs dispositions à l’intention des exploitants de cen
trales d’appels sanitaires d’urgence 144 doivent dé
finir les conditions cadres en Suisse en matière de logistique, à savoir de l’enregistrement à la répar
tition des interventions. Dans le respect des direc
tives sur la réanimation de 2015, les proches de victimes d’un arrêt cardiocirculatoire hors clinique présumé doivent obtenir des instructions structu
rées au moment de leur appel au 144 afin de pouvoir exécuter une première réanimation mécanique sur la victime [3].
– Contrôle de qualité, certifications: il est prévu que tous les services de sauvetage en Suisse soient certi
fiés IAS ou puissent justifier d’un contrôle de qualité équivalent. La procédure de reconnaissance est lancée par le service de sauvetage ou la CASU qui remplit une autodéclaration et auquel une équipe d’experts rend visite. Les coûts supplémentaires des services de sauvetage certifiés doivent appa
raître dans la structure tarifaire des assureurs; pour autant que les structures reconnues pour leur qua
lité puissent être au moins en partie reconnues financièrement.
Sur mandat de l’ISFM, la SSMUS est chargée de la for
mation postgraduée en médecine d’urgence. Elle surveille et procède aux visites des établissements de formation qui délivrent les AFC en médecine d’ur
gence préhospitalière (médecin d’urgence SSMUS) respectivement des centres d’urgence dans lesquels
En Suisse, les patients avec un diagnostic vital engagé doivent recevoir des secours profession- nels dans un délai de 15 minutes.
Chaque service de sauvetage en Suisse est dirigé par un médecin d’urgence titulaire d’une attes- tation de formation complémentaire (AFC) en médecine d’urgence préhospitalière (médecin d’urgence SSMUS).
FMH Forum du sauvetage de la FMH 13
les médecins en formation peuvent accomplir les 50 interventions exigées en tant qu’urgentiste au terme du cursus clinique et après la réussite des cours de préparation (ACLS, PALS, médecin d’ur
gence). En dehors de ces institutions, les patients ayant besoin de soins urgents ne peuvent être pris en charge que par des médecins d’urgence au béné
fice de l’AFC en médecine d’urgence préhospitalière.
Le contrôle qualité des cours de médecin d’urgence et de médecin de garde relève de la SSMUS et respec
tivement du Forum du sauvetage de la FMH. Le projet «unité de doctrine SFG/CSAM» se penche actuellement sur la réorganisation de la coopé
ration entre le Service sanitaire coordonné (SSC) et la SSMUS pour le cours de «Conduite sanitaire en cas d’événement majeur» (SFG/CSAM) des
tiné à la formation de médecinchef des secours (MCS) et d’ambulancier chef des secours (ACS). Les diplômes concernés sont délivrés pour une durée déterminée et doivent faire l’objet d’une recertifi
cation après cinq ans. La formation continue obliga
toire ou l’activité dans ce domaine est attestée par autodéclaration et vérifiée de manière ponctuelle.
Enfin, l’AFC perd sa validité au bout de six ans si elle n’est pas recertifiée.
– Dispositions relatives à la protection des données:
une gestion judicieuse de la qualité exige le contrôle des interventions de sauvetage sur la base de don
nées pertinentes concernant leur indication et adé
quation. Actuellement, ces données n’existent pas en Suisse ou elles sont seulement disponibles de manière ponctuelle par région sous la forme de pro
blèmes spécifiques. Jusqu’à présent, leur collecte ne pouvait pas être mise en place pour des raisons compréhensibles liées à la protection des données.
La création de registres exige le respect des droits de la personnalité des patients et des dispositions légales en matière de protection des données tout
en permettant une saisie anonymisée de carac té
ristiques définies. Plusieurs institutions, organisa
tions et sociétés de discipline ont commencé à mettre sur pied des banques de données. Comme l’a suggéré l’European Resuscitation Council (ERC), elles devraient recueillir les caractéristiques des diagnostics d’urgence pour ce qu’on appelle commu
nément en anglais le «First Hour Quintet»: (1) ACR, (2) syndrome coronaire aigu, (3) AVC, (4) détresse res
piratoire aiguë, (5) polytraumatisme ou TCC grave.
Le regard vers l’étranger nous montre qu’il est diffi
cile de saisir et documenter les caractéristiques des interventions préhospitalières mais aussi que seul un nombre restreint de cas cliniques bien docu
mentés permet d’obtenir une description compara
tive de la qualité des valeurs correspondant à l’in
tervention sur place ou au trajet vers l’hôpital. Si un registre coûteux et chronophage doit accueillir des données hors cliniques valides, alors ce ne sera pos
sible dans notre système fédéral du sauvetage très hétérogène que si toutes les institutions, tous les services de secours, CASU, hôpitaux et instances politiques impliqués plaident de manière construc
tive pour une version uniforme.
Références
1 Scharplatz D. Der Arzt im Rettungskonzept der Kantone.
Schweizerische Ärztezeitung. 2002;83:513–4.
2 Babic D et al. Mortalitätsursachen und Outcome beim akuten Koronarsyndrom. Kardiovaskuläre Medizin. 2015;18:347–54.
3 2015 American Heart Association Guidelines Update for Cardio
pulmonary Resuscitation and Emergency Cardiovascular Care.
Circulation. 2015;132, Suppl. 2:pp. 397–413.
Correspondance:
Prof. Wolfgang Ummenhofer Département d’anesthésie Hôpital universitaire de Bâle CH4031 Bâle
wolfgang.ummenhofer[at]
usb.ch
Il est prévu que tous les services de sauvetage en Suisse soient certifiés IAS ou puissent justifier d’un contrôle de qualité équivalent.
FMH Forum du sauvetage de la FMH 14
Séance du 17 novembre 2016
Nouvelles du Comité central
Maximiliano Wepfer
Chef adjoint de la division Communication de la FMH
Sélection prénatale en fonction du sexe – Début 2016, la FMH a soumis à l’Association Médicale Mondiale (AMM) un projet de résolution visant à améliorer la re- commandation de cette dernière concernant la sélec- tion prénatale en fonction du sexe. L’AMM a dans un premier temps rejeté ce projet lors de son assemblée d’automne 2016, avant de suggérer à la FMH, par la voix de sa direction, de lui soumettre une version remaniée.
Le Comité central (CC) accepte de soumettre la nouvelle proposition de medical women switzerland (mws) et de la défendre.
Revues mortalité-morbidité (RMM) – Les revues mor- talité-morbidité (RMM) s’appuient sur des méthodes d’analyse du résultat pour se concentrer sur les fac- teurs d’erreur et permettent de familiariser les partici- pants avec les principes de la sécurité des patients. En Suisse, il n’existe encore aucune donnée systématique sur la mise en œuvre ou la qualité des RMM. Le projet
«La revue mortalité-morbidité (RMM) pour promou- voir la sécurité des patients: avancement de la mise en œuvre et développement d’instruments pour la Suisse» de la Fondation Sécurité des patients vise à en- courager l’instauration de RMM comme instruments au service de la sécurité des patients. Le CC approuve la demande de projet.
Swiss eHealth Barometer 2016 – Lancé en 2009 dans le cadre de la stratégie Cybersanté Suisse, le baromètre suisse de la cybersanté s’est intéressé cette année à la sécurité des données. La place de la cybersanté et des moyens informatiques mis en œuvre étant de plus en plus reconnue également par les patients, l’enquête de cette année n’était pas uniquement destinée aux ac-
teurs de la santé mais a également été l’occasion d’in- terroger un nombre représentatif de citoyens. Les questions ont notamment porté sur la situation de la cybersanté en Suisse, la satisfaction avec les outils in- formatiques utilisés et la conception du dossier élec- tronique du patient.
Gestion des risques – Le complexe remaniement de la gestion des risques a exigé une étroite collaboration avec toutes les personnes concernées au sein du Secré- tariat général de la FMH. En complétant l’inventaire des risques par un catalogue de mesures élargi visant à les gérer, il est possible d’identifier les risques entrepre- neuriaux sur le plan stratégique et opérationnel et de les minimiser. Le CC a adopté l’inventaire des risques élargi en prévision de la révision annuelle 2016 et le compte rendu y afférent afin de pouvoir mettre en œuvre les mesures du système de contrôle interne.
Caisse de compensation medisuisse – Depuis 2003, la Caisse de compensation AVS medisuisse, la caisse de compensation associative de la FMH, de la SSO, de la SVS et de ChiroSuisse, est présidée par le Dr Max Giger.
Agé de 70 ans révolus depuis août 2016, le Dr Giger quit- tera ses fonctions à la fin de l’année, conformément au règlement. A la demande du comité directeur de medi- suisse, le CC a décidé de nommer le successeur du Dr Giger, lequel devra si possible être alémanique, selon le désir de medisuisse. Pour cela, toutes les sociétés can- tonales de médecine de l’Association des sociétés mé- dicales de Suisse alémanique (VEDAG) seront invitées par courrier à proposer toute personne intéressée qui remplit le profil exigé et qui est disposée à s’investir.
Correspondance:
FMH
Maximiliano Wepfer Elfenstrasse 18 CH-3000 Berne 15 Tél. 031 359 11 11 Fax 031 359 11 12 kommunikation[at]fmh.ch
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