Informatique – Niveau 3 2017-2018 – Semestre 2 © Université Constantine 2
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Université Abdelhamid Mehri – Constantine 2 Cellule e-learning
2017-2018. Semestre 2
Informatique – Niveau 3
Informatique avancée
– Cours 1 –
Bases de données sous MS Access 2013 (1/4)
Introduction aux bases de données
Staff pédagogique
Nom Grade Faculté/Institut Adresse e-mail
Bouaziz Amira MCB Sciences économiques [email protected] Mahdadi Abla MAA Bibliothéconomie [email protected]
Etudiants concernés
Faculté/Institut Département Année Spécialité
Psychologie Psychologie Licence 2 Tronc commun
Sciences économiques Tous les départements Licence 2 Toutes les spécialités
Objectifs du cours 1
Comprendre des notions sur les bases de données Connaître les types de bases de données
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Page 2 à 4 Les données de l’utilisateur sont stockées souvent dans des fichiers (texte, Word, …), mais cela devient vite très compliqué dès que nous avons beaucoup de données à stocker.
De ce fait, pour enregistrer une quantité volumineuse de données, de façon organisée et hiérarchisée, nous utilisons généralement des bases de données.
1. Notion des bases de données
Il existe plusieurs définitions de la notion des Bases de Données (BD). Dans le cadre de ce cours initial, on définit une base de données par une collection stockée de données systématiquement structurée et organisée liées à un objectif particulier facilitant l’ensemble de toute opération d’exploitation de ces données afin de servir aux besoins d’un utilisateur / une application ou plusieurs en même temps.
Quant à l’exploitation, elle consiste en l’ensemble des opérations permettant d’accéder, interroger et manipuler (ajout, mise-à-jour, suppression) les données dans une BD.
Définition
Une base de données informatique est un ensemble de données organisées structurées stockées sur un support informatique permettant facilement de consulter et modifier leur contenu pour servir à une ou plusieurs applications.
2. Pourquoi utiliser une base de données ?
Il importe de souligner que dans le monde réel tout est système. Ces systèmes nécessitent des ressources physiques notamment l’homme et la machine, et des ressources logiques sous forme de données.
L’importance des ressources logiques est tirée des limites et vulnérabilités des ressources physiques.
Prenant l’exemple suivant :
Etant donné, une librairie de livres multidimensionnelle, il est difficile de détecter la disponibilité d’un livre X à un moment donné, d’où vient le besoin de la concrétisation (semi-concrétisation) logiques des ressources physiques afin de contrôler à la fois la disponibilité du livre X et son état à un moment donné. La concrétisation logique de la librairie consiste en la création et la gestion de la base de données de cette librairie. Cette concrétisation ne permet pas seulement de faire autrement des tâches existantes, comme la vérification de disponibilité d’un livre, mais aussi d’accomplir des tâches de verification, de recherche, de partage d’état en un temps minime répondant à une satisfaction plus optimale et sécurisée que celle des ressources physiques.
Les masses de données doivent être considérées en raison de la connaissance des problèmes suivants : La grande quantité des données,
La difficulté de mise-à-jour des données,
Le manque de précision, de la justesse, et de l’exactitude des données, L’insécurité des données,
La redondance des données,
La possibilité de présence de certaines données partielles ou incomplètes.
Remarque
Si au moins l’un des problèmes cités ci-dessus est considéré, une masse de données devrait être convertie en une base de données.
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Page 3 à 4 Depuis leurs introductions dès les années 1960s, les bases de données ont évolué du point de vue architecture, organisation, et rendement, en se basant sur des théories mathématiques et des outils de gestion des données. Parmi les avancées qu’a connu l’utilisation des BDs, nous citons :
Indépendance des données qui sont stockées dans différents modules, facilitant leur sécurité et réduisant du coût de la maintenance des programmes,
Elimination de la redondance de données et des données inutiles ou incomplètes, Crédibilité du contenu impliquant plus d’exactitude des informations et des références,
Optimisation du rendement des applications grâce à la précision de résultats offerte par la structuration des données et des restrictions de recherche,
Amélioration de l’accessibilité aux données.
3. Système de gestion de base de données
Un système de gestion de base de données (SGBD) peut être défini par un ensemble de programmes qui gèrent la structure de la BD et contrôle l’accès aux données qui sont stockées dedans. Donc, un SGBD est vu comme l’intermédiaire entre l’utilisateur et la BD. En outre, une BD ne peut être interrogée qu’à travers un SGBD.
Par la suite, ce dernier offre plusieurs avantages qui assurent le rendement attendu de la structure de la BD.
En effet, un SGBD permet d’améliorer le partage et la sécurité des données, de faciliter l’accès aux données et leur intégrité, d’améliorer la qualité des outputs, des décisions finales, ainsi qu’augmenter la productivité des utilisateurs finaux, et la réduction de l’incohérence des données.
Les SGBDs permettent de construire les différents types des BDs où chaque BD stocke des ensembles de données utilisées pour des fins spécifiques. Un SGBD est caractérisé par le modèle de description des données qu’il supporte.
Note
Le résultat de la conception d’une base de données informatique est une description des données. Cette description est réalisée en utilisant un modèle de donnée (un modèle mathématique utilisé pour la compréhension de l’organisation logique des données).
4. Types de bases de données
Depuis leur introductions, les BDs sont devenues une implication majeure dans le monde de l’informatique et suite aux mesures technologiques, elles évoluent continuellement. De ce fait, plusieurs méthodes ont été utilisées afin de classifier les BDs, selon plusieurs critères :
4.1. Le nombre des utilisateurs pris en charge
Nous distinguons dans ce sens, les bases de données « mono-utilisateur » et les bases de données « multi- utilisateurs » ; Une BD mono-utilisateur est une BD peu coûteuse simplement structurée et exécuté sur un ordinateur personnel permettant l’accès à un seul utilisateur à la fois contrairement à la BD multi-utilisateurs, tandis qu’une BD multi-utilisateurs est une BD relativement complexe en termes de conception et de développement, s’éxecutant sur un ordinateur central. Lorsqu’une BD multi-utilisateurs supporte moins de 50 utilisateurs, elle appellée un « Groupe de travail », et si elle supporte plus d’utilisateurs (généralement plus de 50 envers des centaines d’utilisateurs), elle appellée une « Base données entreprise ».
4.2. L’emplacement des donnée
Selon leur stockage, les BDs sont classées en des BDs « centralisées » et des BDs « distribuées » (ou décentralisée) : Une BD centralisée est une BD dont les données sont stockées sur un seul ordinateur, tandis qu’une BD distribuée comporte des données partagées sur différents ordinateurs qui sont basés sur des
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Page 4 à 4 infrastructures bien définies pour que la BD fonctionne proprement. Par ailleurs, il existe une BD dite
« Cloud » qui est créée et hébergée sur Internet en utilisant des services de cloud computing.
4.3. Le type des données
En prenant en compte le type des données, les BDs sont regroupées en des BDs « à usage général » et des BDs « de discipline spécifique ». Les BDs à usage général comprennent une variété de données utilisées dans plusieurs domaines et traitant de nombreux sujets. Par contre, les BDs de discipline spécifique se concentrent sur des domaines bien déterminés, comme par exemple les BDs médicales.
4.4. L’objectif prévu de l’utilisation des données
Un autre critère de classification des BDs se base sur la façon dont ces dernières sont utilisées et sur la sensibilité au temps nécessaire pour recueillir les informations. De ce fait, nous distinguons généralement les BDs « opérationnelles » (appelées également transactionnelles, productives, ou traitement de transaction en ligne) et les BDs « analytiques ». Une BD opérationnelle est désignée pour supporter les opérations quotidiennes des entreprises, telles que les BDs de vente de produits, tandis qu’une BD analytique est destinée au stockage des données historiques et des métriques commerciales utilisées pour des fins de prise de décision tactique ou stratégique, comme les BDs d’établissement des prix. Par ailleurs, il existe des BDs
« à traitement analytique en ligne » qui fournissent une analyse avancée de l’environnement des données, et qui font l’objet de tout un domaine dit l’intelligence des entreprises.
4.5. Le degré de structuration des données
En considérant la mesure de structuration des données, nous classifions les données selon 3 types:
Donnée non structurée : est une donnée qui existe dans son état brut (c-à-d. dans le format duquel elle a été collectée). Par exemple, Nom = « Monsieur Mohammed Ali ». Le format de ce type de données ne se prête pas pour le traitement qui produit les informations souhaitées.
Donnée structurée : est le résultat de la mise en forme d’une donnée non structurée afin de faciliter le stockage, l’utilisation et la génération de l’information souhaitée. Par exemple, Nom de famille =
« Mohammed », Prénom = « Ali » et la civilité = « Monsieur ».
Donnée semi-structurée : est une donnée qui est mise en forme à une certaine mesure. Par exemple, Nom = « Mohammed Ali » et la civilité = « Monsieur ».
Dans ce sens, nous distinguons les BDs « XML » (eXtensible Markup Language), qui supportent le stockage et la gestion des données semi-structurées. Toutefois, avec l’émergence des résaux sociaux et les générations des technologies connexes, de très grandes quantités de données sont stockées et analysées pour permettre l’interaction des utilisateurs. Cette nécessité avec le besoin lié à l’évolution des transactions commerciales mènent à l’émergence des BDs dites « NoSQL » (Not only SQL). Ces BDs sont conçues pour gérer : le volume très grand de données, la variété de données, les types et de structures, ainsi que la vitesse des opérations sur ces données.
Comme nous l’avons mentionné, il existe plusieurs SGBDs permettant de gérer des BDs. Parmi eux, Microsoft Access 2013 de la suite Microsoft Office 2013, est le SGBD qui fera l’objet de la suite de ce cours.
Références du cours
Les étudiants peuvent consulter ces références pour approfondir leurs connaissances dans ce cours :
Coronel, C., and Morris, S. (2015), Database Systems: Design, Implementation, & Management 11th Edition, USA: Cengage Learning.
Sites Web
http://laurent-audibert.developpez.com/Cours-BD/?page=introduction-bases-de-donnees
https://openclassrooms.com/courses/administrez-vos-bases-de-donnees-avec-mysql/introduction-14