Analyse de risque
appliquée au contrôle antidopage des chevaux
de course
ECOLE
NATIONALE VETERINAIRE T O U L O U S E
Master 2010
Objectifs du cours
1. Présentation générale d’une analyse de risque
2. Application d’une approche PK/PD pour le contrôle antidopage
3. Les simulations de Monte Carlo pour
l’établissement des délais d’attente
1- L’essentiel sur le contrôle antidopage & et le contrôle des médications chez le cheval pour comprendre la nécessité de mener
une analyse de risque
Master 2010
Le dopage chez le cheval:
définitions
• Pas de définition universelle
• Conception reflétant les valeurs des organisations sportives:
– Cheval de course
• International Federation of Horseracing Authorities
– Cheval de sport
– Réglementation Internationale: FEI (ex: oméprazole) – réglementation nationale : la Loi en France
– Homme
– réglementation nationale & internationale
• DOPAGE : Tout usage de substances ou de procédés visant à modifier artificiellement les performances ce qui peut porter préjudice à l’éthique sportive ou au bien-être animal
Le contrôle analytique des substances totalement
interdites & prohibées lors des compétitions constitue la clé
de voute du contrôle
antidopage d’où l’implication
des analystes
Master 2010
Liste des substances totalement interdites par le code des courses
– stéroïdes anabolisants, – facteurs de croissance, – substances agissant sur
l’érythropoïèse,
– transporteurs d’oxygène synthétique
Nécessité d’avoir les techniques analytiques les plus performantes et les LOD/LOQ les plus basse
pour contrôler les expositions illicites
Produits autorisés à l’entraînement (mais prohibées pour la course)
• Toutes substances autres que celles citées
précédemment sont autorisées à l’entraînement, si :
– usage justifié par l’état de santé du cheval – régulièrement prescrites par un vétérinaire
(médicaments)
• Il n’y a pas d’entrave aux bonnes
Master 2010
Nécessité de distinguer 2 types de substance sur le plan analytique
Contrôles
des substances
Substances interdites Médications licites
Exposition Effets résiduels
Pas de limitation analytique
Limitation analytique approche PK/PD
Techniques analytiques
• LC/MS GC/MS
Master 2010
Problème posé par les techniques analytiques
• Les techniques analytiques trop
performantes ne doivent pas être une entravent aux médications licites
• on devra fixer des limites de screening et non des LOD/LOQ pour ne pas à avoir à déclarer des concentrations résiduelles de médicament sans signification en terme
d’effet
La politique du « zéro tolérance » et ses limites vis-à-vis du
contrôle des médications
Master 2010
Les limites de la politique du
“zéro tolérance”
La question se posant aux Autorités hippiques
• Comment réaliser un contrôle des médications sans avoir à déclarer
comme positifs des échantillons ayant des concentrations résiduelles de
médicament sans signification pharmacologique ?
• De façon plus générale où s’arrêter sur
Master 2010
La réponse européenne harmonisée:
l’EHSLC
France
Allemagne
Irlande Italie Grande
Bretagne
Une détermination des limites analytiques désirable pour les contrôles
Norvège Finlande
Suède
Pays participant au programme de recherche
Chine Afrique du Sud
EHSLC
Master 2010
2-L’EHSLC (European Horse Scientific Liaison Committee) : L’ organisation d’une expertise
collective
Une série de questions
• Qu’est-ce qu’une expertise?
• Qu’est-ce qu’un expert?
• Quels sont les méthodes de travail pour réaliser une
expertise collective?
Master 2010
Qu’est-ce qu’une expertise
(norme AFNOR NFX-50-110)
• L’Association française de normalisation (AFNOR) est l'organisme officiel français de normalisation, membre de l'Organisation internationale de normalisation (ISO)
auprès de laquelle elle représente la France.
Qu’est-ce qu’une expertise
(norme AFNOR NFX-50-110)
• Une expertise, est un « ensemble d'activités ayant pour objet de fournir à un client,(pour nous les Autorités
hippiques) en réponse à la question posée, une
interprétation, un avis ou une recommandation, aussi objectivement fondé que possible, élaboré à partir des connaissances disponibles et de démonstrations
accompagnées d'un jugement professionnel : les
démonstrations incluent essais, analyses, inspections, simulations, etc. »
Master 2010
Les différents types d’expertise
Collective:
Modèle agence EHSLC
Individuelle
Modèle judiciaire Modèle médiatique
Transfuge
(notoriété dans un autre domaine)
Emettent des avis
Séparation fonctionnelle de l’appréciation du risque et de sa gestion
Fait des Recommandations
prise de décisions
Prescripteurs d’opinion
Expertise et décision
• L’expert doit se tenir en dehors de la
chaîne de décision, qui relève du domaine politique, du juge….
• Séparation fonctionnelle dans toute
analyse de risque entre l’appréciation
Master 2010
Qu’est-ce qu’un expert?
Les 3 valences à réunir pour être un expert
Des connaissances validées:
Des connaissances validées:
Données issues de la recherche et leurs niveaux de preuve Données issues de la recherche et leurs niveaux de preuve
Prise en compte de Prise en compte de l’intérêt du bénéficiaire l’intérêt du bénéficiaire
(patient, institution, (patient, institution,
société…) société…)
Valeurs, éthique, Valeurs, éthique, conflit d’intérêt conflit d’intérêt…… De l’expérience
De l’expérience du domaine du domaine
Empirique
Dogmatique
cynique
expert
Une série de questions
• Qu’est-ce qu’une expertise?
• Qu’est-ce qu’un expert?
• Quels sont les méthodes de travail pour réaliser une expertise
collective?
– Analyse de risque
Master 2010
Expertise collective:
nécessité d’avoir un vocabulaire
consolidé
Les 2 théorèmes de Kaplan et la nécessité d’avoir un vocabulaire consolidé
• Théorème 1:
– 50 % des problèmes dans le monde
proviennent de gens qui utilisent le même mot pour parler de choses différentes
• Théorème 2 :
– Les 50% autres problèmes proviennent des gens qui utilisent des mots différents pour parler de la même chose
Master 2010
Nécessité d’un vocabulaire défini
• Danger et risque
• Sûreté et sécurité alimentaire
• Puissance (potency) et efficacité d’un médicament
• Appréciation, estimation et évaluation du risque
• Pesticides et insecticides
• Environnement et milieu
• Principe de précaution et principe de prévention
• Avis et recommandation
3-Contrôle des
médications et analyse de
risque
Master 2010
Question posée par les Autorités hippiques à l ’EHSLC en 1998
• Quel doit être l’ordre de grandeur des limites de détection (pas des limites de
quantification) des techniques analytiques pour fixer les limites harmonisées de
screening pour réaliser un contrôle approprié des
effets
résiduels desmédications (et non des seules expositions) au niveau européen ?
Pourquoi suivre les concepts de l’analyse de risque pour répondre à cette question
1. Toute décision (technique, économique, réglementaire…) doit prendre en compte les intérêts compétitifs de façon non
biaisée et transparente toutes les parties prenantes (stakeholders = porteurs
d’enjeux)
Master 2010
Ce que ne peut faire et ne pas faire la Science
• Faire
– Formuler et Tester des hypothèses
• Ne pas faire
– Prendre un décision
– Choisir entre des intérêts compétitifs – Réconcilier des valeurs opposées
• La science peut décrire le monde, elle n’a pas à le prescrire
Qu’est ce qu’une analyse de risque ?
• Une démarche systématique (formalisée) pour collecter, apprécier, évaluer les informations disponibles pour conduire à une décision (ou une recommandation, une norme, une
position, une action…) en réponse à un danger identifié
• Elle comprend 3 phases
1. L’appréciation du risque 2. La gestion du risque
Master 2010
Analyse de risque:
Vocabulaire anglais/ français
1. Hazard: danger 2. Risk: risque
3. Risk analysis: analyse de risque
4. hazard identification: identification du danger
5. hazard charaterisation: caractérisation du danger 6. Risk assesment: appréciation du risque
7. Exposure assesment: appréciation de l’exposition 8. Risk characterisation: caracterisation du risque 9. Risk management: gestion du risque
10. Risk communication: communication sur le risque
Danger : définition
• Une source de risque
– Généralement un agent biologique, chimique ou physique pouvant entraîner un effet néfaste ( sur la santé du cheval , pour l’institution…) mais aussi une action, une décision qui peut être dommageable
pour la filière.
– c’est une propriété inhérente d’un analyte, médicament ou contaminant
– un danger ne peut constituer un risque que s’il y a
Master 2010
Risque : définition
• Un risque est une possibilité de subir un effet négatif (biologique comme le bien- être du cheval…) ou une perte (confiance dans l’institution)
• Risque = Danger + incertitude + impact négatif
Le soleil est un danger
le bain de soleil est associé à un risque qui est fonction de l’exposition
Danger Risque
Master 2010
4-Danger, Risques et société
Impact négatif
• Risque = Danger + incertitude + impact négatif
• Perception vs. Réalité
• Question pratique pour la fixation des
facteurs de sécurité (ou d’incertitude)
dans l’analyse de risque
Master 2010
Danger / risque et niveau de préoccupation
Dangers
Tabac
60 000 morts par an
Risques professionnels
Amiante : 4000 morts par an
vache folle
24 morts en 10 ans
Niveau de préoccupation
+
- +
-
Dissociation possible entre les niveaux de danger et leur perception
Appropriation des risques par la socièté
• Risque = construction sociétale dont il faut comprendre la genèse et les
dimensions (scientifiques,
administratives, sociopolitiques,
émotionnelles…)
Master 2010
Acceptabilité du risque:
Gravité & probabilité
La probabilité quantifie la vraisemblance de la survenue du danger
La gravité représente l’importance des conséquences directes ou indirectes en terme de dommages ou de préjudices, relatives à la survenance d’un danger Centrale nucléaire
Avion
Résidus de médicament Vaccin grippe
maladie de Guillain-Barré
Acceptabilité du risque:
valeurs partagées dans une société
Master 2010
Certitudes scientifiques vs
valeurs dans un processus de décision
Valeurs sociétales
Certitudes (science) +
-
- +
Zone de complexité
chaos
consensus
Certitudes scientifiques vs. valeurs dans l’acceptabilité d’un risque : le cas des OGM
Valeurs sociétales
+
OGM (problèmes éthiques, religieux, moraux…)
Thérapie génique
Master 2010
Acceptabilité du risque & les valeurs d’une société: L
e cas des hormonesValeurs sociétales
Certitudes (science) sécurité
+
-
+ -
Veau aux hormones THS
Les 3 risques jugés les plus importants pour les 3 prochaines années en sécurité alimentaire
BVA 2000
Master 2010
Comment jauger la perception du risque?
La volonté du public de payer
(VPP)
Volonté du public de payer (VPP)
• La VPP est plus forte pour les risques :
– Du consommateurs > aux professionnels – enfants > population générale
– les maladies donnant lieu au dégoût ou à l'émotivité, dues à des agents invisibles ou repoussants (les peurs)
– risques collectifs (train> voiture)
Master 2010
Coût de la prévention pour le cancer et de l’ESB similaire (1 milliard
d’euros pas an)
• Cancer
– 145 000 morts par an – ESB
– 1 à 2 morts par an
5-L’analyse de risque:
présentation analytique
Master 2010
Analyse de risque: les 3 étapes
Appréciation du risque
Gestion du risque
Communication sur le risque
Risk analysis
Scientific evaluation of known or potential hazard (event, stressor,…)
An interactive process of
exchange of information and • The process of weighing policy alternative in the light
Science
risk assessors
Functional separation should not influence RA
•Integral part of RA
•Improve the overall
effectiveness and efficiency of the RM
•Should be performed by trained persons in RA
Policy
risk managers
Risk assessment (RA)
Risk management (RM) Risk communication (RC)
Master 2010
Appréciation du risque (risk assessment)
• Première étape, strictement scientifique, de l’AR
• Déclenchée par le gestionnaire
• Effectuée par des scientifiques-experts
• Doit conclure à une estimation (quantitative) du risque
• Doit être transmise aux gestionnaires de façon utile et utilisable
• Doit être disponible pour la communauté scientifique pour une revue externe
Appréciation des risques
Risk assessment: definition
• Le processus (méthode) scientifique par lequel est apprécié la nature (qualitative) et la grandeur (quantitative) du risque c’est-à- dire des effets néfastes connus ou
potentiels résultant d'une exposition à des dangers
Master 2010
Les 4 étapes de l’appréciation (évaluation) des risques
• L'évaluation (ou évaluation scientifique, ou appréciation) des risques comporte les quatre étapes suivantes :
1. Identification des dangers 2. Caractérisation des dangers 3. Évaluation de l'exposition
4. Caractérisation des risques
Appréciation du risque
1-Identification du danger 2-Caractérisation du danger
4-Caractérisation du risque
3-Appreciation de l’exposition
Master 2010
1-Identification des dangers
• Identification des facteurs
– Substances – , procédés, – action,
– décision….
• susceptibles de provoquer des effets néfastes pour
– le cheval, – le jockey, – le parieur, – l’institution….
1- identification du danger
•Hazard agent / action / stressor events that may result in negative (harmful) impact to "receptors"
2-Caractérisation du danger
4-Caractérisation du risque 3- appreciation
1. Drug / metabolite 2. Contaminant
3. endogenous product
1-Identification danger
•Receptors: specific thing or entity being affected by hazard
Master 2010
2-Caractérisation des dangers
• Appréciation qualitative (substances
interdites) ou quantitative (médications licites) de la nature des effets néfastes provoqués par le dangers
• Pour les médications, une appréciation de
la relation dose-réponse doit être prise en
compte .
Caractérisation qualitative (acceptable ou non acceptable) des dangers pour une substances chimiques
2. Caractérisation du Danger
4-Risk characterization 1. Identification d’un
Danger :
une substance chimique
• Qualitatif
•(acceptable on non acceptable)
•Doping illicite: stop
• Quantitative
•Médication licite
Contaminants endogenous
Master 2010
2-Caractérisation quantitative d’un danger acceptable par l’approche PK/PD
2-Caractérisation quantitative
Risk characterization
Risk management Exposure assessment
Hazard identification
EPC (Dose / Clearance) IPC IUC
Uncertainty (safety factor) (500 or other)
Risk assessors
Risk managers
Appréciation de la relation dose-effet
Dose titration
Dose Response
Black box
PK/PD
Dose Response
PK PD
Master 2010
L’approche PK/PD pour déterminer les concentrations plasmatiques ou
urinaires sans signification
Les 3 étapes :
1: concentration plasmatique “efficace” (Effective plasma concentration: EPC)
2: concentration plasmatique sans signification
biologique (Irrelevant plasma concentration: IPC) 3: concentration urinaire sans signification
biologique (Irrelevant urine concentration: IUC)
Une relation PK/PD fondamentale
bilité Biodisponi
efficace on
Concentati Clairance
que thérapeuti
Dose .
Pour la voie IV, la biodisponibilité est totale et F=1
efficace ion
Concentrat Clairance
que thérapeuti
Dose _ .
Master 2010
Etape 1 : calcul des concentrations plasmatiques efficaces (EPC)
efficace ion
Concentrat Clairance
que thérapeuti
Dose. .
ue plasamatiq Clairance
usuelle que
thérapeuti EPC Dose
Etape 1 : exemple de la phénylbutazone
• Dose standard : 4.4 mg/kg/24 h
• Clairance plasmatique : 41 mL/kg/h ou environ 1000 mL/kg/24 h
EPC = 4400 µg.kg-1.24h-1
1000 mL.kg-1.24h-1 = 4.4 µg/mL
Master 2010
Etape 2: calcul des concentrations sans signification biologique (IPC)
• L’IPC peut être obtenue à partir de l’EPC en appliquant un facteur de sécurité (SF) à l’EPC:
IPC = EPC SF
Comment sélectionner ce SF?
!
Etape 2: comment sélectionner le facteur de sécurité
SF
Les “valeurs”
La “Science”
Doit refléter le niveau de confiance que l’on veut avoir pour l’IPC
• forme de la relation dose-effet
• pauvreté des données
• classe des médicaments
• variabilité inter-individuelle
• médicaments ayant différents niveaux de puissance pour
Master 2010
• Les scientifiques considèrent généralement que la fixation du
facteur de sécurité est une décision scientifique
• En fait décider le niveau de sécurité (acceptabilité du risque) est
également une décision sociétale qui dépendra très largement du contexte
Qui fixe les facteurs de sécurité ?
Facteur de sécurité :
la valeur par défaut sur des considérations scientifiques
• Valeur par défaut : SF = 500 500 = 50 x 10
Pour transformer
une EPC en IPC pour
Variabilité interindividuelle
Master 2010
Le facteur de sécurité : 50
100% Emax
2%
EC50 = EPC EC50
50
E = Emax * EC50/50 EC50 + EC50/50
Avec un SF=50, l’effet résiduel est d’environ 2% de l’effet thérapeutique à la dose recommandée
Effet (%)
IPC =
Etape 2 : le cas de la phénylbutazone
en arrondissant : 10 ng/mL
mL mL ng
ng
IPC EPC 8 . 8 . / 500
/ .
. 4400
500
Master 2010
Etape 3: détermination des concentrations urinaires sans signification biologique (IUC)
IUC = IPC x R
SSrapport des concentrations urinaires et plasmatiques à l’état “d’équilibre”
urine
Etat de pseudo-équilibre Plasma 10
1
concentration
(time) Plasma
Urine
Rss = 10
Etape 3: concentrations urinaires sans signification biologique (IUC): le cas de la
PBZ
• R
SS= 1
• IUC = IPC x R
SS• IUC = 10 ng/mL x 1 = 10 ng/mL
Master 2010
2-Caractérisation quantitative d’un danger acceptable par l’approche PK/PD
• IPC=10 ng/mL
• IUC=10 ng/mL
Caractérisation quantitative des dangers pour une substances chimiques
2. Caractérisation du Danger
4-Risk characterization 1. Identification d’un
Danger :
une substance chimique
• Qualitatif
•(acceptable on non acceptable)
•Doping illicite: stop
• Quantitative
•Médication licite
IPC=10 ng/mL IUC=10 ng/mL
Contaminants
Endogenous (hormones)
Master 2010
3-Evaluation de l'exposition
•
Appréciation qualitative et/ou quantitative des facteurs conduisant à une exposition:
– fraudes
– Prescriptions vétérinaires
– Contamination par les aliments
– Données physiologiques (sexe ou castration pour les hormones endogènes….)
4-Caractérisation du risque:
contaminants, substances endogènes au cheval Hazard identification
Exposure characterization
contamination endogenous
(hormones)
Risk characterization
Threshold
Selection of statistical model
Master 2010
Etude de population de chevaux Etude de population de chevaux
40
30
20
10
0
Frequency
0 200
Concentration (ng / ml) 400
FR
UK
Cortisol: Etude de population Cortisol: Etude de population
• Choix de la distribution
Transformation LOG Transformation puissance (0.33)
10 20 30 40
Frequency
50
20 40 60 80
Frequency
Master 2010
Etude de population Etude de population
• Resultats : probability of exceeding cortisol concentration in urine as calculated from a log-normal ar a power transforming distribution for the merged French and UK files
Probability of exceeding cortisol concentration
Cortisol concentration in urine (ng/mL)
300 400 500 600 800 1000 1500
Log normal distribution
0.013 5.0 x 10-3 2.2 x 10 -3 1.1 x 10 -3 3.15 x 10 -4
1.1 x 10 -4 1.4 x 10 -5
Power (0.33) transforming
distribution 1.5 x 10 -3 1.3 x 10 -4 1.2 x 10 -5 1.0 x 10 -6
NC NC NC
Caractérisation du risque: bilan
Master 2010
Appréciation du risque: caractérisation du risque
1-Identification du danger
4-caractérisation du risque : conclusions quantitatives pour:
2-Caractérisation du danger
gestion du risque 3-Caractérisation de l’exposition
Substances illicites contaminants/ médications analytes endogènes
Moyen de communiquer les résultats de
l’appréciation du risque aux gestionnaires du
risque
Toute exposition Seuil IPC / IUC
Analyse de risque: les 3 étapes
Appréciation du risque
Gestion du risque
Communication sur le risque
Master 2010
Gestion du risque (risk management)
• C’est la procédure par laquelle sont prises en compte des différentes alternatives pour
accepter, minimiser ou refuser le risque
• Il y a évaluation du risque avec confrontation des données scientifiques à toutes les autres données (économiques, sociologiques,
éthiques…)
• C’est l’étape de décision
• Mise en place des mesures de prévention, contrôle…
Gestion des risques
• Processus, distinct de l‘appréciation scientifique des risques
– Ce n’est pas un exercice scientifique mais doit être scientifiquement correct
• Prise en compte de tous les facteurs non scientifiques
– Harmonisation européenne – Coût des mesures
Master 2010
Science et décision
• La décision doit être un compromis reflétant les différents intérêts compétitifs
• Des arguments autres que scientifiques ont une légitimité à intervenir dans la décision
– Économiques, idéologiques, éthiques, moraux…
• Le poids relatif des différents arguments doit être fixé par le gestionnaire (politique…)
Qui fait la gestion du risque?
–Les politiques
–décideurs
Master 2010
Gestion du risque
Identification du danger Caractérisation du danger
Caractérisation du risque
gestion du risque
Appréciation de l’exposition
Vérification
Évaluation du risque ( of RA)
Exécution par les décideurs
options décision
Le cycle de gestion du risque
Risk management questions
• What can be done to eliminate or reduce the hazard?
• How effective are the options?
• How feasible are the options?
• What impacts do the options have?
• What is the level and type of uncertainty?
• What is the best option?
Master 2010
Gestion du risque pour le dopage
• Sélection par négociation d’une limite de screening sur une échelle ordinale à partir des IPC et IUC
– Prise en compte de facteurs économiques
• Coût des équipements
– Prise en compte de facteurs politiques
• Volonté d’harmonisation
• Vérification par des ring tests
Analyse de risque: les 3 étapes
Appréciation du risque
Gestion du risque
Communication sur le risque
Master 2010
Communication relative aux risques
• bien plus que de la diffusion d’information
– Connaître le public
– Impliquer les experts scientifiques
– Créer des compétences en matière de communication – Constituer une source crédible
– Partager les responsabilités
– Distinguer entre science et jugements de valeur
– Assurer la transparence et mettre les risques en perspective
– La communication fait partie intégrante de l'analyse des risques et c’est un métier que de communiquer
Que peut-on communiquer en matière de lutte contre le dopage?
• IPC et IUC peuvent être connus
• Les limites harmonisées de screening ne sont pas rendus publiques
– Peu utiles à la filière
Master 2010
Communication sur le risque pour le dopage
• Temps de détection
– Par l’EHSLC
• Délai d’attente
– Par le vétérinaire
Temps de détection libérés par
l’EHSLC pour un médicament donné
• Temps observé pour que tous les chevaux d’une expérimentation donnée sur une spécialité
pharmaceutique et menée par l’EHSLC soient négatifs (urine ou plasma) avec la technique de
screening utilisée en routine pour les contrôles c’est à dire avec la limite analytique européenne
harmonisée
– Voir le site de l’EHSLC ou de la FEI
Master 2010
Temps de détection par la FEI & l’EHSLC
FEI
EHSLC
Délai d’attente (TA)
• Délai entre la dernière administration du médicament et l’épreuve
• Fixé par le vétérinaire traitant
– Analyse de risque par le praticien qui exerce son jugement professionnel
• Toujours plus long que le temps de
détection
Master 2010
Temps de détection vs. temps d’attente
• A ne pas confondre
• Le temps de détection (DT) sest une observation
– Nombre limité de chevaux (n=6 ou 8) – Conditions expérimentales
– Pas de protection statistique
– Un élément de communication de l’EHLSC
• Le temps d’attente (TA) est une recommendation du véto
– Il résulte de l’analyse de risque faite ar le véto traitant
• Le TA doit toujours être plus long que le DT
– Parce qu'il doit prendre en compte de multiples sources de variabilité (âge, sexe, spécialités utilisée, durée des traitement etc)
How to extrapolate a withdrawal time from an EHLSC published detection time: a Monte
Carlo simulation appraisal
Master 2010
Objectives of the presentation
• To explore the question of the safety span to be selected in order for a veterinarian to
extrapolate a withdrawal time (WT) from a published EHLSC detection time (DT).
• This will be done using Monte Carlo Simulations (MCSs).
Comment transformer un temps de détection en un temps d’attente
1. Par des investigations de population
• Trop chers
• Pas de financeurs
2. Par des simulations de Monte Carlo
• Outil classique pour faire des scénario
• What if….
Master 2010
Monte-Carlo (Monaco)
Toulouse
What is the origin of the word
Monte Carlo?
What is the goal of a Monte Carlo Simulation (MCS) ?
• To solve problems for which no analytical (mathematical) solution exists
• For that MCS use numerical method with a built-in random process allowing, for example, combining variability due to different sources.
Master 2010
Sources of variabilities for a WT
• Two main sources of variability
– Biological variability: not manageable
• Horses are different for pharmacokinetic (PK) parameters controlling plasma and urine drug disposition
• These sources of variability are explained by factors such as breed, age, sex, health status etc.
– Different sources of uncertainty associated with veterinary and trainer practices: manageable
• The actual administered dose
• Formulation
• Trained/untrained conditions etc.
What MCSs will perform
• To combine all sources of variability simultaneously to generate a large hypothetical population of DTs
– so that the proportion (percentiles) of horses attaining a given DT value can be determined.
• MCSs may replace a large population survey aimed to establish a WT experimentally.
Master 2010
The 3 steps in Monte Carlo simulations
1. Define a structural model to predict WT 2. Select parameters to solve the model
– distribution of the parameters (inputs) that must be known or assumed (e.g. normal distribution with mean, variance, covariance)
3. MCs repeatedly simulate the model each time drawing a different set of values
(inputs) from the sampling distribution of the model parameters, the result of which is a set of possible outcomes (outputs)
Monte Carlo simulation: applied to WT
Generate random X and Y values across
the X & Y
distributions that conforms to their
probabilities
Calculate a large number of X/Y
ratios
PDF of X
PDF of WT
PDF of Y
Model: WT=X/Y
%
Master 2010
Les questions à documenter pour aider à recommander des TA
1. What is the overall joint influence of biological variability (inter- and intra-animal variability) and
veterinary decisions (dose, formulation ..) on the DT of a drug?
2. Which of the aforementioned factors has the most influence on the observed value of a DT
3. Is the EHLSC DT, which is obtained from a trial
involving only 6 horses, robust enough for a future WT and what would the advantage be for veterinarians to increase this number to 8 or 10 horses?
Step 1:Define a model
Master 2010
The model to compute a DT
• Monocompartmental model
z plasmaV CL z
ss
e
F BW Dose R V
analytique Limite
Log
DT /
/ ] [
_
Body weight (kg) Bioavailability
0 to 1 Dose per kg BW
Urine to plasma ratio
Volume of distribution
Step 2: select simulation parameters (mean,
variance etc)
Master 2010
Selected parameters for MCs
• All simulations were carried out with the same nominal dose (2
mg/kg) and the same mean values for all PK parameters but plasma clearance.
• Two plasma clearance values were simulated (5 and 20 mL/kg/h).
• Two RLODs were investigated: 0.1 and 0.01 µg/mL.
• The model was solved either using single point estimates (mean values of parameters) or distribution of input variables.
• For parameters obeying a normal distribution, MCSs were carried out with different levels of variability around the mean PK
parameters, namely variances corresponding to coefficients of variability of 10, 20, 30, 40 and 50%.
• For BW, the same range of values (from 80 to 120 % of the nominal value) were considered for all MCs.
Step 3: Solving the model
Master 2010
Solving the model: Deterministic approach
Gives a single possible value
Solving the model: Stochastic approach
Master 2010
• An add-in design to help Excel spreadsheet
modelers perform Monte Carlo simulations
• Others features
– Search optimal solution (e.g.
dose) by finding the best combination of decision
variables for the best possible results
Monte Carlo simulation generated
probability density of the DT.
Master 2010
Influence of variability on DT
Same mean parameters but different coefficients of variation
CV=10%
DT: Quantile 90%=74h CV=30%
DT: Quantile 90%=106h
Main results obtained by MCSs
Master 2010
Main results obtained by MCSs
• For the different simulated scenarios, the ratio of percentile 90 to percentile 50
(P90/P50) was computed to select an
uncertainty span to permit extrapolation of
the DT obtained by EHLSC to a WT
Main results obtained by MCSs
1. For a low variability of PK parameters (CV=20%)
• P90/P50 was of 1.43 meaning that an uncertainty span of about 40% may be selected to transform a mean DT to a WT which will cover 90% of the
horse population.
2. For a high variability of PK parameters ( CV=40%)
• P90/P50 was of 2.1-2.2 meaning that uncertainty span of about 100% may be selected to transform a mean DT to a WT which will cover 90% of the
Master 2010
Sensitivity analysis
• It may be of interest to identify the
relative impact of the different factors of variability on the final WT because
some of these factors can be controlled by veterinarians.
– the actual administered dose
– impact of using a different formulation to that used for the EHLSC trial.
– etc
Sensitivity analysis
• Analyze the contribution of the different variables to the final result (predicted WT)
• Allow to detect the most important drivers of the model
Master 2010
Sensitivity analysis
Sensitivity analysis
• For DT and for our model assumptions,
plasma clearance and volume of distribution are by far the two most important factors of variability influencing the population DT and explain almost all 100% of the variance.
• In contrast, bioavailability, the actual
administered dose and the urine-to-plasma
Master 2010
Influence of the administered dose vs. the terminal half- life on a detection time (h)
0.0001 0.0010 0.0100 0.1000 1.0000 10.0000 100.0000
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120
Time (hr)
Doubling the dose (+100%) DT increase from 46h to 53h
Decreasing clearance by 30%
DT increase from 46h to 65h
Sensitivity analysis: conclusions
• The main sources of uncertainty are of biological origin
• MCS suggest that a veterinarian can do nothing to control a DT through
managerial procedures because the
main sources of variability are of
Master 2010
Sensitivity analysis
• All factors that can be managed by the
treating veterinarian had a minimal impact on DT
– This suggests that an inaccuracy in the dose (due to a bad estimate of horse BW), the administration of a formulation different from the one selected for the EHLSC trial or any factor able to influence
bioavailability (diet for the oral route of administration, site of administration for an IM or SC
administration…) will probably not have any major influence on DT variability
As biological factors (inter-animals
variability) are the main determinants of a WT, the DT as released by EHLSC need
to be as relevant as possible and the question is to know if the number of
investigated horses is appropriate
regarding its accuracy
Master 2010
Estimation of the DT by EHLSC:
Is the number of investigated horses appropriate?
• According to the EHLSC recommendation, DT is typically obtained from a group of six horses.
– It is evident that this sample size is too low for the
EHLSC to provide a population WT with any statistical protection
– the DT released by the EHLSC is considered as a piece of information rather than a robust biological parameter
– how valuable is this information regarding the actual WT
Estimation of the DT by EHLSC:
Is the number of investigated horses appropriate?
• 20 virtual EHLSC trials involving 6, 8 or 10 horses, were simulated by MCS
• CV% was 30%
• The DT for each trial was the longest of the 6, 8 or 10 simulated values
• The DT was then compared to the population
Master 2010
Estimation of the DT by EHLSC:
Is the number of investigated horses appropriate?
• With 6 horses, the released DT
corresponds to the 90
thpercentile of the
target population for 50% of the trials,
Estimation of the DT by EHLSC:
Is the number of investigated horses appropriate for a drug having a CV of 30%?
Horses (n) Chances to reach
percentile 80%
Chance to reach
percentile 90%
6 75% 50%
8 85% 55%
Master 2010
Conclusion 1
• If we consider variability in PK
parameters of 30% in horses as a default conservative value and the corresponding Q
90/Q
50ratio as the default uncertainty factor (UF) for a worst case scenario and if DT is
obtained from 6 horses, a UF=1.76 may be suggested to veterinarians to
recommend a WT from an EHLSC DT
Conclusion 2
• If the EHLSC increases the number of investigated horses to 8 a default UF of 1.4 can be applied to transform a DT
into a WT.
Master 2010 Types of prohibited substances (Hazard)
Doping agents
Endogenous (hormones)
Dietary & environmental contaminants
Arguments supporting the step 1-Societal values (fairness, level playing field
ethics, animal welfare…) 2-Policy - Regulation
3- Risk analysis (EHSLC approach)
Exposure assessment
(population survey) assessment 3.1-Risk
(science) 3.1-Risk assessment
(science)
Zero tolerance approach for exposure
Selection of statistical risk to establish a cutoff value to
predict exposure
3.2- Risk management (scientifically
sound) 3.2- Risk management (scientifically
sound)
3.3- Risk communication
3.3- Risk communication
In house analytical cutoff threshold
(cocaine, morphine) Permanent
refinement of analytical methods (parent compounds,
metabolites…)
Published international
threshold (hormones)
Published international or regional….
(theobromine)
Recommendation to food manufacturers to improve
quality control Control of drug exposure
Medications