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Théorie quantique de l'interaction plasma-rayonnement (II)

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(1)

HAL Id: jpa-00206806

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Submitted on 1 Jan 1969

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Théorie quantique de l’interaction plasma-rayonnement (II)

J. Peyraud

To cite this version:

J. Peyraud. Théorie quantique de l’interaction plasma-rayonnement (II). Journal de Physique, 1969,

30 (5-6), pp.461-476. �10.1051/jphys:01969003005-6046100�. �jpa-00206806�

(2)

THÉORIE QUANTIQUE

DE L’INTERACTION PLASMA-RAYONNEMENT

(II)

Par

J. PEYRAUD,

Laboratoire de Physique des Plasmas, Faculté des Sciences, 91-Orsay

(Laboratoire

associé au C.N.R.S.).

(Reçu

le 5 aout

1968.)

Résumé. 2014 On

applique

les méthodes décrites dans les

paragraphes précédents (1)

au

calcul des processus

d’émission-absorption

pour les rayonnements cohérents et incohérents.

Abstract. 2014 We

apply

the results and methods described in the

previous

sections

(1)

to the détermination of the

emission-absorption

processes in a

plasma ;

both for incoherent and coherent radiation.

VI.

TTUDE

DES PROCESSUS NON

CONSERVATIFS (2)

Dans ce

chapitre,

nous 6tudions deux processus non conservatifs.

Le

premier

est ce que nous

appelons

la « diffusion

double »

(D.D.) ;

c’est 1’6tude du processus suivant : 1 electron + 1

(ou 2) photon (s)

-, 1 electron + 2

(ou 1) photon(s)

on sait en effet que 1’6mission

spontan6e (E.S.)

d’un

photon

par un electron est

impossible (cela

se vérifiera

sur les

calculs),

si sa vitesse est inférieure à 1

(h = c =1 ) .

Le deuxi6me processus est le

bremsstrahlung (B.).

Nous verrons comment la m6thode des cumulants permet de

d6gager

le sens

original

des

approximations

faites pour le calcul de ces processus.

VI. .1. Gdndralitds. - Le

principe

de tous les calculs

est

toujours

d’admettre que les coefficients dont le

vecteur d’onde total

(somme

des vecteurs associ6s aux

ondes 616mentaires des

op6rateurs qui

y

figurent)

est

nul ont un

temps

de relaxation

long

devant les autres

coefficients du meme

type.

Cette convention

appliquée

a

1’6quation (71) donne,

au

premier

ordre en

elm

pour un

plasma homogène,

sans

champ

coherent :

On en deduit le coefficient d’ « emission

spontanee » :

Cette

equation

a la structure d’une

equation

de

Boltzmann et le noyau

qui

lui est associ6 est nul a

1’equilibre thermodynamique,

mais il est visible que le facteur de conservation de

1’energie 8

interdit la transition

qui

lui est associ6e.

On retrouve ici que 1’6mission

spontan6e

d’un seul

photon

par un electron est

impossible,

a cause des

lois de conservation

(pour

le voir de maniere

6vidente,

il suffit de considerer le

repere

associ6 a

l’électron).

Rien

n’empeche

d’associer a l’E.S. la section efficace fictive associ6e

Pour obtenir un r6sultat

significatif,

il faut faire

intervenir des collisions

multiples.

Nous 6tudierons

successivement 1’6mission double

(action

non lin6aire

d’un

photon

sur un electron pour obtenir deux

photons

et

inversement)

et le

bremsstrahlung (collision

elec-

tron-photon-ion).

V I . 2.

Étude

de la diffusion double. - VI. 2 .1. LA D.D. ET LE PRINCIPE DE CORRESPONDANCE. - LeS deux

types

de reaction

qui

contribuent a la variation de nx

sont :

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01969003005-6046100

(3)

Soient

pa

et

pp

les

probabilités

de reaction attach6es a

chaque

processus.

Les taux de

d6peuplement de nÀ

sont :

Les facteurs

(1

+

nx,) ; (1

+

nx..)

sont introduits par le fait que les

photons

sont des

bosons;

on doit en

effet compter tous les 6tats finaux comme ayant un

poids statistique 6gal

a leur

population apres

la reaction.

Les reactions sont r6versibles et le taux de repeu-

plement

par ces processus sera :

Soit,

pour le taux

global

de variation de nx :

Les facteurs

p..

et

p

contiennent chacun un facteur de conservation de

1’energie;

ce sont :

Il est facile de constater que

chaque

noyau est nul a

l’équilibre thermodynamique. Supposons,

a cet

effet, que l’on ait :

La nullite du noyau

s’écrit,

en tenant compte des relations de conservation de

1’6nergie :

Ce que l’on 6crit encore :

Cette relation est

vraie, quels

que soient

X, X’, X",

et

cela

impose

que

chaque

terme soit constant et

egal à 1, c’ est-à-dire :

L’étude

microscopique

de ces processus a 1’aide des

equations

d’evolution va

permettre

la determination

precise

des coefficients

px

et

pp.

VI.2.2. CALCUL DES PROCESSUS DE DIFFUSION DOU- BLE. - Avant

d’entreprendre

les

calculs,

nous rappe- lons que, selon nos conventions de sommation et notations

du §

1.2 :

- Un indice X

repr6sente

1’ensemble du scalaire X

(d6fini

par

(65)),

des vecteurs + À et ’V I.. et de la

polarisation

u;

- Un indice X+

repr6sente

1’ensemble du scalaire -

X,

des vecteurs - X et vx et de la

polarisation

u.

La convention de sommation sur X et X+ est

repre-

sent6e par le

symbole .

x

Les calculs sont faits en

n6gligeant

la densite double

et on ne tient pas

compte

des termes

d’6change.

Leur

introduction est sans difficult6 et on

indique

a la fin

du calcul ce que devient le r6sultat en

presence

de

ces termes.

La diffusion double s’obtient en conservant dans le terme en

e2/m

de

1’6quation (71)

les cumulants

en

B((k, P); XlX2X3)’

Ces termes fournissent la contribution :

(4)

La contribution de ces termes est donn6e par :

En I’absence de rayonnement coherent

« bx > = 0),

les cumulants

B((k, p); X, ’A’, A")

obéissent à la re-

lation :

Afin d’éviter d’inutiles

longueurs,

il est bon de

remarquer

qu’il apparaitra,

au cours du

calcul,

dans

tous les termes le facteur :

qui

interdit que, dans la collection des indices

X, X’, X",

deux indices

puissent

etre

adjoints

l’un a l’autre.

Dans le cas,

qui

est le

notre,

d’un

systeme homogène,

cela entraine que les cumulants form6s avec deux

indices

quelconques pris parmi X, X’,

X" sont

nuls,

de sorte que l’on peut écrire la relation

(121)

sous

la forme

6quivalente :

L’équation

d’evolution de

s’écrit au moyen des

equations

d’evolution de

f(k, p)

et de

bx.

Les termes en

abxlot

amènent a utiliser la rela- tion

(57).

Conformément a nos

hypotheses,

on suppose le

système

assez dilu6 pour

pouvoir negliger

la densite

double et ne conserver que le terme lin6aire

en f.

De

meme,

on

n6glige

l’interaction coulombienne dans

1’6quation

d’evolution

de f

et on obtient :

(5)

La

prise

de cumulants sur cette

equation

se fait en

retenant les termes tels que :

On voit alors

apparaitre

deux types de cumulants

autres que les cumulants du

type :

(il

convient de noter que

(1 + nx+)

=

nx), qui

sont :

Ces cumulants

s’expriment

a 1’aide des relations

(71)

et

(87)

dans

lesquelles

on

n6glige alat,

et ou on ne

retient que les termes d’ordre le

plus

bas.

Compte

tenu de la

presence

future du facteur A

(relation (122))

et de l’absence de rayonnement cohe- rent, ces

equations

s’6crivent :

Les relations

(124)

a

(127) permettent

de calculer le coefficient

B ( (-

X - X’ -

X", p) ; X, À’, A") .

On constate fort heureusement

qu’il

se

produit

de nombreux groupements de termes et on obtient :

avec :

Dans

1’6quation (120),

on v6rifie imm6diatement que le facteur A ne

permet

la sommation que

sur les

couples

d’indices :

Les indices X" et X’ ont un role tout a fait

sym6trique

et il suffit de

compter

deux fois l’une des deux derni6res combinaisons.

On obtient alors de maniere

simple :

(6)

Les formules

(130), (131), (132)

reconstituent natu-

rellement la relation

(116) qui

avait ete obtenue par le

principe

de

correspondance (il

suffit de faire deux

changements

de variable 6vidents sur

p).

Les

quantités ([)À(À’+, X"+) ...

s’obtiennent a

partir

de la relation

(129)

en utilisant nos conventions de sommation

rappel6es

au d6but de ce

paragraphe.

Si

l’on retient les termes

d’6change,

il faut faire le

changement (3) :

VI. 2. 3. CAS D’UN MELANGE DE RAYONNEMENTS COHE-

RENT ET INCOHERENT. - On montre que les résultats

precedents

subsistent a condition de poser :

La diffusion double coh6rente s’obtient a 1’aide des relations

(131)

et

(132)

en

supprimant

les 1 des

termes en 1 + nx; 1 + nx,; 1 +

nÀ". Ce

cas redonne

les résultats

classiques [1].

On montre que si

f (0, p)

est une fonction d6crois-

sante

de p ,

le

rayonnement

coherent est

toujours

absorb6.

VI. .2.4.

EVOLUTION

DE

f(0, p)

PAR LE PROCESSUS

DE D.D. - Le terme

[af(O, p)/8t]D.D.

s’obtient imm6- diatement en

remplaqant

la sommation sur p par une sommation sur X.

VI.2.5. EVOLUTION

DU RAYONNEMENT EN PRESENCE D’UNE SEULE

(ESPECE DE) PARTICULE(S).

- 11

n’y

a pas de

bremsstrahlung,

mais le processus de D.D. assure

que le

rayonnement

a

1’equilibre

sera celui de

Planck,

ce

qui

ne serait pas le cas en la seule

presence

de

la D.C. On est, de

plus,

certain que le

rayonnement

coherent ne sera pas

present

a

1’equilibre.

VI.2.6. CAS D’UN RAYONNEMENT CONCENTRE SUR

UN SEUL MODE. - Soit

Xo

le mode

unique

du rayonne- ment, la contribution des termes a

et P

s’obtient en

posant : :

(3) Cf. §

V .1.1 pour les

particules

douées de

spin.

ce

qui

donne :

Le

processus P

est

identiquement

nul :

1>À(Ào, Àt)

est

nul,

et de

plus

le facteur de conservation n’est pas assure

(il repr6sente

le processus

impossible) :

1 electron + 2

photons Xo

? 1 electron + 1

photon Xo.

La contribution oc caractérise le processus : 1 electron + 2

photons Ào

? 1

photon X

+ 1 electron.

Dans le cadre non

relativiste,

on

peut

en

premiere approximation

écrire :

et la contribution (x

prend

la forme :

Le facteur de conservation

exprime,

en

premiere approximation,

la condition :

ce

qui

permet de donner

l’expression approch6e

simple :

(7)

Cette relation donne en

polarisation

et intensite

de la valeur du terme de diffusion. Celui-ci est maxi-

mum dans la direction de

polarisation

du rayonnement incident.

VI.3.

Rtude

du

bremsstrahlung.

- Pour cette

6tude,

il faut

g6n6raliser

les

equations pr6c6dentes

aux fluides a

plusieurs composantes.

Cette

g6n6rali-

sation est 6vidente et nous ne r6crirons pas les

6qua-

tions

correspondantes;

nous supposerons cette ecriture

acquise.

Chappell [3]

a

presente

une derivation

quantique

et

globale

du

bremsstrahlung.

Notre

point

de vue sera

une

analyse plus

fine d6crivant 1’evolution des rayon-

nements coh6rents et incoh6rents.

Nous chercherons a

d6gager

les notions

physiques

fondamentales et nous ne donnerons que les details fondamentaux des calculs

mathématiques,

d’autant

plus qu’ils

sont

tres

voisins de ceux

exposes

par

Chappell.

Le

bremsstrahlung

est defini par les

equations :

Les indices oc,

P ...

servent a

rep6rer 1’esp6ce

des

particules qui

y sont afferentes.

Dans ce

premier calcul,

on suppose

qu’il n’y

a pas

de rayonnement coherent.

On n’6crit pas les termes

d’echange;

leur introduc-

tion, qui

est sans aucune

difficult6,

ne fait

qu’allon-

ger les 6critures. Avec des notations

evidentes,

on

ecrit :

Si l’on fait

1’hypothese

d’un

syst6me

strictement

homog6ne,

il est facile de montrer, en 1’absence de

rayonnement coh6rent,

que tous les cumulants de la

relation

(137)

sont nuls ou

n’apportent

aucune contri-

bution,

sauf le

premier,

et

qu’il

reste

l’égalité :

Nous sommes donc ramen6s a rechercher 1’evolution de :

Dans ce cas, la relation

(57) prend

la forme :

Les

equations

d’evolution de

f(k, p)

et de

bÀ jointes

a

1’equation (139) permettent

d’6crire :

(8)

Pour

prendre

la

decomposition

en cumulants de cette

equation,

il faut commencer par

sym6triser

les

opérateurs f

suivant la m6thode

expos6e au §

III .3.1.

L’équation sym6tris6e

s’6crit :

(9)

Dans la

prise

de

cumulants,

on

n6glige

les cumulants d’ordre

superieur

et on n’écrit pas les termes

d’échange qui allongent

les 6critures. Comme nous sommes dans le cas strictement

homog6ne,

on ne retient

que les cumulants

homog6nes (nombre

d’onde total

nul).

a)

Contribution des

coefficients

A et A’. - On obtient les contributions :

Il y a d’autres

contributions;

nous 6crivons seulement celles

qui pourront

amener une

expression significative :

Les contributions du type

A4cx, A5cx

peuvent donner des termes

significatifs

dans le cas :

dus au fait que les coefficients B

qui

y

figurent comportent

des termes

imaginaires (cf. § V.1).

Dans tous

les cas, ces contributions sont

proportionnelles

a e3.

b)

Contribution des

coefficients

B et B’. - Les seules contributions intéressantes s’6crivent :

(10)

c)

Contribution du

coefficient

C. - Les cas k = 0 et k" = 0 sont

exclus;

il reste :

Nous avons

d6jh

calcule tous les cumulants

figurant

dans ces

expressions,

a

l’exception

de

frxf3.

Ce

dernier cumulant s’évalue

rapidement

a l’aide de

1’equation

d’6volution de

frxf3 :

(on

a

n6glig6

la densite

triple,

conformément a

l’hypothèse d6jh

faite dans les

equations (142)).

Le cas k = 0 est exclu et le terme

(B) apporte

une contribution d’ordre

superieur

en e que

nous

n6gligeons.

Tous les calculs

effectués,

il reste :

A cette

equation, nous joindrons

donc

(cf. § V. 2. 2) :

(11)

On

rappelle

que dans

1’equation (152)

on a convenu

que :

et que dans cette

equation

il faut laisser le fac-

teur ic

qui

peut

apporter

une contribution

(pour :

VI.3.1. TERMES ORDINAIRES DU BREMSSTRAH- LUNG

(4).

- Les résultats de

Chappell [3] (et

de

Mangeney [4]

a la limite

classique)

s’obtiennent en

retenant les contributions :

Ala (et A1f3

obtenue par le

changement a - p, eq. ( 142 .1 ) ) ;

As« (et A6f3

obtenue par le

changement

lJ.. -+

p, eq. (142.6))

et en y

exprimant

les cumulants B et

f

au moyen

des relations :

-

(151)

pour

B((- À, Prx) À),

-

(150)

dans

laquelle

on ne retient que le terme

en

Vaf3

pour les coefficients

f«p.

Ces résultats sont

classiques;

comme leur 6criture est tres

longue,

nous ne les 6crivons pas.

On

rappelle

que le

bremsstrahlung

ordinaire est

form6 de deux types de termes :

- le

bremsstrahlung

normal

(5)

conformément au

principe

de

correspondance;

- le

bremsstrahlung

anormal dont la source est la difference de

temperature

entre les fonctions de distribution

ionique

et

6lectronique.

VI .3.2. TERMES EXTRAORDINAIRES DU BREMSSTRAH- LUNG

(B.E.).

- Ces termes

comprennent

deux groupes :

a)

Les termes

qui

contiennent un facteur vI.. vI.’ : contributions des termes

A5a, A4,x3 A6. (6q. (142.4),

(142.5)

et

(142.6));

b)

La contribution des termes

A2rx, A3« (6q. (142.2.3))

et la contribution

A1rx ( 142 .1 )

introduite par le

terme de

l’équation (150) qui

n’a pas ete

compte

dans

le §

IV . 3 .1.

Nos calculs commenceront par cette derniere contribution.

VI.3.2

oc)

Contribution introduite par

A2ex, A3«

et

A6ex.

- Apres

un calcul assez

long

que nous ne

reproduisons

pas, ces termes am6nent une contribution exactement nulle

(les

contributions amen6es par

Alex, A2ex,

...,

s’annulent

deux a

deux).

VI . 3 . 2

P)

Contribution des termes

qui

contiennent v x. v)..,.

- Ces contributions sont de deux types :

a)

Celles introduites par le facteur :

b)

Celles introduites par les facteurs :

Dans les deux cas, il est utile de faire le

changement

)...’ --> xl+.

Ce

changement simplifie

le calcul

(sans

en

changer

en

quoi

que ce soit le

sens)

et il permet d’uniformiser les facteurs de conservation du moment.

a)

ContributionJ introduites

par

le

facteur

Le calcul est

long,

lourd et fastidieux. Il faut

signaler

que, au cours de ce

calcul,

nous sommes amenes à calculer :

Cette

expression

a pour valeur :

Comme

va, 12

=

21t1 VÀ’,

il est

intéressant,

pour obtenir des formules

plus familières,

de transformer

cette

expression

en fonction du

potentiel

coulombien :

Tous les calculs

effectu6s,

on trouve,

apr6s quelques changements

de variable

simples :

(4)

Par ordinaires on

d6signe

les termes

deja

etudies et biens connus. On reserve le nom d’extraordinaires

aux termes introduits par 1’etude

syst6matique

de tous les cumulants.

(5)

La forme

explicite

en sera donnee au § VI.5.3, relation

(178).

(12)

avec

(6) :

Si l’on retient les termes

d’6change,

il faut faire le

changement (7) :

La formule

(156) repr6sente

une correction a la section efficace associ6e au

bremsstrahlung

ordinaire

classique.

b)

Contribution introduite

par

les

facteurs B((-

X -

À’, PoJ ; À, X’).

- La contribution de ces termes sera not6e : D.B.

(diffusion bremsstrahlung)

pour des raisons

qui apparaitront

par la suite.

Les calculs sont

longs

et inintéressants. Le r6sultat s’écrit :

avec pour

KlJ.[3À :

L’introduction des termes

d’échange

amène au

changement

defini par la relation

(93).

(6)

Dans la relation

(156),

les vecteurs ont ete

remplac6s

par les vecteurs unitaires EÀ

(cf.

§

I . 2).

(1)

Cf. § V .1.1 pour les

particules

douées de

spin.

(13)

VI.3.3. CAS DU MELANGE DE RAYONNEMENTS COHE-

RENTS ET INCOHERENTS. - Il faut

distinguer

le cas des

deux types

precedents

de processus :

a)

Les termes a structure

classique;

b)

Les termes diffusifs.

a)

Cas des termes

classiques.

- Ils ont tous la struc-

ture

(8) :

Des calculs

analogues

aux

precedents permettent

d’écrire les relations fondamentales :

La relation

(159)

demeure valable a condition de conserver la relation

(95)

pour la definition

de nx.

Ceci permet de tracer le tableau pour un

systeme microscopiquement homogène :

et de remarquer, une fois de

plus,

que le rayonnement coherent est absorbe des que les fonctions de distri- bution des

particules

sont décroissantes.

On note en

particulier

que 1’6mission bremsstrah-

lung

est un

phenomene

purement incoherent pour un

plasma completement homogene.

Un

point

tres

remarquable

des calculs est que, en

m6canique quantique,

le

bremsstrahlung

se calcule en

faisant

I’hypoth6se

de l’uniformit6

microscopique (c’est-a-dire

que le milieu est un « fluide

»). Jamais,

contrairement aux calculs

classiques,

on ne fait

appel

a la notion de

trajectoire

ou de structure finie des

particules.

C’est

pourquoi

la

m6canique quantique

est tres bien

adaptee

a 1’etude de ce

phénomène.

b)

Cas des termes

diffusifs.

- La

généralisation

est

identique

a celle

du §

V .1. Elle aboutit aux memes conclusions

(introduction

des facteurs

lxx,,

cf.

(92)).

VI.3.4.

REMARQUES. - a)

Les termes extraordi-

naires du

bremsstrahlung

se divisent en deux

types :

- Le

premier type

est du

type

du

bremsstrahlung

normal

VI. 3.2

P).

Il constitue une correction

en

general petite

au

bremsstrahlung normal;

- Le second

type (relation (158))

est tout a fait

diff6rent. C’est un terme

analogue

a la diffusion

Compton

et

qui

se superpose a elle.

L’ordre de

grandeur

de ces termes peut faire que cette diffusion devienne

sup6rieure

a la diffusion

Compton (le parametre

dimensionnel

fondamental,

par

rapport

a la diffusion

Compton

est

NX3/V , X

6tant

la

longueur d’onde)

aux hautes densit6s et

temp6ra-

tures, ou dans les cas tres

anisotropes.

(8)

Les valeurs de E X B. et A X B. sont determinees par les

paragraphes precedents

et la relation

(178),

§ VI.5.3.

b)

On vient de voir que 1’6mission

bremsstrahlung

était incoh6rente. Cela ne

pr6juge

en rien du reste des

emissions du

plasma,

dans les cas

inhomogenes.

Les calculs

classiques

a 1’aide des

equations

de

Maxwell du bruit d’un

plasma

demeurent en effet

absolument

inchang6s,

tant que les correlations sont

faibles,

comme le montre

le §

III.2.1. Aux mouve- ments «

macroscopiques »

du

plasma (caractérisés

par des

composantes f(k, p)

des fonctions de

Wigner

avec

k # 0) correspond

un rayonnement

coherent,

et

inversement.

On note en

particulier

que le « bruit » d’un

plasma

est coherent et

caractéristique

de son 6tat de non-

6quilibre.

Ces notions seront

pr6cis6es

dans le para-

graphe

suivant.

VI.4.

Remarques gdndrales

de

thermodynamique

du

rayonnement.

- VI.4.1. TRAVAIL ET ENERGIE

RAYONNANTE. - On sait tres bien que

1’6nergie

du

rayonnement thermique pris

a

1’equilibre thermody- namique

est

6quivalente

a

l’énergie thermique.

En

particulier,

on ne peut extraire de travail avec une seule source : une antenne

plong6e

dans du

rayonnement

thermique

ne

reçoit

aucun

signal.

Pour 6claircir ce

point,

consid6rons une antenne tres froide

plong6e

dans un rayonnement

donne ;

et

consid6rons les deux cas suivants :

a)

Le rayonnement est cohérent. - A I’aide d’un 616ment

non lin6aire

approprie (cristal d6tecteur),

on recueil-

lera un courant redress6

capable

de fournir du travail.

En

supposant

1’antenne

parfaitement conductrice,

celle-ci ne s’6chauffe pas et

n’6change

aucune chaleur

avec le milieu

ext6rieur,

et on va transformer le rayon-

nement coherent en travail sans aucune contrainte.

(14)

b)

Le rayonnement est incohérent. - On ne

peut

utiliser 1’616ment non lin6aire

precedent.

La seule chose que

peut

faire 1’action du

champ

incoherent est chauffer par effet

Joule l’imp6dance

dans

laquelle

1’antenne

d6bite,

et de mettre cette

impedance

en

6quilibre

de

temperature

avec le rayonnement incoherent

incident;

1’antenne émettra alors autant

qu’elle reçoit

et on ne

recueillera aucun travail.

Consid6rons comme autre

exemple

un

plasma plus

ou moins turbulent. I1 6met un bruit de

fond, qui,

recueilli a 1’aide d’une antenne, peut etre redress6 et transform6 en

travail;

tandis que la

partie

incoh6rente du

bremsstrahlung

ne pourra etre observ6e a 1’aide de

ce

dispositif (antenne

+

d6tecteur),

il faudra pour la

mettre en evidence utiliser un

systeme

thermo-

6lectrique.

Ceci

n’empeche

en aucune

façon

de faire ensuite

une th6orie

statistique

du bruit de fond. Cela devient n6cessaire si l’on ne sait

plus

reconnaitre le caractere d’incoh6rence ou de coherence a 1’aide des moyens

particuliers

que l’on met en oeuvre. Dans une telle

th6orie,

le

champ

coherent

apparait,

sous certains

aspects,

comme tres

proche

du

champ

incoherent

(9).

Dans une certaine mesure, ce m6moire fournit le cadre exact d’une 6ventuelle th6orie

statistique

du

rayonnement

en en fixant les limites.

A

partir

de

maintenant,

nous consid6rons que rayon-

nement coherent et travail sont

equivalents ;

ou

plus pr6cis6ment

que le rayonnement cohérent constitue de

l’ÉNERGlE

LIBRE.

VI .4.2.

QUELQUES CONSP-QUENCES.

- On

comprend pourquoi

les detections des rayonnements

thermiques

et

radioélectriques

sont differents. L’un est en

quelque

sorte

assujetti

au theoremede

Carnot,

l’autre ne

l’est pas.

On

comprend 6galement pourquoi

on a trouve que le

rayonnement

coherent avait

toujours

tendance à

disparaitre

du moment que les fonctions de distribution satisfaisaient a des conditions de

regularite (c’est-a-dire qu’il n’y

ait pas la

possibilite

que naissent des courants

-

6lectriques

-

macroscopiques).

Il est normal de constater

qu’il

n’en serait pas de meme pour des distributions hors

d’équilibre (a

deux

temperatures

par

exemple).

On retrouve ici un fait

d6jh

connu lors des 6tudes d’instabilités dans les

plasmas.

Dans ces cas hors

d’6quilibre,

le bremsstrah-

lung peut

etre un processus

d’amplification (aussi

bien

pour le

rayonnement

coherent que pour le rayonne- ment

incoherent).

On peut, par

exemple, imaginer

pour le rayonne-

ment des instabilités du type

faisceau-plasma,

sans

qu’il

y ait de correlation avec un mouvement macro-

scopique

des

particules.

Il n’est pas

impensable

que de telles situations existent en

astrophysique;

elles ont,

par

ailleurs,

de

grandes analogies

avec les effets maser

ou laser.

(9)

Dans un article ult6rieur, nous

analyserons plus

en detail

analogies

et differences.

Il faut enfin remarquer que ce formalisme elimine certaines difficultes des theories

classiques

lors de la

description

de 1’evolution vers

1’equilibre thermody- namique ; ceci,

en conservant une

description

de la

radiation coh6rente tres

proche

de la

description classique.

En ce

qui

concerne 1’evolution vers

1’equilibre thermodynamique,

on doit noter que toutes les compo-

santes du type

f(k, p) disparaissent,

sauf pour k = 0.

A

1’equilibre,

le

systeme

est

parfaitement homog6ne,

et ceci a toutes les ichelles.

En

pratique,

on est

plus

ou moins

proche

de

1’6qui-

libre et il existe des fluctuations

macroscopiques f(k, p), qui correspondent

aux

inhomogénéités

du milieu. 11

est tres utile de connaitre la contribution de ces fluc-

tuations, ceci,

parce que ce sont elles

(dues

pour le

bremsstrahlung

au rayon fini des

particules) qui,

en

th6orie

classique,

fournissent la contribution au fac-

teur d’6mission.

VI. 5.

Étude

des contributions des fluctuations de la fonction de

Wigner.

- VI.5.1.

REMARQUES

PRÉLI-

MINAIRES. - On

d6signa

par B.F. la contribution de

ces fluctuations. B.F.C.

repr6sente

la contribution coh6rente et B.F.I. la contribution incoh6rente. Il est

facile de montrer que :

a)

Les fluctuations

(existantes

a

priori

dans le

plasma)

n’int6ressent pas le coefficient

d’absorption (qui s’exprime

a I’aide des

parties isotropes) ;

b )

Les fluctuations contribuent de maniere

oppos6e

aux rayonnements coh6rents et incoh6rents :

Cette contribution est naturellement un terme

d’emission.

VI.5.2. CALCUL DE L’EMISSION COHÉRENTE DUE AUX FLUCTUATIONS. - Cette emission est donn6e par : :

Dans cette

relation,

on a

pose :

(15)

et ot

= p

veut dire

qu’il

faut

ajouter

tous les termes

obtenus a 1’aide des diverses combinaisons

possibles

de oc et

P,

c’est-a-dire aa,

ap, P(x, Pp.

On calcule seulement la contribution au bremsstrah- On calcule seulement la contribution au bremsstrah-

lung ordinaire,

et, de ce

fait,

on n’6crit que les termes strictement

indispensables

au calcul. On

remplace,

dans ces

equations incompletes,

le

signe =

par +-->;

on ecrit alors :

Le second membre de

l’équation (166) (coeffi-

cients

A, B, C)

s’6value a l’aide d’une

hypothese

de

Bogoliubov

sur les temps de relaxation

(il

faut

prendre

soin de calculer la d6riv6e des

expressions completes

pour

manipuler

des termes

homogenes) .

On ne retient

que les termes contribuant au facteur d’émission

(termes qui

ne contiennent

plus Bx).

Les

equations

obtenues sous leur forme

g6n6rale

sont tres

compliqu6es.

On les

simplifie

en ne retenant

que les termes

imaginaires

amenes par le facteur :

Cette

hypothese

se

justifiera plus tard,

elle permet de supposer que :

Les

equations précédentes

conduisent au coefficient d’6mission

microscopique general

et exact. Son 6criture

est

longue

et

compliqu6e.

Dans presque tous les cas, seule sa valeur moyenne

nous int6resse. On note :

Le calcul de

E XB.F.C.

nous conduit a introduire des valeurs moyennes de

produits

de fonctions de

Wigner.

On fait les

hypotheses (simplificatrices,

mais pas fonda- mentalement

indispensables)

suivantes :

1)

Les

particules

de type different ne sont pas

correlees;

2)

Le

système

est

macroscopiquement (1°) homog6ne.

Ces

hypotheses

ont pour corollaires les

equations

suivantes :

En

particulier,

on pose :

3)

Dans les

decompositions

en

cumulants,

on ne

retient que les cumulants a deux indices

(du

type

f (k, p))

et on

n6glige

les termes

d’6changes.

Les coefficients

A, B,

C am6nent deux types de contribution

qui

sont :

(1°)

La

prise

de la valeur moyenne fait passer des

grandeurs

dites «

microscopiques

» aux

grandeurs

dites «

macroscopiques

».

(16)

dans

lequel

on fait les

changements :

Le coefficient d’6mission

Ex .,.C.

est donne par les

relations

(165), (171)

et

(172) jointes

a :

La relation

(173) peut

etre consideree comme une

version

quantique

des résultats de

Dupree [5].

Elle

exprime

la contribution des fluctuations de densite à 1’6mission du

plasma,

sans

pr6ciser l’origine

de ces

fluctuations.

Compte

tenu de ces

résultats,

le tableau

(162) prend

la forme suivante pour un

plasma microscopiquement inhomog6ne :

Comme on l’a

d6jA signalé,

la

puissance

totale

6mise ou absorb6e n’est pas altérée.

VI. 5.3. APPLICATION AU CALCUL DE L’EMISSION

BREMSSTRAHLUNG. - La relation

(173)

doit etre

capable

de

donner,

a la limite

classique,

l’émission

bremsstrahlung

si on 6crit que les fluctuations sont dues au caract6re discret des

particules.

Pour ce

faire,

on pose :

Dans un milieu

macroscopiquement homog6ne, l’op6ration

de moyenne ne laisse subsister que les

termes

homog6nes

et :

Le report de cette relation dans

(171)

et

(172)

ne

laisse subsister que :

De sorte que :

Il est instructif de comparer cette

expression (11)

à

1’expression classique

du

bremsstrahlung qui

est :

On constate que les facteurs d’6mission sont iden-

tiques,

sauf en ce

qui

concerne les translations A la limite

classique,

les deux

termes sont

identiques.

L’explication

de ceci est

simple :

1’ecriture

(175)

est contraire au

principe

d’incertitude et on doit s’attendre sur p a une erreur telle que :

(ll)

On constate que les termes

negliges,

pour

pouvoir

utiliser

(167), correspondent

au

bremsstrahlung

anormal, et sont done en

general

faibles

[4].

(17)

On en deduit imm6diatement que pa et

pp

doivent

etre entach6s d’erreurs

qui

sont

respectivement

de

l’ordre de k + X et k. Ce r6sultat est

parfaitement

en accord avec les calculs

precedents.

La

description

suivante est

plus imag6e :

a la

limite

classique

on ne

distingue

pas les termes de sortie des termes d’entree

(puisque

les

6changes d’6nergie

sont infiniment

petits),

c’est en

quelque

sorte ce que fait la relation

(177).

L’analyse

du

rayonnement

d’un

plasma

permet donc de determiner sa structure

quantique (particules

ou ondes de

matiere) .

A

1’equilibre thermodynamique,

seul subsiste le

rayonnement

incoherent. C’est lui que l’on

appelle

commun6ment rayonnement

thermique.

La th6orie

classique

est

incapable

de d6crire ce

phénomène,

meme sous sa forme

semi-classique (rela-

tion

(177)),

car les relations

(175)

sont fausses du fait que toutes les

composantes f (X, p) ; X #

0 sont amor-

ties et

disparaissent (cf. (70)).

On note a ce

sujet

que les

composantes

correspon- dant a des valeurs 6lev6es de X

(faibles longueurs d’onde)

sont amorties

plus

vite que les autres et on

comprend pourquoi

l’émission basse

frequence

est

plus

coh6rente en

general

que 1’6mission haute

frequence.

La th6orie

classique

decrit 1’evolution vers un

6qui-

libre

imparfait,

ou le théorème de Carnot n’est pas vrai a toutes les échelles

(le

fait que l’on

sache,

en

th6orie,

transformer le rayonnement coherent en tra- vail est contraire au

principe

de

Carnot).

Au meme

titre que le

rayonnement coherent,

les fluctuations de la fonction de

Wigner

constituent de

I’RNERGIE

LIBRE.

La th6orie

quantique

61imine ces difficultés et, à

1’equilibre,

il

n’y

a

plus

aucune

6nergie libre,

et ceci

quel

que soit le

degr6

de finesse des observations faites

sur le

syst6me.

C’est cette absence

d’energie

libre

qui

caractérise

l’équilibre thermodynamique.

Dans un travail

ult6rieur,

nous

analyserons

d’une

maniere

plus complete

les conditions dans

lesquelles

on peut considerer que

l’équilibre

est atteint.

Conclusion. - La m6thode des cumulants nous a

permis :

- D’introduire le

champ électromagnétique

vectoriel

dans la th6orie

quantique

de l’interaction

plasma-

rayonnement ;

-

D’explorer

de maniere exhaustive tous les termes

contribuant a

chaque

processus

particulier

6tudi6.

Des termes nouveaux sont ainsi mis en

6vidence, sp6cialement

dans le cas du

bremsstrahlung.

Cette m6thode est tres bien

adaptee

a tous les

probl6mes

faisant intervenir une

statistique

sur le

rayonnement, et nous

1’appliquerons

ultérieurement a 1’etude des

ph6nom6nes

comme le bruit de

fond,

le

fondement des

equations

de transfert du rayonnement,

1’elargissement

Stark des raies

spectroscopiques.

Il est un domaine

particulier

ou les m6thodes

expos6es

ici nous semblent d’un intérêt tout

parti-

culier : ce sont les aspects lies a la

thermodynamique

et a 1’evolution vers

1’equilibre

du

systeme.

Ces pro-

blemes

qui

ont ete

cotoyes

ici seront examines ult6- rieurement.

Remerciements. - L’auteur remercie le pro- fesseur

J.

Yvon pour ses

pr6cieux

conseils.

BIBLIOGRAPHIC

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GRIVET

(P.)

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quantique,

V, II, Dunod, 1964.

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CHAPPELL

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MANGENEY

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