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INTRODUCTION AUX TRAVAUX DE L OBJECTIF 2 DU SEMINAIRE D AOUT 2017

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Academic year: 2022

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INTRODUCTION AUX TRAVAUX DE L’OBJECTIF 2 DU SEMINAIRE D’AOUT 2017

Conformément aux textes de référence du réseau, il est de coutume de saisir l’occasion des séminaires pour réfléchir sur la vie du RAJEC.

Le séminaire de mi-mandat qui se tiendra courant le mois d’août 2017 est d’une grande importance vu les sujets sur lesquels les rajécistes devront plancher.

Il s’agira d’une part d’évaluer et de réorienter (au besoin) la nouvelle dynamique de création des équipes dans le contexte du projet de fusion de l’ACRAL et du RAJEC, et d’autre part de déterminer la stratégie de préparation et de participation à la neuvième session ordinaire de l’Assemblée Générale du RAJA à Douala (Cameroun) en juillet-août 2018.

Cette année, de façon particulière, le bureau voudrait que le RAJEC se donne des axes stratégiques d’intervention de façon pérenne pour impacter la société.

Cette réflexion se fera sur la base des Objectifs de Développement Durable (ODD).

L’objectif est de dégager des cibles qui cadrent avec les idéaux du RAJEC et de planifier des actions à court, moyen et long terme.

Le séminaire d’août 2017 verra donc à son agenda un deuxième objectif important.

La volonté du bureau est de nous faire faire un solide travail de fond qui posera les bases d’une nouvelle orientation du RAJEC que nous devons installer résolument dans la planification stratégique basée sur notre méthodologie du VJA.

Divers documents viendront nous aider dans la préparation de ce séminaire en nous présentant le contenu de ces trois objectifs :

- Evaluer la dynamique des nouvelles équipes, - Donner une orientation stratégique au RAJEC

- Définir la stratégie de participation à l’AG du RAJA en 2018 Nous invitons instamment chaque membre à s’associer à cette démarche.

Le présent document est consacré au deuxième objectif du séminaire.

Les lignes à suivre vont nous introduire dans la démarche du VJA en son premier point qu’est le Voir qui nous permettra de préparer la session d’étude du séminaire.

Pour faire le point sur les ODD et permettre à chaque rajéciste de se familiariser avec eux, le présent document a deux objectifs :

1. Nous présenter sommairement les ODD ;

2. Nous détailler les cibles de certains ODD que le bureau a initialement choisis (cela n’excluant pas des propositions d’autres objectifs et cibles par les membres).

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A la fin de ces présentations et de la lecture des documents d’approfondissement que le bureau mettra à la disposition de tous, il est attendu des rajecistes :

1. De dire par ordre d’actualité et au vue de la réalité de notre réseau, trois (3) ODD sur lesquelles le RAJEC peut travailler

2. D’identifier les cibles prioritaires d’intervention de ces objectifs

Un questionnaire sera administré à cet effet une semaine après la diffusion du présent document.

I. Les ODD que sont-ils ?

En 2000, 189 pays se sont rassemblés pour préparer l’avenir. Et les perspectives étaient loin d’être réjouissantes : famines, sécheresses, guerres, épidémies, pauvreté… Autant de fléaux récurrents à l’échelle du monde et qui, loin de ne concerner que des régions lointaines, sévissaient également dans leurs propres villes et villages. Leurs dirigeants savaient qu’il ne s’agissait là nullement d’une fatalité. La planète produit assez d’aliments pour nourrir tout le monde, mais ils sont mal partagés. Il existe des traitements contre le VIH et d’autres maladies, mais ils restent très onéreux. Les séismes et les inondations sont inévitables, mais pas leurs lourds bilans humains. Ces hauts responsables savaient qu’à travers la planète, des milliards de personnes partageaient leur espoir en un avenir meilleur. C’est pourquoi ils ont élaboré les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Ce programme ambitieux axé sur huit objectifs visait à éradiquer la pauvreté et la faim en l’espace de 15 années seulement.

Ces 15 années ont été marquées par des avancées remarquables. La proportion des personnes souffrant de la faim a été réduite de moitié, et l’extrême pauvreté a reculé de presque 50 %. Le nombre d’enfants scolarisés a progressé et la mortalité infantile a régressé. Les pays comptent à présent capitaliser sur les nombreux succès enregistrés ces 15 dernières années pour aller plus loin. Un nouvel ensemble d’objectifs, les objectifs de développement durable (ODD), visent à éradiquer la faim et la pauvreté d’ici 2030. Les dirigeants du monde, reconnaissant que le développement humain et la préservation de notre planète vont de pair, ont notamment fixé des objectifs concernant le sol, les hommes, les océans, les cours d’eau etc.. Le monde est également mieux connecté qu’il ne l’était en 2000 et l’on assiste à l’émergence d’un consensus sur l’avenir que nous voulons : un avenir où tout le monde mangerait à sa faim, trouverait du travail et où plus personne ne devrait vivre avec moins de 1,25 dollar par jour.

Voici présentés sommairement les dix-sept objectifs de développement durable.

Objectif 1 : ÉLIMINER LA PAUVRETÉ SOUS TOUTES SES FORMES ET PARTOUT DANS LE MONDE

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Éradiquer l’extrême pauvreté sous toutes ces formes d’ici 2030. Il s’agit d’un objectif ambitieux, mais néanmoins à notre portée. En 2000, la communauté internationale s’est engagée à réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté en l’espace de 15 ans, un objectif aujourd’hui atteint. Pourtant, plus de 800 millions de personnes à travers le monde, soit à peu près l’équivalent de l’ensemble de la population européenne, vivent toujours avec moins de 1,25 dollar par jour. Le moment est venu de faire fond sur les enseignements tirés et d’éliminer la pauvreté une fois pour toutes.

Objectif 2 : ÉLIMINER LA FAIM, ASSURER LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE, AMÉLIORER LA NUTRITION ET PROMOUVOIR L’AGRICULTURE DURABLE Le nombre de personnes souffrant de la faim a quasiment été divisé par deux ces 20 dernières années. Une grande partie des pays auparavant en proie à la faim et à la famine peuvent dorénavant répondre aux besoins nutritionnels des populations les plus vulnérables. Il s’agit là d’un incroyable tour de force. Nous pouvons à présent aller encore plus loin en éliminant la faim et la malnutrition une fois pour toutes. Cela impliquerait notamment de promouvoir une agriculture durable et de soutenir des petits exploitants. Le défi est de taille, mais nous devons y faire face si nous ne voulons plus que près d’une personne sur neuf ait à se coucher le ventre vide chaque soir. Imaginons un monde où toutes les personnes pourraient avoir accès à une nourriture suffisante et nutritive, tout au long de l’année. Ensemble, nous pouvons faire de ce rêve une réalité en 2030.

Objectif 3 : PERMETTRE À TOUS DE VIVRE EN BONNE SANTÉ ET PROMOUVOIR LE BIEN-ÊTRE DE TOUS À TOUT ÂGE

Quoi de plus important qu’une bonne santé ? Notre santé conditionne tous les aspects de notre existence, de notre plaisir à vivre à la moindre de nos actions. C’est pourquoi l’un des ODD vise à garantir l’accès de tous à une couverture médicale ainsi qu’à des médicaments sûrs et efficaces. Depuis 1990, de grands progrès ont été accomplis, comme la réduction des décès d’enfants évitables de plus de moitié et de la mortalité maternelle de près de 50 %. Pourtant, l’ampleur des défis encore à relever demeure immense, comme en témoigne le nombre dramatique d’enfants qui meurent chaque année avant l’âge de cinq ans (6 millions) et le fait que le sida soit la première cause de mortalité chez les adolescents en Afrique subsaharienne.

Nous avons les moyens de changer concrètement cet état de fait en donnant à tous la possibilité de vivre en bonne santé.

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Objectif 4 : ASSURER L’ACCÈS DE TOUS À UNE ÉDUCATION DE QUALITÉ, SUR UN PIED D’ÉGALITÉ, ET PROMOUVOIR LES POSSIBILITÉS D’APPRENTISSAGE TOUT AU LONG DE LA VIE

Commençons par les mauvaises nouvelles en matière d’éducation. La pauvreté, les conflits armés et d’autres situations d’urgence empêchent de nombreux enfants à travers le monde d’aller à l’école. Dans les pays en développement, les enfants des familles les plus pauvres ont en réalité quatre fois plus de risques d’être privés d’enseignement que leurs camarades issus des familles les plus riches. Mais il y a également des bonnes nouvelles. Depuis 2000, d’immenses progrès ont été accomplis vers la réalisation de l’objectif de l’accès universel à l’enseignement primaire. Dans les pays en développement, le taux de scolarisation en primaire s’élève désormais à 91 %, un bon score selon les critères de n’importe quel établissement scolaire. Il nous faut aujourd’hui viser plus haut et atteindre, entre autres, l’objectif d‘assurer l’éducation primaire et secondaire pour tous, d’une formation professionnelle abordable et l’accès à l’enseignement supérieur.

Objectif 5 : PARVENIR À L’ÉGALITÉ DES SEXES ET AUTONOMISER TOUTES LES FEMMES ET LES FILLES

Les grandes avancées enregistrées à travers le monde en matière d’équité et de prospérité méritent d’être célébrées. Pourtant, dans presque tous les domaines, les femmes et les filles restent à la traîne. On constate toujours de profondes inégalités au niveau de l’emploi et des salaires, de la répartition des tâches « typiquement féminines » et non rémunérées telles que le travail domestique et les soins aux enfants, ainsi que des discriminations dans les prises de décisions publiques. Il y a cependant des raisons d’être optimiste. Davantage de filles sont aujourd’hui scolarisées par rapport à l’an 2000. La plupart des pays sont parvenus à la parité entre les sexes dans l’éducation primaire. Le pourcentage de femmes rémunérées pour leur travail est quant à lui en hausse. Les objectifs de développement durable ont pour ambition de tirer parti de ces acquis afin de mettre un terme, partout dans le monde, aux discriminations à l’encontre des femmes et des filles, car il s’agit d’un droit humain fondamental.

Objectif 6 : GARANTIR L’ACCÈS DE TOUS À L’EAU ET À L’ASSAINISSEMENT ET ASSURER UNE GESTION DURABLE DES RESSOURCES EN EAU

Cet objectif vise à assurer l’accès universel à l’eau potable, à un coût abordable d’ici 2030. Si l’eau potable et l’assainissement sont des services qui vont de soi pour une grande partie de la population mondiale, il n’en va pas de même pour beaucoup. Plus de 40 % de la population

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mondiale manque d’eau, un chiffre qui devrait augmenter sous l’effet des changements climatiques. Si rien n’est fait pour y remédier, au moins un quart de la population de la planète devrait être confronté à des pénuries d’eau récurrentes d’ici 2050. La réalisation de cet objectif implique d’emprunter une autre voie, qui passe, entre autres, par le renforcement de la coopération internationale, la protection des zones humides et des cours d’eau ou le partage des technologies de traitement des eaux.

Objectif 7 : GARANTIR L’ACCÈS DE TOUS À DES SERVICES ÉNERGÉTIQUES FIABLES, DURABLES ET MODERNES, À UN COÛT ABORDABLE

Entre 1990 et 2010, le nombre de personnes ayant accès à l’électricité a augmenté de 1,7 milliard, ce qui constitue une avancée significative. Pourtant, alors que la population mondiale continue de croître, de plus en plus de personnes ont besoin de services énergétiques abordables pour l’éclairage intérieur et public, pour l’alimentation de leurs téléphones et de leurs ordinateurs et pour leurs occupations quotidiennes. La provenance de cette énergie pose question, car les combustibles fossiles et les émissions de gaz à effet de serre entraînent des changements climatiques profonds qui ont des répercussions considérables sur tous les continents. Pour y pallier, nous pouvons renforcer notre efficacité sur le plan énergétique et investir dans des sources d’énergie propres comme l’énergie solaire ou éolienne afin de parvenir à un équilibre entre la satisfaction de nos besoins en électricité et la protection de l’environnement.

Objectif 8 : PROMOUVOIR UNE CROISSANCE ÉCONOMIQUE SOUTENUE, PARTAGÉE ET DURABLE, LE PLEIN EMPLOI PRODUCTIF ET UN TRAVAIL DÉCENT POUR TOUS

La création d’emplois qui permettent aux personnes de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille constitue un élément majeur de la croissance économique. À l’échelle mondiale, la classe moyenne est en plein essor. Elle a presque triplé dans les pays en voie de développement au cours des 25 dernières années, où elle représente plus d’un tiers de la population. Ce tableau est toutefois assombri par l’aggravation des inégalités et une création d’emplois qui ne progresse pas au même rythme que la population active. À ce jour, plus de 200 millions de personnes sont au chômage, soit l’équivalent de l’ensemble de la population du Brésil. Il n’y a aucune fatalité, car nous pouvons soutenir des politiques encourageant l’entrepreneuriat et la création d’emplois. Nous pouvons également éradiquer le travail forcé, l’esclavage et le trafic d’êtres humains pour, à terme, garantir un travail décent à tous, hommes et femmes, d’ici 2030.

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Objectif 9 : BÂTIR UNE INFRASTRUCTURE RÉSILIENTE, PROMOUVOIR UNE INDUSTRIALISATION DURABLE QUI PROFITE À TOUS ET ENCOURAGER L’INNOVATION

Les progrès technologiques aident à relever des grands défis mondiaux comme la création d’emplois et le renforcement de l’efficacité énergétique. Grâce à Internet, le monde est de plus en plus interconnecté et prospère. Et plus nous sommes connectés, plus nous pouvons bénéficier de l’éclairage et des contributions de personnes originaires des quatre coins du globe. Pourtant, quatre milliards de personnes, dont la grande majorité vit dans des pays en développement, n’ont pas accès à Internet. Plus nous investissons dans l’innovation et les infrastructures, mieux cela vaudra pour tous. Combler la fracture numérique, promouvoir des industries durables et investir dans la recherche scientifique ainsi que l’innovation constituent de puissants leviers en faveur du développement durable.

Objectif 10 : RÉDUIRE LES INÉGALITÉS DANS LES PAYS ET D’UN PAYS À L’AUTRE C’est l’éternel refrain : les riches s’enrichissent, tandis que les pauvres s’appauvrissent. Or, jamais le fossé n’a été aussi marqué. Nous pouvons et devons adopter des politiques qui offrent des possibilités à tous, quelles que soient leur identité ou leur origine. Les inégalités de revenus sont un enjeu mondial, exigeant des solutions à l’échelle internationale. Cela implique d’améliorer la réglementation des institutions et des marchés financiers, d’acheminer l’aide au développement aux populations qui en ont le plus besoin et d’aider les personnes à migrer en toute sécurité pour leur permettre de bénéficier d’opportunités. D’immenses progrès ont été accomplis en matière de pauvreté ces 15 dernières années et aujourd’hui, le moment est venu d’en finir avec les inégalités.

Objectif 11 : FAIRE EN SORTE QUE LES VILLES ET LES ÉTABLISSEMENTS HUMAINS SOIENT OUVERTS À TOUS, SURS, RÉSILIENTS ET DURABLES

Plus de la moitié de la population mondiale vit aujourd’hui dans les villes, une proportion qui devrait avoisiner les deux tiers à l’horizon 2050. Les villes sont quant à elles de plus en plus peuplées : en 1990, on recensait 10 mégapoles de plus de 10 millions d’habitants. En 2014, on en dénombrait 28, concentrant à elles seules 453 millions de personnes. Par leur bouillonnement d’activités et leur dynamisme culturel et économique, les villes exercent un grand pouvoir d’attraction, mais bien souvent, elles sont également des foyers d’extrême pauvreté. Rendre les villes durables pour tous peut passer par la construction de logements sociaux de qualité et abordables, la réfection des taudis, ou l’investissement dans les transports publics, la création d’espaces verts ou l’implication d’un plus large éventail d’acteurs dans les décisions en matière

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de planification urbaine. En préservant ce qui fait leur attrait, nous pourrons remédier aux principaux problèmes des villes.

Objectif 12 : ÉTABLIR DES MODES DE CONSOMMATION ET DE PRODUCTION DURABLES

La quantité de produits consommés varie beaucoup d’une personne à l’autre. Dans les faits, une grande partie de la population mondiale n’a pas suffisamment accès à la consommation pour couvrir ses besoins essentiels. Il pourrait en être autrement, dans un monde où chacun aurait la possibilité de se procurer ce dont il a besoin pour vivre et s’épanouir. La consommation peut aller de pair avec la préservation des ressources naturelles, pour que les générations suivantes puissent elles aussi en profiter. Le plus difficile est de définir une stratégie pour parvenir à cet objectif. Nous pouvons gérer plus efficacement nos ressources naturelles, améliorer le traitement des déchets toxiques et réduire de moitié le gaspillage alimentaire par habitant, à l’échelle de la planète. Des mesures pourraient être mises en place pour inciter les entreprises et les consommateurs à réduire et recycler leurs déchets, mais aussi pour aider les pays où le niveau de consommation demeure encore faible à s’orienter vers des modes de consommation plus responsables.

Objectif 13 : PRENDRE D’URGENCE DES MESURES POUR LUTTER CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET LEURS RÉPERCUSSIONS

Les conséquences dramatiques des changements climatiques se font sentir dans tous les pays du monde, à des degrés variables. Les pertes annuelles liées aux séismes, aux tsunamis, aux cyclones tropicaux et aux inondations se chiffrent en moyenne à des centaines de milliards de dollars. Aider les régions les plus vulnérables (comme les pays enclavés ou les États insulaires) à renforcer leur résilience peut permettre d’alléger le bilan humain et matériel de ces catastrophes naturelles, dans un monde où l’impact du réchauffement climatique ne cesse de s’aggraver. Les tempêtes, sécheresses et phénomènes météorologiques extrêmes n’ont jamais été aussi fréquents. Avec la volonté politique et les mesures technologiques adéquates, il est encore possible de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale sous le seuil de 2

°C par rapport aux niveaux préindustriels, et d’éviter ainsi les pires effets des changements climatiques. Les objectifs de développement durable précisent les modalités de collaboration entre les pays en vue de répondre à ce défi urgent.

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Objectif 14 : CONSERVER ET EXPLOITER DE MANIÈRE DURABLE LES OCÉANS, LES MERS ET LES RESSOURCES MARINES AUX FINS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

La température, la composition, les courants et les écosystèmes des océans jouent un rôle essentiel pour la vie humaine. Si plus de trois milliards de personnes dépendent de la diversité biologique marine et côtière pour leur subsistance, près d’un tiers des stocks halieutiques de la planète est actuellement surexploité. Il n’est plus possible de continuer ainsi, car même les personnes qui vivent loin des océans en dépendent pour leur survie. Les océans absorbent près de 30 % du dioxyde de carbone d’origine anthropique, mais les émissions de CO2 n’ont jamais été aussi élevées ni les océans aussi acides (+26 % depuis le début de la révolution industrielle).

Nos déchets n’arrangent pas non plus les choses (on estime par exemple à 13 000 le nombre de débris de plastique par km² d’océan). La situation est grave, certes, mais pas désespérée. Les objectifs de développement durable définissent des cibles en matière de protection et de gestion des ressources marines.

Objectif 15 : PRÉSERVER ET RESTAURER LES ÉCOSYSTÈMES TERRESTRES, EN VEILLANT À LES EXPLOITER DE FAÇON DURABLE, GÉRER DURABLEMENT LES FORÊTS, LUTTER CONTRE LA DÉSERTIFICATION, ENRAYER ET INVERSER LE PROCESSUS DE DÉGRADATION DES SOLS ET METTRE FIN À L’APPAUVRISSEMENT DE LA BIODIVERSITÉ

Les humains et les animaux dépendent de la biodiversité des sols pour leur alimentation, la qualité de l’air et de l’eau, mais aussi pour lutter contre les changements climatiques. Les végétaux représentent 80 % du régime alimentaire humain. Les forêts, qui occupent 30 % de la surface du globe, contribuent à la pureté de l’air, à la propreté de l’eau et à la régulation du climat sur Terre, sans parler des millions d’espèces animales qu’elles abritent. Les sols et la biodiversité qui en dépendent sont aujourd’hui en danger. Les terres arables disparaissent 30 à 35 fois plus vite qu’auparavant. La désertification gagne du terrain et des espèces animales sont en voie d’extinction. Avec les objectifs de développement durable, qui visent à préserver et à restaurer les écosystèmes terrestres tels que les forêts, les zones humides et arides, et les montagnes d’ici 2020, nous pouvons heureusement inverser ces tendances.

Objectif 16 : PROMOUVOIR L’AVÈNEMENT DE SOCIÉTÉS PACIFIQUES ET OUVERTES AUX FINS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, ASSURER L’ACCÈS DE

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TOUS À LA JUSTICE ET METTRE EN PLACE, À TOUS LES NIVEAUX, DES INSTITUTIONS EFFICACES, RESPONSABLES ET OUVERTES

Sans paix, il est impossible pour un pays de se développer et pour ses habitants de vivre, de vaquer à leurs occupations quotidiennes et d’élever une famille. Et sans justice, sans droits de l’homme et sans gouvernement fondé sur l’état de droit, nulle paix n’est possible. Si pour certaines régions du monde, la paix et la justice relatives dont elles jouissent vont de soi, d’autres pays sont en proie aux conflits armés, aux crimes, à la torture et à l’exploitation, autant de fléaux qui entravent leur développement. La paix et la justice sont un objectif vers lequel tous les pays doivent tendre. Les objectifs de développement durable visent à limiter toutes les formes de violence et exhortent les gouvernements ainsi que les communautés à trouver des solutions durables aux conflits et à l’insécurité. Cela implique de renforcer l’état de droit, de réduire les flux d’armes illicites et d’accorder une plus grande place aux pays en développement dans les institutions de gouvernance mondiale.

Objectif 17 : RENFORCER LES MOYENS DE METTRE EN ŒUVRE LE PARTENARIAT MONDIAL POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE ET LE REVITALISER

Les objectifs de développement durable constituent une liste très longue, si longue que l’on pourrait être tenté de céder au découragement. Ce serait sans compter sur le fait que notre monde est plus interconnecté que jamais, grâce à Internet, aux voyages et aux institutions internationales. Un consensus se dessine de plus en plus nettement sur la nécessité de collaborer pour enrayer les changements climatiques et pour réaliser le programme ambitieux des objectifs de développement durable, adoptés par 193 pays. Qui aurait cru qu’autant de gouvernements s’accorderaient sur quoi que ce fût ? Le dernier objectif esquisse les contours d’une collaboration internationale nécessaire à la réalisation tous les autres objectifs précités.

II. Quels objectifs et quels cibles pour le RAJEC ?

Le bureau nous propose de travailler sur les cibles des objectifs 2, 5, 6, 7 et 11.

Objectif 2. Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable

« Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; » (Mt 25 : 35)i

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2.1 D’ici à 2030, éliminer la faim et faire en sorte que chacun, en particulier les pauvres et les personnes en situation vulnérable, y compris les nourrissons, ait accès toute l’année à une alimentation saine, nutritive et suffisante.

2.2 D’ici à 2030, mettre fin à toutes les formes de malnutrition, y compris en atteignant d’ici à 2025 les objectifs arrêtés à l’échelle internationale relatifs aux retards de croissance et à l’émaciation chez les enfants de moins de 5 ans, et répondre aux besoins nutritionnels des adolescentes, des femmes enceintes ou allaitantes et des personnes âgées.

2.3 D’ici à 2030, doubler la productivité agricole et les revenus des petits producteurs alimentaires, en particulier des femmes, des autochtones, des exploitants familiaux, des éleveurs et des pêcheurs, y compris en assurant l’égalité d’accès aux terres, aux autres ressources productives et facteurs de production, au savoir, aux services financiers, aux marchés et aux possibilités d’ajout de valeur et d’emplois autres qu’agricoles.

2.4 D’ici à 2030, assurer la viabilité des systèmes de production alimentaire et mettre en œuvre des pratiques agricoles résilientes qui permettent d’accroître la productivité et la production, contribuent à la préservation des écosystèmes, renforcent la capacité d’adaptation aux changements climatiques, aux phénomènes météorologiques extrêmes, à la sécheresse, aux inondations et à d’autres catastrophes et améliorent progressivement la qualité des terres et des sols.

2.5 D’ici à 2020, préserver la diversité génétique des semences, des cultures et des animaux d’élevage ou domestiqués et des espèces sauvages apparentées, y compris au moyen de banques de semences et de plantes bien gérées et diversifiées aux niveaux national, régional et international, et favoriser l’accès aux avantages que présentent l’utilisation des ressources génétiques et du savoir traditionnel associé ainsi que le partage juste et équitable de ces avantages, comme convenu à l’échelle internationale.

2.a Accroître, notamment grâce au renforcement de la coopération internationale, l’investissement dans l’infrastructure rurale, les services de recherche et de vulgarisation agricoles et la mise au point de technologies et de banques de plantes et de gènes d’animaux d’élevage, afin de renforcer les capacités productives agricoles des pays en développement, en particulier des pays les moins avancés.

2.b Corriger et prévenir les restrictions et distorsions entravant le fonctionnement des marchés agricoles mondiaux, y compris par l’élimination parallèle de toutes les formes de subventions aux exportations agricoles et de toutes les mesures à l’exportation ayant un

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effet équivalent, conformément au mandat du Cycle de négociations de Doha pour le développement.

2.c Adopter des mesures visant à assurer le bon fonctionnement des marchés de denrées alimentaires et de produits dérivés et à faciliter l’accès rapide aux informations relatives à ces marchés, y compris le niveau des réserves alimentaires, afin de contribuer à limiter l’extrême volatilité des prix alimentaires.

Objectif 5. Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles

: « Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. » Gal. 3 :28

5.1 Mettre fin, partout dans le monde, à toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles.

5.2 Éliminer de la vie publique et de la vie privée toutes les formes de violence faite aux femmes et aux filles, y compris la traite et l’exploitation sexuelle et d’autres types d’exploitation.

5.3 Éliminer toutes les pratiques préjudiciables, telles que le mariage des enfants, le mariage précoce ou forcé et la mutilation génitale féminine.

5.4 Prendre en compte et valoriser les soins et travaux domestiques non rémunérés, par la mise en place de services publics, d’infrastructures et de politiques de protection sociale et par la promotion du partage des responsabilités dans le ménage et la famille, en fonction du contexte national.

5.5 Veiller à ce que les femmes participent pleinement et effectivement aux fonctions de direction à tous les niveaux de décision, dans la vie politique, économique et publique, et y accèdent sur un pied d’égalité.

5.6 Assurer l’accès de tous aux soins de santé sexuelle et procréative et faire en sorte que chacun puisse exercer ses droits en matière de procréation, ainsi qu’il a été décidé dans le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement et le Programme d’action de Beijing et les documents finals des conférences d’examen qui ont suivi.

5.a Entreprendre des réformes visant à donner aux femmes les mêmes droits aux ressources économiques, ainsi que l’accès à la propriété et au contrôle des terres et

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d’autres formes de propriété, aux services financiers, à l’héritage et aux ressources naturelles, dans le respect de la législation interne.

5.b Renforcer l’utilisation des technologies clefs, en particulier de l’informatique et des communications, pour favoriser l’autonomisation des femmes.

5.c Adopter des politiques bien conçues et des dispositions législatives applicables en faveur de la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles à tous les niveaux et renforcer celles qui existent.

Objectif 6. Garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable

« Et il me dit: C'est fait! Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l'eau de la vie, gratuitement. » Apoc 21 : 6

6.1 D’ici à 2030, assurer l’accès universel et équitable à l’eau potable, à un coût abordable.

6.2 D’ici à 2030, assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable.

6.3 D’ici à 2030, améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution, en éliminant l’immersion de déchets et en réduisant au minimum les émissions de produits chimiques et de matières dangereuses, en diminuant de moitié la proportion d’eaux usées non traitées et en augmentant nettement à l’échelle mondiale le recyclage et la réutilisation sans danger de l’eau.

6.4 D’ici à 2030, faire en sorte que les ressources en eau soient utilisées beaucoup plus efficacement dans tous les secteurs et garantir la viabilité des prélèvements et de l’approvisionnement en eau douce afin de remédier à la pénurie d’eau et de réduire nettement le nombre de personnes qui manquent d’eau.

6.5 D’ici à 2030, assurer la gestion intégrée des ressources en eau à tous les niveaux, y compris au moyen de la coopération transfrontière selon qu’il convient.

6.6 D’ici à 2020, protéger et restaurer les écosystèmes liés à l’eau, notamment les montagnes, les forêts, les zones humides, les rivières, les aquifères et les lacs.

6.a D’ici à 2030, développer la coopération internationale et l’appui au renforcement des capacités des pays en développement en ce qui concerne les activités et programmes

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relatifs à l’eau et à l’assainissement, y compris la collecte, la désalinisation et l’utilisation rationnelle de l’eau, le traitement des eaux usées, le recyclage et les techniques de réutilisation.

6.b Appuyer et renforcer la participation de la population locale à l’amélioration de la gestion de l’eau et de l’assainissement.

Objectif 7. Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable

« Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut. » Gn 1 : 3

7.1 D’ici à 2030, garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables et modernes, à un coût abordable.

7.2 D’ici à 2030, accroître nettement la part de l’énergie renouvelable dans le bouquet énergétique mondial.

7.3 D’ici à 2030, multiplier par deux le taux mondial d’amélioration de l’efficacité énergétique.

7.a D’ici à 2030, renforcer la coopération internationale en vue de faciliter l’accès aux sciences et technologies de l’énergie propre, notamment les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et les nouvelles technologies de combustion propre des combustibles fossiles, et encourager l’investissement dans l’infrastructure énergétique et les technologies propres dans le domaine de l’énergie.

7.b D’ici à 2030, développer l’infrastructure et améliorer la technologie afin de fournir des services énergétiques modernes et durables à tous les habitants des pays en développement, en particulier des pays les moins avancés, des petits États insulaires en développement et des pays en développement sans littoral, dans le respect des programmes d’aide qui les concernent.

Objectif 11. Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables

« Comme elles sont belles les villes qui dépassent la méfiance malsaine et intègrent ceux qui sont différents, et qui font de cette intégration un nouveau

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facteur de développement ! Comme elles sont belles les villes qui, même dans leur architecture, sont remplies d’espaces qui regroupent, mettent en relation et favorisent la reconnaissance de l’autre ! » Exhort. apost. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 210 : AAS 105 (2013), 1107

11.1 D’ici à 2030, assurer l’accès de tous à un logement et des services de base adéquats et sûrs, à un coût abordable, et assainir les quartiers de taudis.

11.2 D’ici à 2030, assurer l’accès de tous à des systèmes de transport sûrs, accessibles et viables, à un coût abordable, en améliorant la sécurité routière, notamment en développant les transports publics, une attention particulière devant être accordée aux besoins des personnes en situation vulnérable, des femmes, des enfants, des personnes handicapées et des personnes âgées.

11.3 D’ici à 2030, renforcer l’urbanisation durable pour tous et les capacités de planification et de gestion participatives, intégrées et durables des établissements humains dans tous les pays.

11.4 Redoubler d’efforts pour protéger et préserver le patrimoine culturel et naturel mondial.

11.5 D’ici à 2030, réduire nettement le nombre de personnes tuées et le nombre de personnes touchées par les catastrophes, y compris celles qui sont liées à l’eau, et réduire nettement la part du produit intérieur brut mondial représentée par les pertes économiques directement imputables à ces catastrophes, l’accent étant mis sur la protection des pauvres et des personnes en situation vulnérable.

11.6 D’ici à 2030, réduire l’impact environnemental négatif des villes par habitant, y compris en accordant une attention particulière à la qualité de l’air et à la gestion, notamment municipale, des déchets.

11.7 D’ici à 2030, assurer l’accès de tous, en particulier des femmes et des enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées, à des espaces verts et des espaces publics sûrs.

11.a Favoriser l’établissement de liens économiques, sociaux et environnementaux positifs entre zones urbaines, périurbaines et rurales en renforçant la planification du développement à l’échelle nationale et régionale.

11.b D’ici à 2020, accroître nettement le nombre de villes et d’établissements humains qui adoptent et mettent en œuvre des politiques et plans d’action intégrés en faveur de l’insertion de tous, de l’utilisation rationnelle des ressources, de l’adaptation aux effets

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des changements climatiques et de leur atténuation et de la résilience face aux catastrophes, et élaborer et mettre en œuvre, conformément au Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030), une gestion globale des risques de catastrophe à tous les niveaux.

11.c Aider les pays les moins avancés, y compris par une assistance financière et technique, à construire des bâtiments durables et résilients en utilisant des matériaux locaux.

i Les références bibliques dans ce document sont issues de la version de la Traduction Oecuménique de la Bible.

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