7 4 0 5 1
e x e m p l a i r e s
Mise en distribution certifiée
Numéro 75 | Mars 2020
MUNICIPALES
Le Bâtiment fait campagne
À quelques semaines du scrutin des 15 et 22 mars, la Fédération française du Bâtiment a décidé de souffler aux candidats quelques idées. Au total, 20 mesures réparties autour de quatre grandes thématiques.
P. 10CHANTIER
Un palais pour la “petite reine”
Le fabricant de vélos américain Scott a souhaité réunir toutes ses équipes dans un nouveau siège à Fribourg (Suisse), qui se veut le reflet de l’engagement de modernité, de performance et de design de la marque. En extérieur comme en intérieur, le verre de l’industriel Glas Trösch joue avec la lumière.
P. 18FOCUS BOIS
P. 32
Le bras armé
du Bâtiment
Marc Wast
Rédacteur en chef
Effet papillon
5
BATI
Zepros 75 | Mars 2020
08 14
Découvrez zepros.fr, votre nouveau réseau. Salon NordBat, c’est pour bientôt.
DISTRIBUTION 62
NOUVEAUTÉS 68
ZOOM PRÉVENTION 74
VOTRE VIE 76
PEOPLE 79
ACTUALITÉS
France 06
Chantiers 18
Vos régions 22
FOCUS 32
CONSTRUCTION : le bois s’enracine
MÉTIERS & MARCHÉS
Maçonnerie-Isolation 36
Charpente-Couverture-Étanchéité 40
Menuiserie-Fermeture 44
Sanitaire-Plomberie 48
Chauffage-Climatisation-Ventilation 52
Électricité-EnR 56
Peinture-Décoration 60
62 Ligne & Lumière ajuste ses cibles.
I
l fait la une de presque tous les journaux de la presse écrite et audiovisuelle depuis plusieurs semaines… On ne peut nier sa dangerosité en termes de santé publique avec toutes les malheureuses victimes déjà recensées, mais le coronavirus, en se propageant sur la planète, est en train de contaminer autre chose que les hommes et les femmes : je veux parler de l’économie mondiale. À l’instar d’autres secteurs d’activités, le Bâtiment est directement concerné par la mise sur pause des unités de production de l’usine mondiale qu’est la Chine.Si le gros œuvre peut être considéré comme relativement épargné de par la produc- tion en local des éléments constructifs (sauf éventuellement le ciment largement issu de l’Empire du milieu), il n’en est pas de même quand on envisage le second œuvre et les équipements techniques. Beaucoup de matériels électriques, de composants électroniques, sanitaires… viennent par bateaux entiers de Chine pour intégrer des pro- duits assemblés en Europe et en France ou directement garnir les rayons des négoces professionnels. Et quid des panneaux photovoltaïques qui sont quasiment tous fabriqués là-bas et pour lesquels une pénurie est plus que probable ?
Autre conséquence insoupçonnée : le report ou l’annulation pure et simple de salons internationaux que vous aviez l’habitude d’arpenter pour découvrir les nouvelles tendances du moment. Après le report en septembre de Light + Buil- ding qui aurait dû se tenir en mars à Francfort, et l’annulation de EisenwarenMesse de Cologne (reprogrammé en février 2021), c’est la Mostra Convegno de Milan qui a fait les frais du développement du virus sur les terres européennes en décalant sa date d’ouverture au 8 septembre. Un vrai problème pour les organisateurs et surtout les exposants qui ont largement investi dans ces événements, et qui est susceptible d’interférer de façons diverses dans les stratégies commerciales et de développement de ces entreprises. Comme quoi, un microscopique virus est capable de déstabiliser des continents entiers. À méditer. l
À DÉCOUVRIR P. 15
40 Terreal démocratise le toit solaire.
ACTUS FRANCE
Zepros 75 | Mars 20206
BATI
CHIFFFRES ET ANALYSES
La maison individuelle est-elle en danger ?
Évolution des ventes dans le neuf
Individuel diffus
Individuel groupé
0,74 % 5 %
Collectif neuf
Sources :
Diffus : CCGI Bâtiment/Caron Marketing, Markemetron
Groupé et collectif : SDEC/ECLN - 8,9 %
À l’inverse du secteur diffus, le segment de l’individuel groupé – qui ne pèse que pour un peu plus de 5 % de l’ensemble des ventes de la promotion immobilière – poursuit son repli : -8,9 % en 2019, après -9,7 % en 2018. Une situation qui a très peu de chance de s’améliorer dans les prochains mois, puisque les mises en vente dégringolent de 27,8 % en 2019.
La reprise a bénéficié à la majorité des régions. Au-dessus des 10 %, on trouve la Bretagne, Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val de Loire et Occitanie. Proche de la moyenne nationale, le Grand-Est, Pays de la Loire (+5 %), Hauts-de-France et Nouvelle Aquitaine. En re- vanche, Bourgogne-Franche-Comté, Paca et Corse, Île-de-France et Normandie sont en négatif.
C
onstructeurs et promo- teurs l’affirment : ils veu- lent peser davantage sur les décisions prises en matière de politique de logement et d’ur- banisme. Que ce soit à l’échelon national ou local, les propositions avancées par LCA FBB, le syndi- cat qui réunit les deux profes- sions, mettent en avant deux ar- guments principaux : d’un côté l’équilibre des territoires et de l’au- tre, les aspirations des Français eux-mêmes. Des revendications étayées par les chiffres du bilan du marché pour 2019, livrés lors d’un point presse fin février, au cours duquel la fédération a ex- primé de fortes inquiétudes pour 2020 si certaines décisions n’étaient pas rapidement prises.Q u e l b i l a n p o u r 2 0 1 9 ? L e constat de très forts contrastes d’un segment à l’autre résume l’année écoulée. Si en 2019, le segment de la maison indivi- duelle en secteur diffus retrouve des couleurs à + 5 %, après une chute de 11 % en 2018, en re- vanche, le secteur groupé ne bé- néficie pas de la même dyna- mique et recule de 8,9 %.
Le secteur diffus a été boosté par les taux et la durée des cré-
dits immobiliers accordés, commente LCA-FFB. Au total 125 600 ventes ont été conclues, ce qui permet de s’approcher de la moyenne annuelle de long terme. Toutefois, rien d’excep- tionnel dans ce chiffre puisqu’il reste très en dessous de celui des années 2016 et 2017. Pour 2020, c’est à une stabilité du diffus, à environ 125 000 ventes, qu’il faut s’attendre selon LCA-FFB. Des facteurs opposés poussent dans le sens de ce scénario : un facteur positif, celui du maintien du PTZ neuf en zones B2 et C, et deux facteurs négatifs cités par le syn- dicat, liés «au resserrement des conditions d’octroi des crédits im- mobiliers» et «aux traductions locales consécutives à l’instruction du gouvernement sur l’objectif de Zéro Artificialisation Nette».
C’est sur ce dernier point que se focalise la principale inquiétude de LCA-FFB. Elle appelle en effet les pouvoirs publics à s’interro- ger sur le bien-fondé de deux orientations actuelles, selon elle contradictoires : moins d’artifi- cialisation et pas de densifica- tion reviendrait «à condamner le secteur du logement à une dou- ble peine».
Sur la lutte contre l’artificialisa- tion des sols, les responsables en appellent «à ne pas céder au to- tem du Zéro Artificialisation Nette (ZAN)». Sans rejeter les effets négatifs de l’urbanisation, ils crai- gnent que ce principe devenu di- recteur, vienne à menacer «le juste équilibre à trouver avec les besoins de nos concitoyens et de l’économie pour une gestion rai- sonnée du foncier au service d’une transition écologique efficace».
Face à l’enjeu de la densification, là encore, LCA-FFB souhaite da- vantage de pragmatisme dans les décisions afin qu’élus locaux et habitants conçoivent ensem- ble des projets «en harmonie avec le paysage urbain et son en- vironnement ».
Des questions majeures pour l’avenir mais aussi, à plus court terme, pour la santé des ac- teurs de la construction et qui nécessitent que soit «écrit un nouvel acte en faveur d’une po- litique du logement de long terme qui concilie attentes et besoins des Français, dyna- miques des territoires et enjeux environnementaux !», conclut Grégory Monod, Président de LCA-FFB. ● M.-L. Barriera
Évolution de la maison individuelle en secteur diffus
Les résultats des ventes en promotion immobilière sont très con- trastés d’une région à l’autre. Restent en positif les régions Hauts- de-France, Grand-Est, Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes, dans une fourchette de 1,2 % à 4,2 %. Les autres sont en baisse avec des reculs très marqués en Bretagne, Pays de la Loire et Bourgogne- Franche-Comté.
Évolution des ventes en promotion immobilière par région
Source : MTES/CGDD/SDES, ECLN
« De nombreuses menaces pèsent sur nos marchés, nos clients, nos entreprises et les emplois du secteur : risques de resserrement de l’accès au crédit immobilier pour les ménages les plus modestes, surcoûts liés à la prochaine réglementation environnementale, réductions drastiques d’ouvertures de nouvelles zones constructibles au nom de la lutte contre l’artificialisation des sols, freins et réticences à la densification…» - Grégory Monod, président de LCA-FFB
de - 5 % à - 4 % de - 3 % à - 1 % de 0 % à + 4 % de + 5 % à + 9 % de +10 % à + 11 %
moins de - 4,5 % de - 4,5 % à moins de - 1,8 % de - 1,8 % à moins de 0 % 0 % et plus
ACTUS FRANCE
Zepros 75 | Mars 20208
L
e réseau social Tokster laisse la place à Zepros.fr, mais ne disparaît pas pour au- tant du paysage des médias.L’équipe Tokster se concentre désormais sur son activité d’agence de conseils en contenu digital et animation de réseaux sociaux.
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N
ouvelle signature à l’ac- tif de la Capeb, via sa fi- liale Béranger Développe- m e n t , a v e c B N P Pa r i b a s Factor pour promouvoir des offres et services d’affactu- rage spécialement adaptés aux entreprises artisanales du Bâtiment. Une façon de ré- pondre à un problème récur- rent des entreprises artisa- nales confrontées aux impayés ou retard de paiement des clients. La société, filiale deBNP est spécialisée dans l’af- facturage auprès des entre- preneurs. Concrètement, les entreprises peuvent bénéficier d’un financement anticipé de leurs factures, sécuriser leur chiffre d’affaires et sous-trai- ter la gestion du poste clients, se libérant ainsi du temps. Aux termes de cet accord, la Capeb s’engage notamment à pro- mouvoir auprès de ses adhé- rents les différents services du catalogue de BNP Paris Af-
facturage, tandis que cette dernière annonce par exemple une tarification privilégiée pour toute souscription d’un contrat par un artisan Capeb.
« Nous avons à cœur de soute- nir nos artisans dans la gestion de leur entreprise et souhaitons faire en sorte que les questions administratives ne pèsent pas sur leur activité[…] », a com- menté Patrick Liébus, Président de la Capeb, lors de la signature du partenariat. ● M.-L. B.
SIGNATURE
Un accord pour sécuriser vos factures
BATI
L
es caractéristiques tech- niques des équipements et appareils éligibles au crédit d’impôt sur le revenu pour la transition énergétique (CITE, encore en vigueur pour les dé- ciles 5 à 10) ou à la prime de transition énergétique ont été rendues publiques le 14 février dernier. L’arrêté du Code géné- ral des impôts précise égale- ment les conditions d’applica- tion du taux réduit de TVA pour les travaux de rénovation éner- gétique, et les modalités de réalisation d’un bouquet de tra-vaux dans le cadre d’une réno- vation globale d’un logement.
L’efficacité saisonnière est abordée, tout comme les va- leurs conventionnelles des ap- points lorsqu’elle n’est pas connue, dans le cas des chau- dières au gaz, au fioul, des PAC et des émetteurs électriques à effet Joule. La question des chaudières biomasse (bûches, granulés, plaquettes) est éga- lement largement évoquée sous l’aspect des émissions (CO2, particules) et des rende-
ments. ● G. Noble
CITE/MA PRIME RÉNOV’
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Patrick Liébus, président de la Capeb et Éric Turbot, directeur général délégué de BNP Paribas Factor s’apprêtent à signer leur accord.
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ACTUS FRANCE
Zepros 75 | Mars 202010
C
’est un programme plus vert que la Fédération française du Bâtiment a décidé de souffler aux candidats quelques semaines avant le scrutin des 15 et 22 mars.Au total, 20 mesures réparties autour de 4 grandes thématiques qui permettent aussi de réaffir- mer le rôle majeur du Bâtiment dans l’animation et l’équilibre des territoires, tant en termes d’em- plois que de revalorisation des pe- tites et moyennes communes.
C’est d’ailleurs sur le thème de l’équilibre des territoires que dé- bute le déroulé du programme. Si sur ce chapitre, la FFB alerte tout d’abord sur le risque de céder au totem du «zéro artificialisation nette», elle n’en prône pas moins la densification des zones ur- baines. Elle s’engage par ailleurs pour l’encouragement à la rénova- tion des centres-bourgs via “Ac- tion cœur de ville”, l’amélioration de la couverture numérique de tout le territoire, ou l’allègement de la fiscalité de l’urbanisme.
Le deuxième axe est orienté sur la transition énergétique, avec pour pistes d’actions la lutte contre la
précarité énergétique en accom- pagnant les aides d’État, l’ac- compagnement des particuliers dans la rénovation énergétique de leur logement, et l’autorisation de la publicité pour financer la ré- novation énergétique.
Drapeau vert toujours pour le troi- sième chapitre qui vise à optimi- ser le recyclage des déchets de chantier. Sur ce point, la FFB sou- haite voir renforcer le maillage ter- ritorial des déchetteries, la lutte contre les décharges sauvages avec le concours de la police mu- nicipale, la possibilité de stocker temporairement des déchets sur la voirie, et favoriser l’économie circulaire dans les marchés pu- blics de travaux.
Enfin, c’est le développement éco- nomique des entreprises qui guide les dernières propositions du syndicat. Elles vont de l’allè- gement et la simplification de la fiscalité locale, à la lutte contre les offres anormalement basses (OAB) dans les marchés publics, en passant par l’allègement des coûts de stationnement payant pour les professionnels, la valo- risation de l’apprentissage en le comptabilisant au titre des clauses d’insertion, la réduction des frais de voirie, ou encore des dérogations aux mesures de res- triction de circulation. Ces propo- sitions seront-elles entendues et reprises par les quelque 35 000 maires de France ? ● M.-L. B.
ÉLECTIONS MUNICIPALES
Le Bâtiment s’invite dans la campagne
BATI
L
e président du Syndicat de la construction métallique de France (SCMF) peut être satisfait : pour la 5eannée consécutive, cette filière montre une belle dynamique avec un tonnage usiné en hausse à près de 780 000 t (+4 %) et un CA qui augmente dans les mêmes proportions à 3,8 Md€ (+3,5 %).Roger Briand, déclare : «Comme souvent, l’activité bâtiments in- dustriels et de stockage, le princi- pal marché des professionnels de la construction métallique, tire le secteur. Quant au marché des bâ- timents agricoles, qui représentent 10 % de notre activité, il progresse lui aussi, à près de 5 %». Seul sec- teur en repli, celui des surfaces commerciales, à -3,5 % sur un an.
Du côté des carnets de com- mandes, les indicateurs sont au vert. En moyenne, au mois de jan- vier 2020, les entreprises du SCMF disposaient de plus de 6 mois d’activité assurée. Le taux d’utilisation des capacités de pro- duction est donc satisfaisant, à 78,8 %, juste en dessous du ni- veau qui nécessiterait des inves- tissements supplémentaires. La construction représente 35 % de l’acier consommé en France.
Empreinte carbone faible Outre ces bons résultats, la filière a tenu à rappeler son adéquation avec l’économie circulaire et la ré- duction de l’empreinte carbone.
Le président du SCMF rappelle :
«L’atout de l’acier est sa capacité à être recyclé à l’infini, sans perdre ses caractéristiques mécaniques.
C’est un matériau qui est recyclé à
raison de 650 Mt/an. Et nos bâti- ments sont démontables et récu- pérés à 95 %, à part quelques bou- lons... Et l’acier signifie moins de matériau utilisé puisque les di- mensions et sections sont infé- rieures, à résistance égale». Cette économie de matière, face au bé- ton et au bois, ne serait pas suffi- samment prise en compte par les pouvoirs publics, à en croire les adhérents du syndicat.
Autre avantage de ces solutions, une très grande part de préfabri- cation en usine (80 %) qui réduit la construction à un «simple» montage de Mécano géant.
«L’impact environnemental est considérablement limité, et le chan- tier se fait sans eau ni poussière», soutient Roger Briand. Des as- pects que le SCMF souhaite voir mieux pris en compte dans la pro- chaine RE 2020. ● G. N.
RECYCLAGE ET GAIN DE TEMPS
La construction acier réaffirme ses atouts
Q
ui succédera à Jacques Chanut à la tête de la puis- sante Fédération française du Bâ- timent ? Après deux mandats successifs, l’actuel président doit en effet laisser son fauteuil. À l’heure où nous réalisons ce nu- méro de Zepros Bati, rien n’est joué entre les deux candidats dé- clarés.D’un côté, Olivier Salleron, le pré- sident de la région Nouvelle- Aquitaine, réélu à ce poste en no- vembre dernier, et également vice-président de la FFB, dont il préside la Commission sociale nationale. Ce dirigeant d’une en- treprise de 30 personnes spé- cialisée en chauffage, climatisa- tion et plomberie à Périgueux, est âgé de 52 ans. Il évoque dans l’une de ses déclarations la ca- pacité de la filière à attirer des jeunes : «Je suis persuadé que notre secteur, qui est bien sorti de la crise et qui a su changer, reva- loriser les salaires, fait évoluer les conditions de travail, a tout pour attirer les jeunes compétences, tout en continuant de séduire des profils d’autres milieux, en quête de sens».
Face à lui, le président de la Fé- dération régionale du Bâtiment de Bretagne (FRB), Hugues Va- nel, 58 ans. L'entrepreneur basé en Ille-et-Villaine, dirige
l’entreprise Bouchard Construc- tion, entreprise de maçonnerie spécialisée dans la restauration et la réhabilitation de bâtiments anciens, la rénovation, l’exten- sion et la restructuration d’édi- fices. Au sein de la fédération nationale, il a occupé plusieurs fonctions telles que président de la commission économique, responsable du recrutement de nouveaux adhérents ou encore trésorier. Dans un entretien ac- cordé au Journal des Entre- prises, il parle du Bâtiment,
«métier ancestral qui va connaî- tre de nombreuses mutations».
Et de citer, les «mutations so- ciétales, environnementales ou numériques, qui vont transfor- mer les métiers de nos artisans et de nos entrepreneurs locaux, et les mutations importantes quant à nos façons de construire
». Il se dit le candidat «des tran- sitions».
Le scrutin aura lieu le 20 mars.
Jacques Chanut reprendra ainsi une place de militant au sein de la fédération mais pourrait éga- lement, à l’image de ses prédé- cesseurs Christian Baffy puis Di- dier Ridoret, devenir le président de SMA-BTP. Nous aurons l’oc- casion de revenir sur le bilan de ses deux mandats dans un pro- chain numéro. ● M.-L. B.
PRÉSIDENCE DE LA FFB
Le 20 mars, l’autre élection à suivre
Olivier Salleron, président de la région Nouvelle-Aquitaine et vice-président de la FFB.
Hugues Vanel, président de la Fédération régionale du Bâtiment de Bretagne (FRB).
ACTUS FRANCE
Zepros 75 | Mars 202012
Depuis le 1erjanvier 2020, la réalisation d’études de sol a été rendue obligatoire préala- blement à la construction de maisons individuelles sur près de la moitié du territoire mé- tropolitain exposée au phé- nomène de retrait-gonflement des sols argileux. Ce risque, jusque-là mal maîtrisé, va al- ler en s’amplifiant avec le changement climatique.
E
n l’espace de 20 ans, le phé- nomène de retrait-gonfle- ment des argiles est devenu la deuxième cause d’indemnisation après les inondations. Il repré- sente aujourd’hui 38 % des coûts d’indemnisation du dispositif«catastrophes naturelles» soit 9 milliards d’euros d’indemnisa- tion de 1990 à 2014. Pour les maisons individuelles, c’est éga- lement le principal poste d’in- demnisation au titre de l’assu- rance dommage-ouvrage. Car ces ouvrages, moins rigides et reposant sur des fondations su-
perficielles, y sont plus sensibles.
Pendant les phénomènes de sé- cheresse, le déficit en eau en- traîne un tassement irrégulier des sols. Un apport d’eau produira, à l’inverse, un gonflement. Des mouvements de surface qui en- traînent des fissurations des fa- çades voire des détachements d’éléments jointifs à la construc- tion (garages, terrasses, perrons).
Des déformations des cadres de portes et fenêtres peuvent éga- lement être constatées, tout comme des dislocations de dal- lages voir des ruptures de cana- lisations enterrées.
48 % du territoire à risque
Co m m e l e ra p p e l l e G i n g e r CEBTP, la loi Elan rend désormais obligatoire la réalisation d’études géotechniques aux vendeurs de
terrains non bâtis destinés à la construction de maisons indivi- duelles. Environ 48 % du terri- toire français est soumis à un aléa moyen ou fort de retrait-gonfle- ment des argiles. Le bureau d’études spécialisé souligne : «Si le contenu des études reste à pré- ciser dans un second décret à pa- raître d’ici à la fin de l’année, il de- vrait s’agir, pour le vendeur du terrain, d’une étude géotechnique préalable de niveau G1 Principes Généraux de Construction selon la norme NF P94-500». Cette dernière comporte deux phases : une étude du site, avec recense- ment documentaire et première visite, puis une étape précisant le contexte géologique du projet, qui permet d’écarter les risques majeurs et apporte une infor- mation sur la zone d’influence géologique, les niveaux de sols
porteurs et les principes géné- raux envisageables. Pour le constructeur de la future maison, une étude géotechnique de conception G2 serait, selon Gin- ger CEBTP, a priori requise. Cette dernière se base sur l’étude préa- lable G1 et définit les caractéris- tiques nécessaires des ouvrages, en les dimensionnant.
Les dispositions constructives à prendre Par exemple, la profondeur des fondations devra être au moins égale à celle imposées par la mise hors gel, soit 80 cm en zone d’aléa faible ou moyen et 120 cm en zone d’aléa fort. La construction d’un vide sanitaire ou d’un sous-sol gé- néralisé serait préférable à celle d’un simple dallage sur terre-plein.
Les corps de bâtiments indépen- dants, y compris les extensions,
devront être désolidarisés par un joint de rupture. Un soin particu- lier sera apporté aux chaînages, horizontaux et verticaux. De même, la présence en sous-sol d’une chaudière, qui risquerait d’aggraver la dessiccation du sol, sera prise en compte en isolant thermiquement les murs péri- phériques. La plantation d’arbres et d’arbustes à proximité de l’ha- bitation sera soumise à l’interpo- sition d’un écran anti-racines de grande profondeur (2 mètres).
Un écran imperméable, placé sous les dallages périphériques sur une largeur de 1,5 m sera égale- ment requis contre l’évaporation aux abords de la maison, tandis que le drainage des eaux pluviales devra être effectué plus loin.
C’est donc toute la conception des aménagements extérieurs et de la construction en elle- même qui sera impactée. Des in- formations à ne pas négliger alors que les événements clima- tiques intenses, inondations et sécheresses, devraient se mul- tiplier à l’avenir. ● G. N.
CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Maîtriser les désordres des sols
E
n 2019, 25 000 ménages français ont opté pour une installation solaire en toiture. In Sun We Trust a évalué les écono- mies réalisées par des foyers types de 4 personnes, installés dans dif- férentes régions de l’Hexagone.Et elles sont importantes... Le schéma de départ est simple : pre- nez des familles de quatre per- sonnes qui habitent dans des mai- sons individuelles, chauffées à l’électricité, et résidant dans trois régions différentes (Charente-Ma- ritime, Côte d’Azur et Nord-Pas de Calais). Placez leur 40 m2de capteurs solaires sur leurs toits, plein sud, et observez pendant un an leurs factures énergétiques.
En Charente, l’installation a pro- duit 8 234 kWh en 2019, pro- duction supérieure à celle de la fa- mille du Nord (6 573 kWh) mais inférieure à celle établie sur les b o r d s d e l a M é d i t e r ra n é e (9 307 kWh). En utilisant direc- tement cette électricité, les foyers
ont économisé sur leur consom- mation : respectivement 732, 652 et 746 €. D’autre part, l’excédent non utilisé en journée a été re- vendu à EDF selon l’Obligation d’achat, au prix de 10 centimes d’euro par kWh, soit des rentrées d’argent supplémentaires de 350,
250 et 458 €. En plus de ces bénéfices, les familles peuvent également profiter d’une prime du ministère de la Transition écologique et solidaire, mise en place en mai 2017, pour les cinq premières années d’exploitation de l’installation photovoltaïque.
Cette dernière, qui dépend de la puissance (ici 6 kWc pour les trois foyers), s’élève à 348 € par an. Au total, les trois familles auront respectivement écono- misé 1 430, 1 230 et 1 540 € sur des factures d’énergie com- prises entre 2 050 € et 1 755 € (du nord au sud), soit des ré- ductions comprises entre - 60 et - 88 % ! ● G. N.
TEST GRANDEUR NATURE
Le photovoltaïque prouve sa rentabilité
BATI
AGRICULTURE ET CONSTRUCTION
Vers une culture commune
Comment partager et gérer durablement le foncier et ses ressources ? Pour répondre à cette question l’Unicem (Union des industries de carrières et matériaux de construction) et la FNSEA ont signé un accord lors du dernier Salon de l’Agri- culture en février dernier. La convention “Pour la protection des cultures et des gisements de minéraux”, scellent ainsi des engagements en faveur d’une
«agriculture et une activité ex- tractive résilientes et compéti- tives répondant aux enjeux de la transition écologique et économique». Il faut dire que l’enjeu est de taille pour les deux secteurs qui doivent faire face aux orientations des poli- tiques publiques de préserva- tion des sols.
Vite !
La carte de France du risque de retrait-gonflement des sols argileux.
ACTUS FRANCE
Zepros 75 | Mars 202014
D
iminution de l’empreinte carbone, incorporation de production d’énergie renouvela- ble, amélioration de l’isolation...les points d’évolution sont nom- breux entre l’actuelle RT 2012 et la prochaine RE 2020. L’expéri- mentation E+C- a permis aux professionnels du secteur de la construction de mieux appré- hender ces aspects pour antici- per ce changement de para- digme. Une enquête menée par le Cercle Promodul révèle la per- ception qu’en ont les promoteurs et constructeurs de maisons in- dividuelles, logements collectifs et immeubles tertiaires français.
Un panel représentatif qui s’est dit très intéressé par l’expéri- mentation, allant jusqu’à la la- bellisation dans la moitié des cas.
La moitié des répondants estime que le changement majeur sera l’introduction du volet carbone, faisant évoluer les projets de ma- nière significative. Pour eux, la
«nature de la structure» c’est-à- dire ses matériaux de constitu- tion (béton, brique, bois), sera l’élément principal de cette em- preinte.
« Sur les équipements, les avis sont un peu moins tranchés», an- nonce Promodul. Selon les son- dés, les solutions idéales consis- teraient à se tourner vers les réseaux de chaleur (57 %), la production d’eau chaude sani- taire solaire ou les chaudières col- lectives (29 %) et les pompes à chaleur ou le photovoltaïque (14 %). Sur le volet Énergie jus- tement, ils sont nombreux
(64 %) à le considérer comme facteur d’évolution par rapport à la RT 2012. Car le but est de vi- ser des niveaux de production élevés pour atteindre les seuils E3 et E4, rendant le solaire obli- gatoire dans 78 % des cas. Les surfaces moyennes des pan- neaux sont inférieures à 10 m2 dans l’individuel (56 % des cas),
comprises entre 50 et 200 m2 dans le collectif (44 %) et supé- rieures à 200 m2dans le tertiaire (44 %).
Interrogés sur les surcoûts en- gendrés, ils sont largement ma- joritaires à les constater (71 %).
L’étude thermique est citée en premier, puis viennent les modes constructifs. Mais si le renché-
rissement est faible pour attein- dre les niveaux E1 ou E2, il grimpe ensuite pour les niveaux E3 et E4 : quatre répondants sur dix l’évaluent entre + 5 et + 10 % et deux répondants sur dix entre +11 et +20 %. Quant à la gestion de l’impact carbone, elle renchérit les réalisations de 5 à 20 % se- lon six sondés sur dix. Mais trois autres estiment ce surcoût à plus de 20 % !
Côté confort, les acteurs de la construction jugent qu’il n’a pas du tout évolué par rapport aux construction RT 2012 : seuls 7 % considèrent qu’il a été optimisé.
Quant aux pistes d’amélioration, les constructeurs suggèrent un indicateur de qualité de l’air inté- rieur (50 %) et un autre pour le confort d’été (21 %). ● G. N.
FUTUR RE 2020
E+C- : ce qu’en pensent les constructeurs
Les 1er, 2 et 3 avril, Lille ac- cueillera la nouvelle édition du salon des professionnels de la construction. Une formule 2020 qui compte de nou- veaux temps forts à ne pas manquer.
C
ôté salon, les chiffres de- vraient avoisiner ceux enre- gistrés en 2018, soit 13 610 visi- teurs pour un peu moins de 400 exposants. Organisée autour de six grands pôles, l’exposition fera la part belle aux nouveautés pour tous les corps d’états. Sur un nouvel espace dédié, baptisé le Mur des Meilleures Innovations, seront rassemblés 40 produits candidats au concours de l’inno- vation. Les visiteurs pourront consulter, via les grands écranstactiles, toutes les informations sous forme de fiches techniques, de vidéo, et d’images.
Autre espace incontournable, ce- lui animé par les Compagnons du Devoir. Positionné à l’entrée prin- cipale, leur stand sera conçu dans les proportions d’une maison ty- pique de la région des Hauts-de- France et proposera de s’immer- ger dans le savoir-faire lié à la performance des bâtiments avec démonstrations, en conditions réelles, d’application d’enduit (terre, béton de chanvre, etc.) et d’étanchéité à l’air, ventilation et isolation.
Face à l’entrée principale, un im- portant stand collectif regrou- pera 10 start-up actives dans la construction. Organisée en parte-
nariat avec la FFB Hauts-de- France – qui travaille sur l’inno- vation des métiers –, cette initia- tive «souhaite apporter un appui concret aux start-up qui se mobili- sent, créent et inventent aujourd’hui le monde de demain», expliquent les organisateurs qui ont lancé sur leur site internet, en amont du sa- lon, un vote du public en ligne pour désigner la start-up Coup de cœur.
Enfin, c’est un programme riche de conférences qui est proposé sur l’espace Forum, pour apporter des réponses sur des problématiques d’entreprises – Formation, Trans- mission, Gestion des déchets, As- surances – ou des enjeux orientés métiers et marchés – construc- tion bois, industrialisation, futur
RE 2020… ● M.-L. B.
BATI
INFOS PRATIQUES.
Horaires
• Mercredi 1eravril 2020 de 10 h 00 à 19 h 00
• Jeudi 2 avril 2020 de 10 h 00 à 21 h00
• Vendredi 3 avril 2020 de 10 h 00 à 18 h00 Lieu
Lille - Grand Palais 1, boulevard des Cités Unies.
59777 Lille Euralille
L
es matériaux de construc- tion restent les premiers uti- lisateurs du transport fluvial en France. En 2019, ils ont repré- senté 45 % des volumes trans- portés sur l’ensemble du réseau national, soit 25,2 millions de tonnes (+ 13,9 %). Voies Navi- gables de France explique que les bateliers ont bénéficié «des grands projets et notamment ceux du Grand Paris, qui font lar- gement appel à la voie d’eau pour leur logistique». Car ce mode présente deux atouts : «la pos- sibilité de massifier en vrac, sur une seule unité, de grandes quan- tités de matériaux de construc- tion, et un accès rapide aux cœurs des villes, là où sont situés de nombreux grands chantiers».Rappelons qu’une seule barge
de 2 500 t présente une capa- cité équivalente à celle d’une cen- taine de poids lourds.
Thierry Guimbaud, le directeur général de VNF, se dit fier de voir le transport fluvial «s’ins- crire comme une alternative cré- dible pour le transport de mar- c h a n d i s e s» . I l y v o i t u n e reconnaissance des atouts «de fiabilité et de sécurité», mais également de réduction des im- pacts. Une convention a no- tamment été passée pour fa- voriser le recours au fluvial dans le cadre de la construction du village olympique de 2024, en Seine-Saint-Denis. Le respon- sable espère désormais «voir émerger cette année de nom- breux autres mouvements de
report». ● G. N.
LOGISTIQUE
Et vogue le BTP !
SALON
Les nouveaux temps forts de NordBat
ACTUS FRANCE
Zepros 75 | Mars 202016
Transformation digitale, ma- quette numérique, Internet des objets, intelligence artifi- cielle... Quelles sont les tech- nologies qui vont impacter le monde de la construction en 2020 ? Trois responsables de l’éditeur de logiciels Oracle Construction & Engineering ont joué le jeu de la divination pour les identifier.
L
es évolutions à prévoir dans les technologies de l’infor- matique et de la communication sont nombreuses. Elles impac- teront tous les secteurs de l’éco- nomie, et même au-delà, la vie quotidienne de millions d’utili- sateurs. Mais quelles sont les solutions appelées à jouer un grand rôle dans le monde de la construction ? Pour Mike Antis, vice-président de Textura (Ora- cle), il s’agit de l’automatisation des processus de paiement des entreprises. Il imagine ainsi «ré- pondre aux exigences des régula- tions mises en place par le gou- vernement» et «lutter contre les retards de paiement pour les four-nisseurs». Des pratiques qui permettront de diminuer les pré- judices et de contrôler les règle- ments de façon plus transparente et efficace.
Le bon sens du BIM Qui dit “numérique”, dit forcé- ment BIM dans le monde des bâtisseurs. Frank Weiss, direc- teur senior chez Oracle Construc- tion & Engineering, anticipe l’avènement «des jumeaux nu- mériques», ces doubles virtuels des édifices qui permettent d’en visualiser tous les aspects avant même qu’ils soient terminés.
«Pour faire évoluer le BIM dans le bon sens, il est tout d’abord né- cessaire d’établir des normes, mais aussi d’encourager son adoption dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement du projet.» Selon lui, la data devra l’emporter sur le design. En plus des 3 dimensions spatiales du dessin, viendront s’ajouter la di- mension temporelle, celle des coûts et celle de l’énergie. Ce qui permettra également de procé- der à des analyses de données
précises de chaque projet, no- tamment au niveau de l’impact carbone. Frank Weiss ajoute :
« Compte tenu de la quantité d’informations liées aux modèles, les logiciels de collaboration et les méthodes comme le BIM, de même qu’un meilleur suivi des processus de construction des bâ- timents préfabriqués et modula- bles contribueront à la résolution de certaines questions environ- nementales».
IoT, IA, VR... et pas R2-D2 ? Enfin, pour Burcin Kaplanoglu, directeur exécutif de l’Innova- tion chez Oracle Construction
& Engineering, «cette année, l’accent sera davantage mis sur l’assemblage et l’analyse des données ainsi que sur l’usage pratique». Il prévoit une mon- tée en puissance sur l’Internet des objets (IoT), l’intelligence artificielle (IA), le “machine lear- ning” et la réalité virtuelle/aug- mentée : «Leur capacité à cap- turer et analyser la data est désormais reconnue, ce qui est bien utile dans un secteur où les parties prenantes sont de plus en plus en demande de trans- parence, de connaissance et de collaboration». Le déploiement de la 5G, nouveau standard de
la téléphonie haut-débit, affec- tera aussi le secteur du BTP.
L’expert note : «Hautement fia- ble, elle y apportera sa contri- bution par une connexion mo- bile accélérée et de meilleure qualité». De quoi transmettre de grandes quantités de don- nées, y compris dans le cadre de processus techniques déci- sionnels importants pour les projets.
Ultra-connecté, interactif et op- timisé, l’avenir de la construc- tion serait donc tout simplement à l’image de celui de la société tout entière. Notons que les spécialistes d’Oracle n’ont pas évoqué l’irruption des drones et robots autonomes sur les chan- tiers, pourtant eux aussi bardés de capteurs et de puces sa- vantes... Pourtant, les premiers exemplaires devraient bien faire leur apparition, qu’il s’agisse de chien robotique effectuant des relevés tridimensionnels ou d’assistant-peintre secondant les artisans en prenant en charge les tâches les plus ré-
barbatives. ● G. N.
CONSTRUCTION ET NOUVELLES TECHNOS
L’avenir annoncé par Oracle
E
n juillet 2018, la Fédération française du Bâtiment (FFB) avait lancé une démarche pour séduire de nouvelles recrues en s’appuyant sur les services du ministère du Travail et du minis- tère de la Cohésion des territoires.Objectif de l’accord signé (en photo) : rallier 15 000 bâtisseurs, parmi les jeunes, demandeurs d’emploi et réfugiés issus priori- tairement des quartiers de la po- litique de la ville en contrat d’ap-
prentissage, contrat de profes- sionnalisation, CDD ou CDI. Un an et demi plus tard, la mobilisa- tion générale a porté ses fruits.
La réunion des forces des ser- vices de l’État et des adhérents de la FFB a permis, en effet, de recruter en 2019, 21 244 bâtis- seurs. Parmi ceux-ci, 19 836 de- mandeurs d’emploi et jeunes is- sus des quartiers prioritaires de la ville (QPV) mais également 1 408 réfugiés. Les objectifs ont
donc été dépassés. Pour Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement : «Le succès de ces 21 000 embauches montre que notre démarche est la bonne. Le Bâtiment est actuel- lement un secteur en tension qui cherche à recruter fortement. Pour les habitants des quartiers priori- taires, il offre de bonnes perspec- tives d’emploi, dans un secteur qui permet une vraie progression pro- fessionnelle pour tout type de ni- veau d’étude. Cette réussite, nous l’avons obtenue en facilitant la mise en contact entre les uns et les autres et en mobilisant tous les acteurs». Pour l’heure, les dif- férents protagonistes n’évoquent pas de reconduction de la dé- marche, même si Jacques Cha- nut se réjouit du succès de cette
«opération 100 % gagnante, pour les entreprises, pour l’emploi et donc le bien commun de notre
pays !» ● M.-L. B.
OPÉRATION DE RECRUTEMENT
Objectif dépassé pour les Bâtisseurs
BATI
L
e coronavirus a fait une nou- velle victime : l'édition 2020 de l’International Hardware Show qui est finalement reportée à fé- vrier 2021. Une annonce qui ne surprend guère vu la situation qui se tend en Europe et compte tenu de l’annulation de nombre d’ex- posants, notamment les Italiens.Ce salon qui est la grand-messe de l’outillage et de la quincaillerie accueille 3 000 exposants, dont 1 200 viennent de Chine ! Il y a quelques jours, l’organisation an- nonçait le maintien de ce salon, plus connu sous le nom d’Eisen- warrenmesse, mais depuis ce week-end les grandes marques ont demandé des garanties pour la santé de leurs salariés. Le sa- lon avait certes donné des consignes en ligne mais cela n’a pas suffi à rassurer. L’arrivée ré- cente d’exposants laissait entre-
voir un salon compliqué à gérer.
La décision tardive mais coura- geuse prise par l’organisation est sans doute la meilleure. On note que le salon n’est pas annulé mais reporté à l’année prochaine.
Comme les salons ne se tiennent que tous les deux ans, il y avait donc un créneau de report. Reste à savoir qui paiera quoi dans cette affaire... Rappelons que le salon Light+Builfing de Francfort est lui aussi reporté, à septembre
2020. ● M.-L. B.
DERNIÈRE MINUTE
La foire de Cologne
reportée à 2021
DU CÔTÉ DES CHANTIERS
Zepros 75 | Mars 202018
BATI
VITRAGES
Un palais des glaces pour la petite reine L
e fabricant de vélos amé-ricain Scott a souhaité réunir toutes ses équipes (cycles, moto, sports d’hiver, trail-running), jusqu’ici répar- ties sur cinq sites, dans un seul bâtiment implanté près de Fri- bourg (Suisse). Ce siège euro- p é e n , c a p a b l e d ’a cc u e i l l i r jusqu’à 600 employés, se de- vait d’être le reflet de l’engage- ment de modernité, de perfor- m a n c e e t d e d e s i g n d e l a marque. Elle a donc fait appel aux meilleurs savoir-faire hel- vétiques, dont le cabinet d’ar- chitectes Itten+Brechbühl et l’industriel du verre Glas Trösch.
Tout pour la lumière Extérieurement, le bâtiment rec- tangulaire voit sa silhouette mas- sive rythmée par des protections
solaires tridimensionnelles mo- biles. Des éléments, fabriqués en aluminium microperforé, qui s’orientent automatiquement en fonction de la position du soleil dans le ciel pour gérer au mieux les apports de lumière ou de chaleur, selon les saisons. Car l’édi- fice atteint des performances éner- gétiques de premier plan. Les tri- ples vitrages Silverstar EN2plus assurent l’isolation thermique (coefficient de transmission U de 0,6 W/m2.K) tandis qu’un système actif permet de contrôler en même temps le chauffage, l’aération et même l’acoustique. Côté produc- tion d’énergie, ce sont des pan- neaux solaires et une installation géothermique qui apportent l’élec- tricité et les calories nécessaires.
La luminosité intérieure a été particulièrement travaillée. «Le
nouveau siège de Scott Sports est accessible par le sud, en passant sur un socle vitré sur- monté d’une façade en alumi- nium ondulé. L’espace intérieur s ’o u v re a l o rs s u r u n v a s t e atrium occupant toute la hau- teur du bâtiment et baigné de lumière naturelle grâce au toit
vitré», annonce l’industriel Glas Trösch. Cet atrium distri- bue différents espaces convi- viaux, dont la cafétéria ou la zone d’exposition des vélos.
Dans les cages d’escaliers et ascenseurs, des vitrages hori- zontaux avec verre de sécurité feuilleté et revêtement spécial
amènent de la clarté. Pour les bureaux, situés dans les quatre étages supérieurs, des cloi- sons vitrées structurent les es- paces tout en maintenant la t r a n s m i s s i o n l u m i n e u s e (Swissdivide One). Même les protections incendie sont trans- parentes, reposant sur l’utilisa- tion de verres et de joints d’as- sise particuliers (Fireswiss Foam 30-19). Les architectes expliquent : «Le système de quadrillage choisi anticipe les modifications futures». Dans tous ses aspects, le siège de Scott Sports «affirme une iden- tité forte» notamment grâce à l’usage adéquat des différents matériaux, dont le verre, le bé- ton brut (cages d’escalier), l’alu- minium (façades) ou le bois (atrium). ● G. Noble
1
L’atrium s’élève sur toute la hauteur du bâtiment et s’ouvre sur un escalier arqué menant à l’auditorium. Dans les étages, les quelque cinquante salles de réunion donnent sur cette faille cen- trale afin de laisser les vues extérieures aux postes de travail.© Itten+Brechbühl © Simon Ricklin© Simon Ricklin
© Simon Ricklin
FICHE TECHNIQUE.
• Site :siège social de Scott Sports à Givisiez (Suisse)
• Maître d’ouvrage : Scott Sports SA
• Maître d’œuvre : Itten+Brechbühl SA
• Surface : 25 865 m2
• Volume de construction :107 734 m3
• Postes de travail : 400 à 600
• Places de parking : 120
• Calendrier : planification en 2015-2016 ; chantier débuté en juin 2016 ; inauguration en avril 2019
•Distinction : Arc Award BIM 2017
7
Les protections so- laires dynamiques et le triple vitrage assurent l’isolation thermique du bâ- timent et la ges- tion des apports solaires.1
Dans les cages d’escalier, la lumière est amenée par des vitrages feuilletés.DU CÔTÉ DES CHANTIERS
Zepros 75 | Mars 202020
BATI
COLLECTIF NEUF
Des blocs plus hauts pour
une mise en œuvre plus rapide D
ans la métropole lilloise(59), Wambrechies a lancé un vaste programme de loge- ments avec la création d’un nou- veau quartier résidentiel, le do- maine Grand Air. La livraison des premiers logements a commencé à la fin de l’année 2018 et les der- niers logements seront livrés cou- rant 2020. 108 logements de ce programme ont été construits en blocs de béton cellulaire Xella.
Au cœur d’un parc paysager d’exception de 5 hectares, ce pro- gramme immobilier d’envergure de 250 logements collectifs et individuels en R+2 et R+3, avec d e s a p p a r te m e n ts (d e 2 à 4 pièces), des maisons de ville (4 et 5 pièces) dotés de jardins privatifs, des lots libres, et un parc public, joue la carte de la mixité sociale.
Alliant grand confort et dépenses énergétiques faibles, ce pro- gramme, conforme à la régle- mentation thermique en vigueur, propose des logements évolu-
tifs, comme le prévoit la loi Elan.
Les appartements ont tous des extérieurs et les combles des maisons de ville peuvent être aménagés. Les maîtres d’ou- vrage, le promoteur Nacarat et le groupe SIA Escaut Habitat, sont à l’origine du projet, mis en place en partenariat avec la ville de Wambrechies.
Favoriser l’économie circulaire
Le choix du béton cellulaire pour les murs des façades d’une par- tie des logements a permis de ré- pondre à l’objectif de perfor- mance thermique, la RT 2012 certification THPE, soit Cep- 20 %, pour les logements loca- tifs et RT 2012 “standard” pour ceux en accession.
SIA Escaut Habitat a missionné le cabinet Cochet Dehaene, éco- nomiste, maître d’œuvre et OPC, et l’agence Concept Archi, pour la conception des 108 loge- ments : 77 logements collectifs
locatifs, 6 logements individuels locatifs et 25 logements indivi- duels en accession.
Le cabinet Cochet Dehaene a prescrit le béton cellulaire M211 pour ses qualités. C’est un maté- riau qui permet une optimisation de la surface habitable, contribue à réduire la facture énergétique des logements et les coûts de construction. En effet, en utilisant ces blocs d’une hauteur de 30 cm, la pose et le collage sont plus ef- ficaces, économiques et rapides à effectuer. Par ailleurs, le cabinet a privilégié la proximité en faisant le choix d’un industriel local pour fournir le béton cellulaire depuis l’usine de Saint-Saulve.
L’énergie des maisons du quar- tier résidentiel est produite par des panneaux photovoltaïques en toiture. En complément du réseau ERDF, ces panneaux fournissent l’électricité destinée à alimenter les appareils élec- triques (VMC, électroménager, chaudière...). ● M. Wast
1
Pour répondre aux contraintes de la RT 2012 et de la haute per- formance énergétique, les logements disposent de murs porteurs en béton cellulaire M211 de Xella avec une finition extérieure en panneaux de brique Vandersanden.1
Ce programme joue la mixité des matériaux en utilisant aussi bien de la brique terre cuite que du bloc en béton cellulaire.SURÉLÉVATION
Une salle polyvalente recouverte de zinc
C
’est rue des Morillons à Paris 15e, que la Chaîne de l’Espoir, association qui a pour vocation l’ac- cueil et les soins à l’enfance, s’est installée avec pour objectif d’agran- dir la capacité d’accueil des anciens bâtiments. Le projet, conçu et rem- porté par l’agence d’architecture Gérard Rosier, était d’agrandir la capacité d’accueil de l’immeuble.C’est pour cela que les architectes ont su profiter et utiliser 150 m2de
surface libre et déjà existante pour revaloriser l’immeuble en le sur- élevant.
De cette ambition sont nées une salle de réunion et une salle polyva- lente. Cette dernière est un espace très convivial facilitant l’échange et possédant une belle vue sur la ter- rasse tout en ayant la capacité d’ac- cueillir des événements, des ateliers et/ou des projections... Séparée par une cloison mobile, la salle de réu-
nion est couverte sur 95 m2et donne sur une terrasse extérieure de 60 m2. Pour l’enveloppe, les ar- chitectes se sont naturellement tournés vers le zinc Granum sky- grey de Rheinzink, pour sa propo- sition de solutions esthétiques pour la rénovation.
Éviter la surcharge L’ossature bois a été retenue pour sa légèreté car la terrasse existante
ne pouvait pas supporter un étage en dur. La couverture en zinc répond à cette même logique, en sus de sa spécificité de correspondre et de se fondre dans le paysage des toitures parisiennes. Mise en œuvre en pente à 10 %, elle répond pleinement à l’ef- fet recherché. Le Granum skygrey présente un aspect gris mat tradi- tionnel obtenu par un traitement de haute technicité laissant transpa- raître la veinure typique du zinc.
Selon l’architecte, Gérard Rosier, ce zinc-titane a été rapide à poser et, pendant les travaux «a fait l’ad- miration de chacun. Son aspect fi- nal très esthétique se marie avec les caractéristiques de l’immeu- ble, la forme arrondie de sa salle et sa façade vitrée sur toute sa hauteur se terminant pile en des- sous du zinc. C’est spectaculaire ! Tout le monde est très content du
résultat. » ● M. W.
Cette surélévation, qui abrite une salle polyvalente, joue la légèreté avec un habillage en zinc pour sa façade et sa toiture.
À
peine a-t-il transmis le bâ- ton à la tête de la prési- dence de la Fédération du BTP de Meurthe-et-Moselle (en oc- tobre dernier à Alban Vibrac), qu’il en reprend un autre ! Da- niel Cerutti, le patron de Wig France Entreprises, vient d’être élu fin décembre président de la FFB Grand-Est. Il succède à l’Alsacien Jean-Marc Schaff- ner, premier président de cette fédération régionale XXL créée en 2016. «Nous sommes la on- zième fédération ! La FFB Grand- Est est au service des fédérations départementales, nous sommes une force de synergie», assure Daniel Cerutti. La FFB Grand-Esta été créée pour répondre, à l’époque, à la fameuse réforme territoriale et la création dans l’Hexagone de nouvelles ré- gions. Son siège est à Nancy et regroupe les dix fédérations dé- partementales du Grand-Est et affiche au total plus de 4 500 entreprises adhérentes représentant 90 000 salariés.
«Au-delà des préoccupations de la profession et des impor- tants dossiers que nous devons mener, à l’image de la fusion en- visagée prochainement en termes de formation entre les or- ganismes IFRB (Institut de for- mation et de recherche du Bâti- ment) Grand-Est et l’Aproba de
Reims en Champagne-Ardenne, nous entendons renforcer notre rôle d’influenceur en matière de développement économique. » Pour le patron de Wig France Entreprises, «le Bâtiment est en train de vivre une véritable révo- lution industrielle. La construction bois, les nouvelles approches et méthodes d’intervention et de re- construction au cœur des cités entraînent l’émergence de nou- veaux métiers et un besoin fort en matière de nouvelles compé- tences. Les codes changent, il nous faut réinventer le Bâti- ment. La FFB Grand-Est sera là pour accompagner cette muta- tion aujourd’hui enclenchée. » ●
GRAND EST
Daniel Cerutti à la tête de la FFB Grand-Est
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Double opération en faveur de l’habitat
63
| CHAMALIÈRESConvention entre la mairie et Enedis
16
| ANGOULÊMEL
e secteur du logement est en pleine effervescence sur l’ag- glomération angoumoisine. En effet, les élus communautaires ont ratifié en décembre dernier le plan local de l’habitat (PLH) pour la période 2020-2025.Grâce à une enveloppe de près de 13 M€, le document prévoit la production de 550 logements par an, soit 3 300 sur les six ans, contre 380 pour l’ancien PLH. Un quart de cet objectif visera à re- mettre sur le marché des loge- ments vacants, soit 170 par an et près de 644 sur l’ensemble de la période. Pour les élus, un des maîtres mots de cette opération est la diversification : variété dans la typologie afin de répon- dre aux besoins des ménages et dans la production avec un ob- jectif de 37,5 % de l’offre globale
destinée aux logements sociaux publics et privés. Sur les 1 238 lo- gements conventionnés réali- sés sur les six ans, 511 seront éri- gés dans les communes d’An- goulême, La Couronne et Soyaux et 559 sur les autres territoires relevant de la loi SRU.
En parallèle de ce texte, la ville d’Angoulême et la communauté d’agglomération ont ratifié avec Action Logement un plan 10 M€
en faveur de la rénovation de lo- gements et de commerces, es- sentiellement dans le centre d’Angoulême. Au total, 27 im- meubles totalisant plus de 8 600 m² ont été recensés.
Treize dossiers ont bénéficié d’un préfinancement prévisionnel puisqu’Action Logement avait déjà débloqué 3,3 millions en amont de cet accord. ●
63
|
LES ANCIZESVernissage de l’exposition Becap
Claudie Ducept (à droite sur la photo), principale du collège des Ancizes et Gilles Chatras (à gauche), président de la Capeb 63 ont accueilli de nom- breux invités lors du vernissage de l’exposition Becap dans les locaux du CDI du collège présen- tée du 9 janvier au 21 février.
Cette vision de plusieurs artistes sur les métiers du Bâtiment avait été présentée avec suc- cès à la Maison du tourisme à Clermont-Ferrand. Photo, sty- lisme, film, musique, sculp- ture... les artistes retenus se sont prêtés au jeu d’une inter- prétation moderne et attrac- tive des métiers portés par la confé-dération.
L
a ville de Chamalières et En- edis ont signé une conven- tion d’embellissement des postes dits HTA-BT, soit une cinquan- taine de transformateurs répar- tis sur toute la commune per- mettant aux usagers de bénéfi- cier du courant 220 V. Les équi- pements électriques indispen- sables pour transformer la haute tension en basse tension, abrités dans des modules préfabriqués faits de béton et de métal, sont régulièrement le support d’inci- vilités, tags et graffitis, ce qui n’ar- range pas leur aspect visuel.L’idée de la convention qu’ont si- gnée le maire Louis Giscard- d’Estaing et Pierre-François Man- geon, directeur territorial Enedis Puy-de-Dôme, est d’avoir re- cours à l’expression artistique pour revaloriser ces petits bâti-
ments. À raison de quatre postes par an, les écoliers et les enfants des centres de loisirs, encadrés par des artistes graffeurs che- vronnés, réaliseront du street art. En quatre ans, dans le dé- partement, 40 postes ont été traités et ces fresques ont bien vieilli, les tagueurs respectant le travail des graffeurs. L’envi- ronnement direct aura un impact sur les thèmes retenus pour les œuvres. ●
Daniel Cerutti, le patron de Wig France Entre- prises, vient de prendre la présidence de la FFB Grand-Est pour un man- dat de trois ans renou- velable une fois.
Zepros 3 | Déc. 2012-Jan. 2013
23
Zepros 75 | Mars 2020
VOS RÉGIONS
BATI
88
| GOLBEYLancement d’une ligne de panneaux
63
| CHATELGUYONUn théâtre préservé
L
a rénovation du théâtre de la petite ville thermale qui va se transformer avec la construction d’un “resort” très moderne, lui a valu récemment un Ruban du pa- trimoine lors du salon interna- tional du patrimoine culturel à Pa- ris. Le jury a pris en compte plu- sieurs critères (intérêt du patri- moine, cohérence esthétique et architecturale, matériaux et or- ganisation du chantier, qualité de la mise en œuvre, retombées de ces opérations, audace de l’opé- ration et mobilisation populaire).Avec son toit ouvrant unique en France, le théâtre permettait aux artistes de jouer à ciel ouvert sur
une scène de 80 m2. Une verrière rétro éclairée, placée sous une lanterne, lui redonne son aspect d’origine. Le cachet du pavillon d’entrée, dans le style Louis XV (décors de pots à feux, balustres, sculptures exubérantes et chan- tournées) et ses boiseries ont été préservés. Construit par Albert Le Voisvenel, le bâtiment impres- sionne lorsqu’il ouvre ses portes en 1901. Dix ans plus tard, il est agrandi par Édouard-Jean Nier- mans, célèbre architecte de l’époque qui a dessiné les plans des Folies Bergères, du Moulin Rouge, de l’Olympia et de l’hô- tel Negresco à Nice. ●
En lien avec la politique de revalorisation de l’ensemble thermal, il était souhaitable de restaurer cet ensemble décoratif.
P
ropriétaire de l’usine Pavatex, le groupe alsacien Soprema devrait lancer une ligne de pro- duction de panneaux isolants ri- gides sur le site vosgien. «Suite à la réorganisation de son industrie européenne, Pavatex va concentrer sa production de panneaux isolants rigides en fibres de bois sur son usine de Golbey», a assuré le groupe à Michel Heinrich, le pré- sident de la communauté d’ag- glomération d’Épinal (source : Vosges Matin). Un parc à bois et une ligne d’écorçage-broyage de plaquette devraient démarrer dès la fin de cette année et la mise en route d’une seconde ligne de fa- brication est planifiée pour ledeuxième semestre 2021. Un in- vestissement de 27 M€ est an- noncé ainsi que la création d’une cinquantaine d’emplois. Ce nou- veau projet se réalisera avec les voisins de la papeterie Norske Skog, notamment au niveau de l’achat des plaquettes de résineux et la fourniture d’énergie. Le fait que Norske Skog a investi près de 160 M€ dans une chaudière bio- masse a sans doute fait pencher la balance en faveur de Pavatex. ●