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PATRICE TALON DANS SES MANŒUVRES POUR «TENIR TOUT LE MONDE»!

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Academic year: 2022

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ORGANE POLITIQUE DU PARTI COMMUNISTE DU BENIN Rédacteur en Chef : Denis SINDETE

ISSN 1607-3266 ; La Flamme (Cotonou)

01 BP 2582 RP COTONOU (Rép. Bénin) Dépôt légal N° 359

PAGE INTER

L A F L A M M E

N° 359 du Vendredi 24 Juillet

2020

ACTUALITE

HISTOIRE-TRADITIONS ET DEVELOPPEMENT

SAKA YERIMA, un héros national oublié

(1

ère

partie) Anti- Manuel

(Suite 9)

…Le peuple rejette la politique de la haute

bourgeoisie….

N’oublions pas qu’avec l’INIREF (Institut International de Recherche et de… P8

Le Patriotisme et la Démocratie au Bénin

PAS DE DEMOCRATIE REELLE SANS LE PATRIOTISME

ECHO DES REGIONS

1. Visite des Chefs d’Etat de la CEDEAO au Mali

Extrait de la lettre ouverte du cinéaste Cheick Oumar Sissoko aux Chefs d’Etat.

2. Situation en Lybie

Que cessent les interventions étrangères en Lybie.

A L’APPROCHE DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES DE 2021 AU BENIN

P7

Enseignement secondaire : les Directeurs d’établissements sous pression dans le zou.

Lpv : INIREF : Déclaration de la

Coordination des Rois Probes du Nord.

P7

P8

P6

INVALIDATION D’UN SIEGE A LA MAIRIE DE PARAKOU

PATRICE TALON DANS SES MANŒUVRES POUR « TENIR TOUT LE MONDE » !

Déclaration de l’Union de la Jeunesse Communiste du Bénin (UJCB)

Première sortie de Joël AÏVO contre le mouvement

démocratique et patriotique

P2

P4

P4

P4

La rétrocession des biens culturels du Bénin

Résultats des championnats européens

CULTURE ET SPORT

P8

(2)

EDITORIAL

Contre le maintien du pacte colonial

quelques jours de la commémoration du 60ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance formelle de notre pays, il y a lieu de réfléchir sur la situation réelle de la patrie. On se doit de se poser les questions sur l’immobilisme, sur le recul observé de notre pays. La révolution philosophique et culturelle en cours dans le monde entier met l’homme quelle que soit la race ou le sexe au centre de la politique. Cette révolution renouvelle la condamnation de la domination étrangère sur les peuples. Il est plus que jamais inadmissible l’étranglement de nos pays par l’impérialisme français avec le pacte colonial. Il apparaît plus que jamais inadmissible que l’on continue d’accéder à l’école à travers une langue étrangère et non dans sa propre langue, que l’on soit jugé à travers une langue étrangère, que sa monnaie soit gérée par une puissance étrangère. Il est plus que jamais inadmissible que ce système archaïque soit maintenu et que l’homme au Bénin continue d’être traité comme un sous-homme à la merci de l’impérialisme français et de ses gouverneurs à peau noire comme Patrice Talon.

Alors la lutte nécessaire pour la démocratie, pour le renversement du pouvoir autocratique de Patrice Talon, doit viser la libération du pays de « l’Enclos français » pour une indépendance réelle et non le remplacement d’un gouverneur à peau noire par un autre. La révolution en cours dans le monde entier appelle la libération de notre pays du système du pacte colonial.

La Rédaction

LES AGISSEMENTS FEBRILES DES TENANTS DU SYSTEME DE TYPE COLONIAL AU BENIN.

Les jours s’égrènent qui nous conduisent aux prochaines échéances électorales présidentielles de mars 2021. A moins de 8 mois, une fièvre semble s’emparer du pays, observée notamment de la part des tenants du maintien du système colonial au Bénin.

Du côté de la mouvance, on voit par-ci par-là des groupes de personnes dits jeunes monter au créneau pour susciter la candidature de Patrice Talon. On a des groupes tels « K.O pour Talon 21 » « Les bataillons de Patrice Talon » etc.

On y lit des déclarations du genre « Nous sommes témoins depuis le 6 avril 2016. Notre pays a pris un nouvel envol. Des réformes structurantes, des réalisations infrastructurelles, des performances économiques avec des annotations par des organismes internationaux, des mesures de rationalisation des ressources de l’Etat, la dématérialisation de l’administration des ressources de l’Etat, la bonne gestion des finances publiques, la lutte contre la corruption et des innovations majeures dans plusieurs domaines sont devenus la norme au Bénin ??!!!» (Béninsite, 9 juillet 2020). On se croirait sur une autre planète ? En paraphrasant Lénine, nous dirons que tout système si pourri soit-il, a toujours des gens pour le défendre et ne tomberait jamais de lui-même si on ne l’y pousse. La misère généralisée au peuple qui a faim ; la suppression massive des emplois et la non création de nouveaux emplois ; la mise en deuil de nombreuses familles, l’accaparement de tout le patrimoine du Bénin par le Clan Talon au pouvoir, la privatisation généralisée de toute l’administration béninoise et la mise des libertés et de tout le peuple béninois dans les fers etc. etc. Tout cela ne dit rien à ces

groupuscules. Il y paraît comme une évidence que ces gens-là émargent à des budgets secrets dont la source se trouve au Palais de la Marina. L’on ne peut s’y tromper. En fait c’est le Clan Talon lui- même qui actionne dans l’ombre pour apparaitre comme répondant de l’appel du peuple à une réélection en 2021. Ce genre de cinéma est connu sous nos cieux africains.

Du côté de ce que l’on peut appeler une Certaine Opposition, l’agitation s’observe principalement chez les illusionnistes qui se mettent en scène et prétendent se poser comme candidats aux présidentielles prochaines. Leur cheval de bataille c’est la suppression du parrainage. Cette revendication qui, la semaine dernière semble s’essouffler, reprend de plus belle. Ils espèrent par- là aller battre l’Autocrate en mars prochain aux urnes. Du moins le clament-ils. On les entend déclarer « le peuple décidera en mars prochain » « la démocratie sera restaurée », sans nous dire par quels mécanismes, ils passeront les barrages d’acier des lois d’exclusion et surtout des institutions de gestion des élections( CENA, Cour Constitutionnelle) dressés sur la voie des Candidats. On dit ordinairement chez nous que lorsqu’un aveugle dit : « je vais te lancer la pierre », c’est que déjà il a le pied dessus. Ces gens ont peut-être le pied sur la solution pour battre un autocrate aux urnes ; mais ils n’en disent rien au peuple ; autrement dit leur solution, pour battre Talon aux urnes, ce n’est pas le peuple, mais leurs mentors étrangers qui les parrainent et les financent et les réseaux secrets mis en œuvre dans le pays à leur service. Ou encore, ils ne sont que des « sous- marins » de Talon pour servir de faire-valoir ou d’accompagnateurs de Talon en « match amical » en mars prochain. C’est dire que ces illusionnistes avancent masqués, cachant soigneusement leurs jeux au peuple qu’ils veulent prendre par traitrise ; avec comme méthodes privilégiées d’action les complots, et les intrigues nouées conseillées par les Maîtres de la Françafrique.

Il s’entend alors que ces gens ne parlent jamais des problèmes existentiels de notre pays, à savoir un pays demeuré « Enclos français ». Oui il est aujourd’hui admis que notre pays, comme la plupart des Etats nés de la sphère française, demeure « un Enclos français » c’est-à-dire un Etat, nominalement indépendant, mais en réalité demeuré enchaîné par mille canaux et réseaux dans les liens de dépendance de l’ancienne puissance coloniale, la France. Les événements internationaux actuels dans le monde et notamment dans la sous-région où l’impérialisme français joue au gendarme le prouvent.

Le peuple n’a que faire de ces agissements fébriles, anti-peuple, stériles et abêtissants. Il doit poursuivre sa voie contre tous les ennemis, pour son émancipation totale, quels qu’en soient les sacrifices que cela demandera.

Samson

PAS DE DEMOCRATIE REELLE SANS LE PATRIOTISME

orsque les Impérialistes français parlent de « démocratie » dans un pays comme le Bénin et à leur suite, les fretins idéologues béninois, politologues ou « politiques- constitutionnalistes » à leur solde, ils ne parlent que de la démocratie compatible avec les intérêts de domination française au Bénin et de conservation du Bénin comme « Enclos français ». Quand RFI, France 24 et autres TV5, parlent bien d’un régime démocratique en Afrique, il faut toujours entendre « Régime sauvegardant les intérêts coloniaux de la France ». D’ailleurs certains parmi les plus lucides des Dirigeants français, n’hésitent pas à dire que « l’Afrique n’est pas mure pour la démocratie » (Jacques Chirac). Ecoutez-les s’exprimer au Bénin, ces éléments de la FrançAfrique, avec l’assurance et la suffisance qui

A

L

ACTUALITE

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n’ont d’égal que les diplômes et soutiens français dont ils bénéficient et qu’ils cachent difficilement. Ils parlent de libertés démocratiques, de droits de l’homme et tutti quanti, tous en occultant que l’un des premiers droits de l’homme-citoyen, c’est de s’exprimer dans l’administration de son pays en sa langue (mairie, administration centrale), c’est de s’instruire dans sa langue maternelle, c’est d’être jugé au tribunal dans la langue qu’il comprend et dans les termes qu’il comprend. La première raison de l’institution par le Roi François 1er de France de la langue française comme langue du peuple français en 1539 par la prise de l’Ordonnance de Villiers-Cotterêts, c’est de devoir juger le citoyen français en langue populaire « françoise » au lieu du latin.1. Une démocratie seulement pour à peine 10% de la population lettrée réellement en français ! Voilà la réalité et on en est fier. Actuellement déjà les prononcés des décisions de justice au Rwanda se font en langue kinyarwanda. Pour la faune des éléments de la FrançAfrique et leurs idéologues, c’est la démocratie française en occultant complètement que nous sommes dans un « Enclos français » et qu’il faut, avant de résoudre la question de démocratie interne, c’est-à-dire de l’organisation interne des organes de gouvernement du pays, il faut assurer la souveraineté du peuple sur son propre destin et la pleine souveraineté du Bénin comme Etat Indépendant. En France, nul ne peut imaginer que la langue de l’administration et de la justice soit le mandarin, ou l’anglais ou que le maire, pour qu’il soit élu, doive savoir parler et écrire l’allemand.

Ces idéologues coloniaux qui paradent dans des grands hôtels de la place pour colloque, ne parlent jamais des questions existentielles de l’Etat béninois, telles que la récupération de notre souveraineté monétaire, telle que le pourquoi des pays comme la Lituanie ou l’Estonie (environ 1 à 2 millions d’habitants) parlent leurs langues dans l’administration, la justice, instruisent leurs enfants dans leurs langues et non le Bénin avec ces 12 millions d’habitants. Ils ne disent rien de la mainmise des entreprises françaises et étrangères sur nos entreprises et le chômage qui en résulte. Les exemples de ces

« démocrates », agents impérialistes sont à trouver dans des personnes telles que « les constitutionnalistes » à l’exemple des DOSSOU Robert, de HOLO Théodore, etc. Quiconque parle de démocratie sans l’associer en même temps avec la dénonciation du caractère « Enclos français » qu’est le Bénin, n’est qu’un agent de l’étranger et particulièrement de la France. C’est un idéologue de la démocratie de prisonnier. La démocratie de prisonnier, c’est celle exercée dans les strictes limites définies et imposées par l’impérialisme français et autres et qui soit compatible avec le maintien de la domination impérialiste française en particulier. Elle est strictement encadrée non seulement par la Constitution qui permet l’intervention étrangère dans nos affaires (art. 66) ; mais par de multiples lois aussi coloniales les unes que les autres : lois sur l’OHADA par exemple.

Vous êtes libres de vous organiser à l’interne, pourvu que cela ne casse pas le carcan de l’enclos colonial français qu’est le Bénin. La démocratie de prisonnier c’est la complète négation de la souveraineté de nos pays.

Seule, une telle approche permet de comprendre les lignes directrices de la conduite des différents gouvernements français (la politique de deux poids deux mesures, la politique de la démocratie à géométrie variable) dans nos affaires depuis 60 ans.

Ainsi la France soutient des gouvernements autocratiques tels que ceux des dynasties des EYADEMA au TOGO, BONGO au Gabon, de

1 Article 110 « Que les arrêts soient et compréhensifs afin qu’il n’y ait pas de raison de douter sur le sens de ces arrêts, nous voulons et ordonnons qu’ils soient faits et écrits si clairement qu’il ne puisse y avoir aucune ambiguïté ou incertitude, ni raison d’en demander une explication…. »

Article 111 « Parce que de telles choses sont arrivées très souvent, à propos de la mauvaise compréhension des mots latins utilisés dans les dits arrêts, nous voulons que dorénavant tous

Sassou NGUESSO au Congo, de BIYA au Cameroun sans que cela ne gêne nullement ses proclamations démocratiques.

Mais dès lors que la politique d’un pays tend à remettre en cause les intérêts hégémoniques français, on crie à la dictature, on mobilise la

« communauté internationale » et on intervient militairement soit par assassinat (Olympio, Sankara etc), putsch ou intervention militaire comme en en Guinée de Sékou Touré, en Libye ou en Côte d’Ivoire.

Au regard de cela, il y a lieu d’affirmer à l’étape actuelle de la lutte de nos peuples, le primat du patriotisme sur la démocratie coloniale, la démocratie de prisonnier.

L’affirmation du primat du patriotisme sur la fausse démocratie à l’étape actuelle est facile à accepter en paroles, mais pas toujours aisée à appliquer. Et cela se comprend aisément. On est en face d’un appareil d’Etat concret et non celui direct de la France. Cet appareil pose de graves actes de violations permanentes des libertés et nécessite nos réactions immédiates. Se faisant quotidiennement, il est facile d’ignorer, derrière cet appareil répressif en face de soi, le commanditaire de cet appareil, le vrai auteur et bénéficiaire de ces actes et la cause finale de vos malheurs. Et des fois, on entend des hommes et femmes de nos pays appeler « au secours contre nos dictateurs » cette même France, responsable de nos conditions. On est soumis au coercitif et on ignore le rémanent.

Telles sont quelques leçons que nous donne le bilan des 60 ans de luttes des organisations et mouvements révolutionnaires et anti- impérialistes d’Afrique francophones.

Samson

INVALIDATION D’UN SIEGE A LA MAIRIE DE PARAKOU, PATRICE TALON DANS SES ŒUVRES

e 16 juillet 2020, la Cour suprême a invalidé un siège détenu par le Parti FCBE du duo YAROU-HOUNKPE au conseil municipal de Parakou, ce qui fait perdre à ce dernier, la majorité absolue qui lui a permis d’avoir un de ses militants nommés maire de Parakou.

Après cette invalidation, Cette même Cour Suprême ordonne la reprise de l’élection du maire et chefs d’arrondissement.

La bizarrerie de cette décision, c’est qu’au de l’invalidation du siège du conseiller fautif, permettant à son suppléant de prendre sa place, la Cour Suprême supprime carrément le siège. Ce qui ramène le nombre de conseillers de 33 à 32 mettant les deux camps à égalité, ce qui permettrait au pouvoir de se livrer à toutes les manœuvres pour l’élection du nouveau conseil communal.

On se rappelle que, lors de l’élection du Maire de Parakou, trois conseillers avaient fait défection et que c’est grâce à la fameuse loi interprétative que le maire Aboubakar Yaya a été nommé. On se rappelle aussi qu’après le vote de cette loi, le Président Talon lui- même était intervenu pour interdire toute alliance entre ses deux partis jumeaux et le groupe des traitres HOUNKPE-YAROU. En effet, deux précautions valant mieux qu’une, il ne faut pas faire confiance à des traitres qui pourraient recommencer la même opération dans d’autres circonstances. Orden ALLADATIN, un des porte-voix de

les arrêts ainsi que toutes autres procédures que ce soit de nos cours souveraines ou autres subalternes et inférieures, ou que ce soit sur les registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences et tous les autres exploits de justice qui en dépendent, soient prononcés publiés et notifiés aux parties en langue maternelle française et pas autrement. »

L

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Patrice Talon, vient de rappeler qu’il ne peut avoir une alliance entre L’Union Progressiste (UP) un des partis jumeaux de Patrice Talon et les FCBE contre le Bloc Républicain lors de la reprise de cette élection au conseil municipal de Parakou.

Le sort d’Aboubacar YAYA et de son groupe de traitres est-il donc scellé à la mairie de Parakou ? Si c’était le cas, ce sera la rançon de la trahison et du double Jeu.

Ce que tout ceci confirme, c’est que sous l’autocratie de TALON, il n’y a pas de place pour les demi-mesures. Il faut tout contrôler. Patrice Talon n’avait-il pas déclaré : «Dans un petit pays comme le nôtre, ce qui permet à un Président d’être réélu, ce n’est pas son bilan. C’est la manière dont il tient les grands électeurs ; quand tous les politiciens sont à sa solde, tous les maires sont à sa solde, tous les députés sont à sa solde, tous les partis politiques sont fragilisés et sont à sa solde, tous les commerçants sont à sa solde, il aurait beau être mauvais il sera réélu »

Voilà encore un fait qui montre que tous ceux qui pensent qu’on peut renverser le pouvoir autocratique de Talon par les élections trompent le peuple et font le jeu de ce dernier.

Afia

Union de la Jeunesse Communiste du Bénin (UJCB) 01 B.P. 2582 Recette Principale (Rép. Bénin) Tél. : 66160169 -Email : [email protected]

PREMIERE SORTIE DE JOËL AÏVO CONTRE LE MOUVEMENT DEMOCRATIQUE ET PATRIOTIQUE

Le vendredi 17 juillet 2020 une information indique qu’il s’est tenue à l’UAC une assemblée dite de renouvellement du bureau de la section de l’UNSEB-UAC. Etaient présentes à cette assemblée les personnes suivantes : Rodolpho DAH-KINDJI (exclu de l’UNSEB en 2014), Wenceslas AKAKPO, représentant la FNEB (une organisation estudiantine à la solde du pouvoir TALON), Habib AHANDESSI (présenté le 13 mars 2020 à la communauté estudiantine comme un allié du pouvoir TALON au sein des étudiants par le Ministre Porte- parole du gouvernement de Patrice Talon, monsieur Alain OROUNLA), un représentant du recteur de l’UAC et un représentant de Joël AÏVO.

Le 19 juillet 2020, une déclaration du Bureau Exécutif National (BEN) de l’UNSEB dénonce cette assemblée qu’il qualifie de « manœuvre d’individus aux ordre du pouvoir » en précisant qu’il revient à lui seul la prérogative de convocation d’assemblée élective des instances de l’UNSEB. Les faits évoqués supra avec la dénonciation du BEN/UNSEB de la fameuse assemblée élective du 17 juillet prouvent qu’on est en face d’un complot d’agents du pouvoir contre l’UNSEB et le mouvement démocratique.

Tout le monde sait que l’UNSEB est héritière légitime de la tradition de lutte de l’Union Générale des Elèves et Etudiants du Dahomey (UGEED), du Front d’Action Commune des Elèves et Etudiants du Nord (FACEEN), de la Jeunesse Unie Anti-impérialiste du Dahomey (JUD) et de l’Association des Scolaires et Universitaire du Bénin (ASUB). Et que c’est l’appui sur cet héritage qui permet à l’UNSEB d’être conséquente depuis toujours dans la défense des intérêts des élèves et étudiants du Bénin et d’être présente aux côtés des autres organisations démocratiques qui luttent pour le patriotisme et la probité dans notre pays.

S’il en est ainsi, la présence d’un représentant du Pr. Joël AÏVO à une assemblée de mercenaires au service du pouvoir contre le mouvement étudiant révèle que le Pr. Joël AÏVO qui pouvait se vanter d’avoir milité à l’UNSEB se retourne contre les aspirations du mouvement

étudiant, de la communauté universitaire et du mouvement démocratique.

On comprend mieux maintenant pourquoi le Pr. Joël AÏVO ne se prononce jamais sur les problèmes préoccupants de l’université. Il n’a pas condamné l’assassinat de l’étudiant Théophile Djaho, tué par les agents de la police de Patrice Talon. Par contre, l’on a vu avec quel empressement il s’est adressé au gouvernement Ivoirien (pro français) suite au décès de son premier ministre Gon COLIBALY.

En milieu universitaire, on peut relever que récemment Joël AÏVO a trahi l’unité d’action des enseignants contre les diverses mesures impopulaires du pouvoir. Notamment, en allant payer secrètement les frais irréguliers de participation au CAMES contre la décision de l’intersyndical des enseignants des universités du Bénin.

Dans la logique des agents de la FrançAfrique, on l’a vu se faire entourer des pontes au service de l’impérialisme français pour célébrer le 30ème anniversaire de la Conférence Nationale dite des Forces vives de la Nationale et a tenu des propos antipatriotiques que la grande combattante Thérèse WAOUNWA a eu raison de dénoncer.

Il n’y a plus de doute, les faits lèvent le voile et font découvrir le vrai visage du Professeur Joël AÏVO comme ennemi du mouvement démocratique et patriotique au Bénin. Plus d’illusions sur les intentions de cet homme qui veut faire croire au peuple béninois et la jeunesse qu’il est un opposant démocrate au pouvoir autocratique de TALON.

Cotonou, le 23 juillet 2020 L’UJCB

SAKA YERIMA, un héros national oublié (1

ère

partie)

Tel est le thème qui est présenté ici. Notre histoire a consacré des héros nationaux connus tels que Béhanzin, Bio Guèra, Kaba. Mais nous devons savoir que l’histoire n’est jamais définitive ; elle s’approfondit de jour en jour et s’éclaircit à la lumière de nouvelles recherches et de réévaluation des faits et évènements qui cimentent le tissu national en formation.

Le cas du héros SAKA YERIMA nous interpelle. Il fait partie des Résistants de la Première Génération contre l’agresseur français au même titre que Béhanzin, c’est-à-dire de ceux qui se sont levés pour s’opposer à la pénétration coloniale elle-même, à l’occupation territoriale de la Colonie du Dahomey ; alors que l’on peut dire, les héros tels Bio Guèra et Kaba sont de la deuxième Génération, c’est- à-dire qu’Ils se sont opposés à l’administration coloniale déjà installée avec ses grandes brimades et actes barbares de gestion coloniale(impôts et levée pour l’armée coloniale). C’est dire que la non consécration de ce personnage comme héros national est une injustice.

Nous devons cette nouvelle vue au travail laborieux et combien édifiant du Professeur Djibril M. DEBOUROU intitulé « La résistance des Baatombu à la pénétration française dans le Haut-Dahomey 1896-1898- Saka Yérima ou l’injuste Oubli » aux Editions L’Harmattan, 2015.

Nous remercions le Professeur DEBOUROU pour cette importante contribution au rétablissement d’un point d’ombre de notre histoire à travers le peuple baatonu. Nous commençons à partir de ce numéro de La Flamme à reproduire un extrait de ce livre en son chapitre 4 «Saka Yérima et la défense du territoire (1896-1898) ».

Ceci pour permettre à notre peuple d’inscrire désormais dans son collectif mémoriel, SAKA YERIMA parmi les héros nationaux.

La résistance des Baatombu à la pénétration française dans le Haut-Dahomey (1895-1915)

HISTOIRE-TRADITIONS ET DEVELOPPEMENT

(5)

Saka Yérima ou l’injuste oubli

Chapitre4 : SAKA YERIMA ET LA DEFENSE DU TERRITOIRE 1896-1898 Gbeguru, grande agglomération de près de 160 concession, déroulait à l’infini la tranquillité de ses champs et de ses cases. Les combats et les escarmouches dont il fut le théâtre fortuit soufflèrent parmi les Baatombu, le culte de la patrie et l’exécution des envahisseurs indélicats et tyranniques.

1. Les préliminaires de Gbeguru

Les premiers contacts des Français avec le Borgu furent cordiaux, même si les traités de « protectorat » signés justifiaient, à tort ou à raison, de la part des Blancs, des revendications territoriales au profit de leur pays d’origine. Ces engagements, véritable marché de dupe ou pur dialogue de sourds permettaient d’affirmer que les dirigeants locaux souhaitaient ardemment se placer sous protection du colonisateur. Evidente ruse de guerre, ces accords différemment appréciés par les deux protagonistes, étaient souvent des casus belli : en effet, pour les Blancs, ils conféraient des droits absolus sur les territoires ; et pour les Noirs, ils symbolisaient un simple geste d’amitié à l’égard d’un hôte qu’on recevait. Les dirigeants noirs concevaient qu’on puisse les changer plusieurs fois, en renouvelant au besoin ses interlocuteurs. Les Européens, véritablement ignorants des réalités du terrain, épousaient l’esprit des rapports coloniaux et produisaient à l’intention de leur public, des textes choquants, lamentables, voire insupportables ; lisez plutôt :

Parfois, les colonnes se heurtent à des despotes nègres, véritables bêtes féroces qui ravagent le pays partout où ils passent et massacrent les malheureux noirs ou les emmènent comme esclaves.

Il faut livrer bataille et le chef blanc avec ses tirailleurs arrive souvent à mettre en fuite, par son courage et son habileté, une colonne de plusieurs milliers de guerriers. C’est ainsi que Gouraud s’empare du sultan Samory qui terrorisait le Soudan depuis des années.

C’est ainsi qu’il faut comprendre l’esprit et le contexte des traités signés par le lieutenant-gouverneur Victor Ballot avec les rois du Borgu. Le 04 novembre 1894, il foula le sol de Kparaku où il signa avec Akpaki Dafia, chef de Kparaku, un traité d’amitié. Et le 24 novembre 1894, il atteignit Nikki où rencontra le Sina Boko, roi suprême des Baatombu. Par ce geste, les Français se croyaient désormais en territoire conquis. Car le passage de Victor Ballot à Nikki ouvrit le Borgu à de fréquentes manœuvres militaires.

Au début de l’année 1897, un détachement important, fort d’une centaine de soldats, se rendit probablement à Nikki. Cette mission permettait de cerner davantage les territoires du Haut-Dahomey qui attisèrent naguère la convoitise des Allemands, des Anglais et des Français. Parti de Kparaku où se trouvait une solide implantation de l’armée française, la patrouille bivouaqua à Gbeguru, à une vingtaine de kilomètres, au nord-est de leur base. Les habitants de ce village, les Baatombu, surpris par cette présence insolite, ennuyeuse et pour le moins inquiétante, s’empressèrent d’offrir des pitances (essentiellement des tubercules d’igname) et quelque volaille. La troupe méprisa ces denrées estimées insuffisantes pour nourrir ses hommes ; elle choisit de se servir dans la réserve villageoise. Sans autre forme de procès, les soldats s’en prirent aux petits ruminants (cabris, chèvres, moutons) et à la volaille (poules, canards, coquelets…). Un habitant de Gbeguru, propriétaire d’une poule à laquelle il tenait absolument, refusa de se laisser déposséder d’un bien sur lequel un militaire jeta son dévolu. En s’opposant fermement à cette prise, il reçut un méchant coup de poing. Vindicatif, le Baatonnu de Gbeguru alla chercher son arc et décocha une flèche à son violent spoliateur. Le village tout entier s’indigna de cette manière soldatesque et prit fait et cause pour l’infortuné exproprié.

Ils ne cessent de s’approprier tout ce qu’ils voient : c’est une façon opiniâtre de nous chercher querelle. Plus on leur cédera, plus ils réclameront. Cela ne peut plus durer.

La mort d’un, de deux ou trois tirailleurs, peut-être davantage, déclencha la furie de la soldatesque qui entreprit une attaque lourde : les coups de feu dans tous les azimuts firent de nombreuses victimes. La troupe perpétra le sac de flèches de Gbeguru. Pendant qu’elle recevait des grêles et des pluies de flèches, elle répondait par des feux de salve qui se succédaient à un rythme régulier et cadencé, faisant parmi les autochtones des dizaines et des dizaines de morts qui jonchaient le sol. Les soldats agissaient dans une ambiance d’agitation extrême et un contexte psychologique exaltant sous le ciel sinistre de Gbeguru qui se trouva, ipso facto, dans la tourmente.

Les entrées du village furent fermées et un incendie criminel embrasa la localité. Dans un sursaut d’orgueil, les Baatombu qui portaient leur liberté comme les soldats des armoiries de la France, voulurent exalter le nom de l’histoire du Borgu : ils refusèrent, par conséquent, de s’agenouiller dans la défaite et dans la honte. Une véritable fièvre de protestation s’empara de cette foule d’hommes sobrement armés, mais que la fierté retenait devant le brasier ennemi. Les images d’horreur adhèrent à la mémoire des combattants qui les racontèrent aux griots et à la postériorité.

A tout le moins, la répression s’exerça avec autorité et sévérité sur une population qui brava le péril pour protéger ses institutions (le chef Sina Woba Tokoru et quelques membres de sa cour), les enfants et leurs mamans, les vieilles impotentes… ces personnages vulnérables trouvèrent un abri sécurisé sur les bords du fleuve Nannon (le fleuve Ouémé des cartes géographiques). Mais d’autres vieillards, tous sexes confondus, furent arrêtés et fusillés.

Le chef du village qui assuma le déchainement de son peuple devint, de ce fait, un chef de guerre : sa cachette s’érigea en poste de commandement à partir duquel il alimentait la guérilla. Son abri de fortune discret sur la rive gauche du fleuve se transforma en un véritable quartier général.

La résignation n’est pas le moteur du peule Baatonnu ; il se range volontiers du côté de la révolte. On dit à Gbeguru qu’après une petite semaine de brutalité, de sévices et de maltraitance, un appel aurait été lancé à Saka Yérima : les pyromanes de son village maternel l’invitèrent afin de le connaître et d’avoir des échanges amicaux avec lui. Subterfuge ou méthode pour ramener le calme ? En tout cas, Saka Yérima, pour toute réponse, leur promit une revanche à la hauteur de l’humiliation infligée à sa famille à Gbeguru.

Enseignement Secondaire, les directeurs d’établissement sous pression dans le Zou.

Actuellement, c’est la période des examens de fin d’année. Malgré les tares connues de notre système éducatif et avec la pandémie du coronavirus, les examens sont programmés et se déroulent déjà.

Généralement élèves, parents d’élèves, enseignants et autorités en charges de l’organisation des examens sont tous stressés. Mais dans le département du Zou, les directeurs des établissements secondaires, en dehors du stress général, sont soumis à une pression toute particulière.

En effet, depuis l’année passée plus particulièrement cette année le directeur départemental de l’enseignement secondaire, monsieur Dieudonné GAMBIALA ne rate aucune occasion (qu’il crée parfois) pour menacer directement les responsables d’établissement. La

ECHO DES REGIONS

(6)

menace se résume en ceci que le maintien en poste de chaque directeur dépendra des résultats aux examens. Donc c’est à une obligation de pourcentage que sont astreints les directeurs. S’il est vrai que le pays avait connu cette situation sous un régime précédent, l’indignation et réprobation qui ont suivi ne permettent pas logiquement de remettre en selle. Et pourtant c’est ce à quoi se livre monsieur GAMBIALA pour en rajouter à la tension habituelle de la période en dehors de toute préoccupation réelle et légitime des usagers de l’école béninoise.

Nos écoles sont-elles dotées de bibliothèque et de laboratoire équipés ? Disposent-elles d’infirmerie ? Les enseignants sont-ils en nombre suffisants avec les qualifications requises ? Quel est le programme d’enseignement ? Et surtout quel est la place et rôle de nos langues maternelles dans le système éducatif ? Voilà les vrais problèmes auxquels tout responsable patriote doit chercher de solution pour une meilleure formation des enfants du Bénin pour booster son émancipation.

Lokossou Correspondant zou

INIREF INIREF

COORDINATION DES ROIS PROBES DU NORD

DECLARATION

A propos de l’occupation illégitime et/ou illégale du domaine du Palais royal de BORI

Depuis début mois de juin 2019, Sa Majesté Bori Sounon TOUNKOU II, roi de BORI, est aux prises avec une imposture sur la Place traditionnelle pluriséculaire du Palais Royal de BORI. De quoi s’agit- il ?

1- La Chefferie de BORI dispose d’une Place royale aménagée depuis des décennies avant la colonisation. Pendant et après la colonisation, cette Place a été conservée et respectée comme patrimoine infrastructurel traditionnel jusqu’au jour où Dame Azoumi est récemment installée.

2- Il y a environ treize (13) ans, selon Dame TABE Azoumi qu’elle aurait obtenue en offre (sans preuve), du neveu de Sa Majesté Kora Doré ancien roi de BORI, une partie du patrimoine public traditionnel du royaume de BORI pour s’y installer.

3- Si l’offre semble magnanime de la part du présumé donateur, elle n’est pas moins illégitime, car tous les Rois ont le devoir sacré de conserver et de protéger tout le patrimoine culturel, infrastructurel, immobilier et coutumier qu’ils héritent de leur prédécesseur aux fins de permettre à leur successeur de disposer et de jouir à leur tour de tous les acquis matériels et spirituels de la Chefferie en vue de perpétuer et d’améliorer l’œuvre entamée pour le rayonnement de la Chefferie. Tout Chef traditionnel qui aliène quelque partie du patrimoine à lui légué aux fins personnelles commet un blasphème puni par la loi traditionnelle.

4- Tout individu qui s’érige inconsciemment ou non en recéleur d’une telle forfaiture est en devoir de la réparer au plus vite sous peine d’être puni à son tour. Et Dame TABE Azoumi, tombe sous le coup du délit d’initié en acceptant cette offre au lieu de la dénoncer. Elle commet donc double

faute envers la Chefferie de BORI et cela éclabousse tous ses soutiens ou parrains.

5- Sa Majesté Bori Sounon TOUNKOU II qui, depuis son intronisation, s’est courageusement lancé dans la lutte pour l’édification de sa Chefferie et la réhabilitation de tous les acquis traditionnels liés à elle, relève ainsi le défi que tout Chef traditionnel digne devrait s’assigner aujourd’hui.

6- Sur le terrain, Sa Majesté constate que cette Place qui est relevée comme patrimoine du Palais royal, se trouve occupée par Dame TABE Azoumi. Il l’interpelle et lui demande à l’amiable, de libérer la place contre d’une part, une compensation de superficie équivalente et d’autre part une aide pour sa nouvelle installation. Dame TABE Azoumi non seulement refuse, mais encore porte plainte contre le Roi de BORI devant la Police et se serait également plainte au Procureur du Tribunal de Parakou. Dos au mur et ne voulant pas démordre, Sa Majesté s’est vu obligé de porter le dossier devant la Justice depuis février 2019.

C’est pour toutes ces raisons que les Rois probes du Nord soutiennent Sa Majesté Bori Sounon TOUNKOU II dans le litige domanial qui l’oppose à Dame TABE Azoumi, traitresse à la mission traditionnelle de ses origines familiales, et pour le rayonnement de la Chefferie de BORI.

A cet effet, ils lancent un appel patriotique à tous les Rois et Chefs patriotes du Bénin pour qu’ils apportent leur soutien sous toutes les formes en leur pouvoir pour que le Roi de BORI triomphe du procès qui est pendant devant le Tribunal de Première Instance de Parakou le 05 août 2020 prochain.

TOUS, mobilisons-nous pour la protection, la défense et le rayonnement de nos royaumes et Chefferies respectifs contre tous les imposteurs et antipatriotes.

Wari-Maro, le 16 juillet 2020.

Pour la Coordination des Rois probes du Nord

Sa Majesté Sounon Bouko NOBAGARI Roi de Wari - Maro.

Résultat des Championnats Européens

La crise sanitaire du covid 19 a eu ses conséquences sur le monde du sport en général et du football en particulier. On a donc d'abord observé la suspension voire l'arrêt total de certains championnats comme la France et les pays bas où les résultats figés ou sur des calculs spécifiques ont permis au Paris Saint-Germain et à l'Ajax Amsterdam de triompher; et d'autres championnats qui après une longue période de suspension ont repris à la surprise générale. C'est le moment de faire le point sur la fin de saison de ces championnats dits majeurs.

Espagne :

Jeudi 16 juillet 2020, le Real Madrid remportait son 34 ème titre national lors de la 37 ème et avant-dernière journée de la Liga, grâce à 2 réalisations signés Karim Benzema qui permirent aux merengues de l'emporter 2-1 face au sous-marin jaune de Villareal CF. La bande à Zinédine Zidane avec hommes de base du titre

Ramos et Benzema contestent ainsi un peu l'hégémonie de l'ennemi juré catalan qui a réussi à glaner 7 Liga BBVA sur la décennie

écoulée Allemagne

Le Bayern Munich s'est quant à lui tracé une voie royale vers un nouveau trophée de Bundesliga en restant sur une dynamique de victoires assez conséquente au sorti du confinement. Effet

CULTURE ET SPORT

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coronavirus ou pas, la concurrence avec à sa tête le club de la Rurh, le Dortmund FC, du jeune talent norvégien Erling Braut Haaland n'a pas pu soutenir la cadence rythmée imposée par l'ogre bavarois à la reprise et c'est tout logiquement que le rouleau compresseur

munichois a dominé de la tête et des épaules le championnat

réalisant en prime le doublé coupe-championnat. À noter qu'il s'agit du 8 ème trophée de Bundesliga consécutifs et du 30 ème dans l'histoire du club de la Bavière.

Angleterre :

Après une attente vieille de 30 ans, le club de Liverpool FC est de nouveau monté sur le toit de la premier League suite à la défaite surprise de Manchester city face à Chelsea FC ( 1-2 ) le 25 Juin 2020.

On savait le titre déjà dans l'escarcelle tant la domination n'a souffert d'aucune contestation et l'écart de points tellement écrasant entre Liverpool FC et son dauphin Manchester City;

différence de 23 points avant l'arrêt provisoire du championnat durant 3 mois pour cause de Covid 19. C'est donc à une double attente qu'ont dû faire face les supporters du club de la Mersey, ce qui n'a pas émoussé leur fiévreur au moment de célébrer le 19 ème trophée de l'histoire du club.

Italie :

La Juventus Turin a une main et demi posée sur le scudetto avec sa victoire 2-1 ce lundi 20 juillet face à un concurrent direct à savoir la Lazio Rome qu'elle relègue à 11 points d'elle au classement alors que l'Atalanta Bergame et l'Inter Milan pointent respectivement à 6 et 7 longueurs de la vieille dame qui caracole en tête du classement avec 80 points au compteur. Une nouvelle victoire en ce jour du 23 juillet 2020 face à l'Udinese lui permettrait de glaner son 9 ème trophée national consécutif. Si la question de voir la vieille dame soulever un nouveau titre de champion d'Italie n'en est plus une pour les experts, le feuilleton qui risque de tenir en haleine les passionnés de la série A italienne est le mano à mano, le duel entre buteur qui se joue entre cristiano Ronaldo et Ciro Immobile qui se retrouvent au coude-à-coude avec 30 buts chacun au compteur à quatre journées de la fin. La course vers le dernier virage est totalement lancée pour départager les deux joueurs qui lorgnent chacun sur le trophée de Capocannonierre (le meilleur buteur italien).

Qu'en est-il alors au Bénin ? Les membres du conseil exécutif de la fédération béninoise de football ont unanimement décidé de l'arrêt définitif du championnat béninois, saison 2019-2020 à la date du 15 Juin 2020 invalidant ainsi la saison. Il n'y aura donc ni champion, ni montée, ni descente au niveau des différentes ligues. Les plus durement touchés par une telle décision sont les acteurs du cuir rond qui se retrouvent livrer à eux-mêmes sans salaire, ni autres avantages liés à la pratique de leur sport durant cette période d'abstinence forcée de la pratique footballistique. C'est donc la croix et la bannière pour ces jeunes footballeurs qui ne savent plus à quel saint se vouer n'ayant appris et pratiqué que ce métier. Il est à noter que leurs confrères de l'Europe ne sont pas logés à la même enseigne car même avec l'approbation consentie donnée à leurs clubs respectifs et employeurs pour baisse ou diminution de salaire en vu de la participation à l'effort de solidarité sanitaire anti Covid- 19, il n'a jamais été question de la suppression ou de l'annulation de leurs salaires. Un exemple à copier dans l'absolu pour que nos

ambassadeurs du football ne vivent pas dans la crainte de voir un évènement indépendant de leur volonté comme le coronavirus venir être un frein à la jouissance de leurs droits salariaux ;

événement qui de surcroît les précipiterait dans une précarité non programmée ou prévue. Des mesures doivent donc être prises par l'institution en charge du football dans notre pays pour éviter

pareille désillusion et précipitation dans la mendicité pour les glorieux animateurs de notre championnat local.

Dimitri

RETROCESSION DES BIENS CULTURELS

e mercredi 15 juillet 2020, le gouvernement français a présenté en conseil des ministres, un projet de loi relatif à la rétrocession des objets culturels volés pendant la colonisation. D’après l’AFP, le texte acte : « "la restitution formelle d’un sabre déjà prêté au Sénégal et que l’ex-Premier ministre Edouard Philippe avait symboliquement remis en novembre dernier au président sénégalais Macky Sall". Ce sabre avait appartenu à El Hadj Oumar Tall, un chef de guerre musulman du XIXe siècle qui avait lutté contre l’armée coloniale française dans son territoire réparti sur le Sénégal, la Guinée et le Mali. 26 objets du patrimoine béninois doivent aussi être restitués. Ils avaient été pillés à la fin du XIXe siècle et sont actuellement conservés au Musée du Quai Branly. Ces œuvres devront être remises aux deux pays dans un délai maximal d'un an.

Le gouvernement n'a pas précisé si d'autres biens culturels venant d'autres pays seraient restitués ».

Cette décision de restitution est une grande victoire des peuples colonisés, ceux d’Afrique et du Bénin en particulier. Elle est l’aboutissement des luttes de la jeunesse, des peuples pour que les objets volés retrouvent les milieux qui les ont fait naitre. Mais le retour de ces objets ne doit pas être envisagé dans des buts mercantiles ; ces objets doivent permettre à notre jeunesse de se réapproprier sa culture et ses valeurs, elles doivent servir au renforcement de l’unité nationale. C’est pourquoi, elles viennent à propos les déclarations de monsieur Noureini TIDJANI-SERPOS qui préside le comité de réception des œuvres lorsqu’il déclare, « Les œuvres qui arrivent ne sont pas des œuvres d’Abomey ou de Bohicon. Le Bénin se bat pour que les œuvres qui arrivent soient des œuvres nationales. Ce sont des œuvres qui vont circuler dans la nation. C’est extrêmement important. Il faut que ce soit clair que ce qui arrive est à nous tous. Et nous devrions être très fiers de cela. Et quand ces œuvres seront là, nous ferons en sorte que ces œuvres puissent circuler à travers le pays, même s’il n’y a pas encore une infrastructure pour l’abriter. Je veux que les enfants de Djougou, de Malanville, puissent voir ces œuvres, même si elles seront protégées par des militaires. Je veux que ça aille à Bassila, Bantè… il faut que les enfants et les jeunes sachent que c’est leur propriété. Ce n’est la propriété d’aucune région. Ainsi, nous allons bâtir le sens de l’identité nationale. » Espérons que ces déclarations ne seront pas des paroles en l’air et qu’elles connaitront une réalisation effective.

En effet, ce que le pouvoir nous a vendu jusque-là pour le retour de ces biens culturels, c’est le développement du tourisme qui s’appuie sur la visite des étrangers qui apporteraient des devises au pays pour son développement économique. Ce qui est une chimère quand on voit aujourd’hui des dégâts causés par la pandémie actuelle dans les pays qui ont basé l’essentiel de leur développement sur les étrangers.

Quant à ceux qui pérorent sur le fait que les pays africains et le Bénin n’ont pas la capacité de conserver ces œuvres, nous sommes d’accord avec la remarque de Marie Cécile ZINSOU quand elle réplique à ceux qui tiennent de tels propos qu’ils oublient que ces œuvres étaient là depuis cent, deux cents, trois cents ans avant que les colons ne viennent les voler.

Afia

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PAGE INTER

1. Visite des Chefs d’Etat de la CEDEAO au Mali

 Extrait de la lettre ouverte du cinéaste Cheick Oumar Sissoko aux Chefs d’Etat.

e peuple frère du Mali continue la lutte pour en finir avec le pouvoir corrompu de IBK, pour sa propre prise en charge sans se laisser divertir par les sirènes des puissances étrangères et de leurs pions en Afrique. Nous publions à ce propos un extrait de la lettre du grand cinéaste malien Cheick Oumar Sissoko aux Chefs d’Etat de la CEDEAO la veille de leur arrivée à Bamako.

Messieurs les Chefs d’Etat,

Vous projetez de venir en terre africaine du Mali, chez Vous, c’est Votre droit, et Vous serez les bienvenus, l’hospitalité pour nous étant sacrée.

Vous voulez qu’ensemble, en famille, nous puissions dialoguer davantage afin de trouver une issue honorable et pérenne à cette révolte populaire, car il ne s’agit pas d’un mouvement d’opposition, même si des opposants y sont. Pour nous, l’issue doit être juste pour être durable.

Nous avons entendu de vos émissaires que le départ du Président de la République est une ligne rouge à ne pas franchir. En fait, Vous pensez pouvoir demander au Peuple malien de ne pas poursuivre et démettre son élu à la magistrature suprême, alors qu’il a

manifestement violé la loi et la Constitution dont le Peuple l’avait fait gardien. Qu’est-ce à dire ?

En somme, on voudrait nous imposer d’accepter le parjure, la forfaiture et la haute trahison, les assassinats délibérés. Je n’ose commenter pareille audace car nous Vous respectons. Mais, pourquoi se dote-t-on alors de lois ?

Au nom de quoi, un Chef d’Etat serait-il au-dessus des lois pour ne pas répondre des fautes gravissimes commises par lui, quand la loi a souverainement prévu la poursuite et la sanction ?

Certains parmi Vous ont encore l’estime de nos peuples, prenez donc garde à ne pas Vous compromettre à vouloir sauver coûte que coûte un des Vôtres. Ce serait grave, car ce n’est pas une question de personne. Votre solidarité doit être au bénéfice exclusif de nos populations et non s’avérer une complicité syndicale contre elles.

Si cela ne Vous dissuade pas de Vous engager dans une mission formelle, à l’issue connue, malgré la répression programmée qui ne saurait être la solution, nous prenons à témoin les peuples frères de la CEDEAO et d’Afrique et l’opinion internationale. Aucun Président n’a à craindre un soi-disant "syndrome malien", tant qu’il n’enfreint pas gravement aux lois de son pays. Les lois nous protègent tous, ou du moins, c’est ce qui se doit.

Nous reprochons au nôtre sa gouvernance et celle de son régime, et dénonçons son incompétence et les frasques inacceptables de son clan. Mais, c’est surtout pour les accusations fondées de préjudice à la Nation, comme exposées plus haut, qu’il est appelé par le Peuple malien à rendre sa démission. S’il persiste, nul doute que le Peuple saura décider de son sort.

Un nouveau jour se lève sur le pays de Modibo Kéita, l’espoir de la renaissance du Mali. Que nul ne s’y méprenne pour tenter de le briser. Une conférence souveraine prendra en compte les attentes de toutes les composantes nationales. Nous ne désespérons pas de voir nos parents de Kidal regagner au plus vite leur place dans la république débarrassée de la mauvaise graine dans les Institutions

dévoyées. Avec toutes nos familles réunies, y compris la Diaspora forte de plus de 4 millions d’âmes, nous rebâtirons, dans la paix des cœurs, notre Nation porteuse de son destin africain d’humanité et de dignité.

Le Mali nouveau, MALI KOURA, sera encore plus beau de sa mixité métissée, plus fort de la foi commune, plus riche de sa diversité et plus prospère, à jamais terre africaine d’accueil.

2. Situation en Lybie

 Que cessent les interventions étrangères en Libye !

a Libye est aujourd’hui en proie à une crise politico-militaire persistante. A l’origine, se trouve l’agression armée de la France de Sarkozy appuyée par la Grande-Bretagne et les USA contre la Libye ; agression suivie de l’élimination physique de Mouammar Kadhafi en Octobre 2011. Depuis lors, la Libye est déstabilisée avec l’exportation de groupes terroristes qui opèrent dans les pays du Sahel et alentours.

Cette crise donne lieu à une sorte de partition du pays depuis 2014 ; elle s’aggrave sur fonds de convoitise extérieure de ses ressources minières. On a d’un côté, le Gouvernernent d’Union Nationale (GNA), basé à Tripoli, reconnu par l’ONU, il contrôle l’Ouest du pays et dirigé par le Premier Ministre Faïez El-Sarraj. De l’autre, une zone orientale aux mains de l’Armée Nationale Libyenne (ANL) commandée par le Maréchal Khalifa Haftar dont le centre est à Benghazi.

La Libye (1.760.000 km2, plus de trois fois la France) avec ses seulement 7.000.000 d’habitants, est riche en pétrole, en gaz et en eau fossile. C’est dans ce pays qui détient les plus abondantes réserves de pétrole d’Afrique et le 9ème rang au monde que les rivalités géopolitiques et la convoitise des ressources minières font rage au risque de faire voler en éclat son existence. Surtout depuis les revers du Maréchal Haftar début Juin 2020, lui qui occupe les plus grandes zones pétrolières. En effet, l’intervention militaire de la Turquie aux côtés du GNA interrompt les avancées du Maréchal Aftar qui tentait de s’emparer de Tripoli pour prendre la situation en main.

Désormais les différents camps et leurs soutiens s’affichent au grand jour. Le GNA bénéficie du soutien de la Turquie et du Qatar principalement. Le Maréchal Haftar compte sur l’Egypte qui menace d’intervenir en Libye, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, la Russie et la France.

En vérité, la France ne renonce pas à sa mainmise importante sur le pétrole libyen. D’où son soutien au Maréchal Haftar qui rejette tout compromis pour intégrer le GNA ; ce GNA qui ne laisse pas la main libre pour l’accaparement du pétrole.

Devant la gravité des risques d’embrasement en cours, on entend des appels dont celui du président Macron à ce « que cessent les ingérences étrangères et les actes unilatéraux de ceux qui prétendent gagner de nouvelles positions à la faveur de la guerre » en Libye. Il ajoute le lundi 22 juin devant le président tunisien, Kaïs Saïed : « Je ne veux pas dans six mois, un an, deux ans, avoir à constater que la Libye est dans la situation de la Syrie d’aujourd’hui». Dans le même ordre d’idées, la France et l’Italie signent le jeudi 25 juin, avec l’Allemagne un communiqué commun, où ils « exhortent (...) les acteurs étrangers à mettre un terme à toutes les ingérences ». Ces propos apparemment généreux sonnent faux lorsqu’on se souvient que le Ministre français des Affaires étrangères, Le Drian a insisté en mai 2019, dans un entretien au Figaro sur le soutien de la France au maréchal Haftar. De plus, un rapport d’experts de l’Onu indique la présence d’armes françaises sur le terrain telles les Mirages 2000.9

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et divers matériels (missiles, drones…) notamment fabriqués en Russie, en Chine et aux Etats-Unis.

En clair, il apparait qu’il n’y aura de répit pour que les Libyens règlent leurs problèmes entre eux tant qu’existent les intrusions multiples et diverses des puissances étrangères contre la Libye et le GNA. Elles doivent toutes déguerpir du sol libyen, la France en tête.

Aske

On ne saurait être un dirigeant idéologique sans se livrer au travail théorique indiqué plus haut, de même qu’on ne saurait l’être sans diriger ce travail selon les nécessité de la cause sans propager les résultats de cette théorie parmi les ouvriers et sans aidé à leur organisation : étude, propagande, organisation »

Pascal FANTODJI Fondateur et chef Historique du Parti Communiste du Bénin

DEJA 140 SEMAINES QUE PATRICE TALON RETIENT LE CAMARADE

EN DETENTION ARBITRAIRE.

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