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l'une des plus importantes et des plus solides de la place, venait de suspendre ses paiements. Les succursales de Londres et d'Australie seraient fermées.

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. T pa M. Jules Gfeller, au Palais fédéral

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Deuxième année. — N0 52 Mercredi 4 juin 1888.

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U n e d é c o n f i t u r e .

Vendredi matin, une grave nouvelle se répandait à la Chaux-de-Fonds comme une traînée de poudre : la maison Léon

Sichel, considérée jusqu'alors comme

l'une des plus importantes et des plus solides de la place, venait de suspendre ses paiements. Les succursales de Londres et d'Australie seraient fermées.

Huit jours auparavant, un établisse- ment de banque auquel on demandait des renseignements donnait celle réponse:

c'est très bon.

Que s'est-il passé? Naturellement, les suppositions et les commentaires vont leur train et nous ne nous ferons pas l'écho des racontars plus ou moins exacts qui circulent.

Nous savons cependant ceci :

Le dernier inventaire dressé par la maison — décembre 1887 — accusait une fortune nette de ΟΙ&,ΟΟΟ f r a n c s ;

aujourd'hui, le passif est d'environ 1 , 5 0 0 , 0 0 0 f r a n c s et l'on prête à

la maison S. l'intention d'offrir à ses créanciers, du 5 O a n 5 5 % de leur créance.

Le rapprochement de ces chiffres est significatif, il appelle, de la part des créanciers, un examen tout particulière- ment sérieux et minutieux de la situation.

La soudaineté de la catastrophe, son importance et les ruines qu'elle est sus- ceptible d'entraîner après elle, produisent une énorme sensation dans tous nos cen- tres horlogers. La maison S. achetait par- tout et le nombre des fabricants frappés est très grand.

On nous dit qu'une commission prise parmi les principaux créanciers de la Chaux-de-Fonds s'est constituée pour aviser aux premières mesures de précau- tion à prendre. Le devoir de cette com- mission est tout tracé.

Trop souvent, on a pu soupçonner les maisons mises dans le cas de la maison S. d'avoir su profiter d'un premier mo-

ment de panique pour obtenir de leurs créanciers l'adhésion à des concordats qui constituaient de véritables et fruc- tueuses opérations financières; il faut éviter le retour de pareilles constatations.

L'intérêt supérieur des créanciers exige que toute liquidation, si elle est confiée au débiteur, se fasse sous le contrôle rigoureux d'une commission dé surveil- lance ; que le pour cent proposé constitue le minimum de ce que l-On^pe»t-sûrement retirer et qu'il soit accepté sous la réserve expresse que toute augmentation de la valeur présumée deTactif, sera bonifiée aux créanciers sous forme d'augmentation de leur dividende.

C'est ainsi que l'on a procédé en dé- cembre 1887 dans un cas qui a fait beau- coup de bruit à la Chaux-de-Fonds, et chacun y trouve aujourd'hui son compte.

Les banques d'émission suisses.

L'opinion que nous nous faisons des choses dépend habituellement du point de vue au- quel nous nous plaçons pour les envisager.

Gela explique comment il se peut faire que les appréciations les plus contradictoires se manifestent parfois sur un sujet donné. Il en est ainsi de l'institution actuelle des banques d'émission suisses.

Pour beaucoup de ceux qui se souviennent du gâchis fiduciaire dans lequel nous étions il y a une dixaine d'années, l'état de choses présent marque un progrès considérable et borne leur idéal. C'est qu'en effet alors il circulait en Suisse des billets d'une quaran- taine de banques, divers de format et d'as- pect, et dont la circulation était limitée à un rayon plus ou moins restreint. Aujourd'hui, au contraire, nous avons un type de billets de banque uniforme et surtout la faculté de pouvoir les échanger partout avec la même facilité. On n'a pas manqué de tirer grand profit de ces avantages. La progression crois- sante de la circulation des billets de banque depuis l'entrée en vigueur de la loi fédérale du 8 mars 1881 sur la matière en fournit la preuve irréfutable. Voici quelques chiffres : en 1871, la circulation annuelle moyenne des billets de banque était, en Suisse, de 25 mil- lions de francs; deux ans après elle avait

doublé, et, en 1875, atteignait déjà le triple du chiffre de 1871. De 1876 à 1879, la circu- lation ne dépasse pas 83 millions ; mais en 1880, nous la trouvons être de 93 millions.

De 1881 à 1883, elle oscille de 99 à 102 mil- lions, pour dès lors recommencer à progres- ser rapidement. Ainsi nous notons 115 mil- lions en 1884, 123 en 1885, 127 en 1886 et enfin 135 en 1887. Ramenée à la moyenne par tète de population, la circulation des billets de banque suisses, qui était de 9 fr. 25 en 1871, est arrivée, en 1887, à 45 fr. 55. On peut juger du chemin parcouru. .· „

^Tandis que quelques-uns voient dans ces faits le meilleur témoignage de la faveur dont jouissent les nouveaux billets et de la con- fiance acquise par les banques qui les émet- tent, d'autres estiment qu'un tel accroisse- ment de la circulation fiduciaire, sans-incon- vénient en temps ordinaires, recèle de graves dangers pour le cas où des complications européennes, malheureusement toujours pos- sibles, viendraient jeter le désarroi dans les marchés financiers. Et même sans pousser les choses à l'extrême, ils croient qu'une crise économique un peu intense suffirait pour rendre impossible aux banques d'émis- sion suisses, l'accomplissement immédiat de leurs obligations envers les porteurs de billets.

Ces craintes sont-elles fondées, ou devons- nous les considérer comme non justifiées?

Nous avons déjà vu que, actuellement, c'est- à-dire en temps à peu près normal, le fonc- tionnement des banques d'émission était bon et, en somme, marquait un progrès positif sur le passé. Mais est-il prudent de compter uniquement sur des conditions heureuses et faut-il ignorer absolument celles qui ne le sont pas? Les deux opinions ont des défen- seurs convaincus. Quoiqu'il en soit, on ne saurait méconnaître qu'un peu de pessimisme ne fasse partie de la sagesse en matière finan- cière. C'est ce qu'un court exposé de la situation des banques d'émission va, croyons- nous, confirmer.

D'après un tableau dressé par l'inspectorat des banques d'émission suisses, le total du passif exigible à vue ou dans les huit jours

des 34 banques légalement autorisées à émettre des billets, était de 226 millions de francs, au 31 décembre 1887 (les 40 °/0 de l'émission de billets qui doivent, en vertu de la loi, être constamment couverts par des espèces, ne sont pas compris dans les indi- cations du tableau en question). En regard de ces 226 millions de francs exigibles à vue ou dans les" huit jours, nous ne trouvons qu'un actif de 81 millions de francs, qui soit

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LA FÉDÉRATION HORLOGÈRE SUISSE

disponible dans les nièmes conditions. Qu'il survienne une panique quelque peu générale et il est aisé de prévoir dès maintenant ce qui devra forcément résulter d'une semblable disproportion entre les engagements à courte échéance des banques et les moyens d'y faire face.

Des chiffres que nous venons de citer, il résulte que le total de l'actif disponible dans les huit jours au plus, est, pour les 34 ban- ques d'émission suisses, de 35,7 % du total du passif exigible dans les mêmes conditions.

Cette moyenne de 35,7 % est loin de se re- trouver chez toutes les banques, les écarts sont au contraire considérables. Ainsi pour ne citer que les points extrêmes nous trou- vons une banque qui dispose de 160,4 % de son actif exigible et une autre qui, en revan- che, n'a que 6,5 0^0. Veut-on restreindre la question et rechercher quel est la part d'actif immédiatement disponible, c'est-à-dire le chiffre de l'avoir en espèces, le tableau nous apprend qu'il est en moyenne de 19,3 0J0 du 60 °i<,, non couvert en espèces, de la circu- lation des billets et de 7,6 0J0 du total du pas- sif exigible. Ces données ont leur éloquence !

Il n'entre pas dans nos intentions d'étudier ici quel est parmi les remèdes proposés : banque d'Etat, monopole, office de compen- sation (Clearing house), ou simple modifi- cation de la loi actuelle sur les banques, celui qui s'adapterait le mieux à nos besoins et à nos habitudes. Nous nous proposions unique- ment de montrer qu'il y a réellement quelque chose à faire pour asseoir notre circulation fiduciaire sur des bases sûres et de nature à servir les intérêts généraux du pays, non seulement pendant les temps de calme, mais aussi et surtout lorsque les orages financiers grondent sur nos têtes ou à nos portes.

G.

CORRESPONDANCES PARTICULIERES

Le Locle, le 1e r juillet 1888.

Monsieur le rédacteur,

Maintenez intacte l'organisation des sec- tions ouvrières, avez-vous dit aux ouvriers dans votre dernier article. Il semble qu'après bientôt 18 mois qui se sont écoulés depuis le 23 janvier 1887, journée où les délégués ouvriers ont fondé Ja Fédération, la recom- mandation devrait être inutile ; et il n'en est malheureusement pas ainsi.

Si de temps à autre, on constate la forma- tion de nouvelles sections, le nombre d'adhé- rents que cela représente ne suffit pas pour compenser les pertes éprouvées après le 5 fé- vrier écoulé et somme toute les sections ou- vrières ont de la peine à se maintenir à leur chiffre des premiers mois. Pourquoi cela.

Les causes de ce s.tatu quo sont nombreuses et vous permettrez à un ouvrier qui, sans être lancé dans le mouvement autrement que comme simple membre de la Fédération s'in- téresse vivement à ce qui se passe, de vous dire son opinion à cet égard.

D'abord, on a trop espéré au commence- ment en fait de relèvement des prix et com- me les prix ont plutôt continué à descendre, dans certaines parties en tous cas, un grand nombre de nos camarades se sont découragés.

Je ne veux pas dire qu'ils ont eu raison ; celui qui ne sait pas attendre et qui veut être récompensé avant même d'avoir travaillé, ne mérite pas qu'on le plaigne et c'est malheu- reusement le cas de ceux qui n'ont pas voulu entrer dans la Fédération ou qui en sont sortis après un certain temps.

Une autre cause, c'est qu'on a un peu trop compliqué les affaires dans notre organisation.

Il faut payer des cotisations à sa Section, puis au Syndicat, puis à la Fédération et mainte- nant que nous avons nos statuts particuliers qui ont institué une Commission executive avec secrétaire et un Comité central qui a ou devrait avoir des séances, il faudra encore prélever une cotisation à part ou avoir recours à des tombolas pour couvrir les frais. C'est bien peu de chose en tout, et tout ouvrier qui veut s'occuper de ses propres affaires et avoir voix au chapitre peut facilement prélever le total de ces cotisations sur ses fausses dé- penses. Mais ce qui complique un peu l'affaire c'est qu'il faut payer à plusieurs places ce qui paraît plus gros que de ne payer qu'à une, quitte à faire ensuite la répartition pour les différents besoins.

Une autre cause encore, comme vous l'avez fait ressortir, c'est que beaucoup d'ouvriers ont peur qu'en étant de la Fédération ça leur fasse du tort. C'est vrai que des patrons et des fabricants qui n'aiment pas voir les ou- vriers se réunir pour s'intéresser de leurs propres intérêts, regardent un peu du coin de l'œil les fédérés; mais c'est déjà beaucoup moins qu'au commencement et comme après tout, on est aussi pacifique que les autres, on s'habitue à voir travailler nos sections sans chercher à leur mettre le bâton dans les roues.

Et puis le principal obstacle, c'est notre égoïsme. On a dit souvent que les intérêts des patrons n'étaient pas les mêmes parce qu'ils se font la concurrence entre eux et que c'est à cause de cela qu'ils ont de la peine à s'organiser. D'un autre côté, on a dit que les ouvriers avaient tous les mêmes intérêts et que rien n'était plus facile qu'ils se mettent ensemble. C'est très vrai et ça devrait être ainsi. Mais ça n'empêche qu'il y a tout de même des rivalités entre les ouvriers d'une partie à une autre et même dans la même partie des jalousies qui ne devraient pas exister et qui font qu'on se regarde comme des ennemis au lieu de travailler ensemble à améliorer sa position.

Ce qui fait aussi beaucoup de tort à l'or- ganisation ouvrière, c'est les rivalités qui existent d'un centre à un autre et d'une région à une autre. On s'accuse réciproquement de faire baisser les prix et chaque région dit à l'autre : la baisse est chez toi, remets les prix au niveau et nous marcherons ensemble après.

La vérité c'est que les prix ont baissé partout et qu'on n'a guère de reproches à se faire de ce côté ; mais ce qui est positif, c'est que dans les localités où les sections sont bien orga- nisées il est beaucoup plus facile de s'oppo- ser aux baisses, parce qu'on les connaît à mesure qu'elles se produisent et que les prix étant mieux égalisés on sait plus vite à quoi s'en tenir.

A voir notre indifférence, on pourrait vrai- ment croire quQ tout va bien et qu'il n'y a rien à désirer de mieux. Ce n'est pourtant pas le cas, car il y a des misères que l'on voit et plus encore que l'on ne voit pas. Mais peut-être que celui qui disait que les ouvriers horlogers ne sont pas encore assez malheu- reux avait raison. Si nous continuons à ne pas bouger et à laisser faire, cela pourrait bien venir ; mais il sera peut-être trop tard alors et quand les prix seront tout en bas, on se mordera les doigts de n'avoir pas eu plus d'esprit d'entente.

C'est le moment d'activer les choses ; car les patrons se groupent et comme ils auront probablement assez à faire, du moins au commencement, à s'occuper de leurs propres affaires, nous avons le devoir tout simple et facile de ne pas nous laisser distancer mais d'être sur nos pieds pour soutenir nos inté- rêts.

Je vous remercie, Monsieur le rédacteur, pour la place que vous voudrez bien donner à ces quelques réflexions que je terminerai

en disant à mes camarades ouvriers de toutes les régions et de toutes les localités.

Tous dans les sections ! Tous dans la Fédération !

Je vous salue sincèrement et vous demande excuse pour la longueur de cette lettre.

Un ouvrier au nom de plusieurs.

Bienne, le 3 juillet 1888.

Monsieur le rédacteur,

Le code fédéral des obligations prévoit, dans le chapitre qui a trait au louage de ser- vices, qu'un employé quelconque, ouvrier, domestique, servante, ne peut être renvoyé sans un avertissement de 14jours; d'autre part, le loi fédérale sur le travail dans les fabriques, contient la même prescription.

Dans un récent article de fonds, vous avez signalé le fait malheureusement trop vrai, que la seule perspective qui reste aux ouvriers lorsqu'ils tentent de s'opposer à une baisse, est celle de recevoir la quinzaine et de se voir ensuite remplacés par d'autres ou- vriers, de ceux qui s'offrent à prix réduit.

Il arrive même souvent que les ouvriers sont renvoyés sans avertissement. S'ils ne disent rien, la chose passe ainsi ; dans le cas contraire, ils doivent aller devant les tribu- naux et beaucoup hésitent à cause des frais que cela occasionne.

Mais il y a un troisième procédé que vous ignorez probablement et qu'il convient aussi de signaler. C'est celui qui consiste à donner l'avertissement de la quinzaine prévu par la loi, mais de laisser les ouvriers sans ouvrage ou presque sans ouvrage durant cette même quinzaine. De cette façon on s'est mis d'ac- cord avec la loi et on a réussi quand même à exercer une petite vengeance contre les ouvriers qui ont osé défendre leur minime gain ; et le plus fort c'est que tandis qu'on les laisse chômer, on donne le travail, à leur barbe, à des ouvriers qui travaillent en chambre.

Ces choses-là se voient et nous pourrions en donner des preuves. Comment faut-il agir dans ce cas? Voilà la question que nous vous posons ?

Agréez, etc.

C. & P.

La réponse à la question qui nous est posée par notre correspondant est bien simple. Il est évident que le patron qui supprime le travail aux ouvriers auxquels il a donné l'avertissement de la quinzaine prévu par la loi, leur cause un réel préjudice, dont il doit répondre. Dans le cas qui nous est signalé, nous pensons que les ouvriers feront bien de s'adresser aux tribunaux compétents et nous ne doutons nullement que l'affaire ne reçoive une solution conforme à Ia justice et

à l'équité. RÉDACTION.

NOUVELLES DIVERSES

On signale au Genevois le renouvellement d'un genre d'escroquerie qui parait fleurir sur le sol de l'Espagne.

Un de nos concitoyens a reçu dernière- ment une lettre, datée de la prison de Barce- lone, l'avisant qu'une cassette contenant la modeste somme de 150,000dollars(750,000fr.), en billets de banque de France et d'Angle- terre, avait été enfouie dans les environs de notre ville. Cet argent avait été remis à l'au- teur de la lettre, Pedro Guin, par une société américaine pour acheter en Europe des armes et des munitions afin de délivrerl'Ile de Cuba du joug espagnol! L'ingénieux méridional n'explique pas pourquoi cette somme a été

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LA FEDERATION HORLOGÈRE SUISSE 219

enfouie à Genève, mais il dit qu'arrêté à Bar- celone par le gouvernement espagnol, il a été condamné à une amende qu'il ne peut payer et qu'il sera détenu tant qu'il n'aura pas satisfait aux exigences du fisc.

Pour sortir de cette situation il offre la bagatelle de 100,000 francs si notre conci- toyen envoie à un tiers les 3000 fr. d'amende auxquels il a été condamné. Moyennant quoi legénéreux espagnol ayant recouvré la liberté enverra aussitôt, avec « ses nouvelles instruc- tions s, un plan caché dans sa malle restée à l'hôtel, indiquant la place où le coffret a été enfoui.

La lettre a été remise à la police.

C'est égal, il y a des gens qui ont une médiocre idée de l'intelligence humaine.

A s s o c i a t i o n d e l a p r e s s e s u i s s e . On mande de Bàle, I0'' juillet : « L'Association de la presse suisse, dans son assemblée générale tenue à Bàle aujourd'hui, a pris des résolu- tions en ce qui concerne la question des annonces de remèdes et relativement à la réduclion des taxes postales et télégraphiques en faveur des journaux.

« M. Morel, rédacteur au Journal de Genève, a été nommé président pour deux ans. Trente membres étaient présents. Le gouvernement de BdIe était représenté par deux délégués. »

Il a été voté une résolution tendant à donner tout appui aux reporters de la ville fédérale en vue d'améliorer leurs rapports avec les autorités.

B u r e a u «le c o n t r ô l e . — Il a été poin- çonné, au bureau de contrôle de la Chaux- de-Fonds, pendant le mois de juin :

Boites d'or . . . . 24043 Boîtes d'argent . . . 3878

Anneaux 2827 Total 30748

l i e s v o y a g e u r s d e c o m m e r c e e n S u i s s e . — Les chambres de commerce françaises ont reçu la circulaire suivante du ministre du commerce et de l'industrie :

Monsieur le président,

A l'occasion d'un détournement de fonds commis par un voyageur de commerce au préjudice d'une maison française, le consul de France à Bàle signale les conséquences que peut entraîner pour les commerçants l'article 429 du « code des obligations » suisse, ainsi conçu :

« Tout voyageur de commerce qui fait,

» pour un établissement déterminé, des ι affaires en dehors du lieu où il a son siège

» est réputé avoir les pouvoirs nécessaires

» pour toucher le prix des ventes conclues

» par lui au nom du chef de l'établissement,

» pour en donner quittance ou pour accorder

» des délais au débiteur. S'il a été apporté

» une restriction à ces pouvoirs, elle n'est

» pas opposable aux tiers qui n'en ont pas eu s connaissance. »

Il résulte de ces dispositions que des man- dataires indélicats peuvent, à moins d'avis préalable donné à l'acheteur, encaisser en Suisse, au nom de leurs patrons, et même à leur insu, le prix de la marchandise livrée, et en donner bonne et valable quittance, sans que ceux-ci puissent élever devant les tribu- nauxhelvétiques des réclamations contre leurs débiteurs, s'il arrive que l'intermédiaire détourne les fonds qu'il s'est ainsi procurés.

Je crois devoir, monsieur le président, vous transmettre ces renseignements. Ils me paraissent de nature à être signalés utilement à nos exportateurs.

Recevez, etc.

Le ministre du commerce et de l'industrie, Pierre LEGRAND.

(Moniteur de la Bijouterie et de l'Horlogerie )

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l i e s s o c i é t é s , a s s o c i a t i o n s e t c o r p o - r a t i o n s d e f a b r i c a n t s , d e p a t r o n s o u d ' o u v r i e r s s o n t i n f o r m é e s q u e Ie j o u r n a l r e n d r a c o m p t e d e s d é c i s i o n s d e q u e l t i u e i m p o r t a n c e p r i s e s d a n s l e u r s a s s e m b l é e s . — U n e x e m p l a i r e d u r è g l e m e n t d e e b a q u e s o c i é t é l i o r - l o g è r e s e r a a u s s i r e ç u a v e c p l a i s i r .

P r i è r e d ' a d r e s s e r l e s c o m m u n i - c a t i o n s à l a R é d a c t i o n d e I a F É D É - R A T I O N H O R L O e È B E S U I S S E , à S i e n n e .

Le rédacteur responsable : Fritz HUGUENIN.

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