T8 DS 5 : Espace, Forme exponentielle exponentielle et Suite Correction 26 janvier 2018
Exercice 1 : Exercices classiques (20 minutes) (3 points)
Dans le plan complexe muni d’un rep`ere orthonorm´e direct (O;~u;~v), on a trac´e le cercle trigonom´etrique.
1. ´Ecrire 3eiπ3 et eiπ2
eiπ4 sous forme alg´ebrique.
2. ´Ecrire 3−3iet (3−3i)3 sous forme exponen- tielle.
3. R´epondre par vrai ou faux :
L’ensemble des points du plan d’affixeztels que
|z−4|=|z+ 2i|est une droite qui passe parA d’affixe 3i.
4. Placer ci-contre les points Aet B d’affixe zA= eiπ3 etzB = 2e−i3π4 .
O A
B
~ u
~ v
Solution:
1. 3eiπ3 = 312 +i
√ 2 2
= 32 +i3
√ 2 2 et eiπ2
eiπ4 = eiπ4 =
√ 2 2 +
√ 2 2 i 2. 3−3i= 3√
2e−iπ4 et (3 + 3i)3 = 18√ 2e−i3π4
3. L’ensemble des points du plan d’affixe z tels que |z−4| = |z+ 2i| est la m´ediatrice des points d’affixe 4 et−2i.|4−3i|2 = 16 + 9 = 25 et|3i+ 2i|2 = 25. DoncAappartient `a cette droite. Donc Vraie.
4. Voir graphique
Exercice 2 : Suite (30 minutes) (5 points)
On cherche `a mod´eliser de deux fa¸cons diff´erentes l’´evolution du nombre, exprim´e en millions, de foyers fran¸cais poss´edant un t´el´eviseur `a ´ecran plat, en fonction de l’ann´ee.
Soit un le nombre, exprim´e en millions, de foyers poss´edant un t´el´eviseur `a ´ecran plat l’ann´een.
On posen= 0 en 2005,u0 = 1 et, pour tout n>0, un+1= 1
10un(20−un). 1. Soit f la fonction d´efinie sur [0 ; 20] par
f(x) = 1
10x(20−x).
(a) ´Etudier les variations def sur [0 ; 20].
(b) En d´eduire que pour tout x∈[0 ; 20], f(x)∈[0 ; 10].
(c) On donne enannexe la courbe repr´esentativeC de la fonctionf dans un rep`ere orthonormal.
Repr´esenter, sur l’axe des abscisses, `a l’aide de ce graphique, les cinq premiers termes de la suite (un)n>0.
2. Montrer par r´ecurrence que pour tout n∈N, 06un6un+1610.
3. Montrer que la suite (un)n>0 est convergente et d´eterminer sa limite.
Solution:
1. (a) On af(x) = 2x−x2
10, doncf0(x) = 2−x
5. On a f0(x) 60 ⇐⇒ x610 etf0(x)>0 ⇐⇒
x>10. La fonction f est donc croissante sur [0 ; 10] et d´ecroissante sur [10 ; 20].
(b) Sur [0 ; 20], le maximum def est doncf(10) = 10, f(0) = 0 etf(20) = 0 sont les minimums de f.
On a donc quel que soit x∈[0 ; 20], f(x)∈[0 ; 10].
(c) Voir ci-dessous.
2. Initialisation : On a u1=f(u0) =f(1) = 2−0,1 = 1,9 On a bien 06u06u1 610.
H´er´edit´e : soit un natureln et supposons que 06un6un+1610.
On a vu que sur l’intervalle [0 ; 10], le fonction f est croissante, donc 6un6un+1 ⇒f(un)6f(un+1) ⇐⇒ un+16un+2.
De plus d’apr`es la question 1. b. quel que soit un nombre dans l’intervalle [0 ; 20] et a fortiori dans l’intervalle [0 ; 10], son image par f et elle aussi dans l’intervalle [0 ; 10]. On a donc bien 06un+1 6un+2 610.
La relation est vraie au rang 0 et si elle est vraie au rang n, elle est vraie au rang n+ 1 ; on a d´emontr´e par r´ecurrence que pour toutn∈N, 06un6un+1610.
3. On vient en fait de d´emontrer que la suite (un)n>0 est croissante. Comme elle major´ee par 10, elle converge vers une limite`inf´erieure ou ´egale `a 10.
Comme la fonctionf est continue on obtient par passage `a la limite :
`= 2`− `2
10 ⇐⇒ 10`−`2 = 0 ⇐⇒ `(10−`) = 0 ⇐⇒ `= 0 ou `= 10.
`= 0 n’est pas possible car u0 =`et la suite est croissante.
Donc lim
n→+∞un= 10.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
0 f
Exercice 3 : Exercice sur l’espace (45 minutes) (7 points)
Soit ABCDEF un prisme droit , donn´e en annexe, ABDE, BCEF et ACDF sont des rectangles.
On d´efinit le rep`ere (A;−−→
AB;−−→
AC;−−→
AD).
1) Sur l’annexe, placer I milieu de [AB], J milieu de [BE] et K tel que −−→
AK = 1 4
−−→AC.
2) Donner les coordonn´ees des sommets du prisme, puis d´eterminer les coordonn´ees des points I, J et K.
3) D´eterminer une ´equation param´etrique de la droite (IJ).
On admet que la droite (DE) a pour repr´esentation param´etrique
x = t0 y = 0 z = 1
, t0 ∈R. 4) Montrer que les droites (DE) et (IJ) sont s´ecantes en un point L.
Pour la suite, on admettra que L a pour coordonn´eesÄ32; 0; 1ä. 5) Placer MÄ0;34; 1ä. Sur quelle arˆete se trouve le point M ? 6) Montrer que les points I, J, K et M sont coplanaires.
7) Justifier que (LM) est l’intersection des plans (FDE) et (IJK), puis d´emontrer que (LM) est parall`ele
` a (IK).
T8 DS 5 Page 3 sur 5 8) Construire la section du prisme par (IJK) en laissant uniquement les traits de construction sans
justification.
A
B
C D
E
F
Solution:
1.
A
B
C D
E
F
K I J
p q
L
M r
N
2. I(12; 0; 0), J(1; 0;12) et K(0;14; 0) 3. Un vecteur directeur est −→
IJÄ12; 0;12ä. Donc (IJ) :
x= 12 +12t y= 0 z= 12t
, t∈R.
4. R´esolvons l’´equation :
1
2+12t=t0 0 = 0
1 2t= 1
⇔
t0 = 32 0 = 0 t= 2
. Les droites sont donc s´ecantes en un pointLÄ32; 0; 1ä. 5. Voir figure
6. Nous remarquons que 2−→
IJ+ 3−→
IK =−−→ IM;
7. M appartient `a la droite (DF), doncM appartient `a la droite (F DE). On a donc (LM) inclus dans (F DE) et dans (IJ K) donc (LM) est l’intersection des deux plans.
Un vecteur directeur de (LM) est−−→
LMÄ−32;34; 0ä. Un vecteur directeur de (IK) est−→
IKÄ−12;14; 0ä. On a −−→
LM = 3−→
IK.
Donc les droites (LM) et (IK) sont parall`eles.
T8 DS 5 Page 4 sur 5 8. Voir figure.
Exercice 4 : Prise d’initiative sur les complexes (20 minutes) (4 points) Dans le plan complexe muni d’un rep`ere orthonorm´e direct O, −→
u , −→
v, on consid`ere les points A et B d’affixes respectives zA= 2eiπ4 etzB= 2ei3π4
Baccalauréat S A. P. M. E. P.
EXERCICE4 3 points
Commun à tous les candidats
Dans le plan complexe muni d’un repère orthonormé direct! O ;−→
u,−→ v"
, on consi- dère les points A et B d’affixes respectiveszA=2eiπ4 etzB=2ei3π4
−1 1 2
1 2
−1
A B
−
→u
−
→v O
1. Montrer que OAB est un triangle rectangle isocèle.
2. On considère l’équation
(E) :z2−#
6z+2=0.
Montrer qu’une des solutions de (E) est l’affixe d’un point situé sur le cercle circonscrit au triangle OAB.
EXERCICE5 5 points
Candidats n’ayant pas suivi l’enseignement de spécialité
Un biologiste souhaite étudier l’évolution de la population d’une espèce animale dans une réserve.
Cette population est estimée à 12 000 individus en 2016. Les contraintes du milieu naturel font que la population ne peut pas dépasser les 60 000 individus.
Partie A : un premier modèle
Dans une première approche, le biologiste estime que la population croît de 5 % par an.
L’évolution annuelle de la population est ainsi modélisée par une suite (vn) oùvn
représente le nombre d’individus, exprimé en milliers, en 2016+n. On a donc v0=12.
1. Déterminer la nature de la suite (vn) et donner l’expression devnen fonction den.
2. Ce modèle répond-il aux contraintes du milieu naturel?
Partie B : un second modèle
Le biologiste modélise ensuite l’évolution annuelle de la population par une suite (un) définie paru0=12 et, pour tout entier natureln, un+1= −1,1
605un2+1,1un. 1. On considère la fonctiongdéfinie surRpar
g(x)= −1,1
605x2+1,1x.
Amérique du Sud 4 21 novembre 2017
1. Montrer que OAB est un triangle rectangle isoc`ele.
2. On consid`ere l’´equation
(E) : z2−√
6z+ 2 = 0.
Montrer qu’une des solutions de (E) est l’affixe d’un point situ´e sur le cercle circonscrit au triangle OAB.
Solution:
Dans le plan complexe muni d’un rep`ere orthonorm´e directO, −→ u , −→
v, on consid`ere les points A et B d’affixes respectives zA= 2eiπ4 etzB= 2ei3π4
A. P. M. E. P.
1. a. Ce choix de modélisation est pertinent car on a trouvé une moyenne de 140,21 et un écart- type de 19,16 dans lapartie A.
b. À la calculatrice, on trouvep=P(X!160)≈0,146.
2. Lors de l’inspection d’une laiterie, l’organisme de contrôle sanitaire analyse un échantillon de 50 prélèvements de 1 ml de crème fraîche dans la production de cette laiterie ; 13 prélèvements contiennent plus de 160 milliers de bactéries, ce qui fait une fréquence def =13
50=0,26.
a. Pour voir s’il y a une anomalie dans la production avec une probabilité de 0,05 de se tromper, on va utiliser un intervalle de fluctuation asymptotique au seuil de 95 %.
n=50!30,np=50×0,146=7,3!5 etn(1−p)=50×(1−0,146)=42,7!5 donc les condi- tions pour qu’on détermine l’intervalle de fluctuation sont vérifiées :
I95=
! p−1,96
"
p(1−p)
$n ,p+1,96
"
p(1−p)
$n
#
=
!
0,146−1,96
"
0,146(1−0,146)
$50 , 0,146+1,96
"
0,146(1−0,146)
$50
#
≈[0,048 ; 0,244] La fréquence f =0,26 trouvée dans l’échantillon n’appartient pas à l’intervalleI95donc on peut supposer qu’il y a une anomalie dans la production avec une probabilité proche de 0,05 de se tromper.
b. Avec une probabilité de 0,01 de se tromper, il faut utiliser l’intervalle de fluctuation asympto- tique au seuil de 99 % que l’on obtient en remplaçant dans l’intervalle précédentu0,05=1,96 paru0,01=2,58 :
I99=
! p−2.58
"
p(1−p)
$n ,p+2.58
"
p(1−p)
$n
#
=
!
0,146−2,58
"
0,146(1−0,146)
$50 , 0,146+2,58
"
0,146(1−0,146)
$50
#
≈[0,017 ; 0,275] La fréquence calculée de 0,26 dans l’échantillon appartient à l’intervalleI99donc l’organisme n’aurait pas pu affirmer qu’il y avait une anomalie avec une probabilité proche de 0,01 de se tromper.
EXERCICE4 3 points
Commun à tous les candidats
Dans le plan complexe muni d’un repère orthonormé direct$
O ;−→u,−→v%
, on considère les points A et B d’affixes respectiveszA=2eiπ4 etzB=2ei3π4
−1 1 2
1 2
−1
A
B C
−
→u
$2
$2 2
−$22
$6 2
−
→v O
M2
M1
Amérique du Sud 4 21 novembre 2017
1.
M´ethode 1
• On a OA =|zA|= 2 ; de mˆeme
• OB =|zB|= 2. OA = OB : le triangle est isoc`ele en O.
• On a AOB = argz[ B−argzA= 3π 4 −π
4 = 2π 4 = π
2 : le triangle est rectangle en O.
Conclusion : le triangle OAB est rectangle isoc`ele en O.
M´ethode 2
• On a OA =|zA|= 2 ;
T8 DS 5 Page 5 sur 5
• OB =|zB|= 2 ; on a donc OA = OB = 2 : le triangle OAB est isoc`ele en O ;
• AB =|zB−zA|=2ei3π4 −2eiπ4=2ei3π4 −eiπ4= 2ei3π4 −eiπ4= 2eiπ4 Äeiπ2 −1ä.
Or eiπ2 = i, donc puisqueeiπ4= 1 : OA = 2|i−1|= 2√
12+ 12= 2√
2. On a donc : OA2+ OB2 = 22+ 22 = 8 et
AB2 =Ä2√
2ä2= 22×2 = 8.
Donc OA2+ OB2= AB2 = 8 : d’apr`es la r´eciproque du th´eor`eme de Pythagore, le triangle OAB est rectangle en O.
M´ethode 3
On a zB= 2ei3π4 = 2ei(2π4+3π4 ) = 2ei(π2+3π4) = 2eiπ2 ×eiπ4.
Donc zB= izA; en exploitant cette ´egalit´e en termes de modules et d’arguments :
• |zB|=|izA|=|i× |zA|, donc|zB|=|zA|, soit OB = OA ;
• argzB = argi + argzA, soit argzB = π
2 + argzA, ce qui signifie que −−→
OA ; −−→
OB= π
2. Le triangle OAB est rectangle en O.
2. D’apr`es la question pr´ec´edente le triangle AOB est inscrit dans le cercle centr´e au milieu de [AB], soit en C d’affixe zA+zB
2 = 2eiπ4 + 2ei3π4
2 = eiπ4 + ei3π4 . On sait que eiπ4 = cosπ4 + i sinπ4 =
√2 2 + i
√2 2 et ei3π4 = cos3π4 + i sin3π4 =−
√ 2 2 + i
√ 2 2 , donc zC=
√2 2 + i
√2 2 −
√2 2 + i
√2 2 = i√
2.
Rem. On pouvait aussi calculer :
eiπ4 + ei3π4 = eiπ4 Ä1 + eiπ2ä= eiπ4 (1 + i) =
√2 2 + i
√2 2
(1 + i) =
√2 2 + i
√2 2 + i
√2 2 −
√2 2 = i√
2.
On a donc CO =|CO|=√ 2.
Le cercle circonscrit au triangle OAB et donc centr´e en C et a pour rayon √ 2.
Equation (E) : on a ∆ = 6´ −8 =−2 =Äi√ 2ä2.
Cette ´equation a donc deux solutions complexes conjugu´eesz1 etz2 affixes des pointsM1 etM2 :
• z1=
√6−i√ 2
2 .
Le carr´e de la distance du point M1 d’affixez1 au point C est :
|z1−zC|2 =
√6−i√ 2 2 −i√
2
2
=
√6−i3√ 2 2
2
= 6 4 +
Ç3√ 2 2
å2
= 3 2 + 9
2 = 6. Donc CM1 =
√66=√ 2.
On pouvait ´eviter le calcul en remarquant qu’un point de partie imaginaire n´egative ne peut appartenir au cercle.
• z2=
√6 + i√ 2
2 .
Le carr´e de la distance du point M2 d’affixez2 au point C est :
|z2−zC|2 =
√6 + i√ 2 2 −i√
2
2
=
√6−i√ 2 2
2
= 6 4+2
4 = 8
4 = 2. Don CM2 =√
2, donc le point M2 appartient au cercle circonscrit au triangle AOB