FONTANELLI GREGORY
LE POUVOIR DE L’IMAGE DE L’ENSEIGNANT DE TENNIS
MEMOIRE UC3 FORMATION D.E.S 2019
SOMMAIRE
INTRODUCTION
I/ La force de notre image
a) Qu’est ce que « l’image » ? b) La maitrise de l’image c) L’influence
II/ Les critères de valorisation de l’image a) L’hygiène
b) La tenue vestimentaire c) Posture et langage corporel d) La démarche
e) La gestuelle
f) E-réputation :Comment contrôler son image sur les réseaux sociaux ? g) Les interdits
III/ L’évaluation de notre image
a) Les critères d’évaluation fixes et évoluant b) L’image en fonction du public
c) L’image et le moment
IIV/ L’image de nos actions a) L’exemplarité
b) L’enseignant/compétiteur
CONCLUSION
INTRODUCTION
L’image que nous renvoyons à un impact considérable qui sera directement associé à la représentation de notre personnalité certes imaginative mais pourtant bien réelle dans l’esprit des personnes qui nous ont observé. En un simple regard et seulement quelques secondes votre cv sera imprimé dans le cerveau de la personne que vous venez de croiser. Il a identifié dans le détail, votre caractère, vos sentiments, vos orientations politiques, vos préférences sexuelles, votre goût musical ou la couleur de vos sous-vêtements fétiches.
Vous l’aurez compris l’image est une « force » difficilement mesurable mais qui a un impact très important sur notre vie professionnelle.
Enfermés de longues heures sur notre court de tennis, nous, enseignants, sommes exposés aux regards de nos clients ou de nos futurs clients, chacune de nos attitudes nous trahit ou nous valorises.
Dans ce mémoire, j ai étudié la force de notre image, les critères de sa valorisation, de son évaluation ainsi que l’image de nos actions. Vous trouverez dans les lignes qui suivent tous les éléments importants à la construction de l’image de l’enseignant.
I/ La force de notre image a) Qu’est ce que l’image ?
L'image de soi est la représentation mentale qu'un individu se fait de lui-même, décrivant sa personnalité physique (taille, genre...) et psychologique (caractère, comportement...). C'est tout à la fois la façon dont on se voit, ce que nous voulons être, ce que nous croyons être...
L'image de soi est changeante suite à des événements, des propos, une évolution de carrière...
L'image de soi dans le monde professionnel peut être différente de l'image de soi dans d'autres sphères de vie.
Il y a l’image que l’on a de soi, l’image que l’on transmet sans en être conscient et l’image de son entreprise , la façon de se positionner pour être en phase avec ce qu’elle
représente. « Source : Catherine Sorzana directrice de médias coaching communication ».
Dans le cas des enseignants de tennis, nous pouvons considérer que nous sommes notre propre entreprise, nous devons donc travailler sur l’image de l’enseignant de tennis que nous souhaitons représenter.
C’est sur cette image que nous ferons notre popularité. Une image positive aura pour effet de renforcer nos compétences. A l’inverse une « négative », pourra être « destructrice » et nous faire passer pour quelqu’un d’incompétent.
>Mais connaissez réellement votre image ?
Voici un test utilisé en psychologie qui vous permettra de mieux vous connaître et de connaître l’image que vous pensez renvoyer.
Le mot " beau " :
1. Il m'attire (j'aime l'être).
2. Il m'énerve (quelle pression !).
3. Il m'oppresse (belle, beau, le suis-je ?).
4. Il me motive (comment l'être ?).
Avez-vous des complexes ?
1. Non. Ou alors, de supériorité, parfois...
2. Je ne me pose pas la question, c'est inutile.
3. Personnellement, je ne suis qu'une grosse collection de complexes.
4. Quelques-uns. Mais sans plus, dans l'ensemble, je gère.
Une personne inconnue vous dévisage depuis un moment. Vous vous dites : 1. On me trouve attirant(e).
2. Je lui rappelle quelqu'un.
3. Je dois avoir un bouton sur le nez.
4. Je suis en beauté.
Vos premières pensées en arrivant dans une soirée : 1. Est-ce que l'on me regarde ??
2. Y a-t-il des gens intéressants avec qui parler ? 3. Les autres ne sont-ils pas mieux que moi ? 4. Vais-je passer un moment agréable ?
Lorsque vous croisez une personne qui a manifestement eu recours à la chirurgie esthétique, vous ressentez :
1. De l'intérêt (est-ce que cela m'irait bien, à moi ?)
2. De la curiosité (pourquoi avoir fait cela ? Complexes ? Pressions professionnelles ?).
3. De la pitié (pourquoi chercher à mentir ainsi sur son âge ?)
4. Un peu d'admiration (voilà quelqu'un qui n'a pas eu peur de franchir le pas !).
Pour consoler un enfant qui pleure à chaudes larmes parce qu'on lui a lancé qu'il n'était pas beau, vous lui dites :
1. " Moi, au contraire, je trouve que tu es très très beau. "
2. " Allez, n'y pense plus. Viens, on va faire du vélo... "
3. " Ils n'ont rien dans la tête, ceux qui t'ont dit ça. "
4. " Tu sais, il y a plein d'autres personnes qui t'aiment et te trouvent beau. Et puis on ne peut pas forcer tout le monde à nous aimer. "
Les miroirs et vous ?
1. Chez moi, il y en a partout. Cela réfléchit la lumière et notre image : deux choses importantes et agréables, non ?
2. J'essaye de ne pas passer trop de temps devant, en général ce n'est pas bon signe chez moi, c'est associé aux doutes et au mauvais moral.
3. Je ne peux pas m'empêcher de me regarder quand j'en croise un (suis-je acceptable ?).
4. J'en ai un dans la salle de bains, j'y jette un oeil le matin, c'est tout.
Mannequins aux corps parfaits, acteurs et actrices aux dents refaites, vedettes de télévision impeccables... Que de pressions sociales sur notre apparence physique !
1. Cela nous motive et nous tire vers le haut.
2. C'est épuisant, cruel et très " complexogène " : on se sent toujours moins bien, et pas à la hauteur...
3. C'est une violence inadmissible sur les personnes, et cela devrait être interdit ou au moins régulé. Pourquoi mentir ainsi ? Et édifier ce mensonge en norme ?
4. Il faut apprendre à y résister. La dictature de la beauté, ce n'est pas nouveau...
Le rôle de l'apparence physique dans les histoires d'amours qui durent (pas dans les coups de foudre) :
1. C'est capital. Il faut toujours continuer de séduire et de troubler son conjoint, même après des années de vie commune.
2. Je pense que si l'on m'aime et si l'on reste avec moi, c'est en dépit de mon apparence, et non grâce à elle.
3. Cela n'a rien à voir avec l'amour véritable. Sur la durée, l'aspect physique pèse de moins en moins sur un couple.
4. Mon apparence joue un rôle, évidemment, c'est un ingrédient parmi d'autres.
On vous complimente sur votre physique : 1. Vous êtes ravi(e).
2. Cela vous agace et ne vous intéresse pas.
3. Vous vous demandez si c'est bien sincère.
4. Vous remerciez tranquillement.
>Une majorité de réponse 3 :
"J'ai du mal à m'aimer"
Votre apparence physique est souvent source de soucis et d'états d'âme négatifs. Vous sentir
" acceptable " vous sécurise " un peu ". Mais ne pas vous plaire vous déstabilise " beaucoup ", au point de vous faire parfois renoncer à des sorties. Vous redoutez le jugement des autres, vous avez tellement besoin, et envie, qu'il vous soit favorable !
Le positif : vous faites des efforts pour que votre personne soit agréable aux autres. Mais ce souci permanent provoque en vous de l'inquiétude dès qu'il faut convaincre ou séduire.
Prendre soin de votre apparence n'augmente pas vraiment votre bien-être, mais apaise votre crainte du rejet ou de la critique. Et si vous cessiez de vous perdre dans les détails de vos imperfections pour adopter un regard plus global sur vous-même ?
Nos défauts ne sont pas forcément ce que les autres vont retenir de nous-même. Et si leur avis vous importe tant, laissez-les vous le donner ! Au lieu de l'imaginer toujours négatif. Accepte- toi, et l'on t'acceptera...
>Une majorité de réponse 4 :
"J'arrive à m'aimer, mais c'est du boulot"
Votre apparence physique compte dans l'estime que vous vous portez, mais pas au-delà d'un certain point. Vous avez compris que l'image joue un rôle dans le bien-être psychique : tout est plus facile les jours où l'on est en règle avec son apparence. L'inverse est vrai aussi : lorsque l'on est en règle avec soi, les autres, et sa vie, on est moins " accro " aux regards sur soi.
Vous faites tout pour entretenir un rapport serein avec votre apparence : ni narcissique ni complexé. Et c'est du travail... Car, comme tout le monde, vous avez des doutes, qui transforment parfois en complexes, à contenir pour qu'ils ne prennent pas les commandes.
Vous savez que votre apparence joue un rôle dans l'image que les autres ont de vous.
Vous consacrez donc un minimum d'efforts à la rendre acceptable, parfois même avec plaisir.
Mais vous savez aussi que l'estime de soi doit être alimentée par d'autres sources que le physique. Parmi les avantages de cette attitude : un rapport équilibré à vous-même et à votre image. Et finalement assez solide, car il est le fruit d'un travail réfléchi. Mais ne risque-t-il pas, parfois, de vous entraîner vers une relative conformité et un manque de fantaisie ? Continuez sur cette voie de l'équilibre entre beauté extérieure (un peu) et tranquillité
intérieure (beaucoup). Mais ne culpabilisez pas de vous offrir de temps en temps des petites crises de narcissisme et de superficialité. Histoire de vérifier avec quelle facilité vous pourrez ensuite vous en détacher !
>Une majorité de réponse 2 :
"Je n'aime pas aimer mon image"
L'obsession du look et de la beauté vous semble présenter plus d'inconvénients que d'avantages. Et les plaisirs promis aux accros du soin de soi bien légers et mensongers. Vous cultivez donc votre estime de vous aussi loin que possible de ce jeu superficiel des apparences et de la mode, et ne consacrez qu'un minimum d'efforts à votre image. Il y a tant de choses plus intéressantes à faire de sa vie, de son argent, de son énergie...
Ce côté rebelle et naturel, cette indifférence aux normes vous donnent charme et force. Et aussi une véritable autonomie intérieure, de l'indépendance et de la lucidité par rapport aux pressions sociales et commerciales. Mais tout de même, ne prenez-vous aucun plaisir à vous plaire ? Votre distance, légitime, ne ressemble-t-elle pas à de la méfiance ?
Et si vous acceptiez qu'au fond prendre soin de son apparence physique n'est qu'ajouter un peu d'harmonie et de beauté à la nature ? Et que cela peut aussi vous faire du bien ?
>Une majorité de réponse 1 :
"Je m'aime, c'est normal?
Votre apparence physique est l'un des grands vecteurs de votre bien-être, et vous vous agacez des discours sur " la beauté qui vient de l'intérieur ". Plaire et s'occuper de soi, c'est joindre l'utile à l'agréable : notre apparence est à la fois un levier d'influence, une source de satisfaction et de réflexion. Au-delà de l'interrogation : " Quel effet vais-je produire ? ", vous vous demandez aussi : " Comment convaincre ? ", " Comment être apprécié(e) grâce à mon apparence, sans complexer, écraser ou offenser autrui ? "
Il n'y a rien d'écervelé dans votre attachement au paraître, mais toute une réflexion sur son rôle dans les liens sociaux. Aussi offrez-vous aux autres une apparence agréable, toujours au mieux de ce qui est possible. C'est une forme de respect d'autrui. Mais votre bien-être et l'estime que vous vous portez ne dépendent-ils parfois pas trop de votre image ? Les années passant, ne risquez-vous pas de souffrir d'en retirer de moins en moins d'avantages ?
Ne vous arrive-t-il pas de basculer dans une surveillance inquiète des regards d'autrui pour y vérifier l'effet que vous produisez ? N'avez-vous pas tendance à juger de manière critique ceux qui se donnent moins de mal que vous ? Si c'est le cas, faites dès aujourd'hui quelques efforts. Offrez-vous des petits exercices de négligé, en ressortant du placard quelques vêtements élimés ou démodés. Ou un petit rééquilibrage du côté de votre vie intérieure (un stage de méditation dans un monastère sans salle de bains...).
b) La maitrise de son image
« Le monde entier est un théâtre, et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles ». W. Shakespeare.
Chaque jour est différent, chaque matin nous nous levons avec un état d’esprit qui peut être influencé par nos petits soucis du quotidien. Notre humeur est donc changeante.
Et pourtant nous devons nous efforcer de transmettre une image positive au travail et ne pas être perturbé par notre vie privée . Ce n’est pas simple, c’est un conditionnement.
Dans l’enseignement nous pratiquons notre travail devant un public comme sur une scène de théâtre, qui pourra être très sévère avec nous si l’image que l’on renvoi n’est pas celle que notre élève recherche chez un entraineur.
Maitriser son image est donc nécessaire.
Mais comment travailler cette dimension de la communication ?
« Le travail sur l'image de soi est un travail précis, pratique, différent selon les individus.
Il faut commencer par comprendre quelle image on a de soi-même. Quelle image on pense donner lorsqu'on s'exprime en public, lorsqu'on manage un groupe, lorsqu'on est en face à face. Il faut apprendre à repérer ce que l'on transmet sans s'en rendre toujours compte. »
« On apprend aussi à repérer les non-dits (colère, frustration, ironie, lassitude ou au contraire enthousiasme, confiance) qui s'expriment dans nos sous-entendus. »
« Travailler sur sa communication non-verbale, son ton, ses gestes. Ses regards. A mettre plus de soi-même dans sa communication. »
« Si vous travaillez sur votre image, le moment le plus marquant sera le moment où vous utiliserez la vidéo. »
Catherine Sorzana, directrice de Medias Coaching Communication
Maitriser son image n’est donc pas si simple et cela demande de faire un travail bien précis sur soi.
En tant qu’enseignant le plus dur il me semble est que même si notre image est bonne 90% du temps celle que nous allons renvoyer à nos clients peu être perçu comme très négative. Car nous sommes susceptibles d’être observés sur seulement 10% du temps d’une séance. Le jugement de nos observateur sera malgré tout total.
J’appelle cela la « photographie ». Je prends souvent cet exemple quand je forme mes enseignants avant de démarrer une période de stage.
Si vous animez une séance de stage de 2h avec des enfants et que pendant 1h50 votre image est parfaite, il suffit que vous vous asseyez sur le terrain les 10 dernières minutes, en regardant votre portable, pour que votre image dégringole, car si les parents arrivent
justement à ce moment là, c’est sur cette image qu’ils établiront votre profil.
Ils ont vous ont pris en « photo » et cela ne sera pas évident pour vous d’inverser l’idée que les gens se sont fait de vous.
Pourquoi ne nous apprend-on pas cela pendant notre formation DE ? C’est une question que je me pose évidemment car j’ai pu constater bon nombre de fois que les gens me jugeaient plus sur mon image que réellement sur mes compétences.
Pour maitriser notre image, il me semble important de connaître l’image de l’enseignant que nous voulons incarner sur le terrain :
De mon point de vu, un enseignant debout sur le terrain, sans son téléphone portable, avec sa raquette de tennis à la main, dynamique et impliqué dans sa séance représente celui que j’essaye d’être pendant mes cours.
Oui mais comment maitrise cette image ?
• Laissez votre portable dans le sac dès votre entrée sur le terrain et jusqu’à ce que vous en sortiez. En cas de coup de fil urgent, prévenez vos élèves avant le début de la séance et téléphonez à l’extérieur du terrain.
• Préparer votre séance la veille, cela vous permettra d’avoir des repères précis dans l’avancée de votre séance et cela vous permettra d’être totalement impliqué dans votre séance.
• Intéressez vous à ce que vous faites, regardez vos élèves exécuter vos consignes, parlez avec eux pour connaître leur ressenti, plus vous serez impliqué dans votre séance, plus vous prendrez du plaisir dans ce que vous faites.
• Restez dans le présent. C’est la quête absolue de l’homme et du joueur de tennis, ne pensez pas à ce qui s’est passé hier ou ce qui se passera demain, prenez le temps d’être juste « maintenant » et vivez sereinement votre travail.
• Soyez malin ! Remettez beaucoup d’intensité sur les dix dernières minutes de votre séance, c’est généralement le moment ou les parents viennent chercher leurs enfants.
Et les traditionnels « points de la fin » viennent quelques fois plomber tout votre travail. N’hésitez pas à proposer quelques points un peu avant pour revenir sur un aspect technique ou physique en fin de séance. C’est la dernière impression que vous laisserez aux parents.
c) L’influence de notre image
« Il est important de savoir que votre image peut influencer positivement votre vie
professionnelle. Elle peut mettre en valeur vos points forts, donner confiance aux autres et à soi, rassurer vos interlocuteurs.
A contrario, une mauvaise image peut avoir des effets négatifs, elle peut par exemple
constituer un obstacle à la communication, nuire à l’évolution professionnelle, à l’obtention d’une promotion. Il faut cinq secondes pour créer une impression bonne ou
mauvaise. »Ginette Saluas auteur de l’ouvrage « le rôle de l’image de soi et du savoir faire au bureau ».
Notre bureau c’est le terrain de tennis et nos clients sont nos élèves sur le court. Pour comprendre le rôle de l’influence de l’image, il est important de comprendre ce que nous représentons pour nos élèves. J’ai donc établit deux questionnaires très précis que vous pouvez distribuer dans votre club.
Le premier concerne les parents de vos élèves et le deuxième est destiné à vos élèves adultes.
Questionnaire pour les parents : 1. Qu’attendez vous du moniteur de tennis de votre enfant ?
2. Votre enfant aimerait-il voir son moniteur de tennis jouer en match ?
3. Pensez vous qu’il serait déçu d’apprendre qu’il fume ? Et vous cela vous dérangerez ? 4. Pensez vous que le téléphone portable est devenu un fléau pour la jeunesse ?
5. Mettre votre enfant à une activité sportive tel que le tennis, est il un moyen d’éviter qu’il passe trop de temps devant les écrans ?
6. Pensez vous que l’enseignant de tennis de votre fils doit montrer l’exemple en rangeant son portable dans son sac pendant ses cours ?
7. L’image du moniteur de votre enfant, influence t’elle votre enfant ? 8. Pensez vous que l’enseignant doit être un modèle ?
9. Seriez vous surprise de voir le prof de votre enfant casser des raquettes devant lui ? 10. Pensez vous que votre enfant a besoin d’être au contact d’un enseignant positif ?
Questionnaire pour le public adulte :
1. Attendez vous que votre moniteur de tennis est une allure sportive ?
2. Lorsque vous êtes en leçon avec votre prof, avez vous envie qu’il court sur les balles que vous lui envoyez ?
3. Aimez vous savoir que votre prof est resté joueur et qu’il est encore performant ? 4. Attendez vous qu’il vous donne des conseils sur le matériel à acheter ?
5. L’utilisation du téléphone de votre prof pendant ses leçons vous dérange t’elle ? 6. Aimeriez vous aller faire un footing avec votre prof ?
7. Avant votre premier cours de tennis, vous imaginiez votre prof : a) en tenue de tennis, b )en tenue de ville, c) Moitié, moitié
8. Vous l’imaginiez ? Plutôt sportif ou bien portant ?
9. Pensez vous qu’un prof fumeur devrait s’abstenir de fumer au club devant ses élèves ? 10. Avez vous besoin pour jouer au tennis d’encouragement ?De positivité ? De
motivation ? .
Pour les enfants nous représentons un « super héros » qu’ils cherchent à imiter jusqu’à recopier notre façon de nous habiller ou même de crier comme nous en match. Pourquoi d’après vous les marques de tennis, nous fournissent en matériel et vêtements ? Ce n’est sans doute pas pour notre niveau de tennis. Nous sommes des vendeurs malgré nous, par ce que dans un club notre image est forte et beaucoup d’enfants s’identifient à nous.
Les adultes aussi ! Nous avons en face de nous de brillants avocats ou même de grands chefs d’entreprise mais ne nous trompons pas la star c’est nous, nous représentons souvent pour ces gens le seul lien qu’ils ont avec le sport, avec le bien être, avec la performance, pour certain nous sommes celui qu’il aurait eu envie d’être. Alors jouons notre rôle à fond ! Nous devons influencer à la motivation ! Nous devons donner envie à nos élèves de se dépasser, nous sommes des coachs, notre influence est considérable, elle aura un impact sur les résultats de nos élèves ou de nos futurs élèves. Nous devons incarner notre sport, nous devons « être » le tennis c’est pour cela que les gens viennent nous voir. Observez le pouvoir d’influence des grands champions comme Nadal, sa tenue vestimentaire, ses attitudes, ses gestes, tout a été imité. Combien de jeunes joueurs avons nous croisé imitant le coup droit « lasso » du
« taureau de Manacor ». C’est ce rôle là que nous avons auprès de nos jeunes, nous devons les influencer positivement et notre image et notre outil de communication.
II/ Les critères de valorisation de l’image : a) L’hygiène
« Incarner ce que l’on prêche. Notre image est notre première carte de visite et on se doit de véhiculer une hygiène de vie et des habitudes exemplaires. Bien souvent nos clients
regarderons ce nous mangeons et buvons », « The training day ».
Nous sommes des professionnels du sport, nous nous devons de prendre soin de nous et de notre corps. Nous sommes moniteurs de tennis, il est donc important selon moi de ne jamais fumer ou boire de l’alcool au club. Nous devons soigner notre allure, être propre, nous devons incarner une personne saine, en bonne forme physique, avec une silhouette de sportif,
beaucoup de nos élèves viennent chercher chez nous ce qu’il n’arrive pas à régler chez eux.
Nous sommes l’exemple.
De plus, donner des cours de tennis tout au long de sa vie est traumatisant pour le corps, il faut donc le préparer, l’entretenir.
Un moniteur de tennis doit ressembler à un joueur de tennis. Cela peut vous semblez logique mais pourtant cette notion est trop souvent oubliée, personne n’en parle même dans les différentes formations le sujet reste inabordé. Et pourtant plus vous resterez joueur plus vous serez crédible dans votre activité.
C’est pour cela que vous devez agir comme un joueur professionnel et avoir une bonne hygiène de vie.
Il est donc important d’être rigoureux sur sa diététique et son entretien physique, vous devez garder votre allure sportive. En ce qui concerne la propreté, nous faisons un métier ou l’on transpire beaucoup c’est pour cela que vous devez toujours avoir dans votre sac de quoi vous changez et vous douchez.
Préparer une liste de tout ce que doit contenir votre sac et préparer le la veille en suivant cette liste.
Liste de ce que doit contenir mon sac Mes raquettes de tennis
Une bouteille d’eau Une serviette
De quoi m’alimenter, (Fruits secs, bananes) Plusieurs tenus de tennis
De quoi prendre une douche au club Une corde à sauter
Un tapis de gym
Faites une programmation de vos entrainements et ne les annulez jamais :
Il est important de réserver sur son planning des moments ou l’on s’entraine, nous devons être prêt chaque jour à donner nos cours de tennis, de plus il faut durer dans le temps, il faut donc préparer son corps aux différents traumatismes qu’il pourrait subir.
Il faut à mon sens se préparer à travailler longtemps debout.
Placer dans votre planning de la semaine, au moins deux travaux d’endurance et tous les jours des abdos du gainage ainsi que des étirements.
Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
REPOS
Faites attention à ce que vous mangez ! Votre corps, c’est votre fond de commerce, ne l’oubliez pas. De plus il est important de garder de l’énergie tout au long de la journée, votre élève de 19h à 20h payera le même prix que celui de 8h à 9h, il a donc le droit d’avoir la même personne en face de lui, véhiculant la même image.
Vous devez donc pensez à garder de l’énergie pour être au top à chaque instant de la journée.
Sur le même principe que pour la préparation de votre sac ou la programmation de vos entrainements, vos repas peuvent être fixés à l’avance sur votre planning de la semaine, nous considèrerons que le dimanche est un jour « off » ou vous pouvez vous permettre quelques écarts.
>Voici donc une liste d’aliment à favoriser pour votre image de sportif.
Listes d’aliments favorisant l’image du sportif Glucides :
• Pâtes complètes, riz brun, boulgour, couscous entier
• Pain complet
• Céréales complètes
• Légumineuses
Protéines maigres :
• Volailles sans la peau
• Poissons et fruits de mer
• Viandes maigres
• Oeufs
• Fromages et laitages allégés
• Légumineuses
• Tofu
• Lait de soja
Antioxydant :
• Fruits rouges
• Baies de goji et baies sauvages
• Kiwi, raisin, figue
• Agrumes
• Légumes colorés : poivrons, épinards, aubergines, céleri, brocoli
• Artichaut
• Ail, oignon
• Persil
>Préparer vos repas de la semaine :
Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Petit déjeuner : Déjeuner : Diner :
REPOS
Enfin, nous finirons ce paragraphe sur les petits détails importants qui ferons votre valeur ajoutée.
Avant de partir chaque matin :
• Se doucher
• Se raser
• Se coiffer
• Se parfumer
• Se maquiller pour les femmes ( légèrement ) b) La tenue vestimentaire
“L’apparence est le vêtement de la personnalité.” Gallieni
Je suis toujours choqué d’arriver dans un club et de voir un moniteur vêtu de vêtement qui mélange sa tenue de ville et sa tenue de tennis , ex : veste en jean, casquette de basket, chaussure de running, jogging d’une marque sportwear.
Récemment je lisais un article de N. Guerra du département marketing à trendhim « qu’il est facile de tomber dans une espèce de paresse vestimentaire, mais ce que nous portons parle en quelques secondes, il semblerait bel et bien que non seulement nous sommes ce que nous portons mais que nous devenons ce que nous portons. Alors la prochaine fois que vous vous demandez comment vous habillez, pensez à comment votre tenue vous fera vous sentir bien et qu’est ce qu’elle dira au monde qui vous entoure ».
Avez vous déjà vu un agent immobilier vous faire visiter un appartement en survêtement ? Certainement pas, ils sont tous en costume et bien nous notre costume c’est notre tenue de tennis.
Ne dérogez jamais à la règle. Portez toujours une tenue de tennis !
Vous me direz : « Mais cela coute cher ! », certes mais c’est un investissement important.
Posez vous la question différemment. Si je vous assure que demain grâce à votre image vous allez gagner énormément de crédibilité et avoir du succès dans votre club à tel point que vous n’aurez plus assez de place pour remplir votre planning de leçon, si je vous disez que vous gagnerez beaucoup d’argent, alors vous achèteriez sans réfléchir vos tenues de tennis. Et bien
je vous le dis, dans ce métier « l’habit fait le moine » et un moine ne s’habille pas n’importe comment.
Préparez vos tenues la veille et vérifier chaque jour qu’elles sont bien des tenues de tennis et de même marque.
• Short
• T-shirt ou polo
• Survêtement
• Chaussette
• Basket
c) : Posture et langage corporel
>Quel est l’importance de la posture pour soi et pour les autres ?
« La posture fait partie de la communication non verbale, l’importance de la posture est donc le langage du corps, elle est le fait de communiquer, d’échanger avec l’autre sans avoir recours à la parole mais en se fixant aux gestes, aux expressions faciales, aux attitudes, aux silences, aux tenues vestimentaires ainsi qu’à la posture » Extrait d’article du blog de « école de commerce de Lyon ».
Notre posture d’enseignant doit être dynamique, énergique, à l’image du sportif que nous sommes. Nous devons donner envie aux gens de se dépasser, leur donner l’espoir que tout est possible ! Nous devons exprimer la force, la solidité toutes les valeurs de notre sport.
Toujours d’après « l’école de commerce de Lyon », « pour la position debout, les pieds doivent être ancrés au sol afin de donner confiance à notre interlocuteur, de montrer notre stabilité et lui inspirer de la fiabilité ».
« Garder également une position d’ouverture permet de montrer que l’on veut aller vers l’autre, communiquer avec lui mais aussi que nous sommes prêt à recevoir des informations ».
Quelque soit notre posture sur le terrain, il ne faudra jamais oublier que nous sommes souvent observés de loin et c’est donc notre corps qui parle, nous devons faire de notre posture, notre allié !
Il est important que votre posture représente les valeurs de votre activité.
Quel est le sentiment général ou l’attitude que ma posture représente ? Positions confiantes ? Dominantes ? Soumissions ? Paresse ?
Suis je en accord avec le professeur de tennis que je veux représenter ?
• Ajuster votre posture régulièrement.
La posture est une question d’habitude ,les personnes ayant les épaules voûtées sont perçues comme paresseuses, passives et indécises, au contraire des personnes qui se tiennent droites avec les épaules ouvertes et les mains sur les hanches.
Bien que la posture en elle même ne sont pas aussi expressive que les expressions faciales ou les gestes de la main, elle peut encore augmenter ou contredire l’intensité de ces expressions.
Si vous vous penchez en avant, par exemple, vous amplifiez le message comme quoi vous
écoutez attentivement et vous êtes intéressés par ce qui est dit. Se pencher en arrière l’impression inverse naturellement.
• Garder une posture droite.
C’est aussi important pour votre santé que votre communication.
Pourquoi avoir une posture droite est aussi important pour son image ?
Parce que le langage corporel affecte la façon dont vous vous sentez, garder une posture droite est un excellent moyen d’augmenter votre humeur et vous donner plus d’énergie.
C’est une posture confiante et alerte.
Il est préférable d’éviter d’avoir le dos vouté et les épaules en avant à moins de vouloir être perçu comme triste ou paresseux. Cette posture donne l’impression de porter tous ces problèmes sur le dos .
>Quelle est la bonne posture à adopter ?
Pour être sûr d’adopter une posture adaptée à notre métier il est important de noter sur papier cette liste afin de rien oublier et de la relire dans la journée. Même si nous savons tous comment nous tenir, il arrive parfois qu’en fin de journée avec la fatigue, nous oublions les règles de base à une bonne posture.
Répétez chaque jour pendant 5 min avant le début de la journée cette posture pour qu’elle devienne un automatisme.
1. Tête haute en position neutre.
2. Les épaules en arrière.
3. Ouvrez votre poitrine et respirez profondément avec votre abdomen. Votre poitrine doit être ouverte et non pas plus gonflé.
4. Imaginez que vous êtes une marionnette et qu’une corde tire le sommet de votre tête vers le ciel.
5. Pieds fermement ancrés au sol, en répartissant le poids uniformément entre les deux jambes.
6. Très légère tension au niveau des muscles de l’abdomen et des fesses. Rester gainé.
7. La raquette de tennis dans la main ! Nous sommes des moniteurs de tennis.
>Qu’est que le langage corporel défensif ?
• Les bras croisés, avec les points serrés, les bras pliés étroitement ou vaguement, mains cachées, serrant les bras ou sous les aisselles.
Tous ces gestes projettent une attitude défensive, mais chacun à une échelle différente.
>Qu’est ce la position feuille de figue ?
• Les mains croisées sur les organes génitaux également appelée « Feuille de figue », c’est un geste de confort qui révèle la vulnérabilité, car il protège une autre partie sensible de notre corps, nos organes génitaux. Mais cette position peut aussi révéler une personnalité introvertie, timide ou innocente.
C’est un geste opposé à d’autres affichages qui souligne l’entrejambe. Comme les pouces dépassant des poches ou des pouces dans la ceinture, pour montrer « qui est l’homme ».
>Qu’est ce que Le langage corporel ouvert ?
C’est le langage positif ! Intéressé et accessible, opposé au langage corporel défensif.
C’est un langage qui permet aux autres de nous approcher plus facilement à l’opposer du langage défensif.
>Qu’est ce que le langage corporel dominant ?
C’est le langage pour montrer que vous êtes le chef. Debout avec la poitrine ouverte et la tête haute. Prend de l’espace en écartant les jambes.
Les mains derrière le dos. Imaginez un policier qui patrouille dans la rue. Posture très confiante.
>Qu’est ce que le langage corporelle de soumissions ?
Le corps va paraître plus petit mais menaçant, la tête s’incline légèrement, la poitrine moins sortie, les yeux ouverts, le regard innocent, les épaules voutées.
d) La démarche
La démarche ne se limite pas à un déplacement d'un point A à un point B, elle est bien plus que ça.
Selon Albert Mehrabian, professeur en psychologie de l’Université de Californie, 7% de la communication entres Hommes est verbale, c'est-à-dire qu'elle passe par les mots. 38% de la communication est vocale (intonation, timbre de la voix) et 55% de la communication est visuelle : elle passe par les mouvements de notre corps. Notre façon de marcher en fait évidemment partie.
La démarche est propre à chacun : elle diffère selon notre vécu, notre âge, notre sexe, notre éducation ou encore notre milieu social, mais ce n'est pas tout. La manière dont nous nous déplaçons varie aussi en fonction de notre état émotionnel. Par exemple, notre démarche ne sera pas la même si nous nous rendons au travail ou si non allons à un rendez-vous galant, "elle dépend plus du moment présent que d'une attitude intérieure profonde", affirme Aude Roy, synergologue et auteure du livre "Donner une bonne image de vous".
>Analyse des différentes démarches et leur signification
• Quand on marche la tête baissée
Regarder vos pieds en marchant : c'est votre spécialité. Si cette technique est la meilleure pour éviter de mettre les pieds dans une crotte de chien, elle est aussi parfaite pour éviter toutes interactions avec le monde extérieur...
"Dans les transports en commun ou au travail, se déplacer la tête baissée signifie que l'on connait son chemin et qu'on ne veut pas de contact", analyse la spécialiste du langage corporel, Olga Ciesco. Sa consœur, Aude Roy, confirme cette explication : "Baisser la tête traduit l'état émotionnel d'une personne, elle souhaite se renfermer à ce moment-là".
• Quand on marche de façon raide
"La démarche raide est à la fois dû au référent, c'est-à-dire à notre mère ou notre père dont la démarche nous a inspiré, mais cela dépend aussi de la morphologie de la personne", indique la synergologue Aude Roy.
• Quand on marche en bombant le torse
C’est la démarche de l’assurance, la démarche ou l’on s’assume en tant que patron, vous sans doute quelques situations délicates à gérer ou vous devrez adopter cette démarche notamment lors des choix de joueurs en match par équipe.
"Quelqu'un qui est fier de lui va bomber le torse, il souhaite montrer sa valeur ainsi que sa supériorité", constate Aude Roy. Olga Ciesco ajoute qu'au delà de la poitrine bombée, quand tout le haut du corps se penche vers l'avant, cela témoigne d'une fierté encore plus grande.
• Quand on marche avec un pas lourd
"La lourdeur du pas peut signifier que la personne porte le poids de ses problèmes, le poids de la vie", explique Aude Roy. Mais marcher d'un pas lourd est aussi une affaire de culture, d'après la
spécialiste.
A éviter ! Nous sommes dans un métier ou nous devons mettre nos problèmes de coté, nous sommes là pour les autres !
• Quand on marche sur la pointe des pieds
Selon la synergologue, Aude Roy, se déplacer sur la pointe des pieds témoigne d'un manque d'assurance.
Vous marchez à pas de loup, avec précaution, sans un bruit... Vous n'êtes pas un espion, non. Juste une personne un peu timide.
• Quand on marche les bras derrière le dos
"Lors d'une balade par exemple, marcher les bras dans le dos veut dire que la personne est dans ses pensées. Les bras sont un lien social, alors les ranger derrière soi indique que l'on souhaite rester dans sa bulle", explique Olga Ciesco. "Dans un cadre professionnel, marcher les bras derrière le dos est une manière d'affirmer son statut social, comme peut le faire un surveillant dans les établissements
scolaires", ajoute-elle.
C’est une démarche que l’on adoptera souvent sur le terrain lorsque nos élèves sont en exercices.
• Quand on marche les bras croisés
"Cela témoigne d'une réflexion, d'un retour sur soi mais c'est aussi un signe de protection ou de fermeture", affirme Aude Roy. "Ce n'est pas une pose naturelle. S'il fait froid, croiser les bras peut servir à nous réchauffer, mais si ce n'est pas le cas, cette façon de se tenir sert à se rassurer lors d'un moment stressant. Plier les articulations nous rappelle la posture dans le ventre de notre mère, c'est une position de confort", renchérie Olga Ciesco.
• Quand on marche les pieds rentrés vers l'intérieur
"La pronation indique que l'on est centré sur soi, sur son savoir", indique Aude Roy. Une sorte de savant mélange entre les bras derrière le dos et le torse bombé ?
• Quand on marche les pieds tournés vers l'extérieur
S'il existe la pronation, il existe aussi la supination. Cette posture n'est autre que l'inverse de celle décrite ci-dessus : les pieds ne sont pas rentrés vers l'intérieur, mais tournés vers l'extérieur. Cette posture peut signifier que l'on est "ouvert et curieux", selon Aude Roy.
• Quand on marche avec le téléphone à l'oreille
"Sans parler d'un coup de fil qui est nécessaire, les gens qui téléphonent en marchant se donne une contenance grâce à cette action. Ils ont l'air occupé", analyse Olga Ciesco. "De manière général, avoir un objet en main nous déstresse tout de suite, que ce soit un téléphone ou autre chose", explique-t-elle.
C’est pour nous enseignants, la démarche interdite sur le terrain.
e) La gestuelle
Il est des gestes que nous répétons quotidiennement, qui font partie de notre routine et dont nous ne nous rendons même plus compte. Croiser ses jambes, ses bras, tortiller ses cheveux, ou encore certaines de nos mimiques font partie de notre façon d’être, et nous les associons souvent à des émotions particulières (gêne, stress, bonheur…). Le psychologue Joseph Messinger a décrypté toutes ces manies dans son livre Ces gestes qui vous trahissent, et qui en disent beaucoup de notre
personnalité, de manière inconsciente.
>Décryptage des gestes : La façon de saluer
Nous ne saluons pas notre patron de la même manière que notre mère, nos amis ou un inconnu, cela semble aller de soi. Notre façon de dire bonjour en dit long sur le respect ou les sentiments portés à la personne concernée.
Lorsque vous serrez la main ou faites la bise à une personne, il vous arrive de placer une main sur son épaule. Un geste qui peut paraître anodin, et pourtant, la place de votre main détermine quels sont vos sentiments envers votre interlocuteur. Une main posée sur l’épaule gauche est une marque d’amitié, d’affection. En revanche, une main posée sur l’épaule droite signifie que vous aimeriez limiter l’ambition ou le pouvoir de la personne en face de vous.
Si vous êtes plus bise sur la joue que main serrée, c’est que vous êtes d’un naturel sympathique, ouvert d’esprit et prêt à faire de nouvelles rencontres. La bise est très ancrée dans la tradition française, et selon les régions, on en échange deux, quatre, voire six ! Cependant, si le baiser est fait « dans le vide », c'est-à-dire que votre visage (joues ou lèvres) n’entre pas en contact avec celui de votre interlocuteur, cela peut-être un signe de froideur, voire de rejet.
>Gestuelle : Jeux de mains
Les mains sont considérées comme la symbolique de la communication. Souvent, lors de discutions, nos mains viennent compléter nos propos. On dit d’ailleurs de certaines personnes qu’elles « parlent avec leurs mains ». Or, les gestes qui accompagnent nos conversations peuvent donner une autre signification à nos paroles.
>Quatre jeux de mains qui nous trahissent :
• Les mains orientées vers l’extérieur signifient que l’orateur cherche à séduire l’assistance, comme pour dire « Ce que je dis vous concerne ».
• Les mains ramenées vers soi signifient une tendance à l’égocentrisme, ainsi qu’au fait que l’orateur n’assume pas totalement ses propos.
• Les mains superposées sur le genou d’une femme sont un signe de séduction, qui clame « Je sais ce que je veux ».
• Les mains en appui sur une table ou sur les genoux montrent que la personne est mal à l’aise.
Les poings fermés en appuis sont signe d’hostilité, tandis que les mains à plat sont une preuve de compréhension, d’écoute.
>Décryptage des gestes : La main dans les cheveux
Les cheveux sont le siège de l’image de soi, de l’estime que chacun porte à soi-même. D’ailleurs, beaucoup s’accordent à dire qu’ils ont plus confiance en eux après avoir pris soin de leurs cheveux, et une nouvelle coupe de cheveux marque souvent une « étape personnelle » franchie.
>Cinq façons de se toucher les cheveux qui nous trahissent :
• Le fait de se recoiffer en permanence, de façon presque maniaque, signifie une tendance à l’impatience, à la susceptibilité.
• Si votre interlocuteur passe son temps à se lisser les cheveux, c’est qu’il n’a pas la conscience tranquille.
• Une personne qui triture en permanence une mèche de cheveux du bout de son doigt cherche à instaurer une distance entre elle et son interlocuteur.
• Une femme qui libère l’encadrement de son visage en coinçant ses mèches derrière ses oreilles cherche à saisir des opportunités tout en dégageant son champ de vision.
• Le fait de relever ses cheveux montre une envie de mettre son buste en valeur, grâce au mouvement des bras qui rehausse la poitrine, et est donc synonyme de séduction.
>Gestuelle : Grimaces et autres mimiques du visage
Le visage est souvent considéré comme un miroir des émotions. Joie, peine, souffrance… Il est parfois difficile de masquer les sentiments car ils se reflètent dans nos expressions. Certains prétendent que se sont les tracas qui modifient le plus le visage, notamment en créant des rides, mais au contraire, plus les émotions tirent sur la joie, plus le visage s’anime. Ainsi, une personne pessimiste, ne riant pas ou
peu sera moins marquée qu’une personne optimiste qui exprime ouvertement sa joie. Chaque partie du visage est associée à un sentiment ou une émotion.
>Douze mimiques qui en disent long sur nous :
• Les lèvres mordillées sont signe de malaise, d’une situation que l’on cherche à fuir.
• Une personne qui se tapote les lèvres régulièrement aura tendance à avoir un caractère individualiste.
• Si votre interlocuteur se caresse la lèvre inférieure du bout des doigts, c’est qu’il considère que vous manquez de franchise à son égard.
• Le fait de former sa bouche en cul-de-poule est un signe de mépris, qui pourrait signifier « je vaux mieux que vous ».
• Une personne qui se pince régulièrement le nez est sceptique vis-à-vis de son interlocuteur. Ce geste peut être le signe que notre discours déplait, et qu’il vaut mieux éviter de s’engager dans cette voie qui « sent mauvais ».
• Si votre interlocuteur se gratte l’aile droite du nez, c’est qu’il ne comprend pas où vous voulez en venir.
• Si la personne en face de vous appuie sur le bout de son nez, c’est qu’elle tente « d’écraser » son flair, et donc de ne pas faire confiance en son instinct.
• Les sourcils relevés haut sur le front sont l’image de l’étonnement : l’homme ouvre grand ses yeux de façon à mieux voir pour mieux comprendre une situation.
• La suspicion se reflète en revanche sur les sourcils froncés : ici, l’individu sacrifie une partie de sa vision, mais protège des globes oculaires, face à une situation qui lui paraît suspecte.
• Un sourire qui dévoile plus volontiers les dents du haut, dit « sourire de l’étalon » ou « sourire carnassier » dévoile des intentions égoïstes ou de séduction : l’individu cherche à attirer la confiance de son auditoire en ayant l’air avenant.
• Un sourire dévoilant les dents du bas, moins flamboyant, correspondra à des personnalités intimistes, moins à l’aise en société, et qui préfèrent être reconnus pour leur savoir que pour leur physique.
• Un sourire qui dévoilera pleinement toutes les dents est le sourire de celui qui ne veut pas être oublié, qui souhaite être connu, ou reconnu publiquement.
f) E-réputaion : Comment contrôler son image sur les réseaux sociaux ?
Vous êtes de futurs enseignants de tennis professionnels amenés à chercher un poste dans un club ou à en changer.
C’est un fait : les recruteurs scrutent les réseaux sociaux. Il est donc primordial pour toute personne à la recherche d’un emploi de savoir gérer son e-réputation. Robert Half, cabinet de recrutement international, livre ici ses principales recommandations pour contrôler son image sur Internet et être attractif aux yeux des recruteurs.
>Analyser son e-réputation
La première chose à faire lorsque l’on souhaite gérer son image numérique est de faire un état des lieux (ou des dégâts) de son activité sur la Toile. Taper simplement son prénom et son nom dans la barre de recherche Google peut se révéler parfois surprenant.
>Veiller au contenu
Une fois la phase d’analyse effectuée, place à l’action. Le meilleur moyen pour ne pas se retrouver un jour embarrassé par certaines publications est de les supprimer ou, au minimum, d’en limiter l’accès et les paramètres de confidentialité. Ayez conscience que rien ne peut vraiment disparaître sur les réseaux sociaux.
>Utiliser les réseaux sociaux à son avantage
Les réseaux sociaux sont un outil que les candidats doivent utiliser dans leur propre intérêt en vue d’un recrutement. En effet, posséder des comptes sur les réseaux sociaux professionnels tels que viadeo, LinkedIn ou des applications du type Kudoz, créer un blog à son nom traitant d’une expertise et encore, partager sur Twitter des actualités pertinentes, sont autant
d’initiatives qui amélioreront le référencement d’un profil et lui donneront de la crédibilité face au recruteur.
>Ne pas harmoniser ses CV
C’est une erreur fréquente chez les candidats qui sont présents sur différents réseaux sociaux professionnels. Ainsi, il arrive que pour le même candidat deux CV publiés ne soient pas tout à fait identiques, l’un est parfois dépouillé d’une expérience significative par exemple. Ce manque de cohérence pourrait se transformer en handicap lors de l’entretien si le recruteur aborde ce sujet avec le candidat.
>Publier du contenu inapproprié
Il est judicieux de séparer vie professionnelle et personnelle sur les réseaux sociaux. La création de listes ou de groupes sur Facebook par exemple permet de s’adresser à différents publics (famille, amis proches, collègues) en évitant que ses photos de vacances soient visibles par tous.
>Critiquer son emploi
Une autre erreur à absolument éviter est de critiquer son emploi actuel ou son dernier emploi.
Très mal vu des recruteurs, ce manque de retenue pourrait sérieusement impacter la décision dans un processus de recrutement.
>Avoir une orthographe douteuse
Cela peut paraître évident mais un recruteur attache de l’importance à l’orthographe et à la syntaxe des contenus sur les réseaux sociaux. Une mauvaise orthographe peut totalement décrédibiliser une candidature. ll faut toujours garder en tête qu’une publication peut être vue par un potentiel recruteur et soigner à chaque fois ses écrits, y compris sur Internet.
Il est important de ne pas sous-estimer l’importance de notre e-reputation, beaucoup de directeur de club vont visiter des profils pour leur recrutement, mais pas que, vos élèves aussi iront vous chercher sur les réseaux sociaux, alors pensez toujours à votre e-réputation et soignez votre image sur internet.
d) Les interdits
On ne peut pas aborder les critères de valorisation de l’image du moniteur de tennis sans parler des facteurs destructeurs de l’image. Nous sommes ne l’oubliez pas observés en permanence comme un acteur sur une scène de théâtre, nous devons donc jouer notre rôle pleinement.
Avez vous déjà vu un acteur sortir de scène laissant ses partenaires sans répliques pour aller boire un café au bistrot ?
Impensable ! On ne laisse pas ses partenaires et son public en galère, sous peine de se faire huer dès notre retour. Il en va de même pour le moniteur de tennis, vous ne devez jamais laisser votre cours, vous devez être présent à cent pour cent pour vos élèves et votre public, les parents.
Voici une liste d’attitude que je considère comme nuisible pour votre image pendant un cours de tennis et hors court dans l’enceinte du club.
Liste non exhaustive
Sur le terrain Hors terrain
Utiliser son téléphone Draguer son élève
Toucher ses élèves lors des démonstrations Boire de l’alcool
Rester appuyé contre le grillage et parler avec quelqu’un à l’extérieur
Avoir des attitudes vulgaires Sortir du terrain pendant un cours Fumer
Jeter sa raquette pendant un match S’asseoir sur le banc pendant son cours S’asseoir sur le sceau pendant son cours Arrêter son cours cinq minutes avant la fin
Boire de l’alcool Draguer les mamans Fumer
Avoir des attitudes vulgaires Arrivés en retard
Annuler ses cours
Vous avez maintenant un des critères de valorisation qui vous permet de travailler votre image de moniteur de tennis, ces critères sont bien sûr variables en fonction du contexte et du lieu dans lequel vous exercez.
C’est à vous d’établir ce qui est selon vous essentiel chez le moniteur idéal.
III/ L’évaluation de notre image
>Comment évaluer l’image d’un enseignant de tennis lors d’une séance de tennis ? a) Les critères d’évaluation fixes et évoluant
>Déterminer les critères d’évaluation fixe et ceux évoluant dans la séance.
Pour évaluer l’image d’un enseignant de tennis durant sa séance, il est important de distinguer les critères d’évaluation fixe des critères d’évaluation qui vont évoluer durant la séance.
Voici une liste de différents critères d’évaluation : Liste non exhaustive
Critères d’évaluation fixe Critères d’évaluation pouvant évoluer durant la séance
Tenue vestimentaire Short
T-shirt Chaussure Chaussette Survêtement Propreté Allure sportive Dynamisme général
Posture Démarche Dynamisme
Position de la raquette dans la main Démonstration
Lunette de soleil
b) L’image en fonction du public
>Déterminer les différents critères d’évaluation en fonction du public
L’enseignant devra se comporter différemment durant ses séances en fonction de son public.
Quelle image doit on véhiculer, devant des enfants ? Des adultes ? Un homme ? Une femme ? Un public débutant ? Du haut niveau ?
C’est parce qu’il enseigne, entraine, initie à des publics très différents que l’enseignant devra être très polyvalent. Cette polyvalence est bien sûr observable et jugée sur tous les aspects fondamentaux du tennis c’est à dire la technique, la tactique, le physique et le mental mais très rarement sur le comportement c’est à dire ce qui constitue notre image.
Et pourtant la majorité des personnes que nous allons côtoyer durant notre carrière ne nous jugera pas sur nos compétences spécifiques au tennis mais sur notre image.
Un parent vous a t’il déjà reproché de ne pas assez utiliser la théorie des angles dans votre enseignement ?
Personnellement en vingt ans d’enseignement, on ne m’en a jamais parlé.
En revanche on m’a déjà dit que je ne devrais pas téléphoner pendant mes cours, ou être assis.
Ou encore on m’a déjà reproché de ne pas avoir ma raquette dans la main pendant mes cours.
C’est pour cela que l’image tient une place importante dans le succès d’un enseignant au sein d’une structure.
Pour établir votre grille d’évaluation vous devez donc savoir qu’elle image adopter en fonction du public.
Les différents publics d’un enseignant de tennis
Les différentes perceptions de l’image Enfants :
• 4 /6ans
• 6/8ans
• 8/10ans
• 10/12ans
• 12 ans et + Adultes Hommes :
• Initiation
• Perfectionnement
• Compétition
• Haut niveau Adultes Femmes :
• Initiation
• Perfectionnement
• Compétition
• Haut niveau
Image :
• Gentille
• Forte
• Sérieuse
• Professionnelle
• Empathique
• Autoritaire
• Timide
• Soumis
• Dominant
• Malin
• Athlétique
• Gagneur
• Perdant
• Laxiste
Cette liste est non exhaustive, elle peut et doit varier en fonction du contexte dans lequel vous évoluez et les gens qui vous entoures.
d) L’image et le moment
>Déterminer les différents critères d’évaluation en fonction du moment de la séance.
Une séance est composée de différents moments.
Il y a forcement un début, un milieu et une fin.
De plus selon votre public votre image devra s’adapter selon la période dans laquelle vous vous trouvez.
Par exemple si vous entrainez un joueur de haut niveau en manque de résultat depuis quelques temps, vous devez vous poser la question si vous ne devez pas changer l’image qu’il a de vous pour faire passer les messages différemment (Passer d’un mode autoritaire, à un mode plus empathique par exemple). Quelques fois le seul fait de changer de posture, de ton, de positionnement vis à vis de votre joueur peut créer un « déclic » chez lui.
Voici un tableau avec différents moments de séances et différentes périodes dans l’année.
Liste est non exhaustive.
Les différents moments d’une séance Les différentes périodes Prise en main
Exercices Matchs Points dirigés Echauffement Observation
Apprentissage technique Apprentissage tactique Apprentissage physique Apprentissage mental
Début de l’année scolaire Première séance
Eté Hiver Printemps Automne
Période Foncière Période de match Reprise après blessure
Tournois de fin d’année école de tennis Manque de résultat
Bon résultat
RAPPEL
Pour établir une grille d’évaluation sur l’image d’un enseignant de tennis durant une séance de tennis
Les questions que vous devez vous posez sont:
• Quelle est l’image que je veux donner de moi ?
• Auprès de quel public ?
• Dans quel situation ?
Si vous répondez à ces trois questions vous pourrez alors établir votre grille d’évaluation.
IV L’image de nos actions : a) L’exemplarité :
Dès le premier pas posé à l’intérieur de votre club, vos actions vont être observées, analysées, jugées. Et vous serez un ainsi un bon moniteur ou un mauvais sans même avoir donné un coup de raquette.
Nous sommes avant tout des éducateurs sportifs.
Accepteriez vous que votre enfant reçoive une éducation sportive de la part d’un enseignant qui fume cigarette sur cigarette et qui boit de l’alcool à la buvette du club ?
Pour ma part, certainement pas.
Notre rôle va au delà de l’enseignement, nous devons montrer l’exemple, nous devons être ceux dont on a envie de ressembler. C’est à mon avis un des points les plus important à inculquer aux jeunes moniteurs. Pourtant, il n’y a pas de formation sur ce sujet, ni même de
débat et l’image de l’éducateur sportif est trop souvent négligée par les enseignants tennis.
Même les joueurs professionnels peuvent tout se permettre sans que cela soit réellement sanctionné. Le tennis va mal, et je comprends pourquoi, les attitudes irrespectueuses et anti- sportives de certains joueurs à la télévision me dérange énormément. Il n’y a pas un tournoi sans qu’un joueur balance un match en direct, sans une insulte, sans un crachat, sans briser une raquette.
J’entendais l’autre jour que sur RMC que Kyrgios avait rayé le prénom « Novak » floqué sur le t-shirt d’un supporter.
Mais ou sont passées nos valeurs ?
Toni Nadal a déclaré que : « l’attitude de Nick kyrgios était mauvaise pour le tennis » , tout en ajoutant que « quelque chose ne va pas, l’ATP lui a donné trop de battage publicitaire ».
Et il a raison, il faut arrêter d’accorder du crédit à ces joueurs, ne plus diffuser leurs matchs, c’est du voyeurisme pas du sport. Je veux que mes enfants pratiquent le tennis pour qu’ils apprennent ce qu’est le respect, le dépassement de soi…
Je me fou de savoir que kyrgios est talentueux, il ne m’inspire aucun respect et je ne reconnais en lui aucunes valeurs que j’ai envie d’inculquer à mes jeunes joueurs.
Est ce que Benoit Paire sait que lorsqu’ il crie « la chatte, la chatte, la chatte… » mon fils de cinq ans le regarde, est ce qu’il sait que grâce à lui mon fils sait ce que veut dire « brader un match », en revanche il ne sait toujours pas ce que veut dire avoir le gout de l’effort.
Vos actions ont des conséquences Messieurs les joueurs et vous influencez toute une génération. Pour moi ces joueurs ne sont pas des représentants légitimes de notre sport, ils n’ont rien compris aux valeurs de notre sport et à leurs rôle d’ambassadeur.
Ce sont ses valeurs, le respect ,le gout de l’effort, le dépassement de soi, les sacrifices, le travail, le courage, le jeu et bien d’autres encore, dont vous devez vous imprégniez, avant de devenir enseignant, avant de devenir un ambassadeur du tennis. Vous devez réfléchir chaque jour pour progresser et savoir quelle attitude adopter devant vos élèves, dans votre club.
Vous devez être exemplaire et bon dans toutes les situations.
Nous avons la chance de vivre une époque avec deux grands champions, les deux plus grands de tous les temps qui font preuve d’une exemplarité sans faille tout au long de leurs carrières.
Nadal et Federer, tous deux encore en activité sont pour moi l’exemple même de ce que nous devons représenter auprès de nos jeunes. Et notre fédération devrait plus souvent les prendre en exemple. Il n’y a rien à laisser chez ces deux joueurs mais tout à prendre. Ils sont ce que vous devez être auprès de vos élèves, ils sont le tennis.
b) L’enseignant compétiteur Dans ce dernier article je parlerai du jeu.
Il y a quelque chose qui me dérange chez les cadres de ma ligue, c’est que les jeunes qu’ils entrainent ne les ont jamais vu jouer. Moi même je ne les ai jamais vu jouer.
Je ne doute absolument pas du niveau qu’ils ont pu avoir d’ailleurs très haut pour certain, mais ce qui me gène c’est que l’on ne parle jamais du jeu. On parle tactique, technique, mental, physique, on met des mots théoriques et on cherche des solutions sur des situations qui ne peuvent être comprises que lorsqu’elles sont vécues.
Peut on se rappeler des émotions que l’on peut ressentir lorsqu’on sert pour le match à 5/4 au troisième contre un joueur qui a deux classements de plus que nous ?
Je crois qu’en l’absence de compétition, nous oublions ce qui se passe dans ces moments là et nous ressortons nos théories de nos bouquins de formation. Hors pour être crédible, il faut toucher du doigt et aller au combat. Il faut jouer, il faut que vos élèves vous voient jouer, qu’ils vous voient vous battre pour gagner un match. Il faut qu’ils comprennent que ce que vous leur dites, vous le vivez aussi. Il n’y a pas de source sur ça ni même de formation et je
trouve cela dommage. C’est tellement enrichissant pour un jeune de voir son entraineur jouer le dimanche matin les matchs par équipes et de parler avec lui après de ce qu’il a ressentit après une victoire ou comment il est arrivé à surmonter une défaite.
C’est en jouant et en respectant les valeurs de notre sport que vous ferez votre popularité au sein de votre club alors je vous conseille de ne jamais « couper le cordon avec la
compétition ».
Conclusion
Le tennis est un sport fantastique et nous avons la chance en tant qu’enseignant d’en être des représentants. Que cela soit sur le terrain pendant une compétition, lors d’une séance
d’enseignement avec un élève, dans n’importe quelle situation dans l’enceinte de notre club ou même encore sur internet nous devons représenter ceux que chacun voudrait être, nous devons être inspirant et donner envie aux gens de jouer.
Chaque jour nous devons méthodiquement vérifier les aspects fondamentaux contribuant à notre bonne image.
Nous avons l’occasion de montrer le meilleur de nous même, ne nous en privons pas.