DISQUE POUR LE CHOIX DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES SELON LES CRITÈRES DE RECEVABILITÉ MÉDICALE
OMS
2015
ISBN 978 92 4 254925 6 Catalogage à la source : Bibliothèque de l’OMS
OMS disque pour le choix des méthodes contraceptives selon les critères de recevabilité médicale – mise à jour 2015.
1.Contraception – méthodes. 2.Services de planification familiale. 3.Détermination de l'admissibilité – normes.
I.Organisation mondiale de la Santé.
ISBN 978 92 4 254925 6 (Classification NLM : WP 630)
© Organisation mondiale de la Santé, 2016
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À propos de ce disque
Ce disque présente les critères de recevabilité médicale pour l’adoption de méthodes contraceptives. Il s’appuie sur les lignes directrices de l’OMS fondées sur des bases factuelles intitulées Critères de recevabilité médicale pour l’adoption et l’utilisation continue de méthodes contraceptives, Cinquième édition (2015). Il permet aux prestataires de la planification familiale de recommander des méthodes de contraception sûres et efficaces aux femmes présentant des pathologies ou des caractéristiques pertinentes du point de vue médical.
Le disque présente des recommandations pour l’adoption des neuf méthodes de contraception les plus courantes : 1. les contraceptifs oraux combinés, COC (pilule combinée minidosée, à ≤ 35 µg d’éthinylestradiol) ;
2. le patch contraceptif combiné, Patch ;
3. l’anneau contraceptif combiné intravaginal, AIV ; 4. les contraceptifs injectables combinés, CIC ; 5. les pilules de progestatif seul, PPS ;
6. les progestatifs seuls injectables, AMPR (IM, SC)/NET-EN (acétate de médroxyprogestérone retard – voie intramusculaire ou sous-cutanée, ou énanthate de noréthistérone par voie intramusculaire) ;
7. les implants de progestatif seul, LNG/ETG (lévonorgestrel ou étonogestrel) ; 8. les dispositifs intra-utérins à diffusion de lévonorgestrel, DIU-LNG ; 9. les dispositifs intra-utérins au cuivre, DIU-Cu.
Médicaments antirétroviraux et abréviations sur le disque
Inhibiteurs nucléosidiques de
la transcriptase inversée (INTI) Inhibiteurs non nucléosidiques
de la transcriptase inversée (INNTI) Inhibiteurs de la protéase (IP)
ABC Abacavir EFV Éfavirenz ATV/r Atazanavir boosté par le ritonavir
TDF Ténofovir ETR Étravirine LPV/r Lopinavir boosté par le ritonavir
AZT Zidovudine NVP Nevirapine DRV/r Darunavir boosté par le ritonavir
3TC Lamivudine RPV Rilpivirine RTV Ritonavir
DDI Didanosine
FTC Emtricitabine Inhibiteurs de l’intégrase
D4T Stavudine RAL Raltégravir
Dispositifs intra-utérins au cuivre (DIU-Cu) pour la contraception d’urgence
Cette méthode est très efficace pour éviter une grossesse.
Elle peut être utilisée dans les cinq jours suivant le rapport sexuel non protégé en tant que contraception d’urgence.
Néanmoins, lorsqu’il est possible d’estimer le moment de l’ovulation, le DIU-Cu peut être posé plus de cinq jours après le rapport sexuel, si nécessaire, mais pas plus de cinq jours après l’ovulation.
Les critères de recevabilité pour la pose d’un DIU-Cu en règle générale s’appliquent également pour la pose de DIU-Cu en tant que contraception d’urgence.
PATHOLOGIE DIU-Cu
Grossesse 4
Viol
a) Risque accru d’IST 3 b) Faible risque d’IST 1
COC = contraceptif oral combiné ; LNG = lévonorgestrel ; UPA = acétate d’ulipristal ; NA = non applicable
a L’allaitement au sein n’est pas recommandé au cours de la semaine qui suit la prise d’UPA en raison de son excrétion dans le lait maternel. Durant cette période, le lait maternel devrait être tire et éliminé.
b Les pilules pour la contraception d’urgence peuvent s’avérer moins efficaces chez les femmes avec un IMC ≥30 kg/m2 que chez les femmes avec un IMC <25 kg/m2. En revanche, il n’y a aucune inquiétude en matière de sécurité.
c Les puissants inducteurs du CYP3A4 peuvent réduire l’efficacité des PCU.
d Une femme qui utilise la PCU de façon récurrente a besoin d’être davantage conseillée sur les autres méthodes contraceptives. Une utilisation fréquente et répétée de la PCU peut être nocive pour les femmes ayant une pathologie classée dans la catégorie 2, 3, ou 4 pour les CHC ou les PS.
Pilules pour la contraception d’urgence
PATHOLOGIE COC LNG UPA
Grossesse NA NA NA
Allaitement au sein
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Antécédents de grossesse extra-utérine 1 1 1
Obésité
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Antécédents de pathologie cardiovasculaire grave (cardiopathie ischémique, accident vasculaire cérébral ou autre pathologie thrombo-embolique)
2 2 2
Migraine 2 2 2
Pathologie hépatique grave (y compris l’ictère)
2 2 2
Utilisation d’un inducteur du CYP3A4
c(par exemple rifampicine, phénytoïne, phénobarbital, carbamazépine, éfavirenz, fosphénytoïne, névirapine, oxcarbazépine, primidone, rifabutine, millepertuis/Hypericum perforatum)
1 1 1
Utilisation répétée de la pilule pour
la contraception d’urgence
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Mode d’emploi du disque
Le disque permet de faire correspondre les différentes méthodes contraceptives, indiquées à l’intérieur, avec les pathologies, figurant au bord. Les chiffres qui apparaissent dans la fenêtre permettent de déterminer si l’adoption des différentes méthodes contraceptives est indiquée chez une femme atteinte de la pathologie en question :
CATÉGORIE LES RESSOURCES D’ÉVALUATION SONT SUFFISANTES
LES RESSOURCES D’ÉVALUATION SONT LIMITÉES
1 La méthode peut être utilisée
en toutes circonstances Oui
(utiliser la méthode) 2 La méthode peut généralement être
utilisée 3
La méthode est généralement contre-indiquée à moins qu’aucune autre méthode plus appropriée ne soit pas disponible ou pas acceptable
Non (ne pas utiliser
la méthode) 4 La méthode ne doit PAS être utilisée
Pour les catégories 1 et 4, les recommandations sont claires. Les cas correspondant aux catégories 2 ou 3 nécessitent un jugement clinique plus délicat et peut-être un suivi attentif. S’il est impossible de porter un jugement clinique avec certitude, la méthode pourra être utilisée dans les cas correspondant aux catégories 1 et 2 mais ne pourra pas être utilisée dans les cas correspondant aux catégories 3 et 4.
Certaines pathologies n’imposent aucune restriction : il existe de nombreuses pathologies en présence desquelles TOUTES les méthodes peuvent être utilisées (cas entrant dans les catégories 1 et 2). Certaines de ces pathologies sont énumérées au dos du disque.
À quelques exceptions près, toutes les femmes peuvent utiliser en toute sécurité la contraception d’urgence, de même que les méthodes de contraception mécaniques et comportementales, notamment la méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée. Vous trouverez la liste complète des recommandations dans le document intégral.
Seule l’utilisation correcte et régulière des préservatifs, masculins ou
féminins, protège des IST et du VIH. S’il existe un risque de contracter
une IST ou le VIH, l’utilisation des préservatifs est recommandée.
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A Si la pathologie apparaît alors que la patiente utilise cette méthode, cette utilisation peut se poursuivre pendant le traitement.
B En cas de probabilités très élevées d’exposition à la gonorrhée et à la chlamydiose = 3.
C En cas d’antécédents de maladie inflammatoire pelvienne (MIP), toutes les méthodes = 1, y compris les DIU.
D Si <3 semaines, sans allaitement au sein et sans autre facteur de risque lié à une TEV = 3.
E Sans allaitement au sein = 1.
F De 3 à <6 semaines, sans allaitement au sein et sans autre facteur de risque lié à une TEV = 2, avec d’autres facteurs de risque liés à une TEV = 3.
R Si <15 cigarettes/jour, CIC = 2. Si ≥15 cigarettes/jour, COC/Patch/AIV = 4.
S L’aura se définit comme un symptôme neurologique focal, par exemple sous forme d’éclairs. En l’absence d’aura et si la patiente a moins de 35 ans, COC/Patch/AIV, CIC = 2, PPS = 1. En l’absence d’aura et si la patiente a 35 ans ou plus, COC/Patch/AIV, CIC = 3, PPS = 1.
T Barbituriques, carbamazépine, oxcarbazépine, phénytoïne, primidone, topiramate et lamotrigine.
U S’il s’agit de barbituriques, de carbamazépine, d’oxcarbazépine, de phénytoïne, de primidone ou de topiramate, CIC = 2.
V S’il s’agit de lamotrigine = 1.
W AMPR = 1, NET-EN = 2.
X CIC = 2.
Y En cas de traitement par antirétroviraux avec EFV, NVP, ATV/r, LPV/r, DRV/r, RTV : COC/Patch/AIV, CIC, PPS, NET-EN, implants = 2 ; AMPR = 1.
Pour l’ensemble des INTI, l’ETR, la RPV, le RAL, toutes les méthodes
= 1. Voir le nom complet des médicaments sur la pochette.
Z Si les stades cliniques 3 ou 4 de l’OMS ont été atteints (symptômes graves ou avancés du VIH), DIU = 3.
Pathologies de la reproduction : Mastopathie bénigne ou masse non diagnostiquée • Tumeur ovarienne bénigne, y compris les kystes • Dysménorrhée
• Endométriose • Antécédents de diabète gestationnel • Antécédents d’hypertension pendant la grossesse • Antécédents de chirurgie pelvienne, y compris accouchement par césarienne • Saignements menstruels irréguliers, abondants ou prolongés (expliqués) • Antécédents de grossesse extra-utérine • Antécédents
de maladie inflammatoire pelvienne • Après un avortement (sans infection) • Postpartum ≥6 mois
Pathologies médicales : Dépression • Épilepsie • VIH asymptomatique ou symptômes légers (stades cliniques 1 ou 2 de l’OMS) • Anémie ferriprive, drépanocytose et thalassémie • Paludisme • Cirrhose modérée • Schistosomiase (bilharziose) • Troubles veineux superficiels, y compris les varices
• Troubles de la thyroïde • Tuberculose (sauf pelvienne) • Cardiopathie valvulaire sans complications • Hépatite virale (porteuse ou chronique) Autres : Adolescentes • Antécédents de cancer du sein dans la famille • Antécédents de thrombo-embolie veineuse (TEV) dans la famille
• Haut risque de contracter le VIH • Chirurgie sans immobilisation prolongée • Prise d’antibiotiques (sauf rifampicine/rifabutine) À quelques exceptions près, toutes les femmes peuvent utiliser en toute sécurité la contraception d’urgence, de même que les méthodes
de contraception mécaniques et comportementales, notamment la méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée. Vous trouverez la liste complète des recommandations dans le document intégral.
« Combiné » fait référence à une combinaison d’éthynilestradiol et d’un progestatif.
CIC : contraceptif injectable combiné COC : contraceptif oral combiné (pilule) DIU-Cu : dispositif intra- utérin au cuivre AIV : anneau contraceptif combiné intravaginal AMPR (IM, SC) : acétate de
médroxyprogestérone-retard, voie intramusculaire ou voie sous-cutanée ETG : étonogestrel LNG : lévonorgestrel DIU-LNG : dispositif intra-utérin à diffusion de lévonorgestrel
NET-EN : énanthate de noréthistérone Patch : patch contraceptif combiné PPS : pilule de progestatif seul
G Si ≥6 semaines et sans allaitement au sein = 1.
H En cas de distorsion de la cavité utérine empêchant l’insertion = 4.
I Fait référence à un adénome hépatocellulaire (bénin) ou à un carcinome/hépatome (malin).
J En cas d’adénome, CIC = 3 ; en cas de carcinome/hépatome, CIC = 3/4.
K CIC = 3.
L Si la patiente est sous anticoagulants = 2.
M Si la pathologie est apparue alors que la patiente utilisait cette méthode, envisagez de passer à une méthode non hormonale.
N Facteurs de risque : âge avancé, tabagisme, diabète, hypertension, obésité et dyslipidémie connue.
O Si la tension artérielle ne peut pas être mesurée et qu’il n’y a aucun antécédent connu d’hypertension, toutes les méthodes peuvent être utilisées. Aussi bien la tension systolique que la tension diastolique peuvent être élevées.
P Si la patiente est âgée de moins de 18 ans et obèse, AMPR/NET-EN = 2.
Q Pour les patientes insulinodépendantes ou non. En cas de complications ou de durée >20 ans, COC/Patch/AIV, CIC = 3/4 ; AMPR, NET-EN = 3.
Pathologies appartenant aux catégories 1 et 2 pour l’ensemble des méthodes (méthode pouvant être utilisée)