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Correction du dernier DS de l’année 2007-2008 Exercice 1 – Probabilités (5 points) 1)

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Academic year: 2022

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(1)

Correction du dernier DS de l’année 2007-2008 Exercice 1 – Probabilités (5 points)

1)

a) Déterminons les probabilités conditionnelles demandées.

Les boules étant indiscernables au toucher, les tirages sont équiprobables. Nous choisirons ainsi la loi équirépartie.

Déterminons pD1( )G .

• Sachant que le dé indique un 1, le joueur tire une boule de l’urne soit un total de

10 10 1

=

issues. Il gagne s’il obtient une voyelle. L’urne contient 4 voyelles donc 4 4

1

 =

 

issues réalisent l’évènement considéré et par suite, 1( ) 4

D 10

p G = soit 1( ) 2

D 5

p G = .

• Sachant que le dé indique un 2, le joueur tire une boule de l’urne soit un total de

10 10.9 2 2 45

= =

issues. Il gagne s’il obtient deux voyelles. L’urne contient 4 voyelles donc 4 4.3 6

2 2

= =

issues réalisent l’évènement considéré et par suite, 2( ) 6

D 45

p G = soit

2

( ) 2

D 15

p G = .

• Le même raisonnement nous donne 3

4 ( ) 3

10 3 pD G

=

soit 3( ) 1

D 30

p G = . b) Déterminons p G( ).

On peut écrire G sous la forme ܩ = ሺܦځ ܩሻ ڂሺܦځ ܩሻ ڂሺܦځ ܩሻ.

ܦ, ܦ݁ݐ ܦ forment une partition de l’univers (leur réunion est l’univers, ils sont

incompatibles deux à deux et de probabilité non nulle) ; par conséquent, les évènements ܦځ ܩ , ܦځ ܩ, ݁ݐ ܦځ ܩ sont incompatibles deux à deux et d’après la formule des

probabilités totales, on a :

( 1 ) ( 2 ) ( 3 )

1 2 3

1 2 3

( )

( ). ( ) ( ). ( ) ( ). ( )

4 1 2 2 1 3

. . .

10 6 15 6 30 6 23.

180

D D D

p G p D G p D G p D G

p G p D p G p D p G p D

= + +

= + +

= + +

=

2) On cherche pG(D1).

1 1

1 1

( )

( )

( ) ( ). ( )

( ) 4 1. 10 6 23 180 180 4

23 60.

12 23

G

D

p G D p D

p G p G p D

p G

=

=

=

=

=

(2)

3) L’expérience consiste à répéter 6 fois de suite dans des conditions identiques et de manière indépendante la même épreuve de Bernoulli avec pour succès G : « le joueur gagne la partie » de probabilité ( ) 23

p G =180et pour échec ܩҧ : « le joueur perd la partie » de probabilité ( ) 157

p G =180. On obtient ainsi un schéma de Bernoulli de paramètres n = 6 et p = 23

180.

Soit X la variable aléatoire comptabilisant le nombre de succès obtenus au cours des 6 épreuves. ܺሺΩሻ = {0; 1; 2; 3; 4; 5; 6}.

X suit la loi binomiale de paramètres n = 6 et p = 23

180. ܺ ↪ ܤ ቆ6 ; 18023 ቇ. Ainsi ∀݇ ∈ ۤ0; 6ۥ, ݌ሺܺ = ݇ሻ =6k

ଵ଼଴ଶଷଵହ଻ଵ଼଴଺ି௞. On cherche la probabilité de l’évènement (X=2).

݌ሺܺ = 2ሻ = 62

 ଵ଼଴ଶଷଵହ଻ଵ଼଴଺ିଶ.

݌ሺܺ = 2ሻ ≃ 0,14 .

Déterminons le nombre minimal de parties que le joueur doit faire pour que la probabilité d’en gagner une soit supérieure à 0,9.

Soit n ce nombre de parties. En tenant le même raisonnement que précédemment, on détermine ainsi un schéma de Bernoulli de paramètres n et p = 23

180.

Soit X la variable aléatoire comptabilisant le nombre de succès obtenus au cours des épreuves.

ܺሺΩሻ = {0; 1; 2; … ; ݊}.

X suit la loi binomiale de paramètres n et p = 23

180. ܺ ↪ ܤ ቆ݊ ; 23

180ቇ. Ainsi ∀݇ ∈ ۤ0; ݊ۥ, ݌ሺܺ = ݇ሻ =nk

ଵ଼଴ଶଷଵହ଻ଵ଼଴௡ି௞. Soit (ܺ ≥ 1ሻ : « le joueur gagne au moins une partie »

݌ሺܺ ≥ 1ሻ = 1 − ݌ሺܺ ≥ 1തതതതതതതതሻ soit ݌ሺܺ ≥ 1ሻ = 1 − ݌ሺܺ = 0ሻ Résolvons l’inéquation suivante : ݌ሺܺ ≥ 1ሻ ≥ 0,9.

݌ሺܺ ≥ 1ሻ ≥ 0,9 ݏݏ݅ 1 − 0n

ଵ଼଴ଶଷଵହ଻ଵ଼଴ ≥ 0,9 ssi 1 157 0, 9

180

n

157 0,1

180

n

ssi

ln 157 ln(0,1) 180

n

ssi

car ln réalise une bijection strictement croissante de ]0; +∞[ ݏݑݎ ℝ

ln 157 ln(0,1) ssi n 180

car ∀݊ ∈ ℤ, ∀ݔ > 0, lnሺݔሻ = ݈݊݊ሺݔሻ.

( )

ln 0,1 ln 157

180 ssi n

car ଵହ଻ଵ଼଴< 1 ݁ݐ ln ݁ݏݐ ݏݐݎ݅ܿݐ݁݉݁݊ݐ ܿݎ݋݅ݏݏܽ݊ݐ݁ ݏݑݎ ]0; +∞[

Or ln 0,1( )

157 16,8 ln 180

; il faudra donc qu’il joue au moins 17 parties pour que la probabilité d’en gagner une soit supérieure à 0,9.

(3)

Exercice 2 – Intégration et suites (6 points)

On s’intéresse dans cet exercice à une suite de nombres rationnels qui converge vers e2. On définit, pour tout entier naturel n1, l’intégrale 2 ( )

0

1 2

!

n x

In x e dx

=

n .

Justifions l’existence pour tout entier naturel n1de l’intégrale 2 ( )

0

1 2

!

n x

In x e dx

=

n .

ܵ݋݅ݐ n1, ݁ݐ ݏ݋݅ݐ ݂: ݔ → 1(2 )

!

n x

x e

n définie sur [0 ; 2].

Justifions la continuité de ݂ sur [0 ; 2].

݂ est de la forme 1

!

n u x v avec ݑ: ݔ →(2x)n et ݒ: ݔ → ݁.

• ݔ → 2 − ݔ est continue sur [0 ; 2] à valeurs dans [0 ; 2] et la fonction ܺ → ܺ est continue sur [0 ; 2] ; donc par composition, la fonction u est continue sur [0 ; 2]

• la fonction exponentielle est continue sur [0 ; 2]

donc le produit ݂ est continue sur [0 ; 2] et par suite, ܫ existe.

1) Calculons I1.

( )

2

1 0

2 x

I =

x e dx.

Soient u et v les deux fonctions définies par ݑሺݔሻ = 2 − ݔ ݁ݐ ݒሺݔሻ = ݁

ݑሺݔሻ = −1 ݁ݐ ݒሺݔሻ = ݁

u et v sont dérivables sur [0 ; 2], et u’ et v’ sont continues sur [0 ; 2]. Donc d’après le théorème d’intégration par parties, on a :

ܫ = [ሺ2 − ݔሻ݁]− ׬ −݁ ݀ݔ soit ܫ = ݁− 3.

2) Établissons que pour tout entier naturel n1, 0 ≤ ௡! ሺ2 − ݔሻ௡! .

ܵ݋݅ݐ n1, s݋݅ݐ ݔ ∈ [0; 2], ݈ܽ݋ݎݏ − 2 ≤ −ݔ ≤ 0, ݀݋ù 0 ≤ 2 − ݔ ≤ 2.

La fonction puissance n (݊ ≥ 1ሻ étant strictement croissante sur [0 ; +∞[, on a : 0 ≤ ሺ2 − ݔሻ ≤ 2 et comme ௡! > 0, on a : 0 ≤ ௡! ሺ2 − ݔሻ௡! .

Démontrons à présent que pour tout entier naturel n1, 0 2 ( 2 1)

!

n

In e

n .

ܵ݋݅ݐ n1, on a pour tout ∈ [0; 2], 0 ≤௡! ሺ2 − ݔሻ௡! . Or pour tout réel ݔ, ݁> 0 et par suite, 0 ≤௡! ሺ2 − ݔሻ݁௡!݁.

• ݔ →௡!ሺ2 − ݔሻ݁ est continue sur [0 ; 2]

• ݔ → 0 est continue sur [0 ; 2]

• ݔ →௡!݁ est continue sur [0 ; 2]

Donc d’après la propriété liant ordre et intégrale, on a : 0 ≤ ׬௡!ሺ2 − ݔሻ݁݀ݔ≤ ׬௡!݁݀ݔ. Par linéarité de l’intégrale, ׬௡!݁݀ݔ =௡!׬ ݁ ݀ݔ ݏ݋݅ݐ ׬௡!݁݀ݔ =௡!ሺ݁− 1ሻ et par suite,

2 2

0 ( 1)

!

n

In e

n .

(4)

3) À l’aide d’une intégration par parties, montrons que pour tout entier naturel n1, 1 1

2 ( 1)!

n

n n

I I

n

+ + =

+

( )

2 1

1 0

1 2

( 1)!

n x

In x e dx

n

+ = +

+ .

Soient u et v les deux fonctions définies par ݑሺݔሻ = (n+11)!(2x)n+1݁ݐ ݒሺݔሻ = ݁

ݑሺݔሻ = 1(2 )

! x n

n ݁ݐ ݒሺݔሻ = ݁ car pout tout entier ݊ ≥ 1, ሺ௡ାଵሻ!௡ାଵ =௡!

u et v sont dérivables sur [0 ; 2], et u’ et v’ sont continues sur [0 ; 2]. Donc d’après le théorème d’intégration par parties, on a :

ܫ௡ାଵ = ቈ(n+11)!(2x)n+1ex

− ׬ 1(2 )

! x n

n ݁݀ݔ

soit 1 1

2 ( 1)!

n

n n

I I

n

+ + =

+ .

4) Démontrons par récurrence que 2 1 2 22 ... 2

1! 2! !

n

e In

= + + + +n + . Soit n ∈ ℕ, n ≥ 1, nommons ሺPሻ: 2 1 2 22 ... 2

1! 2! !

n

e In

= + + + +n + . Initialisation :

1 +ଵ! + I = 3 + e− 3 = e donc ሺPሻ est vraie, la propriété est initialisée.

Hérédité :

Supposons la propriété vraie pour un certain rang n (n≥ 1ሻ et montrons qu’elle est encore vraie pour le rang n+1, c’est-à-dire montrons que 2 2 1 1

2 2 2 2

1 ...

1! 2! ! ( 1)!

n n

e In

n n

+

= + + + + + + +

+ .

2 1 2

1

2 2 2 2 2 2 2

1 ... 1 ...

1! 2! ! ( 1)! 1! 2! !

n n n

n n

I I

n n n

+

+ + + + + + + = + + + + +

+ car 1 1

2 ( 1)!

n

n n

I I

n

+ + =

+ d’après la question précédente.

La propriété est vraie au rang n donc 2 1 2 22 ... 2

1! 2! !

n

e In

= + + + +n + (H.R) et par suite,

2 1

2

1

2 2 2 2

1 ...

1! 2! ! ( 1)!

n n

e In

n n

+

= + + + + + + +

+ .

Donc ሺP୬ାଵሻ est vraie et la propriété est héréditaire.

La propriété est initialisée et héréditaire, donc d’après le principe de récurrence, elle est vraie pour tout n ∈ ℕ, n ≥ 1.

5) On pose, pour tout entier naturel n1, 2

!

n

un

= n . a) Calculons n 1

n

u u

+ .

Pour tout entier naturel n1, 2

!

n

un

= n donc un> 0 et par suite, n 1

n

u u

+ existe.

1 2

1

n n

u

u n

+ = + .

Prouvons que pour tout entier naturel n3, 1

1

n 2 n

u+ u .

Pour tout entier naturel n3, ݊ + 1 ≥ 4 > 0 et comme la fonction inverse est strictement décroissante sur ]0 ; +∞[, on a ௡ାଵ et par suite, 1 1

2

n n

u u

+ d’où 1 1

n 2 n

u+ u . b) Déduisons-en que pour tout entier naturel n3,

3 3

0 1

2

n

un u

.

(5)

Soit n ∈ ℕ, n ≥ 3, nommons ሺPሻ: 3 3

0 1

2

n

un u

. Initialisation :

3 3

3 3

0 1

u u 2

donc ሺPሻ est vraie, la propriété est initialisée.

Hérédité :

Supposons la propriété vraie pour un certain rang n (n≥ 3ሻ et montrons qu’elle est encore vraie pour le rang n+1, c’est-à-dire montrons que

2

1 3

0 1

2

n

un u

+

.

(H.R) : 3 3

0 1

2

n

un u

et on sait que 1

0 1

n 2 n

u + u

d’après la question précédente. Donc

3

1 3

1 1

0 2 2

n

un u

+

soit

2

1 3

0 1

2

n

un u

+

.

Donc ሺP୬ାଵሻ est vraie et la propriété est héréditaire.

La propriété est initialisée et héréditaire, donc d’après le principe de récurrence, elle est vraie pour tout n ∈ ℕ, n ≥ 3.

6) Déduisons-en la limite de la suite (un).

Pour tout entier naturel n3,

3 3

0 1

2

n

un u

. lim௡→ାஶ௡ିଷ = 0 ܿܽݎ − 1 < < 1

lim௡→ାஶ0 = 0

lim௡→ାஶ ൬ݑ௡ିଷ൰ = 0 ൡ ݀݋݊ܿ d’après le théorème des gendarmes, ሺݑሻ ܿ݋݊ݒ݁ݎ݃݁ ݁ݐ ܿ݋݊ݒ݁ݎ݃݁ ݒ݁ݎݏ 0.

Déduisons-en la limite de la suite (In).

Pour tout entier naturel n1, 0 2 ( 2 1)

!

n

In e

n , c'est-à-dire 0In u en( 21). lim௡→ାஶ0 = 0

lim௡→ାஶu en( 21)൯ = 0 ቋ ݀݋݊ܿ d’après le théorème des gendarmes, ሺܫሻ ܿ݋݊ݒ݁ݎ݃݁ ݁ݐ ܿ݋݊ݒ݁ݎ݃݁ ݒ݁ݎݏ 0.

7) Justifions enfin que : 2 lim 1 2 22 23 ... 2

1! 2! 3! !

n n

e →+∞ n

= + + + + +

.

On sait que pour tout entier naturel n1, 2 1 2 22 ... 2

1! 2! !

n

e In

= + + + + n + , c'est-à-dire,

2 2

2 2 2

1 ...

1! 2! !

n

e In

+ + + + n = . lim௡→ାஶ݁ = ݁

lim௡→ାஶ ሺInሻ = 0 ൠ ݀݋݊ܿ la suite 1 2 22 ... 2

1! 2! !

n

n

+ + + +

converge et

2 ( )

2 2 2 2

lim 1 ... lim ( ) lim

1! 2! !

n

n n e n In

→+∞ n →+∞ →+∞

+ + + + =

soit 2 lim 1 2 22 23 ... 2

1! 2! 3! !

n n

e →+∞ n

= + + + + +

.

Et voilà, ceci était la dernière correction de votre année de terminale…

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