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Bibliothèque do Collège, Chaux-de-Fonds

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Bibliothèque do Collège, Chaux-de-Fonds

Les consulats suisses a l'étranger reçoivent le journal.

Cinquième année. — N

0

36

P r i x du n u m é r o IO c e n t i m e s

Samedi 2 Mai 1891

B u r e a u x : R u e N e u v e , 1 9

ABONNEMENTS

Un au : Six mois :

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Provenant de la Suisse . . 20 et. la ligne

» de l'étranger. . 25 » » Minimum d'une annonce 50 centimes On s'abonne a tous les bureaux de poste P a r a i s s a n t l e m e r c r e d i e t l e s a m e d i , à B i e n n e '

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O r g a n e d e I a S o c i é t é i n t e r c a n t o n a l e d e s i n d u s t r i e s d u J u r a , d e s C h a m b r é e d e c o m m e r c e , d e s B u r e a u x d e c o n t r ô l e e t d e s S y n d i c a t s i n d u s t r i e l s .

Correspondance particulière On nous écrit :

Tout en étant d'accord avec les conclusions de l'article que vous avez publié dans votre numéro du 2'2avril sur les stocks, je me permets cependant de signaler dans quelle situation absolument difficile momentanément se trou- vent les fabricants qui ont continué à pro- duire comme lorsque lesaffaires allaient ljjâa»^

un peu avec l'idée que leralentissementserait de courte durée, mais aussi et principalement pour occuper leurs ouvriers. Maintenant, les stocks sont là qui mangent de l'argent et la tentation est grande de les liquider même sans bénéfice, pour au moins rentrer dans ses fonds; et vous savez qu'on trouve tou- jours des acheteurs quand on veut vendre

assez bon marché.

Mais il y a encore d'autres branches de notre industrie qui souffrent, quand même elles ne font pas du stock, c'est par exemple la boite, que l'on ne peut pas faire à l'avance, mais que l'on commissionne en beaucoup moins grande quantité depuis que les affaires sont ralenties, ce qui fait qu'un grand nom- bre de bras ne sont pas occupés ou du moins ne sont occupés qu'une partie de la journée.

Ici, la tentation est d'offrir des prix de taçon plus bas pour obtenir du travail et pouvoir occuper ses ouvriers.

Les crises ont toujours existé dans l'horlo- gerie; on peut même dire qu'elles sont pé- riodiques et qu'on peut presque les prévoir.

On les a toutes passées jusqu'ici et il en sera de même de la présente ; seulement il faudrait s'organiser pour que ce soit le moins dure- ment possible, c'est-à-dire pour que le travail soit arrêté le moins possible. On parle main- tenant de diminuer les heures de travail et de ne faire que tout juste ce qui est com- mandé pour éviter l'abondance des marchan- dises qui peut produire la baisse des prix.

C'est sans doute un moyen, mais il est dan- gereux pour l'ouvrier comme pour le patron de ne pas travailler des journées pleines, c'est pourquoi beaucoup offrent leur mar- chandise ou leur travail à des prix réduits, pour pouvoir être occupés continuellement et régulièrement. Que faire contre cela?

Dans le temps, alors qu'on ne parlait pas de syndicats, les prix allaient avec la plus ou moins grande abondance du travail. Quand les affaires ne marchaient pas, les prix bais- saient, ce qui permettait à ceux qui avaient

du capital de faire travailler à l'avance pour occuper leur monde et de regagner les inté- rêts perdus par le plus gros bénéfice qu'ils réalisaient en vendant leurs produits plus cher lorsque les affaires reprenaient. On sait bien comme il est çlitfioile de livrer tout ce qui est commandé, ijuand lesaffaires vont fort; ces stocks s'écoulaient vite et per- mettaient de répondre immédiatement aux demandes. ... ^.' ._, _ „ _ L'essentiel est qu'on empêche la vente des marchandises fabriquées ainsi à l'avance, tant que les affaires ne reprennent pas et qu'on fasse en sorte qu'elles ne soient mises sur le marché que lorsque les demandes aux prix réguliers arrivent ; comme ça les prix de vente ne sont pas avilis, on est en mesure de livrer aux premiers besoins et le travail n'a pas trop ralenti pendant la période de la crise.

Vous avez parlé d'une commission des syndicats, qui s'occupe de la fondation d'un Consortium horloger, dans le principal but d'empêcher la surproduclion et de régler Ia fabrication sur la demande. Comme on ne pourra jamais empêcher celui qui a du capi- tal de fabriquer quand il le juge à propos et même quand il n'a pas de demandes, le mieux serait de se borner à prendre des mesures de surveillance pour que les marchandises en magasin, mouvements ou montres ne soient pas vendues au dessous des prix. Peut-être même y aurait-il lieu de fonder un grand éta- blissement de dépôt pour ces marchandises, sous la surveillance d'une commission des syndicats qui contrôlerait les ventes pour que les prix se maintiennent. Je soumets cette idée à la commission qui s'occupe actuelle- ment de la chose pour qu'elle examine s'il n'y a pas lieu d'en faire un des points du pro- gramme du futur Consortium horloger.

Un élablisseur.

* * *

Les idées émises dans la lettre qu'on vient de lire parlent, nous le croyons, d'une bonne intention, mais nous envisa- geons que leur application générale ag- graverait le mal dont nous souffrons de- puis longtemps : Ia surproduction.

Ge que notre correspondant nous offre, c'est tout simplement, au point de vue de la production, le régime de la libre con-

currence sous lequel nous avons vécu jusqu'ici, régime qui produit, avec l'avi- lissement des salaires et de la main d'œuvre, la diminution de la qualité du produit fabriqué. Or, c'est précisément contre ces conséquences que nous luttons ; ce ne serait vraiment pas la peine d'avoir créé des syndicats, pour proclamer tout simplement l'excellence du principe du laisser faire laisser passer.

Ge qu'il faut envisager, c'est la quantité totale de produits vendus durant une pé- riode d'une certaine durée, permettant de tirer la moyenne de ce que doit être la production en temps normal et non pas la forte production d'une courte période de bonnes affaires. En basant sa fabrication normale sur les quantités vendues quand les affaires marchent le mieux, on arri- verait à un tel entassement de marchan- dises que quelques mois suffiraient à pro- voquer une crise, dans laquelle sombre- rait toute la fortune industrielle d'un pays.

Au lieu de laisser se faire la surpro- duclion qui est un mal, y pousser même, puis chercher un remède pour en atténuer les conséquences, il nous paraît beau- coup plus utile et beaucoup plus simple de chercher à prévenir ce mal, en pre- nant des mesures d'ensemble pour régler, dans la mesure du possible, la production sur la consommation. C'est précisément le but que poursuit la commission du

« Consortium horloger » en ce qui con- cerne l'ébauche et la montre.

Quant aux branches de notre industrie,

— comme la boîte, par exemple, — dans lesquelles on ne peut travailler à l'avance, elles échappent, fort heureusement pour elles, à la tentation de faire du stock.

Mais nous trouvons fort dangereux l'in-

vite qui leur est faite indirectement, par

notre correspondant, d'offrir des prix de

façon plus bas que ceux admis à un mo-

ment donné, pour obtenir du travail.

(2)

174 LA FÉDÉRATION HORLOGÈRE SUISSE Avec ce moyen-là, on ne fait pas une

boîte de plus; on déplace simplement la production au profil des gâcheurs, mo- mentanément du moins; et les autres, ceux qui voulaient tenir les prix, sont bien obligés de suivre le mouvement de baisse La répartition normale des com- mandes se rétablit ainsi, sans qu'une boîte dé plus ait été faite, mais avec une no- table diminution de bénéfice pour tous les chefs d'ateliers. Beau résultat, en vé- rité !

Partant de la supposition que notre marché est encombré par suite de la sur- production voulue qu'il préconise, notre correspondant dit :

« L'essentiel est qj'on empêcha la vente

« des marchandises ainsi fabriquées à l'a-

« vance, tant que les affaires ne reprennent

« pas et qu'on fasse en sorte qu'elles ne

« soient mises sur le marché que lorsque

« les demandes aux prix réguliers arrivent. »

Mois sait-on jamais combien dure une crise, et pendant tout ce temps qu'on produira à bas prix avec défense de vendre, avec quel argent les chefs d'ate- liers et fabricants paieronl-ils leurs ou- vriers et feront-ils leurs échéances? Si, comme le dit notre correspondant, il est impossible « d'empêcher celui qui a du capital de fabriquer quand il le juge à propos et môme quand il n'a pas de de- mandes », il est encore plus impossible d'obliger celui qui a fabriqué au delà de la demande et — ce qui va généralement ensemble — de ses ressources propres, à ne pas vendre le trop plein de sa pro- duction.

Le système préconisé pourrait être mis en pratique par un fabricant isolé, dis- posé à spéculer sur la rareté du travail pour rogner les salaires, ou ayant du ca- pital en abondance, à exposer el à perdre;

il ne peut être conseillé à une collectivité, organisée en syndicats qui ont mis dans leur programme la lutte contre l'avilisse- ment des salaires et des prix de vente, lutte impossible si la surproduction n'est pas enrayée.

Quant à fonder un établisse.nent des- tiné à recevoir en dépôt le trop plein des montres fabriquées en temps de crise, il n'y faudrait songer qu'autant que les ρ.Ό- priélaires d'un tel établissemenl, — syn- dicats ou particuliers — auraient des ressources pécuniaires suffisantes pour pouvoir faire des avances d'argent aux dépositaires. La question de la création

•d'une caisse de prêts sur marchandises

•est à l'élude et fait partie du projet d'ac- tivité du Consortium horloger. Mais dans la pensée de ses auteurs, une telle caisse serait mise, et avec certaines restrictions

•destinées à empêcher les abus, à la dis- position des fabricants momentanément gênés, et non pas au service de ceux qui produisent régulièrement au delà de leurs ressources ou de la demande.

Cette dernière catégorie de fabricants est, au contraire, considérée comme jouani,

un rôle néfaste au sein de notre in- dustrie. C'est dire que le « Consortium horloger » ne s'occupera pas d'elle pour la protéger. Bien au contraire.

» » «

Le Krach de Livourne

Les conséquences du krach livournais con- tinuent dj se faire sentir. Le tribunal a dé- claré la faillite de la maison Corradini, faillite qui parait en passe de se transformer en banqueroute frauduleuse. Le comte R)Jo:a- tueohi, ex-consul de Grèce, a aussi suspenlu ses paiements, avec un passif qui se chiffre par millions. L Î S créanciers de M. Mauro- gordato ont accordé un sursis de six mois, tout en instituant une commission de sur- veillance. Maurogordato et Rodocanacchi tai- saient partie, avec Corradini, du conseil d'ad- ministration de la raffinerie d'Ancône, que les créanciers paraissent vouloir faire mar- cher pour leur compte.

Le chef de la maison Corradini, qui s'est puni lui-même par le suicide, aurait été, jusqu'à un certain point, la victime plus ou moins inconsciente de la folle prodigalité d'un d1. ses enfants et dî la coquinarie de son caissier, sur lesquels pèse la responsabilité des faux récemment découverts et qui ont pris la clef des champs, non sans s'être pré- munis d'une poire Dour la soif.

La Banque de Livourne a été sauvée par la Banqie toscane, dont les subsides lui ont permis de donner un acompte du 30 %· Pour le reste de son passif, la dite banque a obtenu un délai de six mois.

La Banque de Naples a établi ici un3 suc- cursale, dans le but de venir en aide au com- merce honnête.

M. Lieber, un des négociants les plus con- sidérables et les plus estimés de η Jtre colo­

nie suisse, a été nommé consul d i la Con- fédération. Le choix na pouvait être meilleur.

C'est un Suisse de la vieille roche.

NOUVELLES DIVERSES

D o u a a e g . — Ou écrit à la Feuille offi- cielle suisse du commerce :

L'année dernière, lors des débats dans les chambres suédoises sur la dénonchtion des traités de tarif avec la France et l'Espagne, le ministre des affaires étrangères avait dé- claré qu'il serait peut-être nécessaire de con- clure des traités séparés pour la Suède et pour la Norvège, ces deux pays ayant une politique douanière et des intérêts commer- ciaux divergents. E îsuite de celte déclaration, le gouvernement norvégien a nommé une commission en vue d'étudier la situation du commerce et de la navigation e itre la Nor- vège, d'une part, la France et l'Espagne, de l'autre, et de propos ir les mesures que pour- rait exiger la politique douanière différente des deux pays.

Catte commission a déposé, le 16 avril et., son rapport sur le bureau du Storting ; elle propose: dt. ne conclure avec Ia France qu'un traité de navigation, faisant ainsi abs- traction d'un traité de commerce avec cet état; de ne rien conclure avec l'Espagne, mais seulement de veiller à ce que la Nor- vège ne se trouve pas dans une position trop défavorable quant aux relations avec ce pays ; de conclure aussi promptement que possible des traités de commerce et de navigation avec les grandes républiques de l'Amérique du S Jd ; enfin, de n'entamer des négociations ni de conclure des traités de commerce en commun avec la Suède.

Il est à peu près certain que le Storting adoptera ces propositions de Ia commission.

— A la Chambre, dans la discussion des douanes, M. Lockroy a terminé son discours commencé mardi. M. Viger, membre de la commission, soutient Ia nécessité de protéger modérément notre industrie et notre com- merce, puisque les puissances étrangères en ont donné l'exemple.

— France. — Suivant des recherchas faites par M. Félix Faure, voici quels seraient les résultats de la perception des droits de douane français d'après les divers tarifs existant ou proposés :

Actuellement, sous le régime économique existant encore jusqu'au 1er février 1892. les droits de douane, perçus en 1890, se sont élevés à 355,579,000 francs.

Si, par suite du fait de la dénonciation des traités de commerce, le tarif général existant entrait en vigueur, les droits de douane, cal- culés sur le même chiffre d'importations, s'élèveraient à 397,286,000 francs, soit une augmentation de 41,707,000 francs.

L'application du tarif minimum, proposé par le gouvernement, le chiffre des impor- tations étant toujours supposé le rasm', don- nerait 442,514,000 francs de droits, soit 86,935,030 francs en plus des perceptions actuelles.

E'ifin, l'application du tarif minimum, pro- posé par Ia commission des douanes, donne- rait un produit de 497,233,000 francs, soit un supplément de chirges pojr le consommateur de 141,659 000 francs.

— Etats-Unis d'Amérique. — Le receveur de la douane à New York a reçu du ministère des finances la décision suivante quant au pe- sage des marchandises importées : « Nambre de commerçants prétendent que le pesage des marchandises à leur arrivée, prévu par l'article 55 du nouveau tarif douanier, est in- utile et qu'il suffit d'opérer ce pesage au mo- ment où les marchandises sont retirées de l'entrepôt douanier. Le ministère des finances s'est rangé à cette manière de voir des com- merçants et a, en conséquence, pris une dé- cision correspondante. r>

— Brésil. — La commission des banquiers, réunie dernièrement à Rio de Janeiro pour examiner la situation finaiciôre, a émis l'avis qu'il était nécessaire de continuer à exiger le payement en or des droits de douane dans l'intérêt de l'industrie nationale.

T r a n s p o r t e . — Puquebjls-poste. Il ré- sulte d'un; communication de l'administra- tion des postes de France que le prochain départ du piquebot pour l'Australie ne quit- tera Marseille que le3 au lieu du 1er mai 1891.

Le 30 courant, il y aura exceptionnellement un départ de paquebot de Mars, il le pour l'Amérique du Sud avec escale à Barcelone, Valence, Oran, Malaga, Gibraltar, Madère, Ténériffe, Rio de Janeiro et Santos.

— Les prochains départs des paquebots- postes de Gênes pour le Brésil et les Etats de la Plata ont été fixés au 1er, 3, 12, 14, 15 et 28 mai L891.

E c o l e d ' h o r l o g e r i e d e P o r r e n t r u y .

— Mardi ont eu lieu les examens de cette école, auxquels 15 élèves se sont présentés.

Les cours pratiqus ont été suivis durant l'an- née scolaire écoulée par 22 élèves tant jaunes gens que jeunes filles. La D.rection de l'In- térieur du canton da Barne avait délégué comme examinateurs pour les travaux prati- ques MM. StuderetPelIaton, fabricants d'hor- logerie. Ces Messieurs ont exprimé leur en- tière satisfaction pour les travaux exposés.

Depuis sa réorganisation, l'école a eu à lutter contre l'entrée et la sortie irrégulière des élèves ; quelques-uns n'ont été que 6 se- maines à l'école; aussi, à l'avenir, n'accep- tera-t-on plus d'élèves qu'au commencement d'un semestre.

(3)

ν' .

LA F É D É R A T I O N H O R L O G E l l E S U I S S E 1 7 5

La tendance de l'école est surtout dirigée du côté des études pratiques, ce qui a natu- rellement nui a l'enseignement théorique qui a du être réduit à un strict minimum. Cepen- d a n t les experts nommés par la même direc- tion de l'Intérieur, MM. le Dr Iluber, profes- s e u r de mathématique- à !Université de

B e r n e et R. Mayer, professeur de mathéma- tiques à l'Ecole cantonale d e P o r r e n t r u y , ont pu constater que. l'enseignement théorique avait pourtant donné d e s résultats satis- faisants.

IJU JIIUi-IIi-I- d e t r a v a i l e n F r a n c e . — La commission parlementaire du travail a décidé que le maximum de la journée de travail pour les ouvriers adultes serait fixée à dix heures, sauf des exceptions qu'elle d é - t e r m i d e r a plus tard.

Le principe des heures supplémentaires a é t é admis, et en cas de chômage la journée d e travail pourra être prolongée avec autori- sation de l'inspecteur.

I J n l o i s u r l e s f a b r i q u e s . — R é p o n - d a n t à l'invitation du Grutli de W i n t e r l h u r , M. Djcurtins, conseiller national, a donné u n e conférence à W i n t e r l h u r sur les insp3c- tions de fabriques en France, en Belgique et e n Autriche ; il a conclu que l'Angleterre était le pays le plus e n avance sous ce rapport, a t t e n d u qu'on y publie non seulement les rapports d e s inspecteurs mais encore les n o m s des patrons qui sont en faute avec la peine qui leur a été infl gée.

Sur la proposition du conférencier, l'as- s e m b l é e a adopté la proposition suivante :

« Le Conseil fédéral est invité à publier, en m ê m e temps que les rapports des inspecteurs de fabriques, tes noms des fabricants qui ont commis des infractions à la loi et les peines qui leur ont été infligées. »

E c o l e d ' H o r l o g e r i e d e S t - I m i e r . — La commission de l'Ecole d'horlogerie a an- noncé au Conseil communal q u e , vu le d é - veloppement acquis durant ces dernières an- nées par "cet établissement, le bâtiment o c - cupé actuellement par l'Rcole est devenu tout-à-fait insuffisant et que la co nmission a dû louer des locaux dans d'autres bâ'iments.

Elle estime dès lors que la construction d'un bâtiment plus vaste et mieux approprié aux besoins de l'Ecole s'impose, b â t i m m t dans lequel pourraient être commodément instal- lées l'Ecole d'horlogerie e t l'Ejole profes- sionnelle de dessm. Les locaux actuels pour- raient être utilisés par les Ecoles secondaires et primaires, pour lesquelles les deux collèges sont devenus insuffisants. La commission a élaboré un programme de construction et un devis approximatil.

L i b r e é c h a n g e . — Un ouvrier a eu di- m a n c h e un mot t o p i q u i au sujet des tarifs élevés du projet françiis. Ou avait réuni au cirque d'Hiver un meeting libre-échangiste.

« Le ministre de la guerre, a dit un délégué de Marseille, escomptant par avance l'effet du relèvement des droits de douanes, réclame un crédit supplémentaire de cinq millions de francs pour nourrir ses 500,000 troupiers en 1892. S'il en est ainsi pour l'armée, que sera- ce pour l e s 38 millions de E r a n ç i i s ? » Le calcul est bien simple : cinq millio is multi- pliés p a r 38 multipliés par 2 , cela fait 380 millions, que l'on va réclamer aux consom- mateurs pour è.re agréable aux p r o d u c t e u r s ,

L i s t e d e s m a r c h a n d e h o r l o g e r s ac- tuellement à la Chaux-de-Fonds à l'hôtel de la Fleur-de-Lis : Liste dressée mercredi 27 avril 4891, à 5 heures du soir : MM.

Stem, New-York. — Fortunato Espagne.

— Van Lier, Amsterdam. — Bellik, Vienne.

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