Continuité Équations
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD
Blaise Pascal
septembre 2016
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 1 / 27
Sommaire
1. Continuité 1.1 Définition
1.2 Continuité et limites de suites 1.3 Lien entre continuité et dérivabilité
2. Fonctions et équations : l’analyse au secours de l’algèbre
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 2 / 27
Sommaire
1. Continuité 1.1 Définition
1.2 Continuité et limites de suites 1.3 Lien entre continuité et dérivabilité
2. Fonctions et équations : l’analyse au secours de l’algèbre
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 3 / 27
Dans tout ce paragraphe,f désigne une fonction etI un intervalle inclus dans son domaine de définition.
Soita∈I.
Définition 1
f est continue enasignifie que lim
x→af(x) =f(a).
f est continue surI signifie que pour touta∈I,f est continue ena.
Idée
Graphiquement, la courbe représentative d’une fonctioncontinuepeut se tracer
« sans lever le crayon ».
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Dans tout ce paragraphe,f désigne une fonction etI un intervalle inclus dans son domaine de définition.
Soita∈I.
Définition 1
f est continue enasignifie que lim
x→af(x) =f(a).
f est continue surI signifie que pour touta∈I,f est continue ena.
Idée
Graphiquement, la courbe représentative d’une fonctioncontinuepeut se tracer
« sans lever le crayon ».
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 4 / 27
Dans tout ce paragraphe,f désigne une fonction etI un intervalle inclus dans son domaine de définition.
Soita∈I.
Définition 1
f est continue enasignifie que lim
x→af(x) =f(a).
f est continue surI signifie que pour touta∈I,f est continue ena.
Idée
Graphiquement, la courbe représentative d’une fonctioncontinuepeut se tracer
« sans lever le crayon ».
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 4 / 27
Dans tout ce paragraphe,f désigne une fonction etI un intervalle inclus dans son domaine de définition.
Soita∈I.
Définition 1
f est continue enasignifie que lim
x→af(x) =f(a).
f est continue surI signifie que pour touta∈I,f est continue ena.
Idée
Graphiquement, la courbe représentative d’une fonctioncontinuepeut se tracer
« sans lever le crayon ».
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x y
a
Cf
x y
• a A
Cf
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 5 / 27
x y
a
Cf
f est continuea.
x y
• a A
Cf
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 5 / 27
x y
a
Cf
f est continuea.
x y
• a A
Cf
f n’est pas continue en a.
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Remarque
On peut définir la notion de continuité à droite
(respectivement à gauche) lorsque dans la définition on remplace « limite » par « limite à gauche » (respectivement limite à droite).
Par exemple la fonction partie entière, représentée ci-dessous, est continue à droite en touta entier, mais pas à gauche.
x y
0 1
1
•
•
•
•
•
@
@
@
@
@
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 6 / 27
Exercice 1
Soitf la fonction définie surRparf(x) =
(x+ 2 si x61
−2x+ 5 si x >1
1.
Tracer la courbeCf représentant la fonctionf.2.
La fonctionf est-elle continue en 1 ?Exercice 2
Soitf la fonction définie surRparf(x) =
xcos
1 x
six6= 0
0 six= 0
Étudier la continuité de la fonctionf en 0.
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Exercice 1
Soitf la fonction définie surRparf(x) =
(x+ 2 si x61
−2x+ 5 si x >1
1.
Tracer la courbeCf représentant la fonctionf.2.
La fonctionf est-elle continue en 1 ?Exercice 2
Soitf la fonction définie surRparf(x) =
xcos
1 x
six6= 0
0 six= 0
Étudier la continuité de la fonctionf en 0.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 7 / 27
Propriété 1 (admis)
Les fonctions affines, polynômes, sinus, cosinus sont continues surR.
Les fonctions 1
xn (n∈N∗)sont continues sur
−∞; 0
et sur
0 ; +∞ . Les fonctions rationnelles sont continues sur leur domaine de définition. La fonction racine carrée est continue sur
0 ; +∞ . La fonction exponentielle est continue surR.
La fonction logarithme népérien1est continue sur
0 ; +∞ .
Remarque
La somme et le produit de deux fonctionsuetv continues surIest continue surI.
Le quotient de deux fonctionsuetv continues surI (avecv qui ne s’annule pas surI) est continue surI.
Siuest continue surI et siv est continue suru(I)alors la composéev◦u est continue surI.
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Propriété 1 (admis)
Les fonctions affines, polynômes, sinus, cosinus sont continues surR. Les fonctions 1
xn (n∈N∗)sont continues sur
−∞; 0
et sur
0 ; +∞
.
Les fonctions rationnelles sont continues sur leur domaine de définition. La fonction racine carrée est continue sur
0 ; +∞ . La fonction exponentielle est continue surR.
La fonction logarithme népérien1est continue sur
0 ; +∞ .
Remarque
La somme et le produit de deux fonctionsuetv continues surIest continue surI.
Le quotient de deux fonctionsuetv continues surI (avecv qui ne s’annule pas surI) est continue surI.
Siuest continue surI et siv est continue suru(I)alors la composéev◦u est continue surI.
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Propriété 1 (admis)
Les fonctions affines, polynômes, sinus, cosinus sont continues surR. Les fonctions 1
xn (n∈N∗)sont continues sur
−∞; 0
et sur
0 ; +∞
. Les fonctions rationnelles sont continues sur leur domaine de définition.
La fonction racine carrée est continue sur
0 ; +∞ . La fonction exponentielle est continue surR.
La fonction logarithme népérien1est continue sur
0 ; +∞ .
Remarque
La somme et le produit de deux fonctionsuetv continues surIest continue surI.
Le quotient de deux fonctionsuetv continues surI (avecv qui ne s’annule pas surI) est continue surI.
Siuest continue surI et siv est continue suru(I)alors la composéev◦u est continue surI.
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Propriété 1 (admis)
Les fonctions affines, polynômes, sinus, cosinus sont continues surR. Les fonctions 1
xn (n∈N∗)sont continues sur
−∞; 0
et sur
0 ; +∞
. Les fonctions rationnelles sont continues sur leur domaine de définition.
La fonction racine carrée est continue sur
0 ; +∞
.
La fonction exponentielle est continue surR. La fonction logarithme népérien1est continue sur
0 ; +∞ .
Remarque
La somme et le produit de deux fonctionsuetv continues surIest continue surI.
Le quotient de deux fonctionsuetv continues surI (avecv qui ne s’annule pas surI) est continue surI.
Siuest continue surI et siv est continue suru(I)alors la composéev◦u est continue surI.
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Propriété 1 (admis)
Les fonctions affines, polynômes, sinus, cosinus sont continues surR. Les fonctions 1
xn (n∈N∗)sont continues sur
−∞; 0
et sur
0 ; +∞
. Les fonctions rationnelles sont continues sur leur domaine de définition.
La fonction racine carrée est continue sur
0 ; +∞
. La fonction exponentielle est continue surR.
La fonction logarithme népérien1est continue sur
0 ; +∞ .
Remarque
La somme et le produit de deux fonctionsuetv continues surIest continue surI.
Le quotient de deux fonctionsuetv continues surI (avecv qui ne s’annule pas surI) est continue surI.
Siuest continue surI et siv est continue suru(I)alors la composéev◦u est continue surI.
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Propriété 1 (admis)
Les fonctions affines, polynômes, sinus, cosinus sont continues surR. Les fonctions 1
xn (n∈N∗)sont continues sur
−∞; 0
et sur
0 ; +∞
. Les fonctions rationnelles sont continues sur leur domaine de définition.
La fonction racine carrée est continue sur
0 ; +∞
. La fonction exponentielle est continue surR.
La fonction logarithme népérien1est continue sur
0 ; +∞
.
Remarque
La somme et le produit de deux fonctionsuetv continues surIest continue surI.
Le quotient de deux fonctionsuetv continues surI (avecv qui ne s’annule pas surI) est continue surI.
Siuest continue surI et siv est continue suru(I)alors la composéev◦u est continue surI.
1. que vous ne connaissez pas encore . . .
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Propriété 1 (admis)
Les fonctions affines, polynômes, sinus, cosinus sont continues surR. Les fonctions 1
xn (n∈N∗)sont continues sur
−∞; 0
et sur
0 ; +∞
. Les fonctions rationnelles sont continues sur leur domaine de définition.
La fonction racine carrée est continue sur
0 ; +∞
. La fonction exponentielle est continue surR.
La fonction logarithme népérien1est continue sur
0 ; +∞
.
Remarque
La somme et le produit de deux fonctionsuetvcontinues sur Iest continue surI.
Le quotient de deux fonctionsuetv continues surI (avecv qui ne s’annule pas surI) est continue surI.
Siuest continue surI et siv est continue suru(I)alors la composéev◦u est continue surI.
1. que vous ne connaissez pas encore . . .
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Propriété 1 (admis)
Les fonctions affines, polynômes, sinus, cosinus sont continues surR. Les fonctions 1
xn (n∈N∗)sont continues sur
−∞; 0
et sur
0 ; +∞
. Les fonctions rationnelles sont continues sur leur domaine de définition.
La fonction racine carrée est continue sur
0 ; +∞
. La fonction exponentielle est continue surR.
La fonction logarithme népérien1est continue sur
0 ; +∞
.
Remarque
La somme et le produit de deux fonctionsuetvcontinues sur Iest continue surI.
Le quotient de deux fonctionsuetv continues surI (avecv qui ne s’annule pas surI) est continue surI.
Siuest continue surI et siv est continue suru(I)alors la composéev◦u est continue surI.
1. que vous ne connaissez pas encore . . .
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 8 / 27
Propriété 1 (admis)
Les fonctions affines, polynômes, sinus, cosinus sont continues surR. Les fonctions 1
xn (n∈N∗)sont continues sur
−∞; 0
et sur
0 ; +∞
. Les fonctions rationnelles sont continues sur leur domaine de définition.
La fonction racine carrée est continue sur
0 ; +∞
. La fonction exponentielle est continue surR.
La fonction logarithme népérien1est continue sur
0 ; +∞
.
Remarque
La somme et le produit de deux fonctionsuetvcontinues sur Iest continue surI.
Le quotient de deux fonctionsuetv continues surI (avecv qui ne s’annule pas surI) est continue surI.
Siuest continue surI et siv est continue suru(I)alors la composéev◦u est continue surI.
1. que vous ne connaissez pas encore . . .
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 8 / 27
Propriété 1 (admis)
Les fonctions affines, polynômes, sinus, cosinus sont continues surR. Les fonctions 1
xn (n∈N∗)sont continues sur
−∞; 0
et sur
0 ; +∞
. Les fonctions rationnelles sont continues sur leur domaine de définition.
La fonction racine carrée est continue sur
0 ; +∞
. La fonction exponentielle est continue surR.
La fonction logarithme népérien1est continue sur
0 ; +∞
.
Remarque
La somme et le produit de deux fonctionsuetvcontinues sur Iest continue surI.
Le quotient de deux fonctionsuetv continues surI (avecv qui ne s’annule pas surI) est continue surI.
Siuest continue surI et siv est continue suru(I)alors la composéev◦u est continue surI.
1. que vous ne connaissez pas encore . . .
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 8 / 27
Sommaire
1. Continuité 1.1 Définition
1.2 Continuité et limites de suites 1.3 Lien entre continuité et dérivabilité
2. Fonctions et équations : l’analyse au secours de l’algèbre
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 9 / 27
Méthode
Soit(un)une suite définie par la donnée deu0 et la relation de récurrence un+1=f(un).
Si on sait que(un)converge vers un réell et si f est continue enl alors : d’une part : lim
n→+∞un+1=l d’autre part : lim
n→+∞f(un) =f(l)
doncl=f(l) (par unicité de la limite)
Il reste à résoudre l’équationl=f(l). On dit quel est un point fixe def.
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Méthode
Soit(un)une suite définie par la donnée deu0 et la relation de récurrence un+1=f(un).
Si on sait que(un)converge vers un réell et si f est continue enl alors : d’une part : lim
n→+∞un+1=l d’autre part : lim
n→+∞f(un) =f(l)
doncl=f(l) (par unicité de la limite)
Il reste à résoudre l’équationl=f(l). On dit quel est un point fixe def.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 10 / 27
Méthode
Soit(un)une suite définie par la donnée deu0 et la relation de récurrence un+1=f(un).
Si on sait que(un)converge vers un réell et si f est continue enl alors : d’une part : lim
n→+∞un+1=l d’autre part : lim
n→+∞f(un) =f(l)
doncl=f(l) (par unicité de la limite)
Il reste à résoudre l’équationl=f(l). On dit quel est un point fixe def.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 10 / 27
Exercice 3
Soit(un)la suite définie paru0= 2et, pour tout entiern>0, par un+1=√
4un−3.
1.
À l’aide de la calculatrice, conjecturer le sens de variation et la limite de la suite(un).2.
Démontrer, par récurrence, que pour toutn∈N,16un6un+163.3.
Démontrer que la suite(un)est convergente, puis déterminer sa limite.DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 11 / 27
Sommaire
1. Continuité 1.1 Définition
1.2 Continuité et limites de suites 1.3 Lien entre continuité et dérivabilité
2. Fonctions et équations : l’analyse au secours de l’algèbre
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Théorème 1
Sif est dérivable surI alorsf est continue surI.
Démonstration
Soita∈I.
Dire que la fonctionf est dérivable enasignifie que la fonctionT, définie pour touthdifférent de 0, aveca+hdansI, parT(h) = f(a+h)−f(a)
h a pour
limitef0(a)quandhtend vers 0.
Pour touth6= 0, on a alorsf(a+h) =f(a) +hT(h). Comme lim
h→0T(h) =f0(a)alors lim
h→0hT(h) = 0et donc lim
h→0f(a+h) =f(a). Posonsx=a+h. Le résultat précédent devient alors lim
x→af(x) =f(a). C’est-à-diref est continue ena.
Attention !
La réciproque est fausse !
La fonctionvaleur absoluefournit un contre-exemple : elle est continue en 0, mais non dérivable en 0.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 13 / 27
Théorème 1
Sif est dérivable surI alorsf est continue surI.
Démonstration
Soita∈I.
Dire que la fonctionf est dérivable enasignifie que la fonctionT, définie pour touthdifférent de 0, aveca+hdansI, parT(h) = f(a+h)−f(a)
h a pour
limitef0(a)quandhtend vers 0.
Pour touth6= 0, on a alorsf(a+h) =f(a) +hT(h). Comme lim
h→0T(h) =f0(a)alors lim
h→0hT(h) = 0et donc lim
h→0f(a+h) =f(a). Posonsx=a+h. Le résultat précédent devient alors lim
x→af(x) =f(a). C’est-à-diref est continue ena.
Attention !
La réciproque est fausse !
La fonctionvaleur absoluefournit un contre-exemple : elle est continue en 0, mais non dérivable en 0.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 13 / 27
Théorème 1
Sif est dérivable surI alorsf est continue surI.
Démonstration
Soita∈I.
Dire que la fonctionf est dérivable enasignifie que la fonctionT, définie pour touthdifférent de 0, aveca+hdansI, parT(h) = f(a+h)−f(a)
h a pour
limitef0(a)quandhtend vers 0.
Pour touth6= 0, on a alorsf(a+h) =f(a) +hT(h).
Comme lim
h→0T(h) =f0(a)alors lim
h→0hT(h) = 0et donc lim
h→0f(a+h) =f(a).
Posonsx=a+h. Le résultat précédent devient alors lim
x→af(x) =f(a).
C’est-à-diref est continue ena.
Attention !
La réciproque est fausse !
La fonctionvaleur absoluefournit un contre-exemple : elle est continue en 0, mais non dérivable en 0.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 13 / 27
Théorème 1
Sif est dérivable surI alorsf est continue surI.
Démonstration
Soita∈I.
Dire que la fonctionf est dérivable enasignifie que la fonctionT, définie pour touthdifférent de 0, aveca+hdansI, parT(h) = f(a+h)−f(a)
h a pour
limitef0(a)quandhtend vers 0.
Pour touth6= 0, on a alorsf(a+h) =f(a) +hT(h).
Comme lim
h→0T(h) =f0(a)alors lim
h→0hT(h) = 0et donc lim
h→0f(a+h) =f(a).
Posonsx=a+h. Le résultat précédent devient alors lim
x→af(x) =f(a).
C’est-à-diref est continue ena.
Attention !
La réciproque est fausse !
La fonctionvaleur absoluefournit un contre-exemple : elle est continue en 0, mais non dérivable en 0.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 13 / 27
Remarque
Ce théorème dit aussi que sif n’est pas continue ena, alors elle n’a aucune chance d’être dérivable ena...
La dérivée d’une fonction continue n’est pas forcément continue.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 14 / 27
Remarque
Ce théorème dit aussi que sif n’est pas continue ena, alors elle n’a aucune chance d’être dérivable ena...
La dérivée d’une fonction continue n’est pas forcément continue.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 14 / 27
Exercice 4
Soitf la fonction définie surRparf(x) =
x2sin
1 x
six6= 0
0 six= 0
1.
Démontrer quef est dérivable en 0.2.
On a demandé à une calculatrice formelle de dériver cette fonctionf pour x6= 0.Voici une copie d’écran :
1 Recopier et compléterf0(x) =
. . . six6= 0 . . . six= 0.
2 On souhaite prouver quef0 n’est pas continue en 0.
1 Étudier la limite dex7−→cos
1
x
en 0.
2 Étudier la limite dex7−→2xsin
1
x
en 0.
3 conclure
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 15 / 27
Sommaire
1. Continuité 1.1 Définition
1.2 Continuité et limites de suites 1.3 Lien entre continuité et dérivabilité
2. Fonctions et équations : l’analyse au secours de l’algèbre
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 16 / 27
Pour certaines équations, les techniques élaborées dans les classes antérieures ne s’appliquent plus. Y a-t-il d’autres moyens d’étudier ces équations ?
Par exemple, l’équationx3−6x2+ 6 = 0admet-elle des solutions surR? Si oui, peut-on les déterminer de façon exacte ? Ou tout au moins leslocaliser?
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 17 / 27
Théorème 2 (Théorème des valeurs intermédiaires - admis)
Soientaetbréels (aveca < b) etf une fonctioncontinuesur a;b
. Pour tout réelλcompris entref(a)etf(b),il existe au moins un réelα∈
a;b tel quef(α) =λ.
Remarque
f(a)n’est pas nécessairement inférieur à f(b).
L’existence deαest assurée par la continuité def.
On n’a pasnécessairementl’unicité deα. D’ailleurs le théorème n’indique pas le nombre de solution de l’équation ni même les valeurs des solutions.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 18 / 27
Théorème 2 (Théorème des valeurs intermédiaires - admis)
Soientaetbréels (aveca < b) etf une fonctioncontinuesur a;b
. Pour tout réelλcompris entref(a)etf(b), il existe au moins un réelα∈
a;b tel quef(α) =λ.
Remarque
f(a)n’est pas nécessairement inférieur à f(b).
L’existence deαest assurée par la continuité def.
On n’a pasnécessairementl’unicité deα. D’ailleurs le théorème n’indique pas le nombre de solution de l’équation ni même les valeurs des solutions.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 18 / 27
Théorème 2 (Théorème des valeurs intermédiaires - admis)
Soientaetbréels (aveca < b) etf une fonctioncontinuesur a;b
. Pour tout réelλcompris entref(a)etf(b), il existe au moins un réelα∈
a;b tel quef(α) =λ.
Remarque
f(a)n’est pas nécessairement inférieur àf(b).
L’existence deαest assurée par la continuité def.
On n’a pasnécessairementl’unicité deα. D’ailleurs le théorème n’indique pas le nombre de solution de l’équation ni même les valeurs des solutions.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 18 / 27
Théorème 2 (Théorème des valeurs intermédiaires - admis)
Soientaetbréels (aveca < b) etf une fonctioncontinuesur a;b
. Pour tout réelλcompris entref(a)etf(b), il existe au moins un réelα∈
a;b tel quef(α) =λ.
Remarque
f(a)n’est pas nécessairement inférieur àf(b).
L’existence deαest assurée par la continuité def.
On n’a pasnécessairementl’unicité deα. D’ailleurs le théorème n’indique pas le nombre de solution de l’équation ni même les valeurs des solutions.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 18 / 27
Théorème 2 (Théorème des valeurs intermédiaires - admis)
Soientaetbréels (aveca < b) etf une fonctioncontinuesur a;b
. Pour tout réelλcompris entref(a)etf(b), il existe au moins un réelα∈
a;b tel quef(α) =λ.
Remarque
f(a)n’est pas nécessairement inférieur àf(b).
L’existence deαest assurée par la continuité def.
On n’a pasnécessairementl’unicité deα. D’ailleurs le théorème n’indique pas le nombre de solution de l’équation ni même les valeurs des solutions.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 18 / 27
Exercice 5
Montrer que l’équationx3−6x2+ 6 = 0admet des solutions dans[5; 6].
Remarque
Dans le cas d’intervalles ouverts, on remplace les images par les limites. Ce qui est le cas pour :
a;b ,
a; +∞ ,
a; b ,
−∞;b ,
−∞;b et
−∞; +∞
Exercice 6
Montrer que toute équation polynômiale de degré 3 à coefficients réels admet au moins une solution réelle.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 19 / 27
Exercice 5
Montrer que l’équationx3−6x2+ 6 = 0admet des solutions dans[5; 6].
Remarque
Dans le cas d’intervalles ouverts, on remplace les images par les limites. Ce qui est le cas pour :
a;b ,
a; +∞
, a; b
,
−∞;b ,
−∞;b et
−∞; +∞
Exercice 6
Montrer que toute équation polynômiale de degré 3 à coefficients réels admet au moins une solution réelle.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 19 / 27
Exercice 5
Montrer que l’équationx3−6x2+ 6 = 0admet des solutions dans[5; 6].
Remarque
Dans le cas d’intervalles ouverts, on remplace les images par les limites. Ce qui est le cas pour :
a;b ,
a; +∞
, a; b
,
−∞;b ,
−∞;b et
−∞; +∞
Exercice 6
Montrer que toute équation polynômiale de degré 3 à coefficients réels admet au moins une solution réelle.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 19 / 27
Corollaire (Théorème de la bijection)
Soientaetbréels (aveca < b) etf une fonctioncontinueetstrictement monotonesur
a;b .
Pour tout réelλcompris entref(a)etf(b),il existeun uniqueréelα∈ a;b
tel quef(α) =λ.
Démonstration
À faire.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 20 / 27
Corollaire (Théorème de la bijection)
Soientaetbréels (aveca < b) etf une fonctioncontinueetstrictement monotonesur
a;b .
Pour tout réelλcompris entref(a)etf(b), il existeun uniqueréelα∈ a;b tel quef(α) =λ.
Démonstration
À faire.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 20 / 27
Corollaire (Théorème de la bijection)
Soientaetbréels (aveca < b) etf une fonctioncontinueetstrictement monotonesur
a;b .
Pour tout réelλcompris entref(a)etf(b), il existeun uniqueréelα∈ a;b tel quef(α) =λ.
Démonstration
À faire.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 20 / 27
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 21 / 27
x y
f(a) f(b)
t u
a b
@ A
λ
α
>
∨
Cf
Remarque
comme pour le théorème des valeurs intermédiaires, le théorème de la bijection s’étend à tout type d’intervalle quitte à remplacer l’hypothèse sur les images par celle sur les limites ;
la stricte monotonie est une condition suffisante pour l’unicité deα, mais pas nécessaire ;
en pratique, la stricte monotonie def est souvent obtenue en la dérivant. Mais le théorème de la bijection n’impose pas la dérivabilité def : il couvre donc ainsi même les cas oùf ne serait pas dérivable mais juste continue et strictement monotone ;
le théorème de la bijection, comme le théorème des valeurs intermédiaires sont des théorèmes d’existence. Ils ne donnent pas la valeur deα. On peut néanmoins la localiser et en donner un encadrement ou une valeur approchée à l’aide de laméthode par balayageou pardichotomie.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 22 / 27
Remarque
comme pour le théorème des valeurs intermédiaires, le théorème de la bijection s’étend à tout type d’intervalle quitte à remplacer l’hypothèse sur les images par celle sur les limites ;
la stricte monotonie est une condition suffisante pour l’unicité deα, mais pas nécessaire ;
en pratique, la stricte monotonie def est souvent obtenue en la dérivant. Mais le théorème de la bijection n’impose pas la dérivabilité def : il couvre donc ainsi même les cas oùf ne serait pas dérivable mais juste continue et strictement monotone ;
le théorème de la bijection, comme le théorème des valeurs intermédiaires sont des théorèmes d’existence. Ils ne donnent pas la valeur deα. On peut néanmoins la localiser et en donner un encadrement ou une valeur approchée à l’aide de laméthode par balayageou pardichotomie.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 22 / 27
Remarque
comme pour le théorème des valeurs intermédiaires, le théorème de la bijection s’étend à tout type d’intervalle quitte à remplacer l’hypothèse sur les images par celle sur les limites ;
la stricte monotonie est une condition suffisante pour l’unicité deα, mais pas nécessaire ;
en pratique, la stricte monotonie def est souvent obtenue en la dérivant.
Mais le théorème de la bijection n’impose pas la dérivabilité def : il couvre donc ainsi même les cas oùf ne serait pas dérivable mais juste continue et strictement monotone ;
le théorème de la bijection, comme le théorème des valeurs intermédiaires sont des théorèmes d’existence. Ils ne donnent pas la valeur deα. On peut néanmoins la localiser et en donner un encadrement ou une valeur approchée à l’aide de laméthode par balayageou pardichotomie.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 22 / 27
Remarque
comme pour le théorème des valeurs intermédiaires, le théorème de la bijection s’étend à tout type d’intervalle quitte à remplacer l’hypothèse sur les images par celle sur les limites ;
la stricte monotonie est une condition suffisante pour l’unicité deα, mais pas nécessaire ;
en pratique, la stricte monotonie def est souvent obtenue en la dérivant.
Mais le théorème de la bijection n’impose pas la dérivabilité def : il couvre donc ainsi même les cas oùf ne serait pas dérivable mais juste continue et strictement monotone ;
le théorème de la bijection, comme le théorème des valeurs intermédiaires sont des théorèmes d’existence. Ils ne donnent pas la valeur deα. On peut néanmoins la localiser et en donner un encadrement ou une valeur approchée à l’aide de laméthode par balayageou pardichotomie.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 22 / 27
Exercice 7
On donne le tableau de variation d’une fonctionf définie surR. x
f(x)
−∞ −1 4 +∞
−∞
−∞
2 2
−5
−5
+∞
+∞
Déterminer le nombre de solution de l’équationf(x)−3 = 0.
Exercice 8
Soitf la fonction définie surRparf(x) =x−2 +e−x.
1.
Démontrer que l’équationf(x) = 2admet deux solutions dans R.2.
À l’aide de la calculatrice, déterminer un encadrement d’amplitude10−2 près de chacune des solutions.DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 23 / 27
Exercice 7
On donne le tableau de variation d’une fonctionf définie surR. x
f(x)
−∞ −1 4 +∞
−∞
−∞
2 2
−5
−5
+∞
+∞
Déterminer le nombre de solution de l’équationf(x)−3 = 0.
Exercice 8
Soitf la fonction définie surRparf(x) =x−2 +e−x.
1.
Démontrer que l’équationf(x) = 2admet deux solutions dans R.2.
À l’aide de la calculatrice, déterminer un encadrement d’amplitude10−2 près de chacune des solutions.DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 23 / 27
Méthode (Dichotomie pour une fonction croissante)
On calculem le milieu de[a;b].
Sif(m)est positif, c’est que la solution se trouve dans[a;m]: on affecte àb la valeur demafin de pouvoir continuer le processus.
Dans le cas contraire, la solution se trouve dans[m;b]: on affecte àala valeur demafin de pouvoir continuer le processus.
On continue le processus jusqu’à obtenir un encadrement avec la précision voulue.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 24 / 27
Méthode (Dichotomie pour une fonction croissante)
On calculem le milieu de[a;b].
Sif(m)est positif, c’est que la solution se trouve dans[a;m]: on affecte àb la valeur demafin de pouvoir continuer le processus.
Dans le cas contraire, la solution se trouve dans[m;b]: on affecte àala valeur demafin de pouvoir continuer le processus.
On continue le processus jusqu’à obtenir un encadrement avec la précision voulue.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 24 / 27
Méthode (Dichotomie pour une fonction croissante)
On calculem le milieu de[a;b].
Sif(m)est positif, c’est que la solution se trouve dans[a;m]: on affecte àb la valeur demafin de pouvoir continuer le processus.
Dans le cas contraire, la solution se trouve dans[m;b]: on affecte àala valeur demafin de pouvoir continuer le processus.
On continue le processus jusqu’à obtenir un encadrement avec la précision voulue.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 24 / 27
Méthode (Dichotomie pour une fonction croissante)
On calculem le milieu de[a;b].
Sif(m)est positif, c’est que la solution se trouve dans[a;m]: on affecte àb la valeur demafin de pouvoir continuer le processus.
Dans le cas contraire, la solution se trouve dans[m;b]: on affecte àala valeur demafin de pouvoir continuer le processus.
On continue le processus jusqu’à obtenir un encadrement avec la précision voulue.
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 24 / 27
Exercice 9
1.
Montrer que l’équationx3−6x2+ 6 = 0admet trois solutionsx1,x2 etx3 surR(x1< x2< x3).On souhaite maintenant déterminer des encadrements des solutions à10−4 près.
2.
Répondre à la question grâce à la méthode par balayage.3.
Nous allons répondre à cette même question en utilisant cette fois-ci la méthode par dichotomie :1 Faire tourner cet algorithme à la main en complétant le tableau ci-dessous : Départ Étape 1 Étape 2 Étape 3 Étape 4
a 5 5,5
b 6
b−a 1
m 5,5
f(m)<0 vrai
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 25 / 27
Exercice 9 (suite)
3.
2 L’algorithme ci-dessous met en œuvre la méthode par dichotomie lorsque la fonction est croissante.Variables : a, b et m sont des réels.
Initialisation : Entrer a et b.
Traitement : Tant que b-a>0,0001
Affecter à m la valeur (a+b)/2
Si f(m)<0 alors affecter à a la valeur m Sinon Affecter à b la valeur de m Fin de Si
Fin de Tant que Sortie : Afficher a et b Programmer cet algorithme.
À l’aide du programme, donner un encadrement à10−4 près dex1 et dex3.
3 Modifier l’algorithme pour qu’il affiche un encadrement dex2à10−4 près.
4.
Déduire des questions précédentes le signe def.DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 26 / 27
FIN
DELOBEL HALLOSSERIE LUITAUD (Blaise Pascal) Chapitre 9 septembre 2016 27 / 27