DOSAGE
DE LAMÉTHIONINE
DANS LESPRODUITS
VÉGÉTAUX EMPLOYÉS DANS L’ALIMENTATION
ANIMALEY. THUILLIER G.
FAUCONNEAU
S. de PRAILAUNE L. CHEVILLARD J. ROCHELaboratoire de Biochimie
générale
etcomparée (Collège
deFrance)
Laboratoire de Biochimie des Vitamines
(Ecole
des HautesEtudes)
et Institut National de la Recherche
Agronomique
Le
dosage
de méthionine par des méthodeschimiques,
dont laspé-
cificité est
médiocre,
s’avère difficile dans lesproduits végétaux ;
aussiavons nous cherché à le réaliser par voie
microbiologique.
Essais de microorganismes. -
L’emploi
de troismicroorganismes :
Lactobacillus arabinoszts
17/5 ,
Leuconostoc mesentevoides P. 60 et Lacto- bacillusfermenti 3 6,
a été étudié en titrant l’acidité totale libérée par chacun de ceux-ci dans des conditions standards : la méthionine est four- nie par les échantillons ou sous forme L( 1 ).
Comme laplupart
des pro- duitsvégétaux
sont pauvres enméthionine,
nous avons évité lespertes ’
°pendant
la stérilisation en autoclavantséparément
les milieux nonglu- cosés,
les solutions deglucose,
et enajoutant
ensuiteaseptiquement
cesdernières IZI!S!N
(31),
CAMIEN(9),
CHEVILLARD(12).
LACTOBACILLUS ARABINOSUS
17/5
A. T. C. C. 8014 Cetorganisme
a étépréconisé
par de nombreux auteurs pour ledosage
de la méthionine. De
plus
DuNN( I5 ),
SHANKMANN(33),
MAHADEVAN(28),
MoN D
Oi<FO
( 29 ),
SAUri!RI,ICH( 32 ),
ont obtenu des résultats cohérents pour ledosage
de la méthionine dans l’urine et dans lesprotéines puri-
fiées en utilisant divers milieux : SHA.,NKMANN modifié par DuNN
( 15 ),
( 1
) Nous remercions les professeurs W. C. RosF (Illiuois) et WRETLIND (Stockholm) de nous avoir obligeamment adressé les échantillons de L-méthionine nous ayant servi de corps de référence.
S AUB E RLI C
H
( 32 ),
1VIAHAD!VAN(28)
et HENDERSON( 21 ).
Laspécificité
de ce
microorganisme
a été étudiée par CAMIEN(8) quant
à l’utilisation des isomèresoptiques,
à l’aide du milieu de SHANKMANN enrichi en vita- mines. Enprésence
dequantités
suffisantes depyridoxal ( 1 !J.g
p.cent),
de
pyridoxamine ( 10
a p.cent),
la D-méthionine a une activité à peuprès équivalente
à celle de la L-méthionine. Alorsqu’en
l’absence de cesformes de vitamine
B 6 ,
ni l’isomère Dni laformyl-D-méthionine
nepossèdent
d’activité
(S PIES 37 ) ;
par ailleurs la Dr,-éthionine est douée d’unpouvoir
inhibiteur
égal
vis-à-vis de l’utilisation de la D et de la L-méthionine.L’un des dérivés
d’oxydation,
la DLméthioninesulfoxyde présente
uneactivité
comparable
à celle de laL -méthionine,
tandis quel’autre,
la Dr,-méthioninesulfone
(ou
la caséineoxydée)
en estdépourvue
et, deplus, empêche
l’utilisation de laD r,-méthionine-sulfoxyde (C AM tEN II ).
La D-méthionine et la
DI ,-méthionine-sulfoxyde
seraient transforméesen 1,-méthionine avant d’être utilisées et les formes de vitamine
B, ;
men- tionnéesplus
haut seraient les coenzymespermettant
cette réactionenzymatique, qui pourrait
par ailleurs être inhibée par la DI,-méthionine- sulfone. DUNNet ses collaborateurs( 17 )
concluent de leur étudethéorique
sur les besoins des bactéries
lactiques,
au caractèreindispensable
de laL
-méthionine pour Lactobacillus ayabinosus dans des conditions
parti-
culières : «Le milieu et les échantillons ne doivent contenir un excès ni de
cystine,
ni depyridoxal (ou pyridoxamine), qui
contribueraient à la croissance en l’absence de méthioniner> (CAMI!N II ).
Ces résultats sont en accord avec ceux d’EvANS( 1 8).
Lactobacz’llus arabinosuspré-
sente une croissance
appréciable
sans méthionine(blanc : 3, 7 ),
maisexige
cette dernière pour une croissanceoptimum.
Deplus,
!vA!s uti-lisant le milieu de SCHW&dquo;EIGERT sans choline, trouve que
l’homocystine
avec ou sans choline ne
peut remplacer
la méthioninequ’à
des concen-trations
supérieures
à celles de L-méthionine nécessaires.Choix du milieu. - I,e milieu et les modalités de culture
(De:tŒ 17 ) (temps d’incubation,
inoculum...etc.) peuvent
faire varier les besoinsen un
aminoacide ;
aussi ces facteurs sont-ilsimportants
dansl’emploi
d’un
microorganisme
pour ledosage
d’un acide aminé. I,e milieu de HORN( 22
)
n’a pu être retenu, carmalgré
une sensibilité satisfaisante(i
à 10 ag pour un volume final de 10cc)
la consommation de NaOH o, N n’a été que de 6 ce pour la croissance maximum(8
fig etau-dessus).
CAwkN(
II
)
utilisant le milieu de SHANKMAN(33)
enrichi en vitamines a montrél’identité d’activité de la L-méthionine et de la
DI ,-méthioninesulfoxyde,
ainsi que le
pouvoir
inhibiteur de la Dt,-méthioninesulfone.L’emploi
de ce milieu pour le
dosage
de la méthionine dans divers échantillons s’est avéré délicat. I,a méthode est très sensible( 0 , 2
à 2N g),
mais la quan-tité d’inoculum à introduire dans le milieu demande à être
trop
exacte-ment mesurée pour que cela soit facilement réalisable. En
effet,
cettequantité optimum
d’inoculum(mesurée
en densitéoptique
paropaci-
métrie sous une
épaisseur
de 3cm)
estvariable,
même si l’on contrôle exactement letemps
d’incubation del’inoculum
et sacomposition.
Desquantités trop
faibles nepermettent
pas une croissancesuffisante,
alors que desquantités trop
fortesaugmentent proportionnellement
la valeurdes blancs et rendent tout
dosage impossible.
CAMIEN et DurrVsigna-
laient seulement la haute valeur des blancs
( II ) (tableau I).
Cemilieu,
riche en vitamines du groupe B et en
choline,
est decomposition optima
en aminoacides. Il
permet généralement
la croissance du Lactobacillus avabiyzosus en l’absence de méthionine(en présence
de faiblesquantités
de
cystéine),
à moins que des conditionsparticulières
d’ensemencementne limitent artificiellement sa croissance.
Ainsi,
ce milieu nepeut
fournirune méthode de
dosage
fidèle.Nous avons utilisé
comparativement
le milieupréconisé
par MAHA-DEVAN
dépourvu
de choline et decomposition
banale enaminoacides ; l’apport
d’acidesaminés
de l’échantillon à doser ne provoque pas deperturbations (NI ONDOLFO ( 2 g).
Mais cemilieu, comparativement
à celuide HORN
( 22 )
est très pauvre en vitamines du groupe B et nous n’avons pu l’utiliser telquel
pour ledosage
de la méthionine dans les levures de distillerie(tableau
II et courbeI). L’augmentation
de certaines vitamines du groupe B : B i(mo)
PY(x 4 )
Biotine(x 5 )
Acidefolique (!a,5)
nousa
permis
d’obtenir des résultats cohérents : les blancs restent bas( 1 , 5
à2 ,
5 cc de NaOH o,oi N par ce de
milieu-final)
et les courbes standard et échantillons coïncident dans la limite des erreursexpérimentales
admises ± 3 p.
cent)
tableau III, et courbe II.Mode opératoire. - I,a méthode améliorée par la stérilisation
sépa-
rée du
glucose
n’a pu être utilisée avec latechnique
suivie pour lacystine (CHEVILLARD 12 ),
car le milieu concentré( 1/3 )
nepeut
êtrepréparé,
les acides aminés dont ce milieu est relativement riche formant un abon- dant
précipité
au moment de la neutralisation. Onopère
sur 3 ce et l’inoculum estpréparé
avec z5 !ig de L-méthionine pour un volume total de 9 ce. I,’inoculum est incubé 20heures, centrifugé,
remis ensuspension
dans de l’eau
physiologique stérile, puis
dilué 10 fois avant l’ensemence- mentqui
se fait avec unegoutte
par tube, à lapipette
Pasteur. L’incu-bation des tubes doit être au minimum de 44 heures
(DurrN 17 ).
Le chlo-rure de sodium
provenant
de la neutralisation deshydrolysats
par la soudene
gêne
pas la croissance dumicroorganisme,
si la concentration est infé- rieure à 20 ug pour 3 ce de milieu final.Précision de la méthode. - Tous les échantillons
analysés
ont satis-fait aux critères
d’application
des méthodesmicrobiologiques (S NEU <
35!3
6),
étantdonné,
les résultats cohérents pour des concentrations crois- santes d’échantillon.L’analyse statistique
de ces résultats : 5 concentra- tions croissantes(en double),
nouspermet
de définir la variabilité des résultats pour la luzerne N% :
2,5.I,e calcul de la variabilité a été fait sur la totalité des valeurs indé-
pendamment
de la concentration.Calcul en tenant
compte
des dilutions de l’échantillon.ha
précision
est donc de ± 3,5%,
elle a été vérifiée pour cet échan- tillon au coursde 4 dosages
effectués dans les mêmes conditions àplu-
sieurs mois d’intervalle : 1 ,
93 2,o
1 ,85
2,oLEUCONOSTOC MESENTEROIDES P. 60
(A.
T. C. C.8042)
L’étude
théorique
des besoins de cemicroorganisme
a été faite par divers auteurs(D UNN ( 13 ),
EVANS( 1 8),
STEELE( 3 8)),
en utilisant des milieux différents. La L-méthionineparaît toujours
être strictement in-dispensable quelle
que soit laquantité
decystine présente
dans le milieu.En
effet,
FVANS( 1 8),
d’unepart,
avec le milieu de RWS!rr( 30 )
etL
YMANN
( 2 6),
d’autrepart,
ont montré quel’homocystine
nepeut
rem-placer
la méthionine même enprésence
d’un excès decystine
et de choline.De
plus,
DurrN( 15 )
et CAMIEN( 10 )
et LYMANN( 2 6)
concluent de leurs études que,quelles
que soient les vitaminesapportées
par lemilieu,
la D-méthionine n’est pas utilisée par le Leuconostoc.
Cependant
STEELE(
3
8)
trouve à celui-ci une activitéégale
au1/10
de celle de l’isomère L.Des essais
comparés
de la !,-méthionine(Wretlind)
et de la Dr,-méthio-nine
(Interchemical Corporation)
nous ont conduit à attribuer à la formeL
essayée 85
p. cent ± 3,5 p. cent de l’activité de la L-méthionine théori-quement
contenue dans la forme DL. Cette différence avec les résultats de STEELEpourrait
être due à des traces de l’isomère D dans la forme!,
essayée.
Nous avons d’autre
part, poursuivi
cette étude de laspécificité
du L. mésenteyoides par l’activité des dérivés
d’oxydation (tableau IV).
La
DL -méthioninesulfoxyde
a une activité assez faible sur la croissance du L. mésenteyoides pour des concentrations inférieures à 15 lig, mais cette activitéaugmente
notablement au-dessus de cette concentration.La n!,-méthioninesulfone ne
possède
aucune activité sur la croissance(activation,
ouinhibition)
du L.mésenteroides,
même si le milieu en con-tient 10 fois la teneur en méthionine
( 300
yg de DI,-Méthioninesulfone par tube d’un volume total de 3cc).
Onpeut
conclure de cette étude que la L-méthionine est strictementindispensable
au Leuconostoc mésenté- roides etquelle
nepeut
êtreremplacée
quepartiellement
par le DL-méthioninesulfoxyde ( 20
p. cent de l’activité pour les concentrations inférieures à 15 yg partube).
Beaucoup
d’auteurs ontpréconisé l’emploi
de cemicroorganisme
pour le
dosage de
la 1,-méthionine(D UNN ( 15 ),
STEELE( 3 8),
BARTON-W R
rGm
(q.),
SINGLETON( 3 q),
mais seul le dernier l’aappliqué
à desvégé-
taux frais avec le milieu de STOCKES modifié
( 39 ).
Mode opératoire. - La méthode utilisant L. mésenteroides avec le milieu D de DUNN est assez sensible
( 1
à 12,5M g)
en utilisant la stérili-sation
séparée
duglucose
et le modeopératoire déjà décrit pour ce micro-
organisme (CHEVILLARD ( 12 ),
à la différence que l’oncentrifuge
l’inocu-lum avant de l’utiliser. Les blancs sont
toujours
bas : i,5à 2,5
cc. Na OH, 0,
03 N pour 3 ce. de milieu final courbe III et tableau V.
Limite et
précision
de la méthode. - I,’utilisation de cette méthode trèsspécifique
n’a pu êtregénéralisée
à tous les échantillonsanalysés.
I,e
dosage
de la méthionine s’avèreimpossible
dans certainsfourrages
pauvres en matières azotées
(N %
< 2,5%),
par suite de laprésence
d’inhibiteurs dans les échantillons. les deux courbes standard et échan-
tillons ne sont pas
superposables
commel’indique
le tableauci-dessous,
les chiffres sontexprimés
en%
du maximum de la courbe standard pour une mêmequantité
d’échantillon dilué(i cc)
etcorrespondant
àdes concentrations croissantes de ce dernier.
Cette inhibition
persiste
pour une dilutionplus grande,
même sila L-méthionine est
ajoutée
ensurcharge.
Elle nepeut
être attribuée au chlorure de sodiumprovenant
de la neutralisation deséchantillons,
laconcentration en ce sel était la même dans d’autres échantillons où
aucune inhibition
n’apparaissait (luzerne
2,5%
et .!,3% d’N).
I,’analyse statistique
des résultats satisfaisants aux critèresd’ap- plication
de la méthodemicrobiologique (superposition
des courbes standard et de celle établie surl’échantillon)
nous donne une idée de lavariabilité des résultats obtenus pour différentes concentrations de l’é- chantillon :
Les chiffres sont en
%
du maximum de la courbe standard par ce et sontrapportés
à i ced’hydrolysat
dilué. 17= 4,7 11-1- = 97 17’ =1,6
Calcul en tenant
compte
des dilutionsQuand
aucune inhibition ne semanifeste,
cette méthode allie à unemeilleure
spécificité,
uneprécision analogue
à laprécédente ( 3 ,5 % environ),
satisfaite pourplusieurs dosages opérés
dans les mêmes condi-tions. La méthode est
cependant
limitée audosage
de la méthioninedans les tourteaux, les levures et les
fourrages
lesplus
riches en matièresazotées.
LACTOBACILLUS FERMENTI 36
(A.
T. C. C.9338)
1 /
étude
théorique
des besoins de cemicroorganisme
en amino-acides soufrés a été faite par divers auteurs : DUNN
( 15 ),
BARTON-WRiGHT(
5
),
EVANS(i8),
en utilisant des milieux différents. Tous admettent que la 1,-méthionine estindispensable
à Lacto bacillusf ermenti
mais la D-méthionine a la même activité
(Durrx (i 5 )
avec le milieu C(D UNN (i 4 ).
De
plus,
EVANS( 1 8)
utilisant le même milieu trouve quel’homocystine
avec ou sans
choline,
ne provoque aucune croissance dumicroorganisme,
et inhibe même celle due à la
présence
de méthionine. Avec le même milieuemployé
par ces auteurs, nous avons vérifié que la D-méthioninea la même activité que la forme L, et nous avons fait l’étude de l’activité des dérivés
d’oxydation (tableau VI).
La
D r,-méthioninesulfoxyde présente
une activitécomparable
àcelle de la DL-méthionine
jusqu’à
30 y.genviron, puis
elle devient unpeu
plus
faible aux dosesplus
élevées. Par contre, la DL-méthionine- sulfone(tableau VII)
n’a aucune activité en laprésence
ou en l’absencede D!,-méthionine.
On
peut
donc conclure que la méthionine estindispensable
à lacroissance du L.
f e y menti,
mais laspécificité
du besoin en cet acide aminéest moins étroite que celle de L.
mésenteroides,
car il utilise indistincte- ment laD -méthionine,
la L-méthionine et lan!,-méthioninesulfoxvde.
Mode opératoire et précision de la méthode. - La méthode obtenue
en utilisant ce
microorganisme
et le milieu C de Durrrr( 14 )
dont nousavons
parlé plus haut,
est moins sensible que lesprécédentes
3 à 3o ng pour une valeur totale de 3 ce(tableau VII).
Elle nous acependant
permis
d’obtenir des résultats cohérents pourl’analyse
dequelques
échan-tillons
(tourteaux
etfourrages). I,’analyse statistique
des résultats a été faite comme il a étésignalé plus
haut et elle a donné les rés ultatssuivants sur un tourteau d’arachide à 9 p. cent d’N.
donc la variabilité des résultats obtenus pour des concentrations crois- santes de l’échantillon est du même ordre que pour les autres méthodes
± 3 p. cent environ.
Comparaison des résultats
On
peut
conclure de cette étude que I,. mésevetevoides P. 60 est leplus spécifique
des troismicroorganismes,
car il n’utilise que faiblement laDL -méthioninesulfoxyde ( 20
p. cent de l’activité de la DL-méthio-nine) ;
deplus
sesexigences
en méthionine semblentindépendantes
dumilieu et du mode de culture utilisé.
Cependant
sonemploi
n’a pu êtregénéralisé,
comme nous l’avonsdéjà indiqué,
et nous avons dûemployer, plus généralement,
le Lactobacillus avabinosus avec le milieu de MAHA-DEVAN enrichi en vitamines B. Ce milieu modifié a donné des résultats cohérents dans tous les échantillons étudiés. Lactobacillus
jermenti 3 6
four-nit une méthode moins sensible que les
précédentes
et despécificité
ana-logue
à celle du Lactobacillusavabinosus;
bien queses exigences
soientplus
strictes que celles de ce
dernier,
elle n’a été utiliséequ’à
titre de contrôle.Conditions d’hydrolyse. - Divers auteurs BAILEY
( 2 ),
BAKAY( 3 ),
LUGG
(24),
FROMAGEOT( I g),
SINGLETON( 34 )
entre autres, ontsignalé
des
pertes
en méthioninependant l’hydrolyse
acide deséchantillons ;
aussi
préconisent-ils l’emploi
de l’acideformique ( 10
p. cent à 50 p. cent dans l’acidechlorhydrique)
commeagent
de celle-ci.L’emploi
de métho-des
microbiologiques
dedosage
interdit cetteméthode,
et comme l’acidesulfurique
provoque une racémisationimportante
de laméthionine,
nous avons utilisé l’acide
chlorhydrique
6 Nqui
avait été retenu pour ledosage
de lacystine
dans lesvégétaux.
Nous avons fait varier letemps
d’action à latempérature
deio8 o ,
leshydrolyses
étant faites en tube scellé sous vide avec HCI 6 N saturé d’azote pour éviter lesrisques d’oxydation.
Les résultats sont condensés dans le tableau IX et ontété obtenus par Lactobacillus arabinosus. On
peut
conclurequ’un temps
d’hydrolyse
de 5 à 8 heures convient pour lesproduits analysés
et nousavons utilisé
généralement
7 heures comme nous l’avions fait pour lacystine (CHEVILLARD ( I2 )).
Test de surcharge. - La L-méthionine a été
ajoutée
avantl’hydro- lyse
de divers échantillons(ovalbumine,
tourteau d’arachide etluzerne)
et les
dosages
de méthionine ont été faits surchaque
échantillon (normalet
surchargé)
et sont condensés dans le tableau X. Lespertes
de méthio- nine libre sontnégligeables
dans les conditionsd’hydrolyse
mention-nées
plus
haut. Ces résultatsn’apportent
toutefois pas uneréponse
à laquestion
despertes qui peuvent
seproduire
dans les combinaisons pep-tidiques.
RÉSULTATS
ET CONCLUSIONSLes résultats obtenus sur divers échantillons de
levures, céréales,
tourteau et
fourrages
satisfont aux critèresd’application
des méthodesmicrobiologiques (S NEU
35 et3 6),
ycompris
l’accord entre les résultats obtenus par différentsmicroorganismes
pour lesproduits
examinés(tableau VIII).
On
peut
donc affirmer que la méthionine est effectivement dosée et que sonproduit d’oxydation (sulfoxyde)
ne l’est pas simultanément.l,es résultats obtenus
(tableau XI)
sur des luzernes de maturités croissantes ne traduisent pas l’existence de différencessignificatives,
cequi
est en accord avec les résultats de I,uGG sur le trèfle
( 25 ).
D’autrepart,
les
graminées
et leslégumineuses
ne semblent pasprésenter
de différencessignificatives
de concentrations en méthionine.Par
ailleurs,
lesprotéides extraits, représentant
60 à 70 p. cent des matières azotéestotales,
renferment de la méthionine à un taux du même ordre que celles duproduit
brut si l’on tientcompte
de laprésence
d’unegrande quantité
d’azote nonprotéique (amide
et ammo-niac)
dans les matières azotées résiduelles. Il est doncprobable
que lespertes
en méthionine au cours del’hydrolyse
desproduits
bruts sontfaibles.
Les concentrations en méthionine trouvées dans le matériel
étudié, plus
faibles que celles obtenues exclusivement dansl’analyse
des feuilles,sont en accord avec les résultats de SINGLETON
(34)
et d’AxMS’rROVG(i).
Reçu Pour publication le
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