GUIDE POUR LA DISSECTION ET L’IDENTIFICALION
DES PRINCIPAUX MUSCLES DE LA CARCASSE
CHEZ LE LAPIN
J. CANTIER,
A. VEZINHETE. BOUTHIER C. BRESSOT J. GOUSSOPOULOS Laboratoire de Zootechnie, Centre de Recherches
agronomiques
du Midi,École nationale supérieure agronomique, 34 - Montpellier
Institut national de la Recherche
agronomique
Si la
plupart
des traités d’anatomie des animauxdomestiques (M ON T AN E,
BouR-DELLE et
B p essou,
1937 ; SISSON etGROSSMAN,
Ig53 ;NICKEL,
SCHUMMER et SEI- FERLE, Ig5q. ;SCHWARZE, I96o ;
DOBBERSTEIN etH O FF’ MANN , I9 6 4 ),
ne traitent pas desRongeurs,
on trouve deprécieux renseignements
sur l’anatomie musculaire duLapin
chez un certain nombre d’auteurs : KRAUSE( 1 884), A LÈ Z AIS ( 19 0 1 ),
HAAC(1903),
GERHARDT(1909),
FAISAN(1951),
CRAIGIE(1966).
Mais,
dans le cadre des recherches que nouspoursuivons
sur la croissance duLapin,
il nous a paru utile de définir une méthode de dissection et d’établir un atlas musculaire.L’esprit
danslequel
cette étude a été réalisée résulte de sonobjectif
même : per- mettre une facile identification desmuscles,
leur dissectionrapide
et aisément repro- ductible.MATÉRIEL
ETMÉTHODES
Nous avons
disséqué
122 animaux des deux sexes ayant unâge compris
entre neufjours
ettrois ans, issus d’une souche de
lapins
communs sélectionnés au Laboratoiredepuis
1960et soumisà des contrôles de croissance hebdomadaires.
Le processus
opératoire
est le suivant :- sacrification par
saignée
au niveau de l’artèrerétinienne, après
énucléation de l’un desglobes
oculaires ;-
séparation
de la peau, détachée de latunique
musculaire sous-cutanée(musculi
culanei,aV.
a.)
en commençant par une incision à la face interne des cuisses au niveau des articulations fémoro- tibiales, et enpoursuivant
deproche
enproche jusqu’à
la tête;- - enlèvement des muscles sous-cutanés et des divers
panicules adipeux superficiels;
- dissection des viscères et des
dépôts adipeux intra-thoraciques
et intra-abdominaux, aux-quels
donnent accès l’ouverture de la cagethoracique,
par section descartilages
costaux au niveaudes articulations sterno-costales, l’incision de la
paroi
abdominale lelong
de laligne blanche,
etl’ouverture de la
symphyse pelvienne;
-
extirpation
del’encéphale,
del’hypophyse,
duglobe
oculaire restant et de lalangue ;
-
séparation, après
écartement des musclessuperficiels,
de lathyroïde,
desparathyroïdes
externes, du
thymus
du cou, desglandes
sous-maxillaires et de la trachée artère;- - dissection individuelle de la
plupart
des muscles et desdépôts adipeux
inter-musculaires d’une seule demi-carcasse, car il n’a pas été relevé de différencesignificative,
sur leplan morpholo- gique,
dimensionnel etpondéral,
entre les organes des demi-carcasses droite etgauche.
Les musclesdont la dissection entraînerait des pertes
pondérales importantes,
pardéshydratation
notamment,sont
prélevés
ultérieurement en bloc : muscles de la tête(masseters excepté),
muscles dularynx,
sus-costaux,
inter-costaux,
sternaux, inter-transversaires etinter-épineux
du dos et des lombes,transverse du thorax et muscles de la queue;
- nettoyage du
squelette
par grattage ;- tous les organes sont pesés et éventuellement mesurés, immédiatement
après
leur dissection.Pour l’exécution des
planches,
nous n’avons retenu que lesdispositions
moyennes, sans envi- sager les variationsanatomiques
individuelles, d’ailleurs extrêmement réduites dans la souchequi
nous a servi.
En vue de leur
individualisation,
les muscles sontreprésentés
débarrassés desaponévroses qui
les recouvrent ou les relient entre eux,
parfois
écartés, soulevés ou sectionnés afin de dévoiler lesplans sous-jacents.
RÉSULTATS
Nous avons
adopté
les dénominations de la nomenclature officielle(les
Nominaanatomica
veterinaria, Hanovre, 19 6 3 ),
les muscles du cou, dudos,
et duthorax,
cités dans l’ordre de leurprélèvement,
étant doncimparfaitement regroupés
parrégions.
MUSCLES DU COU ET DU TRONC
(MUSCUI,I
COLLIS, DORSIS ETTHORACIS)
Le
sterno-eéphalique (ste y nomastoïdeus, fig.
1,2 )
est unlong
muscledisposé obliquement
d’arrière enavant,
de l’intérieur versl’extérieur,
sur le devant du cou.Son insertion
céphalique
s’effectue surl’apophyse
mastoïde par untendon,
en com-mun avec celui de la branche cléido-mastoïdienne du
brachio-céphalique ; postérieure-
ment il est
fixé,
avec sonhomologue
du côtéopposé,
sur l’extrémité antérieure du sternum.Les
sterno-hyoidien
etsterno-thyroidien (sternohyoïdeus
etsternothy y oideus, fig.
i, 2, 3, 4,5)
sont depetits
musclesallongés, rubannés,
couvrant avec leurs homo-logues
du côtéopposé
la face ventrale de la trachée-artère. Lesterno-hyoïdien
a soninsertion antérieure à la face inférieure du corps de
l’hyoïde,
lesterno-thyroïdien, sous-jacent,
se fixant sur le bordpostérieur
ducartilage thyroïde.
Postérieurement.ils s’insèrent avec leurs
homologues,
à lapointe
et sur la face interne de lapremière
sternèbre.
Le
brachio-céphalique
ou mastoïdo-huméral(brachio-cefihalicus, fig.
1,2 )
estcomposé
de deux branches ante-claviculaires et d’une branchepost-claviculaire :
e La branche cléido-mastoïdienne est
fixée,
àl’avant,
surl’apophyse mastoïde,
en commun avec le
sterno-céphalique
et a unelarge
insertionpostérieure
avec ladeuxième branche sur la clavicule.
e La branche
trapézienne,
accolée àl’omotrachélien,
est recouverte, ainsi quecelui-ci,
par lapremière
branche. Elleatteint,
en avant,l’apophyse
basilaire del’occipital.
e La branche
deltoïdienne, appliquée
sur le devant del’épaule,
est fixée anté- rieurement sur laclavicule,
et,postérieurement,
sur la crête antérieure del’humérus,
par une
aponévrose
commune avec lespectoraux
descendant et transverse.L’omotrachélien (omotransve y sarius, fig.
1,2 ) long
muscle s’étendant de l’hu- mérus et del’angle
del’épaule
àl’apophyse
basilaire del’occipital, postérieure-
ment recouvert par le bord ventral de la
partie
cervicale dutrapèze,
se fixe sur leparacromion,
Le
trapèze (trapexius, fig.
i,2 )
est unlarge
et mince musclecomprenant
deuxparties,
cervicale etdorsale,
reliées par uneaponévrose
moyenne fixée surl’épine
acromienne et sur
l’aponévrose scapulaire
externe. Il s’insère surl’occipital,
leraphé cervical,
lesapophyses épineuses
des troisième à onzième vertèbresdorsales,
son bord ventral étant relié aux muscles voisins etsous-jacents
par de finesaponévroses.
Le rhomboïde
( y homboïdeus, fig. 3 ) présente
uneportion
cervicalequi
se fixesur toute la
longueur
duraphé
cervical et sur lesapophyses épineuses
des trois pre- mières vertèbresdorsales,
et uneportion dorsale, triangulaire,
s’insérant par sa basesur les
apophyses épineuses
despremière
àseptième
vertèbres dorsales.Les deux
portions
du rhomboïde ont une insertion commune avec le releveur del’épaule,
à la face interne del’angle dorso-postérieur
de lapalette scapulaire.
Le releveur de
l’épaule (fig. 3 )
est unelongue
bandelettecharnue,
facile àdistinguer
du rhomboïde cervical etqui atteint,
en avant, la crête externe de l’occi-pital.
Le
grand
dorsal(latissimus dorsi, fig. 2 )
trèsgrand
muscletriangulaire
dontla
large aponévrose supérieure
suitl’épine
des dernières dorsales et de toutes leslombaires,
estformé,
dans sapartie charnue,
de fibresconvergeant
en un tendonantéro-thoracique, qui
seploie
sur le bord inférieur dugrand rond,
de manière à passer de la face externe à la face interne de cemuscle,
et s’insérer à la face interne du corps de l’humérus. Son bordpostéro-ventral
s’attache par une autreaponévrose
sur la faceexterne des six ou
sept
dernières côtes.Le
grand
dentelé du thorax(sev y atus anterior, fig.
3,8)
estappliqué
contre laparoi thoracique ;
lespointes
inférieures de sessept
lanières sontintriquées
avec lesdentelures antérieures du
grand oblique.
Leurs extrémitésantéro-supérieures convergent
versl’angle postéro-supéro-interne
duscapulum.
L’angulaire
del’épaule (Levato y scapulae
ou seyratuscervicis, fig.
3,7 )
est fixé à laface interne du bord
antéro-supérieur
duscapulum
par une extrémité commune à sessix
bandelettes, qui
s’insèrent par ailleurs sur lesapophyses
transverses des six der- nières vertèbres cervicales et sur lapremière
côte.Les
pectoraux,
à ce stade dedissection,
sont seuls à maintenir le membre antérieur au tronc et sont relativement délicats àdissocier,
étant donné leur intrica- tion.Le
pectoral
descendant(fig.
1,2 )
de couleurfoncée,
est unlong parallélo- gramme fixé, d’une part
sur la moitié antérieure de lapremière sternèbre, d’autre part
sur la crête antérieure de l’humérus et la
gaine
dubiceps brachial,
avec la branche deltoïdienne dubrachio-céphalique
et lepectoral
transverse.Le
pectoral transverse (fig. i) est
unlarge
muscleplat
se fixant auxquatre
premières sternèbres ;
il setermine,
par sapartie antérieure,
à la crête antérieure del’humérus,
avec la branche deltoïdienne dubrachio-céphalique
et lepectoral
descen-dant,
et par sapartie postérieure,
en un fascia trèsmince, étalé,
en dedans dumembre,
sur
l’aponévrose
anté-brachiale.Le pectoral ascendant
(Pectoralis pro f ondus, pars humeralis, fig. i)
dont lesfibres antérieures sont recouvertes par le
pectoral
transverse, s’insère sur lesternum,
de la troisième à la dernièresternèbre,
etrejoint,
dans larégion supérieure
dubras,
letrochin,
le tendond’origine
du coraco-brachial etl’aponévrose d’enveloppe
du ten-don
supérieur
dubiceps.
Il est formé de deuxportions distinctes,
l’antérieure étroite étant enpartie
recouverte par lapostérieure.
Le
pectoral scapulaire (pectoralis profondus, pars praescapularis, fig.
1, 2,3 )
muscle mince et
triangulaire
dont les fibrespartent
des deuxpremières sternèbres, convergent
endehors,
et croisent la clavicule en dessous en yprenant quelques attaches,
et seterminent, après
inflexion surl’angle
del’épaule,
àl’aponévrose
cou-vrant le
sus-épineux
et se confondant avecl’aponévrose scapulaire
externe.Le
pectoral
accessoire dupectoral
ascendant est un faisceauétroit, plaqué
surla face interne du
pectoral scapulaire, qui
se rend de lapremière
sternèbre à l’acro- mion et, par uneaponévrose,
autrochiter ;
sa dissection libèrecomplètement
lemembre antérieur du tronc.
Le
petit
dentelé antérieur(se yy atus posterior superior, fig.
4,8)
est unpetit
mus-cle étroit et
mince, allongé
sur lapartie supérieure
des troisième à neuvième côtes à la face externedesquelles
ils’insère ;
son bord dorsal se continue par uneaponévrose jusqu’aux apophyses épineuses
des vertèbres dorsales et son extrémité antérieure setermine en un frêle faisceau croisant le
splenius par-dessus, jusqu’au raphé
cervicalauquel
il se fixe.Le petit dentelé
postérieur (
serratusposterior in f e y io y , fig.
q.,8) prolonge
enarrière le
précédent, jusqu’à
la dernière côte.Le droit du thorax
(ste y nalis b y uto y um, fig.
5,8)
est unpetit
faisceauaplati, plaqué
à la face inféro-externe des deuxpremières côtes,
au-dessous desscalènes,
etdirigé obliquement
de haut en bas et d’avant en arrière.Le
s p lénius (splenius
cervicis etcapitis, fig.
3, 4,7 )
s’attachant en avant sur la crêtemastoïdienne,
en haut sur leraphé
cervical et par salanguette
inférieure surl’atlas,
s’insèrepostérieurement
sous lelong dorsal,
dans lagouttière
formée par lesapophyses épineuses
et transverses des deux dernières vertèbres cervicales et de lapremière
vertèbre dorsale.Le grand
complexus (complexus major, fig. 5 )
est fixé en haut sur leraphé
cervical
qu’il longe
sur toute salongueur,
et en avant sur laprotubérance occipitale ;
en arrière il se termine par des faisceaux dont les insertions
rachidiennes,
enpartie
cachées par le transversaire du cou et les
parties
antérieures dulong
dorsal et dumultifide
dorso-lombaire,
se font par despetites languettes aponévrotiques
au niveaudes
apophyses
transverses des troispremières
vertèbres dorsales pour la branchedorsale,
et desapophyses
articulaires des trois dernières vertèbres cervicales pour la branche ventrale.Le
petit complexus (complexus minor, fig. 5 )
s’insère surl’apophyse
mastoïdedu
temporal
et surl’apophyse
transverse de l’atlas en avant, et se termine en arrièreau niveau de
l’apophyse
articulaire de laquatrième
vertèbre cervicale.Le transversaire du cou
(longissimus cervicis, fig.
5,6)
est un muscleétroit, logé
dans lagouttière
formée par le multifide dorso-lombaire et lelong épineux,
fixépar des fibres tendineuses sur les
apophyses
transverses des vertèbres cervicales et desquatre premières
vertèbres dorsales.Le long du cou
(longus colli, fig.
1,7 )
recouvre, avec sonhomologue
du côtéopposé,
la face ventrale du corps des vertèbres cervicales et des sixpremières
dorsales.Il est formé d’une succession de faisceaux
tendineux,
dont l’antérieur est fixé autubercule inférieur de l’atlas par un tendon
qu’il partage
avec sonhomologue
du côtéopposé,
lepostérieur
à la face inférieure du corps des sixpremières
vertèbresdorsales,
les autres faisceaux allant d’une vertèbre cervicale à la suivante.
Le
grand
droit antérieur de la tête(longus ca!itis, fig. 6, 7 )
est fixé sur lesapophyses
transverses destroisième, quatrième
etcinquième
vertèbres cervicales par deslanguettes
charnues et en avant sur lesempreintes
du corps dusphénoïde
etl’apo- physe
basilaire del’occipital.
Le
petit
droit antérieur de la tête( y ectus caPitis anterior, fig.
4, 5,6, 7 )
est unpetit
muscleprismatique,
accolé au côté externe duprécédent qui
le recouvrelégère-
ment ; il s’insère sur l’arc ventral de l’atlas et en avant sur le corps dusphénoïde
etl’apophyse
basilaire del’occipital.
Le grand
oblique
de la tête(obliquus caPitis inferior, fig. 6) disposé
dans unedirection
obliquement descendante,
il s’attache par son extrémitépostéro-supérieure
sur le flanc de
l’apophyse épineuse
de l’axis et par son extrémité antéro-inférieure surla face
supérieure
de l’aile de l’atlas.Le
petit oblique
de la tête(obliquus cafiitis su!erioy, fig. 6)
est couché dans unedirection ascendante de l’aile de l’atlas à
l’occipital
et àl’apophyse
mastoïde du tem-poral.
Le
grand
droitpostérieur
de la tête(rectus caPitis posterior major, fig. 6)
estallongé
de lapointe postérieure
del’apophyse épineuse
de l’axisjusqu’à l’occipital
oùil s’insère sous l’attache du
grand complexus.
Le droit
postérieur
moyen(rectus capitis posterior medius, fig. 6),
fixéposté-
rieurement à la
pointe
antérieure del’apophyse épineuse
del’axis,
ce muscletriangu-
laire
prend
en avant unelarge
insertion sur la crête mastoïdienne et la face nuchale de la tête.Le
petit
droitpostérieur
de la tête(rectus capitis posterior minor, fig. 6),
muscletriangulaire appliqué
sur lacapsule
de l’articulationoccipito-atloïdienne,
attachéà son
origine
à la facesupérieure
del’atlas,
il se termine à la face nuchale de l’occi-pital,
sous l’insertion dugrand
droit.Le cervical ascendant
(iliocostalis cervicis, fig.
3, 4, 5,6, 7 )
est formé dequatre
oucinq
faisceaux successifs etchevauchants,
s’insérant sur lesapophyses
transversescervicales,
l’antérieur sur l’aile de l’atlas.Le
petit
droit latéral de la tête(rectus caPitis lateralis, fig.
4, 5,6), petit
muscleappliqué
sur le côté de l’articulationatloïdo-occipitale
s’attache sur l’atlas en dehorsdu
petit
droitantérieur,
et par ailleurs sur la face interne del’apophyse styloïde
del’occipital.
1L’épineux
du cou(spinalis cervicis, fig. 6) prend origine
sur lesapophyses
épineuses
des troispremières
vertèbresdorsales,
au-dessus des attaches du multifidedorso-lombaire ;
il se termine sur lesapophyses épineuses
descinq
dernières cervicales.Le transversaire
épineux
du cou ou multi8de du cou(multifidus cervicis, fig. 6)
formé de faisceaux attachés par leur extrémité
inféro-postérieure
sur les tuberculesarticulaires des
cinq
dernières cervicales et des 2premières
dorsales et par leur extré- mitésupéro-antérieure
sur lessixième, cinquième, quatrième,
troisième et deuxièmeapophyses épineuses
de la mêmerégion.
Les intertransversaires du cou
(intertransversarü cervicis, fig.
4, 5,6)
sont depetits
faisceaux fortement tendineuxdisposés
en deux sériesconvergentes
vers latête, logées
dans les excavations latéralescomprises
entre lesapophyses
transverses et lesapophyses
articulaires des vertèbrescervicales ;
il n’en existe pas entre l’atlas et l’axis.Les scalènes
(scaleni, fig.
3, 4, 5,6,
7,8) comprennent,
chez leLapin :
e le scalène
supra-costal,
muscletriangulaire
étalé destroisième, quatrième
etcinquième
vertèbres cervicales sur lesapophyses
transversesdesquelles
ilprend
ori-gine
par troispointes tendineuses, jusqu’à
lacinquième côte ;
il se divise dans sapartie postérieure
en trois branchesplaquées
à la face externe descinq premières côtes ;
e le scalène de la
première
côtequi
se fixe surl’apophyse
transverse de la cin-quième
vertèbre cervicale d’unepart,
sur le bord antérieur de lapremière
côte d’autrepart.
Le
long
costal(longissimus costa y um, fig.
5,6)
est un bourrelet musculaire de coloration rougefoncé,
strié delignes
tendineusesobliques
etdisposé longitudinale-
ment à la face externe de la
partie
laplus
convexe descôtes ;
ses faisceaux naissent et se terminent successivement sur la face externe des côtesaprès
en avoir croisé chacun deux ou trois. Lepostérieur part
du bord externe de la face inférieure dulong
dorsalau niveau des onzième et douzième côtes au-delà
desquelles
les deux muscles sontconfondus ;
lalanguette
tendineuse de l’antérieur vajusqu’à l’apophyse
transversede la dernière cervicale.
Le long dorsal
(Longissimus dorsi, fig.
3, 4, 5,6, 8)
est unlong
etpuissant
muscle dont la
partie
antérieure s’insère sur lesapophyses
transverses desquatre
dernières cervicales et la tubérosité despremières
côtes. Il occupepostérieurement
lagouttière
formée par lesapophyses
transverses et lesapophyses
mamillaires lombaires et s’attache sur lacrête,
la face interne et les deuxangles supérieurs
de l’ilium.Le long
épineux (sfiinalis dorsi, fig.
5,6)
accolé dorsalement auprécédent,
ases fibres antérieures fixées sur les
apophyses
articulaires desquatre
dernières cervi- cales. Versl’arrière,
il estplaqué
contre lesapophyses épineuses dorsales, puis logé
dans la
gouttière
formée par lesapophyses
mamillaires et lesapophyses épineuses,
sesparties
lombaire et sacrée étant formées de faisceaux tendineux chevauchants fixéssur ces
apophyses.
Le multifide dorso-lombaire ou tranversaire
épineux
dorso-lombaire(multi-
fidus spinae, fig. 6)
forme un bourreletplus compact
et nettement distinct par sa coloration dulong épineux, plaqué
sur laligne
desapophyses mamillaires.
Ses attachesse font sur les
apophyses épineuses,
lesapophyses transverses,
lesapophyses
mamil-laires des
quatre
dernières vertèbrescervicales,
desdorsales,
des lombaires et dessacrées.
MUSCLES ABDOMINAUX
(MUSCULI ABDOMI1VIS)
Étroitement plaqués
les uns contre les autres, ils sont enlevésensemble ;
ce sont :L’oblique
externe de l’abdomen(obliquus
externusabdomi-nis, fig.
2, 3, 5,8) ;
le
plus superficiel
desabdominaux,
ilcomporte
uneportion charnue,
dont les fibresont une direction
oblique
vers le bas etl’arrière,
etqui,
par son bordantéro-supérieur,
s’attache sur la face externe des côtes par une dizaine de
dentelures,
dont les antérieures s’entrecroisent avec les dentelurespostérieures
dugrand dentelé ;
sonbord
supérieur
sepoursuit
parl’aponévrose
dorso-lombairedepuis
la dernière côtejusqu’à l’angle
externe del’ilium ;
saportion aponévrotique
fait suite inférieurement à laportion
charnue etrejoint,
au niveau de laligne blanche,
celle du muscle homo-logue
du côtéopposé,
tandis que, par son bordpostérieur,
ellecorrespond
aupli
del’aine,
del’angle
externe de l’ilium au bord antérieur dupubis,
et se dédouble enarrière pour donner l’arcade crurale et
l’aponévrose
fémorale.I,’oblique
interne de l’abdomen(obliquus
internusabdominis, fig. 8) ; complète-
ment recouvert par le
précédent, ce
muscle s’étend del’angle
externe de l’ilium à laligne blanche,
et dupli
de l’aine àl’hypocondre.
Saportion
charnue s’unit par son bordsupérieur
àl’aponévrose dorso-lombaire ;
en avant, ses fibres s’attachent sur le bordpostérieur
et à la face interne des dernièrescôtes ;
son bordpostérieur
atteintl’arcade
crurale ;
son bord inférieur et antéro-inférieur se continue par laportion
apo-névrotique qui
s’unit à celle del’oblique
externe, pourparticiper
à la formation de laligne blanche,
et se diviser enplusieurs languettes qui gagnent
la face interne des dernierscartilages
costaux.Le droit de l’abdomen
(rectus abdominis, fig.
5,8)
est une bande musculeusecomprise
entrel’aponévrose
desobliques
et celle du transverse del’abdomen,
étenduele
long
de laligne
blanchedepuis
lepubis jusqu’à
la troisièmecôte,
et s’insérant parson
aponévrose
antérieure à la base ducartilage
de lapremière côte ;
par son bordinterne,
ce muscle se fixe à laligne
blanchequi
lesépare
de sonsymétrique.
Le tranverse de l’abdomen
(transversus abdominis, fig. 8, 9 )
forme la coucheprofonde
desparois abdominales ;
son bordantéro-supérieur
s’attache à la face interne des côtes asternales par des denteluresqui
sont enregard
desdigitations
dudiaphragme ;
son bordsupérieur
se fixe sur l’extrémité desapophyses
transverseslombaires,
par un mince feuillet sinueux. Sonaponévrose
inférieure s’insère sur toute l’étendue de laligne blanche, depuis l’appendice xyphoïde
où elle se fixe àl’avant, jusqu’à
l’arcade crurale où elle s’attache à l’arrière.MUSCLES SOUS-LOMBAIRES
(MUSCUI,I DORSIS)
Le
petit
psoas(psoas minor, fig. 9 )
estfixé,
par son tendonpostérieur,
autubercule de la crête
ilio-pectinée ;
son bordpostérieur
est attaché àl’aponévrose
lombo-iliaque,
son bord interne et sapointe
antérieure adhérant au corps desquatre
dernières vertèbres lombaires.Le
grand
psoas(psoas major, fig. 9 )
s’insère par sapointe
antérieure au corps desquatre
dernières vertèbres dorsales et à la face interne desquatre
dernièrescôtes,
* Son bord externe s’attache par une fineaponévrose
au bout desapophyses
transverses des vertèbreslombaires ;
son bord interne a une insertion continue sur les corps verté- brauxlombaires ; enfin,
son attachepostérieure
sefait,
avec celle del’iliaque,
autrochantin.
Le carré des lombes
(quad y atus lumborum, fig. 9 )
est un muscleimportant
situé sous les
précédents.
Il s’étend de la huitième vertèbre dorsale à la crêteiliaque
et au
ligament sacro-iliaque,
ens’insérant,
par certains de sesfaisceaux,
sur le corps etl’apophyse
transverse descinq
dernièresdorsales,
la face inférieure des dernièrescôtes,
le corps etl’apophyse
transverse de toutes les vertèbres lombaires.MUSCLES DU MEMBRE POSTÉRIEUR
(MUSCUU
MEMBRIP!I,VINI)
A ce stade est abordée la dissection du membre
postérieur qui
n’est pas encoreparfaitement séparé
du rachis.Cuisse et bassin
Le tenseur du fascia lata
(tensor fasciae latae, fig.
10,II )
recouvre la faceantérieure de la
cuisse ;
par l’intermédiaire de sa vasteaponévrose,
lefascia lata,
ils’attache sur la rotule et les
ligaments
rotuliens d’unepart
et au bord externe dufémur, jusqu’au
troisièmetrochanter,
d’autrepart ;
son insertionsupéro-antérieure
s’effectue sur
l’angle
externe de l’ilium.Le
paraméral (agitator caudae, fig. io),
situé sur la face externe de lacuisse, représenterait
uneportion
antérieure dulong
vaste, nettementdistincte,
chez leLapin,
de la fractionpostérieure
constituant lebiceps
fémoralqui
le recouvre sur sesdeux tiers inférieurs. Son insertion haute se fait sur la crête du sacrum, tandis que
son autre extrémité est fixée par un fort tendon sur la rotule.
Le
biceps
fémoral(bice!s femoris, fig. 10 )
a ses attaches hautes sur la tubéro- sitéischiale,
sonangle supéro-postérieur
étant recouvert par unpetit
faisceau super- ficiel dudemi-tendineux,
lui-même fixé par unepetite aponévrose
sur leligament sacro-sciatique
etl’épine
sacrée. Il se termine vers le bas par unelarge aponévrose qui
se continue parl’aponévrose jambière
et lui offre une vaste insertion sur le côtéexterne de
la jambe.
Le droit interne
(gracilis, fig. Il)
est un musclequadrilatère,
translucide tant il estmince, qui
forme leplat
de la cuisse. Il se fixe par tout son bordsupérieur
à la
symphyse ischio-pubienne
en commun avec sonhomologue ;
sonaponévrose
antéro-inférieure atteint le
ligament
rotulien interne et la face interne du tibia.Le
couturier(sartorius, fig. Il) longeant
le bordantéro-supérieur
du droitinterne,
est un muscle étroit etplat, qui part
del’angle
antéro-externe de l’ilium etrejoint l’aponévrose jambière,
parlaquelle
il se lie à l’extrémitésupérieure
de la faceinterne du tibia.
Le demi-membraneux
(semi-membranosus, fig.
10,II )
forme le bordpostéro-
interne de la cuisse et la
pointe
de la fesse. Mis àjour après
l’enlèvement du demi-tendineux,
il a ses attachespostéro-supérieures
au niveau del’aponévrose coccygienne,
de la tubérosité
ischiatique
et de la face interne de l’ischium. Ses tendonsinférieurs
se fixent sur le
condyle
interne du fémur et sur l’extrémitésupérieure
de la tubérositéinterne du tibia. Le demi-membraneux renferme dans sa masse un gros faisceau rouge
foncé, conoïde,
facile àisoler, auquel appartient
unlong
tendonqui
va s’insérer àl’angle postérieur
de la tubérosité interne du tibia.Le vaste interne
(vastus medialis, fig. i i)
a ses insertions basses sur leligament
tibio-rotulien interne et le bord interne de la
rotule ;
vers le haut ilrejoint
le bordinterne de la face
postérieure
du fémur.Le droit antérieur
(rectus lemoris, fig.
m,12 )
est unépais cylindre
dont lecône
aponévrotique
inférieur se fixe sur la face antérieure de larotule ;
son tendonsupérieur
bifide se termine en avant et endehors,
sous le sourcil de la cavitécotyloïde.
Le vaste externe
(vastus lateralis, fig. 10 ),
situé à l’avant dufémur,
est unmuscle
épais
etlarge
se terminant d’unepart
sur la facesupérieure
et le côté externede la
rotule,
d’autrepart
au bord externe de la facepostérieure
dufémur,
et formé de deux faisceaux associés.Le vaste intermédiaire
(vastus intermedius, fig.
m,12 )
est un muscle rouge foncéplaqué
à la face antérieure du fémur et situé dans lagouttière
formée par les vastes interne et externe. Il est constitué de faisceauxprenant
naissance sur toute l’étendue de la face antérieure dufémur,
son insertion inférieure sur la rotule étantcommune avec le droit antérieur.
L’adducteur (adductor
mzgnus et adductorbrevis, fig.
m,12 )
situé enarrière,
est un muscle
prismatique formé,
chez leLapin,
par la réunion dupetit
et dugrand
adducteur de la cuisse. Il s’insère en haut sous la face interne de l’ischium et sur la lame tendineuse
impaire qui
s’attache à lasymphyse pelvienne.
Le
pectiné (pectineus, fig. i 3 )
au-dessus et intérieurement parrapport
auprécédent,
est situé au fond dutriangle
deScarpa
et formé de deux faisceauxpartant
du bord antérieur et de la face inférieure dupubis.
Parailleurs,
il s’attache par des tendons sur le côté interne de lapartie supérieure
du fémur.Le fessier
superficiel (glutoeus maximus, fig. 10 )
est un muscletriangulaire, plat,
recouvrant lapartie postérieure
du fessier moyen, et se fixant par sa surface libre surl’aponévrose
fessière parlaquelle
ilprend
attache àl’angle
externe de l’ilium.Postérieurement il atteint
l’angle postéro-externe
de l’ischium et latéralement le troisième trochanter.Le fessier moyen
(glutoeus medius, fig. 10 )
s’insère sur lepourtour
de la fosseiliaque externe,
les deuxangles
antérieurs del’ilium,
lesligaments sacro-iliaque supé-
rieur et
sacro-sciatique
et se fixe par un gros tendon sous le sommet du trochanter.Le fessier
profond (glutoeus minimus, fig. 12 )
est dévoilé par le retrait duprécédent,
dont il se différencie par sa couleur rouge foncé et ladisposition rayonnée
de ses
fibres, qui prennent
leurorigine
dans la fosseiliaque
externe, d’où elles conver-gent
en un fort tendonqui
se fixe sur la crête du trochanter fémoral.Le seansorius
(fig.
12,i 3 )
est situé dans lapartie
inférieure de la fosseiliaque
externe et recouvre le col de l’ilium. Ses fibres
prennent origine
au-dessous de la ner-vure médiane de
l’ilium,
sedirigent
en dehors et enarrière,
pour se terminer à la base dutrochanter,
sous l’insertion du fessierprofond.
Le
capsulaire
de la hanche(fig. 13 )
est unpetit
faisceau retiré en mêmetemps
que lescansorius,
situé entre lacapsule
articulaire coxo-fémorale et le scansorius.Il s’insère sur
l’ilium,
au-dessus du sourcil de la cavitécotyloïde,
et sur la face anté- rieure duquart supérieur
du fémur.Le
pyramidal
du bassin(fig. 12 )
est découvert ainsi que le fessierprofond, après
l’enlèvement du fessier moyen ; c’est un faisceautriangulaire
s’insérant à lapartie
inférieure du sacrum,passant
par lagrande
échancruresciatique,
et se fixantpar un tendon sur la
partie supéro-postérieure
dutrochanter,
en dedans de l’insertion du fessier moyen.- Le carré crural
(quadratus lemoris, fig. 12 ),
à la facepostérieure
dufémur,
estun muscle
qui
croise les fibres desobturateurs, qu’il
cache enpartie.
Postérieurement il s’attache sur la crête de la facepostérieure
dufémur,
un peu en dessous du tro-chanter,
etantérieurement,
sur la face inférieure de l’ischium en avant de la tubéro- sitéischiatique.
L’obturateur
interne(obturator internus)
et l’obturateur externe(obturator
externus
fig. i 3 )
sont des musclesplats disposés,
lepremier
dans la cavitépelvienne,
le second dans le
bassin,
defaçon
à obturer le trouovalaire,
sur lepourtour duquel
leurs fibres se fixent. C’est ainsi que les fibres de l’obturateur interne s’insèrent sur le
plancher
de la cavitépelvienne
à la facesupérieure
dupubis
et del’ischium,
et à laface interne de
l’ilium,
ainsi que dans le fond de la fosse trochantérienne où il se ter- mine par untendon,
enpassant
par lapetite
échancruresciatique.
Celles de l’obtura-teur externe ont leurs insertions à la face inférieure du
pubis
et de l’ischium et dans la fosse trochantérienne.Les
jumeaux
du bassin(gemelli pelvis, fig.
12,13 )
sont deuxpetits
musclesqui partent
du bordsupéro-externe
del’ischium,
suivent le tendon de l’obturateur interne et se lient à lui.. Le
coccygien (coccygeus, fig. 12 )
est un muscleplat,
mince ettriangulaire,
situé à la face interne du
ligament sacro-sciatique
etqui
s’attache sur la crêtesupé-
rieure de
l’ischium,
sur la crêtesus-cotyloïdienne
du coxal et sur la crête de la dernière vertèbre sacrée et des deuxpremières
vertèbres caudales.L’iliaque (iliacus, fig.
9,13 )
a saportion
interne insérée sur le côté du corps de la dernière vertèbre lombaire et saportion
externe fixée sur le bord inféro-externe de l’ilium et de la crêteilio-pectinée ;
il setermine,
à l’autreextrémité,
au niveau du trochanter.A ce stade de la dissection le membre
postérieur
est détaché du rachis.Jambe
Les
jumeaux (gast y ocnemius, fig.
10, m,12 ) forment,
à la facepostérieure
dela
jambe,
deux ventres charnus réunis à leur bordpostéro-interne
pour former unegouttière
danslaquelle
sontlogés
l’articulation fémoro-tibiale et les musclesprofonds
de la
jambe.
Leur tendon inférieur commun s’attache sur lapointe
du calcanéum :a le
jumeau
externe a son insertionsupérieure
sur lefémur,
au-dessus ducondyle
externe;e le
jumeau
interne se fixe aussi sur lefémur,
mais au-dessus ducondyle
interne.Le
perforé (Plantaris
etflexor digito y um brevis, fig.
m,12 ),
situéégalement
à la face
postérieure
de lajambe,
est un muscle trèsdéveloppé, aplati,
dont l’inser-tion
supérieure
se situe dans le fond de la fossesus-cotyloïdienne,
sonlong
et fort ten-don inférieur
glissant
dans une trochlée en arrière du calcanéum.Le soléaire
(soleus, fig.
m,12 )
àl’extérieur
duprécédent,
de couleur rougefoncé,
étroit etallongé,
est fixé par son tendonsupérieur
sur un tubercule de l’extré-mité
supérieure
dupéroné,
son tendon inférieur s’unissant à celui desjumeaux.
Le fléchisseur interne des
phalanges (flexor digitorum longus, fig. il) prend
sonorigine
sur le tierssupérieur
du bord interne du tibia ainsiqu’à
la tubérosité interne etsupérieure
du même os, seprolonge
par unlong tendon, qui glisse
dans unepetite
coulisse de la malléole interne et se
poursuit
sur le côté du métatarsien internejusqu’à
la
première phalange
interne.Le
poplité (popliteus, fig. 12 )
est un muscletriangulaire,
court etépais, plaqué
à la surface
supéro-postérieure
dutibia,
où ses fibresprennent naissance,
et derrière l’articulation fémoro-tibiale. Il se fixe parailleurs,
sur lecondyle
externe du fémur.Le fléchisseur externe des
phalanges ((flexor
hallucislongus, fig.
10, m,12 )
s’insère en haut sur la face
postérieure
dutibia,
sur lepéroné
et sur leligament
inter-osseux
qui
unit ces deux os ; son tendon inférieurs’engage
dans la coulisse du cal-canéum pour arriver à la face
plantaire
dupied.
Le tibial antérieur
(tibialis anterior, fig.
10, m,12 )
est constitué de fibresqui
s’insèrent en haut sur la surface externe de la tubérosité interne du tibia et sur le côté de la coulisse tibiale. Vers le
quart
inférieur dutibia,
elles se réunissent en un fort etlong
tendonqui s’engage
sous la bride tibio-tarsienne et se termine au métatarsien de l’index.L’extenseur antérieur des
phalanges (extensor longus digitorum pedis, fig.
10,II
,
12 ), fusiforme,
recouvre la face antéro-externe du tibia.’ Sonlong
et fort tendonsupérieur
se fixe à l’extrémité inférieure dufémur,
entre lecondyle
externe et la tro-chlée ;
son tendon terminal inférieur passe sous les brides tibio-tarsiennepuis tarsienne,
et s’insère parquatre
branches sur lesphalanges
desdoigts.
Les péroniers
(peronei, fig.
10,12 )
sont, chez leLapin,
au nombre dequatre.
Leurs corps
charnus, courts,
seprolongent,
àpartir
de la fin du tierssupérieur
dutibia,
par delongs
tendonsqui glissent
et s’infléchissent sur l’extrémité antérieure dupéroné
ou dans la coulisse malléolaire externe, pour se diviser et serépartir
ensuitesur les métatarsiens et les
phalanges.
MUSCLES DU MEMBRE ANTÉRIEUR
(MUSCULI
MEMBRITHORACICI)
Épaule
Le deltoïde
(deltoideus, fig.
2, 3,14 )
est un muscleplat
ettriangulaire
recou-vrant les deux tiers inférieurs du
sous-épineux.
Il est lui-même recouvert del’apo-
névrose
scapulaire,
parlaquelle
il s’attache àl’épine
acromienne. Sapointe
inférieurecroise le