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Fréquence de la co-infection Tuberculose-VIH/Sida chez les patients reçus au Centre de Santé Communal d’Allada (Bénin)

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

SCIENTIFIQUE

*********

UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI (UAC)

*********

ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI (EPAC)

*********

DEPARTEMENT DE GENIE DE BIOLOGIE HUMAINE (GBH)

*********

OPTION : ANALYSES BIOMEDICALES

*********

RAPPORT DE STAGE DE FIN DE FORMATION POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE

THEME :

PRESENTE PAR:

Lucresse Sèganmè ALIGBONON

Soutenu le : 25 Janvier 2018

: 2016-2017

Composition du Jury :

Président : Professeur BANKOLE Honoré Examinateur : Docteur Pascal S. ATCHADE Superviseur : Docteur Victorien DOUGNON

Année académique 2016 – 2017 10ème Promotion

Fréquence de la co-infection Tuberculose-VIH/Sida chez les patients reçus au Centre de Santé

Communal d’Allada (Bénin)

Superviseur :

M. Victorien T. DOUGNON, PhD Enseignant-chercheur en

Microbiologie à l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi

Tutrice:

Mme Pélagie ZODOME Responsable du laboratoire du Centre de Santé Communal

d’Allada

(2)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON ii REPUBLIQUE DU BENIN

**********

UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI

**********

ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI

**********

DEPARTEMENT DE GENIE DE BIOLOGIE HUMAINE

**********

DIRECTEUR : Professeur Mohamed SOUMANOU

DIRECTEUR ADJOINT : Professeur Clément AHOUANNOU

CHEF DE DEPARTEMENT : Docteur Pascal S. ATCHADE

(3)

ENSEIGNANTS PERMANENTS Noms et Prénoms Matières enseignées

1 AHOYO Théodora Angèle Microbiologie /Santé publique et Hygiène hospitalière

2 AKPOVI Casimir Biologie cellulaire/Physiologie des régulations/Biochimie

3 ANAGO Eugénie Biochimie

4 ATCHADE S. Pascal Parasitologie/Entomologie médicale/Physiopathologie 5 BANKOLE Honoré Bactériologie appliquée

6 DOUGNON Victorien Informatique médicale / Microbiologie / Méthodologie de la Recherche

7 LOKO Frédéric Biochimie clinique 8 LOKOSSOU Gatien Immunologie

9 LOZES Evelyne Immunologie

10 SEGBO Julien Biologie moléculaire / Biochimie clinique 11 YOVO Paulin Pharmacologie /Toxicologie

LISTE DES ENSEIGNANTS PERMANENTS ET VACATAIRES

(4)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON ii

ENSEIGNANTS VACATAIRES

Noms et Prénoms Matières enseignées 12 ABLEY Sylvestre Déontologie médicale 13 AGBANGLA Clément Génétique moléculaire 14 AGOSSOU Gilles Législation/Droit du Travail 15 AKOWANOU Christian Physique

16 ALITONOU Guy Chimie

17 ANAGONOU Sylvère Education Physique/Sportive 18 DESSOUASSI Noël Biophysique des solutions 19 DOSSEVI Lordson Techniques Instrumentales

20 DOSSOU Cyriaque Techniques d’Expression et Méthodes de Communication

21 GANDJI Sewes Anatomie générale

22 HOUNNON Hippolyte Mathématiques 24 HOUNSSOSSOU Hubert Biostatistique 25 Père

MASLOKONOU Vincent

Histologie générale

26 SECLONDE Hospice Immuno-hématologie et Transfusion sanguine

27 SENOU Maximin Histologie appliquée/Histologie générale 28 SOEDE Casimir Anglais technique

29 TOHOYESSOU Zoé Soins infirmiers 30 TOPANOU Adolphe Hématologie

(5)

A tous ces scientifiques qui œuvrent sans cesse pour le bien-être de la population mondiale !

DEDICACE

(6)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON iv L’efficacité de notre travail n’a pas été l’œuvre de nos seuls efforts, mais aussi et surtout de certaines personnes que nous ne saurions passer sous silence. A cet effet, nos sincères remerciements vont à l’endroit de :

Dieu Tout Puissant,

Vous qui n’avez jamais cessé de nous assister, de nous combler de vos innombrables grâces. A vous, honneur, gloire et louange pour l’éternité.

Mon superviseur de stage Docteur Victorien T. DOUGNON,

Malgré vos multiples occupations, vous avez accepté assurer la supervision de ce travail. La perspicacité de vos remarques, votre rigueur scientifique et votre esprit de synthèse ont été précieux dans l’élaboration de ce travail.

Ma tutrice de stage, Mme Pélagie ZODOME,

Notre séjour au laboratoire d’analyses biomédicales du Centre de Santé Communal d’Allada a été possible grâce à vous. Recevez l’expression de notre reconnaissance.

Mon papa Janvier K. ALIGBONON,

Ce travail est le fruit des inestimables efforts que vous avez toujours consenti pour nous. Que cette œuvre reste le témoignage vivant de votre immense amour paternel.

Ma mère Célestine SODJINOU,

Pour votre amour et votre soutien indéfectible ! Recevez ce travail comme le fruit de vos efforts et de votre encouragement.

REMERCIEMENTS

(7)

Mon frère Donald ALIGBONON, mes sœurs Estelle, Diane, Arielle, Aimerance ALIGBONON,

Pour votre soutien depuis notre enfance jusqu’à ce jour. Recevez le témoignage de ma profonde gratitude.

Messieurs Nicéphore TOKPO, Aziz YESSOUFOU, Armel AGUIDISSOU, Romuald ADEMIKPO, Valère TUYABA, Mme Débora SUARES,

Pour vos conseils et votre disponibilité à notre égard pendant notre séjour au Centre de Santé Communal D’Allada. Merci pour votre contribution et pour vos nombreux conseils dans la réalisation de ce travail.

Mes amis Peace ADOLIGBE, Arsène DAMBO, Adonias HOUEFONDE Ghislain HOUNVO, Julien AZONNAKPO,

Pour votre amitié, votre soutien et vos encouragements durant cette formation. Sincères remerciements.

Tous mes camarades de la 10ème promotion de la Licence Professionnelle en Analyses Biomédicales,

Profonde reconnaissance.

Mes camarades stagiaires,

Pour votre aide et tous les moments passés ensemble pendant la réalisation de ce travail. Nous vous souhaitons une brillante carrière.

Tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin dans la réalisation de ce travail, merci pour tout.

(8)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON vi

Au Président du Jury

C’est un honneur pour nous que vous acceptiez de présider le jury de notre soutenance. Nous vous prions de recevoir nos hommages respectueux.

Aux Membres du Jury

Pour avoir accepté de siéger dans ce jury et de juger ce travail. Nous vous prions de recevoir nos hommages respectueux.

HOMMAGES

(9)

EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi CSCOM : Centre de Santé Communal

BAAR : Bacille Acido Alcoolo Résistant BK : Bacille de Koch

VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine SIDA : Syndrome de l’Immunodéficience Acquise

PV VIH : Personne vivant avec le Virus de l’Immunodéficience Humaine

ARV : Antirétroviral CTM : Cotrimoxazole

BCG : Bacille de Calmette et Guérin OMS : Organisation Mondiale de la Santé

PNLS : Programme National de Lutte contre le Sida PTME : Prévention de la Transmission mère-enfant

LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES

(10)

viii

Réalisé par Lucresse ALIGBONON

Tableau I : Grille d’observation et de quantification des BAAR……… 17 Tableau II : Répartition de la population selon la fréquence de la co-infection.. 19 Tableau III : Répartition des malades co-infectés selon l’âge... 19 Tableau IV : Répartition des malades co-infectés selon le sexe……… 20 Tableau V : Répartition des malades co-infectés selon le statut matrimonial… 20 Tableau VI : Répartition des malades co-infectés selon la profession…………. 21 Tableau VII : Répartition des malades co-infectés selon la provenance………... 22 Tableau VIII : Répartition des malades co-infectés selon le traitement reçu……. 22 Tableau IX : Répartition des malades co-infectés ayant fait la toux ou non…… 23 Tableau X : Répartition des malades co-infectés selon le taux de CD4 initial... 23

LISTE DES TABLEAUX

(11)

Introduction……… 2 Synthèse bibliographique………..

1.1. TUBERCULOSE 1.2. VIH/SIDA

1.3. CO-INFECTION TUBERCULOSE VIH/SIDA

5

Matériel et Méthodes………

2.1. CADRE 2.2. MATERIEL 2.3. METHODES

13

Résultats et commentaires………...………..

3.1. RESULTATS 3.2. COMMENTAIRES

19

Conclusion……… 27

SOMMAIRE

(12)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON x La tuberculose est la maladie opportuniste la plus fréquente chez les patients infectés par le Virus de l’Immunodéficience Humaine. La présente étude a eu pour objectif général d’améliorer la prise en charge des personnes immunodéprimées au Centre de Santé Communal d’ Allada. Elle s’est déroulée du 29 Mai au 29 Août 2017. Elle a porté sur la fréquence de la co-infection Tuberculose-VIH/SIDA chez les patients reçus au Centre de Santé Communal d’Allada.

Pour y parvenir, une fiche d’enquête a été élaborée avec des questions relatives aux caractéristiques socio-démographiques et cliniques des patients.

Un total de 104 expectorations de crachats a été collecté chez 52 personnes vivant avec le VIH/Sida. Tous les échantillons collectés ont fait l’objet d’analyses bactériologiques. Une étude rétrospective a été également faite et a pris en compte 57 personnes vivant avec le VIH durant la période allant de Janvier à Juillet 2017.

Cette étude révèle que la fréquence de la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH est de 8,26%. Il ressort de cette étude que le sexe masculin est le plus touché par la co-infection avec 55,56% de cas. En ce qui concerne l’âge, la tranche d’âge allant de 35 à 40 ans est la plus concernée. La majorité des malades co-infectés étaient sous traitement antirétroviral (66,67%). La plupart des patients co-infectés faisaient la toux (77,78%).

Mots clés: VIH, tuberculose, co-infection, fréquence, santé publique.

RESUME

(13)

Tuberculosis is the most common opportunistic disease in patients infected with the Human Immunodeficiency Virus. The general objective of this study was to improve the management of immunocompromised people at the Allada Communal Health Center. It took place from May 29 to August 29, 2017. It focused on the frequency of co-infection Tuberculosis-HIV/AIDS among patients received at the Allada Communal Health Center.

To achieve this, a survey form was developed with questions relating to the socio-demographic and clinical characteristics of patients.

A total of 104 sputum sputum was collected from 52 people living with HIV / AIDS. All samples collected were subjected to bacteriological analyzes. A retrospective study was also done and took into account 57 people living with HIV during the period from January to July 2017.

This study reveals that the incidence of tuberculosis in people living with HIV is 8.26%. This study shows that the male sex is the most affected by co- infection with 55.56% of cases. With regard to age, the age group from 35 to 40 years is the most concerned. The majority of co-infected patients were on antiretroviral therapy (66.67%). Most co-infected patients were coughing (77.78%).

Key words: HIV, tuberculosis, co-infection, frequency, public health.

ABSTRACT

(14)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 1

INTRODUCTION

(15)

L’infection par le VIH est associée à des particularités cliniques inhabituelles de la tuberculose, à des augmentations de maladies pulmonaires et extra-pulmonaires à bacilloscopie négative, et aussi à des aspects atypiques sur les cliches thoraciques. Toute cette situation rend le diagnostic parfois difficile dans les cas de tuberculose associée au VIH/Sida (Michon, 2007). En effet, certains auteurs ont souvent accusé l’infection à VIH, de modifier totalement l’endémie tuberculeuse (Domoua et al., 2005).

La tuberculose est une affection bactérienne causée par Mycobacterium tuberculosis, également appelés bacilles "tuberculeux" ou bacilles acido-alcoolo- résistants (Bariety, 2003). Elle demeure dans les pays en voie de développement un problème de santé publique, surtout avec la résurgence du VIH. Environ 15 millions de personnes dans le monde sont infectées à la fois par le bacille tuberculeux et le virus de l’immunodéficience acquise.

L’immunodépression induite par le VIH intervient dans l’éclosion de la tuberculose par deux mécanismes importants qui sont, d’une part la réactivation des bacilles tuberculeux dormant provenant d’une infection tuberculeuse ancienne, contractée avant l’infection par le VIH. D’autre part, la baisse de la résistance à la contamination par des bacilles exogènes est responsable de la progression rapide d’une infection tuberculeuse récente acquise après l’infection par le VIH vers une tuberculose active (Diallo et al., 2004). Des lors, le VIH constitue dans les pays de forte endémie tuberculeuse, un facteur plus propice au développement de la tuberculose (Domouna et al., 2005).

Malgré les efforts menés dans la lutte contre la tuberculose au Bénin, elle constitue encore de nos jours une préoccupation essentielle à l’ère du VIH/Sida.

La co-infection Tuberculose-VIH/Sida demeure une question d’actualité et un véritable problème de santé publique du fait du nombre considérable de décès enregistré. Il est donc urgent de prévenir et de traiter la tuberculose chez les personnes vivants avec le virus de l’immunodéficience humaine et de soumettre à un test de dépistage au VIH tous les tuberculeux.

(16)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 3 Au Bénin plusieurs études ont été menées à ce sujet notemment celle de (Agodokpessi et al., 2012) sur les aspects épidémio-cliniques et évolutifs de la co-infection tuberculose et VIH à Cotonou. C’est dans cet ordre d’idée que nous avons mené la présente étude sur la fréquence de la co-infection tuberculose/VIH chez les patients du Centre de Santé Communal d’Allada.

Elle a pour objectif général d’améliorer la prise en charge des personnes immunodéprimées au Centre de Santé Communal d’ Allada.

Spécifiquement, il s’est agi de :

 déterminer la fréquence de la co-infection Tuberculose/VIH au Centre de Santé Communal d’Allada.

 révéler les caractéristiques socio-démographiques favorisant la co-infection Tuberculose/VIH au Centre de Santé Communal d’Allada.

Le présent document a été rédigé, en dehors de l’introduction et de la conclusion, en trois parties essentielles. La première partie aborde les notions générales sur les infections à tuberculose et à VIH. Dans la deuxième partie, le matériel et les méthodes utilisées ont été décrits. Enfin, la dernière partie présente les résultats et le commentaire.

(17)

PARTIE 1

SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

(18)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 5 1.1. La tuberculose

La tuberculose est une maladie due à Mycobacterium tuberculosis communément dénommé ‘’ bacille de Koch’’.

1.1.1. Historique :

L’histoire de la tuberculose est difficile à exposer de manières systématique et synthétique. Elle porte en effet sur une infection dont les origines semblent remonter à celle du genre humain et de la vie en société. L’unité nosologique et la cause effective n’ont été connues qu’à partir du XIX siècle (Prignot, 1993) 1819 : Laennec isola la tuberculose des autres maladies pulmonaires ;

1865 : Le médecin Jean Antoine Villemin prouve par la méthode expérimentale la transmission de la tuberculose et affirme en conséquence que cette maladie est due à un microbe invisible avec les moyens techniques de l’époque ;

1882 : Le médecin allemand Robert Kock, à la suite des travaux de Pasteur, découvre le bacille responsable de la tuberculose ;

1890 : Robert Kock et plusieurs auteurs mettent au point la tuberculine qui ne sera utilisée qu’en 1909 pour mettre en évidence l’allergie à la tuberculine ; 1921 : Le médecin Albert Calmette et le vétérinaire Camille Guérin mettent au point le BCG, vaccin contre la souche bovine ;

1929 : Sous l’impulsion de la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming, le milieu scientifique va se mobiliser et cela aboutira en 1944 à la découverte de la Streptomycine ;

1940 – 1950 : Mise en place des premiers traitements efficaces entrainant la régression de la tuberculose.

1968 : Castels, Bris- Vert, Brunel et collaborateurs découvrent Mycobactérium africanum ;

1984 : La société de Pneumologie de langue française recommande deux régimes thérapeutiques aux choix l’un de six mois, l’autre de huit mois pour les cas de TB;

(19)

1990 : Recrudescence de la tuberculose dans de nombreux pays.

1.1.2. Etiologie et mode de contamination 1.1.2.1. Etiologie

Le bacille en cause est Mycobacterium tuberculosis ou bacille de Kock. Il existe trois espèces de bacilles tuberculeux qui peuvent tous infecter l'homme : le bacille humain, bovin et aviaire mais, c'est seul le premier qui nous importe plus.

Il a la forme d'un petit bâtonnet et rendu visible par la coloration d'après Ziehl Neelsen ou par la coloration à l’Auramine (Arneve et Garard, 2005).

1.1.2.2. Mode de contamination

Il est important de signaler que la tuberculose n'est pas héréditaire. On souligne des cas très rares de tuberculose congénitale. En effet, la maladie se contracte avec un sujet porteur des lésions tuberculeuses ouvertes. La voie respiratoire est la porte d'entrée habituelle de l'infection. La tuberculose est une maladie contagieuse, la contagion interhumaine se fait par voie aérienne par les gouttelettes que le malade projette à distance en parlant, en toussant même en éternuant. (Arneve et Garard, 2005)

1.1.3. Epidémiologie et mode de prévention 1.1.3.1. Epidémiologie

La tuberculose est rependue dans le monde, le nombre annuel des nouveaux cas dans le monde incluant les cas de rechute est d'environ 5.4 millions occasionnant environ un million de décès.

Elle est une pathologie infectieuse due à une mycobactérie, bacille acido- alcoolo-résistant, aérobie strict. La variété la plus rependue est représentée par le bacille du type humain.

(20)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 7 La localisation la plus fréquente de la maladie est pulmonaire 80 à 90% de cas. C'est elle qui, en raison de sa contagiosité est responsable de transmission du bacille (OMS, 2006)

1.1.3.2. Mode de prévention

Pour prévenir la tuberculose, il est bien de prendre un vaccin au Bacille de Calmette et Guérin pour tout enfant; la couverture par le Bacille de Calmette et Guérin a peu d'impact sur la transmission de la maladie. Il est également bon d'éviter toute exposition et tout contact au patient tuberculeux parlant, toussant ou éternuant (OMS ,2006).

1.1.4. Diagnostic

1.1.4.1. Diagnostic clinique

Les signes cliniques sont les suivants : Fièvre, asthénie, amaigrissement, transpiration nocturne, toux avec expectoration, hémoptysie, anorexie, douleur thoracique (Van, 2010).

1.1.4.2. Diagnostic biologique

Depuis, le diagnostic de la tuberculose se base sur la recherche de Bacille de Koch mais aussi le test à la tuberculine. La mise en évidence du bacille tuberculeux se fait au moyen d'un examen bactériologique de l'expectoration, de sécrétion obtenue par broncho-aspiration, répétée deux fois avant d'affirmer que le test est positif ou négatif (Van, 2010).

(21)

1.1.5. Traitement

Pour avoir l'efficacité et un bon suivi thérapeutique, le traitement de cette maladie doit répondre à certaines normes de base, un régime thérapeutique correct ayant au moins trois médicaments: Rifampicine, Isoniazide et Pyrazinamide. La méthode appliquée pour dépister la tuberculose pulmonaire et le diagnostic extra pulmonaire de la tuberculose permet de définir le cas à traiter et le régime à utiliser.

1.2. VIH/SIDA

1.2.1. Historique sur la problématique du SIDA

Le VIH est étroitement lié aux virus entraînant des maladies semblables au SIDA chez les primates, le virus d’immuno déficience simien (SIV). Il existe plusieurs théories sur l’origine du Sida, mais il est communément admis que le VIH-1 est une mutation du SIV. La transmission chez l’homme a été rendue possible par une mutation du virus. Des études scientifiques ont suggéré que le virus serait apparu initialement en Afrique de l’Ouest mais il est possible qu’il y ait eu plusieurs sources initiales distinctes (Guédénon, 2008).

1.2.2. Etiologie et mode de contamination 1.2.2.1. Etiologie

Le germe en cause du SIDA, est le virus de l’immunodéficience humaine.

C'est un virus de la famille de retrovirudae et du genre lentivirus. Ce rétrovirus introduit par le contact muqueux ou parentéral est transmis par voie sexuelle, ou par contact direct du sang. Il infecte et détruit les lymphocytes auxiliaires (T4 et CD4) entrainant une lymphopénie et un déficit immunitaire à médiation cellulaire laquelle favorise le développement d'infections opportunistes.

(22)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 9 1.2.2.2. Mode de contamination

Il existe trois principaux modes de transmission du virus.

 Transmission sexuelle

En Afrique, la grande partie des sujets infectés par le VIH, a eu des rapports sexuels avec un porteur infecté par le VIH.

Au Etats unis et en Europe, cette transmission se fait surtout par des rapports homosexuels, 90% des cas des infections au VIH se transmettent par cette voie (OMS, 2006).

 Transmission par voie sanguine

Cette transmission se fait par la transfusion sanguine suite à une mauvaise technique, utilisation des mauvais tests ou soit chez un donneur récemment infecté, qui se trouve dans la période fenêtre. La population la plus prédisposée à cette transmission, est celle des drépanocytaires (OMS, 2006). Cette dernière arrive aussi suite à l’utilisation des objets tranchants non stériles, infectés par le VIH (OMS, 2008).

 Transmission mère-enfant

Elle se fait chez une femme enceinte séropositive : pendant la grossesse, durant l'accouchement et pendant l'allaitement maternel (PNLS, 2006).

1.2.3. Epidémiologie et mode de prévention 1.2.3.1. Epidémiologie

Aucun pays n'est épargné actuellement par l'infection à VIH, mais les caractéristiques épidémiologiques varient selon les régions. Le rapport épidémiologique annuel de suivi du SIDA dans le monde, publié conjointement par l'OMS et l'ONU SIDA sur le VIH/SIDA permet de suivre l'évolution de la maladie dans le monde. Les chiffres qu'il fournit ne sont toutefois pas absolus, étant donné le décalage entre la réalité de l'épidémie et les déclarations officielles, en particulier dans les pays où le système sanitaire est déficient.

(23)

L'OMS et l'ONU SIDA considèrent que, moins de 10% des personnes séropositives chez lesquelles le SIDA n'est pas encore déclaré sont au courant de leur séropositivité. (OMS et ONU/SIDA, 2006).

1.2.3.2. Mode de prévention

A ce point, comme il n'existe pas de traitement définitif du SIDA, il est important de suivre les précautions suivantes pour éviter la contamination du SIDA :

 Pour la voie sexuelle: il faut l'abstinence sexuelle, pratiquer la monogamie avec bonne fidélité de deux partenaires. L'utilisation correcte du préservatif est également conseillée.

 Pour la voie sanguine: Il faut tester correctement le donneur, faire un interrogatoire pour savoir si le donneur est à risque ; utiliser un matériel stérile, éviter d'user les objets non ou mal emballés, écarter toute personne à risque même si le test est négatif.

 Pour la transmission mère-enfant: la femme doit passer à l'hôpital où il y a la prévention de la transmission mère-enfant (PTME), pour sa prise en charge et aider l'enfant à ne pas être contaminé (Florian et Calmy, 2011).

1.2.4. Diagnostic

1.2.4.1. Diagnostic clinique

Les signes cliniques suivants sont à rechercher : Fièvre prolongée de plus d'un mois, diarrhée chronique pendant plus d'un mois, perte de poids de plus de 10% de son poids habituel, toux persistant pendant plus d'un mois, herpes, candidose digestive. La méningite à cryptocoque, à toxoplasma gondii et Sarcome de Kaposi sont les types de maladies suffisantes pour déclarer l'infection à VIH/SIDA chez un individu qui les présente (OMS ET ONU/SIDA ,2006).

(24)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 11 1.2.4.2. Diagnostic biologique

Plusieurs méthodes ont été mises au point pour la détection du VIH (anticorps et antigène). Il s'agit d'une recherche précise ou identification de certitude des marqueurs du VIH/SIDA chez un individu qui présente un ou plusieurs signes et chez qui on suspecte l'infection.

Quelques techniques :

- Tests rapides (détermine, unigold et le double check)

- Elisa : qui est un test immuno-enzymatique, est une combinaison des réactions immunologiques et enzymatiques ; c'est donc une réaction en deux étapes. La réaction immunologique est basée sur l'interaction antigène et anticorps avec formation d'un complexe (Ag-Ac). La réaction enzymatique consiste à mettre en évidence une enzyme (couplée au complexe Ag-Ac formé) et son substrat spécifique. Celui-ci une fois dégradé permettra le développement d'une coloration dont la densité sera mesurée au spectrophotomètre.

1.3. CO-INFECTION TUBERCULOSE VIH/SIDA

La tuberculose est la maladie opportuniste la plus fréquente chez les patients infectés par le VIH. Les interactions entre tuberculose et le VIH sont multiples et modifient l'épidémiologie, la présentation clinique et la prise en charge de ces maladies. La progression spectaculaire de l’épidémie de VIH au cours des vingt dernières années, en particulier en Afrique Subsaharienne, s’est accompagnée d’une progression significative de la tuberculose. Le VIH et la Tuberculose forment à eux une combinaison mortelle en se renforçant mutuellement. Le VIH affaiblit le système immunitaire, et une personne à la fois porteuse du VIH et infectée par le bacille tuberculeux sera 20 fois plus susceptibles de développer la maladie qu’une personne séronégative. Ainsi, la trithérapie antirétrovirale joue un rôle majeur en réduisant l'incidence de la tuberculose active de plus de 90%.

(25)

PARTIE 2

MATERIEL ET METHODES

(26)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 13 2.1 . Cadre

2.1.1. Cadre institutionnel

Le Département de Génie de Biologie Humaine est l’un des premiers départements de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC). Il forme des techniciens de laboratoire en Analyses Biomédicales. Ce Département est animé à ce jour par dix enseignants-chercheurs.

2.1.2. Cadre technique

La présente étude s’est déroulée au laboratoire d’analyses biomédicales du Centre de Santé Communal d’Allada du 29 Mai au 29 Août 2017. Ce laboratoire est subdivisé en quatre sections à savoir : la section d’Hématologie- Parasitologie, la section de Sérologie, la section de Biochimie et la section de la Bactériologie dans laquelle se sont déroulées les manipulations de la présente étude.

2.2. Matériel

Dans ce travail, nous avons utilisé comme matériel une fiche d’enquête dressée sur la base de nos paramètres d’études ainsi que le registre renfermant les résultats de co-infection des patients reçu au Centre de Santé Communal d’Allada de Janvier à juillet 2017.

2.2.1. Matériel biologique

Le matériel biologique était constitué de 104 échantillons d’expectorations de crachats recueillis chez 52 personnes vivants avec le virus de l’immunodéficience humaine sensibilisées au Centre de Santé Communal d’Allada.

(27)

2.2.2. Réactifs

Les réactifs utilisés étaient l’Auramine, l’alcool acide la solution de permanganate pour la coloration des lames de BAAR.

2.2.3. Equipements et consommables

Des équipements comme des réfrigérateurs, microscope à fluorescence, bouteilles de gaz, des burettes graduées, des râteliers ont été utilisés au cours de l’étude.

Des consommables tels que les marqueurs, les lames et lamelles, des pipettes Pasteur, des becs Bunsen, et de l’eau physiologique ont été également utilisés.

<

2.3. Méthodes

2.3.1. Type d’étude

Il s’est agi d’une étude prospective portant sur 52 personnes vivants avec le VIH prise en charge au Centre de Santé Communal d’Allada et d’une étude rétrospective portant sur 57 personnes vivant avec le VIH prise en charge dans le même centre.

2.3.1.1. Critères d’inclusions

Tous les patients PV VIH venues en consultation au Centre de Santé Communal d’Allada et ayant acceptés participer à l’étude.

2.3.1.2. Critères d’exclusions Tout patient ne souffrant pas du VIH/SIDA.

(28)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 15 2.3.2. Phase expérimentale

2.3.2.1. Prélèvement

Deux types d’échantillons biologiques ont été collectés chez chaque patient, inclus dans l’étude : il s’agit du prélèvement sanguin réalisé sur tube sec sans anticoagulant et l’expectoration de crachat.

En ce qui concerne le prélèvement sanguin, il a été réalisé par prise d’abord veineux de préférence au niveau des veines du pli de coude avec une aiguille sous vide pour protéger le personnel de santé. Ces prélèvements ont servis à réaliser le test contrôle du Virus de l’Immunodéficience Humaine chez les malades.

Pour ce qui concerne l’expectoration de crachat, une fiche d’enquête a été adressée à chaque malade avant le recueille des échantillons. Elle comporte les rubriques ci-après: nom et prénom, âge, profession, lieu de résidence numéro de téléphone du patient, type de traitement reçu par le patient. Un premier crachoir leur a été remis pour émettre le crachat dès le premier contact et un deuxième crachoir pour émettre le crachat du lendemain.

2.3.2.2. Examen sérologique : VIH/Sida

Une fois les échantillons venus au laboratoire, ils ont été centrifugés à 3000 tours/min pendant 5 minutes avec une centrifugeuse. Le test du dépistage du VIH a été réalisé selon la recommandation de l’OMS en utilisant les kits ou les détermines HIV1/HIV2. D’une part, la présence du Virus de l’Immunodéficience Humaine s’exprime par l’apparition de deux traits rouges, un au niveau du contrôle et l’autre au niveau du test. D’autre part, le résultat négatif se traduit par la présence d’un seul trait rouge au niveau du contrôle.

(29)

2.3.2.3. Examen bactériologique

Examen macroscopique

L’aspect des crachats, notamment la mucopurulence, la présence ou non de traces de sang, a été noté.

Confection du frottis à partir du prélèvement

On utilise une lame neuve préalablement dégraissée. Le numéro attribué au malade sur le registre du laboratoire doit être inscrit, à l’aide d’un graveur, sur une extrémité de la lame. A partir du prélèvement, on choisit une parcelle muco- purulente voire hémorragique à l’aide d’une anse de platine qu’on étale sur la lame. L’étalement se fait par mouvements circulaires sur 2 cm de long et 1 cm de large. Le frottis doit être séché à l’air, à l’abri de la poussière et des insectes.

Coloration des lames

Il a été réalisé la fixation des lames avant la coloration proprement dite. Ceci a permis de conserver et de maintenir la structure des bactéries. Elle se fait de deux façons :

- A la chaleur : par 3 passages rapides de la lame au-dessus de la flamme d’un bec bunsen.

- A l’alcool : recouvrir la lame, rejeter le surplus et flamber.

Coloration à l’Auramine pour examen au microscope à fluorescence

Pour la coloration des lames : on dispose les lames préalablement étalé (en respectant les 1cm sur 2) et fixé sur le bac de coloration, on recouvre l’étalement de l’Auramine et on laisse pendant 20 minutes, on rince la lame et on la recouvre à nouveau de la solution d’alcool acide pendant 2 minutes et on rince la lame.

(30)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 17 Ensuite, on la recouvre de la solution de permanganate de sodium pendant 1 minute et on rince abondamment la lame. On Laisse sécher la lame et on Fait l’observation au microscope à Fluorescence à l’objectif x20.

Examen microscopique : Lecture des lames

La lecture des lames se fait au microscope à fluorescence à l’objectif x20. Les bacilles acido-alcoolo résistants découverts en cours d’examen sont décomptés sur 30 champs observés. Le résultat doit être rendu en nombres de bacilles vus sur 30 champs microscopiques observés. Les observations et résultats sont consignés dans le tableau ci-dessous.

Tableau I : Grille d’observation et de quantification des BAAR.

Observations Résultats

Pas de BAAR sur au moins une longueur Négatif

1- 29 BAAR/Longueur +/-

30- 299 BAAR/Longueur 1+

10- 99 BAAR/champ 2+

Supérieur à 100 BAAR/champ 3+

(31)

PARTIE 3

RESULTATS ET COMMENTAIRES

(32)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 19 3.1. Résultats

Du tableau II il ressort que la fréquence de la co-infection est de 8,26%.

Tableau II : Répartition de la population selon la fréquence de la co-infection

Pathologie Effectif %

VIH/Sida seul

Co-infection Tuberculose VIH/Sida Total

100 9 109

91,64 8,26

100

Du tableau III, il ressort que la tranche d’âge de 35-40 ans est plus touchée par la co-infection Tuberculose/VIH avec 44,45%.

Tableau III : Répartition des malades co-infecté selon l’âge

Tranche d’âge Effectif %

Moins de 25 ans 25-30 ans

30-35 ans 35-40ans Total

01 02 02 04 09

11,11 22,22 22,22 44,45 100

(33)

L’analyse du tableau IV nous montre que le sexe masculin est le plus touché par la co-infection que le sexe féminin avec 55,56% contre 44,44%.

Tableau IV : Répartition des malades co-infecté selon le sexe

Sexe Effectif %

Masculin Féminin Total

05 04 09

55,56 44,44 100

Le tableau V, montre que la majorité des malades co-infectés était marié avec 77,78% de cas.

Tableau V : Répartition des malades co-infectés selon le statut matrimonial Situation matrimoniale Effectif %

Célibataire Marié Total

02 07 09

22,22 77,78 100

(34)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 21 Il ressort du tableau VI que les chauffeurs sont beaucoup plus touchés par la co-infection avec 33,34% suivi des cultivateurs et des ménagères avec 22,22% de cas.

Tableau VI: Répartition des malades co-infectés selon la profession

Profession Effectif %

Coiffeuse Chauffeur Cultivateur Ménagère Ecolier Total

01 03 02 02 01 09

11,11 33,34 22,22 22,22 11,11 100

Du tableau VII, on constate que la majorité de malades co-infectés proviennent de la commune de Toffo avec 44,45% de cas suivi de ceux qui proviennent de la commune d’Allada et de Zê avec 22,22% de cas.

(35)

Tableau VII : Répartition des malades co-infectés selon la provenance

Provenance Effectif %

Allada Toffo Zê Tori Total

02 04 02 01 09

22,22 44,45 22,22 11,11 100

Du tableau VIII on constate que la majorité de malades co-infectés était sous traitement antirétroviral (66,67%).

Tableau VIII: Répartition des malades co-infecté selon le traitement reçu

Traitement Effectif %

ARV CTM Aucun Total

06 00 03 09

66,67 00 33,33

100

Du tableau IX, il ressort que la majorité des malades co-infectés faisait la toux avant l’examen du crachat (77,78%).

-

(36)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 23 Tableau IX : Répartition des malades co-infecté ayant faire la toux ou non

Malades Effectif %

Malade ayant fait la toux

Malade n’ayant pas fait la toux Total

07 02 09

77,78 22,22 100

De ce tableau il ressort que la majorité des malades co-infectés à un taux de CD4< 200/mm3 soit 44,45%.

Tableau X: Répartition des malades co-infectés selon le taux de CD4 initial

Taux de CD4 Effectif %

< 200/mm3 200-400/mm3

> 400/mm3 Total

04 02 03 09

44,45 22,22 33,33 100

(37)

3.2. Commentaires

Notre travail a consisté à estimer la fréquence de la co-infection

Tuberculose/VIH au Centre de Santé Communal d’Allada. Il a eu pour objectif général d’améliorer la prise en charge des personnes immunodéprimées au Centre de Santé Communal d’Allada.

A l’issu de nos investigations il faut retenir que la fréquence de la co- infection Tuberculose/VIH Sida au CSCOM Allada a été évaluée à 8,26%. Cette fréquence obtenue corrobore avec les résultats obtenus par Fatoma à Bamako (Mali) selon lesquels la fréquence globale de la co-infection chez les malades était de 8,08% (Fatoma, 2010). Par contre ces résultats sont inférieurs à ceux trouvés par Malandala à Cotonou pour qui la fréquence de la co-infection chez les malades était évaluée à 13,2% (Malandala, 2013). La différence de la fréquence obtenue serait probablement due soit à la taille d’échantillon utilisée ou soit au traitement antituberculeux des personnes infectées par le VIH. L’étude de Malandala a pris en compte 409 patients co-infectés (Malandala, 2013) alors que notre étude s’est réalisée sur 109 patients vivants avec le VIH/Sida.

Ainsi, les malades de la tranche d’âge de 35 à 40 ans sont les plus touchés par la co-infection (44,45%). Ce taux obtenu est supérieur à celui trouvé par Hygens, pour qui la co-infection Tuberculose/VIH prédomine dans la tranche d’âge de 25 à 35 ans avec 39% de cas (Hygens, 2012). Ce résultat serait probablement dû à la tranche d’âge de sa population d’étude.

Cependant, le sexe masculin est le plus touché par la co-infection (55,56%). Fatoma avait trouvé que la co-infection touche beaucoup plus le sexe masculin avec 55,8% (Fatoma, 2010). Ces résultats sont contraires à ceux obtenus par Hygens selon lesquels la co-infection Tuberculose/VIH prédomine chez les femmes (57,8%).

(38)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 25 Ceci serait un fait du hasard car aucune raison scientifique ne justifie cela.

De plus il peut aussi s’agit d’une représentation excessive des femmes dans sa population d’étude.

Dans cette étude, les chauffeurs sont les plus touchés par la co-infection avec un pourcentage de 33,34%. Ces résultats sont supérieurs à ceux obtenus par Fatoma selon lesquels les chauffeurs sont plus touchés par la co-infection Tuberculose/VIH avec un taux de 23% (Fatoma, 2010). Ces résultats obtenu serait dû au fait que les chauffeurs font de long voyage et ne sont souvent pas accompagnés de leurs femmes pour satisfaire leurs désirs sexuels.

Entre autre, 66,67% des malades co-infectés étaient sous traitement antirétroviral, ceci se justifie par le fait que le traitement antirétroviral est donné aux malades ayant un faible taux de CD4 donc vulnérable à l’apparition des maladies opportunistes comme la tuberculose. Aussi, ces médicaments ne sont pas forcément dirigés contre la tuberculose.

De même, 44,45% des malades co-infectés avaient un taux de CD4 initial inférieur à 200/mm3, Fatoma et Guedenon avaient obtenu respectivement 57% et 38% dans leurs différentes études.

De plus, 77,78 % des malades co-infectés sont mariés. Ceci se justifie par la prostitution élevé qui caractérise les pays en voie de développement comme le nôtre.

Enfin, la majorité des malades (77,78%) souffrant du VIH faisait la toux avant l’examen du crachat, ce qui fragilise d’avantage leurs systèmes de défenses contre la survenue de maladies opportunistes et constitue d’ailleurs l’un des signes cliniques orientant vers le diagnostic de la tuberculose.

(39)

CONCLUSION

(40)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 27 La présente étude réalisée dans le Laboratoire du Centre de Santé Communal d’Allada, révèle la présence de la tuberculose chez certains malades immunodéprimés. Cette situation est un véritable problème de santé publique, vu la gravité et le mode de propagation de la tuberculose dans la population. Ceci constitue une cause majeure de la mortalité surtout chez les personnes vivant avec le VIH/Sida. Le sexe masculin est le plus touché par la co-infection dans cette étude, il est donc nécessaire de revoir les manières de vivres dans la bonne fidélité d’un seul partenaire sexuel. Malgré le traitement antirétroviral instauré chez ces malades, des cas de tuberculoses ont été notés, il est donc nécessaire et important d’appliqué un traitement qui prends en compte la prévention de la tuberculose chez les personnes vivants avec le Sida. Ainsi le diagnostic précoce de la tuberculose chez les malades immunodéprimés s’avère nécessaire afin d’améliorer leurs prises en charges.

(41)

SUGGESTIONS

(42)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 29 Au regard de ces résultats nous suggérons ce qui suit :

- aux autorités politico-sanitaires de sensibiliser la population sur le dépistage de la tuberculose surtout chez les personnes vivant avec le VIH et d’initier le plutôt possible le traitement antirétroviral chez les malades immunodéprimés;

- au personnel soignant d'encourager le dépistage de la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH, car étant un moyen de prévention de la propagation de la maladie ;

- aux chercheurs de nous compléter en abordant d'autres aspects de ce sujet tel que :

• la fréquence de la co-infection Tuberculose-VIH chez les enfants nés des mères séropositives.

• l’observance du traitement antirétroviral chez les patients co- infectés Tuberculose-VIH au Centre de Santé Communal d’Allada.

(43)

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

(44)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 31 1. Agodokpessi G., Ade G., Ade S., et al, 2012, Aspects épidémio-cliniques

et évolutifs de la co-infection tuberculose et VIH à Cotonou. Revue des Maladies Respiratoires; Supplément 1(0):A48–A49.

2. Bariety M., Bonniot R., Bariety J., et MOLINE J., 2003, Abrege semiologie medical. Paris : Masson; 564p.

3. Bréhima S., 2008, Programme National de Lutte contre la Tuberculose au Mali, Guide technique pour les personnels de sante.1990. Déclaration Ouaga 17p.

4. Diallo H., 2006. Influence du VIH/SIDA sur l’épidémiologie de la tuberculose maladie dans les six communes de Bamako. These de medicine, Bamako 104P.

5. Domoua.K, Daix .T, Coulibaly .G et al, 2005. Rechute de la tuberculose pulmonaire bacillifere dans le context de la co-infection tuberculose VIH à Abidjan (R C I) Bull Soc Pathol Exot, 98,2, 87-88.

6. Diallo.S, Dao.S, Dembele. JP et al, 2004. Aspect épidémiologique de la tuberculose pulmonaire a bacilloscopie positive au Mali pendant la décennie; Mali Médicale 2008 Tome XXIII 25-40p.

7. Guedenon C., 2008, Evaluation de l’efficacité du traitement de la tuberculose pulmonaire à bacilloscopie positive chez les patients infectés par le VIH au CNHPP de Cotonou (Benin) à propos de 923 cas. Thèse de Medecine Bamako; 609p.

8. Haury B., et salomon J., 1995, Epidémiologie de la tuberculose en France en 1994. Med Mal Infect, 543 p.

(45)

9. Kuaban A., 1997 Caractéristique des patients adultes morts de tuberculose pulmonaire active à Yaoundé Cameroun. Med Afr Noire;146-148p.

10. Kougue E., 2006 Résultats du traitement de la tuberculose pulmonaire à bacilloscopie positive chez les malades VIH positifs et VIH négatifs.

11. Michon C., Mortier E., 2007, Tuberculose in Girard PM, Katlama C, Pialou G. VIH, E dition Doin 65. 156-158p.

12. OMS, 2012, Politique de l’OMS pour les activités conjointes de lutte contre la tuberculose et le VIH.

13. Prignot J., 1993, Maladies de l’appareil respiratoire. Louvain : Sintal;48p.

14. Sissoko B., 1993, Contribution à l’étude de l’influence du type de virus sur les aspects épidémiologiques, cliniques, et radiologiques de la tuberculose associée à l’infection par les VIH en milieu hospitalier spécialisé à Bamako.

Thèse Med, Bamako 430p.

15. Stephens M., 2003, Follow up of 1,041 tuberculosis patients. Am Rev Tuberc Lung Dis; 7: 855p.

16. Zwang J., Garenne M., 2004, Emergence de la co-infection tuberculose/VIH sida en milieu rural sud-africain (agincourt). Sida net, 713p.

(46)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 33

Fiche d’enquête sur la Fréquence de la co-infection Tuberculose-VIH/SIDA chez les patients reçus au Centre de Santé Communal d’Allada

Nom : ……….………

Prénoms : ………...……

Âge : ………..….

Sexe : Masculin Féminin Ethnie :……….

Lieu de résidence :………..

Vivez-vous seul ? Ou en famille ?

Si en famille avec combien de personnes ? ...

Profession : ………....

N° de téléphone : …...………

Êtes-vous sous sous traitement ?

Oui…… Non…….

Si oui ARV ou CTM seul …….

Aviez vous faire la toux ses derniers temps?

Oui…… Non…….

Si oui depuis quand ? ………

Aviez vous faire une fois l’examen du crachat ? Oui ... Non…….

Suivez-vous correctement votre traitement?

Oui…… Non……

ANNEXE

(47)

Table des matières

Liste des enseignants permanents et vacataires……….. i

Dédicace………... iii

Remerciements………. iv

Hommages………... Vi Liste des abréviations et sigles………. Vii Liste des tableaux……… viii

Sommaire………. ix

Résumé………... x

Abstract……….... xi

Introduction……….. 2

Partie 1 : Synthèse bibliographique 1.1. La tuberculose……… 5

1.1.1. Historique………... 5

1.1.2. Etiologie et mode de contamination……….. 6

1.1.2.1. Etiologie……… 6

1.1.2.2. Mode de contamination……… 6

1.1.3. Epidémiologie et mode de prévention………... 6

1.1.3.1. Epidémiologie………... 6

(48)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 35

1.1.3.2. Mode de prévention……….. 7

1.1.4. Diagnostic……….. 7

1.1.4.1. Diagnostic clinique………... 7

1.1.4.2. Diagnostic biologique……….. 7

1.1.5. Traitement……….. 8

1.2. VIH/SIDA……….. 8

1.2.1. Historique sur la problématique du Sida……… 8

1.2.2. Etiologie et mode de contamination……….. 8

1.2.2.1. Etiologie……… 8

1.2.2.2. Mode de contamination……… 9

1.2.3. Epidémiologie et mode de prévention………... 9

1.2.3.1. Epidémiologie………... 9

1.2.3.2. Mode de prévention……….. 10

1.2.4. Diagnostic……….. 10

1.2.4.1. Diagnostic clinique………... 10

1.2.4.2. Diagnostic biologique……….. 11

1.3. Co-infection Tuberculose/VIH/SIDA……… 11

Partie 2 : Matériel et méthodes 2.1. Cadre………. 13

(49)

2.1.1. Cadre institutionnel……… 13

2.1.2. Cadre technique…….………. 13

2.2. Matériel………. 13

2.2.1. Matériel biologique……… 13

2.2.2. Réactifs………. 14

2.2.3. Equipements et consommables……….. 14

2.3. Méthodes……….. 14

2.3.1. Type d’étude……… 14

2.3.2. Phase expérimentale………... 15

2.3.2.1. Prélèvement………. 15

2.3.2.2. examen sérologique : VIH 2.3.2.3. Examen bactériologique……….. 15

Partie 3 : Résultats et commentaire 3.1. résultats ……… 19

Tableau II: Répartition de la population selon la fréquence de la co-infection….. 19

Tableau III : Répartition des malades co-infectés selon l’âge………. 19

Tableau IV : Répartion des malades co-infectés selon le sexe……… 20

Tableau V : Répartition des malades co-infectés selon le statut matrimonial……. 20

Tableau VI : Répartition des malades co-infectés selon la profession………. 21

(50)

Réalisé par Lucresse ALIGBONON 37

Tableau VII : Répartition des malades co-infectés selon la provenance…………. 22

Tableau VIII : Répartition des malades co-infectés selon le traitement reçus…… 22

Tableau IX: Répartition des malades co-infectés ayant fait la toux ou non………. 23

Tableau X : Répartition des malades co-infectés selon le taux de CD4 initial…… 23

3.2. Commentaire………. 24

Conclusion……….. 27

Suggestion ……….. 29

Référence bibliographique……….. 31

Annexe……… 34

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